Terre et climat 7.9

La météo et les phénomènes extrêmes

Le saviez-vous ?

Pendant longtemps, la seule réponse honnête à « cette canicule est-elle due au changement climatique ? » était : on ne peut rien dire d’un événement isolé.

Peinture d'un bureau en bois près d'une fenêtre : deux globes terrestres sous des cloches de verre, l'un sous un ciel bleu, l'autre sous un ciel rouge, avec un baromètre, deux dés, un carnet ouvert sur un graphique en barres, un crayon et une tasse de thé.
Deux Terres sous cloche, l’une plus rouge que l’autre, le monde tel qu’il est et le monde sans réchauffement, que la science de l’attribution compare ; les dés rappellent qu’on parle de probabilités. Illustration Erosophia, réalisée avec l'aide d'une IA

Pendant longtemps, la seule réponse honnête à « cette canicule est-elle due au changement climatique ? » était : on ne peut rien dire d’un événement isolé.

Ce n’est plus vrai. La façon dont cela a changé mérite d’être racontée.

Ce qui fait le temps qu’il fait

Toute la météo vient d’une seule cause : le Soleil ne chauffe pas la Terre uniformément. Les régions équatoriales reçoivent une lumière presque verticale, les pôles une lumière rasante. L’air chaud est plus léger, il monte ; l’air froid, plus lourd, descend et vient prendre sa place. Ce déséquilibre permanent met l’atmosphère en mouvement, et ce mouvement est le temps qu’il fait.

Le vent, c’est de l’air qui va d’une zone de haute pression vers une zone de basse pression. Plus l’écart entre les deux est grand, plus il souffle fort. C’est la raison pour laquelle les bulletins montrent des cartes de pression : elles indiquent où l’air va se diriger.

Les nuages et la pluie viennent de l’eau que l’air transporte. L’air chaud peut contenir beaucoup de vapeur d’eau, l’air froid beaucoup moins. Quand une masse d’air monte, elle se refroidit ; à un certain point elle ne peut plus retenir toute sa vapeur, qui se condense en gouttelettes : c’est un nuage. Si les gouttelettes grossissent assez, elles tombent.

Cela suffit à expliquer les phénomènes violents, qui ne sont pas des exceptions mais des cas extrêmes des mêmes mécanismes.

  • Un orage naît d’une ascendance très rapide d’air chaud et humide. Les courants violents à l’intérieur du nuage frottent les uns contre les autres cristaux de glace et gouttelettes d’eau, ce qui sépare les charges électriques — les positives vers le haut, les négatives vers le bas ; quand l’écart devient trop grand, il se décharge d’un coup — l’éclair. Le tonnerre est le bruit de l’air brutalement dilaté sur son passage.
  • Un cyclone — appelé ouragan dans l’Atlantique, typhon dans le Pacifique — se forme au-dessus d’une mer chaude, à plus de 26 °C — et cette chaleur doit descendre à une cinquantaine de mètres de profondeur, sans quoi le brassage des vagues refroidit trop vite la surface. L’air chaud qui monte de la mer alimente une spirale d’air ascendant qui s’auto-entretient tant qu’elle reste au-dessus de l’eau chaude, et qui s’épuise sur la terre ferme, faute de carburant.
  • Une canicule est le contraire d’un mouvement : une masse d’air chaud immobilisée par une configuration de pressions qui l’empêche de circuler. Rien ne se passe, et c’est précisément le problème.1

Météo et climat ne sont pas la même chose

La météo, c’est le temps qu’il fait à un endroit donné, un jour donné. Le climat, c’est la statistique de ce temps sur des décennies. L’une se prévoit à quelques jours, l’autre se projette sur des siècles — et les deux exercices n’ont ni les mêmes méthodes ni les mêmes limites.

C’est de la frontière entre ces deux notions que traite le reste de cette page. Longtemps, on a jugé impossible de rattacher un événement précis — cette canicule-ci, cette inondation-là — à une évolution du climat. Ce qui a changé n’est pas le climat : c’est ce qu’on sait calculer.

Pourquoi c’était une bonne réponse

Un événement est un cas unique. Il a eu lieu une fois, à un endroit précis, à une date donnée.

On ne peut pas le rejouer. On ne peut pas comparer la réalité observée avec un monde parallèle où le climat n’aurait pas été altéré par l’activité humaine — ce monde-là n’existe pas dans l’observation directe.

Dire « on ne peut rien conclure » n’était donc pas de la prudence excessive. C’était exact.

