Terre et climat 7.2

La tectonique des plaques et la dérive des continents

Le saviez-vous ?

En 1952, une femme à qui l’on interdisait de monter sur un bateau a trouvé, en dessinant à la main, la preuve que les continents bougent.

Dans une salle pleine d'appareils, une femme et un homme se tiennent devant une machine qui imprime un relevé.
Bruce Heezen et Marie Tharp regardent un appareil imprimer un relevé de profondeur, à bord du navire océanographique USNS Kane, en 1968. Credit Line: AIP Emilio Segrè Visual Archives, Gift of Bill Woodward, USNS Kane Collection, CC0, source

En 1952, une femme à qui l’on interdisait de monter sur un bateau a trouvé, en dessinant à la main, la preuve que les continents bougent.

Son supérieur a qualifié son interprétation de « bavardage de fille ».

Puis il a passé des semaines à essayer de la réfuter. Il n’y est pas arrivé.

Les plaques et leurs mouvements

La surface de la Terre n’est pas une coque d’un seul tenant. Elle est fissurée en une quinzaine de grands morceaux, appelés plaques, auxquels s’ajoutent de nombreuses plaques plus petites. Ces morceaux flottent sur une couche plus chaude et plus molle, et ils bougent. La science qui étudie ce découpage et ces mouvements s’appelle la tectonique des plaques — du grec tektôn, le charpentier, celui qui assemble.

Encore faut-il se représenter correctement leur épaisseur. Une plaque fait entre 5 et 100 kilomètres d’épaisseur pour des milliers de kilomètres de large. Rapportée à la Terre, c’est plus fin que la coquille d’un œuf.

Les plaques ne se déplacent pas vite : de moins de trois centimètres à plus de quinze centimètres par an selon l’endroit. Les plus lentes avancent à peu près à la vitesse à laquelle poussent les ongles. La plaque pacifique est la plus rapide, la plaque antarctique l’une des plus lentes. Mais elles ne s’arrêtent jamais, et sur des millions d’années cela suffit à ouvrir un océan.1

Presque tout ce qui bouge à la surface de la Terre vient de là :

  • Là où deux plaques s’écartent, du magma remonte et fabrique du plancher océanique neuf. L’Atlantique s’élargit ainsi de quelques centimètres chaque année.
  • Là où deux plaques se rencontrent, l’une plonge sous l’autre ou les deux se froissent. Cela donne les fosses océaniques, les volcans, et les chaînes de montagnes : l’Himalaya est le résultat de l’Inde qui pousse contre l’Asie — elle a parcouru des milliers de kilomètres vers le nord, et la chaîne continue de s’élever de quelques millimètres par an.
  • Là où deux plaques glissent l’une contre l’autre, elles s’accrochent, la tension monte, puis lâche d’un coup. C’est un séisme. La faille de San Andreas, en Californie, est de ce type.2

Un point est essentiel avant d’aller plus loin : les continents ne se promènent pas sur les océans. Ce sont les plaques entières — fond marin compris — qui bougent, et les continents sont posés dessus. C’est exactement le point que la suite de cette page raconte : cette idée a mis un demi-siècle à être acceptée, et la preuve est venue d’une carte dessinée à la main.

Ce qu’on croyait avant

En 1912, Alfred Wegener propose que les continents se déplacent. L’établissement géologique américain rejette cette idée pendant quarante ans.3

Il y a deux raisons à ce rejet, et il faut donner les deux :

  • La première est scientifique et légitime : Wegener ne parvenait pas à démontrer par quel mécanisme des continents pourraient traverser la croûte océanique. Il décrivait un mouvement sans pouvoir dire ce qui le produisait.
  • La seconde ne l’est pas : il était météorologue. On lui reprochait d’empiéter sur un domaine qui n’était pas le sien.4

L’historienne Naomi Oreskes conteste toutefois ce récit pour les États-Unis : selon elle, la dérive n’y a pas été rejetée faute de mécanisme, mais parce qu’elle semblait heurter les normes de pratique de la géologie américaine.5

Les conditions de travail de Marie Tharp

Elle entre en 1948 à l’observatoire géologique Lamont, à l’université Columbia, comme dessinatrice.6

Parce qu’elle était une femme, elle n’avait pas le droit d’embarquer sur les navires de recherche. Elle n’embarquera pour la première fois qu’en 1965 ou en 1968, selon les sources.7

Ses collègues masculins partaient en mer relever les sondages : des mesures d’écho donnant la profondeur sous le bateau, colonne de chiffres après colonne de chiffres.

Elle restait à terre et convertissait ces colonnes en profils topographiques. À la main.

Ce qu’elle voit en 1952

En alignant six profils du fond de l’Atlantique Nord — chaque profil étant une coupe du plancher océanique le long d’une traversée —, elle remarque une constante : une entaille en V court au centre du relief océanique.8

Le détail de méthode décisif, qu’elle a elle-même souligné, est le suivant : les montagnes, elles, ne se correspondaient pas d’un profil à l’autre. Seule l’entaille coïncidait — surtout dans les trois profils les plus au nord.9

Le point est capital. Ce n’est pas parce que tout se ressemblait qu’elle a conclu. C’est parce qu’une seule chose se répétait au milieu de tout le reste qui variait.

Elle y reconnaît une vallée de rift, comparable à celle d’Afrique de l’Est — une région où la terre s’écarte. Mais celle-ci se trouve au fond de l’océan.10

Elle en tire la conclusion clé : le plancher océanique s’écarte. De la croûte neuve se forme le long de cette entaille et repousse ce qui est de part et d’autre.

C’est le mécanisme qui manquait à Wegener depuis quarante ans.

La réaction et le croisement des données

Elle porte son interprétation à Bruce Heezen, son supérieur. Elle rapporte ainsi sa réaction :

« Quand je lui ai montré ce que j’avais trouvé, il a gémi et a dit : cela ne peut pas être, cela ressemble trop à la dérive des continents. »11

Elle ajoute une explication qui mérite d’être lue : à cette époque, croire à la dérive des continents était presque une forme d’hérésie scientifique. Presque tout le monde, aux États-Unis, la tenait pour impossible.12

Puis : « Bruce a d’abord écarté mon interprétation en la traitant de bavardage de fille. » Il lui ordonne de tout recalculer et de tout redessiner.13

Elle recommence. La vallée est toujours là.14

Cette citation est tirée d’un texte rédigé par Marie Tharp elle-même en 1999.

Ce qui va faire basculer la décision, c’est un croisement indépendant. Dans le même laboratoire, on cartographiait les épicentres de séismes sous-marins, pour un tout autre motif : le tracé des câbles de télécommunication transatlantiques. En superposant les deux cartes à la même échelle, les épicentres tombent à l’intérieur de l’entaille en V.15

Deux jeux de données rassemblés pour des raisons différentes, qui se recouvrent. Il fallut environ six mois pour que Heezen soit convaincu.16

Le sceptique qui a apporté la preuve

La suite est encore meilleure.

Au départ, Jacques Cousteau ne croyait pas à cette vallée. Il a pris la mer dans l’Atlantique, muni d’une caméra sous-marine, avec l’intention de montrer qu’elle n’existait pas.17

Les images ont montré les falaises de la vallée.

Il voulait réfuter ; il a confirmé. C’est ce qui peut arriver de mieux à une hypothèse : que quelqu’un qui souhaite sa chute aille vérifier lui-même, et rapporte le contraire.

Le moteur et les limites de plaques

Comment les plaques interagissent

La lithosphère terrestre est découpée en plaques rigides qui interagissent à leurs frontières selon trois dynamiques :

Type de limiteMouvementRésultat géologique
Divergente (ex. dorsale)Les plaques s’écartentCréation de croûte océanique (rift)
Convergente (ex. subduction)Les plaques se rapprochentUne plaque plonge sous l’autre ou forme des montagnes
Transformante (ex. faille)Les plaques glissent latéralementSéismes fréquents sans création/destruction de croûte

Qu’est-ce qui fait avancer les plaques ?

