Monde animal 5.1

La classification et l’évolution des animaux

Le saviez-vous ?

Combien d’espèces d’animaux et de plantes existe-t-il sur Terre ?

Page de carnet manuscrite avec un petit dessin d'arbre aux branches ramifiées, numérotées 1, A, B, C et D, entouré de notes à l'encre.
Croquis de Charles Darwin dans son carnet sur la transformation des espèces, en 1837 : sans doute le premier arbre de l’évolution, qui commence par les mots « I think », « je pense ». Charles Darwin, Domaine public, source

Combien d’espèces d’animaux et de plantes existe-t-il sur Terre ?

Les scientifiques donnent plusieurs réponses : environ deux millions. Huit millions sept cent mille. Onze millions. Des milliards.

Toutes sont sérieuses. Aucune n’est une plaisanterie.

Ce qu’on a réellement compté

D’abord, ce qui est solide.

Après deux cent cinquante ans de travail, environ deux millions et demi d’espèces sont inscrites dans une base de données mondiale, le Catalogue of Life — elles étaient un million deux cent mille en 2011, quand a été menée l’étude présentée plus loin. Ce sont celles qu’on a trouvées, décrites, nommées.1

Il faut préciser d’emblée qui a nommé. Ce travail ne s’est pas fait dans un laboratoire coupé du monde : il a accompagné les expansions coloniales des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. Les grands muséums européens ont bâti leurs collections par les réseaux coloniaux et les expéditions maritimes — des millions de spécimens prélevés, embarqués, décrits à Paris, à Londres ou à Leyde. Beaucoup d’espèces portent aujourd’hui le nom du naturaliste européen qui les a décrites le premier selon les règles, alors qu’elles étaient connues, nommées et utilisées depuis des siècles par les populations locales.2

Cela n’annule pas deux siècles de systématique. Cela dit d’où viennent nos données, et pourquoi la biodiversité tropicale a longtemps été décrite depuis des cabinets d’étude de l’hémisphère Nord.

Même ce chiffre-là n’est pas tout à fait sûr. À cause des synonymes : une même espèce a pu être découverte deux fois, dans deux pays, par deux personnes qui ne se connaissaient pas, et recevoir deux noms différents. Il faut ensuite s’apercevoir qu’il s’agit du même animal.

Voilà pour ce qui est recensé. Reste ce qui existe.

L’écart le plus grand de tout ce site

Avant 2011, les spécialistes proposaient des estimations allant de trois à cent millions d’espèces.3

En 2011, une équipe publie une méthode nouvelle. Elle remarque que la façon dont les espèces se répartissent dans les grands groupes de la classification — genres, familles, ordres, classes — suit un motif régulier et prévisible. En prolongeant ce motif, on peut estimer le total d’un groupe sans avoir à en compter les espèces.4

Ce qui rend la méthode sérieuse : ils l’ont d’abord testée sur des groupes bien connus, pour vérifier qu’elle retrouvait le bon résultat là où on savait déjà. C’est seulement ensuite qu’ils l’ont appliquée au reste.5

Leur résultat : environ 8,7 millions d’espèces, avec une marge de plus ou moins 1,3 million — dont 2,2 millions dans l’océan.6

D’autres équipes, avec d’autres méthodes, aboutissent à environ deux millions. Ou à onze millions. Des travaux plus récents avancent des chiffres en milliards, en comptant les micro-organismes.7

La contestation la plus directe est venue dès 2012, et elle vise le volet marin : plus de cent vingt taxonomistes des océans ont estimé qu’un total supérieur à un million d’espèces marines était peu vraisemblable, là où l’étude de 2011 en prédisait 2,2 millions. Leur méthode n’extrapole pas la forme de la classification : elle interroge directement les spécialistes de chaque groupe. Notre page sur les invertébrés marins (5.3) revient sur ce désaccord.8

D’environ deux millions à des milliards. C’est le plus grand écart que ce site ait rencontré, tous sujets confondus.

Interactivité

Combien d’espèces ?

Les chercheurs ne s’accordent pas sur le nombre d’espèces vivantes. Avant de voir leurs chiffres, faites votre propre estimation.

La question

Combien d’espèces vivent sur Terre ?

Sans JavaScript, voici les données de l’animation.

Ce qu’on a recensé
Base de donnéesEspèces inscritesSource
Catalogue of Life (2026)environ 2,5 millions1
Les estimations du nombre total d’espèces
QuiEstimationSource
Costello et al., 20121,8 à 2,0 millions2
Les spécialistes, avant 20113 à 100 millions3
Mora et al., 20118,7 millions, à 1,3 million près4
Chapman, 2009environ 11 millions5
Larsen et al., 2017 (micro-organismes compris)1 à 6 milliards6
Ce qui attend encore d’être décrit (Mora et al., 2011)
EspècesPas encore décritesSource
Toutes86 %7
Dans l’océan91 %7

L’échelle est logarithmique : chaque graduation vaut dix fois la précédente. Le nombre recensé est la somme des quatre compteurs du Catalogue of Life (animaux, plantes, champignons, autres règnes). La fourchette de Mora et al. (7,4 à 10 millions) est calculée à partir de 8,7 ± 1,3 ; leur estimation porte sur les eucaryotes.

À retenir On a recensé environ deux millions et demi d’espèces. Les estimations du total vont d’environ deux millions à des milliards : aucun nombre ne fait consensus. « Je ne sais pas » est ici une réponse scientifique.

Sources 7
  1. Catalogue of Life, version COL26.10 XR, 16 octobre 2026, page d’accueil, compteurs par règne (Animalia, Plantae, Fungi, autres règnes ; total 2 458 683), version active « COL26.10 XR » publiée le 16 octobre 2026 ; consulté le 24 octobre 2026.

    1.800.193 species in COL […] 408.109 species in COL […] 174.658 species in COL […] 75.723 species in COL

    Traduction de la rédaction 1 800 193 espèces dans le COL (animaux) […] 408 109 (plantes) […] 174 658 (champignons) […] 75 723 (autres règnes)

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026

  2. Costello, Mark J., Wilson, Simon P. et Houlding, Brett, « Predicting Total Global Species Richness Using Rates of Species Description and Estimates of Taxonomic Effort », Systematic Biology, vol. 61, n° 5, 2012, p. 871-883, résumé.

    We predict that there may be 1.8–2.0 million species on Earth, of which about 0.3 million are marine, significantly less than some previous estimates.

    Traduction de la rédaction Nous prévoyons qu’il pourrait y avoir 1,8 à 2,0 millions d’espèces sur Terre, dont environ 0,3 million marines, nettement moins que certaines estimations antérieures.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  3. Mora, Camilo, Tittensor, Derek P., Adl, Sina, Simpson, Alastair G. B. et Worm, Boris, « How Many Species Are There on Earth and in the Ocean? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001127, 2011, introduction.

    Globally, our best approximation to the total number of species is based on the opinion of taxonomic experts, whose estimates range between 3 and 100 million species

    Traduction de la rédaction À l’échelle mondiale, notre meilleure approximation du nombre total d’espèces repose sur l’avis des spécialistes de la taxinomie, dont les estimations vont de 3 à 100 millions d’espèces

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  4. Mora, Camilo, Tittensor, Derek P., Adl, Sina, Simpson, Alastair G. B. et Worm, Boris, « How Many Species Are There on Earth and in the Ocean? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001127, 2011, résumé.

    it predicts ~8.7 million (±1.3 million SE) eukaryotic species globally, of which ~2.2 million (±0.18 million SE) are marine

    Traduction de la rédaction elle prévoit environ 8,7 millions (± 1,3 million, erreur type) d’espèces d’eucaryotes dans le monde, dont environ 2,2 millions (± 0,18 million, erreur type) sont marines

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  5. Chapman, Arthur D., Numbers of Living Species in Australia and the World, Australian Biological Resources Study, 2009, Introduction, p. 2.

