
Sur quoi écrire quand le papier n’existe pas ?
C’est la question qu’ont dû se poser toutes les sociétés qui ont voulu garder une trace. Chacune y a répondu avec ce qu’elle avait sous la main, et ce choix a décidé de ce qui nous est parvenu.
Écrire sur ce qu’on a
En Mésopotamie, l’argile est partout. On y grave avec un roseau taillé, puis on la laisse sécher. En Égypte, on fabrique des feuilles avec la tige d’une plante des marais, le papyrus. En Chine, on écrit d’abord sur des lattes de bambou reliées par des cordelettes, et sur la soie. En Asie du Sud, on grave sur des feuilles de palmier. En Asie centrale, on écrit sur de l’écorce de bouleau. En Mésoamérique, on fabrique un papier avec l’écorce battue de certains arbres.
Aucune de ces solutions n’est meilleure que les autres : chacune dépend de ce qui pousse alentour.
Ce qui reste et ce qui a disparu
Un fait important, et quelque peu injuste, s’impose ici.
L’argile cuite traverse les millénaires sans broncher. Une tablette enfouie il y a quatre mille ans se lit encore. La feuille de palmier, elle, pourrit ; le bambou se fend ; le papyrus s’effrite dès qu’il est humide.
Il en résulte que nous connaissons très bien la Mésopotamie, et beaucoup moins bien des sociétés qui écrivaient tout autant, mais sur des matières fragiles. Non qu’elles aient écrit moins : leurs écrits ont disparu.
Tout livre d’histoire est écrit avec ce qui a survécu, et non avec tout ce qui a existé.
Le papier et son long voyage
Le papier naît en Chine. Longtemps, on a même donné le nom de l’inventeur et la date : un fonctionnaire de la cour, Cai Lun, en l’an 105. Un homme, une année, une ville : c’est ce qu’indiquent les livres d’histoire officiels de l’époque.
L’archéologie a mis à mal ce beau récit. Depuis les années 1980, on retrouve des fragments de papier bien plus anciens. Dans des tombes du Gansu découvertes en 1986, on a même mis au jour une carte tracée sur papier, vieille d’environ deux mille deux cents ans — soit près de trois siècles avant Cai Lun. On savait donc déjà faire du papier bien avant lui.1
Cai Lun a existé, et il a fait quelque chose de réel : il a mis au point un papier à partir d’écorce, de chanvre, de vieux chiffons et de filets de pêche, et il a trouvé comment en produire en grande quantité. C’est important, mais ce n’est pas la même chose qu’inventer.2
De la Chine, la technique voyage vers l’ouest, gagne l’Asie centrale, le monde arabophone, puis l’Europe, où elle n’arrive qu’au bout de plusieurs siècles. C’est l’un des voyages les plus lents et les plus importants de l’histoire des techniques.
Imprimer, bien avant Gutenberg
En Asie de l’Est, on imprime avec des planches de bois : on grave une page entière en relief, à l’envers, on l’encre, puis on presse le papier dessus.
Le plus ancien livre imprimé dont on connaisse la date exacte s’appelle le Sutra du Diamant. Il a été imprimé en 868. Il a été retrouvé au début du XXᵉ siècle, muré depuis des siècles dans une grotte du désert, à Dunhuang, parmi des dizaines de milliers de rouleaux.3
C’est six cents ans avant Gutenberg.
La phrase écrite à la fin
La date est connue parce que celui qui l’a fait imprimer l’a inscrite au bout du rouleau, avec son nom et la raison de son geste.
Fait avec révérence par Wang Jie, pour une distribution universelle et gratuite, au nom de ses deux parents.4
Ces mots méritent qu’on s’y arrête. Le plus ancien livre imprimé daté du monde porte, depuis plus de onze siècles, une mention de libre diffusion.
Autrement dit, ce livre a été fait pour être donné à tous, gratuitement.5
Cela éclaire aussi un phénomène plus large. Dans cette tradition, recopier les paroles du Bouddha est un acte méritoire — et plus on en diffuse de copies, plus le mérite est grand. Imprimer n’était donc pas un commerce : c’était une façon de multiplier un bienfait.6
C’est l’une des raisons pour lesquelles l’imprimerie est apparue tôt dans cette partie du monde. Là où la copie vaut par sa diffusion, on a intérêt à savoir copier vite.
Un dernier détail est savoureux. Le papier de ces rouleaux était teint en jaune, une couleur sacrée. Or ce colorant est insecticide — ce qui a contribué à leur conservation. Le soin religieux a fait, sans le savoir, le travail d’un conservateur de musée.7
Des caractères qu’on déplace
Vers 1040, un Chinois nommé Bi Sheng fabrique des caractères séparés, en terre cuite, qu’on peut ranger et réutiliser. Il essaie aussi le bois, mais celui-ci gonfle en absorbant l’encre et le résultat devient irrégulier.8
À la fin du XIIIᵉ siècle, un autre agronome et inventeur chinois, Wang Zhen, perfectionne le système en façonnant des caractères en bois durs et en inventant une table tournante pour classer et retrouver rapidement les idéogrammes.
La Corée va plus loin : on y coule les caractères en métal, plus solides et plus précis. Le plus ancien livre subsistant imprimé de cette façon s’appelle le Jikji. Il date de 1377, soit près de quatre-vingts ans avant la Bible de Gutenberg.9
Pourquoi, dès lors, la Chine a-t-elle continué à graver majoritairement des planches entières ? Parce que l’écriture chinoise compte des milliers de caractères différents. Fabriquer, ranger et retrouver des milliers de types coûte plus cher que de graver une planche. Avec un alphabet de vingt-six lettres, le calcul s’inverse. Ce n’est pas une question d’avance ou de retard : c’est une question de langue.
Qu’en est-il de Gutenberg, dans les années 1440 ?
À son arrivée, voici ce qui existe déjà. La presse existait déjà : on s’en servait pour le raisin et pour imprimer sur du tissu. Les poinçons, les caractères de métal et les alliages existaient déjà : c’était le métier des orfèvres et des fabricants de pièces de monnaie. L’encre épaisse à l’huile existait déjà : elle servait à imprimer les étoffes.
Tout était déjà là. Un historien a résumé l’invention de l’imprimerie d’une formule parlante : une recomposition de procédés utilisés pour tout autre chose.
L’apport propre de Gutenberg consiste en un moule et un alliage assez résistants pour fondre les caractères en série, toujours identiques. Ce n’est pas rien : c’est ce qui rend le procédé industriel. Il travaille avec des associés qui apportent savoir-faire et argent.
Sa Bible à quarante-deux lignes est tirée à environ cent quatre-vingts exemplaires. Il en reste quarante-huit aujourd’hui.
