
L’Antarctique est un désert. L’Antarctique n’est pas un désert.
Les deux phrases sont vraies : elles ne portent simplement pas sur le même endroit — et c’est la meilleure illustration de la façon dont les catégories scientifiques sont tracées.
Ce qui définit un désert
Ni le sable, ni la chaleur, ni les dunes.
C’est le manque d’eau.
Le seuil couramment retenu par les climatologues est d’environ 250 millimètres de précipitations par an. En dessous, on parle de désert vrai ; entre 250 et 500 mm, de milieu semi-aride ou semi-désertique.1
Remarque essentielle : il n’existe aucune définition unique ou universelle du désert. Ce n’est pas une réserve de prudence : c’est un fait admis par tous les ouvrages de référence.
L’Antarctique, sous deux angles
Si l’on applique le seuil de 250 mm :
- L’intérieur du continent reçoit moins de 50 millimètres par an (en équivalent eau), presque uniquement sous forme de neige. C’est plus de cinq fois moins que le seuil : c’est un désert hyperaride.
- La frange côtière en reçoit jusqu’à environ 400 millimètres en certains points. C’est nettement plus que le seuil : le bord n’est donc pas un désert.2
L’Antarctique est-il donc un désert ? Le centre, oui. Les bords, non.
Ce qui change, ce n’est pas la nature du continent, mais l’endroit où l’on décide de poser son regard et de fixer la limite.
Pourquoi un simple chiffre ne suffit pas
Soit deux zones géographiques qui reçoivent toutes deux moins de 250 millimètres d’eau par an :
- Phoenix, en Arizona : classée sans hésitation parmi les déserts.
- Le versant nord de la chaîne Brooks, en Alaska : généralement exclu des classements désertiques.
Même pluviométrie, deux catégories distinctes. Pourquoi ?
Parce que le bilan hydrique réel compare la pluie à l’évapotranspiration, c’est-à-dire à l’eau que réclament les plantes et l’air. En Alaska, le froid extrême empêche l’eau de s’évaporer : le peu d’humidité disponible reste stocké dans le sol. En Arizona, la chaleur dissipe immédiatement les rares précipitations.3
Un chiffre d’eau tombée ne suffit pas : il faut observer ce que l’écosystème en fait.
Comment une plante survit dans un désert
Une plante de désert affronte deux difficultés en même temps : trouver de l’eau, et ne pas la perdre. Or le mécanisme même par lequel une plante se nourrit la fait transpirer. Pour capter le dioxyde de carbone de l’air, elle doit ouvrir de minuscules pores à la surface de ses feuilles, les stomates — et par ces mêmes pores, sa vapeur d’eau s’échappe. Se nourrir et se dessécher relèvent du même geste.4
Il existe trois stratégies, très différentes les unes des autres.
Stocker. Le cactus, l’aloès, l’agave épaississent tiges ou feuilles en réservoirs — on les dit succulentes. La forme compacte, souvent sphérique, n’a rien de décoratif : c’est celle qui offre le moins de surface pour le plus de volume, donc le moins d’évaporation. Les épines sont des feuilles réduites à presque rien, qui ne transpirent plus, protègent des herbivores et brisent le vent au ras de la plante.5
Beaucoup de ces plantes ont aussi inversé leur horaire. Souvent, elles n’ouvrent leurs stomates que la nuit, quand l’air est frais et humide, stockent le dioxyde de carbone sous forme d’acide malique, et l’utilisent le lendemain volets fermés. Ce procédé porte un nom, le métabolisme CAM — et il ne change pas le lieu de l’échange, mais son horaire. Il est lent — beaucoup de ces plantes poussent lentement — mais aucune plante terrestre n’utilise l’eau aussi efficacement.6
Aller la chercher. D’autres ne stockent rien et misent sur leurs racines. Certaines déploient un réseau très étendu à faible profondeur : les racines d’un saguaro s’étalent à peu près aussi loin que le cactus est haut, mais dépassent rarement dix centimètres de profondeur. Elles absorbent en quelques heures la moindre averse, avant qu’elle ne s’évapore. D’autres, comme certains acacias, envoient une racine unique à des dizaines de mètres jusqu’à la nappe. Ces deux tactiques s’excluent : il est impossible d’être partout à la fois.7
Attendre. La troisième stratégie consiste à ne pas être là. De nombreuses plantes de désert passent l’essentiel du temps à l’état de graine, dans une dormance qui peut durer des années. Il faut une pluie suffisante — et certaines graines ne germent qu’au-delà d’un seuil précis de précipitations — pour qu’elles lèvent, fleurissent et refassent des graines en quelques semaines. C’est ce qui explique les floraisons spectaculaires qui suivent parfois un orage dans un désert d’apparence morte.8
Ces trois réponses n’ont rien en commun, et pourtant deux plantes sans lien de parenté aboutissent souvent à la même forme. C’est l’objet de la partie suivante.
La convergence évolutive : deux plantes, une même réponse
Un cactus nord-américain et une euphorbe cactiforme africaine, placés côte à côte, présentent la même silhouette : une masse verte, charnue, gorgée d’eau, dépourvue de feuilles et couverte d’épines.
Pourtant, elles ne sont pas parentes. Leurs lignées se sont séparées il y a très longtemps, et un océan les a durablement isolées.
Elles n’ont pas hérité ces traits d’un ancêtre commun : elles ont résolu indépendamment le même problème — survivre à la sécheresse sous une insolation extrême — en développant les mêmes structures. C’est le phénomène de convergence évolutive.
