
En 2022, une statue a été inaugurée à Lyme Regis, sur la côte anglaise, après une campagne menée par une fille de onze ans.1
Elle voulait qu’on reconnaisse enfin Mary Anning.
Reste à comprendre pourquoi il a fallu attendre deux siècles.
D’abord, la situation matérielle
Le père de Mary Anning était menuisier. Il complétait ses revenus en vendant aux touristes les fossiles qui s’érodaient des falaises de Lyme Regis.2
Il meurt en 1810. Mary a onze ans.
Sans ce commerce de fossiles et sans la charité, la famille aurait eu faim.
Elle ne cherchait pas des fossiles par curiosité scientifique : elle en cherchait pour vivre. Elle est devenue l’une des meilleures au monde à ce métier.
Le premier ichtyosaure (1811)
Vers douze ans, elle retrouve dans une falaise le reste d’un squelette dont son frère Joseph avait trouvé le début un an plus tôt. Elle passe ensuite des mois, seule, à extraire un squelette de plus de cinq mètres.3
C’est un ichtyosaure — un reptile marin ressemblant à un dauphin.
Dès 1699, un savant avait dessiné des fossiles qui venaient sans doute d’un ichtyosaure, mais il les avait pris pour des restes de poisson. La trouvaille de Mary Anning est le premier spécimen reconnu par la science comme un reptile marin, et le premier décrit scientifiquement. C’est la différence entre trouver un objet et comprendre ce qu’il est.4
Ce fossile est décrit et publié par le savant Everard Home. Nulle part, dans ses écrits d’origine, il ne mentionne Mary Anning.5
Le plésiosaure et la rupture scientifique (1823)
En décembre 1823, elle met au jour le premier squelette complet de plésiosaure — un reptile marin au cou très long. En décembre 1828, elle découvrira également le premier ptérosaure hors d’Allemagne.6
Pourquoi le plésiosaure a tout changé
Quand on trouvait un fossile d’animal inconnu, l’explication courante était : cette espèce vit encore quelque part, dans une région inexplorée. Le monde était vaste, et beaucoup de terres restaient inconnues.
Le plésiosaure a rendu cette explication intenable. Il était si différent de tout animal vivant qu’on ne pouvait plus imaginer un troupeau caché quelque part.
L’extinction devenait impossible à nier. Cuvier venait à peine d’introduire cette idée, et Darwin ne publierait L’Origine des espèces que trente-six ans plus tard.
La lecture des couches et la datation des roches
Les découvertes de Mary Anning ne concernaient pas seulement des animaux étranges : elles ont fourni les clés pour lire la mémoire de la Terre.
La stratigraphie en action
Lyme Regis fait partie de la Côte Jurassique. Les falaises y sont constituées d’une alternance rigide de couches de calcaire et de marne, déposées sur des millions d’années.
Anning n’extrayait pas les fossiles au hasard : elle avait appris à associer chaque espèce à un niveau stratigraphique précis.
- Le principe de superposition : Les couches inférieures sont plus anciennes que les couches supérieures.
- Les fossiles stratigraphiques : En observant que certaines ammonites et certains reptiles n’apparaissaient que dans des strates spécifiques, Anning et ses contemporains ont permis de corréler l’âge des roches d’une région à une autre.
La découverte des coprolithes
En examinant des squelettes, elle remarque des pierres bosselées dans la région du ventre. Elle les casse et y trouve des arêtes et des écailles de poisson. Elle en déduit qu’il s’agit d’excréments fossilisés.
Elle le signale au géologue William Buckland, qui leur donne leur nom savant : coprolithes. Ces fossiles ont ouvert la voie à la reconstruction des chaînes alimentaires et des paléoenvironnements du Jurassique.
La mécanique de l’effacement
L’effacement de Mary Anning n’a pas été un complot coordonné, mais le produit d’une accumulation de mécanismes institutionnels.
- La contestation initiale : L’animal est si étrange que Georges Cuvier, le savant le plus influent de son temps, pense qu’il s’agit d’une falsification, ou de deux animaux assemblés.
- L’exclusion des débats : Une séance de la Société géologique de Londres, le 20 février 1824, est consacrée à l’animal. Mary Anning n’y est pas invitée.
- La confiscation du travail : Un collègue y présente les dessins de Mary Anning. Cuvier est convaincu et reconnaît son erreur, mais le nom d’Anning n’est pas prononcé.
- La commercialisation de la science : parce qu’elle vend ses trouvailles pour vivre, on la classe comme fournisseuse et non comme collègue. De son vivant, aucun paléontologue britannique ne donne son nom à une espèce : seul le Suisse Louis Agassiz le fait, pour deux poissons fossiles.7
Un contre-exemple interdit pourtant d’en faire une fatalité. Tous les savants de l’époque n’ont pas effacé Mary Anning : en publiant ses travaux sur les coprolithes, William Buckland prend soin de la créditer nommément et de louer la précision de ses observations. Le crédit scientifique était donc possible. L’effacement n’était pas un usage du temps auquel personne ne pouvait échapper : c’était un choix de pratique académique.8
La preuve matérielle de l’effacement
Un historien des sciences a montré comment on peut mesurer cet effacement, et sa méthode est à la portée de tous.