    In this report figures of close to 11 million species worldwide and about 570.000 for Australia are accepted.

    Traduction de la rédaction Dans ce rapport, on retient des chiffres de près de 11 millions d’espèces dans le monde et d’environ 570 000 pour l’Australie.

    Accès libre · vérifié le 24 octobre 2026

  6. Larsen, Brendan B. et al., « Inordinate Fondness Multiplied and Redistributed: The Number of Species on Earth and the New Pie of Life », The Quarterly Review of Biology, vol. 92, 2017, p. 229-265, résumé.

    Our estimates suggest that there are likely to be at least 1 to 6 billion species on Earth. Furthermore, in contrast to previous estimates, the new Pie of Life is dominated by bacteria (approximately 70–90% of species) and insects are only one of many hyperdiverse groups.

    Traduction de la rédaction Nos estimations suggèrent qu’il y a probablement au moins 1 à 6 milliards d’espèces sur Terre. De plus, contrairement aux estimations précédentes, la nouvelle « tarte de la vie » est dominée par les bactéries (environ 70 à 90 % des espèces), et les insectes ne sont qu’un des nombreux groupes hyperdiversifiés.

    Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026

  7. Mora, Camilo, Tittensor, Derek P., Adl, Sina, Simpson, Alastair G. B. et Worm, Boris, « How Many Species Are There on Earth and in the Ocean? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001127, 2011, résumé.

    our results suggest that some 86% of existing species on Earth and 91% of species in the ocean still await description

    Traduction de la rédaction nos résultats suggèrent qu’environ 86 % des espèces existant sur Terre et 91 % des espèces de l’océan attendent encore d’être décrites

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

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Ce qu’une équipe a décidé de faire

En 2014, des chercheurs ont passé en revue toute cette littérature. Ils ont lu les méthodes, comparé les résultats, mesuré les désaccords.9

Puis ils ont publié leur travail sans donner de chiffre.

Non par paresse ni par prudence excessive, mais parce qu’après examen ils ont jugé qu’aucun nombre ne pouvait être avancé honnêtement.

Ce site fait la même chose ailleurs : il refuse de donner un nombre unique de galaxies (1.2), il expose sans trancher les deux estimations de la part de Cérès dans la ceinture d’astéroïdes (1.9), et il montre que le nombre d’états de la matière dépend de la question qu’on pose (4.1). Ici, ce sont des chercheurs professionnels qui le font, et c’est publié dans une revue.

Le point mérite d’être souligné, car on l’entend rarement : « je ne sais pas » est une réponse scientifique.

Pourquoi ils ne sont pas d’accord

On pourrait croire que le désaccord vient du comptage : les uns auraient mieux cherché que les autres.

Il n’en est rien.

Le désaccord vient d’abord de la définition. Ce qu’est exactement une espèce est une question ouverte, si connue des biologistes qu’elle porte un nom : le problème de l’espèce. Il en existe plusieurs définitions concurrentes, et chacune a ses difficultés.10

Ce n’est pas une querelle de mots lointaine. Même chez les oiseaux et les reptiles, qui sont très bien étudiés, le découpage en espèces change avec le temps : on en réunit deux qu’on croyait distinctes, on en sépare une qu’on croyait unique.

Ce mécanisme est déjà apparu ailleurs sur ce site. Combien de langues dans le monde ? Combien de gens vivent en ville ? Combien de planètes ? Combien d’états de la matière ?

Pour compter, il faut d’abord décider ce qu’on compte.

Ce qu’on n’a pas encore vu

L’équipe de 2011 a tiré de son estimation une conséquence : malgré deux cent cinquante ans de travail de classification, 86 % de toutes les espèces et 91 % des espèces marines attendent encore d’être décrites.11

Autrement dit : la plus grande partie du vivant n’a pas de nom.

Les auteurs en tirent eux-mêmes la conclusion, et ce n’est pas un constat résigné : combler ce manque demandera un regain d’intérêt pour l’exploration et pour la taxinomie — la discipline qui décrit et nomme les espèces — et un effort continu pour verser les données dans des bases publiques.12

Une question désagréable se pose alors. Pourquoi connaissons-nous si mal ce qui reste ?13

L’image la plus fausse de l’évolution

Elle est familière : un singe courbé à gauche, puis des silhouettes de plus en plus droites, puis un homme debout à droite.

Elle a un auteur, une date, et un titre. Elle a été dessinée en 1965 par Rudolph Zallinger, pour un volume de la collection Time-Life intitulé Early Man, sous le titre « The Road to Homo sapiens » (« La route vers Homo sapiens »).

Le texte disait le contraire du dessin

C’est ce qui rend ce cas exemplaire.

Le texte d’origine, qui accompagnait l’illustration, précisait que la quatrième figure était probablement une branche latérale, et que la septième menait à une impasse. Autrement dit : l’auteur savait, et l’écrivait, que ce n’était pas une file indienne.14

Mais un dessin se retient mieux qu’une légende.

Et le pliage a fait le reste

L’illustration d’origine comportait quinze figures, sur un dépliant.

Sur la version pliée du livre, on n’en voyait plus que six.

Quinze silhouettes réparties dans un espace large peuvent suggérer un buisson. Six silhouettes alignées suggèrent une progression. L’idée fausse n’a pas été ajoutée par quelqu’un : elle est apparue au pliage.

Le sens de lecture a fait le reste. Nous lisons de gauche à droite, donc nous lisons une transformation.

Ce qu’il faudrait voir à la place

Le paléontologue Stephen Jay Gould a consacré un texte entier à cette image. Sa formule :

« La vie est un buisson abondamment ramifié, continuellement élagué par la faucheuse de l’extinction — non une échelle de progrès prévisible. »15

Un buisson, pas une échelle. Beaucoup de branches partant dans tous les sens, dont la plupart s’arrêtent.

Une dernière chose, qui se voit dès qu’on la cherche : toutes les figures sont masculines, et la dernière est un homme blanc. Une image censée représenter l’humanité entière ne représente qu’une petite partie de ses membres.

Pourquoi cette page insiste

Parce que cette illustration est probablement la représentation la plus diffusée de l’évolution dans le monde. Elle a été copiée, parodiée, imprimée sur des tee-shirts.

Elle enseigne à des millions de gens exactement l’inverse de ce que dit la science qu’elle prétend illustrer.

Personne n’a menti. L’auteur savait. Le texte le disait. Il a suffi d’une contrainte de mise en page.

Il n’y a pas d’échelle

Il reste une dernière idée à démonter, et c’est la plus tenace.

On classe spontanément les animaux du plus simple au plus complexe : l’éponge en bas, puis le ver, le poisson, le reptile, le mammifère, et nous au sommet.

Cette échelle existe. Elle a un auteur et une date.

C’est l’échelle des êtres d’Aristote, reprise plus tard sous le nom de « grande chaîne des êtres » : la matière inerte tout en bas, les plantes, les animaux, l’humain au sommet, et au-dessus les anges.16

Elle a donc été inventée plus de deux mille ans avant l’idée d’évolution. Elle lui a survécu.