Un détail troublant, pour finir : Gutenberg meurt en 1468, et ce n’est que vers 1471 qu’un livre imprimé le désigne pour la première fois comme l’inventeur de l’imprimerie. C’est une lettre de Guillaume Fichet, imprimée à Paris. Le grand inventeur a été nommé dans un livre trois ans après sa mort.10
Interactivité
L’origine de l’imprimerie
On attribue souvent l’invention de l’imprimerie à Gutenberg. Rangez ces événements dans l’ordre : vous verrez ce qui existait avant que son nom n’apparaisse.
La question
Qui a inventé l’imprimerie ?
Ce que vous faites Les cinq cartes sont dans le désordre. Rangez-les de la plus ancienne (en haut) à la plus récente (en bas) : tirez une carte par sa poignée ⠿, ou utilisez les flèches ▲ ▼. Puis appuyez sur « Vérifier ».
Sans JavaScript, voici les données de l’animation.
| Événement | Date | Source |
|---|---|---|
| Une carte tracée sur papier, enterrée dans une tombe du Gansu (Chine) | entre −179 et −141 | 1 |
| Le Sutra du Diamant, le plus ancien livre imprimé daté | 868 | 2 |
| Bi Sheng fabrique des caractères mobiles en terre cuite | vers 1040 | 3 |
| Le Jikji, imprimé en Corée avec des caractères métalliques mobiles | 1377 | 4 |
| Un livre imprimé nomme Gutenberg comme l’inventeur de l’imprimerie | vers 1471 | 5 |
La carte du Gansu vient d’une tombe datée de −179 à −141 ; la frise la place au milieu de cet intervalle.
À retenir Le papier, l’impression et les caractères mobiles existaient en Asie de l’Est des siècles avant que Gutenberg ne soit nommé comme l’inventeur de l’imprimerie.
Crédits des photos 4
- Fragment d’une carte sur papier tracée à l’encre noire, trouvé en 1986 sur la poitrine de l’occupant de la tombe 5 de Fangmatan (Gansu) ; la tombe date du début des Han occidentaux. Dimensions : 5,6 × 2,6 cm. Auteur inconnu, Domaine public, source
- Frontispice d’un exemplaire imprimé et daté du Sutra du Diamant : encre sur papier, gravure sur bois (British Library, Or.8210/P.2). International Dunhuang Project, Domaine public, source
- Deux pages (4 v° et 5 r°) du Jikji de 1377, le plus ancien exemple d’impression en caractères métalliques mobiles, conservé et numérisé par le département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France. Bibliothèque nationale de France, Domaine public, source
- Guillaume Fichet (à droite), recteur de l’université de Paris, présente au cardinal Bessarion sa Rhétorique, imprimée à Paris en 1471 : enluminure de l’exemplaire de présentation (Venise, Biblioteca Nazionale Marciana). Enlumineur anonyme, Domaine public, source
Sources 5
Li Qingling (李清凌), « 【溯源甘肃】天水放马滩秦汉墓的三个“第一” » [Aux sources du Gansu : les trois « premières » des tombes Qin-Han de Fangmatan, à Tianshui], Gansu ribao (甘肃日报), 6 août 2020, repris par le Réseau chinois des sciences sociales (中国社会科学网, Académie chinoise des sciences sociales), début de l’article (découverte) et partie sur le troisième « premier » chinois, le papier du début des Han occidentaux.
1986年4月的一天,一场大雨过后,小陇山林业局放马滩工区的职工清理宿舍后墙淤泥的时候,发现了一个古墓洞穴。[…] 其中年代最早的是甘肃天水放马滩五号墓出土的纸图残片。[…] 放马滩五号墓是汉文帝、汉景帝时(前179—前141年)的墓葬,残纸上可见有墨线标识的山川道路图。[…] 将中国造纸术的发明时间,比蔡伦造纸的记载至少提前了近300年。
Traduction de la rédaction Un jour d’avril 1986, après une forte pluie, des employés du secteur de Fangmatan de l’office forestier de Xiaolongshan, en dégageant la boue derrière le mur de leur dortoir, découvrirent l’entrée d’une tombe ancienne. […] Le plus ancien est le fragment de carte sur papier sorti de la tombe n° 5 de Fangmatan, à Tianshui (Gansu). […] La tombe n° 5 date des empereurs Wen et Jing des Han (179-141 avant notre ère) ; sur le papier, on voit une carte des montagnes, des rivières et des routes tracée à l’encre. […] Cela fait remonter l’invention du papier en Chine d’au moins près de 300 ans avant la date attribuée à Cai Lun.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Swift, Vic, « The Diamond Sutra », International Dunhuang Programme, British Library, 26 janvier 2010, en accès libre, billet du 26 janvier 2010, présentation du rouleau Or.8210/P.2.
is the world's earliest dated printed book, and was made in AD 868
Traduction de la rédaction est le plus ancien livre imprimé daté au monde, et a été fait en 868 de notre ère
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Citéco (Cité de l’économie, Banque de France), « First Use of Movable Type Made in Terra Cotta », frise 10 000 ans d’histoire économique, section « Antiquity to Middle Ages », page non datée, entrée datée « 1040 AD », 1re et 2e phrases.
1040 AD […] In China, under the Sung dynasty (960−1279), Bi Sheng improved printing techniques by inventing the movable type. He fashioned clay cubes that were sculpted, baked and assembled onto an iron frame using wax and resin.
Traduction de la rédaction 1040 apr. J.-C. […] En Chine, sous la dynastie Song (960-1279), Bi Sheng perfectionne les techniques d’impression en inventant les caractères mobiles. Il façonne des cubes d’argile, sculptés, cuits, puis assemblés sur un cadre de fer à l’aide de cire et de résine.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Bibliothèque nationale de France, « Le « Jikji », un trésor de l’imprimerie », en accès libre, page de la BnF, présentation (même page : « Datant de 1377, le Jikji a été imprimé dans le temple Heungdeok-sa de Cheongju »).
Le Jikji est le plus ancien livre au monde, connu à ce jour, imprimé au moyen de caractères métalliques mobiles.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
The Morgan Library & Museum, notice de l’incunable PML 21586 : Barzizza, Gasparino, Orthographia, avec la lettre de Guillaume Fichet à Robert Gaguin, Paris, Ulrich Gering, Martin Crantz et Michael Friburger, peu après le 1er janvier 1470/71, en accès libre, notice de catalogue, note ; adresse : « [Paris : Ulrich Gering, Martin Crantz and Michael Friburger, shortly after 1 Jan. 1470/71] ».
Fichet's letter contains the earliest report in print naming Gutenberg as the inventor of printing.
Traduction de la rédaction La lettre de Fichet contient la plus ancienne mention imprimée qui nomme Gutenberg comme l’inventeur de l’imprimerie.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Des bibliothèques dans les maisons
Il existe une tradition écrite immense, dont on parle rarement.
