Terre et climat 7.12

Les grands écosystèmes et les biomes

Le saviez-vous ?

La Terre compte neuf grands milieux naturels. Ou quatorze. Ou dix-sept. Ou trente.

Une grande montagne en coupe, couverte de noms de plantes écrits en petit selon l'altitude, encadrée de colonnes de texte et de chiffres.
Tableau physique des Andes de la « Géographie des plantes équinoxiales », dressé par Alexander von Humboldt et Aimé Bonpland d’après des observations et des mesures prises sur place, publié à Paris en 1805. Alexander von Humboldt et Aimé Bonpland, Domaine public, source

La Terre compte neuf grands milieux naturels. Ou quatorze. Ou dix-sept. Ou trente.

Aucun de ces chiffres n’est faux : chaque classification fixe ses propres seuils. C’est la question qui est mal posée — et cette page est celle où nous nommons enfin un problème déjà rencontré une vingtaine de fois sur ce site.

Écosystème et biome

Un écosystème est un ensemble d’êtres vivants et le milieu où ils vivent, considérés ensemble parce qu’ils dépendent les uns des autres. Une mare, une haie, une forêt, un récif corallien : la taille n’entre pas dans la définition. Seul compte le lien.

Ces liens passent surtout par la nourriture. Dans tout écosystème, trois rôles se répartissent le travail. Les producteurs — les plantes, les algues — fabriquent de la matière à partir de lumière et de minéraux. Les consommateurs mangent : d’abord les herbivores, puis les carnivores qui mangent les herbivores. Les décomposeurs — bactéries, champignons, vers — démontent tout ce qui meurt et rendent les minéraux au sol, où les producteurs les reprennent.1

Sans les décomposeurs, le cycle s’arrête en quelques années. C’est le rôle le moins visible et le plus indispensable ; il n’est presque jamais dessiné dans les chaînes alimentaires des manuels, qui s’arrêtent au prédateur.

Un biome, lui, est d’une autre échelle. C’est un grand type de milieu qui se répète sur la planète partout où les conditions se ressemblent — même climat, même forme de végétation, même architecture générale du vivant. La forêt tropicale humide d’Amazonie, celle du bassin du Congo et celle de Bornéo abritent des espèces entièrement différentes, mais elles constituent le même biome : mêmes pluies, même chaleur, même étagement en couches sous une canopée.

Les grands biomes terrestres reviennent dans toutes les classifications, sous des noms parfois différents : forêts tropicales, forêts tempérées, forêts boréales — la taïga —, prairies et savanes, déserts chauds et froids, toundra, montagnes. À quoi s’ajoutent les milieux aquatiques : océans, récifs, zones humides, eaux douces.

Ce qui décide du biome, c’est presque toujours le couple température-précipitations. Une même latitude peut porter une forêt ou un désert selon la pluie qu’elle reçoit.2

Il ne s’agit pas d’une image : c’est un outil que les écologues utilisent réellement. L’américain Robert Whittaker a placé sur un graphique la température moyenne en abscisse et les précipitations en ordonnée, puis reporté des lieux du monde entier — et les biomes se sont regroupés en zones nettes. Avec ces deux chiffres, on peut prédire à quoi ressemble un endroit qu’on n’a jamais vu.3

C’est là que commence le problème que traite cette page. Ces catégories sont commodes, mais elles ne sont pas données par la nature : quelqu’un a décidé où passe la limite entre une prairie et une savane, entre une savane et un désert. Selon l’endroit où l’on coupe, on compte neuf biomes, ou trente.

Ce qui revient partout

Il suffit de reprendre les questions posées ailleurs :

  • Combien de langues dans le monde ? Environ 7 170 ou 7 674, selon le catalogue — cinq cents d’écart, parce que la frontière entre « deux langues » et « deux façons de parler la même » n’est pas tranchée de la même manière.
  • Combien de gens vivent en ville ? 48 %, 54 % ou 76 %, selon la règle qu’on applique pour définir une ville.
  • Combien d’espèces sur Terre ? De moins de deux millions à plusieurs milliards.
  • Combien d’états de la matière ? Trois, quatre, cinq, ou davantage.
  • Combien de planètes ? Huit depuis 2006, neuf avant.
  • Combien de biomes ? C’est exactement la même chose.