Darwin lui-même écrivait dès 1837 : il est absurde de parler d’un animal comme supérieur à un autre.17

Pourtant — c’est ce que notent les historiens des sciences — sa théorie n’a pas supprimé l’échelle : elle lui a donné un nouveau moteur. À la hiérarchie de la nature s’est substituée une « échelle évolutive », et certains ont lu l’évolution comme une marche vers la perfection.

Ce site en offre d’autres exemples : une correction qui ne rattrape pas l’erreur.

Comment faut-il donc voir les choses ?

Non comme une échelle, mais comme un arbre — ou plus exactement, comme un arbre phylogénétique.

Quand deux lignées se séparent, les deux ont ensuite exactement le même temps pour évoluer. Les mousses d’aujourd’hui ne sont pas les ancêtres des autres plantes, ni des versions ratées : ce sont leurs cousines.18

De même pour nous et les chimpanzés. Nous ne descendons pas d’eux. Nous avons un ancêtre commun, qui n’était ni l’un ni l’autre.

Lire un arbre sans se tromper

Un arbre évolutif ne se lit pas du bas vers le haut comme une ascension, ni de gauche à droite comme une frise historique. Seul le sens des bifurcations compte.

  • Les nœuds sont des ancêtres communs, pas des espèces actuelles.
  • Faire pivoter une branche autour d’un nœud ne change rien à la réalité scientifique. Mettre l’être humain à droite, au centre ou à gauche d’un schéma phylogénétique ne traduit aucune supériorité.
  • La proximité visuelle au bout des branches est trompeuse. Deux espèces placées côte à côte sur une feuille de papier ne sont pas forcément plus proches évolutivement que deux espèces éloignées par le dessin : ce qui compte, c’est la profondeur du dernier ancêtre commun qu’elles partagent.19

Interactivité

Faire pivoter un arbre

Un arbre de l’évolution se lit comme un arbre généalogique : chaque nœud est un ancêtre commun. Mais on peut le dessiner de bien des façons.

La question

Sur ce dessin, les mammifères sont-ils plus proches parents des tortues ou des oiseaux ?

Sans JavaScript, voici les données de l’animation.

Les liens de parenté de l’arbre
PaireDernier ancêtre communSource
Tortues et oiseauxle nœud B, le plus récent1
Mammifères et tortuesle nœud A1
Mammifères et oiseauxle nœud A1
Les trois groupes
GroupeSource
Mammifères1
Tortues1
Oiseaux1

L’arbre reprend l’exemple de la source : tortues et oiseaux partagent un même ancêtre avec les mammifères, ce qui les rend aussi proches parents des mammifères les uns que les autres.

À retenir Faire pivoter une branche ne change rien aux liens de parenté. Ce qui compte, c’est le dernier ancêtre commun, pas la place sur le dessin.

Crédits des photos 3
  • Vulpes vulgaris, le renard : estampe coloriée, entre 1818 et 1842 (Iconographia Zoologica, collections spéciales de l’université d’Amsterdam). Jacques Christophe Werner et Charles Philibert de Lasteyrie, Domaine public, source
  • Testudo mauretanica, une tortue terrestre : estampe, entre 1700 et 1880 (Iconographia Zoologica, collections spéciales de l’université d’Amsterdam). Auteur inconnu, Domaine public, source
  • Erythacus rubecula, le rouge-gorge : estampe coloriée, entre 1700 et 1880 (Iconographia Zoologica, collections spéciales de l’université d’Amsterdam). Auteur inconnu, Domaine public, source
Sources 1
  1. Gregory, T. Ryan, « Understanding Evolutionary Trees », Evolution: Education and Outreach, vol. 1, 2008, p. 121-137, sections « Misconception #3: Reading across the Tips » et « Misconception #9: More Intervening Nodes Equals More Distantly Related ».

    A more rapid approach is to mentally rotate a few internal nodes with no effect on the topology of the tree, as shown in Fig. 11b. […] In Fig. 17a, both turtles and birds share one ancestor with mammals (node W), making them equally closely related to mammals.

    Traduction de la rédaction Une méthode plus rapide consiste à faire pivoter mentalement quelques nœuds internes, sans aucun effet sur la topologie de l’arbre, comme le montre la figure 11b. […] Sur la figure 17a, les tortues comme les oiseaux partagent un ancêtre avec les mammifères (nœud W), ce qui les rend aussi proches parents des mammifères les uns que les autres.

    Accès libre · vérifié le 24 octobre 2026

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La formulation exacte, celle des spécialistes, est la suivante :

Un caractère peut être ancien ou récent. Mais cela n’a aucun sens appliqué à un animal entier — car chaque espèce vivante en présente un mélange.20

Ce qui interdit du même coup l’erreur inverse. Dire qu’il n’y a pas d’échelle ne veut pas dire que tout se vaut et qu’on ne peut rien affirmer. Cela veut dire que « plus évolué » n’est pas une propriété des êtres vivants. C’est une place qu’on leur assigne.

Note 1

In spite of 250 years of taxonomic classification and over 1.2 million species already catalogued in a central database

Malgré 250 ans de classification taxonomique et plus de 1,2 million d’espèces déjà cataloguées dans une base de données centrale

Mora, Camilo, Tittensor, Derek P., Adl, Sina, Simpson, Alastair G. B. et Worm, Boris, « How Many Species Are There on Earth and in the Ocean? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001127, 2011

1.800.193 species in COL […] 408.109 species in COL […] 174.658 species in COL […] 75.723 species in COL

1 800 193 espèces dans le COL (animaux) […] 408 109 (plantes) […] 174 658 (champignons) […] 75 723 (autres règnes)

Catalogue of Life, version COL26.10 XR, 16 octobre 2026

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Note 2

Museums holding national collections, most notably the British Museum, are usually associated with this type of collecting, but scientific collections in general and natural history collections in particular also played an important role in colonial collecting. […] The history of Enlightenment science, including the natural sciences, is inseparably entwined with the history of European colonialism.

Les musées qui détiennent des collections nationales, au premier rang desquels le British Museum, sont généralement associés à ce type de collecte, mais les collections scientifiques en général, et les collections d’histoire naturelle en particulier, ont aussi joué un rôle important dans la collecte coloniale. […] L’histoire de la science des Lumières, y compris des sciences naturelles, est inséparablement liée à l’histoire du colonialisme européen.