Pour savoir si quelqu’un comptait dans l’Angleterre victorienne, on consulte le grand dictionnaire biographique national. Mary Anning y figure bien.9
Mais pas dans le dictionnaire. Dans son supplément.
Ce supplément, publié en 1901, portait un titre explicite : il rassemblait les « omissions accidentelles » et les « personnes négligées » dans l’ouvrage principal.10
C’est une trace matérielle : il ne s’agit pas de discuter d’une impression, mais d’ouvrir un volume et de constater dans quelle rubrique elle se trouve.
Quant au surnom sous lequel on la cite aujourd’hui — « le plus grand fossiliste que le monde ait connu » —, il ne vient d’aucun hommage officiel : c’est une annotation manuscrite retrouvée sur un document nord-américain.11
L’histoire n’est d’ailleurs pas close : des fossiles trouvés et vendus par elle ne sont toujours pas identifiés dans les musées d’aujourd’hui. Leurs fiches portent souvent le nom du donateur, pas le sien.12
Trois obstacles accumulés
- Elle était une femme — exclue de la communauté scientifique officielle.
- Elle était pauvre — contrainte de vendre ses pièces pour manger.
- Elle vivait loin de Londres — à l’écart des lieux de pouvoir et de décision.
Chacune des règles paraissait neutre. Ensemble, elles ont produit un effacement systématique.
Chronologie d’une ouverture : la vérité sur les dates
Une confusion fréquente entoure l’intégration des femmes à la Société géologique de Londres. La date exacte d’admission est le 21 mai 1919, soit 112 ans après la fondation de la société et 72 ans après la mort d’Anning (survenue en 1847).
Ce jour-là, huit femmes sont élues d’un coup.13
Le moyen employé est révélateur. Les statuts n’ont pas été réécrits : on y a ajouté une phrase d’interprétation. Dans la lecture de ces règlements, les mots employés au seul genre masculin incluront également le genre féminin.14
Une simple note de grammaire, et un siècle de refus tombe.
Les deux autres dates souvent citées correspondent à des étapes intermédiaires :
- 1904 : Une femme est autorisée pour la première fois à assister à la lecture de son propre article. (Présente, mais pas membre).
- 1908 : Une motion propose de déclarer « qu’il est souhaitable que les femmes soient admises ». Un sondage consultatif lui est favorable (342 voix sur 477). En 1909, elle est pourtant rejetée en assemblée générale (50 voix contre 40).15
C’est une loi britannique votée en 1918, sur la représentation populaire, qui a accéléré l’ouverture de la Société géologique : en décembre 1918, son conseil chargea un comité de trouver le moyen le plus rapide d’admettre les femmes.16
Le réseau de Lyme Regis : elle n’était pas seule
L’histoire a retenu Mary Anning comme une figure isolée, mais elle évoluait au sein d’un écosystème local.
Les sœurs Philpot (Mary, Margaret et Elizabeth), des femmes aisées installées également à Lyme Regis, ont rassemblé une collection majeure de fossiles. Elles travaillaient en étroite collaboration avec Anning, partageant observations, techniques de préparation et réseau de contacts savants.17
Ce réseau féminin de la Côte Jurassique a constitué l’un des piliers invisibles de la paléontologie britannique du début du XIXᵉ siècle.
Note 1
In 2022, a statue was unveiled of Mary and her dog in Lyme Regis after a campaign by 11-year-old Evie Swire, who was determined to see her hero recognised.
En 2022, une statue de Mary et de son chien a été inaugurée à Lyme Regis, après une campagne menée par Evie Swire, 11 ans, bien décidée à faire reconnaître son héroïne.
Natural History Museum (Londres), « Mary Anning: The Unsung Hero of Fossil Discovery »
Note 2
Her story starts with her father Richard Anning (c. 1766-1810) […] where his skills as cabinet maker and carpenter could be put to good use. […] Richard was an occasional fossil collector, selling them as curios to the seaside visitors now coming to Lyme Regis.
Son histoire commence avec son père, Richard Anning (vers 1766-1810) […] où ses talents d’ébéniste et de menuisier pouvaient être bien employés. […] Richard ramassait à l’occasion des fossiles, qu’il vendait comme curiosités aux estivants qui commençaient alors à venir à Lyme Regis.
Torrens, Hugh S., « Mary Anning (1799-1847) of Lyme; "The Greatest Fossilist the World Ever Knew" », The British Journal for the History of Science, vol. 28, n° 3, 1995, p. 257-284
Note 3
In addition, according to a well-informed source, Mary's brother Joseph had been the first to find the actual specimen in question, below Black Ven in 1811. It was Mary who located the remainder of the skeleton nearly twelve months later in 1812.
En outre, selon une source bien informée, c’est Joseph, le frère de Mary, qui avait le premier trouvé le spécimen en question, au pied du Black Ven, en 1811. C’est Mary qui localisa le reste du squelette près de douze mois plus tard, en 1812.
Torrens, Hugh S., « Mary Anning (1799-1847) of Lyme; "The Greatest Fossilist the World Ever Knew" », The British Journal for the History of Science, vol. 28, n° 3, 1995, p. 257-284
Note 4
The first probable illustrations of ichthyosaur fossils were published by Edward Lhuyd in his Lithophylacii Brittannici Ichnographia, 1699. He attributed the fossils to fish.