En Afrique de l’Ouest, on a copié des manuscrits pendant des siècles. À Tombouctou, au Mali, les plus anciens conservés remontent au XIᵉ siècle (les années 1000 à 1099). On y trouve du droit, de l’astronomie, des mathématiques, de la médecine, des comptes de marchands, des méthodes pour régler les conflits entre villages.
Ces livres ne sont pas dans un musée, mais chez des particuliers. Ils appartiennent à des familles, qui se les transmettent de génération en génération. Certains portent, dès la première page, une mention indiquant qu’ils ne doivent être ni vendus ni partagés au moment d’un héritage — pour que la bibliothèque ne soit jamais démembrée.
En 2012, quand des groupes armés occupent le nord du Mali, les manuscrits de plus de trente de ces bibliothèques familiales sont mis à l’abri : on les enferme dans 1 400 caisses de métal, puis on les emporte en bateau et en camion jusqu’à Bamako, la capitale. Plus de quatre manuscrits sur cinq ont ainsi été sauvés.11
Cette image répond à l’idée que l’Afrique de l’Ouest n’avait « pas d’écrit » : elle en avait tellement qu’il a fallu déménager des bibliothèques entières pour les protéger.
Pendant ce temps, on copie à la main
Imprimer n’efface pas la copie manuscrite, qui continue pendant des siècles. Chaque exemplaire est recopié et peint à la main, page après page.
Certains copistes signaient. En juillet 975, dans un monastère du nord de la péninsule Ibérique, un grand livre peint est achevé. À la fin, deux noms sont inscrits : celui d’un moine, Emeterius, et celui d’une femme, « peintre et servante de Dieu ». C’est la première femme peintre de livres connue de l’histoire de l’Espagne.12
Son nom lui-même est difficile à lire. Selon la façon dont on coupe les lettres du colophon, elle s’appelle Ende ou En. Les spécialistes restent partagés : l’historienne de l’art Pamela Patton tient Ende pour la lecture probable, parce que le mot pintrix est le plus fréquent dans les textes médiévaux. La première peintre d’Europe dont le nom nous soit parvenu est donc quelqu’un dont on ne connaît pas tout à fait le nom.13
Mais ces livres sont aussi fragiles d’une autre manière.
Le 12 juillet 1562, dans une ville du Yucatán, un religieux espagnol, chef des franciscains de la région et futur évêque, fait brûler des livres mayas en place publique, avec des milliers d’objets sacrés. Aujourd’hui, il ne reste au monde que trois livres mayas peints avant l’arrivée des Européens — un quatrième s’y ajoute, longtemps discuté par les spécialistes.14
Combien en a-t-on brûlé ? On lit souvent « des centaines ». En réalité, nul ne le sait. L’évêque lui-même, dans le récit qu’il a laissé, parle d’un « grand nombre » de livres, sans chiffre. Le nombre de vingt-sept, qu’on lit aussi, ne remonte qu’à une lettre écrite en 1805 par un jésuite du Yucatán, Domingo Rodríguez, qui parle de « 27 rouleaux » de signes et d’hiéroglyphes sur peau de cerf. Le chiffre de « centaines » s’est installé à force d’être recopié.15
Cela ne réduit pas la perte. Cela la rend seulement impossible à mesurer, ce qui est peut-être pire : nous ne saurons jamais ce qu’il y avait dans ces livres.
Le Sutra du Diamant, lui, n’a survécu que parce qu’il était emmuré. Une fois retrouvé, il a été emporté à l’autre bout du monde, dans une bibliothèque étrangère, où il se trouve encore.
Un savoir écrit ne se perd pas seulement par accident.
Synthèse : Sur quoi a-t-on écrit ?
| Support | Localisation / Origine | Évolution & Conservation dans le temps |
|---|---|---|
| Argile cuite | Mésopotamie | Traverse les millénaires sans altération. |
| Papyrus | Égypte | S’effrite rapidement, sauf en climat très sec. |
| Bambou et soie | Chine | Matériaux organiques rarement conservés. |
| Feuille de palmier | Asie du Sud | Pourrit ; nécessite des retranscriptions constantes. |
| Écorce de bouleau | Asie centrale | Support très fragile. |
| Papier d’écorce | Mésoamérique | Seuls quelques codex ont subsisté. |
| Parchemin | Plusieurs bassins | Résistant mais coût de fabrication élevé. |
| Papier | Chine, puis expansion globale | Conservation dépendante de l’environnement. |
| Papier manuscrit relié | Afrique de l’Ouest | Conservé dans des bibliothèques familiales (menacé par le climat/conflits). |
Note 1
1986年4月的一天,一场大雨过后,小陇山林业局放马滩工区的职工清理宿舍后墙淤泥的时候,发现了一个古墓洞穴。[…] 其中年代最早的是甘肃天水放马滩五号墓出土的纸图残片。[…] 放马滩五号墓是汉文帝、汉景帝时(前179—前141年)的墓葬,残纸上可见有墨线标识的山川道路图。[…] 将中国造纸术的发明时间,比蔡伦造纸的记载至少提前了近300年。
Un jour d’avril 1986, après une forte pluie, des employés du secteur de Fangmatan de l’office forestier de Xiaolongshan, en dégageant la boue derrière le mur de leur dortoir, découvrirent l’entrée d’une tombe ancienne. […] Le plus ancien est le fragment de carte sur papier sorti de la tombe n° 5 de Fangmatan, à Tianshui (Gansu). […] La tombe n° 5 date des empereurs Wen et Jing des Han (179-141 avant notre ère) ; sur le papier, on voit une carte des montagnes, des rivières et des routes tracée à l’encre. […] Cela fait remonter l’invention du papier en Chine d’au moins près de 300 ans avant la date attribuée à Cai Lun.
Li Qingling (李清凌), « 【溯源甘肃】天水放马滩秦汉墓的三个“第一” » [Aux sources du Gansu : les trois « premières » des tombes Qin-Han de Fangmatan, à Tianshui], Gansu ribao (甘肃日报), 6 août 2020, repris par le Réseau chinois des sciences sociales (中国社会科学网, Académie chinoise des sciences sociales)
Note 2
倫乃造意,用樹膚、麻頭及敝布、魚網以為紙。
Cai Lun eut alors l’idée de faire du papier avec de l’écorce d’arbre, des déchets de chanvre, de vieux chiffons et des filets de pêche.