Ce n’est d’ailleurs pas nous qui le disons. Les auteurs de l’article fondateur de cette discipline l’écrivent eux-mêmes, dès leur résumé :

C’est une question mal posée que de demander si cette canicule a été « causée », au sens simple et direct, par un changement des influences extérieures sur le climat — parce que presque n’importe quel événement de ce genre aurait pu survenir par hasard dans un climat non modifié.2

La nuance est importante : ils ne disent pas que la réponse est difficile. Ils disent que la question est mal construite. C’est en la reformulant qu’ils ont pu avancer.

Ce qui a changé : la science de l’attribution

Des méthodes scientifiques robustes ont été développées pour répondre sous un autre angle. On appelle aujourd’hui cette discipline la science de l’attribution des événements extrêmes.

En 2021, le GIEC tient son résultat d’ensemble pour établi : le changement climatique d’origine humaine est le principal moteur de l’augmentation de l’intensité et de la fréquence des chaleurs extrêmes.3

Le déplacement est celui-ci : on renonce à demander si l’événement a été causé, et il est possible d’estimer de combien les activités humaines ont accru le risque qu’un tel événement se produise.4

Elles ne donnent donc pas une réponse binaire (oui ou non). Elles mesurent une variation de fréquence et d’intensité : de combien un événement de ce type est devenu plus probable, ou plus intense, à cause des émissions anthropiques.

Le principe : on simule sur supercalculateurs un très grand nombre de fois le climat actuel (avec le réchauffement observé), puis un très grand nombre de fois un climat « naturel » (sans les émissions humaines de gaz à effet de serre). On compare ensuite à quelle fréquence un événement d’une telle ampleur apparaît dans l’un et dans l’autre.5

Le premier cas traité ainsi

L’article de 2004 portait sur la canicule européenne de l’été précédent.6

Comment définir l’événement sans biaiser le résultat ? Les auteurs ont choisi un seuil de température moyenne estivale sur une grande région du continent — un seuil franchi en 2003, et en aucune autre année depuis le début des relevés, en 1851.7

Le soin est notable : le seuil n’est pas choisi après coup pour arranger le résultat. Il est défini par un fait unique dans cent cinquante ans d’archives.

Leur conclusion : il est très probable — avec plus de 90 % de confiance — que l’influence humaine ait au moins doublé le risque d’une canicule dépassant ce seuil.8

L’expression « au moins » est essentielle. Ce n’est pas une estimation moyenne : c’est une borne inférieure. Les auteurs affirment que le facteur est d’au minimum deux, sans prétendre savoir de combien il le dépasse.

Une science prudente ne donne pas toujours un chiffre central. Parfois elle donne un plancher, et c’est déjà beaucoup.

« 40 % de risque de pluie » : ce que cela signifie

Posée autour de soi, la question reçoit au moins trois réponses différentes, toutes fausses :

  • Ce n’est pas : il pleuvra sur 40 % de la région.
  • Ce n’est pas : il pleuvra pendant 40 % de la journée.
  • Ce n’est pas : 40 % des météorologues pensent qu’il pleuvra.

La vraie définition

En météorologie, l’indice exprimé est la Probabilité de Précipitation (Probability of Precipitation, PoP). C’est un produit de deux facteurs :

PoP = C × A

  • C = La certitude du prévisionniste qu’il pleuvra quelque part dans la zone.
  • A = La fraction moyenne de la zone qui serait arrosée en cas de pluie.9

S’il est certain à 100 % (C = 1,0) qu’il pleuvra sur 40 % de la zone (A = 0,40) : 40 %.
S’il est certain à 40 % (C = 0,40) qu’il pleuvra sur toute la zone (A = 1,0) : 40 % aussi.

Le même chiffre recouvre deux situations très différentes. C’est pour cela qu’il est si mal compris : il ne décrit pas une mesure spatiale simple, mais la combinaison d’une incertitude et d’une couverture géographique.

La bonne façon de le dire

La reformulation rigoureuse est la suivante :

« S’il y avait dix jours présentant exactement ces conditions atmosphériques, il pleuvrait à cet endroit dans quatre cas sur dix. »

Elle est plus longue, mais exacte.

Le vrai problème : le test d’un cas unique

Une prévision probabiliste unique ne peut être ni confirmée ni démentie par un fait isolé.

S’il annonce 40 % et qu’il pleut, il n’a pas eu tort. S’il annonce 40 % et qu’il ne pleut pas, il n’a pas eu raison. Un seul jour ne teste rien.

On ne peut évaluer un prévisionniste ou un modèle météorologique qu’en analysant beaucoup de ses prévisions : s’il a annoncé 40 % mille fois, il devrait avoir plu environ quatre cents fois sur l’ensemble de ces journées. Si c’est le cas, son modèle est parfaitement étalonné.10

Une probabilité ne qualifie jamais un cas unique. Elle qualifie une série.