Non que les scientifiques manquent de rigueur ou changent d’avis sans raison. La raison est plus profonde :

Pour compter, il faut d’abord décider ce qu’on compte. Cette décision n’est jamais donnée par la nature : quelqu’un la prend.

Face à un chiffre, la bonne question n’est pas seulement est-il exact ?, mais : que compte-t-il exactement ?

Les frontières sont des zones

Entre une forêt et une prairie, il n’y a pas de ligne tracée au sol. Il y a un dégradé : des arbres de plus en plus espacés, de l’herbe parsemée de quelques troncs, puis de l’herbe seule. On appelle cette zone de transition un écotone.4

Où passe la limite ? Là où quelqu’un a choisi de la fixer.

Les zones de transition ne sont pas des anomalies : ce sont des milieux à part entière. Ce sont souvent des mosaïques très riches où se croisent les espèces des deux milieux qu’elles séparent.

Les cases ont des bords flous, et ce flou est dans la nature des choses, pas dans notre paresse.

Combien de biomes ? Neuf, quatorze, dix-sept, ou trente

Un biome est un grand ensemble écologique défini par son climat et sa végétation : forêt tropicale, désert, toundra, prairie.

Combien en existe-t-il ? Tout dépend du système de classement :

  • 9 dans les classifications classiques fondées sur le climat et la végétation.
  • 14 dans le système le plus employé aujourd’hui pour la conservation (WWF).
  • 17 dans les découpages issus de l’observation par satellite.
  • Pour les côtes et les mers peu profondes, un découpage à part distingue 12 grands domaines marins.5

Aucun de ces chiffres n’est faux : ils découpent simplement le monde avec des règles différentes.

L’exemple du système le plus utilisé

Ce classement, publié en 2001, emboîte trois niveaux : 8 grands domaines biogéographiques, 14 biomes, et 867 écorégions — une écorégion mesurant en moyenne 150 000 kilomètres carrés. Il a demandé le concours de plus de mille biologistes et écologues.6

Voici ce qu’il change, en un chiffre. Les découpages précédents comptaient environ 190 à 200 unités. Celui-ci en compte 867 : quatre fois plus de détail.7

Mais le plus instructif est de regarder où ce détail a été gagné. C’est dans les régions tropicales que l’écart est le plus grand : là où les anciens systèmes distinguaient environ 115 unités, le nouveau en distingue 463.8

Autrement dit, les cartes antérieures étaient les plus grossières là où le vivant est le plus divers. Ce n’était pas un hasard : on découpe finement ce qu’on connaît bien, et l’on connaissait mieux les régions tempérées.

Une carte ne montre pas seulement le monde. Elle montre aussi où l’on a regardé.

Ajoutons que le nombre lui-même a bougé depuis : la carte révisée en 2017 compte 846 écorégions, contre 867 en 2001. Ce n’est pas de la négligence, c’est l’actualisation des données et le redécoupage des limites.9

Comment on tranche les cas ambigus

Pour classer un lieu incertain, on le positionne sur un graphique selon ses températures et ses précipitations. S’il se trouve à cheval sur plusieurs biomes, la méthode consiste à élargir progressivement l’échelle jusqu’à ce qu’un ensemble devienne dominant.

On ne découvre pas la « vérité » intrinsèque d’un lieu : on cherche le modèle auquel il ressemble le plus. Une carte de biomes est un outil de lecture, pas un portrait fixe.

Un milieu naturel n’est jamais vide

Une dernière idée reçue, tenace : les grands milieux naturels ne seraient pas des étendues intouchées, vierges de présence humaine.

  • Les savanes et les prairies ont souvent été entretenues par le feu contrôlé : en Australie, par exemple, des brûlis en petites parcelles rendent la chasse plus fructueuse.
  • Les zones humides ont été façonnées ou asséchées selon des choix politiques et économiques.
  • Les régions polaires et arides sont habitées depuis très longtemps par des sociétés qui s’y sont adaptées.10

Un milieu décrit sans ses habitants humains est un milieu incomplet : il manque l’un des facteurs majeurs qui l’ont façonné.