Fan Ye, Hou Hanshu (Livre des Han postérieurs), Vᵉ siècle, chap. 78, biographie de Cai Lun, texte chinois sur Wikisource
Note 3
is the world's earliest dated printed book, and was made in AD 868
est le plus ancien livre imprimé daté au monde, et a été fait en 868 de notre ère
Swift, Vic, « The Diamond Sutra », International Dunhuang Programme, British Library, 26 janvier 2010, en accès libre
Note 4
Reverently made for universal free distribution by Wang Jie on behalf of his two parents’
Fait avec révérence pour une distribution universelle et gratuite par Wang Jie au nom de ses deux parents
Hotson, Howard, « The world’s earliest dated printed book: The Diamond Sutra, 868 CE », Cabinet, University of Oxford, mai 2018, en accès libre
Note 5
Reverently made for universal free distribution by Wang Jie on behalf of his two parents’
Fait avec révérence pour une distribution universelle et gratuite par Wang Jie au nom de ses deux parents
Hotson, Howard, « The world’s earliest dated printed book: The Diamond Sutra, 868 CE », Cabinet, University of Oxford, mai 2018, en accès libre
Note 6
Scribes could likewise gain merit by copying the sutras for others to read, and artists and their patrons could gain merit by creating images of the Buddha for others to see. Printing mechanised this process, multiplying the amount of merit one could send out into the world
Les scribes pouvaient de même acquérir du mérite en copiant les sutras pour que d’autres les lisent, et les artistes et leurs commanditaires en créant des images du Bouddha pour que d’autres les voient. L’imprimerie a mécanisé ce processus, multipliant la quantité de mérite que l’on pouvait répandre dans le monde
Hotson, Howard, « The world’s earliest dated printed book: The Diamond Sutra, 868 CE », Cabinet, University of Oxford, mai 2018, en accès libre
Note 7
protected by the insecticidal properties of the yellow dye (a sacred colour) used to colour the paper of Buddhist sutras.
protégés par les propriétés insecticides du colorant jaune (une couleur sacrée) utilisé pour teindre le papier des sutras bouddhiques.
Hotson, Howard, « The world’s earliest dated printed book: The Diamond Sutra, 868 CE », Cabinet, University of Oxford, mai 2018, en accès libre
Note 8
1040 AD […] In China, under the Sung dynasty (960−1279), Bi Sheng improved printing techniques by inventing the movable type. He fashioned clay cubes that were sculpted, baked and assembled onto an iron frame using wax and resin.
1040 apr. J.-C. […] En Chine, sous la dynastie Song (960-1279), Bi Sheng perfectionne les techniques d’impression en inventant les caractères mobiles. Il façonne des cubes d’argile, sculptés, cuits, puis assemblés sur un cadre de fer à l’aide de cire et de résine.
Citéco (Cité de l’économie, Banque de France), « First Use of Movable Type Made in Terra Cotta », frise 10 000 ans d’histoire économique, section « Antiquity to Middle Ages », page non datée
Note 9
Le Jikji est le plus ancien livre au monde, connu à ce jour, imprimé au moyen de caractères métalliques mobiles.
Bibliothèque nationale de France, « Le « Jikji », un trésor de l’imprimerie », en accès libre
Note 10
Fichet's letter contains the earliest report in print naming Gutenberg as the inventor of printing.
La lettre de Fichet contient la plus ancienne mention imprimée qui nomme Gutenberg comme l’inventeur de l’imprimerie.
The Morgan Library & Museum, notice de l’incunable PML 21586 : Barzizza, Gasparino, Orthographia, avec la lettre de Guillaume Fichet à Robert Gaguin, Paris, Ulrich Gering, Martin Crantz et Michael Friburger, peu après le 1er janvier 1470/71, en accès libre
Note 11
After the retaking of the city by French paratroopers in January 2013, it emerged that almost all of Timbuktu's libraries had been relocated to Bamako, Mali's capital, in advance of the occupation. […] She showed me photos of the 1,400 metal boxes—containing manuscripts from more than 30 family libraries—being transported by boat and truck to Bamako.
Après la reprise de la ville par des parachutistes français en janvier 2013, on a appris que presque toutes les bibliothèques de Tombouctou avaient été déplacées à Bamako, la capitale du Mali, avant l’occupation. […] Elle m’a montré des photos des 1 400 caisses de métal — contenant des manuscrits de plus de 30 bibliothèques familiales — transportées en bateau et en camion jusqu’à Bamako.
Stewart, Columba Andrew, « A Decade in Mali », Hill Museum & Manuscript Library (HMML), 25 juillet 2024
Près de 90% de ces documents ont pu être sauvés grâce à l’action de la population organisée autour de l’ONG Sauvegarde et valorisation des manuscrits pour la défense de la culture islamique (SAVAMA-DCI)
UNESCO, Centre du patrimoine mondial, « La Conférence de Bamako propose des mesures d’urgence pour les manuscrits du Mali », actualité du 30 janvier 2015
En 2012 et 2013, l’occupation des régions du nord du pays par des groupes armés s’est traduite par d’importants dégâts causés au patrimoine culturel, notamment aux manuscrits anciens.
UNESCO, Centre du patrimoine mondial, « La Conférence de Bamako propose des mesures d’urgence pour les manuscrits du Mali », actualité du 30 janvier 2015
Note 12
El Beato de Gerona, culminado en el 6 de julio 975, confeccionado en el monasterio de Tábara, y firmado por sus iluminadores “Ende, pintora y ayudante de Dios; Emeterio, hermano y sacerdote”.
Le Beatus de Gérone, achevé le 6 juillet 975, réalisé au monastère de Tábara, et signé par ses enlumineurs « Ende, peintre et servante de Dieu ; Emeterius, frère et prêtre ».
Belén, Yessy, « Ende: la primera iluminadora de la historia de España », Scriptorium, n° 29, Pontificia Universidad Católica Argentina, Departamento de Historia, 2021, p. 20-31
De esta forma, en este artículo se recupera, a través de un trabajo monográfico, la figura de Ende, la primera mujer iluminadora conocida de la historia de España.
Ainsi, cet article retrace, par un travail monographique, la figure d’Ende, la première femme enlumineuse connue de l’histoire de l’Espagne.
Belén, Yessy, « Ende: la primera iluminadora de la historia de España », Scriptorium, n° 29, Pontificia Universidad Católica Argentina, Departamento de Historia, 2021, p. 20-31
Note 13
Si bien es un personaje estudiado, que aparece en diccionarios, investigaciones académicas y algunos libros de Historia del Arte […], en algunos lugares aparece como “En”, y en otros como “Ende”, en base al estudio paleográfico sobre su firma en el manuscrito […]. […] Hay discrepancias sobre la lectura de su firma: Algunos entienden “Ende pintrix” y otros “En depintrix”.
Belén, Yessy, « Ende: la primera iluminadora de la historia de España », Scriptorium, n° 29, Pontificia Universidad Católica Argentina, Departamento de Historia, 2021, p. 20-31
Hay discrepancias sobre la lectura de su firma: Algunos entienden “Ende pintrix” y otros “En depintrix”. Pamela A. Patton considera que por la frecuencia en que se utiliza el primer término en los textos medievales, sugiere que “Ende pintrix” es la forma, probablemente, correcta
Les avis divergent sur la lecture de sa signature : certains comprennent « Ende pintrix » et d’autres « En depintrix ». Pamela A. Patton estime qu’en raison de la fréquence d’emploi du premier terme dans les textes médiévaux, « Ende pintrix » est probablement la forme correcte
Belén, Yessy, « Ende: la primera iluminadora de la historia de España », Scriptorium, n° 29, Pontificia Universidad Católica Argentina, Departamento de Historia, 2021, p. 20-31
Note 14
On ne connaissait que trois manuscrits pictographiques mayas. Les datations, les analyses physico-chimiques de matériaux, l’entomologie, les études iconographiques et stylistiques récemment effectuées au Mexique sont venues confirmer en 2018 l’authenticité d’un quatrième, le codex Grolier, désormais appelé CódiceMaya de México.