Longtemps, la théorie dominante supposait que les plaques étaient poussées par des courants de convection dans le manteau, comme des radeaux sur l’eau.

Cette explication a changé. Aujourd’hui, on sait que la force principale vient du bord des plaques elles-mêmes : là où une plaque océanique froide et dense plonge dans le manteau (subduction), son propre poids la tire vers le bas et entraîne l’ensemble de la plaque.18

Ce n’est pas une poussée par en dessous : c’est une traction par le bord.

À quelle vitesse bougent les continents ?

L’ordre de grandeur a été donné plus haut — quelques centimètres par an. Cumulé dans le temps, il donne ceci.

  • Sur 80 ans (l’échelle d’une vie) : quelques mètres — à cinq centimètres par an, environ quatre mètres.
  • Sur 1 million d’années : quelques dizaines de kilomètres.
  • Sur 100 millions d’années : formation ou fermeture d’un océan.19

Interactivité

À la vitesse des plaques

Les plaques ne vont pas vite : quelques centimètres par an. Mais elles ne s’arrêtent jamais.

La question

Quelques centimètres par an : de quoi ouvrir un océan ?

Un paysage islandais de plaine et de roches.
Þingvellir, en Islande : une vallée de rift qui marque la crête de la dorsale médio-atlantique, entre la plaque nord-américaine et la plaque eurasienne. Bryan Ledgard, CC BY 2.0, source

Sans JavaScript, voici les données de l’animation.

Trois vitesses
OùVitesseSource
Dorsale médio-atlantique (en moyenne)2,5 cm par an1
Plaque pacifique contre plaque nord-américaine (en moyenne)5 cm par an2
Les plus rapidesplus de 15 cm par an3
Deux repères de la fiche (valeurs calculées)
DuréeVitesseDistance
80 ans (une vie)5 cm par an4 m
1 million d’années2,5 cm par an25 km

Les distances sont calculées : la vitesse multipliée par la durée, comme si la plaque gardait toujours la même vitesse. Le dessin des plaques n’est pas à l’échelle.

À retenir Quelques centimètres par an, c’est invisible à l’échelle d’une vie. Sur des millions d’années, cela suffit à ouvrir un océan.

Crédits des photos 3
  • Le relief du fond de l’Atlantique Sud, entre l’Amérique du Sud et l’Afrique (NOAA). NOAA, Domaine public, source
  • La dislocation de la Pangée : les continents, d’abord réunis, se séparent jusqu’à leurs positions actuelles (service géologique des États-Unis, « This Dynamic Earth »). Jacquelyne Kious et Robert I. Tilling (USGS), Domaine public, source
  • Blue Marble: Next Generation, avec le relief des terres et des fonds marins, en projection équirectangulaire : carte produite par Reto Stöckli, NASA Earth Observatory (NASA Goddard Space Flight Center). Reto Stöckli, NASA Earth Observatory, retouchée par NordNordWest, Domaine public, source
Sources 4
  1. United States Geological Survey, This Dynamic Earth: The Story of Plate Tectonics, page « Understanding plate motions » (https://pubs.usgs.gov/gip/dynamic/understanding.html).

    The rate of spreading along the Mid-Atlantic Ridge averages about 2.5 centimeters per year (cm/yr), or 25 km in a million years.

    Traduction de la rédaction La vitesse d’expansion le long de la dorsale médio-atlantique est en moyenne d’environ 2,5 centimètres par an, soit 25 km en un million d’années.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  2. United States Geological Survey, This Dynamic Earth: The Story of Plate Tectonics, page « Understanding plate motions », passage sur la faille de San Andreas (https://pubs.usgs.gov/gip/dynamic/understanding.html).

    Along it, the Pacific Plate has been grinding horizontally past the North American Plate for 10 million years, at an average rate of about 5 cm/yr.

    Traduction de la rédaction Le long de celle-ci [la faille de San Andreas], la plaque pacifique frotte horizontalement contre la plaque nord-américaine depuis 10 millions d’années, à une vitesse moyenne d’environ 5 cm par an.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  3. United States Geological Survey, This Dynamic Earth: The Story of Plate Tectonics, page « Historical perspective », 1er paragraphe (https://pubs.usgs.gov/gip/dynamic/historical.html) […] page « Understanding plate motions », partie sur les frontières divergentes (https://pubs.usgs.gov/gip/dynamic/understanding.html).

    The theory of plate tectonics states that the Earth's outermost layer is fragmented into a dozen or more large and small plates that are moving relative to one another as they ride atop hotter, more mobile material. […] The rate of spreading along the Mid-Atlantic Ridge averages about 2.5 centimeters per year (cm/yr), or 25 km in a million years. […] The Arctic Ridge has the slowest rate (less than 2.5 cm/yr), and the East Pacific Rise near Easter Island, in the South Pacific about 3,400 km west of Chile, has the fastest rate (more than 15 cm/yr).

    Traduction de la rédaction La théorie de la tectonique des plaques affirme que la couche la plus externe de la Terre est fragmentée en une douzaine ou plus de grandes et petites plaques qui se déplacent les unes par rapport aux autres en reposant sur un matériau plus chaud et plus mobile. […] La vitesse d’expansion le long de la dorsale médio-atlantique est en moyenne d’environ 2,5 centimètres par an (cm/an), soit 25 km en un million d’années. […] La dorsale arctique a la vitesse la plus lente (moins de 2,5 cm/an), et la dorsale du Pacifique Est, près de l’île de Pâques, dans le Pacifique Sud à environ 3 400 km à l’ouest du Chili, a la plus rapide (plus de 15 cm/an).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  4. United States Geological Survey, This Dynamic Earth: The Story of Plate Tectonics, page « Understanding plate motions » (https://pubs.usgs.gov/gip/dynamic/understanding.html), paragraphes sur les types de limites.

    Divergent boundaries occur along spreading centers where plates are moving apart and new crust is created by magma pushing up from the mantle. […] Such destruction (recycling) of crust takes place along convergent boundaries where plates are moving toward each other, and sometimes one plate sinks (is subducted) under another. […] The zone between two plates sliding horizontally past one another is called a transform-fault boundary, or simply a transform boundary.

    Traduction de la rédaction Les limites divergentes se trouvent le long des centres d’expansion, où les plaques s’écartent et où une nouvelle croûte se forme grâce au magma qui remonte du manteau. […] Cette destruction (recyclage) de la croûte a lieu le long des limites convergentes, où les plaques se rapprochent, et parfois une plaque plonge (est subduite) sous une autre. […] La zone entre deux plaques qui glissent horizontalement l’une contre l’autre s’appelle une limite de faille transformante, ou simplement limite transformante.

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Le mot qui reste

Nous employons encore l’expression « dérive des continents ». Ce vocabulaire date de l’époque où l’on croyait que les masses continentales glissaient directement sur le fond océanique. L’explication a changé (ce sont des plaques globales qui se déplacent), mais le terme est resté.

Le crédit historique et la suite

Les premiers résultats sont présentés au milieu des années 1950. Conformément aux usages de l’époque, Bruce Heezen publie le travail en nom principal et en reçoit une part disproportionnée du crédit initial : le premier résumé publié ne mentionne pas Marie Tharp.20

En 1977, Tharp et Heezen publient la première carte mondiale synthétique du fond des océans, révélant une chaîne de montagnes sous-marine de plus de 60 000 km.21

Marie Tharp verra son rôle pleinement reconnu plus tard : elle reçoit la médaille Hubbard en 1978, et la Bibliothèque du Congrès la classe en 1997 parmi les cartographes les plus importants du XXᵉ siècle.22

Note 1

The theory of plate tectonics states that the Earth's outermost layer is fragmented into a dozen or more large and small plates that are moving relative to one another as they ride atop hotter, more mobile material. […] The rate of spreading along the Mid-Atlantic Ridge averages about 2.5 centimeters per year (cm/yr), or 25 km in a million years. […] The Arctic Ridge has the slowest rate (less than 2.5 cm/yr), and the East Pacific Rise near Easter Island, in the South Pacific about 3,400 km west of Chile, has the fastest rate (more than 15 cm/yr).