Plus remarquable encore : une évolution simultanée
Les cactus passent volontiers pour très anciens. Ils ne le sont pas. Leur lignée s’est séparée de ses plus proches parentes il y a environ trente-cinq millions d’années, et les groupes qui comptent le plus d’espèces aujourd’hui ne se sont vraiment diversifiés qu’entre dix et cinq millions d’années.9
Le résultat surprenant est le suivant. Les grandes diversifications des cactus d’Amérique, des plantes-glaçons d’Afrique du Sud et des agaves d’Amérique du Nord sont contemporaines.10
Trois continents. Des lignées sans lien. Le même moment.
Il ne s’agit pas d’un hasard, mais de la trace d’une cause commune, à l’échelle du globe — un refroidissement et un assèchement du climat mondial, à cette période-là. Les plantes n’ont pas inventé la succulence quand elles le pouvaient. Elles l’ont inventée quand le monde le demandait, et partout à la fois.
Comment les distinguer avec certitude
Il existe un critère anatomique infaillible, visible à l’œil nu : les aréoles.
Ce sont de petits coussinets feutrés ou duveteux à la surface de la tige, d’où émergent les épines. Elles sont exclusives aux cactus (Cactacées) ; aucune autre famille végétale n’en possède.11
- Présence d’un coussinet duveteux à la base des piquants → C’est un cactus. Ses épines sont des feuilles transformées, portées par un rameau très court.
- Épines émergeant directement de la tige (souvent par paires) → C’est une euphorbe. Ses épines sont des stipules ou des rameaux modifiés.
De loin, la stratégie se ressemble. De près, les organes utilisés sont entièrement différents.
⚠ Garde-fou de sécurité : la sève ne doit jamais être testée
On lit parfois qu’il suffit de couper la plante pour observer si un liquide blanc s’écoule. Ce geste est à proscrire absolument. Le latex des euphorbes est toxique et peut être extrêmement irritant. Un simple contact suivi d’un frottement de l’œil peut provoquer une kératite sévère ou une perte temporaire de la vue. Le critère visuel des aréoles suffit amplement.12
L’exception géographique
Les cactus sont strictement originaires du continent américain, à une exception près : Rhipsalis baccifera, présent à l’état naturel en Afrique tropicale et à Madagascar. Porté par les oiseaux migrateurs ou transporté par des navires anciens, il illustre la règle selon laquelle la biologie comporte toujours une marge d’exception.13
Les garde-fous : désertification et verdissement
Deux sujets contemporains font l’objet de raccourcis fréquents lorsqu’on évoque la dynamique des milieux arides :
1. La désertification : une notion débattue
La désertification ne désigne pas la progression naturelle des déserts existants, mais la dégradation des terres en zones arides, semi-arides et subhumides sèches, principalement sous l’effet des activités humaines et des variations climatiques.14
L’étendue et la gravité de ce processus à l’échelle mondiale font l’objet de débats méthodologiques majeurs entre chercheurs : les limites entre fluctuation pluviométrique pluriannuelle (sécheresse temporaire) et dégradation irréversible du couvert végétal restent complexes à tracer à partir de la seule imagerie satellite.15
2. Les projets de verdissement et « grandes murailles vertes »
De multiples initiatives cherchent à stopper l’aridification par le reboisement massif (comme la Grande Muraille Verte au Sahel). Si l’objectif affiché est la fixation des sols et le soutien agricole, les écologues rappellent plusieurs conditions d’efficacité :
- La plantation de monocultures non autochtones consomme souvent plus d’eau souterraine qu’elle n’en régénère.
- Un des plus beaux succès vient de la régénération naturelle des arbres menée par les agriculteurs eux-mêmes (RNA), comme au Niger, avec des accords locaux entre agriculteurs et éleveurs sur les passages des troupeaux.16
Un milieu habité et façonné
Un désert n’est pas un espace vide ou mort.
Les zones arides sont habitées par une flore et une faune spécialisées, ainsi que par des sociétés humaines développant depuis des millénaires des techniques pointues de captage et de conservation de l’eau (qanats, foggaras, terrasses, impluviums).
Décrire ces milieux comme des terres vierges ou stériles masque l’histoire technique des populations locales et l’adaptation fine des espèces végétales à la rareté.
Note 1
There are almost as many definitions of deserts and classification systems as there are deserts in the world. […] In this now widely accepted system, extremely arid lands have at least 12 consecutive months without rainfall, arid lands have less than 250 millimeters of annual rainfall, and semiarid lands have a mean annual precipitation of between 250 and 500 millimeters.
Il existe presque autant de définitions et de systèmes de classification des déserts que de déserts dans le monde. […] Dans ce système aujourd’hui largement accepté, les terres extrêmement arides connaissent au moins 12 mois consécutifs sans pluie, les terres arides reçoivent moins de 250 millimètres de pluie par an, et les terres semi-arides reçoivent en moyenne entre 250 et 500 millimètres de précipitations par an.
U.S. Geological Survey, « What Is a Desert? », dans Deserts: Geology and Resources, USGS, page modifiée le 18 décembre 2001
Note 2
Precipitation is usually snow in the form of ‘diamond dust’ – tiny ice crystals formed from the sublimation of water vapour in a clear, but intensely cold atmosphere – averaging less than 50mm (water equivalent) per year. […] Hence, annual precipitation is much higher than inland, reaching levels of around 400mm in some coastal locations, and skies are often cloudy.