Les premières illustrations probables de fossiles d’ichtyosaure ont été publiées par Edward Lhuyd dans son Lithophylacii Brittannici Ichnographia, en 1699. Il attribua ces fossiles à des poissons.
Costantino, Grace, « Uncovering the "Fish Lizard": Ichthyosaurs and Home », blog de la Biodiversity Heritage Library, 15 octobre 2015
Note 5
In the present instance, the pains that have been taken, and the skill which has been exerted in removing the surrounding stone, under the superintendance of Mr. Bullock, in whose Museum of Natural History the specimen is preserved, have brought the parts distinctly into view. This specimen was found upon an estate of Henry Host Henley, Esq. between Lyme and Charmouth, in Dorsetshire, in a cliff* thirty or forty feet above the level of the sea-shore.
Dans le cas présent, la peine qu’on s’est donnée et l’habileté déployée pour retirer la pierre environnante, sous la surveillance de M. Bullock, dans le muséum d’histoire naturelle duquel le spécimen est conservé, ont fait apparaître distinctement les différentes parties. Ce spécimen a été trouvé sur une propriété de Henry Host Henley, Esq., entre Lyme et Charmouth, dans le Dorsetshire, dans une falaise à trente ou quarante pieds au-dessus du niveau de la grève.
Home, Everard, « Some Account of the Fossil Remains of an Animal More Nearly Allied to Fishes than Any of the Other Classes of Animals », Philosophical Transactions of the Royal Society, vol. 104, 1814, p. 571-577
Note 6
In December 1823, Mary was the first to discover the complete skeleton of a Plesiosaurus which means ‘near to reptile’.
En décembre 1823, Mary fut la première à découvrir le squelette complet d’un plésiosaure, nom qui signifie « proche du reptile ».
Natural History Museum (Londres), « Mary Anning: The Unsung Hero of Fossil Discovery »
Note 7
XXI.—On the Discovery of an almost perfect Skeleton of the Plesiosaurus. BY THE REV. W. D. CONYBEARE, F.R.S. M.G.S. [Read February 20, 1824.] […] there might have then appeared reasonable ground for the suspicion that, like the painter in Horace, I had been led to constitute a fictitious animal from the juxtaposition of incongruous members, referable in truth to different species.
XXI. — Sur la découverte d’un squelette presque complet de plésiosaure. Par le révérend W. D. Conybeare, F.R.S., M.G.S. [Lu le 20 février 1824.] […] on aurait alors pu avoir de bonnes raisons de soupçonner que, comme le peintre d’Horace, j’avais été conduit à composer un animal fictif en juxtaposant des membres disparates, appartenant en réalité à des espèces différentes.
Conybeare, William Daniel, « On the Discovery of an Almost Perfect Skeleton of the Plesiosaurus », Transactions of the Geological Society of London, série 2, vol. 1, 1824, p. 381-389
Named Plesiosaurus dolichodeirus, it was purchased by the Duke of Buckingham for 150 guineas and quickly transported to the Geological Society for its meeting of 20 February 1824. […] The most influential scientist of his day, the French naturalist Georges Cuvier (1769-1832, Honorary Membership no.366) still thought that the plesiosaur was a fraud.
Baptisé Plesiosaurus dolichodeirus, il fut acheté 150 guinées par le duc de Buckingham et rapidement transporté à la Société géologique pour sa séance du 20 février 1824. […] Le savant le plus influent de son temps, le naturaliste français Georges Cuvier (1769-1832, membre honoraire n° 366), pensait encore que le plésiosaure était une falsification.
Geological Society of London, « Plesiosaurus dolichodeirus », exposition en ligne Mary Anning and the Geological Society, section « Reconstruction of Life, 1819-1824 »
If this was not quite true in 1969, it is certainly strange how no species were ever named after her in her lifetime by British palaeontologists. The only two British species that were — the fish Acrodus anningiae of 1841 and Belenostomus anningiae of 1844 - were both named by the Swiss palaeontologist Louis Agassiz.
Si ce n’était plus tout à fait vrai en 1969, il est assurément étrange qu’aucune espèce n’ait jamais été nommée d’après elle de son vivant par des paléontologues britanniques. Les deux seules espèces britanniques qui l’ont été — les poissons Acrodus anningiae en 1841 et Belenostomus anningiae en 1844 — ont toutes deux été nommées par le paléontologue suisse Louis Agassiz.
Torrens, Hugh S., « Mary Anning (1799-1847) of Lyme; "The Greatest Fossilist the World Ever Knew" », The British Journal for the History of Science, vol. 28, n° 3, 1995, p. 257-284
Note 8
[…] with many large skeletons of ichthyosauri and Plesiosauri, have been found in the cliffs at Lyme, and supplied to various collectors by the skill and industry of Miss Mary Anning.
[…] avec de nombreux grands squelettes d’ichtyosaures et de plésiosaures, ont été trouvés dans les falaises de Lyme, et fournis à divers collectionneurs grâce à l’habileté et à l’industrie de Miss Mary Anning.