Das, Samir et Lowe, Miranda, « Nature Read in Black and White: Decolonial Approaches to Interpreting Natural History Collections », Journal of Natural Science Collections, vol. 6, 2018, p. 4-14

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Note 3

Globally, our best approximation to the total number of species is based on the opinion of taxonomic experts, whose estimates range between 3 and 100 million species

À l’échelle mondiale, notre meilleure approximation du nombre total d’espèces repose sur l’avis des spécialistes de la taxinomie, dont les estimations vont de 3 à 100 millions d’espèces

Mora, Camilo, Tittensor, Derek P., Adl, Sina, Simpson, Alastair G. B. et Worm, Boris, « How Many Species Are There on Earth and in the Ocean? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001127, 2011

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Note 4

the higher taxonomic classification of species (i.e., the assignment of species to phylum, class, order, family, and genus) follows a consistent and predictable pattern from which the total number of species in a taxonomic group can be estimated

la classification taxonomique supérieure des espèces (c’est-à-dire leur rattachement à un embranchement, une classe, un ordre, une famille et un genre) suit un schéma cohérent et prévisible, à partir duquel on peut estimer le nombre total d’espèces d’un groupe taxonomique

Mora, Camilo, Tittensor, Derek P., Adl, Sina, Simpson, Alastair G. B. et Worm, Boris, « How Many Species Are There on Earth and in the Ocean? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001127, 2011

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Note 5

This approach was validated against well-known taxa

Cette approche a été validée sur des groupes bien connus

Mora, Camilo, Tittensor, Derek P., Adl, Sina, Simpson, Alastair G. B. et Worm, Boris, « How Many Species Are There on Earth and in the Ocean? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001127, 2011

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Note 6

it predicts ~8.7 million (±1.3 million SE) eukaryotic species globally, of which ~2.2 million (±0.18 million SE) are marine

elle prévoit environ 8,7 millions (± 1,3 million, erreur type) d’espèces d’eucaryotes dans le monde, dont environ 2,2 millions (± 0,18 million, erreur type) sont marines

Mora, Camilo, Tittensor, Derek P., Adl, Sina, Simpson, Alastair G. B. et Worm, Boris, « How Many Species Are There on Earth and in the Ocean? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001127, 2011

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Note 7

We predict that there may be 1.8–2.0 million species on Earth, of which about 0.3 million are marine, significantly less than some previous estimates.

Nous prévoyons qu’il pourrait y avoir 1,8 à 2,0 millions d’espèces sur Terre, dont environ 0,3 million marines, nettement moins que certaines estimations antérieures.

Costello, Mark J., Wilson, Simon P. et Houlding, Brett, « Predicting Total Global Species Richness Using Rates of Species Description and Estimates of Taxonomic Effort », Systematic Biology, vol. 61, n° 5, 2012, p. 871-883

In this report figures of close to 11 million species worldwide and about 570.000 for Australia are accepted.

Dans ce rapport, on retient des chiffres de près de 11 millions d’espèces dans le monde et d’environ 570 000 pour l’Australie.

Chapman, Arthur D., Numbers of Living Species in Australia and the World, Australian Biological Resources Study, 2009

Our estimates suggest that there are likely to be at least 1 to 6 billion species on Earth. Furthermore, in contrast to previous estimates, the new Pie of Life is dominated by bacteria (approximately 70–90% of species) and insects are only one of many hyperdiverse groups.

Nos estimations suggèrent qu’il y a probablement au moins 1 à 6 milliards d’espèces sur Terre. De plus, contrairement aux estimations précédentes, la nouvelle « tarte de la vie » est dominée par les bactéries (environ 70 à 90 % des espèces), et les insectes ne sont qu’un des nombreux groupes hyperdiversifiés.

Larsen, Brendan B. et al., « Inordinate Fondness Multiplied and Redistributed: The Number of Species on Earth and the New Pie of Life », The Quarterly Review of Biology, vol. 92, 2017, p. 229-265

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Note 8

Currently, between one-third and two-thirds of marine species may be undescribed, and previous estimates of there being well over one million marine species appear highly unlikely. […] We each limited our estimates to groups for which we have close working knowledge.

Actuellement, entre un tiers et deux tiers des espèces marines pourraient ne pas être décrites, et les estimations antérieures selon lesquelles il y aurait bien plus d’un million d’espèces marines paraissent très peu vraisemblables. […] Chacun de nous a limité ses estimations aux groupes qu’il connaît de près par son travail.

Appeltans, Ward et al., « The Magnitude of Global Marine Species Diversity », Current Biology, vol. 22, n° 23, 2012, p. 2189-2202

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Note 9

We demonstrate that after more than six decades, estimates of global species richness have failed to converge, remain highly uncertain, and in many cases, are logically inconsistent.

Nous montrons qu’après plus de six décennies, les estimations de la richesse spécifique mondiale n’ont pas convergé, restent très incertaines et, dans bien des cas, sont logiquement incohérentes.

Caley, M. Julian, Fisher, Rebecca et Mengersen, Kerrie, « Global Species Richness Estimates Have Not Converged », Trends in Ecology & Evolution, vol. 29, n° 4, 2014, p. 187-188

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Note 10

The nature of species is controversial in biology and philosophy. Biologists disagree on the definition of the term ‘species,’ and philosophers disagree over the ontological status of species. […] Biologists offer over twenty definitions of the term ‘species’ (Hey 2001).

La nature des espèces est controversée en biologie et en philosophie. Les biologistes ne s’accordent pas sur la définition du terme « espèce », et les philosophes ne s’accordent pas sur le statut ontologique des espèces. […] Les biologistes proposent plus de vingt définitions du terme « espèce » (Hey 2001).

Ereshefsky, Marc, « Species », Stanford Encyclopedia of Philosophy, Stanford University, 2002, révision 2022

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Note 11

our results suggest that some 86% of existing species on Earth and 91% of species in the ocean still await description

nos résultats suggèrent qu’environ 86 % des espèces existant sur Terre et 91 % des espèces de l’océan attendent encore d’être décrites

Mora, Camilo, Tittensor, Derek P., Adl, Sina, Simpson, Alastair G. B. et Worm, Boris, « How Many Species Are There on Earth and in the Ocean? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001127, 2011

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Note 12

Closing this knowledge gap will require a renewed interest in exploration and taxonomy, and a continuing effort to catalogue existing biodiversity data in publicly available databases.

Combler cette lacune exigera un intérêt renouvelé pour l’exploration et la taxonomie, et un effort continu pour cataloguer les données existantes sur la biodiversité dans des bases de données publiques.

Mora, Camilo, Tittensor, Derek P., Adl, Sina, Simpson, Alastair G. B. et Worm, Boris, « How Many Species Are There on Earth and in the Ocean? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001127, 2011

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Note 13

We are astonishingly ignorant about how many species are alive on earth today […] Part of the problem is that taxonomic effort is approximately divided 1∶ 1∶ 1 among vertebrates, plants, and invertebrates, whereas plant species are roughly 10 times, and invertebrates 100 times, more numerous than vertebrates.

Nous ignorons de façon stupéfiante combien d’espèces vivent aujourd’hui sur Terre […] Une partie du problème tient à ce que l’effort taxinomique se répartit à peu près à parts égales entre vertébrés, plantes et invertébrés, alors que les espèces de plantes sont environ 10 fois, et les invertébrés 100 fois, plus nombreuses que les vertébrés.

May, Robert M., « Why Worry about How Many Species and Their Loss? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001130, 2011

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Note 14

When the foldout page is closed, this image in the 1965 Time-Life book Early Man, drawn by Rudolph Zallinger ’42BFA, ’71MFA, shows only six steps in human evolution. […] The full fold-out spread showed 15 individuals, starting with Pliopithecus and ending with Homo sapiens. […] The captions specify that several of the species were not ancestors of humans. Proconsul, second in line, was “the ancestor of the chimpanzee,” and Oreopithecus, the fourth, was “a likely side branch on man’s family tree.”

Dépliant fermé, cette image du livre Time-Life Early Man de 1965, dessinée par Rudolph Zallinger (promotions 1942 et 1971 des Beaux-Arts), ne montre que six étapes de l’évolution humaine. […] Le dépliant complet montrait 15 individus, du Pliopithecus à l’Homo sapiens. […] Les légendes précisent que plusieurs de ces espèces n’étaient pas des ancêtres des humains. Proconsul, deuxième de la file, était « l’ancêtre du chimpanzé », et Oreopithecus, le quatrième, était « une probable branche latérale de l’arbre généalogique de l’homme ».

