
Combien y a-t-il de langues dans le monde ?
Deux grands catalogues apportent une réponse. Ils ne donnent pas le même nombre.
Deux réponses, aucune erreur
Ethnologue, le catalogue le plus consulté, en dénombre un peu plus de 7 100. Glottolog, tenu par un institut Max-Planck, en compte plusieurs centaines de plus.1
Personne ne s’est trompé.
L’explication tient au critère employé. Pour décider si deux façons de parler sont deux langues ou une seule, on examine surtout si leurs locuteurs se comprennent sans apprentissage préalable : c’est ce qu’on appelle l’intercompréhension. Si elle existe, on parle de deux dialectes d’une même langue ; sinon, de deux langues.
Or la compréhension mutuelle n’est pas une affaire de oui ou de non, mais de degré.
Il existe des régions où chaque village comprend très bien ses voisins, un peu moins bien les villages d’après, et plus du tout ceux du bout de la chaîne. Où couper ? Selon l’endroit où l’on pose la limite, on obtient un nombre différent.
Un autre facteur intervient. Le suédois, le norvégien et le danois se ressemblent assez pour que leurs locuteurs se comprennent en partie. On les appelle pourtant trois langues, en grande partie parce que ce sont trois pays.
L’essentiel est là : ce nombre n’est pas une donnée qu’on observe, mais le résultat d’une règle de tri. Changer la règle, c’est changer le nombre.
Ce nombre bouge d’ailleurs sans arrêt, pour trois raisons bien réelles : on documente des langues jusque-là inconnues, ce qui le fait monter ; des langues s’éteignent, ce qui le fait descendre ; et les catalogues révisent parfois leur classement d’un parler, ce qui le fait sauter dans un sens ou dans l’autre.2
Ce qu’est une langue, et par quels moyens elle passe
Une langue est un système partagé qui permet de produire un nombre illimité de messages à partir d’un nombre limité d’éléments. C’est l’idée que le linguiste Wilhelm von Humboldt a défendue au XIXᵉ siècle en soutenant qu’une langue fait un usage infini de moyens finis. Quelques dizaines de sons combinés donnent des milliers de mots ; des règles de grammaire combinent ces mots en phrases que personne n’a jamais prononcées auparavant et que tout le monde comprend pourtant. C’est cette capacité à fabriquer du neuf avec du connu qui distingue une langue d’un simple répertoire de signaux.3
Elle emprunte plusieurs canaux, et aucun n’est plus « vrai » que les autres.
- La parole est le canal le plus ancien et le plus universel. Toutes les sociétés humaines connues parlent.
- Les langues des signes passent par les mains, le visage et l’espace. Ce ne sont pas des traductions gestuelles d’une langue parlée : ce sont des langues complètes, avec leur grammaire propre, et il en existe des centaines, différentes d’un pays à l’autre.
- L’écriture est un ajout tardif et rare. Elle n’a été inventée que trois ou quatre fois dans l’histoire, et la grande majorité des langues du monde n’ont jamais été écrites. Une langue sans écriture n’est ni plus pauvre ni moins structurée : elle est simplement plus fragile, car elle ne survit pas à ses derniers locuteurs.
Les langues ont des familles
Les langues se transforment sans arrêt, et lorsque des groupes qui parlaient la même se séparent assez longtemps, ils finissent par ne plus se comprendre. C’est ainsi que le latin a donné le français, l’espagnol, l’italien, le portugais et le roumain — qui sont donc, littéralement, du latin ayant évolué séparément.
On regroupe les langues issues d’un même ancêtre en familles. Le français appartient à la famille indo-européenne, qui comprend aussi l’anglais, le russe, le grec, le persan et l’hindi. Il existe des dizaines de langues isolées, qu’on ne rattache à aucune famille — le basque en Europe, l’aïnou au Japon, le bourouchaski au Pakistan, le zuni en Amérique du Nord.
Quant au nombre de familles, il dépend du catalogue consulté, comme le nombre de langues lui-même : les uns en comptent environ cent quarante, les autres plusieurs centaines, selon qu’on regroupe ou qu’on sépare. C’est exactement le problème dont parle cette page, appliqué un cran plus haut.
La frontière entre « deux langues » et « deux façons de parler la même » n’a rien d’évident, et c’est exactement le problème que traite la suite de cette page.
Le vrai sujet n’est pas le total
Leur répartition compte davantage, car c’est là que les chiffres deviennent étonnants :
La Papouasie-Nouvelle-Guinée, avec une population modeste, compte à elle seule plus de huit cents langues — davantage que l’Europe entière.4
Autrement dit, il n’existe aucun rapport entre le nombre de locuteurs et le nombre de langues qu’ils parlent.
À l’autre bout de l’échelle, un chiffre donne la vraie forme de la diversité. À elles seules, vingt-trois langues sont parlées par plus de la moitié de l’humanité — soit environ 0,3 % des langues.5
Quelques langues immenses, et des milliers de très petites.
Cette page traite des langues parlées. Leur écriture, leur impression et leur conservation relèvent de la page 9.13.