Buckland, William, « On the Discovery of Coprolites, or Fossil Faeces, in the Lias at Lyme Regis and in Other Formations », Transactions of the Geological Society of London, série 2, vol. 3, 1835, p. 223-236
Note 9
If we use these to explore Mary Anning, we find she appears in the DNB, but only in the Supplement, published in 1901
Si nous nous en servons pour chercher Mary Anning, nous constatons qu’elle figure dans le DNB, mais seulement dans le Supplément, publié en 1901
Torrens, Hugh S., « Mary Anning (1799-1847) of Lyme; "The Greatest Fossilist the World Ever Knew" », The British Journal for the History of Science, vol. 28, n° 3, 1995, p. 257-284
Note 10
of 'accidental omissions or people overlooked in the main Dictionary'
des « omissions accidentelles ou personnes oubliées dans le Dictionnaire principal »
Torrens, Hugh S., « Mary Anning (1799-1847) of Lyme; "The Greatest Fossilist the World Ever Knew" », The British Journal for the History of Science, vol. 28, n° 3, 1995, p. 257-284
Note 11
the epithet, 'the greatest fossilist the world ever knew' in my title, comes from a North American manuscript source, and seems to be an annotation made there
l’épithète « la plus grande fossiliste que le monde ait connue », dans mon titre, vient d’une source manuscrite nord-américaine, et semble être une annotation faite là-bas
Torrens, Hugh S., « Mary Anning (1799-1847) of Lyme; "The Greatest Fossilist the World Ever Knew" », The British Journal for the History of Science, vol. 28, n° 3, 1995, p. 257-284
Note 12
Too often, as at Philadelphia, such material, although discovered, extracted and then sold by her, has since evaded recognition in modern collections. All too often it was the donors, not the discoverers, of specimens who got recorded.
Trop souvent, comme à Philadelphie, ce matériel, bien que découvert, extrait puis vendu par elle, n’a plus été reconnu dans les collections modernes. Trop souvent, ce sont les donateurs, et non les découvreurs, des spécimens qui ont été enregistrés.
Torrens, Hugh S., « Mary Anning (1799-1847) of Lyme; "The Greatest Fossilist the World Ever Knew" », The British Journal for the History of Science, vol. 28, n° 3, 1995, p. 257-284
Note 13
21 May: Eight women are elected as Fellows of the Society
le 21 mai 1919, huit femmes furent élues membres de la Société géologique
Geological Society of London, « Election of women », exposition en ligne The First Women
Note 14
Article XXIII. Interpretation. – In the interpretation of these Bye-Laws words in the masculine gender only, shall include the feminine gender also.
Article XXIII. Interprétation : dans l’interprétation des présents statuts, les mots au seul genre masculin incluront aussi le genre féminin.
Geological Society of London, « Election of women », exposition en ligne The First Women
Note 15
Of the 477 answers received, 342 are in favour of admitting women […] Rejected by 50 votes to 40.
Sur les 477 réponses reçues, 342 sont favorables à l’admission des femmes […] Rejetée par 50 voix contre 40.
Geological Society of London, « Election of women », exposition en ligne The First Women
Note 16
Eventually, the 1918 Representation of the People act led to an acceleration of the process, and in December 1918 the Council appointed a committee to consider ‘The most convenient and expeditious way of effecting the admission of women into the Society.’
Finalement, la loi de 1918 sur la représentation populaire (Representation of the People Act) a accéléré le processus, et en décembre 1918 le conseil a nommé un comité chargé d’examiner « le moyen le plus commode et le plus rapide de réaliser l’admission des femmes dans la Société ».
Geological Society of London, « 100 years of female Fellowship », blog de la Geological Society, 21 mai 2019
Note 17
If her role may seem marginal, it was in fact decisive: she not only collaborated with Mary but also curated a valuable collection of fossils. Elizabeth Philpot’s collection of around 400 fossils soon became a popular and valuable destination for geologists of the period, including William Buckland (1784‑1856) and Louis Agassiz (1807‑1873), who did not fail to mention it in their writings (Buckland, 1829a; Agassiz, 1833‑43). […] The importance of the Philpot sisters’ work was such that, even today, the Lyme Regis Natural Science Museum, built where the Anning Fossil Depot once stood, is named after them (Taylor, 1986).
Si son rôle peut sembler secondaire, il fut en réalité décisif : non seulement elle collabora avec Mary, mais elle constitua aussi une précieuse collection de fossiles. La collection d’environ 400 fossiles d’Elizabeth Philpot devint vite une destination prisée et précieuse pour les géologues de l’époque, dont William Buckland (1784-1856) et Louis Agassiz (1807-1873), qui ne manquèrent pas de la mentionner dans leurs écrits (Buckland, 1829a ; Agassiz, 1833-43). […] L’importance du travail des sœurs Philpot fut telle qu’aujourd’hui encore le musée des sciences naturelles de Lyme Regis, bâti à l’emplacement de l’ancien Fossil Depot d’Anning, porte leur nom (Taylor, 1986).