Giller, Geoffrey et Conniff, Richard, « Iconic. Almost by accident. », Yale Alumni Magazine, vol. 78, n° 2, novembre-décembre 2014

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Note 15

Life is a copiously branching bush, continually pruned by the grim reaper of extinction, not a ladder of predictable progress.

La vie est un buisson abondamment ramifié, sans cesse élagué par la sinistre faucheuse de l’extinction, et non une échelle de progrès prévisible.

Gould, Stephen Jay, Wonderful Life: The Burgess Shale and the Nature of History, W. W. Norton, 1989

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Note 16

Aristotle’s History of Animals also placed animals in a hierarchy, ranking animals above plants due to what he claimed were their abilities to sense the world around them and to move. […] This concept of “higher” and “lower” organisms was expanded upon by scholars in the Medieval period to form the Scala Naturae (Latin for “ladder of being”). This “Great Chain of Being,” depicting a hierarchy of beings with God at the top and minerals at the bottom (Figure 2.2), was thought by medieval Christians to have been decreed by God; in this Great Chain, humans were placed closer to God than other species.

L’Histoire des animaux d’Aristote classait aussi les animaux selon une hiérarchie, les plaçant au-dessus des plantes en raison de ce qu’il tenait pour leur capacité à percevoir le monde qui les entoure et à se mouvoir. […] Cette idée d’organismes « supérieurs » et « inférieurs » fut développée par les savants du Moyen Âge pour former la Scala Naturae (en latin, « échelle de l’être »). Cette « grande chaîne des êtres », figurant une hiérarchie des êtres avec Dieu au sommet et les minéraux en bas (figure 2.2), passait aux yeux des chrétiens du Moyen Âge pour voulue par Dieu ; dans cette grande chaîne, les humains étaient placés plus près de Dieu que les autres espèces.

Namie, Joylin, « The Beginnings of Evolutionary Thinking », dans Shook, Beth, Nelson, Katie, Aguilera, Kelsie et Braff, Lara (dir.), Explorations: An Open Invitation to Biological Anthropology, 2e éd., chap. 2, section 2.1, LibreTexts

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Note 17

It is absurd to talk of one animal being higher than another

Il est absurde de dire qu’un animal est plus élevé qu’un autre

Darwin, Charles, Notebook B, 1837, dans Barrett, Paul H. et al. (dir.), Charles Darwin’s Notebooks, 1836-1844, Cambridge University Press, 1987

It is absurd to talk of one animal being higher than another.— We consider those, when the (intellectual faculties cerebral structure) most developed, as highest.—

Il est absurde de dire qu’un animal est supérieur à un autre. Nous considérons comme les plus élevés ceux chez qui (les facultés intellectuelles, la structure cérébrale) sont le plus développées.

Darwin, Charles, Notebook B, 1837, dans Barrett, Paul H. et al

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Note 18

Since that speciation event, both lineages have had an equal amount of time to evolve.

Depuis cet événement de spéciation, les deux lignées ont eu exactement autant de temps pour évoluer.

University of California Museum of Paleontology, Understanding Evolution, « Trees, not ladders »

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Note 19

A more rapid approach is to mentally rotate a few internal nodes with no effect on the topology of the tree, as shown in Fig. 11b. […] In Fig. 17a, both turtles and birds share one ancestor with mammals (node W), making them equally closely related to mammals.

Une méthode plus rapide consiste à faire pivoter mentalement quelques nœuds internes, sans aucun effet sur la topologie de l’arbre, comme le montre la figure 11b. […] Sur la figure 17a, les tortues comme les oiseaux partagent un ancêtre avec les mammifères (nœud W), ce qui les rend aussi proches parents des mammifères les uns que les autres.

Gregory, T. Ryan, « Understanding Evolutionary Trees », Evolution: Education and Outreach, vol. 1, 2008, p. 121-137

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Note 20

Consequently, whereas character states can be relatively ancestral (plesiomorphic) or derived (apomorphic), these concepts are nonsensical when applied to whole organisms.

Par conséquent, si les états de caractère peuvent être relativement ancestraux (plésiomorphes) ou dérivés (apomorphes), ces notions n’ont aucun sens appliquées à des organismes entiers.

Gregory, T. Ryan, « Understanding Evolutionary Trees », Evolution: Education and Outreach, vol. 1, 2008, p. 121-137

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Notes et sources

  1. ↑

    Passage Après deux cent cinquante ans de travail

    In spite of 250 years of taxonomic classification and over 1.2 million species already catalogued in a central database

    Traduction de la rédaction Malgré 250 ans de classification taxonomique et plus de 1,2 million d’espèces déjà cataloguées dans une base de données centrale

    Source Mora, Camilo, Tittensor, Derek P., Adl, Sina, Simpson, Alastair G. B. et Worm, Boris, « How Many Species Are There on Earth and in the Ocean? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001127, 2011, résumé.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage environ deux millions et demi d’espèces sont inscrites dans une base de données mondiale, le Catalogue of Life

    1.800.193 species in COL […] 408.109 species in COL […] 174.658 species in COL […] 75.723 species in COL

    Traduction de la rédaction 1 800 193 espèces dans le COL (animaux) […] 408 109 (plantes) […] 174 658 (champignons) […] 75 723 (autres règnes)

    Source Catalogue of Life, version COL26.10 XR, 16 octobre 2026, page d’accueil, compteurs par règne (Animalia, Plantae, Fungi, autres règnes ; total 2 458 683), version active « COL26.10 XR » publiée le 16 octobre 2026 ; consulté le 24 octobre 2026.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026

  2. ↑

    Passage les grands muséums européens ont bâti leurs collections par les réseaux coloniaux

    Museums holding national collections, most notably the British Museum, are usually associated with this type of collecting, but scientific collections in general and natural history collections in particular also played an important role in colonial collecting. […] The history of Enlightenment science, including the natural sciences, is inseparably entwined with the history of European colonialism.

    Traduction de la rédaction Les musées qui détiennent des collections nationales, au premier rang desquels le British Museum, sont généralement associés à ce type de collecte, mais les collections scientifiques en général, et les collections d’histoire naturelle en particulier, ont aussi joué un rôle important dans la collecte coloniale. […] L’histoire de la science des Lumières, y compris des sciences naturelles, est inséparablement liée à l’histoire du colonialisme européen.

    Source Das, Samir et Lowe, Miranda, « Nature Read in Black and White: Decolonial Approaches to Interpreting Natural History Collections », Journal of Natural Science Collections, vol. 6, 2018, p. 4-14, p. 6.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  3. ↑

    Passage Avant 2011, les spécialistes proposaient des estimations allant de trois à cent millions d’espèces.