Beaucoup de langues sont menacées
Environ quatre langues vivantes sur dix sont classées comme menacées — à peu près trois mille. Beaucoup ont moins de mille locuteurs.6
Le classement dit d’ailleurs précisément ce que « menacée » veut dire : il n’est plus normal, dans cette communauté, que les enfants apprennent et emploient la langue. Le critère n’est pas le nombre de locuteurs vivants ; c’est la transmission.7
Une phrase circule souvent : « une langue disparaît toutes les deux semaines ». On la trouve partout. Son origine est instructive.
Elle remonte à un article publié en 1992 par un linguiste américain, Michael Krauss, dans une revue scientifique. Il y estimait qu’une grande partie des langues du monde étaient condamnées à disparaître au cours du siècle à venir.8
Krauss n’écrivait pas pour le grand public. Il écrivait à ses collègues linguistes, et il les avertissait : leur discipline risquait d’entrer dans l’histoire comme la seule science ayant regardé disparaître son propre objet sans réagir.9
C’était donc un chiffre d’alerte, destiné à secouer.
C’est pourquoi les rythmes que l’on lit ne concordent pas : une langue toutes les deux semaines, tous les mois, tous les trois mois. Ce ne sont pas des comptages, ce sont des projections différentes.
Il ne faut pas pour autant en tirer la conclusion inverse. Les langues disparaissent bel et bien, et d’autres travaux l’ont confirmé depuis : une grande étude de 2022 estime que, sans action rapide, plus de 1 500 langues risquent de cesser d’être parlées d’ici la fin du siècle. C’est le rythme qui est incertain, pas le fait.10
Cette histoire ne se réduit pas à un décompte des pertes. Un peu partout, des personnes enregistrent, écrivent et enseignent leur propre langue à leurs enfants, depuis leur propre communauté.
Un dernier détail sur Krauss. Il avait dirigé le centre des langues autochtones d’Alaska, et il était le spécialiste d’une langue appelée l’eyak. Cette langue s’est éteinte en janvier 2008. Il était encore vivant.11
Comment une langue disparaît
Elle ne s’évapore pas. En général, ses locuteurs cessent de la transmettre à leurs enfants, et quelque chose les y a poussés.
Un exemple proche l’illustre.
En Bretagne, et de la même façon dans le sud de la France pour l’occitan, il existait à l’école un objet qu’on appelait le symbole (le signal, en occitan). L’élève surpris à parler sa langue le recevait. Dès qu’il entendait un camarade parler breton, il le lui passait. Celui qui l’avait encore en fin de journée était puni.12
L’administration scolaire, en Bretagne, a posé le principe que pas un mot de breton ne devait être prononcé, ni en classe ni dans la cour.13
Comme le rappelle la page sur l’école, les mêmes lois qui ont appris à lire à des millions d’enfants ont aussi servi à cela. Les deux se sont passés dans la même salle de classe. Une institution n’est presque jamais d’un seul bloc.
Et maintenant, une langue qui est née
On parle beaucoup des langues qui meurent. En voici une, au contraire, qui est apparue.
Au Nicaragua, avant la fin des années 1970, il n’y avait pas de langue des signes. Les enfants sourds restaient chez eux, chacun avec quelques gestes inventés avec sa famille, et ne rencontraient presque jamais d’autres enfants sourds.
À la fin des années 1970, l’État ouvre à Managua un centre pour l’éducation spécialisée. Pour la première fois, des enfants sourds se retrouvaient nombreux au même endroit.
L’école, elle, leur enseignait l’espagnol oral et la lecture sur les lèvres. Elle décourageait les signes, et elle y a échoué. Mais en les réunissant, elle avait créé sans le vouloir ce qui manquait : un groupe.
Dans la cour et dans le bus, les enfants ont mis leurs gestes en commun. Ils ont fabriqué une langue — une vraie, avec sa grammaire, son vocabulaire et ses règles. Ni les maîtres ni l’État ne l’ont faite : ce sont les élèves.
Le ministère de l’Éducation, qui ne comprenait pas ce que ces enfants se disaient, a fait venir une linguiste, Judy Kegl, pour le lui expliquer. D’autres chercheuses ont suivi, dont Ann Senghas, qui a montré une chose surprenante : ce sont les plus jeunes arrivants qui ont rendu la langue plus régulière. Chaque nouvelle vague d’enfants améliorait la grammaire de la précédente. C’est la première fois qu’on a pu suivre une langue depuis sa naissance.14
Une historienne raconte les choses autrement. Laura Polich a travaillé dans les archives nationales du Nicaragua, visité des écoles spécialisées et interrogé des personnes sourdes, dont les plus anciens membres de l’association nationale. Sa conclusion : l’adoption d’une langue des signes commune n’a pas été soudaine. Elle a pris des années, et elle n’a vraiment pris que lorsqu’une communauté s’est mise à se réunir régulièrement — à l’âge adulte, pas seulement à l’école.15
Ce qui tient dans les deux versions : des enfants ont bâti entre eux un système que personne ne leur avait enseigné, et les vagues suivantes l’ont rendu plus régulier. Ce qui est discuté : la vitesse, et le degré d’isolement. Les linguistes ont observé des enfants signer ; l’historienne a lu des archives et interrogé des adultes. Ce n’est pas que l’une ait tort : c’est qu’elles ne regardent pas au même endroit.