La théorie de la tectonique des plaques affirme que la couche la plus externe de la Terre est fragmentée en une douzaine ou plus de grandes et petites plaques qui se déplacent les unes par rapport aux autres en reposant sur un matériau plus chaud et plus mobile. […] La vitesse d’expansion le long de la dorsale médio-atlantique est en moyenne d’environ 2,5 centimètres par an (cm/an), soit 25 km en un million d’années. […] La dorsale arctique a la vitesse la plus lente (moins de 2,5 cm/an), et la dorsale du Pacifique Est, près de l’île de Pâques, dans le Pacifique Sud à environ 3 400 km à l’ouest du Chili, a la plus rapide (plus de 15 cm/an).

United States Geological Survey, This Dynamic Earth: The Story of Plate Tectonics

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Note 2

Divergent boundaries occur along spreading centers where plates are moving apart and new crust is created by magma pushing up from the mantle. […] Such destruction (recycling) of crust takes place along convergent boundaries where plates are moving toward each other, and sometimes one plate sinks (is subducted) under another. […] The zone between two plates sliding horizontally past one another is called a transform-fault boundary, or simply a transform boundary.

Les limites divergentes se trouvent le long des centres d’expansion, où les plaques s’écartent et où une nouvelle croûte se forme grâce au magma qui remonte du manteau. […] Cette destruction (recyclage) de la croûte a lieu le long des limites convergentes, où les plaques se rapprochent, et parfois une plaque plonge (est subduite) sous une autre. […] La zone entre deux plaques qui glissent horizontalement l’une contre l’autre s’appelle une limite de faille transformante, ou simplement limite transformante.

United States Geological Survey, This Dynamic Earth: The Story of Plate Tectonics

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Note 3

Aus diesen Widersprüchen gibt es nur einen Ausweg: wenn wir annehmen, daß die Kontinentalschollen nicht nur in vertikaler Richtung zu isostatischen Ausgleichsbewegungen befähigt sind, sondern auch zu Bewegungen in horizontaler Richtung. […] 1912 erfolgten die ersten beiden Veröffentlichungen der Verschiebungstheorie […], denen 1915 die ausführlichere Darstellung in der ersten Auflage dieser Arbeit folgte.

Il n’y a qu’une issue à ces contradictions : admettre que les blocs continentaux sont capables non seulement de mouvements de compensation isostatique dans le sens vertical, mais aussi de mouvements dans le sens horizontal. […] En 1912 parurent les deux premières publications de la théorie des translations, suivies en 1915 de l’exposé plus détaillé de la première édition de cet ouvrage.

Wegener, Alfred, Die Entstehung der Kontinente und Ozeane, 2ᵉ éd. entièrement remaniée, Vieweg, Brunswick, 1920

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Note 4

A fatal weakness in Wegener's theory was that it could not satisfactorily answer the most fundamental question raised by his critics: What kind of forces could be strong enough to move such large masses of solid rock over such great distances? […] Despite overwhelming criticism from most leading geologists, who regarded him as a mere meteorologist and outsider meddling in their field

Une faiblesse fatale de la théorie de Wegener était qu’elle ne pouvait pas répondre de façon satisfaisante à la question la plus fondamentale que posaient ses critiques : quelles forces pourraient être assez puissantes pour déplacer d’aussi grandes masses de roche solide sur d’aussi grandes distances ? […] Malgré les critiques écrasantes de la plupart des grands géologues, qui ne voyaient en lui qu’un simple météorologue et un intrus se mêlant de leur domaine

United States Geological Survey, This Dynamic Earth: The Story of Plate Tectonics

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Note 5

Challenging previous historical work on this episode, Naomi Oreskes shows that continental drift was not rejected for the lack of a causal mechanism, but because it seemed to conflict with the basic standards of practice in American geology.

Contestant les travaux historiques antérieurs sur cet épisode, Naomi Oreskes montre que la dérive des continents n’a pas été rejetée faute de mécanisme causal, mais parce qu’elle semblait contredire les normes de pratique fondamentales de la géologie américaine.

Oreskes, Naomi, The Rejection of Continental Drift: Theory and Method in American Earth Science, Oxford University Press, 1999

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Note 6

Still searching for something more challenging, I went to New York in 1948. […] Finally he blurted out, "Can you draft?" I had had a part-time drafting job at Michigan, so he hired me.

Toujours à la recherche de quelque chose de plus stimulant, je suis allée à New York en 1948. […] Finalement, il m’a lancé : « Vous savez dessiner ? » J’avais eu un emploi de dessinatrice à mi-temps au Michigan, alors il m’a embauchée.

Tharp, Marie, « Connect the Dots: Mapping the Seafloor and Discovering the Mid-ocean Ridge », dans Lippsett, Laurence

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Note 7

Heezen completed 33 cruises on the Vema without Tharp on board, because women were not allowed on the ship at the time. […] After 1965, when Tharp accompanied Heezen for the first time on Vema 34,

Heezen a effectué 33 campagnes sur le Vema sans Tharp à bord, car les femmes n’étaient pas admises sur le navire à l’époque. […] Après 1965, lorsque Tharp accompagna Heezen pour la première fois, sur Vema 34,

Evans, Rachel, « Plumbing Depths to Reach New Heights: Marie Tharp Explains Marine Geological Maps », Library of Congress Information Bulletin, vol. 61, n° 11, novembre 2002

She didn't set foot on a research cruise until 1968.

Elle n’a pas mis le pied sur une campagne de recherche avant 1968.

Université Columbia, Faculté des arts et des sciences, « 8 Surprising Facts About Marie Tharp »

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Note 8

In 1952, as Tharp was aligning six sounding profiles running across the Atlantic, she noticed that all of profiles showed a V-shaped notch at the center of the mid-ocean ridge.

En 1952, alors que Tharp alignait six profils de sondage traversant l’Atlantique, elle remarqua que tous présentaient une entaille en forme de V au centre de la dorsale médio-océanique.

Université Columbia, Faculté des arts et des sciences, « 8 Surprising Facts About Marie Tharp »

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Note 9

The individual mountains didn't match up, but the cleft did, especially in the three northernmost profiles.

Les montagnes, une à une, ne concordaient pas, mais l’entaille, si, surtout dans les trois profils les plus au nord.

Tharp, Marie, « Connect the Dots: Mapping the Seafloor and Discovering the Mid-ocean Ridge », dans Lippsett, Laurence (dir.), Lamont-Doherty Earth Observatory of Columbia: Twelve Perspectives on the First Fifty Years, 1999

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Note 10

She thought the notch must be a rift valley — a place where the seafloor was spreading apart,

Elle pensa que l’entaille devait être une vallée de rift — un endroit où le plancher océanique s’écartait,

Université Columbia, Faculté des arts et des sciences, « 8 Surprising Facts About Marie Tharp »

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Note 11

When I showed what I found to Bruce, he groaned and said, “It cannot be. It looks too much like continental drift.”

Quand j’ai montré ce que j’avais trouvé à Bruce, il a gémi et a dit : « Cela ne peut pas être. Cela ressemble trop à la dérive des continents. »

Tharp, Marie, « Connect the Dots: Mapping the Seafloor and Discovering the Mid-ocean Ridge », dans Lippsett, Laurence (dir.), Lamont-Doherty Earth Observatory of Columbia: Twelve Perspectives on the First Fifty Years, 1999

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Note 12

At the time, believing in the theory of continental drift was almost a form of scientific heresy. Almost everyone in the United States thought continental drift was impossible.

À l’époque, croire à la théorie de la dérive des continents était presque une forme d’hérésie scientifique. Presque tout le monde aux États-Unis pensait que la dérive des continents était impossible.

Tharp, Marie, « Connect the Dots: Mapping the Seafloor and Discovering the Mid-ocean Ridge », dans Lippsett, Laurence (dir.), Lamont-Doherty Earth Observatory of Columbia: Twelve Perspectives on the First Fifty Years, 1999

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Note 13

Bruce initially dismissed my interpretation of the profiles as 'girl talk.'

Bruce a d’abord rejeté mon interprétation des profils comme des « bavardages de fille ».