C’est pourquoi les gens ont l’impression que « la météo se trompe toujours » : ils testent une prévision probabiliste avec un seul événement — ce qui est logiquement impossible.

Une leçon qui dépasse la météo

On rencontre des probabilités en permanence : en médecine, dans les assurances, en finance, dans les décisions publiques.

Chaque fois, la même règle s’applique. Un chiffre de probabilité ne peut pas être jugé sur un événement unique.

Chaque fois, la même tentation : conclure après coup que « c’était prévisible » (biais de rétrospective) ou que « les experts s’étaient trompés ». Ni l’un ni l’autre ne se déduit d’un seul cas.

Une prévision n’est pas une promesse

« Soixante-dix pour cent de chances de pluie » n’est pas démenti par une journée sèche.

Ce nombre ne dit pas qu’il va pleuvoir à coup sûr. Il dit que dans un grand nombre de situations atmosphériques équivalentes à celle-ci, des précipitations mesurables ont été enregistrées environ sept fois sur dix.

Cette définition s’appuie sur un seuil précis de précipitations (généralement 0,1 mm de pluie au sol sur la période) et sur une maille géographique donnée.11

C’est la question centrale de la rigueur scientifique : que compte au juste ce chiffre ?

Deux rappels méthodologiques

Météo et climat diffèrent par l’échelle de temps. La météo décrit l’état instantané de l’atmosphère ; le climat décrit la statistique de cet état sur une longue période (généralement 30 ans). Un jour très froid ne dit rien d’une tendance globale — et un jour très chaud non plus. Notre page sur le climat l’explique.12

Les chiffres de victimes se donnent toujours avec leur source (ex: bases de données internationales comme EM-DAT ou bilans d’organismes officiels), leur date d’établissement, et ce qu’ils comptent exactement (morts directs vs surmortalité globale).13


⚠ Cette page ne contient et ne contiendra aucune description dramatisée de victimes. Les données sont traitées avec une stricte sobriété analytique.

Note 1

Warm ocean waters (of at least 26.5°C [80°F]) throughout a sufficient depth (unknown how deep, but at least on the order of 50 m [150 ft])

Des eaux océaniques chaudes (au moins 26,5 °C [80 °F]) sur une profondeur suffisante (on ne sait pas exactement laquelle, mais au moins de l’ordre de 50 m [150 pieds])

Landsea, Chris (NOAA, National Hurricane Center), « How Do Tropical Cyclones Form? », Tropical Cyclone FAQ, A15, Hurricane Research Division (AOML)

Warm water: Water at least 26.5 degrees Celsius over a depth of 50 meters powers the storm. […] As this weather system moves westward across the tropics, warm ocean air rises into the storm, forming an area of low pressure underneath. This causes more air to rush in. The air then rises and cools, forming clouds and thunderstorms. Up in the clouds, water condenses and forms droplets, releasing even more heat to power the storm.

Eau chaude : une eau d’au moins 26,5 degrés Celsius sur une profondeur de 50 mètres alimente la tempête. […] Tandis que ce système météorologique se déplace vers l’ouest à travers les tropiques, l’air chaud de l’océan monte dans la tempête, formant en dessous une zone de basse pression. Cela fait affluer davantage d’air. L’air monte alors et se refroidit, formant des nuages et des orages. Dans les nuages, l’eau se condense et forme des gouttelettes, libérant encore plus de chaleur qui alimente la tempête.

National Oceanic and Atmospheric Administration, « How Do Hurricanes Form? », National Ocean Service

Hurricanes require evaporation from the warm ocean surface to survive (see Hurricane Development: From Birth to Maturity). Once a hurricane makes landfall, it is separated from its ocean energy source, and hence, can no longer extract heat from the ocean.

Les ouragans ont besoin de l’évaporation de la surface chaude de l’océan pour survivre (voir « Hurricane Development: From Birth to Maturity »). Dès qu’un ouragan touche terre, il est séparé de sa source d’énergie océanique et ne peut donc plus puiser de chaleur dans l’océan.

University of Rhode Island, « Hurricane Decay: Demise of a Hurricane », Hurricanes: Science and Society

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Note 2

It is an ill-posed question whether the 2003 heatwave was caused, in a simple deterministic sense, by a modification of the external influences on climate […] because almost any such weather event might have occurred by chance in an unmodified climate.

Demander si la canicule de 2003 a été causée, au sens déterministe simple, par une modification des influences extérieures sur le climat est une question mal posée […] parce que presque n’importe quel événement météorologique de ce genre aurait pu se produire par hasard dans un climat non modifié.