La clé de lecture

Cette page ne décrit pas chaque biome en détail — ils sont explorés dans les entrées consacrées aux forêts, déserts, montagnes et océans. Elle fournit la grille de lecture pour les aborder.

Face à la description d’un milieu naturel, deux questions restent toujours utiles :

  1. Qui a tracé cette limite, et selon quel critère ?
  2. Qui vit là, et depuis quand ?

Note 1

Decomposers turn organic wastes, such as decaying plants, into inorganic materials, such as nutrient-rich soil. They complete the cycle of life, returning nutrients to the soil or oceans for use by autotrophs.

Les décomposeurs transforment les déchets organiques, comme les plantes en décomposition, en matières inorganiques, comme un sol riche en nutriments. Ils bouclent le cycle de la vie en rendant les nutriments au sol ou aux océans, où les autotrophes les utilisent.

National Geographic Society, « Food Web », ressource éducative, en accès libre

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Note 2

The eight major terrestrial biomes on Earth are each distinguished by characteristic temperatures and amount of precipitation.

Les huit grands biomes terrestres se distinguent chacun par des températures et une quantité de précipitations caractéristiques.

Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, Houston, OpenStax, 2018, section 44.3 « Terrestrial Biomes », en accès libre

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Note 3

Robert Whittaker, an American ecologist, plotted rainfall vs. temperature for points all over the globe on a single graph (see below). He then looked at what biomes had developed at those sites, and was able to group the different biomes according to mean annual temperature and precipitation, as the shaded areas in the graph below indicate.

Robert Whittaker, écologue américain, a reporté sur un même graphique les précipitations en fonction de la température pour des points du globe entier (voir ci-dessous). Il a ensuite regardé quels biomes s’étaient développés en ces lieux et a pu regrouper les différents biomes selon la température moyenne annuelle et les précipitations, comme l’indiquent les zones ombrées du graphique ci-dessous.

Marietta College, Department of Biology and Environmental Science, « Biomes of the World », page principale (« Main Biomes Page »)

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Note 4

ecotone, a transitional area of vegetation between two different plant communities, such as forest and grassland.

écotone, zone de transition de la végétation entre deux communautés végétales différentes, comme la forêt et la prairie.

Encyclopaedia Britannica, « ecotone », article révisé par John P. Rafferty, en ligne

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Note 5

This is a map of an ecological classification of the world's climates. […] There are nine different major zonobiomes, which have modifiers added if they are particularly dry, cold or wet.

Il s’agit d’une carte d’une classification écologique des climats du monde. […] Il existe neuf grands zonobiomes distincts, auxquels on ajoute des qualificatifs lorsqu’ils sont particulièrement secs, froids ou humides.

FAO, FRA 2000: A Concept and Strategy for Ecological Zoning for the Global Forest Resources Assessment 2000, FRA Working Paper 20, Rome

Here we report on a new global system for coastal and shelf areas: the Marine Ecoregions of the World, or MEOW, a nested system of 12 realms, 62 provinces, and 232 ecoregions.

Nous présentons ici un nouveau système mondial pour les zones côtières et les plateaux continentaux : les Écorégions marines du monde (MEOW), un système emboîté de 12 domaines, 62 provinces et 232 écorégions.

Spalding, Mark D. et al., « Marine Ecoregions of the World: A Bioregionalization of Coastal and Shelf Areas », BioScience, vol. 57, n° 7, 2007, p. 573-583

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Note 6

We subdivided the terrestrial world into 14 biomes and eight biogeographic realms (Figure 1). Nested within these are 867 ecoregions (Figure 2).

Nous avons divisé le monde terrestre en 14 biomes et huit domaines biogéographiques (figure 1). À l’intérieur de ceux-ci s’emboîtent 867 écorégions (figure 2).