Cofano, Antonia et De Ceglie, Rossella, « Monsters and dragons of the past: the ichthyosaur of Mary Anning », Journal of Geoethics and Social Geosciences, vol. 3 (numéro spécial), 2025
Notes et sources
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Passage En 2022, une statue a été inaugurée à Lyme Regis, sur la côte anglaise, après une campagne menée par une fille de onze ans.
In 2022, a statue was unveiled of Mary and her dog in Lyme Regis after a campaign by 11-year-old Evie Swire, who was determined to see her hero recognised.
Traduction de la rédaction En 2022, une statue de Mary et de son chien a été inaugurée à Lyme Regis, après une campagne menée par Evie Swire, 11 ans, bien décidée à faire reconnaître son héroïne.
Source Natural History Museum (Londres), « Mary Anning: The Unsung Hero of Fossil Discovery », page du musée.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Le père de Mary Anning était menuisier. Il complétait ses revenus en vendant aux touristes les fossiles […] Il meurt en 1810.
Her story starts with her father Richard Anning (c. 1766-1810) […] where his skills as cabinet maker and carpenter could be put to good use. […] Richard was an occasional fossil collector, selling them as curios to the seaside visitors now coming to Lyme Regis.
Traduction de la rédaction Son histoire commence avec son père, Richard Anning (vers 1766-1810) […] où ses talents d’ébéniste et de menuisier pouvaient être bien employés. […] Richard ramassait à l’occasion des fossiles, qu’il vendait comme curiosités aux estivants qui commençaient alors à venir à Lyme Regis.
Source Torrens, Hugh S., « Mary Anning (1799-1847) of Lyme; "The Greatest Fossilist the World Ever Knew" », The British Journal for the History of Science, vol. 28, n° 3, 1995, p. 257-284, p. 258-259.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Vers douze ans, elle retrouve dans une falaise le reste d’un squelette dont son frère Joseph avait trouvé le début un an plus tôt.
In addition, according to a well-informed source, Mary's brother Joseph had been the first to find the actual specimen in question, below Black Ven in 1811. It was Mary who located the remainder of the skeleton nearly twelve months later in 1812.
Traduction de la rédaction En outre, selon une source bien informée, c’est Joseph, le frère de Mary, qui avait le premier trouvé le spécimen en question, au pied du Black Ven, en 1811. C’est Mary qui localisa le reste du squelette près de douze mois plus tard, en 1812.
Source Torrens, Hugh S., « Mary Anning (1799-1847) of Lyme; "The Greatest Fossilist the World Ever Knew" », The British Journal for the History of Science, vol. 28, n° 3, 1995, p. 257-284, p. 259.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Dès 1699, un savant avait dessiné des fossiles qui venaient sans doute d’un ichtyosaure, mais il les avait pris pour des restes de poisson.
The first probable illustrations of ichthyosaur fossils were published by Edward Lhuyd in his Lithophylacii Brittannici Ichnographia, 1699. He attributed the fossils to fish.
Traduction de la rédaction Les premières illustrations probables de fossiles d’ichtyosaure ont été publiées par Edward Lhuyd dans son Lithophylacii Brittannici Ichnographia, en 1699. Il attribua ces fossiles à des poissons.
Source Costantino, Grace, « Uncovering the "Fish Lizard": Ichthyosaurs and Home », blog de la Biodiversity Heritage Library, 15 octobre 2015, billet du blog de la BHL, paragraphe sur l’histoire des découvertes.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage Ce fossile est décrit et publié par le savant Everard Home. Nulle part, dans ses écrits d’origine, il ne mentionne Mary Anning.
In the present instance, the pains that have been taken, and the skill which has been exerted in removing the surrounding stone, under the superintendance of Mr. Bullock, in whose Museum of Natural History the specimen is preserved, have brought the parts distinctly into view. This specimen was found upon an estate of Henry Host Henley, Esq. between Lyme and Charmouth, in Dorsetshire, in a cliff* thirty or forty feet above the level of the sea-shore.
Traduction de la rédaction Dans le cas présent, la peine qu’on s’est donnée et l’habileté déployée pour retirer la pierre environnante, sous la surveillance de M. Bullock, dans le muséum d’histoire naturelle duquel le spécimen est conservé, ont fait apparaître distinctement les différentes parties. Ce spécimen a été trouvé sur une propriété de Henry Host Henley, Esq., entre Lyme et Charmouth, dans le Dorsetshire, dans une falaise à trente ou quarante pieds au-dessus du niveau de la grève.
Source Home, Everard, « Some Account of the Fossil Remains of an Animal More Nearly Allied to Fishes than Any of the Other Classes of Animals », Philosophical Transactions of the Royal Society, vol. 104, 1814, p. 571-577, p. 572, début de la description du spécimen.
Domaine public ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage En décembre 1823, elle met au jour le premier squelette complet de plésiosaure
In December 1823, Mary was the first to discover the complete skeleton of a Plesiosaurus which means ‘near to reptile’.
Traduction de la rédaction En décembre 1823, Mary fut la première à découvrir le squelette complet d’un plésiosaure, nom qui signifie « proche du reptile ».
Source Natural History Museum (Londres), « Mary Anning: The Unsung Hero of Fossil Discovery », Section « Controversial find ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage ou de deux animaux assemblés […] Une séance de la Société géologique de Londres, le 20 février 1824, est consacrée à l’animal.