Il faut maintenant remonter un siècle en arrière. Un grand congrès international réuni à Milan avait recommandé d’enseigner aux enfants sourds à parler et à lire sur les lèvres, en renonçant aux langues des signes. Cette orientation a été suivie très longtemps. Les participants sourds avaient été écartés du vote.16
C’est exactement le mécanisme du symbole breton, à la même époque et sur un autre continent : une école qui interdit une langue à ceux qui la parlent.
Note 1
7,164 languages are in use today.
7 164 langues sont en usage aujourd’hui.
Ethnologue, « How many languages are there in the world? », SIL International, en accès libre
Glottolog is an initiative of the Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Leipzig. […] Currently 2026-03-02 there are 7674 spoken L1 languages
Glottolog est une initiative de l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionnaire, à Leipzig. […] Au 2 mars 2026, on compte 7 674 langues parlées comme langue première.
Hammarström, Harald, Forkel, Robert, Haspelmath, Martin et Bank, Sebastian, Glottolog, Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, base mise à jour en continu
Note 2
That number changes as knowledge of the world’s languages improves. […] This is the result of changes in the extinction status of some languages and of updating Ethnologue to keep it aligned with the ISO 639-3 inventory of languages.
Ce nombre change à mesure que la connaissance des langues du monde progresse. […] C’est le résultat de changements dans le statut d’extinction de certaines langues et de la mise à jour d’Ethnologue pour rester aligné sur l’inventaire des langues ISO 639-3.
Simons, Gary, « Welcome to the 24th edition », Ethnoblog, Ethnologue, SIL International, 22 février 2021, en accès libre
Note 3
Sie muſs daher von endlichen Mitteln einen unendlichen Gebrauch machen
Elle doit donc faire un usage infini de moyens finis
Humboldt, Wilhelm von, Über die Verschiedenheit des menschlichen Sprachbaues, Berlin, 1836
Note 4
Papua New Guinea has the most languages in the world – over 800.
La Papouasie-Nouvelle-Guinée est le pays qui compte le plus de langues au monde : plus de 800.
Ethnologue, « What countries have the most languages? », SIL International, en accès libre
Note 5
just 23 languages account for more than half the world’s population.
seulement 23 langues représentent plus de la moitié de la population mondiale.
Ethnologue, « How many languages are there in the world? », SIL International, en accès libre
just 23 languages account for more than half the world’s population.
seulement 23 langues représentent plus de la moitié de la population mondiale.
Ethnologue, « How many languages are there in the world? », SIL International, en accès libre
Note 6
3,045 languages are endangered today. […] While about 42% of languages are endangered based on our EGIDS measurement tool
3 045 langues sont menacées aujourd’hui. […] Si environ 42 % des langues sont menacées selon notre outil de mesure EGIDS
Ethnologue, « How many languages are endangered? », SIL International, en accès libre
This is a fragile time: Roughly 40% of languages are now endangered, often with fewer than 1,000 users remaining.
C’est une période fragile : environ 40 % des langues sont aujourd’hui menacées, souvent avec moins de 1 000 utilisateurs restants.
Ethnologue, « How many languages are there in the world? », SIL International, en accès libre
Note 7
Endangered — It is no longer the norm that children learn and use this language.
Menacée : il n’est plus la norme que les enfants apprennent et utilisent cette langue.
Ethnologue, « Zeem », fiche de langue, SIL International, en accès libre
Note 8
Therefore, I consider it a plausible calculation that—at the rate things are going—the coming century will see either the death or the doom of 90% of mankind's languages.
Je considère donc comme un calcul plausible que — au train où vont les choses — le siècle à venir verra soit la mort, soit la condamnation de 90 % des langues de l’humanité.
Krauss, Michael, « The World’s Languages in Crisis », Language, vol. 68, n° 1, mars 1992, p. 4-10
Note 9
Obviously we must do some serious rethinking of our priorities, lest linguistics go down in history as the only science that presided obliviously over the disappearance of 90% of the very field to which it is dedicated.
De toute évidence, nous devons sérieusement repenser nos priorités, de peur que la linguistique n’entre dans l’histoire comme la seule science à avoir présidé, sans s’en apercevoir, à la disparition de 90 % du domaine même auquel elle est consacrée.
Krauss, Michael, « The World’s Languages in Crisis », Language, vol. 68, n° 1, mars 1992, p. 4-10
Note 10
To avoid the loss of over 1,500 languages by the end of the century, urgent investment is needed in language documentation, bilingual education programmes and other community-based programmes.
Pour éviter la perte de plus de 1 500 langues d’ici la fin du siècle, il faut investir d’urgence dans la documentation des langues, les programmes d’éducation bilingue et d’autres programmes communautaires.
Bromham, Lindell et al., « Global Predictors of Language Endangerment and the Future of Linguistic Diversity », Nature Ecology & Evolution, vol. 6, 2022, p. 163-173
Note 11
Michael E. Krauss (August 15, 1934 – August 11, 2019) was an American linguist, professor emeritus, founder, and long-time head of the Alaska Native Language Center.
Michael E. Krauss (15 août 1934 – 11 août 2019) était un linguiste américain, professeur émérite, fondateur et directeur de longue date du Centre des langues autochtones d’Alaska.