Stott, Peter A., Stone, Dáithí A. et Allen, Myles R., « Human Contribution to the European Heatwave of 2003 », Nature, vol. 432, 2004, p. 610-614

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Note 3

The frequency and intensity of hot extremes (including heatwaves) have increased, and those of cold extremes have decreased […] Human-induced greenhouse gas forcing is the main driver of the observed changes in hot and cold extremes on the global scale (virtually certain) and on most continents (very likely).

La fréquence et l’intensité des extrêmes chauds (y compris les vagues de chaleur) ont augmenté, et celles des extrêmes froids ont diminué […] Le forçage par les gaz à effet de serre d’origine humaine est le principal moteur des changements observés des extrêmes chauds et froids à l’échelle mondiale (quasi certain) et sur la plupart des continents (très probable).

GIEC, Climate Change 2021: The Physical Science Basis, chapitre 11 « Weather and Climate Extreme Events in a Changing Climate », Cambridge University Press, 2021

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Note 4

However, it is possible to estimate by how much human activities may have increased the risk of the occurrence of such a heatwave.

Il est cependant possible d’estimer de combien les activités humaines ont pu augmenter le risque qu’une telle canicule se produise.

Stott, Peter A., Stone, Dáithí A. et Allen, Myles R., « Human Contribution to the European Heatwave of 2003 », Nature, vol. 432, 2004, p. 610-614

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Note 5

Researchers analyse a wide range of climate models to compare the likelihood and intensity of the weather event in two ‘worlds’: today’s world with 1.3ºC of warming, and a hypothetical cooler climate without warming caused by the burning of fossil fuels.

Les chercheurs analysent un large éventail de modèles climatiques pour comparer la probabilité et l’intensité de l’événement météorologique dans deux « mondes » : le monde actuel, réchauffé de 1,3 °C, et un climat hypothétique plus frais, sans le réchauffement causé par la combustion des énergies fossiles.

World Weather Attribution, notes méthodologiques et rapports d’attribution rapide

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Note 6

The summer of 2003 was probably the hottest in Europe since at latest AD 1500, and unusually large numbers of heat-related deaths were reported in France, Germany and Italy.

L’été 2003 a probablement été le plus chaud en Europe depuis au moins l’an 1500, et un nombre exceptionnellement élevé de décès liés à la chaleur a été signalé en France, en Allemagne et en Italie.

Stott, Peter A., Stone, Dáithí A. et Allen, Myles R., « Human Contribution to the European Heatwave of 2003 », Nature, vol. 432, 2004, p. 610-614, accès payant

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Note 7

Using a threshold for mean summer temperature that was exceeded in 2003, but in no other year since the start of the instrumental record in 1851

En utilisant un seuil de température moyenne estivale dépassé en 2003, mais en aucune autre année depuis le début des relevés instrumentaux en 1851

Stott, Peter A., Stone, Dáithí A. et Allen, Myles R., « Human Contribution to the European Heatwave of 2003 », Nature, vol. 432, 2004, p. 610-614

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Note 8

we estimate it is very likely (confidence level >90%) that human influence has at least doubled the risk of a heatwave exceeding this threshold magnitude

nous estimons très probable (niveau de confiance supérieur à 90 %) que l’influence humaine a au moins doublé le risque d’une canicule dépassant ce seuil

Stott, Peter A., Stone, Dáithí A. et Allen, Myles R., « Human Contribution to the European Heatwave of 2003 », Nature, vol. 432, 2004, p. 610-614

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Note 9

PoP = C x A where "C" = the confidence that precipitation will occur somewhere in the forecast area […] where "A" = the percent of the area that will receive measureable precipitation, if it occurs at all.

PoP = C × A, où « C » est la certitude qu’il tombera des précipitations quelque part dans la zone de prévision […] et « A » le pourcentage de la zone qui recevra des précipitations mesurables, si elles se produisent.

Shepherd, Marshall, « Do You (Or Your Meteorologist) Understand What 40% Chance of Rain Means? », Forbes, 27 novembre 2015

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Note 10

Need to look at a large number of forecasts and observations to evaluate: […] If the forecast system is reliable, then whenever the forecast probability of an event occurring is P, that event should occur a fraction P of the time.

Il faut examiner un grand nombre de prévisions et d’observations pour évaluer : […] Si le système de prévision est fiable, alors chaque fois que la probabilité prévue d’un événement est P, cet événement doit se produire une fraction P du temps.