« Codex mayas », Encyclopædia Universalis
This reign of terror reached its height on Sunday, July 12, 1562. On that day in Maní, Landa presided over an auto-da-fé […] Also burned were 27 codices, folded books featuring hieroglyphs written on bark paper that recorded details of Maya ritual practice. […] In 1561, however, Yucatán became its own province, and Landa was made head of the Franciscan order there. […] When Toral died in 1572, Landa was sent back to Yucatán as the new bishop.
Ce règne de la terreur atteignit son sommet le dimanche 12 juillet 1562. Ce jour-là, à Maní, Landa présida un autodafé […] On brûla aussi 27 codex, des livres pliés couverts de hiéroglyphes peints sur papier d’écorce, qui consignaient le détail des pratiques rituelles mayas. […] En 1561 cependant, le Yucatán devint une province à part entière et Landa fut placé à la tête de l’ordre franciscain dans la région. […] Quand Toral mourut en 1572, Landa fut renvoyé au Yucatán comme nouvel évêque.
Weiss, Daniel, « Acts of Faith », Archaeology, novembre-décembre 2025
Note 15
Usaba también esta gente de ciertos caracteres o letras con las cuales escribían en sus libros sus cosas antiguas y sus ciencias […] Hallámosle gran número […] de estas sus letras, y porque no tenían cosas en que no hubiese superstición y falsedad del demonio, se los quemamos todos […] cuando en julio de 1562 hizo quemar en Maní veintisiete códices.
Ces gens se servaient aussi de certains caractères ou lettres, avec lesquels ils écrivaient dans leurs livres leurs choses anciennes et leurs sciences […] Nous leur avons trouvé un grand nombre […] de ces lettres qui sont les leurs, et parce qu’ils ne contenaient rien où il n’y eût superstition et fausseté du démon, nous les leur avons tous brûlés […] lorsqu’en juillet 1562 il fit brûler à Maní vingt-sept codex.
Carreño Velázquez, Elvia, « A 550 años de la aparición de la imprenta y la pérdida del pasado escrito », Apoyo al Desarrollo de Archivos y Bibliotecas de México (ADABI), s. d.
véase la referencia de Carrillo y Ancona a la carta que escribió un jesuita yucateco, Domingo Rodríguez, al obispo de Yucatán Estévez y Ugarte el 20 de marzo de 1805 desde Bolonia […] según la cual la parafernalia maya confiscada y quemada incluía "5,000 ídolos de distintas formas y tamaños, […] 27 rollos de signos y jeroglíficos en piel de venado,
Chuchiak IV, John F., « El regreso de los autos de fe: fray Diego de Landa y la extirpación de idolatrías en Yucatán, 1573-1579 », Península (UNAM), vol. I, n° 0, 2005, p. 29-47
Notes et sources
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Passage Dans des tombes du Gansu découvertes en 1986, on a même mis au jour une carte tracée sur papier, vieille d’environ deux mille deux cents ans
1986年4月的一天,一场大雨过后,小陇山林业局放马滩工区的职工清理宿舍后墙淤泥的时候,发现了一个古墓洞穴。[…] 其中年代最早的是甘肃天水放马滩五号墓出土的纸图残片。[…] 放马滩五号墓是汉文帝、汉景帝时(前179—前141年)的墓葬,残纸上可见有墨线标识的山川道路图。[…] 将中国造纸术的发明时间,比蔡伦造纸的记载至少提前了近300年。
Traduction de la rédaction Un jour d’avril 1986, après une forte pluie, des employés du secteur de Fangmatan de l’office forestier de Xiaolongshan, en dégageant la boue derrière le mur de leur dortoir, découvrirent l’entrée d’une tombe ancienne. […] Le plus ancien est le fragment de carte sur papier sorti de la tombe n° 5 de Fangmatan, à Tianshui (Gansu). […] La tombe n° 5 date des empereurs Wen et Jing des Han (179-141 avant notre ère) ; sur le papier, on voit une carte des montagnes, des rivières et des routes tracée à l’encre. […] Cela fait remonter l’invention du papier en Chine d’au moins près de 300 ans avant la date attribuée à Cai Lun.
Source Li Qingling (李清凌), « 【溯源甘肃】天水放马滩秦汉墓的三个“第一” » [Aux sources du Gansu : les trois « premières » des tombes Qin-Han de Fangmatan, à Tianshui], Gansu ribao (甘肃日报), 6 août 2020, repris par le Réseau chinois des sciences sociales (中国社会科学网, Académie chinoise des sciences sociales), début de l’article (découverte) et partie sur le troisième « premier » chinois, le papier du début des Han occidentaux.
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Passage il a mis au point un papier à partir d’écorce, de chanvre, de vieux chiffons et de filets de pêche
倫乃造意,用樹膚、麻頭及敝布、魚網以為紙。
Traduction de la rédaction Cai Lun eut alors l’idée de faire du papier avec de l’écorce d’arbre, des déchets de chanvre, de vieux chiffons et des filets de pêche.
Source Fan Ye, Hou Hanshu (Livre des Han postérieurs), Vᵉ siècle, chap. 78, biographie de Cai Lun, texte chinois sur Wikisource, chap. 78 (« Biographies des eunuques »), biographie de Cai Lun (蔡倫).
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Passage Le plus ancien livre imprimé dont on connaisse la date exacte s’appelle le Sutra du Diamant. Il a été imprimé en 868.
is the world's earliest dated printed book, and was made in AD 868
Traduction de la rédaction est le plus ancien livre imprimé daté au monde, et a été fait en 868 de notre ère
Source Swift, Vic, « The Diamond Sutra », International Dunhuang Programme, British Library, 26 janvier 2010, en accès libre, billet du 26 janvier 2010, présentation du rouleau Or.8210/P.2.
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Passage Fait avec révérence par Wang Jie, pour une distribution universelle et gratuite, au nom de ses deux parents.
Reverently made for universal free distribution by Wang Jie on behalf of his two parents’
Traduction de la rédaction Fait avec révérence pour une distribution universelle et gratuite par Wang Jie au nom de ses deux parents
Source Hotson, Howard, « The world’s earliest dated printed book: The Diamond Sutra, 868 CE », Cabinet, University of Oxford, mai 2018, en accès libre, paragraphe sur le colophon (la phrase continue : « and all sentient beings in the world »).