Alaska Native Language Center, « In Memoriam: Michael Krauss », University of Alaska Fairbanks
Michael E. Krauss (August 15, 1934 – August 11, 2019) was an American linguist, professor emeritus, founder, and long-time head of the Alaska Native Language Center.
Michael E. Krauss (15 août 1934 – 11 août 2019) était un linguiste américain, professeur émérite, fondateur et directeur de longue date du Centre des langues autochtones d’Alaska.
Alaska Native Language Center, « In Memoriam: Michael Krauss », University of Alaska Fairbanks
Note 12
[…] l’étude du symbole, cet objet stigmatisant que certains écoliers bas-bretons ont été contraints de porter, parfois d’exhiber, à titre de punition pour avoir parlé breton dans l’enceinte de l’école. […] Il est frappant d’observer combien le procédé est partout similaire : l’élève coupable de s’être exprimé dans sa langue maternelle – interdite – est affublé d’un objet infamant. Il est censé épier ses camarades, en vue de prendre l’un d’eux en faute et de se débarrasser de l’objet à ses dépens ; car, souvent, seul le dernier porteur écope d’une punition à la fin de la journée.
Le Bihan, Jean, « Bretagne, une extinction linguistique », La Vie des idées, 9 octobre 2025 (compte rendu de Milin, Rozenn, La Honte et le Châtiment. Imposer le français (Bretagne, France, Afrique et autres territoires), Champ Vallon, 2025)
Note 13
Cette déclaration de la part de J. Dosimont, inspecteur d'académie en 1897, paraît aujourd'hui très catégorique: «Un principe qui ne saurait jamais fléchir : pas un mot de breton en classe ni dans la cour de récréation.»
Leclerc, Jacques, Histoire du français, chapitre 9, « Le français contemporain », CEFAN, Université Laval
Note 14
Nicaraguan education officials had invited Shepard-Kegl, a young sign-language expert, to visit the school. Officials in the Central American country wanted her insight into the gestures they saw happening among hearing-impaired students.
Les responsables de l’éducation du Nicaragua avaient invité Shepard-Kegl, jeune spécialiste des langues des signes, à visiter l’école. Les responsables de ce pays d’Amérique centrale voulaient son éclairage sur les gestes qu’ils voyaient se produire parmi les élèves malentendants.
Bouchard, Kelley, « Seeing the signs: Renowned USM professor reflects on life-changing language discovery », Portland Press Herald, 19 mars 2018
As second and third cohorts learned the language in the mid-1980s and 1990s, they rapidly made this segmented, sequenced construction the preferred means of expressing motion events. […] Using their early learning skills, those who were still children in the mid-1980s developed NSL into the more discrete and combinatorial system that they, and the children that followed in the 1990s, still exhibit today.
Quand les deuxième et troisième cohortes ont appris la langue, au milieu des années 1980 et dans les années 1990, elles ont rapidement fait de cette construction segmentée et séquencée le moyen préféré d’exprimer les mouvements. […] Grâce à leurs capacités d’apprentissage précoces, ceux qui étaient encore enfants au milieu des années 1980 ont fait de la LSN le système plus discret et combinatoire qu’eux-mêmes, et les enfants qui ont suivi dans les années 1990, emploient encore aujourd’hui.
Senghas, Ann, Kita, Sotaro et Özyürek, Aslı, « Children Creating Core Properties of Language: Evidence from an Emerging Sign Language in Nicaragua », Science, vol. 305, 2004, p. 1779-1782
Note 15
Polich crafted The Emergence of the Deaf Community in Nicaragua from her copious research in Nicaragua’s National Archives, field observations of deaf pupils in 20 special education schools, […] and interviews with the oldest members of the National Nicaraguan Association of the Deaf. […] The adoption of NSL did not happen suddenly, but took many years and was fed by multiple influences.
Polich a tiré The Emergence of the Deaf Community in Nicaragua de ses abondantes recherches dans les Archives nationales du Nicaragua, d’observations de terrain d’élèves sourds dans 20 écoles spécialisées, […] et d’entretiens avec les plus anciens membres de l’Association nationale nicaraguayenne des sourds. […] L’adoption de la LSN ne s’est pas faite soudainement : elle a pris de nombreuses années et s’est nourrie d’influences multiples.
Gallaudet University Press, présentation de Polich, Laura, The Emergence of the Deaf Community in Nicaragua: “With Sign Language You Can Learn So Much”, 2005
Note 16
The Congress — Considering the incontestable superiority of speech over signs in restoring the deaf-mute to society, and in giving him a more perfect knowledge of language, Declares — That the Oral method ought to be preferred to that of signs for the education and instruction of the deaf and dumb. […] The Congress — Considering that the simultaneous use of speech and signs has the disadvantage of injuring speech, lip-reading, and precision of ideas, Declares — That the Pure Oral method ought to be preferred.
Le Congrès — considérant l’incontestable supériorité de la parole sur les signes pour rendre le sourd-muet à la société et pour lui donner une connaissance plus parfaite de la langue, déclare que la méthode orale doit être préférée à celle des signes pour l’éducation et l’instruction des sourds-muets. […] Le Congrès — considérant que l’usage simultané de la parole et des signes a l’inconvénient de nuire à la parole, à la lecture sur les lèvres et à la précision des idées, déclare que la méthode orale pure doit être préférée.