    Globally, our best approximation to the total number of species is based on the opinion of taxonomic experts, whose estimates range between 3 and 100 million species

    Traduction de la rédaction À l’échelle mondiale, notre meilleure approximation du nombre total d’espèces repose sur l’avis des spécialistes de la taxinomie, dont les estimations vont de 3 à 100 millions d’espèces

    Source Mora, Camilo, Tittensor, Derek P., Adl, Sina, Simpson, Alastair G. B. et Worm, Boris, « How Many Species Are There on Earth and in the Ocean? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001127, 2011, introduction.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  4. ↑

    Passage la façon dont les espèces se répartissent dans les grands groupes de la classification […] suit un motif régulier et prévisible

    the higher taxonomic classification of species (i.e., the assignment of species to phylum, class, order, family, and genus) follows a consistent and predictable pattern from which the total number of species in a taxonomic group can be estimated

    Traduction de la rédaction la classification taxonomique supérieure des espèces (c’est-à-dire leur rattachement à un embranchement, une classe, un ordre, une famille et un genre) suit un schéma cohérent et prévisible, à partir duquel on peut estimer le nombre total d’espèces d’un groupe taxonomique

    Source Mora, Camilo, Tittensor, Derek P., Adl, Sina, Simpson, Alastair G. B. et Worm, Boris, « How Many Species Are There on Earth and in the Ocean? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001127, 2011, résumé.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  5. ↑

    Passage ils l’ont d’abord testée sur des groupes bien connus, pour vérifier qu’elle retrouvait le bon résultat

    This approach was validated against well-known taxa

    Traduction de la rédaction Cette approche a été validée sur des groupes bien connus

    Source Mora, Camilo, Tittensor, Derek P., Adl, Sina, Simpson, Alastair G. B. et Worm, Boris, « How Many Species Are There on Earth and in the Ocean? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001127, 2011, résumé.

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  6. ↑

    Passage environ 8,7 millions d’espèces, avec une marge de plus ou moins 1,3 million — dont 2,2 millions dans l’océan

    it predicts ~8.7 million (±1.3 million SE) eukaryotic species globally, of which ~2.2 million (±0.18 million SE) are marine

    Traduction de la rédaction elle prévoit environ 8,7 millions (± 1,3 million, erreur type) d’espèces d’eucaryotes dans le monde, dont environ 2,2 millions (± 0,18 million, erreur type) sont marines

    Source Mora, Camilo, Tittensor, Derek P., Adl, Sina, Simpson, Alastair G. B. et Worm, Boris, « How Many Species Are There on Earth and in the Ocean? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001127, 2011, résumé.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  7. ↑

    Passage D’autres équipes, avec d’autres méthodes, aboutissent à environ deux millions.

    We predict that there may be 1.8–2.0 million species on Earth, of which about 0.3 million are marine, significantly less than some previous estimates.

    Traduction de la rédaction Nous prévoyons qu’il pourrait y avoir 1,8 à 2,0 millions d’espèces sur Terre, dont environ 0,3 million marines, nettement moins que certaines estimations antérieures.

    Source Costello, Mark J., Wilson, Simon P. et Houlding, Brett, « Predicting Total Global Species Richness Using Rates of Species Description and Estimates of Taxonomic Effort », Systematic Biology, vol. 61, n° 5, 2012, p. 871-883, résumé.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage Ou à onze millions.

    In this report figures of close to 11 million species worldwide and about 570.000 for Australia are accepted.

    Traduction de la rédaction Dans ce rapport, on retient des chiffres de près de 11 millions d’espèces dans le monde et d’environ 570 000 pour l’Australie.

    Source Chapman, Arthur D., Numbers of Living Species in Australia and the World, Australian Biological Resources Study, 2009, Introduction, p. 2.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

    Passage Des travaux plus récents avancent des chiffres en milliards, en comptant les micro-organismes.

    Our estimates suggest that there are likely to be at least 1 to 6 billion species on Earth. Furthermore, in contrast to previous estimates, the new Pie of Life is dominated by bacteria (approximately 70–90% of species) and insects are only one of many hyperdiverse groups.

    Traduction de la rédaction Nos estimations suggèrent qu’il y a probablement au moins 1 à 6 milliards d’espèces sur Terre. De plus, contrairement aux estimations précédentes, la nouvelle « tarte de la vie » est dominée par les bactéries (environ 70 à 90 % des espèces), et les insectes ne sont qu’un des nombreux groupes hyperdiversifiés.

    Source Larsen, Brendan B. et al., « Inordinate Fondness Multiplied and Redistributed: The Number of Species on Earth and the New Pie of Life », The Quarterly Review of Biology, vol. 92, 2017, p. 229-265, résumé.

    Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026

  8. ↑

    Passage plus de cent vingt taxonomistes des océans ont estimé qu’un total supérieur à un million d’espèces marines était peu vraisemblable […] Leur méthode […] interroge directement les spécialistes de chaque groupe.

    Currently, between one-third and two-thirds of marine species may be undescribed, and previous estimates of there being well over one million marine species appear highly unlikely. […] We each limited our estimates to groups for which we have close working knowledge.

    Traduction de la rédaction Actuellement, entre un tiers et deux tiers des espèces marines pourraient ne pas être décrites, et les estimations antérieures selon lesquelles il y aurait bien plus d’un million d’espèces marines paraissent très peu vraisemblables. […] Chacun de nous a limité ses estimations aux groupes qu’il connaît de près par son travail.

    Source Appeltans, Ward et al., « The Magnitude of Global Marine Species Diversity », Current Biology, vol. 22, n° 23, 2012, p. 2189-2202, résumé (« Conclusions ») ; introduction, sur la méthode d’estimation par avis d’experts.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  9. ↑

    Passage En 2014, des chercheurs ont passé en revue toute cette littérature […] Puis ils ont publié leur travail sans donner de chiffre.

    We demonstrate that after more than six decades, estimates of global species richness have failed to converge, remain highly uncertain, and in many cases, are logically inconsistent.

    Traduction de la rédaction Nous montrons qu’après plus de six décennies, les estimations de la richesse spécifique mondiale n’ont pas convergé, restent très incertaines et, dans bien des cas, sont logiquement incohérentes.

    Source Caley, M. Julian, Fisher, Rebecca et Mengersen, Kerrie, « Global Species Richness Estimates Have Not Converged », Trends in Ecology & Evolution, vol. 29, n° 4, 2014, p. 187-188, résumé.

    Accès payant · vérifié le 9 septembre 2026

  10. ↑

    Passage Ce qu’est exactement une espèce est une question ouverte […] Il en existe plusieurs définitions concurrentes

    The nature of species is controversial in biology and philosophy. Biologists disagree on the definition of the term ‘species,’ and philosophers disagree over the ontological status of species. […] Biologists offer over twenty definitions of the term ‘species’ (Hey 2001).

    Traduction de la rédaction La nature des espèces est controversée en biologie et en philosophie. Les biologistes ne s’accordent pas sur la définition du terme « espèce », et les philosophes ne s’accordent pas sur le statut ontologique des espèces. […] Les biologistes proposent plus de vingt définitions du terme « espèce » (Hey 2001).

    Source Ereshefsky, Marc, « Species », Stanford Encyclopedia of Philosophy, Stanford University, 2002, révision 2022, introduction, 1er paragraphe (deux premières phrases) ; § 1 (« Overview »), 1er paragraphe.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  11. ↑

    Passage 86 % de toutes les espèces et 91 % des espèces marines attendent encore d’être décrites

    our results suggest that some 86% of existing species on Earth and 91% of species in the ocean still await description

    Traduction de la rédaction nos résultats suggèrent qu’environ 86 % des espèces existant sur Terre et 91 % des espèces de l’océan attendent encore d’être décrites

    Source Mora, Camilo, Tittensor, Derek P., Adl, Sina, Simpson, Alastair G. B. et Worm, Boris, « How Many Species Are There on Earth and in the Ocean? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001127, 2011, résumé.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  12. ↑

    Passage combler ce manque demandera un regain d’intérêt pour l’exploration et pour la taxinomie […] et un effort continu pour verser les données dans des bases publiques

    Closing this knowledge gap will require a renewed interest in exploration and taxonomy, and a continuing effort to catalogue existing biodiversity data in publicly available databases.