Ebert, Beth (Bureau of Meteorology Research Centre, Melbourne), « Verification of Probability Forecasts », présentation au 3rd International Verification Methods Workshop, 29 janvier-2 février 2007, bibliothèque en ligne du CEPMMT

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Note 11

The "Probability of Precipitation" (PoP) simply describes the probability that the forecast grid/point in question will receive at least 0.01" of rain.

La « probabilité de précipitation » (PoP) décrit simplement la probabilité que le point ou la maille de prévision considérés reçoivent au moins 0,01 pouce de pluie.

National Weather Service (NOAA), bureau d’Atlanta/Peachtree City, « FAQ - What is the Meaning of PoP »

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Note 12

Element. An aspect of climate that can be statistically described, such as temperature, precipitation or vapour pressure. […] Climatological standard normals. Averages of climatological data computed for the following consecutive periods of 30 years: 1 January 1981–31 December 2010, 1 January 1991–31 December 2020, and so forth.

Élément. Aspect du climat qui peut être décrit statistiquement, comme la température, les précipitations ou la pression de vapeur. […] Normales climatologiques standard. Moyennes de données climatologiques calculées pour les périodes consécutives de 30 ans suivantes : du 1er janvier 1981 au 31 décembre 2010, du 1er janvier 1991 au 31 décembre 2020, et ainsi de suite.

Organisation météorologique mondiale, WMO Guidelines on the Calculation of Climate Normals, OMM-N° 1203, Genève, 2017

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Note 13

The reported total number of deaths (column `Total Deaths`) includes confirmed fatalities directly attributed to the disaster plus missing people whose whereabouts since the disaster are unknown and so they are presumed dead based on official figures.

Le nombre total de morts déclaré (colonne « Total Deaths ») comprend les décès confirmés directement attribués à la catastrophe, plus les personnes disparues dont on ignore ce qu’elles sont devenues depuis la catastrophe et qui sont donc présumées mortes d’après les chiffres officiels.

Base de données EM-DAT, Centre for Research on the Epidemiology of Disasters, Université catholique de Louvain

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Notes et sources

  1. ↑

    Passage Un cyclone […] se forme au-dessus d’une mer chaude, à plus de 26 °C — et cette chaleur doit descendre à une cinquantaine de mètres de profondeur

    Warm ocean waters (of at least 26.5°C [80°F]) throughout a sufficient depth (unknown how deep, but at least on the order of 50 m [150 ft])

    Traduction de la rédaction Des eaux océaniques chaudes (au moins 26,5 °C [80 °F]) sur une profondeur suffisante (on ne sait pas exactement laquelle, mais au moins de l’ordre de 50 m [150 pieds])

    Source Landsea, Chris (NOAA, National Hurricane Center), « How Do Tropical Cyclones Form? », Tropical Cyclone FAQ, A15, Hurricane Research Division (AOML), liste des conditions de formation.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

    Passage L’air chaud qui monte de la mer alimente une spirale d’air ascendant qui s’auto-entretient tant qu’elle reste au-dessus de l’eau chaude

    Warm water: Water at least 26.5 degrees Celsius over a depth of 50 meters powers the storm. […] As this weather system moves westward across the tropics, warm ocean air rises into the storm, forming an area of low pressure underneath. This causes more air to rush in. The air then rises and cools, forming clouds and thunderstorms. Up in the clouds, water condenses and forms droplets, releasing even more heat to power the storm.

    Traduction de la rédaction Eau chaude : une eau d’au moins 26,5 degrés Celsius sur une profondeur de 50 mètres alimente la tempête. […] Tandis que ce système météorologique se déplace vers l’ouest à travers les tropiques, l’air chaud de l’océan monte dans la tempête, formant en dessous une zone de basse pression. Cela fait affluer davantage d’air. L’air monte alors et se refroidit, formant des nuages et des orages. Dans les nuages, l’eau se condense et forme des gouttelettes, libérant encore plus de chaleur qui alimente la tempête.

    Source National Oceanic and Atmospheric Administration, « How Do Hurricanes Form? », National Ocean Service, page explicative : puce « Warm water », puis paragraphe sur la formation de la tempête.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026

    Passage et qui s’épuise sur la terre ferme, faute de carburant

    Hurricanes require evaporation from the warm ocean surface to survive (see Hurricane Development: From Birth to Maturity). Once a hurricane makes landfall, it is separated from its ocean energy source, and hence, can no longer extract heat from the ocean.

    Traduction de la rédaction Les ouragans ont besoin de l’évaporation de la surface chaude de l’océan pour survivre (voir « Hurricane Development: From Birth to Maturity »). Dès qu’un ouragan touche terre, il est séparé de sa source d’énergie océanique et ne peut donc plus puiser de chaleur dans l’océan.