Report of the Proceedings of the International Congress on the Education of the Deaf, held at Milan, September 6th-11th, 1880, Londres, W. H. Allen & Co., 1880
Lane, Harlan, When the Mind Hears: A History of the Deaf, Random House, 1984
Notes et sources
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Passage Ethnologue, le catalogue le plus consulté, en dénombre un peu plus de 7 100.
7,164 languages are in use today.
Traduction de la rédaction 7 164 langues sont en usage aujourd’hui.
Source Ethnologue, « How many languages are there in the world? », SIL International, en accès libre, page « How many languages are there in the world? », chiffre d’ouverture.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage Glottolog, tenu par un institut Max-Planck, en compte plusieurs centaines de plus.
Glottolog is an initiative of the Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Leipzig. […] Currently 2026-03-02 there are 7674 spoken L1 languages
Traduction de la rédaction Glottolog est une initiative de l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionnaire, à Leipzig. […] Au 2 mars 2026, on compte 7 674 langues parlées comme langue première.
Source Hammarström, Harald, Forkel, Robert, Haspelmath, Martin et Bank, Sebastian, Glottolog, Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, base mise à jour en continu, page d’accueil (présentation) et page « Glottolog information » (https://glottolog.org/glottolog/glottologinformation), décompte des langues.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
- ↑
Passage on documente des langues jusque-là inconnues, ce qui le fait monter ; des langues s’éteignent, ce qui le fait descendre ; et les catalogues révisent parfois leur classement
That number changes as knowledge of the world’s languages improves. […] This is the result of changes in the extinction status of some languages and of updating Ethnologue to keep it aligned with the ISO 639-3 inventory of languages.
Traduction de la rédaction Ce nombre change à mesure que la connaissance des langues du monde progresse. […] C’est le résultat de changements dans le statut d’extinction de certaines langues et de la mise à jour d’Ethnologue pour rester aligné sur l’inventaire des langues ISO 639-3.
Source Simons, Gary, « Welcome to the 24th edition », Ethnoblog, Ethnologue, SIL International, 22 février 2021, en accès libre, billet de présentation de la 24e édition, premiers paragraphes (le billet précise ensuite : 5 langues retirées, dont 4 fusionnées dans d’autres et 1 éteinte ; 27 langues ajoutées, dont certaines séparées de langues existantes).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage une langue fait un usage infini de moyens finis
Sie muſs daher von endlichen Mitteln einen unendlichen Gebrauch machen
Traduction de la rédaction Elle doit donc faire un usage infini de moyens finis
Source Humboldt, Wilhelm von, Über die Verschiedenheit des menschlichen Sprachbaues, Berlin, 1836, § 13, p. 106.
Domaine public ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage La Papouasie-Nouvelle-Guinée […] compte à elle seule plus de huit cents langues
Papua New Guinea has the most languages in the world – over 800.
Traduction de la rédaction La Papouasie-Nouvelle-Guinée est le pays qui compte le plus de langues au monde : plus de 800.
Source Ethnologue, « What countries have the most languages? », SIL International, en accès libre, page « What countries have the most languages? », début (la page ajoute : « More than twice the number of languages spoken across Europe can be found in Papua New Guinea alone. »).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage À elles seules, vingt-trois langues sont parlées par plus de la moitié de l’humanité
just 23 languages account for more than half the world’s population.
Traduction de la rédaction seulement 23 langues représentent plus de la moitié de la population mondiale.
Source Ethnologue, « How many languages are there in the world? », SIL International, en accès libre, page « How many languages are there in the world? », paragraphe d’introduction.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage environ 0,3 % des langues
just 23 languages account for more than half the world’s population.
Traduction de la rédaction seulement 23 langues représentent plus de la moitié de la population mondiale.
Source Ethnologue, « How many languages are there in the world? », SIL International, en accès libre, page « How many languages are there in the world? », paragraphe d’introduction ; 0,3 % est le calcul 23 ÷ 7 164 ≈ 0,32 %, avec le total donné sur la même page.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
- ↑
Passage Environ quatre langues vivantes sur dix sont classées comme menacées
3,045 languages are endangered today. […] While about 42% of languages are endangered based on our EGIDS measurement tool
Traduction de la rédaction 3 045 langues sont menacées aujourd’hui. […] Si environ 42 % des langues sont menacées selon notre outil de mesure EGIDS
Source Ethnologue, « How many languages are endangered? », SIL International, en accès libre, page « How many languages are endangered? », chiffre d’ouverture et deuxième paragraphe (la page « How many languages are there in the world? » donne « Roughly 40% »).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage Beaucoup ont moins de mille locuteurs.
This is a fragile time: Roughly 40% of languages are now endangered, often with fewer than 1,000 users remaining.
Traduction de la rédaction C’est une période fragile : environ 40 % des langues sont aujourd’hui menacées, souvent avec moins de 1 000 utilisateurs restants.
Source Ethnologue, « How many languages are there in the world? », SIL International, en accès libre, page « How many languages are there in the world? », paragraphe d’introduction.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage il n’est plus normal, dans cette communauté, que les enfants apprennent et emploient la langue
Endangered — It is no longer the norm that children learn and use this language.