Les précipitations tombent généralement sous forme de neige, en « poussière de diamant » – de minuscules cristaux de glace formés par la sublimation de la vapeur d’eau dans une atmosphère claire mais extrêmement froide – et s’élèvent en moyenne à moins de 50 mm (en équivalent eau) par an. […] Les précipitations annuelles sont donc bien plus élevées qu’à l’intérieur, atteignant environ 400 mm en certains points de la côte, et le ciel est souvent nuageux.
Royal Geographical Society (with IBG) et British Antarctic Survey, « Regional Climate Variation and Weather », Discovering Antarctica
Note 3
Aridity Index represent the ratio between precipitation and ET0, thus rainfall over vegetation water demand (aggregated on annual basis).
L’indice d’aridité représente le rapport entre les précipitations et l’évapotranspiration de référence (ET0), c’est-à-dire la pluie rapportée à la demande en eau de la végétation (agrégée sur l’année).
Trabucco, Antonio et Zomer, Robert J., Global Aridity Index and Potential Evapotranspiration Database, CGIAR-CSI, 2019
Note 4
The stems and leaves of most species have waxy cuticles that render them nearly waterproof when the stomates are closed. […] CAM plants open their stomates for gas exchange at night and store carbon dioxide. […] Most water loss is from transpiration through leaf surfaces, so dropping leaves conserves water in the stems.
Les tiges et les feuilles de la plupart des espèces ont des cuticules cireuses qui les rendent presque imperméables quand les stomates sont fermés. […] Les plantes CAM ouvrent leurs stomates pour les échanges gazeux la nuit et stockent le dioxyde de carbone. […] L’essentiel de la perte d’eau se fait par transpiration à la surface des feuilles : perdre ses feuilles économise donc l’eau des tiges.
Arizona-Sonora Desert Museum, « How Plants Cope with the Desert Climate », Sonorensis
Note 5
The areole is usually interpreted as a rudimentary shoot, and the spines are reduced leaves borne on this shoot.
L’aréole est généralement interprétée comme un rameau rudimentaire, et les épines comme des feuilles réduites portées par ce rameau.
University of Illinois Urbana-Champaign, Digital Flowers, « Cactaceae », planche 5 « Areoles of Cactaceae »
Note 6
This often means that CAM plants open their stomata for gas exchange at night when the temperature is lower and the relative humidity is higher — significantly reducing the rate of water loss due to evapotranspiration. […] Rather, it is converted to malate, a four-carbon compound, and transported into the vacuole where it accumulates overnight as malic acid (Figure 2). Then, during the day, as stomata close to limit water loss, malate exits the vacuole and is decarboxylated, […] CAM species exhibit the greatest water use efficiency (WUE) of all land plants, […] This decreased photosynthetic rate ultimately causes many desert lineages to be slow-growing and long-lived.
Cela signifie souvent que les plantes CAM ouvrent leurs stomates pour les échanges gazeux la nuit, quand la température est plus basse et l’humidité relative plus élevée — ce qui réduit nettement la perte d’eau par évapotranspiration. […] Il est plutôt converti en malate, un composé à quatre carbones, et transporté dans la vacuole, où il s’accumule pendant la nuit sous forme d’acide malique (figure 2). Puis, pendant la journée, tandis que les stomates se ferment pour limiter la perte d’eau, le malate sort de la vacuole et est décarboxylé, […] Les espèces CAM ont la plus grande efficacité d’utilisation de l’eau de toutes les plantes terrestres, […] Ce taux de photosynthèse réduit fait que beaucoup de lignées du désert poussent lentement et vivent longtemps.
Gilman, Ian S. et Edwards, Erika J., « Crassulacean Acid Metabolism », Current Biology, vol. 30, n° 2, 2020, p. R57-R62
Note 7
The roots of a saguaro extend horizontally about as far as the plant is tall but are rarely more than four inches (10 cm) deep.
Les racines d’un saguaro s’étendent à l’horizontale à peu près aussi loin que la plante est haute, mais dépassent rarement dix centimètres (quatre pouces) de profondeur.
Arizona-Sonora Desert Museum, « How Plants Cope with the Desert Climate », Sonorensis
Note 8
They mature in a single season, then die after channeling all of their life energy into producing seeds instead of reserving some for continued survival. […] During this window of opportunity there must be a soaking rain of at least one inch for most species.
Elles [les plantes annuelles] arrivent à maturité en une seule saison, puis meurent après avoir consacré toute leur énergie vitale à produire des graines au lieu d’en garder pour continuer à vivre. […] Pendant cette période favorable, il faut, pour la plupart des espèces, une pluie abondante d’au moins un pouce (2,5 cm).
Arizona-Sonora Desert Museum, « How Plants Cope with the Desert Climate », Sonorensis
Note 9
we estimated that the cactus lineage diverged from its closest relatives ≈35 million years ago
nous avons estimé que la lignée des cactus s’est séparée de ses plus proches parents il y a environ 35 millions d’années
Arakaki, Mónica et al., « Contemporaneous and Recent Radiations of the World’s Major Succulent Plant Lineages », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 108, 2011, p. 8379-8384
major diversification events in cacti were more recent, with most species-rich clades originating in the late Miocene, ≈10–5 Ma
les grandes diversifications des cactus ont été plus récentes, la plupart des clades riches en espèces étant apparus à la fin du Miocène, il y a environ 10 à 5 millions d’années
Arakaki, Mónica et al., « Contemporaneous and Recent Radiations of the World’s Major Succulent Plant Lineages », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 108, 2011, p. 8379-8384
Note 10
Major cactus radiations were contemporaneous with those of South African ice plants and North American agaves, revealing a simultaneous diversification of several of the world's major succulent plant lineages across multiple continents.