    Traduction de la rédaction Combler cette lacune exigera un intérêt renouvelé pour l’exploration et la taxonomie, et un effort continu pour cataloguer les données existantes sur la biodiversité dans des bases de données publiques.

    Source Mora, Camilo, Tittensor, Derek P., Adl, Sina, Simpson, Alastair G. B. et Worm, Boris, « How Many Species Are There on Earth and in the Ocean? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001127, 2011, résumé non technique (Author Summary).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  13. ↑

    Passage pourquoi connaissons-nous si mal ce qui reste ?

    We are astonishingly ignorant about how many species are alive on earth today […] Part of the problem is that taxonomic effort is approximately divided 1∶ 1∶ 1 among vertebrates, plants, and invertebrates, whereas plant species are roughly 10 times, and invertebrates 100 times, more numerous than vertebrates.

    Traduction de la rédaction Nous ignorons de façon stupéfiante combien d’espèces vivent aujourd’hui sur Terre […] Une partie du problème tient à ce que l’effort taxinomique se répartit à peu près à parts égales entre vertébrés, plantes et invertébrés, alors que les espèces de plantes sont environ 10 fois, et les invertébrés 100 fois, plus nombreuses que les vertébrés.

    Source May, Robert M., « Why Worry about How Many Species and Their Loss? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001130, 2011, résumé (Abstract) ; puis troisième paragraphe du texte.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  14. ↑

    Passage dessinée en 1965 par Rudolph Zallinger […] Le texte d’origine […] précisait que la quatrième figure était probablement une branche latérale […] L’illustration d’origine comportait quinze figures, sur un dépliant.

    When the foldout page is closed, this image in the 1965 Time-Life book Early Man, drawn by Rudolph Zallinger ’42BFA, ’71MFA, shows only six steps in human evolution. […] The full fold-out spread showed 15 individuals, starting with Pliopithecus and ending with Homo sapiens. […] The captions specify that several of the species were not ancestors of humans. Proconsul, second in line, was “the ancestor of the chimpanzee,” and Oreopithecus, the fourth, was “a likely side branch on man’s family tree.”

    Traduction de la rédaction Dépliant fermé, cette image du livre Time-Life Early Man de 1965, dessinée par Rudolph Zallinger (promotions 1942 et 1971 des Beaux-Arts), ne montre que six étapes de l’évolution humaine. […] Le dépliant complet montrait 15 individus, du Pliopithecus à l’Homo sapiens. […] Les légendes précisent que plusieurs de ces espèces n’étaient pas des ancêtres des humains. Proconsul, deuxième de la file, était « l’ancêtre du chimpanzé », et Oreopithecus, le quatrième, était « une probable branche latérale de l’arbre généalogique de l’homme ».

    Source Giller, Geoffrey et Conniff, Richard, « Iconic. Almost by accident. », Yale Alumni Magazine, vol. 78, n° 2, novembre-décembre 2014, légende de l’illustration d’ouverture ; corps de l’article, paragraphes sur « The Road to Homo Sapiens » et sur les légendes d’origine.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  15. ↑

    Passage La vie est un buisson abondamment ramifié, continuellement élagué par la faucheuse de l’extinction — non une échelle de progrès prévisible.

    Life is a copiously branching bush, continually pruned by the grim reaper of extinction, not a ladder of predictable progress.

    Traduction de la rédaction La vie est un buisson abondamment ramifié, sans cesse élagué par la sinistre faucheuse de l’extinction, et non une échelle de progrès prévisible.

    Source Gould, Stephen Jay, Wonderful Life: The Burgess Shale and the Nature of History, W. W. Norton, 1989, chapitre 1.

    En bibliothèque · vérifié le 9 septembre 2026

  16. ↑

    Passage C’est l’échelle des êtres d’Aristote, reprise plus tard sous le nom de « grande chaîne des êtres »

    Aristotle’s History of Animals also placed animals in a hierarchy, ranking animals above plants due to what he claimed were their abilities to sense the world around them and to move. […] This concept of “higher” and “lower” organisms was expanded upon by scholars in the Medieval period to form the Scala Naturae (Latin for “ladder of being”). This “Great Chain of Being,” depicting a hierarchy of beings with God at the top and minerals at the bottom (Figure 2.2), was thought by medieval Christians to have been decreed by God; in this Great Chain, humans were placed closer to God than other species.

    Traduction de la rédaction L’Histoire des animaux d’Aristote classait aussi les animaux selon une hiérarchie, les plaçant au-dessus des plantes en raison de ce qu’il tenait pour leur capacité à percevoir le monde qui les entoure et à se mouvoir. […] Cette idée d’organismes « supérieurs » et « inférieurs » fut développée par les savants du Moyen Âge pour former la Scala Naturae (en latin, « échelle de l’être »). Cette « grande chaîne des êtres », figurant une hiérarchie des êtres avec Dieu au sommet et les minéraux en bas (figure 2.2), passait aux yeux des chrétiens du Moyen Âge pour voulue par Dieu ; dans cette grande chaîne, les humains étaient placés plus près de Dieu que les autres espèces.

    Source Namie, Joylin, « The Beginnings of Evolutionary Thinking », dans Shook, Beth, Nelson, Katie, Aguilera, Kelsie et Braff, Lara (dir.), Explorations: An Open Invitation to Biological Anthropology, 2e éd., chap. 2, section 2.1, LibreTexts, section 2.1, 3ᵉ paragraphe du texte.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  17. ↑

    Passage il est absurde de parler d’un animal comme supérieur à un autre

    It is absurd to talk of one animal being higher than another

    Traduction de la rédaction Il est absurde de dire qu’un animal est plus élevé qu’un autre

    Source Darwin, Charles, Notebook B, 1837, dans Barrett, Paul H. et al. (dir.), Charles Darwin’s Notebooks, 1836-1844, Cambridge University Press, 1987, Notebook B, p. 74.

    En bibliothèque · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage Darwin lui-même écrivait dès 1837 : il est absurde de parler d’un animal comme supérieur à un autre

    It is absurd to talk of one animal being higher than another.— We consider those, when the (intellectual faculties cerebral structure) most developed, as highest.—

    Traduction de la rédaction Il est absurde de dire qu’un animal est supérieur à un autre. Nous considérons comme les plus élevés ceux chez qui (les facultés intellectuelles, la structure cérébrale) sont le plus développées.

    Source Darwin, Charles, Notebook B, 1837, dans Barrett, Paul H. et al, Notebook B, page [74] du carnet.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  18. ↑

    Passage Quand deux lignées se séparent, les deux ont ensuite exactement le même temps pour évoluer.

    Since that speciation event, both lineages have had an equal amount of time to evolve.

    Traduction de la rédaction Depuis cet événement de spéciation, les deux lignées ont eu exactement autant de temps pour évoluer.

    Source University of California Museum of Paleontology, Understanding Evolution, « Trees, not ladders », Evolution 101, page « evo_07 » (exemple de la fougère, du pin et de la rose), avant la section « Misconceptions about humans ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  19. ↑

    Passage Les nœuds sont des ancêtres communs, pas des espèces actuelles […] Faire pivoter une branche autour d’un nœud ne change rien.