Traduction de la rédaction Menacée : il n’est plus la norme que les enfants apprennent et utilisent cette langue.
Source Ethnologue, « Zeem », fiche de langue, SIL International, en accès libre, fiche de langue « Zeem », échelle de vitalité (légende commune aux fiches de langue).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
- ↑
Passage un article publié en 1992 par un linguiste américain, Michael Krauss […] Il y estimait qu’une grande partie des langues du monde étaient condamnées à disparaître au cours du siècle à venir.
Therefore, I consider it a plausible calculation that—at the rate things are going—the coming century will see either the death or the doom of 90% of mankind's languages.
Traduction de la rédaction Je considère donc comme un calcul plausible que — au train où vont les choses — le siècle à venir verra soit la mort, soit la condamnation de 90 % des langues de l’humanité.
Source Krauss, Michael, « The World’s Languages in Crisis », Language, vol. 68, n° 1, mars 1992, p. 4-10, p. 7.
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage leur discipline risquait d’entrer dans l’histoire comme la seule science ayant regardé disparaître son propre objet sans réagir
Obviously we must do some serious rethinking of our priorities, lest linguistics go down in history as the only science that presided obliviously over the disappearance of 90% of the very field to which it is dedicated.
Traduction de la rédaction De toute évidence, nous devons sérieusement repenser nos priorités, de peur que la linguistique n’entre dans l’histoire comme la seule science à avoir présidé, sans s’en apercevoir, à la disparition de 90 % du domaine même auquel elle est consacrée.
Source Krauss, Michael, « The World’s Languages in Crisis », Language, vol. 68, n° 1, mars 1992, p. 4-10, p. 10, dernier paragraphe de l’article.
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
- ↑
Passage une grande étude de 2022 estime que, sans action rapide, plus de 1 500 langues risquent de cesser d’être parlées d’ici la fin du siècle.
To avoid the loss of over 1,500 languages by the end of the century, urgent investment is needed in language documentation, bilingual education programmes and other community-based programmes.
Traduction de la rédaction Pour éviter la perte de plus de 1 500 langues d’ici la fin du siècle, il faut investir d’urgence dans la documentation des langues, les programmes d’éducation bilingue et d’autres programmes communautaires.
Source Bromham, Lindell et al., « Global Predictors of Language Endangerment and the Future of Linguistic Diversity », Nature Ecology & Evolution, vol. 6, 2022, p. 163-173, résumé (abstract), dernière phrase.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Il avait dirigé le centre des langues autochtones d’Alaska
Michael E. Krauss (August 15, 1934 – August 11, 2019) was an American linguist, professor emeritus, founder, and long-time head of the Alaska Native Language Center.
Traduction de la rédaction Michael E. Krauss (15 août 1934 – 11 août 2019) était un linguiste américain, professeur émérite, fondateur et directeur de longue date du Centre des langues autochtones d’Alaska.
Source Alaska Native Language Center, « In Memoriam: Michael Krauss », University of Alaska Fairbanks, paragraphe d’introduction de la page.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage Il était encore vivant.
Michael E. Krauss (August 15, 1934 – August 11, 2019) was an American linguist, professor emeritus, founder, and long-time head of the Alaska Native Language Center.
Traduction de la rédaction Michael E. Krauss (15 août 1934 – 11 août 2019) était un linguiste américain, professeur émérite, fondateur et directeur de longue date du Centre des langues autochtones d’Alaska.
Source Alaska Native Language Center, « In Memoriam: Michael Krauss », University of Alaska Fairbanks, paragraphe d’introduction de la page (dates de vie).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage il existait à l’école un objet qu’on appelait le symbole […] Celui qui l’avait encore en fin de journée était puni.
[…] l’étude du symbole, cet objet stigmatisant que certains écoliers bas-bretons ont été contraints de porter, parfois d’exhiber, à titre de punition pour avoir parlé breton dans l’enceinte de l’école. […] Il est frappant d’observer combien le procédé est partout similaire : l’élève coupable de s’être exprimé dans sa langue maternelle – interdite – est affublé d’un objet infamant. Il est censé épier ses camarades, en vue de prendre l’un d’eux en faute et de se débarrasser de l’objet à ses dépens ; car, souvent, seul le dernier porteur écope d’une punition à la fin de la journée.
Source Le Bihan, Jean, « Bretagne, une extinction linguistique », La Vie des idées, 9 octobre 2025 (compte rendu de Milin, Rozenn, La Honte et le Châtiment. Imposer le français (Bretagne, France, Afrique et autres territoires), Champ Vallon, 2025), section « Généalogie du symbole », 1er et 4ᵉ paragraphes.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage L’administration scolaire, en Bretagne, a posé le principe que pas un mot de breton ne devait être prononcé, ni en classe ni dans la cour.
Cette déclaration de la part de J. Dosimont, inspecteur d'académie en 1897, paraît aujourd'hui très catégorique: «Un principe qui ne saurait jamais fléchir : pas un mot de breton en classe ni dans la cour de récréation.»