    Source University of Rhode Island, « Hurricane Decay: Demise of a Hurricane », Hurricanes: Science and Society, page « Hurricane Decay: Demise of a Hurricane ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026

  2. ↑

    Passage C’est une question mal posée que de demander si cette canicule a été « causée », au sens simple et direct, par un changement des influences extérieures sur le climat — parce que presque n’importe quel événement de ce genre aurait pu survenir par hasard dans un climat non modifié.

    It is an ill-posed question whether the 2003 heatwave was caused, in a simple deterministic sense, by a modification of the external influences on climate […] because almost any such weather event might have occurred by chance in an unmodified climate.

    Traduction de la rédaction Demander si la canicule de 2003 a été causée, au sens déterministe simple, par une modification des influences extérieures sur le climat est une question mal posée […] parce que presque n’importe quel événement météorologique de ce genre aurait pu se produire par hasard dans un climat non modifié.

    Source Stott, Peter A., Stone, Dáithí A. et Allen, Myles R., « Human Contribution to the European Heatwave of 2003 », Nature, vol. 432, 2004, p. 610-614, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  3. ↑

    Passage le changement climatique d’origine humaine est le principal moteur de l’augmentation de l’intensité et de la fréquence des chaleurs extrêmes

    The frequency and intensity of hot extremes (including heatwaves) have increased, and those of cold extremes have decreased […] Human-induced greenhouse gas forcing is the main driver of the observed changes in hot and cold extremes on the global scale (virtually certain) and on most continents (very likely).

    Traduction de la rédaction La fréquence et l’intensité des extrêmes chauds (y compris les vagues de chaleur) ont augmenté, et celles des extrêmes froids ont diminué […] Le forçage par les gaz à effet de serre d’origine humaine est le principal moteur des changements observés des extrêmes chauds et froids à l’échelle mondiale (quasi certain) et sur la plupart des continents (très probable).

    Source GIEC, Climate Change 2021: The Physical Science Basis, chapitre 11 « Weather and Climate Extreme Events in a Changing Climate », Cambridge University Press, 2021, chapitre 11, « Executive Summary », rubrique « Temperature extremes », 1er et 2e paragraphes.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  4. ↑

    Passage il est possible d’estimer de combien les activités humaines ont accru le risque qu’un tel événement se produise

    However, it is possible to estimate by how much human activities may have increased the risk of the occurrence of such a heatwave.

    Traduction de la rédaction Il est cependant possible d’estimer de combien les activités humaines ont pu augmenter le risque qu’une telle canicule se produise.

    Source Stott, Peter A., Stone, Dáithí A. et Allen, Myles R., « Human Contribution to the European Heatwave of 2003 », Nature, vol. 432, 2004, p. 610-614, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  5. ↑

    Passage on simule sur supercalculateurs un très grand nombre de fois le climat actuel (avec le réchauffement observé), puis un très grand nombre de fois un climat « naturel » (sans les émissions humaines de gaz à effet de serre). On compare ensuite à quelle fréquence un événement d’une telle ampleur apparaît dans l’un et dans l’autre.

    Researchers analyse a wide range of climate models to compare the likelihood and intensity of the weather event in two ‘worlds’: today’s world with 1.3ºC of warming, and a hypothetical cooler climate without warming caused by the burning of fossil fuels.

    Traduction de la rédaction Les chercheurs analysent un large éventail de modèles climatiques pour comparer la probabilité et l’intensité de l’événement météorologique dans deux « mondes » : le monde actuel, réchauffé de 1,3 °C, et un climat hypothétique plus frais, sans le réchauffement causé par la combustion des énergies fossiles.

    Source World Weather Attribution, notes méthodologiques et rapports d’attribution rapide, page « Methods » (présentation du protocole des études d’attribution).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  6. ↑

    Passage L’article de 2004 portait sur la canicule européenne de l’été précédent

    The summer of 2003 was probably the hottest in Europe since at latest AD 1500, and unusually large numbers of heat-related deaths were reported in France, Germany and Italy.

    Traduction de la rédaction L’été 2003 a probablement été le plus chaud en Europe depuis au moins l’an 1500, et un nombre exceptionnellement élevé de décès liés à la chaleur a été signalé en France, en Allemagne et en Italie.