Olson, David M. et al., « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, n° 11, 2001, p. 933-938

The average size of our ecoregions is roughly 150,000 km² (median 56,300 km²)

La taille moyenne de nos écorégions est d’environ 150 000 km² (médiane 56 300 km²)

Olson, David M. et al., « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, n° 11, 2001, p. 933-938

they are built on the foundations of classical biogeography and reflect extensive collaboration with over 1000 biogeographers, taxonomists, conservation biologists, and ecologists from around the world.

elles reposent sur les fondements de la biogéographie classique et reflètent une large collaboration avec plus de 1000 biogéographes, taxonomistes, biologistes de la conservation et écologues du monde entier.

Olson, David M. et al., « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, n° 11, 2001, p. 933-938

We subdivided the terrestrial world into 14 biomes and eight biogeographic realms (Figure 1). Nested within these are 867 ecoregions (Figure 2).

Nous avons divisé le monde terrestre en 14 biomes et huit domaines biogéographiques (figure 1). À l’intérieur de ceux-ci s’emboîtent 867 écorégions (figure 2).

Olson, David M. et al., « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, n° 11, 2001, p. 933-938, en accès libre

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Note 7

This is roughly a fourfold increase in resolution over that of the 198 biotic provinces of Dasmann (1974) and the 193 units of Udvardy (1975).

C’est une résolution à peu près quatre fois plus fine que celle des 198 provinces biotiques de Dasmann (1974) et des 193 unités d’Udvardy (1975).

Olson, David M. et al., « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, n° 11, 2001, p. 933-938

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Note 8

The increased resolution is most apparent in the tropics […] where Dasmann (1974) and Udvardy (1975) identify 115 and 117 units, respectively, compared with 463 found in the ecoregion map.

La résolution plus fine est la plus visible sous les tropiques […] où Dasmann (1974) et Udvardy (1975) distinguent respectivement 115 et 117 unités, contre 463 dans la carte des écorégions.

Olson, David M. et al., « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, n° 11, 2001, p. 933-938

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Note 9

To address these questions and enhance systematic planning for terrestrial biodiversity conservation, we revised the 2001 map of terrestrial ecoregions of the world (supplemental appendix S1; Olson et al. 2001). […] We conducted this analysis across all 846 terrestrial ecoregions distributed among the Earth's 14 terrestrial biomes (supplemental appendix S1).

Pour répondre à ces questions et mieux planifier la conservation de la biodiversité terrestre, nous avons révisé la carte de 2001 des écorégions terrestres du monde. […] Nous avons mené cette analyse sur l’ensemble des 846 écorégions terrestres réparties entre les 14 biomes terrestres de la Terre.

Dinerstein, Eric et al., « An Ecoregion-Based Approach to Protecting Half the Terrestrial Realm », BioScience, vol. 67, n° 6, 2017, p. 534-545

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Note 10

We combine ethnographic observations of contemporary Aboriginal hunting and burning with satellite image analysis of anthropogenic and natural landscape structure to demonstrate the processes through which Aboriginal burning shapes arid-zone vegetational diversity. […] The maintenance of small-scale habitat mosaics increases small-animal hunting productivity.

Nous combinons des observations ethnographiques de la chasse et des brûlis aborigènes actuels avec l’analyse d’images satellite de la structure des paysages, naturels et façonnés par l’homme, pour montrer par quels processus les brûlis aborigènes façonnent la diversité de la végétation des zones arides. […] L’entretien de mosaïques d’habitats à petite échelle augmente le rendement de la chasse aux petits animaux.

Bliege Bird, Rebecca et al., « The "Fire Stick Farming" Hypothesis », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 105, 2008, p. 14796-14801

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Notes et sources

  1. ↑

    Passage Les producteurs […] Les consommateurs […] Les décomposeurs […] rendent les minéraux au sol

    Decomposers turn organic wastes, such as decaying plants, into inorganic materials, such as nutrient-rich soil. They complete the cycle of life, returning nutrients to the soil or oceans for use by autotrophs.

    Traduction de la rédaction Les décomposeurs transforment les déchets organiques, comme les plantes en décomposition, en matières inorganiques, comme un sol riche en nutriments. Ils bouclent le cycle de la vie en rendant les nutriments au sol ou aux océans, où les autotrophes les utilisent.