Source Leclerc, Jacques, Histoire du français, chapitre 9, « Le français contemporain », CEFAN, Université Laval, chapitre 9, § 1.2 (« La loi Ferry »).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Le ministère de l’Éducation […] a fait venir une linguiste, Judy Kegl
Nicaraguan education officials had invited Shepard-Kegl, a young sign-language expert, to visit the school. Officials in the Central American country wanted her insight into the gestures they saw happening among hearing-impaired students.
Traduction de la rédaction Les responsables de l’éducation du Nicaragua avaient invité Shepard-Kegl, jeune spécialiste des langues des signes, à visiter l’école. Les responsables de ce pays d’Amérique centrale voulaient son éclairage sur les gestes qu’ils voyaient se produire parmi les élèves malentendants.
Source Bouchard, Kelley, « Seeing the signs: Renowned USM professor reflects on life-changing language discovery », Portland Press Herald, 19 mars 2018, 3ᵉ paragraphe.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage ce sont les plus jeunes arrivants qui ont rendu la langue plus régulière. Chaque nouvelle vague d’enfants améliorait la grammaire de la précédente.
As second and third cohorts learned the language in the mid-1980s and 1990s, they rapidly made this segmented, sequenced construction the preferred means of expressing motion events. […] Using their early learning skills, those who were still children in the mid-1980s developed NSL into the more discrete and combinatorial system that they, and the children that followed in the 1990s, still exhibit today.
Traduction de la rédaction Quand les deuxième et troisième cohortes ont appris la langue, au milieu des années 1980 et dans les années 1990, elles ont rapidement fait de cette construction segmentée et séquencée le moyen préféré d’exprimer les mouvements. […] Grâce à leurs capacités d’apprentissage précoces, ceux qui étaient encore enfants au milieu des années 1980 ont fait de la LSN le système plus discret et combinatoire qu’eux-mêmes, et les enfants qui ont suivi dans les années 1990, emploient encore aujourd’hui.
Source Senghas, Ann, Kita, Sotaro et Özyürek, Aslı, « Children Creating Core Properties of Language: Evidence from an Emerging Sign Language in Nicaragua », Science, vol. 305, 2004, p. 1779-1782, texte principal, discussion des résultats (manuscrit accepté déposé sur WRAP, p. 6-8).
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Passage Laura Polich a travaillé dans les archives nationales du Nicaragua […] l’adoption d’une langue des signes commune n’a pas été soudaine.
Polich crafted The Emergence of the Deaf Community in Nicaragua from her copious research in Nicaragua’s National Archives, field observations of deaf pupils in 20 special education schools, […] and interviews with the oldest members of the National Nicaraguan Association of the Deaf. […] The adoption of NSL did not happen suddenly, but took many years and was fed by multiple influences.
Traduction de la rédaction Polich a tiré The Emergence of the Deaf Community in Nicaragua de ses abondantes recherches dans les Archives nationales du Nicaragua, d’observations de terrain d’élèves sourds dans 20 écoles spécialisées, […] et d’entretiens avec les plus anciens membres de l’Association nationale nicaraguayenne des sourds. […] L’adoption de la LSN ne s’est pas faite soudainement : elle a pris de nombreuses années et s’est nourrie d’influences multiples.
Source Gallaudet University Press, présentation de Polich, Laura, The Emergence of the Deaf Community in Nicaragua: “With Sign Language You Can Learn So Much”, 2005, présentation de l’ouvrage, 2ᵉ paragraphe (phrase unique) et 3ᵉ paragraphe (2ᵉ phrase).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Un grand congrès international réuni à Milan avait recommandé d’enseigner aux enfants sourds à parler et à lire sur les lèvres
The Congress — Considering the incontestable superiority of speech over signs in restoring the deaf-mute to society, and in giving him a more perfect knowledge of language, Declares — That the Oral method ought to be preferred to that of signs for the education and instruction of the deaf and dumb. […] The Congress — Considering that the simultaneous use of speech and signs has the disadvantage of injuring speech, lip-reading, and precision of ideas, Declares — That the Pure Oral method ought to be preferred.
Traduction de la rédaction Le Congrès — considérant l’incontestable supériorité de la parole sur les signes pour rendre le sourd-muet à la société et pour lui donner une connaissance plus parfaite de la langue, déclare que la méthode orale doit être préférée à celle des signes pour l’éducation et l’instruction des sourds-muets. […] Le Congrès — considérant que l’usage simultané de la parole et des signes a l’inconvénient de nuire à la parole, à la lecture sur les lèvres et à la précision des idées, déclare que la méthode orale pure doit être préférée.
Source Report of the Proceedings of the International Congress on the Education of the Deaf, held at Milan, September 6th-11th, 1880, Londres, W. H. Allen & Co., 1880, résolutions I et II (texte des résolutions en tête du rapport, vers la p. 5 ; votes vers les p. 20 et 31).
Domaine public ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage Les participants sourds avaient été écartés du vote.
Source Lane, Harlan, When the Mind Hears: A History of the Deaf, Random House, 1984, chapitre sur le congrès de Milan.