    A more rapid approach is to mentally rotate a few internal nodes with no effect on the topology of the tree, as shown in Fig. 11b. […] In Fig. 17a, both turtles and birds share one ancestor with mammals (node W), making them equally closely related to mammals.

    Traduction de la rédaction Une méthode plus rapide consiste à faire pivoter mentalement quelques nœuds internes, sans aucun effet sur la topologie de l’arbre, comme le montre la figure 11b. […] Sur la figure 17a, les tortues comme les oiseaux partagent un ancêtre avec les mammifères (nœud W), ce qui les rend aussi proches parents des mammifères les uns que les autres.

    Source Gregory, T. Ryan, « Understanding Evolutionary Trees », Evolution: Education and Outreach, vol. 1, 2008, p. 121-137, sections « Misconception #3: Reading across the Tips » et « Misconception #9: More Intervening Nodes Equals More Distantly Related ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  20. ↑

    Passage Un caractère peut être ancien ou récent. Mais cela n’a aucun sens appliqué à un animal entier

    Consequently, whereas character states can be relatively ancestral (plesiomorphic) or derived (apomorphic), these concepts are nonsensical when applied to whole organisms.

    Traduction de la rédaction Par conséquent, si les états de caractère peuvent être relativement ancestraux (plésiomorphes) ou dérivés (apomorphes), ces notions n’ont aucun sens appliquées à des organismes entiers.

    Source Gregory, T. Ryan, « Understanding Evolutionary Trees », Evolution: Education and Outreach, vol. 1, 2008, p. 121-137, section « Misconception #6: Long Branch Implies no Change (or “Less Diverse Equals Basal Equals Ancestral”) ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

Références bibliographiques

20
  • Appeltans, Ward et al., « The Magnitude of Global Marine Species Diversity », Current Biology, vol. 22, n° 23, 2012, p. 2189-2202, en accès libre (l’estimation concurrente pour le milieu marin, fondée sur la consultation des spécialistes).
  • Caley, M. Julian, Fisher, Rebecca et Mengersen, Kerrie, « Global Species Richness Estimates Have Not Converged », Trends in Ecology & Evolution, vol. 29, n° 4, 2014, p. 187-188, accès payant (la revue des estimations qui refuse d’en donner une).
  • Catalogue of Life, version COL26.10 XR, 16 octobre 2026, en accès libre (le nombre d’espèces cataloguées : environ 2,46 millions en additionnant les compteurs par règne de la page d’accueil). https://doi.org/10.48580/dgzlf
  • Chapman, Arthur D., Numbers of Living Species in Australia and the World, Australian Biological Resources Study, 2009, en accès libre (une estimation à onze millions).
  • Costello, Mark J., Wilson, Simon P. et Houlding, Brett, « Predicting Total Global Species Richness Using Rates of Species Description and Estimates of Taxonomic Effort », Systematic Biology, vol. 61, n° 5, 2012, p. 871-883, en accès libre (une estimation de 1,8 à 2 millions d’espèces). http://hdl.handle.net/2262/67357
  • Costello, Mark J., May, Robert M. et Stork, Nigel E., « Can We Name Earth’s Species Before They Go Extinct? », Science, vol. 339, 2013, p. 413-416, accès payant.
  • Darwin, Charles, Notebook B, 1837, dans Barrett, Paul H. et al. (dir.), Charles Darwin’s Notebooks, 1836-1844, Cambridge University Press, 1987, en bibliothèque (« il est absurde de parler d’un animal comme supérieur à un autre »).
  • Das, Samir et Lowe, Miranda, « Nature Read in Black and White: Decolonial Approaches to Interpreting Natural History Collections », Journal of Natural Science Collections, vol. 6, 2018, p. 4-14, en accès libre (les collections coloniales et le biais du « découvreur »).
  • Ereshefsky, Marc, « Species », Stanford Encyclopedia of Philosophy, Stanford University, 2002, révision 2022, en accès libre (la nature des espèces, controversée ; plus de vingt définitions proposées par les biologistes). https://plato.stanford.edu/entries/species/
  • Giller, Geoffrey et Conniff, Richard, « Iconic. Almost by accident. », Yale Alumni Magazine, vol. 78, n° 2, novembre-décembre 2014, en accès libre (l’illustration de Zallinger dans Early Man, 1965 : le dépliant à quinze figures et les légendes qui écartent plusieurs figures de la lignée humaine). https://yalealumnimagazine.org/articles/3977-march-of-progress
  • Gould, Stephen Jay, Wonderful Life: The Burgess Shale and the Nature of History, W. W. Norton, 1989, en bibliothèque (la vie comme buisson élagué par l’extinction, non comme échelle de progrès). Traduction française : La Vie est belle, Seuil, 1991.
  • Gregory, T. Ryan, « Understanding Evolutionary Trees », Evolution: Education and Outreach, vol. 1, 2008, p. 121-137, en accès libre (les idées fausses sur la lecture des arbres ; les caractères anciens ou récents).
  • Howell, F. Clark, Early Man, Time-Life Books, 1965, en bibliothèque (l’illustration « The Road to Homo sapiens », le dépliant à quinze figures, et le texte qui la contredit).
  • Larsen, Brendan B. et al., « Inordinate Fondness Multiplied and Redistributed: The Number of Species on Earth and the New Pie of Life », The Quarterly Review of Biology, vol. 92, 2017, p. 229-265, accès payant (les estimations en milliards, micro-organismes compris).
  • Lovejoy, Arthur O., The Great Chain of Being, Harvard University Press, 1936, en bibliothèque (l’échelle des êtres, d’Aristote à ses survivances modernes).
  • May, Robert M., « Why Worry about How Many Species and Their Loss? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001130, 2011, en accès libre (le commentaire publié avec l’étude).
  • Mora, Camilo, Tittensor, Derek P., Adl, Sina, Simpson, Alastair G. B. et Worm, Boris, « How Many Species Are There on Earth and in the Ocean? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001127, 2011, en accès libre (le motif régulier de la classification ; la validation sur des groupes connus ; 8,7 ± 1,3 millions dont 2,2 millions marines ; 1,2 million d’espèces cataloguées en 250 ans ; 86 % et 91 % non décrites ; l’appel à l’exploration et à la taxinomie). https://doi.org/10.1371/journal.pbio.1001127
  • Namie, Joylin, « The Beginnings of Evolutionary Thinking », dans Shook, Beth, Nelson, Katie, Aguilera, Kelsie et Braff, Lara (dir.), Explorations: An Open Invitation to Biological Anthropology, 2e éd., chap. 2, section 2.1, LibreTexts, en accès libre (la hiérarchie des êtres vivants chez Aristote, développée au Moyen Âge en Scala Naturae ou « grande chaîne des êtres », de Dieu aux minéraux). https://socialsci.libretexts.org/Bookshelves/Anthropology/Biological_Anthropology/EXPLORATIONS%3A_An_Open_Invitation_to_Biological_Anthropology_2e/02%3A_A_History_of_Evolutionary_Thought/2.01%3A_The_Beginnings_of_Evolutionary_Thinking
  • University of California Museum of Paleontology, Understanding Evolution, « Trees, not ladders », en accès libre (la lecture des arbres phylogénétiques). https://evolution.berkeley.edu/
  • Zachos, Frank E., Species Concepts in Biology, Springer, 2016, en bibliothèque (le problème de l’espèce et ses définitions concurrentes).

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