    Source National Geographic Society, « Food Web », ressource éducative, en accès libre, section sur les décomposeurs.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  2. ↑

    Passage Ce qui décide du biome, c’est presque toujours le couple température-précipitations.

    The eight major terrestrial biomes on Earth are each distinguished by characteristic temperatures and amount of precipitation.

    Traduction de la rédaction Les huit grands biomes terrestres se distinguent chacun par des températures et une quantité de précipitations caractéristiques.

    Source Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, Houston, OpenStax, 2018, section 44.3 « Terrestrial Biomes », en accès libre, section 44.3 « Terrestrial Biomes », paragraphe d’introduction.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  3. ↑

    Passage Robert Whittaker a placé sur un graphique la température moyenne en abscisse et les précipitations en ordonnée […] et les biomes se sont regroupés en zones nettes

    Robert Whittaker, an American ecologist, plotted rainfall vs. temperature for points all over the globe on a single graph (see below). He then looked at what biomes had developed at those sites, and was able to group the different biomes according to mean annual temperature and precipitation, as the shaded areas in the graph below indicate.

    Traduction de la rédaction Robert Whittaker, écologue américain, a reporté sur un même graphique les précipitations en fonction de la température pour des points du globe entier (voir ci-dessous). Il a ensuite regardé quels biomes s’étaient développés en ces lieux et a pu regrouper les différents biomes selon la température moyenne annuelle et les précipitations, comme l’indiquent les zones ombrées du graphique ci-dessous.

    Source Marietta College, Department of Biology and Environmental Science, « Biomes of the World », page principale (« Main Biomes Page »), page principale du site « Biomes of the World », paragraphe sur le diagramme de Whittaker.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  4. ↑

    Passage On appelle cette zone de transition un écotone.

    ecotone, a transitional area of vegetation between two different plant communities, such as forest and grassland.

    Traduction de la rédaction écotone, zone de transition de la végétation entre deux communautés végétales différentes, comme la forêt et la prairie.

    Source Encyclopaedia Britannica, « ecotone », article révisé par John P. Rafferty, en ligne, définition (1re phrase de l’article).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  5. ↑

    Passage 9 dans les classifications classiques fondées sur le climat et la végétation

    This is a map of an ecological classification of the world's climates. […] There are nine different major zonobiomes, which have modifiers added if they are particularly dry, cold or wet.

    Traduction de la rédaction Il s’agit d’une carte d’une classification écologique des climats du monde. […] Il existe neuf grands zonobiomes distincts, auxquels on ajoute des qualificatifs lorsqu’ils sont particulièrement secs, froids ou humides.

    Source FAO, FRA 2000: A Concept and Strategy for Ecological Zoning for the Global Forest Resources Assessment 2000, FRA Working Paper 20, Rome, annexe B, section « Map of Walter’s Zonobiomes », paragraphe descriptif.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage Pour les côtes et les mers peu profondes, un découpage à part distingue 12 grands domaines marins.

    Here we report on a new global system for coastal and shelf areas: the Marine Ecoregions of the World, or MEOW, a nested system of 12 realms, 62 provinces, and 232 ecoregions.

    Traduction de la rédaction Nous présentons ici un nouveau système mondial pour les zones côtières et les plateaux continentaux : les Écorégions marines du monde (MEOW), un système emboîté de 12 domaines, 62 provinces et 232 écorégions.

    Source Spalding, Mark D. et al., « Marine Ecoregions of the World: A Bioregionalization of Coastal and Shelf Areas », BioScience, vol. 57, n° 7, 2007, p. 573-583, résumé.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  6. ↑

    Passage 8 grands domaines biogéographiques, 14 biomes, et 867 écorégions

    We subdivided the terrestrial world into 14 biomes and eight biogeographic realms (Figure 1). Nested within these are 867 ecoregions (Figure 2).

    Traduction de la rédaction Nous avons divisé le monde terrestre en 14 biomes et huit domaines biogéographiques (figure 1). À l’intérieur de ceux-ci s’emboîtent 867 écorégions (figure 2).