Les grandes radiations des cactus ont été contemporaines de celles des ficoïdes d’Afrique du Sud et des agaves d’Amérique du Nord, ce qui révèle une diversification simultanée de plusieurs des grandes lignées de plantes succulentes du monde, sur plusieurs continents.
Arakaki, Mónica et al., « Contemporaneous and Recent Radiations of the World’s Major Succulent Plant Lineages », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 108, 2011, p. 8379-8384
Note 11
The most useful diagnostic characteristic of the family is the areole, which occurs in all cacti and no other plants.
Le caractère diagnostique le plus utile de la famille est l’aréole, présente chez tous les cactus et chez aucune autre plante.
Socha, Aaron M., « From Areoles to Zygocactus: An Evolutionary Masterpiece. A Synopsis of the Family Cactaceae », New York Botanical Garden
Note 12
The genus is also known for many succulent species that resemble cacti. All, however, emit a toxic milky latex when cut and have varying degrees of toxicity. […] The milky white latex sap found in all plant parts can cause mild to severe contact dermatitis.
Le genre est aussi connu pour ses nombreuses espèces succulentes qui ressemblent à des cactus. Toutes, cependant, laissent couler un latex laiteux toxique quand on les coupe, et leur toxicité est variable. […] La sève laiteuse blanche, présente dans toutes les parties de la plante, peut provoquer une dermatite de contact légère à sévère.
North Carolina State University Extension, « Euphorbia », North Carolina Extension Gardener Plant Toolbox, page consultée le 27 octobre 2026
Note 13
The native range of this species is Tropical & Subtropical America, Tropical Africa, Madagascar.
L’aire d’indigénat de cette espèce comprend l’Amérique tropicale et subtropicale, l’Afrique tropicale et Madagascar.
Royal Botanic Gardens, Kew, « Rhipsalis baccifera (J.S.Muell.) Stearn », Plants of the World Online
Note 14
(a) “desertification” means land degradation in arid, semi-arid and dry sub-humid areas resulting from various factors, including climatic variations and human activities;
a) le terme « désertification » désigne la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines ;
Nations unies, Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, Paris, 1994, article 1er
Note 15
A fundamental and continuing debate has been over whether desertification actually exists and, if so, how it might be defined, measured and assessed. […] We consider four contexts that frame much of the debate and consider what impact each has had: (1) changes in our understanding of climate variability; (2) changes in our understanding of vegetation responses to perturbation;
Un débat fondamental et persistant a porté sur la question de savoir si la désertification existe réellement et, si oui, comment la définir, la mesurer et l’évaluer. […] Nous examinons quatre contextes qui encadrent une grande partie du débat et l’impact de chacun : (1) l’évolution de notre compréhension de la variabilité climatique ; (2) l’évolution de notre compréhension des réponses de la végétation aux perturbations ;
Herrmann, Stefanie M. et Hutchinson, Charles F., « The Changing Contexts of the Desertification Debate », Journal of Arid Environments, vol. 63, 2005, p. 538-555
The multiplicity and complexity of the processes of desertification make its quantification difficult. […] Available assessments of the global extent and severity of desertification are relatively crude approximations with considerable uncertainties
La multiplicité et la complexité des processus de désertification rendent sa quantification difficile. […] Les évaluations disponibles de l’étendue et de la gravité de la désertification à l’échelle mondiale sont des approximations relativement grossières, entachées d’incertitudes considérables
Mirzabaev, Alisher, Wu, Jianguo et al., « Desertification », dans GIEC, Climate Change and Land: IPCC Special Report on Climate Change, Desertification, Land Degradation, Sustainable Land Management, Food Security, and Greenhouse Gas Fluxes in Terrestrial Ecosystems, Cambridge University Press, 2022, p. 249-344
Note 16
One spectacular example of resilience building in the Sahel context is how farmer-led natural generation of trees in the Maradi and Zinder regions of Niger transformed a downward spiral poverty, reduction in crop productivity, and heightened food insecurity in the mid-1980s, into a positive development trajectory of enhanced tree cover, improved outcomes for livelihoods, and increased drought resilience. […] There was also room to build more inclusive local governance that could make agreements between farmers and herders around transhumance corridors for seasonal livestock migration.
Un exemple spectaculaire de renforcement de la résilience au Sahel est la façon dont la régénération naturelle des arbres menée par les agriculteurs, dans les régions de Maradi et de Zinder au Niger, a transformé une spirale descendante — pauvreté, baisse des rendements agricoles et insécurité alimentaire accrue au milieu des années 1980 — en une trajectoire positive : couvert arboré accru, meilleures conditions de vie et résilience accrue face à la sécheresse. […] Il y avait aussi de la place pour construire une gouvernance locale plus ouverte, capable de conclure entre agriculteurs et éleveurs des accords sur les couloirs de transhumance des troupeaux.
Goffner, Deborah, Sinare, Hanna et Gordon, Line J., « The Great Green Wall for the Sahara and the Sahel Initiative as an Opportunity to Enhance Resilience in Sahelian Landscapes and Livelihoods », Regional Environmental Change, vol. 19, 2019, p. 1417-1428
Notes et sources
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Passage Le seuil couramment retenu par les climatologues est d’environ 250 millimètres de précipitations par an. En dessous, on parle de désert vrai ; entre 250 et 500 mm, de milieu semi-aride ou semi-désertique. […] il n’existe aucune définition unique ou universelle du désert
There are almost as many definitions of deserts and classification systems as there are deserts in the world. […] In this now widely accepted system, extremely arid lands have at least 12 consecutive months without rainfall, arid lands have less than 250 millimeters of annual rainfall, and semiarid lands have a mean annual precipitation of between 250 and 500 millimeters.