Tharp, Marie, « Connect the Dots: Mapping the Seafloor and Discovering the Mid-ocean Ridge », dans Lippsett, Laurence (dir.), Lamont-Doherty Earth Observatory of Columbia: Twelve Perspectives on the First Fifty Years, 1999

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Note 14

Only after she re-drew the profiles twice and showed him that the valley's pattern correlated with newly mapped earthquake epicenters in the North Atlantic did he accept the valley's existence—a correlation that also allowed Tharp to extend the rift valley out of the Atlantic and across the entire world.

C’est seulement après qu’elle eut redessiné les profils deux fois et lui eut montré que le tracé de la vallée correspondait aux épicentres de séismes récemment cartographiés dans l’Atlantique Nord qu’il accepta l’existence de la vallée — une correspondance qui permit aussi à Tharp de prolonger la vallée du rift hors de l’Atlantique et tout autour du monde.

Felt, Hali, « Marie Tharp, Plate Tectonics Pioneer », GSA Today, vol. 27, n° 6, juin 2017, p. 32

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Note 15

Meanwhile, Bruce began another project with Dr. Ewing to locate earthquake regions to avoid in the routing of transatlantic communications cables, assisted by Howard Foster. As Marie mapped the world’s seafloor, Howard sat nearby and mapped earthquake epicenters at the same scale.

Pendant ce temps, Bruce lança avec le Dr Ewing un autre projet, assisté de Howard Foster : repérer les zones sismiques à éviter dans le tracé des câbles de communication transatlantiques. Tandis que Marie cartographiait le fond des mers, Howard, assis non loin, cartographiait les épicentres des séismes à la même échelle.

EarthDate, « First Map of the Ocean Floor », épisode 286, Switch Energy Alliance, 19 octobre 2022

Of course, Beno Gutenberg and Charles Richter earlier had noticed that a belt of shallow earthquakes followed the ridge, but Bruce saw that the earthquakes fell within the rift valley.

Bien sûr, Beno Gutenberg et Charles Richter avaient déjà remarqué qu’une bande de séismes peu profonds suivait la dorsale, mais Bruce vit que les séismes tombaient dans la vallée de rift.

Tharp, Marie, « Connect the Dots: Mapping the Seafloor and Discovering the Mid-ocean Ridge », dans Lippsett, Laurence (dir.), Lamont-Doherty Earth Observatory of Columbia: Twelve Perspectives on the First Fifty Years, 1999

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Note 16

It took half a year until Heezen was convinced

Il fallut six mois pour que Heezen soit convaincu

Université Columbia, Faculté des arts et des sciences, « 8 Surprising Facts About Marie Tharp »

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Note 17

The famous ocean explorer Jacques Cousteau didn't believe the rift valley really existed. So he set sail into the Atlantic with an underwater camera rig, intending to prove Tharp and Heezen wrong. In his photos and videos, displayed to a large crowd at the First International Oceanographic Congress in 1959, “the great black cliffs of the rift valley, sprinkled with white glob ooze, loomed up through the blue-green water,”

Le célèbre explorateur des océans Jacques Cousteau ne croyait pas que la vallée de rift existait vraiment. Il prit donc la mer dans l’Atlantique avec un dispositif de caméra sous-marine, dans l’intention de prouver que Tharp et Heezen avaient tort. Sur ses photos et ses films, montrés à une large assistance au premier Congrès international d’océanographie en 1959, « les grandes falaises noires de la vallée de rift, saupoudrées de boue blanche à globigérines, se dressaient dans l’eau bleu-vert »

Université Columbia, Faculté des arts et des sciences, « 8 Surprising Facts About Marie Tharp »

Like most scientists, Jacques Cousteau at first didn't believe in the rift valley. He crossed the Atlantic Ocean in the Calypso, towing a movie camera on a sled near the seafloor. […] He took beautiful movies of big black cliffs in blue water, which he showed at the first International Ocean Congress in New York in 1959.

Comme la plupart des scientifiques, Jacques Cousteau ne croyait pas d’abord à la vallée du rift. Il a traversé l’océan Atlantique à bord de la Calypso, en remorquant une caméra sur un traîneau près du fond. […] Il a tourné de superbes images de grandes falaises noires dans l’eau bleue, qu’il a montrées au premier Congrès international d’océanographie, à New York, en 1959.

Tharp, Marie, « Connect the Dots: Mapping the Seafloor and Discovering the Mid-ocean Ridge », dans Lippsett, Laurence

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Note 18

The gravity-controlled sinking of a cold, denser oceanic slab into the subduction zone (called "slab pull") -- dragging the rest of the plate along with it -- is now considered to be the driving force of plate tectonics.

L’enfoncement, sous l’effet de la gravité, d’une plaque océanique froide et plus dense dans la zone de subduction (appelé « traction par la plaque plongeante ») – qui entraîne le reste de la plaque avec elle – est aujourd’hui considéré comme le moteur de la tectonique des plaques.

United States Geological Survey, This Dynamic Earth: The Story of Plate Tectonics

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Note 19

Along it, the Pacific Plate has been grinding horizontally past the North American Plate for 10 million years, at an average rate of about 5 cm/yr.

Le long de celle-ci [la faille de San Andreas], la plaque pacifique frotte horizontalement contre la plaque nord-américaine depuis 10 millions d’années, à une vitesse moyenne d’environ 5 cm par an.

United States Geological Survey, This Dynamic Earth: The Story of Plate Tectonics

The rate of spreading along the Mid-Atlantic Ridge averages about 2.5 centimeters per year (cm/yr), or 25 km in a million years.

La vitesse d’expansion le long de la dorsale médio-atlantique est en moyenne d’environ 2,5 centimètres par an, soit 25 km en un million d’années.

United States Geological Survey, This Dynamic Earth: The Story of Plate Tectonics

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Note 20

another three years after that until the findings were published as an abstract — without crediting Tharp

trois années de plus encore avant que les résultats soient publiés sous forme de résumé, sans mentionner Tharp

Université Columbia, Faculté des arts et des sciences, « 8 Surprising Facts About Marie Tharp »

In 1956, Ewing and Heezen showed the results of the Lamont work at an American Geophysical Union meeting in Toronto.

En 1956, Ewing et Heezen présentèrent les résultats des travaux de Lamont lors d’une réunion de l’American Geophysical Union à Toronto.

EarthDate, « First Map of the Ocean Floor », épisode 286, Switch Energy Alliance, 19 octobre 2022

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Note 21

Over the course of 20 years, Tharp continued her partnership with Heezen, mapping the ocean floor and incorporating new sources of data as they emerged. In 1977, the team commissioned Austrian painter Heinrich Berann — famous for his Alpine panoramas — to hand-paint the world ocean floor map, the first realistic depiction of complete ocean-floor bathymetry.

Pendant vingt ans, Tharp poursuivit sa collaboration avec Heezen, cartographiant le fond des océans et intégrant les nouvelles sources de données à mesure qu’elles apparaissaient. En 1977, l’équipe chargea le peintre autrichien Heinrich Berann — célèbre pour ses panoramas alpins — de peindre à la main la carte du fond des océans du monde, première représentation réaliste de la bathymétrie complète des fonds océaniques.

Snow, Meagan et Pastuch, Carissa, « The Woman Who Mapped the Ocean », Library of Congress Magazine, mars-avril 2026

Over the course of 20 years, Tharp continued her partnership with Heezen, mapping the ocean floor and incorporating new sources of data as they emerged. In 1977, the team commissioned Austrian painter Heinrich Berann — famous for his Alpine panoramas — to hand-paint the world ocean floor map, the first realistic depiction of complete ocean-floor bathymetry.

Pendant vingt ans, Tharp poursuivit sa collaboration avec Heezen, cartographiant le fond des océans et intégrant les nouvelles sources de données à mesure qu’elles apparaissaient. En 1977, l’équipe chargea le peintre autrichien Heinrich Berann — célèbre pour ses panoramas alpins — de peindre à la main la carte du fond des océans du monde, première représentation réaliste de la bathymétrie complète des fonds océaniques.