    Source Olson, David M. et al., « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, n° 11, 2001, p. 933-938, p. 934.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage une écorégion mesurant en moyenne 150 000 kilomètres carrés

    The average size of our ecoregions is roughly 150,000 km² (median 56,300 km²)

    Traduction de la rédaction La taille moyenne de nos écorégions est d’environ 150 000 km² (médiane 56 300 km²)

    Source Olson, David M. et al., « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, n° 11, 2001, p. 933-938, p. 934.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage Il a demandé le concours de plus de mille biologistes et écologues.

    they are built on the foundations of classical biogeography and reflect extensive collaboration with over 1000 biogeographers, taxonomists, conservation biologists, and ecologists from around the world.

    Traduction de la rédaction elles reposent sur les fondements de la biogéographie classique et reflètent une large collaboration avec plus de 1000 biogéographes, taxonomistes, biologistes de la conservation et écologues du monde entier.

    Source Olson, David M. et al., « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, n° 11, 2001, p. 933-938.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage Ce classement, publié en 2001, emboîte trois niveaux

    We subdivided the terrestrial world into 14 biomes and eight biogeographic realms (Figure 1). Nested within these are 867 ecoregions (Figure 2).

    Traduction de la rédaction Nous avons divisé le monde terrestre en 14 biomes et huit domaines biogéographiques (figure 1). À l’intérieur de ceux-ci s’emboîtent 867 écorégions (figure 2).

    Source Olson, David M. et al., « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, n° 11, 2001, p. 933-938, en accès libre, p. 934, corps de l’article (BioScience, novembre 2001, vol. 51 n° 11).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  7. ↑

    Passage Les découpages précédents comptaient environ 190 à 200 unités. Celui-ci en compte 867 : quatre fois plus de détail.

    This is roughly a fourfold increase in resolution over that of the 198 biotic provinces of Dasmann (1974) and the 193 units of Udvardy (1975).

    Traduction de la rédaction C’est une résolution à peu près quatre fois plus fine que celle des 198 provinces biotiques de Dasmann (1974) et des 193 unités d’Udvardy (1975).

    Source Olson, David M. et al., « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, n° 11, 2001, p. 933-938, corps de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  8. ↑

    Passage C’est dans les régions tropicales que l’écart est le plus grand : là où les anciens systèmes distinguaient environ 115 unités, le nouveau en distingue 463.

    The increased resolution is most apparent in the tropics […] where Dasmann (1974) and Udvardy (1975) identify 115 and 117 units, respectively, compared with 463 found in the ecoregion map.

    Traduction de la rédaction La résolution plus fine est la plus visible sous les tropiques […] où Dasmann (1974) et Udvardy (1975) distinguent respectivement 115 et 117 unités, contre 463 dans la carte des écorégions.

    Source Olson, David M. et al., « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, n° 11, 2001, p. 933-938, corps de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  9. ↑

    Passage le nombre lui-même a bougé depuis : la carte révisée en 2017 compte 846 écorégions

    To address these questions and enhance systematic planning for terrestrial biodiversity conservation, we revised the 2001 map of terrestrial ecoregions of the world (supplemental appendix S1; Olson et al. 2001). […] We conducted this analysis across all 846 terrestrial ecoregions distributed among the Earth's 14 terrestrial biomes (supplemental appendix S1).

    Traduction de la rédaction Pour répondre à ces questions et mieux planifier la conservation de la biodiversité terrestre, nous avons révisé la carte de 2001 des écorégions terrestres du monde. […] Nous avons mené cette analyse sur l’ensemble des 846 écorégions terrestres réparties entre les 14 biomes terrestres de la Terre.

    Source Dinerstein, Eric et al., « An Ecoregion-Based Approach to Protecting Half the Terrestrial Realm », BioScience, vol. 67, n° 6, 2017, p. 534-545, introduction (avant la section « Evaluating protected area networks using ecoregions »).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  10. ↑

    Passage Les savanes et les prairies ont souvent été entretenues par le feu contrôlé : en Australie, par exemple, des brûlis en petites parcelles rendent la chasse plus fructueuse.