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Passage Autrement dit, ce livre a été fait pour être donné à tous, gratuitement.
Reverently made for universal free distribution by Wang Jie on behalf of his two parents’
Traduction de la rédaction Fait avec révérence pour une distribution universelle et gratuite par Wang Jie au nom de ses deux parents
Source Hotson, Howard, « The world’s earliest dated printed book: The Diamond Sutra, 868 CE », Cabinet, University of Oxford, mai 2018, en accès libre, paragraphe sur le colophon.
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Passage plus on en diffuse de copies, plus le mérite est grand
Scribes could likewise gain merit by copying the sutras for others to read, and artists and their patrons could gain merit by creating images of the Buddha for others to see. Printing mechanised this process, multiplying the amount of merit one could send out into the world
Traduction de la rédaction Les scribes pouvaient de même acquérir du mérite en copiant les sutras pour que d’autres les lisent, et les artistes et leurs commanditaires en créant des images du Bouddha pour que d’autres les voient. L’imprimerie a mécanisé ce processus, multipliant la quantité de mérite que l’on pouvait répandre dans le monde
Source Hotson, Howard, « The world’s earliest dated printed book: The Diamond Sutra, 868 CE », Cabinet, University of Oxford, mai 2018, en accès libre, paragraphe sur le mérite bouddhique.
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Passage Le papier de ces rouleaux était teint en jaune, une couleur sacrée. Or ce colorant est insecticide
protected by the insecticidal properties of the yellow dye (a sacred colour) used to colour the paper of Buddhist sutras.
Traduction de la rédaction protégés par les propriétés insecticides du colorant jaune (une couleur sacrée) utilisé pour teindre le papier des sutras bouddhiques.
Source Hotson, Howard, « The world’s earliest dated printed book: The Diamond Sutra, 868 CE », Cabinet, University of Oxford, mai 2018, en accès libre, paragraphe sur la conservation des rouleaux de Dunhuang.
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Passage Vers 1040, un Chinois nommé Bi Sheng fabrique des caractères séparés, en terre cuite
1040 AD […] In China, under the Sung dynasty (960−1279), Bi Sheng improved printing techniques by inventing the movable type. He fashioned clay cubes that were sculpted, baked and assembled onto an iron frame using wax and resin.
Traduction de la rédaction 1040 apr. J.-C. […] En Chine, sous la dynastie Song (960-1279), Bi Sheng perfectionne les techniques d’impression en inventant les caractères mobiles. Il façonne des cubes d’argile, sculptés, cuits, puis assemblés sur un cadre de fer à l’aide de cire et de résine.
Source Citéco (Cité de l’économie, Banque de France), « First Use of Movable Type Made in Terra Cotta », frise 10 000 ans d’histoire économique, section « Antiquity to Middle Ages », page non datée, entrée datée « 1040 AD », 1re et 2e phrases.
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Passage Le plus ancien livre subsistant imprimé de cette façon s’appelle le Jikji. Il date de 1377
Le Jikji est le plus ancien livre au monde, connu à ce jour, imprimé au moyen de caractères métalliques mobiles.
Source Bibliothèque nationale de France, « Le « Jikji », un trésor de l’imprimerie », en accès libre, page de la BnF, présentation (même page : « Datant de 1377, le Jikji a été imprimé dans le temple Heungdeok-sa de Cheongju »).
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Passage ce n’est que vers 1471 qu’un livre imprimé le désigne pour la première fois comme l’inventeur de l’imprimerie
Fichet's letter contains the earliest report in print naming Gutenberg as the inventor of printing.
Traduction de la rédaction La lettre de Fichet contient la plus ancienne mention imprimée qui nomme Gutenberg comme l’inventeur de l’imprimerie.
Source The Morgan Library & Museum, notice de l’incunable PML 21586 : Barzizza, Gasparino, Orthographia, avec la lettre de Guillaume Fichet à Robert Gaguin, Paris, Ulrich Gering, Martin Crantz et Michael Friburger, peu après le 1er janvier 1470/71, en accès libre, notice de catalogue, note ; adresse : « [Paris : Ulrich Gering, Martin Crantz and Michael Friburger, shortly after 1 Jan. 1470/71] ».
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Passage les manuscrits de plus de trente de ces bibliothèques familiales sont mis à l’abri : on les enferme dans 1 400 caisses de métal, puis on les emporte en bateau et en camion jusqu’à Bamako, la capitale.
After the retaking of the city by French paratroopers in January 2013, it emerged that almost all of Timbuktu's libraries had been relocated to Bamako, Mali's capital, in advance of the occupation. […] She showed me photos of the 1,400 metal boxes—containing manuscripts from more than 30 family libraries—being transported by boat and truck to Bamako.
Traduction de la rédaction Après la reprise de la ville par des parachutistes français en janvier 2013, on a appris que presque toutes les bibliothèques de Tombouctou avaient été déplacées à Bamako, la capitale du Mali, avant l’occupation. […] Elle m’a montré des photos des 1 400 caisses de métal — contenant des manuscrits de plus de 30 bibliothèques familiales — transportées en bateau et en camion jusqu’à Bamako.
Source Stewart, Columba Andrew, « A Decade in Mali », Hill Museum & Manuscript Library (HMML), 25 juillet 2024, partie sur les bibliothèques de Tombouctou, puis récit de la rencontre avec Deborah (photos des caisses).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
Passage Plus de quatre manuscrits sur cinq ont ainsi été sauvés.
Près de 90% de ces documents ont pu être sauvés grâce à l’action de la population organisée autour de l’ONG Sauvegarde et valorisation des manuscrits pour la défense de la culture islamique (SAVAMA-DCI)
Source UNESCO, Centre du patrimoine mondial, « La Conférence de Bamako propose des mesures d’urgence pour les manuscrits du Mali », actualité du 30 janvier 2015, corps de l’actualité.
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Passage En 2012, quand des groupes armés occupent le nord du Mali
En 2012 et 2013, l’occupation des régions du nord du pays par des groupes armés s’est traduite par d’importants dégâts causés au patrimoine culturel, notamment aux manuscrits anciens.
Source UNESCO, Centre du patrimoine mondial, « La Conférence de Bamako propose des mesures d’urgence pour les manuscrits du Mali », actualité du 30 janvier 2015, actualité du 30 janvier 2015, début du texte.
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Passage En juillet 975, dans un monastère […] un grand livre peint est achevé.
El Beato de Gerona, culminado en el 6 de julio 975, confeccionado en el monasterio de Tábara, y firmado por sus iluminadores “Ende, pintora y ayudante de Dios; Emeterio, hermano y sacerdote”.
Traduction de la rédaction Le Beatus de Gérone, achevé le 6 juillet 975, réalisé au monastère de Tábara, et signé par ses enlumineurs « Ende, peintre et servante de Dieu ; Emeterius, frère et prêtre ».