Snow, Meagan et Pastuch, Carissa, « The Woman Who Mapped the Ocean », Library of Congress Magazine, mars-avril 2026

The mountainous ridge was shown to run for 40,350 mi through the world’s oceans, like the stitching on a baseball. […] In the late 1960’s, she and Dr. Heezen collaborated with Austrian painter Heinrich Berann to produce colored physiographic maps of the Indian Ocean in 1967 and the world ocean in 1977.

On montra que la dorsale montagneuse courait sur 40 350 milles à travers les océans du monde, comme la couture d’une balle de base-ball. […] À la fin des années 1960, elle et le Dr Heezen collaborèrent avec le peintre autrichien Heinrich Berann pour produire des cartes physiographiques en couleurs de l’océan Indien en 1967 et de l’océan mondial en 1977.

EarthDate, « First Map of the Ocean Floor », épisode 286, Switch Energy Alliance, 19 octobre 2022

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Note 22

1978: Marie Tharp

1978 : Marie Tharp

National Geographic Society, « Awards », liste des lauréats de la médaille Hubbard (« Past Awardees »)

Tharp herself received an outstanding achievement award from the Society of Women Geographers in 1996, and the Library's Phillips Society honored her as one the 20th Century's Outstanding Cartographers in 1997.

Tharp elle-même a reçu en 1996 un prix d’accomplissement exceptionnel de la Society of Women Geographers, et la Phillips Society de la Bibliothèque a fait d’elle en 1997 l’une des cartographes remarquables du XXe siècle.

Evans, Rachel, « Plumbing Depths to Reach New Heights: Marie Tharp Explains Marine Geological Maps », Library of Congress Information Bulletin, vol. 61, n° 11, novembre 2002

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Notes et sources

  1. ↑

    Passage La surface de la Terre n’est pas une coque d’un seul tenant. Elle est fissurée en une quinzaine de grands morceaux […] Les plaques ne se déplacent pas vite : de moins de trois centimètres à plus de quinze centimètres par an selon l’endroit

    The theory of plate tectonics states that the Earth's outermost layer is fragmented into a dozen or more large and small plates that are moving relative to one another as they ride atop hotter, more mobile material. […] The rate of spreading along the Mid-Atlantic Ridge averages about 2.5 centimeters per year (cm/yr), or 25 km in a million years. […] The Arctic Ridge has the slowest rate (less than 2.5 cm/yr), and the East Pacific Rise near Easter Island, in the South Pacific about 3,400 km west of Chile, has the fastest rate (more than 15 cm/yr).

    Traduction de la rédaction La théorie de la tectonique des plaques affirme que la couche la plus externe de la Terre est fragmentée en une douzaine ou plus de grandes et petites plaques qui se déplacent les unes par rapport aux autres en reposant sur un matériau plus chaud et plus mobile. […] La vitesse d’expansion le long de la dorsale médio-atlantique est en moyenne d’environ 2,5 centimètres par an (cm/an), soit 25 km en un million d’années. […] La dorsale arctique a la vitesse la plus lente (moins de 2,5 cm/an), et la dorsale du Pacifique Est, près de l’île de Pâques, dans le Pacifique Sud à environ 3 400 km à l’ouest du Chili, a la plus rapide (plus de 15 cm/an).

    Source United States Geological Survey, This Dynamic Earth: The Story of Plate Tectonics, page « Historical perspective », 1er paragraphe (https://pubs.usgs.gov/gip/dynamic/historical.html) […] page « Understanding plate motions », partie sur les frontières divergentes (https://pubs.usgs.gov/gip/dynamic/understanding.html).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  2. ↑

    Passage Là où deux plaques s’écartent, du magma remonte […] Là où deux plaques se rencontrent, l’une plonge sous l’autre […] Là où deux plaques glissent l’une contre l’autre

    Divergent boundaries occur along spreading centers where plates are moving apart and new crust is created by magma pushing up from the mantle. […] Such destruction (recycling) of crust takes place along convergent boundaries where plates are moving toward each other, and sometimes one plate sinks (is subducted) under another. […] The zone between two plates sliding horizontally past one another is called a transform-fault boundary, or simply a transform boundary.

    Traduction de la rédaction Les limites divergentes se trouvent le long des centres d’expansion, où les plaques s’écartent et où une nouvelle croûte se forme grâce au magma qui remonte du manteau. […] Cette destruction (recyclage) de la croûte a lieu le long des limites convergentes, où les plaques se rapprochent, et parfois une plaque plonge (est subduite) sous une autre. […] La zone entre deux plaques qui glissent horizontalement l’une contre l’autre s’appelle une limite de faille transformante, ou simplement limite transformante.

    Source United States Geological Survey, This Dynamic Earth: The Story of Plate Tectonics, page « Understanding plate motions » (https://pubs.usgs.gov/gip/dynamic/understanding.html), paragraphes sur les types de limites.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  3. ↑

    Passage En 1912, Alfred Wegener propose que les continents se déplacent.

    Aus diesen Widersprüchen gibt es nur einen Ausweg: wenn wir annehmen, daß die Kontinentalschollen nicht nur in vertikaler Richtung zu isostatischen Ausgleichsbewegungen befähigt sind, sondern auch zu Bewegungen in horizontaler Richtung. […] 1912 erfolgten die ersten beiden Veröffentlichungen der Verschiebungstheorie […], denen 1915 die ausführlichere Darstellung in der ersten Auflage dieser Arbeit folgte.

    Traduction de la rédaction Il n’y a qu’une issue à ces contradictions : admettre que les blocs continentaux sont capables non seulement de mouvements de compensation isostatique dans le sens vertical, mais aussi de mouvements dans le sens horizontal. […] En 1912 parurent les deux premières publications de la théorie des translations, suivies en 1915 de l’exposé plus détaillé de la première édition de cet ouvrage.

    Source Wegener, Alfred, Die Entstehung der Kontinente und Ozeane, 2ᵉ éd. entièrement remaniée, Vieweg, Brunswick, 1920, chapitre 1, p. 10 et p. 13.

    Domaine public ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  4. ↑

    Passage Wegener ne parvenait pas à démontrer par quel mécanisme […] il était météorologue. On lui reprochait d’empiéter sur un domaine qui n’était pas le sien.

    A fatal weakness in Wegener's theory was that it could not satisfactorily answer the most fundamental question raised by his critics: What kind of forces could be strong enough to move such large masses of solid rock over such great distances? […] Despite overwhelming criticism from most leading geologists, who regarded him as a mere meteorologist and outsider meddling in their field

    Traduction de la rédaction Une faiblesse fatale de la théorie de Wegener était qu’elle ne pouvait pas répondre de façon satisfaisante à la question la plus fondamentale que posaient ses critiques : quelles forces pourraient être assez puissantes pour déplacer d’aussi grandes masses de roche solide sur d’aussi grandes distances ? […] Malgré les critiques écrasantes de la plupart des grands géologues, qui ne voyaient en lui qu’un simple météorologue et un intrus se mêlant de leur domaine

    Source United States Geological Survey, This Dynamic Earth: The Story of Plate Tectonics, section « Historical perspective » ; section « Alfred Lothar Wegener ».

    Accès libre ouvrir la source 1 ouvrir la source 2 · vérifié le 27 octobre 2026

  5. ↑

    Passage L’historienne Naomi Oreskes conteste toutefois ce récit pour les États-Unis : selon elle, la dérive n’y a pas été rejetée faute de mécanisme, mais parce qu’elle semblait heurter les normes de pratique de la géologie américaine.

    Challenging previous historical work on this episode, Naomi Oreskes shows that continental drift was not rejected for the lack of a causal mechanism, but because it seemed to conflict with the basic standards of practice in American geology.

    Traduction de la rédaction Contestant les travaux historiques antérieurs sur cet épisode, Naomi Oreskes montre que la dérive des continents n’a pas été rejetée faute de mécanisme causal, mais parce qu’elle semblait contredire les normes de pratique fondamentales de la géologie américaine.