Traduction de la rédaction Il existe presque autant de définitions et de systèmes de classification des déserts que de déserts dans le monde. […] Dans ce système aujourd’hui largement accepté, les terres extrêmement arides connaissent au moins 12 mois consécutifs sans pluie, les terres arides reçoivent moins de 250 millimètres de pluie par an, et les terres semi-arides reçoivent en moyenne entre 250 et 500 millimètres de précipitations par an.
Source U.S. Geological Survey, « What Is a Desert? », dans Deserts: Geology and Resources, USGS, page modifiée le 18 décembre 2001, page « What Is a Desert? », 3ᵉ paragraphe.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage L’intérieur du continent reçoit moins de 50 millimètres par an (en équivalent eau) […] La frange côtière en reçoit jusqu’à environ 400 millimètres en certains points.
Precipitation is usually snow in the form of ‘diamond dust’ – tiny ice crystals formed from the sublimation of water vapour in a clear, but intensely cold atmosphere – averaging less than 50mm (water equivalent) per year. […] Hence, annual precipitation is much higher than inland, reaching levels of around 400mm in some coastal locations, and skies are often cloudy.
Traduction de la rédaction Les précipitations tombent généralement sous forme de neige, en « poussière de diamant » – de minuscules cristaux de glace formés par la sublimation de la vapeur d’eau dans une atmosphère claire mais extrêmement froide – et s’élèvent en moyenne à moins de 50 mm (en équivalent eau) par an. […] Les précipitations annuelles sont donc bien plus élevées qu’à l’intérieur, atteignant environ 400 mm en certains points de la côte, et le ciel est souvent nuageux.
Source Royal Geographical Society (with IBG) et British Antarctic Survey, « Regional Climate Variation and Weather », Discovering Antarctica, rubrique « Warm up », 2ᵉ et 3ᵉ paragraphes.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage le bilan hydrique réel compare la pluie à l’évapotranspiration, c’est-à-dire à l’eau que réclament les plantes et l’air
Aridity Index represent the ratio between precipitation and ET0, thus rainfall over vegetation water demand (aggregated on annual basis).
Traduction de la rédaction L’indice d’aridité représente le rapport entre les précipitations et l’évapotranspiration de référence (ET0), c’est-à-dire la pluie rapportée à la demande en eau de la végétation (agrégée sur l’année).
Source Trabucco, Antonio et Zomer, Robert J., Global Aridity Index and Potential Evapotranspiration Database, CGIAR-CSI, 2019, description du jeu de données (version 2, 18 janvier 2019) sur figshare.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Pour capter le dioxyde de carbone de l’air, elle doit ouvrir de minuscules pores […] et par ces mêmes pores, sa vapeur d’eau s’échappe
The stems and leaves of most species have waxy cuticles that render them nearly waterproof when the stomates are closed. […] CAM plants open their stomates for gas exchange at night and store carbon dioxide. […] Most water loss is from transpiration through leaf surfaces, so dropping leaves conserves water in the stems.
Traduction de la rédaction Les tiges et les feuilles de la plupart des espèces ont des cuticules cireuses qui les rendent presque imperméables quand les stomates sont fermés. […] Les plantes CAM ouvrent leurs stomates pour les échanges gazeux la nuit et stockent le dioxyde de carbone. […] L’essentiel de la perte d’eau se fait par transpiration à la surface des feuilles : perdre ses feuilles économise donc l’eau des tiges.
Source Arizona-Sonora Desert Museum, « How Plants Cope with the Desert Climate », Sonorensis, sections « Succulence » et « Drought Tolerance ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Les épines sont des feuilles réduites à presque rien […] portées par un rameau très court
The areole is usually interpreted as a rudimentary shoot, and the spines are reduced leaves borne on this shoot.
Traduction de la rédaction L’aréole est généralement interprétée comme un rameau rudimentaire, et les épines comme des feuilles réduites portées par ce rameau.
Source University of Illinois Urbana-Champaign, Digital Flowers, « Cactaceae », planche 5 « Areoles of Cactaceae », fiche « 5 - Areoles of Cactaceae », légende-texte, 2ᵉ phrase.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Souvent, elles n’ouvrent leurs stomates que la nuit […] stockent le dioxyde de carbone sous forme d’acide malique, et l’utilisent le lendemain volets fermés. Ce procédé porte un nom, le métabolisme CAM […] Il est lent — beaucoup de ces plantes poussent lentement — mais aucune plante terrestre n’utilise l’eau aussi efficacement.
This often means that CAM plants open their stomata for gas exchange at night when the temperature is lower and the relative humidity is higher — significantly reducing the rate of water loss due to evapotranspiration. […] Rather, it is converted to malate, a four-carbon compound, and transported into the vacuole where it accumulates overnight as malic acid (Figure 2). Then, during the day, as stomata close to limit water loss, malate exits the vacuole and is decarboxylated, […] CAM species exhibit the greatest water use efficiency (WUE) of all land plants, […] This decreased photosynthetic rate ultimately causes many desert lineages to be slow-growing and long-lived.