En bibliothèque · vérifié le 27 octobre 2026
Références bibliographiques
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- Alaska Native Language Center, « In Memoriam: Michael Krauss », University of Alaska Fairbanks, en accès libre (Krauss fondateur et longtemps directeur du centre des langues autochtones d’Alaska ; ses dates, 1934-2019). https://uaf.edu/anlc/our-community/elders/krauss.php
- Bouchard, Kelley, « Seeing the signs: Renowned USM professor reflects on life-changing language discovery », Portland Press Herald, 19 mars 2018, en accès libre. https://www.pressherald.com/?p=1349658
- Bromham, Lindell et al., « Global Predictors of Language Endangerment and the Future of Linguistic Diversity », Nature Ecology & Evolution, vol. 6, 2022, p. 163-173, en accès libre (au moins 1 500 langues perdues d’ici la fin du siècle). https://doi.org/10.1038/s41559-021-01604-y
- Broudic, Fañch, Le breton, une langue en questions, Emgleo Breiz, 2007, en bibliothèque (le symbole, les consignes de l’administration scolaire, l’enquête sur les sources).
- Ethnologue, « How many languages are there in the world? », SIL International, en accès libre (le nombre de langues vivantes, 7 164 dans la version lue ; le total qui varie parce qu’on connaît mieux les langues ; environ 40 % de langues menacées, souvent avec moins de mille locuteurs ; vingt-trois langues pour plus de la moitié de la population mondiale ; page mise à jour à chaque édition). https://ethnologue.com/insights/how-many-languages
- Ethnologue, « How many languages are endangered? », SIL International, en accès libre (les quelque trois mille langues menacées, environ 42 % des langues). https://www.ethnologue.com/insights/how-many-languages-endangered/
- Ethnologue, « What countries have the most languages? », SIL International, en accès libre (la Papouasie-Nouvelle-Guinée et ses plus de huit cents langues, plus de deux fois le nombre de langues parlées en Europe). https://ethnologue.com/insights/countries-most-languages
- Ethnologue, « Zeem », fiche de langue, SIL International, en accès libre (l’échelle de vitalité affichée sur les fiches de langue d’Ethnologue : définition de « menacée » par la transmission aux enfants). https://www.ethnologue.com/language/zem
- Gallaudet University Press, présentation de Polich, Laura, The Emergence of the Deaf Community in Nicaragua: “With Sign Language You Can Learn So Much”, 2005, en accès libre. https://gupress.gallaudet.edu/Books/T/The-Emergence-of-the-Deaf-Community-in-Nicaragua
- Hammarström, Harald, Forkel, Robert, Haspelmath, Martin et Bank, Sebastian, Glottolog, Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, base mise à jour en continu, en accès libre (le second catalogue et son classement différent). https://glottolog.org/
- Humboldt, Wilhelm von, Über die Verschiedenheit des menschlichen Sprachbaues, Berlin, 1836, domaine public (la formule sur l’usage infini de moyens finis).
- Kegl, Judy, Senghas, Ann et Coppola, Marie, « Creation through Contact: Sign Language Emergence and Sign Language Change in Nicaragua », dans DeGraff, Michel (dir.), Language Creation and Language Change, MIT Press, 1999, p. 179-237, en bibliothèque (l’arrivée de la linguiste et les premières observations).
- Krauss, Michael, « The World’s Languages in Crisis », Language, vol. 68, n° 1, mars 1992, p. 4-10, accès payant (l’estimation d’alerte et l’avertissement adressé aux linguistes).
- Lane, Harlan, When the Mind Hears: A History of the Deaf, Random House, 1984, en bibliothèque (le congrès de Milan et l’exclusion des participants sourds).
- Le Bihan, Jean, « Bretagne, une extinction linguistique », La Vie des idées, 9 octobre 2025 (compte rendu de Milin, Rozenn, La Honte et le Châtiment. Imposer le français (Bretagne, France, Afrique et autres territoires), Champ Vallon, 2025), en accès libre. https://laviedesidees.fr/Rozenn-Milin-La-Honte-et-le-Chatiment
- Leclerc, Jacques, Histoire du français, chapitre 9, « Le français contemporain », CEFAN, Université Laval, en accès libre. https://axl.cefan.ulaval.ca/francophonie/HIST_FR_s9_Fr-contemporain.htm
- Polich, Laura, The Emergence of the Deaf Community in Nicaragua, Gallaudet University Press, 2005, en bibliothèque (les archives, les entretiens, le tempo plus lent de l’émergence).
- Report of the Proceedings of the International Congress on the Education of the Deaf, held at Milan, September 6th-11th, 1880, Londres, W. H. Allen & Co., 1880, domaine public (exemplaire numérisé de la Gallaudet University Library). https://archive.org/details/gu_reportproce1880iced
- Senghas, Ann, Kita, Sotaro et Özyürek, Aslı, « Children Creating Core Properties of Language: Evidence from an Emerging Sign Language in Nicaragua », Science, vol. 305, 2004, p. 1779-1782, accès payant (les vagues successives d’enfants et la régularisation de la grammaire). https://doi.org/10.1126/science.1100199
- Simons, Gary, « Welcome to the 24th edition », Ethnoblog, Ethnologue, SIL International, 22 février 2021, en accès libre (pourquoi le nombre de langues vivantes change d’une édition à l’autre : meilleure connaissance des langues, changements de statut d’extinction, alignement sur l’inventaire ISO 639-3, qui fusionne ou sépare des langues). https://www.ethnologue.com/ethnoblog/welcome-24th-edition
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