    Source Oreskes, Naomi, The Rejection of Continental Drift: Theory and Method in American Earth Science, Oxford University Press, 1999, présentation de l’ouvrage, département d’histoire des sciences de l’université Harvard.

    En bibliothèque ; présentation en accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  6. ↑

    Passage Elle entre en 1948 à l’observatoire géologique Lamont, à l’université Columbia

    Still searching for something more challenging, I went to New York in 1948. […] Finally he blurted out, "Can you draft?" I had had a part-time drafting job at Michigan, so he hired me.

    Traduction de la rédaction Toujours à la recherche de quelque chose de plus stimulant, je suis allée à New York en 1948. […] Finalement, il m’a lancé : « Vous savez dessiner ? » J’avais eu un emploi de dessinatrice à mi-temps au Michigan, alors il m’a embauchée.

    Source Tharp, Marie, « Connect the Dots: Mapping the Seafloor and Discovering the Mid-ocean Ridge », dans Lippsett, Laurence, début du récit autobiographique (arrivée à New York et embauche par Maurice Ewing à Columbia).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  7. ↑

    Passage Parce qu’elle était une femme, elle n’avait pas le droit d’embarquer sur les navires de recherche. Elle n’embarquera pour la première fois qu’en 1965 ou en 1968, selon les sources.

    Heezen completed 33 cruises on the Vema without Tharp on board, because women were not allowed on the ship at the time. […] After 1965, when Tharp accompanied Heezen for the first time on Vema 34,

    Traduction de la rédaction Heezen a effectué 33 campagnes sur le Vema sans Tharp à bord, car les femmes n’étaient pas admises sur le navire à l’époque. […] Après 1965, lorsque Tharp accompagna Heezen pour la première fois, sur Vema 34,

    Source Evans, Rachel, « Plumbing Depths to Reach New Heights: Marie Tharp Explains Marine Geological Maps », Library of Congress Information Bulletin, vol. 61, n° 11, novembre 2002, corps de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage Elle n’embarquera pour la première fois qu’en 1965 ou en 1968, selon les sources.

    She didn't set foot on a research cruise until 1968.

    Traduction de la rédaction Elle n’a pas mis le pied sur une campagne de recherche avant 1968.

    Source Université Columbia, Faculté des arts et des sciences, « 8 Surprising Facts About Marie Tharp », corps de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  8. ↑

    Passage En alignant six profils du fond de l’Atlantique Nord

    In 1952, as Tharp was aligning six sounding profiles running across the Atlantic, she noticed that all of profiles showed a V-shaped notch at the center of the mid-ocean ridge.

    Traduction de la rédaction En 1952, alors que Tharp alignait six profils de sondage traversant l’Atlantique, elle remarqua que tous présentaient une entaille en forme de V au centre de la dorsale médio-océanique.

    Source Université Columbia, Faculté des arts et des sciences, « 8 Surprising Facts About Marie Tharp », point 3 de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  9. ↑

    Passage les montagnes, elles, ne se correspondaient pas d’un profil à l’autre. Seule l’entaille coïncidait — surtout dans les trois profils les plus au nord.

    The individual mountains didn't match up, but the cleft did, especially in the three northernmost profiles.

    Traduction de la rédaction Les montagnes, une à une, ne concordaient pas, mais l’entaille, si, surtout dans les trois profils les plus au nord.

    Source Tharp, Marie, « Connect the Dots: Mapping the Seafloor and Discovering the Mid-ocean Ridge », dans Lippsett, Laurence (dir.), Lamont-Doherty Earth Observatory of Columbia: Twelve Perspectives on the First Fifty Years, 1999, citation de Marie Tharp.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  10. ↑

    Passage Elle y reconnaît une vallée de rift […] le plancher océanique s’écarte

    She thought the notch must be a rift valley — a place where the seafloor was spreading apart,

    Traduction de la rédaction Elle pensa que l’entaille devait être une vallée de rift — un endroit où le plancher océanique s’écartait,

    Source Université Columbia, Faculté des arts et des sciences, « 8 Surprising Facts About Marie Tharp », point 3 de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  11. ↑

    Passage Quand je lui ai montré ce que j’avais trouvé, il a gémi et a dit : cela ne peut pas être, cela ressemble trop à la dérive des continents.

    When I showed what I found to Bruce, he groaned and said, “It cannot be. It looks too much like continental drift.”

    Traduction de la rédaction Quand j’ai montré ce que j’avais trouvé à Bruce, il a gémi et a dit : « Cela ne peut pas être. Cela ressemble trop à la dérive des continents. »

    Source Tharp, Marie, « Connect the Dots: Mapping the Seafloor and Discovering the Mid-ocean Ridge », dans Lippsett, Laurence (dir.), Lamont-Doherty Earth Observatory of Columbia: Twelve Perspectives on the First Fifty Years, 1999, récit de Marie Tharp.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  12. ↑

    Passage à cette époque, croire à la dérive des continents était presque une forme d’hérésie scientifique. Presque tout le monde, aux États-Unis, la tenait pour impossible.

    At the time, believing in the theory of continental drift was almost a form of scientific heresy. Almost everyone in the United States thought continental drift was impossible.

    Traduction de la rédaction À l’époque, croire à la théorie de la dérive des continents était presque une forme d’hérésie scientifique. Presque tout le monde aux États-Unis pensait que la dérive des continents était impossible.

    Source Tharp, Marie, « Connect the Dots: Mapping the Seafloor and Discovering the Mid-ocean Ridge », dans Lippsett, Laurence (dir.), Lamont-Doherty Earth Observatory of Columbia: Twelve Perspectives on the First Fifty Years, 1999, récit de Marie Tharp.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  13. ↑

    Passage Bruce a d’abord écarté mon interprétation en la traitant de bavardage de fille.

    Bruce initially dismissed my interpretation of the profiles as 'girl talk.'

    Traduction de la rédaction Bruce a d’abord rejeté mon interprétation des profils comme des « bavardages de fille ».

    Source Tharp, Marie, « Connect the Dots: Mapping the Seafloor and Discovering the Mid-ocean Ridge », dans Lippsett, Laurence (dir.), Lamont-Doherty Earth Observatory of Columbia: Twelve Perspectives on the First Fifty Years, 1999, récit de Marie Tharp.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  14. ↑

    Passage Elle recommence. La vallée est toujours là.

    Only after she re-drew the profiles twice and showed him that the valley's pattern correlated with newly mapped earthquake epicenters in the North Atlantic did he accept the valley's existence—a correlation that also allowed Tharp to extend the rift valley out of the Atlantic and across the entire world.

    Traduction de la rédaction C’est seulement après qu’elle eut redessiné les profils deux fois et lui eut montré que le tracé de la vallée correspondait aux épicentres de séismes récemment cartographiés dans l’Atlantique Nord qu’il accepta l’existence de la vallée — une correspondance qui permit aussi à Tharp de prolonger la vallée du rift hors de l’Atlantique et tout autour du monde.

    Source Felt, Hali, « Marie Tharp, Plate Tectonics Pioneer », GSA Today, vol. 27, n° 6, juin 2017, p. 32, p. 33, section « Discoveries and Impact », 2e paragraphe.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  15. ↑

    Passage on cartographiait les épicentres de séismes sous-marins, pour un tout autre motif : le tracé des câbles de télécommunication transatlantiques

    Meanwhile, Bruce began another project with Dr. Ewing to locate earthquake regions to avoid in the routing of transatlantic communications cables, assisted by Howard Foster. As Marie mapped the world’s seafloor, Howard sat nearby and mapped earthquake epicenters at the same scale.

    Traduction de la rédaction Pendant ce temps, Bruce lança avec le Dr Ewing un autre projet, assisté de Howard Foster : repérer les zones sismiques à éviter dans le tracé des câbles de communication transatlantiques. Tandis que Marie cartographiait le fond des mers, Howard, assis non loin, cartographiait les épicentres des séismes à la même échelle.