    Source Stott, Peter A., Stone, Dáithí A. et Allen, Myles R., « Human Contribution to the European Heatwave of 2003 », Nature, vol. 432, 2004, p. 610-614, accès payant, résumé, première phrase.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026

  7. ↑

    Passage un seuil de température moyenne estivale sur une grande région du continent — un seuil franchi en 2003, et en aucune autre année depuis le début des relevés, en 1851

    Using a threshold for mean summer temperature that was exceeded in 2003, but in no other year since the start of the instrumental record in 1851

    Traduction de la rédaction En utilisant un seuil de température moyenne estivale dépassé en 2003, mais en aucune autre année depuis le début des relevés instrumentaux en 1851

    Source Stott, Peter A., Stone, Dáithí A. et Allen, Myles R., « Human Contribution to the European Heatwave of 2003 », Nature, vol. 432, 2004, p. 610-614, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  8. ↑

    Passage il est très probable — avec plus de 90 % de confiance — que l’influence humaine ait au moins doublé le risque d’une canicule dépassant ce seuil

    we estimate it is very likely (confidence level >90%) that human influence has at least doubled the risk of a heatwave exceeding this threshold magnitude

    Traduction de la rédaction nous estimons très probable (niveau de confiance supérieur à 90 %) que l’influence humaine a au moins doublé le risque d’une canicule dépassant ce seuil

    Source Stott, Peter A., Stone, Dáithí A. et Allen, Myles R., « Human Contribution to the European Heatwave of 2003 », Nature, vol. 432, 2004, p. 610-614, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  9. ↑

    Passage C’est un produit de deux facteurs […] La certitude du prévisionniste qu’il pleuvra quelque part dans la zone […] La fraction moyenne de la zone qui serait arrosée

    PoP = C x A where "C" = the confidence that precipitation will occur somewhere in the forecast area […] where "A" = the percent of the area that will receive measureable precipitation, if it occurs at all.

    Traduction de la rédaction PoP = C × A, où « C » est la certitude qu’il tombera des précipitations quelque part dans la zone de prévision […] et « A » le pourcentage de la zone qui recevra des précipitations mesurables, si elles se produisent.

    Source Shepherd, Marshall, « Do You (Or Your Meteorologist) Understand What 40% Chance of Rain Means? », Forbes, 27 novembre 2015, définition du National Weather Service citée dans l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  10. ↑

    Passage On ne peut évaluer un prévisionniste ou un modèle météorologique qu’en analysant beaucoup de ses prévisions […] son modèle est parfaitement étalonné

    Need to look at a large number of forecasts and observations to evaluate: […] If the forecast system is reliable, then whenever the forecast probability of an event occurring is P, that event should occur a fraction P of the time.

    Traduction de la rédaction Il faut examiner un grand nombre de prévisions et d’observations pour évaluer : […] Si le système de prévision est fiable, alors chaque fois que la probabilité prévue d’un événement est P, cet événement doit se produire une fraction P du temps.

    Source Ebert, Beth (Bureau of Meteorology Research Centre, Melbourne), « Verification of Probability Forecasts », présentation au 3rd International Verification Methods Workshop, 29 janvier-2 février 2007, bibliothèque en ligne du CEPMMT, diapositives « Measuring quality of probability forecasts » et « Reliability – are the forecasts unbiased? ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  11. ↑

    Passage Cette définition s’appuie sur un seuil précis de précipitations […] et sur une maille géographique donnée.

    The "Probability of Precipitation" (PoP) simply describes the probability that the forecast grid/point in question will receive at least 0.01" of rain.

    Traduction de la rédaction La « probabilité de précipitation » (PoP) décrit simplement la probabilité que le point ou la maille de prévision considérés reçoivent au moins 0,01 pouce de pluie.

    Source National Weather Service (NOAA), bureau d’Atlanta/Peachtree City, « FAQ - What is the Meaning of PoP », définition.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  12. ↑

    Passage le climat décrit la statistique de cet état sur une longue période (généralement 30 ans)

    Element. An aspect of climate that can be statistically described, such as temperature, precipitation or vapour pressure. […] Climatological standard normals. Averages of climatological data computed for the following consecutive periods of 30 years: 1 January 1981–31 December 2010, 1 January 1991–31 December 2020, and so forth.

    Traduction de la rédaction Élément. Aspect du climat qui peut être décrit statistiquement, comme la température, les précipitations ou la pression de vapeur. […] Normales climatologiques standard. Moyennes de données climatologiques calculées pour les périodes consécutives de 30 ans suivantes : du 1er janvier 1981 au 31 décembre 2010, du 1er janvier 1991 au 31 décembre 2020, et ainsi de suite.

    Source Organisation météorologique mondiale, WMO Guidelines on the Calculation of Climate Normals, OMM-N° 1203, Genève, 2017, § 3 (« Definitions »), p. 2.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  13. ↑

    Passage Les chiffres de victimes se donnent toujours avec leur source […] et ce qu’ils comptent exactement

    The reported total number of deaths (column `Total Deaths`) includes confirmed fatalities directly attributed to the disaster plus missing people whose whereabouts since the disaster are unknown and so they are presumed dead based on official figures.