Traduction de la rédaction Cela signifie souvent que les plantes CAM ouvrent leurs stomates pour les échanges gazeux la nuit, quand la température est plus basse et l’humidité relative plus élevée — ce qui réduit nettement la perte d’eau par évapotranspiration. […] Il est plutôt converti en malate, un composé à quatre carbones, et transporté dans la vacuole, où il s’accumule pendant la nuit sous forme d’acide malique (figure 2). Puis, pendant la journée, tandis que les stomates se ferment pour limiter la perte d’eau, le malate sort de la vacuole et est décarboxylé, […] Les espèces CAM ont la plus grande efficacité d’utilisation de l’eau de toutes les plantes terrestres, […] Ce taux de photosynthèse réduit fait que beaucoup de lignées du désert poussent lentement et vivent longtemps.
Source Gilman, Ian S. et Edwards, Erika J., « Crassulacean Acid Metabolism », Current Biology, vol. 30, n° 2, 2020, p. R57-R62, p. R58-R59.
Accès payant ouvrir la source 1 ouvrir la source 2 · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage les racines d’un saguaro s’étalent à peu près aussi loin que le cactus est haut, mais dépassent rarement dix centimètres de profondeur
The roots of a saguaro extend horizontally about as far as the plant is tall but are rarely more than four inches (10 cm) deep.
Traduction de la rédaction Les racines d’un saguaro s’étendent à l’horizontale à peu près aussi loin que la plante est haute, mais dépassent rarement dix centimètres (quatre pouces) de profondeur.
Source Arizona-Sonora Desert Museum, « How Plants Cope with the Desert Climate », Sonorensis, section « Succulence ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage De nombreuses plantes de désert passent l’essentiel du temps à l’état de graine […] certaines graines ne germent qu’au-delà d’un seuil précis de précipitations
They mature in a single season, then die after channeling all of their life energy into producing seeds instead of reserving some for continued survival. […] During this window of opportunity there must be a soaking rain of at least one inch for most species.
Traduction de la rédaction Elles [les plantes annuelles] arrivent à maturité en une seule saison, puis meurent après avoir consacré toute leur énergie vitale à produire des graines au lieu d’en garder pour continuer à vivre. […] Pendant cette période favorable, il faut, pour la plupart des espèces, une pluie abondante d’au moins un pouce (2,5 cm).
Source Arizona-Sonora Desert Museum, « How Plants Cope with the Desert Climate », Sonorensis, section « Drought Avoidance ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Leur lignée s’est séparée de ses plus proches parentes il y a environ trente-cinq millions d’années
we estimated that the cactus lineage diverged from its closest relatives ≈35 million years ago
Traduction de la rédaction nous avons estimé que la lignée des cactus s’est séparée de ses plus proches parents il y a environ 35 millions d’années
Source Arakaki, Mónica et al., « Contemporaneous and Recent Radiations of the World’s Major Succulent Plant Lineages », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 108, 2011, p. 8379-8384, résumé.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage les groupes qui comptent le plus d’espèces aujourd’hui ne se sont vraiment diversifiés qu’entre dix et cinq millions d’années
major diversification events in cacti were more recent, with most species-rich clades originating in the late Miocene, ≈10–5 Ma
Traduction de la rédaction les grandes diversifications des cactus ont été plus récentes, la plupart des clades riches en espèces étant apparus à la fin du Miocène, il y a environ 10 à 5 millions d’années
Source Arakaki, Mónica et al., « Contemporaneous and Recent Radiations of the World’s Major Succulent Plant Lineages », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 108, 2011, p. 8379-8384, résumé.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Les grandes diversifications des cactus d’Amérique, des plantes-glaçons d’Afrique du Sud et des agaves d’Amérique du Nord sont contemporaines.
Major cactus radiations were contemporaneous with those of South African ice plants and North American agaves, revealing a simultaneous diversification of several of the world's major succulent plant lineages across multiple continents.
Traduction de la rédaction Les grandes radiations des cactus ont été contemporaines de celles des ficoïdes d’Afrique du Sud et des agaves d’Amérique du Nord, ce qui révèle une diversification simultanée de plusieurs des grandes lignées de plantes succulentes du monde, sur plusieurs continents.
Source Arakaki, Mónica et al., « Contemporaneous and Recent Radiations of the World’s Major Succulent Plant Lineages », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 108, 2011, p. 8379-8384, résumé.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage les aréoles […] sont exclusives aux cactus (Cactacées) ; aucune autre famille végétale n’en possède
The most useful diagnostic characteristic of the family is the areole, which occurs in all cacti and no other plants.
Traduction de la rédaction Le caractère diagnostique le plus utile de la famille est l’aréole, présente chez tous les cactus et chez aucune autre plante.
Source Socha, Aaron M., « From Areoles to Zygocactus: An Evolutionary Masterpiece. A Synopsis of the Family Cactaceae », New York Botanical Garden, section « Taxonomy and Reproduction ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Le latex des euphorbes est toxique et peut être extrêmement irritant.
The genus is also known for many succulent species that resemble cacti. All, however, emit a toxic milky latex when cut and have varying degrees of toxicity. […] The milky white latex sap found in all plant parts can cause mild to severe contact dermatitis.
Traduction de la rédaction Le genre est aussi connu pour ses nombreuses espèces succulentes qui ressemblent à des cactus. Toutes, cependant, laissent couler un latex laiteux toxique quand on les coupe, et leur toxicité est variable. […] La sève laiteuse blanche, présente dans toutes les parties de la plante, peut provoquer une dermatite de contact légère à sévère.