    Source EarthDate, « First Map of the Ocean Floor », épisode 286, Switch Energy Alliance, 19 octobre 2022, texte « Background » de l’épisode, point et sous-point sur le projet de Heezen et Ewing.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage les épicentres tombent à l’intérieur de l’entaille en V

    Of course, Beno Gutenberg and Charles Richter earlier had noticed that a belt of shallow earthquakes followed the ridge, but Bruce saw that the earthquakes fell within the rift valley.

    Traduction de la rédaction Bien sûr, Beno Gutenberg et Charles Richter avaient déjà remarqué qu’une bande de séismes peu profonds suivait la dorsale, mais Bruce vit que les séismes tombaient dans la vallée de rift.

    Source Tharp, Marie, « Connect the Dots: Mapping the Seafloor and Discovering the Mid-ocean Ridge », dans Lippsett, Laurence (dir.), Lamont-Doherty Earth Observatory of Columbia: Twelve Perspectives on the First Fifty Years, 1999, récit de Marie Tharp.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  16. ↑

    Passage Il fallut environ six mois pour que Heezen soit convaincu.

    It took half a year until Heezen was convinced

    Traduction de la rédaction Il fallut six mois pour que Heezen soit convaincu

    Source Université Columbia, Faculté des arts et des sciences, « 8 Surprising Facts About Marie Tharp », point 3 de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  17. ↑

    Passage Jacques Cousteau ne croyait pas à cette vallée. Il a pris la mer dans l’Atlantique, muni d’une caméra sous-marine, avec l’intention de montrer qu’elle n’existait pas. […] Les images ont montré les falaises de la vallée.

    The famous ocean explorer Jacques Cousteau didn't believe the rift valley really existed. So he set sail into the Atlantic with an underwater camera rig, intending to prove Tharp and Heezen wrong. In his photos and videos, displayed to a large crowd at the First International Oceanographic Congress in 1959, “the great black cliffs of the rift valley, sprinkled with white glob ooze, loomed up through the blue-green water,”

    Traduction de la rédaction Le célèbre explorateur des océans Jacques Cousteau ne croyait pas que la vallée de rift existait vraiment. Il prit donc la mer dans l’Atlantique avec un dispositif de caméra sous-marine, dans l’intention de prouver que Tharp et Heezen avaient tort. Sur ses photos et ses films, montrés à une large assistance au premier Congrès international d’océanographie en 1959, « les grandes falaises noires de la vallée de rift, saupoudrées de boue blanche à globigérines, se dressaient dans l’eau bleu-vert »

    Source Université Columbia, Faculté des arts et des sciences, « 8 Surprising Facts About Marie Tharp », point 4 de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage Au départ, Jacques Cousteau ne croyait pas à cette vallée

    Like most scientists, Jacques Cousteau at first didn't believe in the rift valley. He crossed the Atlantic Ocean in the Calypso, towing a movie camera on a sled near the seafloor. […] He took beautiful movies of big black cliffs in blue water, which he showed at the first International Ocean Congress in New York in 1959.

    Traduction de la rédaction Comme la plupart des scientifiques, Jacques Cousteau ne croyait pas d’abord à la vallée du rift. Il a traversé l’océan Atlantique à bord de la Calypso, en remorquant une caméra sur un traîneau près du fond. […] Il a tourné de superbes images de grandes falaises noires dans l’eau bleue, qu’il a montrées au premier Congrès international d’océanographie, à New York, en 1959.

    Source Tharp, Marie, « Connect the Dots: Mapping the Seafloor and Discovering the Mid-ocean Ridge », dans Lippsett, Laurence, passage sur la confirmation de la vallée du rift (épisode Cousteau).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  18. ↑

    Passage son propre poids la tire vers le bas et entraîne l’ensemble de la plaque […] c’est une traction par le bord

    The gravity-controlled sinking of a cold, denser oceanic slab into the subduction zone (called "slab pull") -- dragging the rest of the plate along with it -- is now considered to be the driving force of plate tectonics.

    Traduction de la rédaction L’enfoncement, sous l’effet de la gravité, d’une plaque océanique froide et plus dense dans la zone de subduction (appelé « traction par la plaque plongeante ») – qui entraîne le reste de la plaque avec elle – est aujourd’hui considéré comme le moteur de la tectonique des plaques.

    Source United States Geological Survey, This Dynamic Earth: The Story of Plate Tectonics, page « Some unanswered questions », section « What drives the plates? » (https://pubs.usgs.gov/gip/dynamic/unanswered.html).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  19. ↑

    Passage Sur 80 ans […] à cinq centimètres par an, environ quatre mètres

    Along it, the Pacific Plate has been grinding horizontally past the North American Plate for 10 million years, at an average rate of about 5 cm/yr.

    Traduction de la rédaction Le long de celle-ci [la faille de San Andreas], la plaque pacifique frotte horizontalement contre la plaque nord-américaine depuis 10 millions d’années, à une vitesse moyenne d’environ 5 cm par an.

    Source United States Geological Survey, This Dynamic Earth: The Story of Plate Tectonics, page « Understanding plate motions », passage sur la faille de San Andreas (https://pubs.usgs.gov/gip/dynamic/understanding.html).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

    Passage Sur 1 million d’années : quelques dizaines de kilomètres.

    The rate of spreading along the Mid-Atlantic Ridge averages about 2.5 centimeters per year (cm/yr), or 25 km in a million years.

    Traduction de la rédaction La vitesse d’expansion le long de la dorsale médio-atlantique est en moyenne d’environ 2,5 centimètres par an, soit 25 km en un million d’années.

    Source United States Geological Survey, This Dynamic Earth: The Story of Plate Tectonics, page « Understanding plate motions » (https://pubs.usgs.gov/gip/dynamic/understanding.html).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  20. ↑

    Passage le premier résumé publié ne mentionne pas Marie Tharp

    another three years after that until the findings were published as an abstract — without crediting Tharp

    Traduction de la rédaction trois années de plus encore avant que les résultats soient publiés sous forme de résumé, sans mentionner Tharp

    Source Université Columbia, Faculté des arts et des sciences, « 8 Surprising Facts About Marie Tharp », point 3 de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage Les premiers résultats sont présentés au milieu des années 1950.

    In 1956, Ewing and Heezen showed the results of the Lamont work at an American Geophysical Union meeting in Toronto.

    Traduction de la rédaction En 1956, Ewing et Heezen présentèrent les résultats des travaux de Lamont lors d’une réunion de l’American Geophysical Union à Toronto.

    Source EarthDate, « First Map of the Ocean Floor », épisode 286, Switch Energy Alliance, 19 octobre 2022, texte « Background » de l’épisode, sous-point du point « Faced with this corroborating data, in 1953… ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  21. ↑

    Passage En 1977, Tharp et Heezen publient la première carte mondiale synthétique du fond des océans

    Over the course of 20 years, Tharp continued her partnership with Heezen, mapping the ocean floor and incorporating new sources of data as they emerged. In 1977, the team commissioned Austrian painter Heinrich Berann — famous for his Alpine panoramas — to hand-paint the world ocean floor map, the first realistic depiction of complete ocean-floor bathymetry.

    Traduction de la rédaction Pendant vingt ans, Tharp poursuivit sa collaboration avec Heezen, cartographiant le fond des océans et intégrant les nouvelles sources de données à mesure qu’elles apparaissaient. En 1977, l’équipe chargea le peintre autrichien Heinrich Berann — célèbre pour ses panoramas alpins — de peindre à la main la carte du fond des océans du monde, première représentation réaliste de la bathymétrie complète des fonds océaniques.

    Source Snow, Meagan et Pastuch, Carissa, « The Woman Who Mapped the Ocean », Library of Congress Magazine, mars-avril 2026, 11ᵉ paragraphe de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage En 1977, Tharp et Heezen publient la première carte mondiale synthétique du fond des océans

    Over the course of 20 years, Tharp continued her partnership with Heezen, mapping the ocean floor and incorporating new sources of data as they emerged. In 1977, the team commissioned Austrian painter Heinrich Berann — famous for his Alpine panoramas — to hand-paint the world ocean floor map, the first realistic depiction of complete ocean-floor bathymetry.