    We combine ethnographic observations of contemporary Aboriginal hunting and burning with satellite image analysis of anthropogenic and natural landscape structure to demonstrate the processes through which Aboriginal burning shapes arid-zone vegetational diversity. […] The maintenance of small-scale habitat mosaics increases small-animal hunting productivity.

    Traduction de la rédaction Nous combinons des observations ethnographiques de la chasse et des brûlis aborigènes actuels avec l’analyse d’images satellite de la structure des paysages, naturels et façonnés par l’homme, pour montrer par quels processus les brûlis aborigènes façonnent la diversité de la végétation des zones arides. […] L’entretien de mosaïques d’habitats à petite échelle augmente le rendement de la chasse aux petits animaux.

    Source Bliege Bird, Rebecca et al., « The "Fire Stick Farming" Hypothesis », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 105, 2008, p. 14796-14801, résumé (abstract).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

Références bibliographiques

11
  • Bliege Bird, Rebecca et al., « The "Fire Stick Farming" Hypothesis », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 105, 2008, p. 14796-14801, en accès libre (l’entretien des savanes par le feu ; voir l’entrée 2.9).
  • Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, Houston, OpenStax, 2018, section 44.3 « Terrestrial Biomes », en accès libre (les grands biomes terrestres distingués par leurs températures et leurs précipitations). https://openstax.org/books/biology-2e/pages/44-3-terrestrial-biomes
  • Dinerstein, Eric et al., « An Ecoregion-Based Approach to Protecting Half the Terrestrial Realm », BioScience, vol. 67, n° 6, 2017, p. 534-545, en accès libre (la révision du nombre d’écorégions terrestres).
  • Encyclopaedia Britannica, « ecotone », article révisé par John P. Rafferty, en ligne, en accès libre (l’écotone, zone de transition de la végétation entre deux communautés végétales, comme la forêt et la prairie). https://www.britannica.com/science/ecotone
  • FAO, FRA 2000: A Concept and Strategy for Ecological Zoning for the Global Forest Resources Assessment 2000, FRA Working Paper 20, Rome, en accès libre (les neuf grands zonobiomes de la classification climatique de Walter, annexe B). https://www.fao.org/4/ac632e/AC632E00.htm
  • Marietta College, Department of Biology and Environmental Science, « Biomes of the World », page principale (« Main Biomes Page »), en accès libre (le graphique de Robert Whittaker : précipitations et température de lieux du monde entier, et les biomes regroupés en zones). https://academic.marietta.edu/departments/biology/biomes/biome_main.htm
  • National Geographic Society, « Food Web », ressource éducative, en accès libre (producteurs, consommateurs herbivores et carnivores ; les décomposeurs qui rendent les nutriments au sol pour les producteurs). https://education.nationalgeographic.org/resource/food-web/
  • Olson, David M. et al., « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, n° 11, 2001, p. 933-938, en accès libre (8 domaines biogéographiques, 14 biomes et 867 écorégions ; une taille moyenne de 150 000 km² ; le concours de plus de mille spécialistes ; un quadruplement de résolution par rapport aux 193 à 198 unités antérieures, le gain étant le plus marqué sous les tropiques). https://observatoriopantanal.org/wp-content/uploads/crm_perks_uploads/5cb0f734750a11456042675850236/2019/08/2001_Terrestrial_Ecoregions_of_the_World_A_New_Map_of_Life_on_Earth.pdf
  • Spalding, Mark D. et al., « Marine Ecoregions of the World: A Bioregionalization of Coastal and Shelf Areas », BioScience, vol. 57, n° 7, 2007, p. 573-583, en accès libre (les biomes marins, portant le total à une trentaine).
  • Van der Maarel, Eddy, « Ecotones and Ecoclines Are Different », Journal of Vegetation Science, vol. 1, 1990, p. 135-138, accès payant (la distinction entre transition abrupte et dégradé continu).
  • Whittaker, Robert H., Communities and Ecosystems, Macmillan, New York, 1975, en bibliothèque (le diagramme reliant température moyenne, précipitations et type de biome).

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