Source Belén, Yessy, « Ende: la primera iluminadora de la historia de España », Scriptorium, n° 29, Pontificia Universidad Católica Argentina, Departamento de Historia, 2021, p. 20-31, p. 24, 1er paragraphe.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage C’est la première femme peintre de livres connue de l’histoire de l’Espagne.
De esta forma, en este artículo se recupera, a través de un trabajo monográfico, la figura de Ende, la primera mujer iluminadora conocida de la historia de España.
Traduction de la rédaction Ainsi, cet article retrace, par un travail monographique, la figure d’Ende, la première femme enlumineuse connue de l’histoire de l’Espagne.
Source Belén, Yessy, « Ende: la primera iluminadora de la historia de España », Scriptorium, n° 29, Pontificia Universidad Católica Argentina, Departamento de Historia, 2021, p. 20-31, p. 22, introduction.
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Passage Selon la façon dont on coupe les lettres du colophon, elle s’appelle Ende ou En.
Si bien es un personaje estudiado, que aparece en diccionarios, investigaciones académicas y algunos libros de Historia del Arte […], en algunos lugares aparece como “En”, y en otros como “Ende”, en base al estudio paleográfico sobre su firma en el manuscrito […]. […] Hay discrepancias sobre la lectura de su firma: Algunos entienden “Ende pintrix” y otros “En depintrix”.
Source Belén, Yessy, « Ende: la primera iluminadora de la historia de España », Scriptorium, n° 29, Pontificia Universidad Católica Argentina, Departamento de Historia, 2021, p. 20-31, p. 24, 2ᵉ paragraphe et note 9.
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Passage Les spécialistes restent partagés : l’historienne de l’art Pamela Patton tient Ende pour la lecture probable, parce que le mot pintrix est le plus fréquent dans les textes médiévaux.
Hay discrepancias sobre la lectura de su firma: Algunos entienden “Ende pintrix” y otros “En depintrix”. Pamela A. Patton considera que por la frecuencia en que se utiliza el primer término en los textos medievales, sugiere que “Ende pintrix” es la forma, probablemente, correcta
Traduction de la rédaction Les avis divergent sur la lecture de sa signature : certains comprennent « Ende pintrix » et d’autres « En depintrix ». Pamela A. Patton estime qu’en raison de la fréquence d’emploi du premier terme dans les textes médiévaux, « Ende pintrix » est probablement la forme correcte
Source Belén, Yessy, « Ende: la primera iluminadora de la historia de España », Scriptorium, n° 29, Pontificia Universidad Católica Argentina, Departamento de Historia, 2021, p. 20-31, p. 24, note 9 (renvoyant à Pamela A. Patton, « Ende », dans Delia Gaze (dir.), Dictionary of Women Artists, Londres, Fitzroy Dearborn, 1997, p. 498).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage il ne reste au monde que trois livres mayas peints avant l’arrivée des Européens — un quatrième s’y ajoute
On ne connaissait que trois manuscrits pictographiques mayas. Les datations, les analyses physico-chimiques de matériaux, l’entomologie, les études iconographiques et stylistiques récemment effectuées au Mexique sont venues confirmer en 2018 l’authenticité d’un quatrième, le codex Grolier, désormais appelé CódiceMaya de México.
Source « Codex mayas », Encyclopædia Universalis, Chapeau (introduction) de l’article ; voir aussi intertitre « De multiples supports d’écriture », 2e paragraphe.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage Le 12 juillet 1562, dans une ville du Yucatán, un religieux espagnol, chef des franciscains de la région et futur évêque, fait brûler des livres
This reign of terror reached its height on Sunday, July 12, 1562. On that day in Maní, Landa presided over an auto-da-fé […] Also burned were 27 codices, folded books featuring hieroglyphs written on bark paper that recorded details of Maya ritual practice. […] In 1561, however, Yucatán became its own province, and Landa was made head of the Franciscan order there. […] When Toral died in 1572, Landa was sent back to Yucatán as the new bishop.
Traduction de la rédaction Ce règne de la terreur atteignit son sommet le dimanche 12 juillet 1562. Ce jour-là, à Maní, Landa présida un autodafé […] On brûla aussi 27 codex, des livres pliés couverts de hiéroglyphes peints sur papier d’écorce, qui consignaient le détail des pratiques rituelles mayas. […] En 1561 cependant, le Yucatán devint une province à part entière et Landa fut placé à la tête de l’ordre franciscain dans la région. […] Quand Toral mourut en 1572, Landa fut renvoyé au Yucatán comme nouvel évêque.
Source Weiss, Daniel, « Acts of Faith », Archaeology, novembre-décembre 2025, corps de l’article : récit de l’autodafé de Maní, puis paragraphe « When Landa arrived » sur sa carrière.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage L’évêque lui-même, dans le récit qu’il a laissé, parle d’un « grand nombre » de livres, sans chiffre.
Usaba también esta gente de ciertos caracteres o letras con las cuales escribían en sus libros sus cosas antiguas y sus ciencias […] Hallámosle gran número […] de estas sus letras, y porque no tenían cosas en que no hubiese superstición y falsedad del demonio, se los quemamos todos […] cuando en julio de 1562 hizo quemar en Maní veintisiete códices.
Traduction de la rédaction Ces gens se servaient aussi de certains caractères ou lettres, avec lesquels ils écrivaient dans leurs livres leurs choses anciennes et leurs sciences […] Nous leur avons trouvé un grand nombre […] de ces lettres qui sont les leurs, et parce qu’ils ne contenaient rien où il n’y eût superstition et fausseté du démon, nous les leur avons tous brûlés […] lorsqu’en juillet 1562 il fit brûler à Maní vingt-sept codex.
Source Carreño Velázquez, Elvia, « A 550 años de la aparición de la imprenta y la pérdida del pasado escrito », Apoyo al Desarrollo de Archivos y Bibliotecas de México (ADABI), s. d., citation de la Relación de Landa, puis phrase sur l’autodafé de Maní (sans note pour le chiffre).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 28 octobre 2026
Passage Le nombre de vingt-sept, qu’on lit aussi, ne remonte qu’à une lettre écrite en 1805 par un jésuite du Yucatán, Domingo Rodríguez, qui parle de « 27 rouleaux » de signes et d’hiéroglyphes sur peau de cerf.
véase la referencia de Carrillo y Ancona a la carta que escribió un jesuita yucateco, Domingo Rodríguez, al obispo de Yucatán Estévez y Ugarte el 20 de marzo de 1805 desde Bolonia […] según la cual la parafernalia maya confiscada y quemada incluía "5,000 ídolos de distintas formas y tamaños, […] 27 rollos de signos y jeroglíficos en piel de venado,
Source Chuchiak IV, John F., « El regreso de los autos de fe: fray Diego de Landa y la extirpación de idolatrías en Yucatán, 1573-1579 », Península (UNAM), vol. I, n° 0, 2005, p. 29-47, p. 31, note 8.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 28 octobre 2026
Références bibliographiques
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- Beatus de Gérone, Museu de la Catedral de Girona, n° inv. 7(11), achevé le 6 juillet 975, probablement au scriptorium de Tábara (Zamora) ; le colophon nomme deux enlumineurs, l’un désigné comme pintrix et Dei aiutrix, « peintre et servante de Dieu », l’autre comme le moine Emeterius. La lecture du nom est discutée : le colophon peut se lire ENDE PINTRIX ou EN DEPINTRIX, et les spécialistes restent partagés.