Source North Carolina State University Extension, « Euphorbia », North Carolina Extension Gardener Plant Toolbox, page consultée le 27 octobre 2026, rubrique « Description » ; rubrique « Poisonous to Humans », « Poison Symptoms ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Rhipsalis baccifera, présent à l’état naturel en Afrique tropicale et à Madagascar
The native range of this species is Tropical & Subtropical America, Tropical Africa, Madagascar.
Traduction de la rédaction L’aire d’indigénat de cette espèce comprend l’Amérique tropicale et subtropicale, l’Afrique tropicale et Madagascar.
Source Royal Botanic Gardens, Kew, « Rhipsalis baccifera (J.S.Muell.) Stearn », Plants of the World Online, fiche de l’espèce, aire d’indigénat (« native range »).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage la dégradation des terres en zones arides, semi-arides et subhumides sèches
(a) “desertification” means land degradation in arid, semi-arid and dry sub-humid areas resulting from various factors, including climatic variations and human activities;
Traduction de la rédaction a) le terme « désertification » désigne la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines ;
Source Nations unies, Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, Paris, 1994, article 1er, Article 1 « Use of terms », alinéa a).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage les limites entre fluctuation pluviométrique pluriannuelle (sécheresse temporaire) et dégradation irréversible du couvert végétal restent complexes à tracer
A fundamental and continuing debate has been over whether desertification actually exists and, if so, how it might be defined, measured and assessed. […] We consider four contexts that frame much of the debate and consider what impact each has had: (1) changes in our understanding of climate variability; (2) changes in our understanding of vegetation responses to perturbation;
Traduction de la rédaction Un débat fondamental et persistant a porté sur la question de savoir si la désertification existe réellement et, si oui, comment la définir, la mesurer et l’évaluer. […] Nous examinons quatre contextes qui encadrent une grande partie du débat et l’impact de chacun : (1) l’évolution de notre compréhension de la variabilité climatique ; (2) l’évolution de notre compréhension des réponses de la végétation aux perturbations ;
Source Herrmann, Stefanie M. et Hutchinson, Charles F., « The Changing Contexts of the Desertification Debate », Journal of Arid Environments, vol. 63, 2005, p. 538-555, résumé.
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
Passage L’étendue et la gravité de ce processus à l’échelle mondiale font l’objet de débats méthodologiques majeurs
The multiplicity and complexity of the processes of desertification make its quantification difficult. […] Available assessments of the global extent and severity of desertification are relatively crude approximations with considerable uncertainties
Traduction de la rédaction La multiplicité et la complexité des processus de désertification rendent sa quantification difficile. […] Les évaluations disponibles de l’étendue et de la gravité de la désertification à l’échelle mondiale sont des approximations relativement grossières, entachées d’incertitudes considérables
Source Mirzabaev, Alisher, Wu, Jianguo et al., « Desertification », dans GIEC, Climate Change and Land: IPCC Special Report on Climate Change, Desertification, Land Degradation, Sustainable Land Management, Food Security, and Greenhouse Gas Fluxes in Terrestrial Ecosystems, Cambridge University Press, 2022, p. 249-344, chapitre 3, résumé exécutif, puis section 3.1.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Un des plus beaux succès vient de la régénération naturelle des arbres menée par les agriculteurs eux-mêmes (RNA), comme au Niger, avec des accords locaux entre agriculteurs et éleveurs sur les passages des troupeaux
One spectacular example of resilience building in the Sahel context is how farmer-led natural generation of trees in the Maradi and Zinder regions of Niger transformed a downward spiral poverty, reduction in crop productivity, and heightened food insecurity in the mid-1980s, into a positive development trajectory of enhanced tree cover, improved outcomes for livelihoods, and increased drought resilience. […] There was also room to build more inclusive local governance that could make agreements between farmers and herders around transhumance corridors for seasonal livestock migration.
Traduction de la rédaction Un exemple spectaculaire de renforcement de la résilience au Sahel est la façon dont la régénération naturelle des arbres menée par les agriculteurs, dans les régions de Maradi et de Zinder au Niger, a transformé une spirale descendante — pauvreté, baisse des rendements agricoles et insécurité alimentaire accrue au milieu des années 1980 — en une trajectoire positive : couvert arboré accru, meilleures conditions de vie et résilience accrue face à la sécheresse. […] Il y avait aussi de la place pour construire une gouvernance locale plus ouverte, capable de conclure entre agriculteurs et éleveurs des accords sur les couloirs de transhumance des troupeaux.
Source Goffner, Deborah, Sinare, Hanna et Gordon, Line J., « The Great Green Wall for the Sahara and the Sahel Initiative as an Opportunity to Enhance Resilience in Sahelian Landscapes and Livelihoods », Regional Environmental Change, vol. 19, 2019, p. 1417-1428, section « The role of woody vegetation for resilience building in the Sahel ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Références bibliographiques
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- Anderson, Edward F., The Cactus Family, Timber Press, 2001, en bibliothèque (les épines des cactus comme feuilles portées par un rameau court ; Rhipsalis baccifera, seul cactus indigène hors des Amériques).
- Arakaki, Mónica et al., « Contemporaneous and Recent Radiations of the World’s Major Succulent Plant Lineages », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 108, 2011, p. 8379-8384, en accès libre (la lignée des cactus séparée il y a environ 35 millions d’années ; les grandes diversifications entre 10 et 5 millions d’années ; leur simultanéité avec celles des plantes-glaçons sud-africaines et des agaves nord-américains). https://doi.org/10.1073/pnas.1100628108
- Arizona-Sonora Desert Museum, « How Plants Cope with the Desert Climate », Sonorensis, en accès libre (les racines superficielles des cactus, les cuticules cireuses, le métabolisme CAM et les stratégies d’évitement). https://www.desertmuseum.org/members/sonorensis/week1.php
- Behnke, Roy et Mortimore, Michael (dir.), The End of Desertification? Disputing Environmental Change in the Drylands, Springer, 2016, en bibliothèque (les débats méthodologiques sur la mesure).