    Traduction de la rédaction Pendant vingt ans, Tharp poursuivit sa collaboration avec Heezen, cartographiant le fond des océans et intégrant les nouvelles sources de données à mesure qu’elles apparaissaient. En 1977, l’équipe chargea le peintre autrichien Heinrich Berann — célèbre pour ses panoramas alpins — de peindre à la main la carte du fond des océans du monde, première représentation réaliste de la bathymétrie complète des fonds océaniques.

    Source Snow, Meagan et Pastuch, Carissa, « The Woman Who Mapped the Ocean », Library of Congress Magazine, mars-avril 2026, 11ᵉ paragraphe de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage En 1977, Tharp et Heezen publient […] révélant une chaîne de montagnes sous-marine de plus de 60 000 km.

    The mountainous ridge was shown to run for 40,350 mi through the world’s oceans, like the stitching on a baseball. […] In the late 1960’s, she and Dr. Heezen collaborated with Austrian painter Heinrich Berann to produce colored physiographic maps of the Indian Ocean in 1967 and the world ocean in 1977.

    Traduction de la rédaction On montra que la dorsale montagneuse courait sur 40 350 milles à travers les océans du monde, comme la couture d’une balle de base-ball. […] À la fin des années 1960, elle et le Dr Heezen collaborèrent avec le peintre autrichien Heinrich Berann pour produire des cartes physiographiques en couleurs de l’océan Indien en 1967 et de l’océan mondial en 1977.

    Source EarthDate, « First Map of the Ocean Floor », épisode 286, Switch Energy Alliance, 19 octobre 2022, texte « Background » de l’épisode, 5ᵉ sous-point du point « Meanwhile, Bruce began another project… » ; 3ᵉ sous-point du point « Marie translated the numerical details of the profiles… ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  22. ↑

    Passage elle reçoit la médaille Hubbard en 1978

    1978: Marie Tharp

    Traduction de la rédaction 1978 : Marie Tharp

    Source National Geographic Society, « Awards », liste des lauréats de la médaille Hubbard (« Past Awardees »), section Hubbard Medal, liste « Past Awardees ».

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    Passage la Bibliothèque du Congrès la classe en 1997 parmi les cartographes les plus importants du XXᵉ siècle

    Tharp herself received an outstanding achievement award from the Society of Women Geographers in 1996, and the Library's Phillips Society honored her as one the 20th Century's Outstanding Cartographers in 1997.

    Traduction de la rédaction Tharp elle-même a reçu en 1996 un prix d’accomplissement exceptionnel de la Society of Women Geographers, et la Phillips Society de la Bibliothèque a fait d’elle en 1997 l’une des cartographes remarquables du XXe siècle.

    Source Evans, Rachel, « Plumbing Depths to Reach New Heights: Marie Tharp Explains Marine Geological Maps », Library of Congress Information Bulletin, vol. 61, n° 11, novembre 2002, 14e paragraphe de l’article (passage sur les distinctions).

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Références bibliographiques

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  • Doel, Ronald E., Levin, Tanya J. et Marker, Mason K., « Extending Modern Cartography to the Ocean Depths: Military Patronage, Cold War Priorities, and the Heezen-Tharp Mapping Project, 1952-1959 », Journal of Historical Geography, vol. 32, 2006, p. 605-626, accès payant (le contexte militaire et le croisement avec les cartes sismiques établies pour les câbles).
  • EarthDate, « First Map of the Ocean Floor », épisode 286, Switch Energy Alliance, 19 octobre 2022, en accès libre (les zones sismiques à éviter pour le tracé des câbles transatlantiques ; les épicentres cartographiés par Howard Foster à la même échelle que les profils de Marie Tharp ; les résultats présentés en 1956 à Toronto ; la carte mondiale peinte par Berann, publiée en 1977, et la dorsale longue de 40 350 milles). https://www.earthdate.org/episodes/first-map-of-the-ocean-floor
  • Evans, Rachel, « Plumbing Depths to Reach New Heights: Marie Tharp Explains Marine Geological Maps », Library of Congress Information Bulletin, vol. 61, n° 11, novembre 2002, en accès libre (le classement de 1997 parmi les grands cartographes du siècle ; les femmes interdites à bord du Vema ; un premier embarquement daté de 1965). https://www.loc.gov/loc/lcib/0211/tharp.html
  • Felt, Hali, Soundings: The Story of the Remarkable Woman Who Mapped the Ocean Floor, Henry Holt, 2012, en bibliothèque (biographie détaillée ; les conditions de travail).
  • Felt, Hali, « Marie Tharp, Plate Tectonics Pioneer », GSA Today, vol. 27, n° 6, juin 2017, p. 32, en accès libre (les profils redessinés deux fois avant que Heezen admette l’existence de la vallée). https://rock.geosociety.org/net/gsatoday/archive/27/6/pdf/i1052-5173-27-6-32.pdf
  • Heezen, Bruce C. et Tharp, Marie, World Ocean Floor Panorama, carte, 1977, en bibliothèque (la première carte mondiale synthétique).
  • Heezen, Bruce C., Tharp, Marie et Ewing, Maurice, The Floors of the Oceans: I. The North Atlantic, Geological Society of America, 1959, en bibliothèque (la première publication d’ensemble).
  • National Geographic Society, « Awards », liste des lauréats de la médaille Hubbard (« Past Awardees »), en accès libre (la médaille Hubbard attribuée à Marie Tharp en 1978, avec Bruce Heezen et James E. Webb). https://www.nationalgeographic.org/society/awards
  • Oreskes, Naomi, The Rejection of Continental Drift: Theory and Method in American Earth Science, Oxford University Press, 1999, en bibliothèque (sa thèse : aux États-Unis, la dérive n’a pas été rejetée faute de mécanisme, mais parce qu’elle semblait contredire les normes de pratique de la géologie américaine). https://histsci.fas.harvard.edu/publications/rejection-continental-drift-theory-and-method-american-earth-science
  • Snow, Meagan et Pastuch, Carissa, « The Woman Who Mapped the Ocean », Library of Congress Magazine, mars-avril 2026, en accès libre (le projet des Bell Laboratories et la carte des épicentres dressée par Heezen et Howard Foster ; la carte mondiale du fond des océans peinte par Berann en 1977, « première représentation réaliste » de toute la bathymétrie océanique). https://lcm.loc.gov/?p=13638
  • Tharp, Marie, « Connect the Dots: Mapping the Seafloor and Discovering the Mid-ocean Ridge », dans Lippsett, Laurence (dir.), Lamont-Doherty Earth Observatory of Columbia: Twelve Perspectives on the First Fifty Years, 1999, en accès libre (les six profils et la seule entaille qui coïncide ; la réaction de Heezen et le bavardage de fille ; la dérive tenue pour une hérésie ; les épicentres dans la vallée ; l’épisode de Cousteau). https://www.whoi.edu/news-insights/content/marie-tharp/
  • United States Geological Survey, This Dynamic Earth: The Story of Plate Tectonics, en accès libre (le découpage de la lithosphère, les vitesses mesurées, les trois types de limites, la traction par le bord plongeant ; la question des forces à laquelle Wegener ne savait pas répondre, et le « simple météorologue » tenu pour un intrus par les géologues). https://pubs.usgs.gov/gip/dynamic/inside.html
  • Université Columbia, Faculté des arts et des sciences, « 8 Surprising Facts About Marie Tharp », en accès libre (les six profils, le délai avant publication, le premier résumé sans son nom, l’expédition de Cousteau, montrée en 1959 ; une première campagne en mer datée de 1968). https://science.fas.columbia.edu/news/8-surprising-facts-about-marie-tharp-mapmaker-extraordinaire
  • Wegener, Alfred, Die Entstehung der Kontinente und Ozeane, 2ᵉ éd. entièrement remaniée, Vieweg, Brunswick, 1920, domaine public (la thèse des déplacements horizontaux des continents ; les deux premières publications en 1912). https://www.gutenberg.org/ebooks/45460
  • Wegener, Alfred, Die Entstehung der Kontinente und Ozeane, Vieweg, 1915, domaine public (la thèse d’origine).

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