XXI.—On the Discovery of an almost perfect Skeleton of the Plesiosaurus. BY THE REV. W. D. CONYBEARE, F.R.S. M.G.S. [Read February 20, 1824.] […] there might have then appeared reasonable ground for the suspicion that, like the painter in Horace, I had been led to constitute a fictitious animal from the juxtaposition of incongruous members, referable in truth to different species.
Traduction de la rédaction XXI. — Sur la découverte d’un squelette presque complet de plésiosaure. Par le révérend W. D. Conybeare, F.R.S., M.G.S. [Lu le 20 février 1824.] […] on aurait alors pu avoir de bonnes raisons de soupçonner que, comme le peintre d’Horace, j’avais été conduit à composer un animal fictif en juxtaposant des membres disparates, appartenant en réalité à des espèces différentes.
Source Conybeare, William Daniel, « On the Discovery of an Almost Perfect Skeleton of the Plesiosaurus », Transactions of the Geological Society of London, série 2, vol. 1, 1824, p. 381-389, p. 381 (en-tête de l’article et premier paragraphe).
Domaine public ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
Passage Georges Cuvier, le savant le plus influent de son temps, pense qu’il s’agit d’une falsification […] Une séance de la Société géologique de Londres, le 20 février 1824, est consacrée à l’animal.
Named Plesiosaurus dolichodeirus, it was purchased by the Duke of Buckingham for 150 guineas and quickly transported to the Geological Society for its meeting of 20 February 1824. […] The most influential scientist of his day, the French naturalist Georges Cuvier (1769-1832, Honorary Membership no.366) still thought that the plesiosaur was a fraud.
Traduction de la rédaction Baptisé Plesiosaurus dolichodeirus, il fut acheté 150 guinées par le duc de Buckingham et rapidement transporté à la Société géologique pour sa séance du 20 février 1824. […] Le savant le plus influent de son temps, le naturaliste français Georges Cuvier (1769-1832, membre honoraire n° 366), pensait encore que le plésiosaure était une falsification.
Source Geological Society of London, « Plesiosaurus dolichodeirus », exposition en ligne Mary Anning and the Geological Society, section « Reconstruction of Life, 1819-1824 », page « Plesiosaurus dolichodeirus » de l’exposition en ligne.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
Passage De son vivant, aucun paléontologue britannique ne donne son nom à une espèce : seul le Suisse Louis Agassiz le fait, pour deux poissons fossiles.
If this was not quite true in 1969, it is certainly strange how no species were ever named after her in her lifetime by British palaeontologists. The only two British species that were — the fish Acrodus anningiae of 1841 and Belenostomus anningiae of 1844 - were both named by the Swiss palaeontologist Louis Agassiz.
Traduction de la rédaction Si ce n’était plus tout à fait vrai en 1969, il est assurément étrange qu’aucune espèce n’ait jamais été nommée d’après elle de son vivant par des paléontologues britanniques. Les deux seules espèces britanniques qui l’ont été — les poissons Acrodus anningiae en 1841 et Belenostomus anningiae en 1844 — ont toutes deux été nommées par le paléontologue suisse Louis Agassiz.
Source Torrens, Hugh S., « Mary Anning (1799-1847) of Lyme; "The Greatest Fossilist the World Ever Knew" », The British Journal for the History of Science, vol. 28, n° 3, 1995, p. 257-284, p. 281-282.
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Passage en publiant ses travaux sur les coprolithes, William Buckland prend soin de la créditer nommément
[…] with many large skeletons of ichthyosauri and Plesiosauri, have been found in the cliffs at Lyme, and supplied to various collectors by the skill and industry of Miss Mary Anning.
Traduction de la rédaction […] avec de nombreux grands squelettes d’ichtyosaures et de plésiosaures, ont été trouvés dans les falaises de Lyme, et fournis à divers collectionneurs grâce à l’habileté et à l’industrie de Miss Mary Anning.
Source Buckland, William, « On the Discovery of Coprolites, or Fossil Faeces, in the Lias at Lyme Regis and in Other Formations », Transactions of the Geological Society of London, série 2, vol. 3, 1835, p. 223-236, début du mémoire (vue 244 de la numérisation du volume) ; autres mentions de Miss Anning plus loin (vues 249 et 252).
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Passage Mary Anning y figure bien. Mais pas dans le dictionnaire. Dans son supplément.