- Eggli, Urs et Nyffeler, Reto (dir.), Dicotyledons: Rosids, coll. « Illustrated Handbook of Succulent Plants », 2e éd., Springer, 2023, en bibliothèque (les euphorbes : latex toxique, épines d’origine différente).
- Gilman, Ian S. et Edwards, Erika J., « Crassulacean Acid Metabolism », Current Biology, vol. 30, n° 2, 2020, p. R57-R62, accès payant (le métabolisme CAM : stomates ouverts la nuit, dioxyde de carbone stocké sous forme d’acide malique dans la vacuole et utilisé le jour stomates fermés ; la meilleure efficacité d’utilisation de l’eau de toutes les plantes terrestres ; une croissance lente). https://doi.org/10.1016/j.cub.2019.11.073
- Goffner, Deborah, Sinare, Hanna et Gordon, Line J., « The Great Green Wall for the Sahara and the Sahel Initiative as an Opportunity to Enhance Resilience in Sahelian Landscapes and Livelihoods », Regional Environmental Change, vol. 19, 2019, p. 1417-1428, en accès libre (les conditions d’efficacité, la régénération naturelle assistée).
- Herrmann, Stefanie M. et Hutchinson, Charles F., « The Changing Contexts of the Desertification Debate », Journal of Arid Environments, vol. 63, 2005, p. 538-555, accès payant (fluctuation pluviométrique contre dégradation durable).
- Mirzabaev, Alisher, Wu, Jianguo et al., « Desertification », dans GIEC, Climate Change and Land: IPCC Special Report on Climate Change, Desertification, Land Degradation, Sustainable Land Management, Food Security, and Greenhouse Gas Fluxes in Terrestrial Ecosystems, Cambridge University Press, 2022, p. 249-344, en accès libre (la quantification difficile de la désertification ; des estimations mondiales de son étendue et de sa gravité qualifiées d’approximations relativement grossières). https://doi.org/10.1017/9781009157988.005
- Nations unies, Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, Paris, 1994, article 1er, en accès libre (la définition de la désertification comme dégradation des terres, et non comme avancée des déserts).
- North Carolina State University Extension, « Euphorbia », North Carolina Extension Gardener Plant Toolbox, page consultée le 27 octobre 2026, en accès libre (toutes les euphorbes, y compris les succulentes d’allure de cactus, ont un latex toxique ; dermatite légère à sévère, lésions possibles de la cornée). https://plants.ces.ncsu.edu/plants/euphorbia/
- Nyffeler, Reto et Eggli, Urs, « An Up-to-date Familial and Suprafamilial Classification of Succulent Plants », Bradleya, vol. 28, 2010, p. 125-144, accès payant (les aréoles, caractère exclusif des Cactacées).
- Programme des Nations unies pour l’environnement, World Atlas of Desertification, 2e éd., 1997, en bibliothèque ; et Middleton, Nick, Deserts: A Very Short Introduction, Oxford University Press, 2009, en bibliothèque (le seuil de 250 mm, l’absence de définition unique, l’aridité comme rapport entre précipitations et évapotranspiration).
- Royal Botanic Gardens, Kew, « Rhipsalis baccifera (J.S.Muell.) Stearn », Plants of the World Online, en accès libre (l’aire d’indigénat : Amérique tropicale et subtropicale, Afrique tropicale, Madagascar). https://powo.science.kew.org/taxon/urn:lsid:ipni.org:names:219250-2
- Royal Geographical Society (with IBG) et British Antarctic Survey, « Regional Climate Variation and Weather », Discovering Antarctica, en accès libre (précipitations antarctiques : moins de 50 mm par an en équivalent eau à l’intérieur, environ 400 mm en certains points de la côte). https://discoveringantarctica.org.uk/oceans-atmosphere-landscape/atmosphere-weather-and-climate/regional-climate-variation-and-weather/
- Socha, Aaron M., « From Areoles to Zygocactus: An Evolutionary Masterpiece. A Synopsis of the Family Cactaceae », New York Botanical Garden, en accès libre (l’aréole, présente chez tous les cactus et chez aucune autre plante). https://www.nybg.org/bsci/herb/cactaceae1.html
- Trabucco, Antonio et Zomer, Robert J., Global Aridity Index and Potential Evapotranspiration Database, CGIAR-CSI, 2019, en accès libre (pourquoi un même total de précipitations ne donne pas le même climat selon la température).
- U.S. Geological Survey, « What Is a Desert? », dans Deserts: Geology and Resources, USGS, page modifiée le 18 décembre 2001, en accès libre (presque autant de définitions que de déserts ; le système de Meigs, « largement accepté » : moins de 250 mm de pluie par an pour les terres arides, de 250 à 500 mm pour les terres semi-arides). https://pubs.usgs.gov/gip/deserts/what/
- University of Illinois Urbana-Champaign, Digital Flowers, « Cactaceae », planche 5 « Areoles of Cactaceae », en accès libre (l’aréole, rameau rudimentaire ; les épines, feuilles réduites portées par ce rameau). https://www.life.illinois.edu/help/digitalflowers/Cactaceae/5.htm
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