    Traduction de la rédaction Le nombre total de morts déclaré (colonne « Total Deaths ») comprend les décès confirmés directement attribués à la catastrophe, plus les personnes disparues dont on ignore ce qu’elles sont devenues depuis la catastrophe et qui sont donc présumées mortes d’après les chiffres officiels.

    Source Base de données EM-DAT, Centre for Research on the Epidemiology of Disasters, Université catholique de Louvain, Documentation EM-DAT, page « Human Impact Variables ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

Références bibliographiques

13
  • Base de données EM-DAT, Centre for Research on the Epidemiology of Disasters, Université catholique de Louvain, en accès libre (les bilans de catastrophes et leur méthode de comptage). https://www.emdat.be/
  • Ebert, Beth (Bureau of Meteorology Research Centre, Melbourne), « Verification of Probability Forecasts », présentation au 3rd International Verification Methods Workshop, 29 janvier-2 février 2007, bibliothèque en ligne du CEPMMT, en accès libre (une prévision de probabilité ne se vérifie que sur un grand nombre de prévisions ; la fiabilité : un événement annoncé à P doit se produire une fraction P du temps). https://www.ecmwf.int/sites/default/files/elibrary/2007/15489-verification-probability-forecasts.pdf
  • GIEC, Climate Change 2021: The Physical Science Basis, chapitre 11 « Weather and Climate Extreme Events in a Changing Climate », Cambridge University Press, 2021, en accès libre.
  • Landsea, Chris (NOAA, National Hurricane Center), « How Do Tropical Cyclones Form? », Tropical Cyclone FAQ, A15, Hurricane Research Division (AOML), en accès libre (les conditions de formation : une mer à au moins 26,5 °C sur une cinquantaine de mètres de profondeur, un faible cisaillement du vent). https://www.aoml.noaa.gov/hrd/tcfaq/A15.html
  • Murphy, Allan H., « What Is a Good Forecast? An Essay on the Nature of Goodness in Weather Forecasting », Weather and Forecasting, vol. 8, 1993, p. 281-293, en accès libre.
  • National Oceanic and Atmospheric Administration, « How Do Hurricanes Form? », National Ocean Service, en accès libre (les ingrédients nécessaires et la chaleur latente comme carburant). https://oceanservice.noaa.gov/facts/how-hurricanes-form.html
  • National Weather Service (NOAA), bureau d’Atlanta/Peachtree City, « FAQ - What is the Meaning of PoP », en accès libre (la probabilité de recevoir au moins 0,01 pouce de pluie en un point donné). https://www.weather.gov/ffc/pop
  • Organisation météorologique mondiale, Guide to Climatological Practices, OMM-N° 100, Genève, 2018, en accès libre (voir l’entrée 7.8).
  • Organisation météorologique mondiale, WMO Guidelines on the Calculation of Climate Normals, OMM-N° 1203, Genève, 2017, en accès libre (le climat décrit statistiquement ; les normales calculées sur des périodes de 30 ans). https://www.ncei.noaa.gov/pub/data/normals/WMO/Guidelines%20for%20the%20Calculation%20of%20Climate%20Normals.WMO%20No1203_en.pdf
  • Shepherd, Marshall, « Do You (Or Your Meteorologist) Understand What 40% Chance of Rain Means? », Forbes, 27 novembre 2015, en accès libre (la définition du National Weather Service, PoP = C × A, et ses exemples). https://www.forbes.com/sites/marshallshepherd/2015/11/27/do-you-or-your-meteorologist-understand-what-40-chance-of-rain-means/
  • Stott, Peter A., Stone, Dáithí A. et Allen, Myles R., « Human Contribution to the European Heatwave of 2003 », Nature, vol. 432, 2004, p. 610-614, accès payant (l’article fondateur : la question jugée mal posée, parce qu’un tel événement aurait pu survenir par hasard ; le seuil franchi en 2003 et en aucune autre année depuis 1851 ; le risque au moins doublé, avec plus de 90 % de confiance). https://doi.org/10.1038/nature03089
  • University of Rhode Island, « Hurricane Decay: Demise of a Hurricane », Hurricanes: Science and Society, en accès libre (l’ouragan coupé de sa source d’énergie océanique dès qu’il touche terre). https://hurricanescience.org/science/science/hurricanedecay/index.html
  • World Weather Attribution, notes méthodologiques et rapports d’attribution rapide, en accès libre (le principe des simulations comparées). https://www.worldweatherattribution.org/

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