If we use these to explore Mary Anning, we find she appears in the DNB, but only in the Supplement, published in 1901
Traduction de la rédaction Si nous nous en servons pour chercher Mary Anning, nous constatons qu’elle figure dans le DNB, mais seulement dans le Supplément, publié en 1901
Source Torrens, Hugh S., « Mary Anning (1799-1847) of Lyme; "The Greatest Fossilist the World Ever Knew" », The British Journal for the History of Science, vol. 28, n° 3, 1995, p. 257-284, introduction de l’article.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage il rassemblait les « omissions accidentelles » et les « personnes négligées » dans l’ouvrage principal
of 'accidental omissions or people overlooked in the main Dictionary'
Traduction de la rédaction des « omissions accidentelles ou personnes oubliées dans le Dictionnaire principal »
Source Torrens, Hugh S., « Mary Anning (1799-1847) of Lyme; "The Greatest Fossilist the World Ever Knew" », The British Journal for the History of Science, vol. 28, n° 3, 1995, p. 257-284, introduction de l’article.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage le plus grand fossiliste que le monde ait connu […] c’est une annotation manuscrite retrouvée sur un document nord-américain
the epithet, 'the greatest fossilist the world ever knew' in my title, comes from a North American manuscript source, and seems to be an annotation made there
Traduction de la rédaction l’épithète « la plus grande fossiliste que le monde ait connue », dans mon titre, vient d’une source manuscrite nord-américaine, et semble être une annotation faite là-bas
Source Torrens, Hugh S., « Mary Anning (1799-1847) of Lyme; "The Greatest Fossilist the World Ever Knew" », The British Journal for the History of Science, vol. 28, n° 3, 1995, p. 257-284, introduction de l’article.
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Passage des fossiles trouvés et vendus par elle ne sont toujours pas identifiés dans les musées d’aujourd’hui. Leurs fiches portent souvent le nom du donateur, pas le sien.
Too often, as at Philadelphia, such material, although discovered, extracted and then sold by her, has since evaded recognition in modern collections. All too often it was the donors, not the discoverers, of specimens who got recorded.
Traduction de la rédaction Trop souvent, comme à Philadelphie, ce matériel, bien que découvert, extrait puis vendu par elle, n’a plus été reconnu dans les collections modernes. Trop souvent, ce sont les donateurs, et non les découvreurs, des spécimens qui ont été enregistrés.
Source Torrens, Hugh S., « Mary Anning (1799-1847) of Lyme; "The Greatest Fossilist the World Ever Knew" », The British Journal for the History of Science, vol. 28, n° 3, 1995, p. 257-284, p. 280.
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Passage Ce jour-là, huit femmes sont élues d’un coup.
21 May: Eight women are elected as Fellows of the Society
Traduction de la rédaction le 21 mai 1919, huit femmes furent élues membres de la Société géologique
Source Geological Society of London, « Election of women », exposition en ligne The First Women, amendement aux statuts, mai 1919.
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Passage Dans la lecture de ces règlements, les mots employés au seul genre masculin incluront également le genre féminin.
Article XXIII. Interpretation. – In the interpretation of these Bye-Laws words in the masculine gender only, shall include the feminine gender also.
Traduction de la rédaction Article XXIII. Interprétation : dans l’interprétation des présents statuts, les mots au seul genre masculin incluront aussi le genre féminin.
Source Geological Society of London, « Election of women », exposition en ligne The First Women, amendement aux statuts, mai 1919.
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Passage La date exacte d’admission est le 21 mai 1919 […] 1908 […] Un sondage consultatif lui est favorable (342 voix sur 477). En 1909, elle est pourtant rejetée en assemblée générale (50 voix contre 40).
Of the 477 answers received, 342 are in favour of admitting women […] Rejected by 50 votes to 40.
Traduction de la rédaction Sur les 477 réponses reçues, 342 sont favorables à l’admission des femmes […] Rejetée par 50 voix contre 40.
Source Geological Society of London, « Election of women », exposition en ligne The First Women, documents de la société.
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Passage C’est une loi britannique votée en 1918, sur la représentation populaire, qui a accéléré l’ouverture de la Société géologique
Eventually, the 1918 Representation of the People act led to an acceleration of the process, and in December 1918 the Council appointed a committee to consider ‘The most convenient and expeditious way of effecting the admission of women into the Society.’
Traduction de la rédaction Finalement, la loi de 1918 sur la représentation populaire (Representation of the People Act) a accéléré le processus, et en décembre 1918 le conseil a nommé un comité chargé d’examiner « le moyen le plus commode et le plus rapide de réaliser l’admission des femmes dans la Société ».
Source Geological Society of London, « 100 years of female Fellowship », blog de la Geological Society, 21 mai 2019, corps de l’article.
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Passage Les sœurs Philpot […] ont rassemblé une collection majeure de fossiles. Elles travaillaient en étroite collaboration avec Anning
If her role may seem marginal, it was in fact decisive: she not only collaborated with Mary but also curated a valuable collection of fossils. Elizabeth Philpot’s collection of around 400 fossils soon became a popular and valuable destination for geologists of the period, including William Buckland (1784‑1856) and Louis Agassiz (1807‑1873), who did not fail to mention it in their writings (Buckland, 1829a; Agassiz, 1833‑43). […] The importance of the Philpot sisters’ work was such that, even today, the Lyme Regis Natural Science Museum, built where the Anning Fossil Depot once stood, is named after them (Taylor, 1986).
Traduction de la rédaction Si son rôle peut sembler secondaire, il fut en réalité décisif : non seulement elle collabora avec Mary, mais elle constitua aussi une précieuse collection de fossiles. La collection d’environ 400 fossiles d’Elizabeth Philpot devint vite une destination prisée et précieuse pour les géologues de l’époque, dont William Buckland (1784-1856) et Louis Agassiz (1807-1873), qui ne manquèrent pas de la mentionner dans leurs écrits (Buckland, 1829a ; Agassiz, 1833-43). […] L’importance du travail des sœurs Philpot fut telle qu’aujourd’hui encore le musée des sciences naturelles de Lyme Regis, bâti à l’emplacement de l’ancien Fossil Depot d’Anning, porte leur nom (Taylor, 1986).
Source Cofano, Antonia et De Ceglie, Rossella, « Monsters and dragons of the past: the ichthyosaur of Mary Anning », Journal of Geoethics and Social Geosciences, vol. 3 (numéro spécial), 2025, p. 5 du PDF, section 2.
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Références bibliographiques
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- Buckland, William, « On the Discovery of Coprolites, or Fossil Faeces, in the Lias at Lyme Regis and in Other Formations », Transactions of the Geological Society of London, série 2, vol. 3, 1835, p. 223-236, domaine public (le nom « coprolithe » et la mention explicite de Mary Anning).
- Burek, Cynthia V. et Higgs, Bettie (dir.), The Role of Women in the History of Geology, Geological Society, Special Publication 281, 2007, en bibliothèque (les sœurs Philpot et le réseau féminin de Lyme Regis).
- Burek, Cynthia V., « The First Female Fellows and the Status of Women in the Geological Society of London », dans The Making of the Geological Society of London, Geological Society, Special Publication 317, 2009, p. 373-407, accès payant. https://doi.org/10.1144/SP317.21
- Cofano, Antonia et De Ceglie, Rossella, « Monsters and dragons of the past: the ichthyosaur of Mary Anning », Journal of Geoethics and Social Geosciences, vol. 3 (numéro spécial), 2025, en accès libre (la collection d’environ 400 fossiles d’Elizabeth Philpot, visitée par Buckland et Agassiz ; sa collaboration avec Mary Anning ; le musée de Lyme Regis qui porte le nom des sœurs). https://doi.org/10.13127/jgsg-83
- Conybeare, William Daniel, « On the Discovery of an Almost Perfect Skeleton of the Plesiosaurus », Transactions of the Geological Society of London, série 2, vol. 1, 1824, p. 381-389, lu le 20 février 1824, domaine public (la présentation du plésiosaure devant la Société géologique, et le soupçon d’un « animal fictif » fait de membres d’espèces différentes, auquel Conybeare répond). https://doc.rero.ch/record/15076/files/PAL_E2236.pdf
- Costantino, Grace, « Uncovering the "Fish Lizard": Ichthyosaurs and Home », blog de la Biodiversity Heritage Library, 15 octobre 2015, en accès libre (les premières illustrations probables de fossiles d’ichtyosaure, publiées par Edward Lhuyd en 1699 et attribuées à des poissons ; consulté le 24 octobre 2026). https://blog.biodiversitylibrary.org/2015/10/uncovering-fish-lizard-ichthyosaurs-and
- Geological Society of London, « 100 years of female Fellowship », blog de la Geological Society, 21 mai 2019, en accès libre (la loi de 1918 sur la représentation populaire qui accélère le processus ; le comité nommé par le conseil en décembre 1918). https://blog.geolsoc.org.uk/2019/05/21/100-years-of-female-fellowship/
- Geological Society of London, « Election of women », exposition en ligne The First Women, en accès libre (la motion et le sondage de 1908 : 342 avis favorables sur 477 ; le vote de 1909 : 50 voix contre 40 ; l’élection de huit femmes le 21 mai 1919 ; l’article XXIII du règlement). https://www.geolsoc.org.uk/the-library/online-exhibitions/the-first-women/margaret-crosfield/election-of-women/
- Geological Society of London, « Plesiosaurus dolichodeirus », exposition en ligne Mary Anning and the Geological Society, section « Reconstruction of Life, 1819-1824 », en accès libre (le plésiosaure de Mary Anning acheté par le duc de Buckingham et transporté à la Société géologique pour sa séance du 20 février 1824 ; Cuvier, qui le croyait encore une falsification ; consulté le 24 octobre 2026). https://geolsoc.org.uk/the-library/online-exhibitions/mary-anning-and-the-geological-society/reconstruction-of-life/plesiosaurus-dolichodeirus
- Home, Everard, « Some Account of the Fossil Remains of an Animal More Nearly Allied to Fishes than Any of the Other Classes of Animals », Philosophical Transactions of the Royal Society, vol. 104, 1814, p. 571-577, domaine public (la première description scientifique, sans mention de Mary Anning).
- Natural History Museum (Londres), « Mary Anning: The Unsung Hero of Fossil Discovery », en accès libre (le plésiosaure de 1823, la statue de 2022). https://www.nhm.ac.uk/discover/mary-anning-unsung-hero.html
- Torrens, Hugh S., « Mary Anning (1799-1847) of Lyme; "The Greatest Fossilist the World Ever Knew" », The British Journal for the History of Science, vol. 28, n° 3, 1995, p. 257-284, en accès libre (biographie de référence : la situation matérielle, l’exclusion, les espèces nommées d’après les acheteurs ; l’entrée reléguée au supplément de 1901 consacré aux omissions et aux personnes négligées ; l’origine manuscrite du surnom ; ses fossiles non identifiés dans les collections actuelles). https://doi.org/10.1017/S0007087400033161
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