- Belén, Yessy, « Ende: la primera iluminadora de la historia de España », Scriptorium, n° 29, Pontificia Universidad Católica Argentina, Departamento de Historia, 2021, p. 20-31, en accès libre (Ende, première femme enlumineuse connue de l’histoire de l’Espagne ; le désaccord sur la lecture de sa signature et l’avis de Pamela Patton, note 9). https://repositorio.uca.edu.ar/handle/123456789/20310
- Bibliothèque nationale de France, « Le « Jikji », un trésor de l’imprimerie », en accès libre (le plus ancien livre connu imprimé avec des caractères métalliques mobiles, daté de 1377, soit 78 ans avant la Bible de Gutenberg ; conservé au département des Manuscrits sous la cote Coréen 109 ; inscrit au registre Mémoire du monde le 4 septembre 2001). https://www.bnf.fr/fr/le-jikji-un-tresor-de-limprimerie
- Carreño Velázquez, Elvia, « A 550 años de la aparición de la imprenta y la pérdida del pasado escrito », Apoyo al Desarrollo de Archivos y Bibliotecas de México (ADABI), s. d., en accès libre (le passage de la Relación de Landa sur les livres brûlés, qui ne donne aucun nombre ; le chiffre de vingt-sept codex avancé sans source). https://file.adabi.org.mx/recursos/publicaciones/articulos_especiales/libroAntiguo/hagamosMemoria/aparicionImprenta.pdf
- Chuchiak IV, John F., « El regreso de los autos de fe: fray Diego de Landa y la extirpación de idolatrías en Yucatán, 1573-1579 », Península (UNAM), vol. I, n° 0, 2005, p. 29-47, en accès libre (l’origine du chiffre de vingt-sept : une lettre du jésuite Domingo Rodríguez, 1805, citée par Carrillo y Ancona). https://revistas.unam.mx/index.php/peninsula/article/download/44243/39997/115691
- Citéco (Cité de l’économie, Banque de France), « First Use of Movable Type Made in Terra Cotta », frise 10 000 ans d’histoire économique, section « Antiquity to Middle Ages », page non datée, en accès libre (vers 1040, les caractères mobiles de Bi Sheng, cubes d’argile sculptés et cuits). https://www.citeco.fr/10000-years-history-economics/antiquity-to-middle-ages/first-use-of-movable-type-made-in-terra-cotta
- « Codex mayas », Encyclopædia Universalis (les manuscrits conservés et ce qu’on peut dire de leur destruction ; l’authentification du codex Grolier, devenu Códice Maya de México, confirmée en 2018). https://www.universalis.fr/encyclopedie/codex-mayas/
- Fan Ye, Hou Hanshu (Livre des Han postérieurs), Vᵉ siècle, chap. 78, biographie de Cai Lun, texte chinois sur Wikisource, domaine public (le papier de Cai Lun fait d’écorce, de déchets de chanvre, de vieux chiffons et de filets de pêche, présenté à l’empereur en 105). https://zh.wikisource.org/wiki/後漢書/卷78
- Hotson, Howard, « The world’s earliest dated printed book: The Diamond Sutra, 868 CE », Cabinet, University of Oxford, mai 2018, en accès libre (la date du 11 mai 868 ; le colophon « pour une distribution universelle et gratuite » au nom des deux parents de Wang Jie ; la grotte murée ; le mérite multiplié par l’imprimerie ; le colorant jaune, couleur sacrée, qui protège des insectes). https://www.cabinet.ox.ac.uk/worlds-earliest-dated-printed-book-diamond-sutra-868-ce
- Li Qingling (李清凌), « 【溯源甘肃】天水放马滩秦汉墓的三个“第一” » [Aux sources du Gansu : les trois « premières » des tombes Qin-Han de Fangmatan, à Tianshui], Gansu ribao (甘肃日报), 6 août 2020, repris par le Réseau chinois des sciences sociales (中国社会科学网, Académie chinoise des sciences sociales), en accès libre (la découverte des tombes en 1986, le fragment de carte sur papier de la tombe n° 5, datée de 179 à 141 avant notre ère, et l’avance de près de 300 ans sur Cai Lun). https://cssn.cn/kgxc/kgxc_kgsb/202207/t20220728_5431451.shtml
- The Morgan Library & Museum, notice de l’incunable PML 21586 : Barzizza, Gasparino, Orthographia, avec la lettre de Guillaume Fichet à Robert Gaguin, Paris, Ulrich Gering, Martin Crantz et Michael Friburger, peu après le 1er janvier 1470/71, en accès libre (la lettre de Fichet, plus ancien texte imprimé qui nomme Gutenberg comme inventeur de l’imprimerie). https://www.themorgan.org/incunables/133641
- Stewart, Columba Andrew, « A Decade in Mali », Hill Museum & Manuscript Library (HMML), 25 juillet 2024, en accès libre (l’évacuation vers Bamako des manuscrits de plus de trente bibliothèques familiales de Tombouctou, dans 1 400 caisses de métal). https://hmml.org/stories/a-decade-in-mali/
- Swift, Vic, « The Diamond Sutra », International Dunhuang Programme, British Library, 26 janvier 2010, en accès libre (le Sutra du Diamant, cote Or.8210/P.2, plus ancien livre imprimé daté, fait en 868 ; sa découverte au début du XXᵉ siècle parmi des dizaines de milliers de rouleaux dans une grotte cachée). https://idp.bl.uk/blog/the-diamond-sutra/
- Taladoire, Éric, Les trois codex mayas, Balland, Paris, 2012, 240 p. (pourquoi le chiffre de « centaines de codex détruits » n’est pas établi : il est avancé sans appui, et rien ne permet d’évaluer le nombre ni la nature des documents disparus dans l’autodafé de Maní en 1562). Éric Taladoire est professeur émérite à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
- Tsien, Tsuen-Hsuin, Science and Civilisation in China, vol. V : Chemistry and Chemical Technology, partie 1 : Paper and Printing, dir. Joseph Needham, Cambridge University Press, 1985 (les caractères mobiles de Bi Sheng, le perfectionnement par Wang Zhen et la xylographie chinoise). Cette partie est signée du seul Tsien ; Needham dirige la série.
- UNESCO, Centre du patrimoine mondial, « La Conférence de Bamako propose des mesures d’urgence pour les manuscrits du Mali », actualité du 30 janvier 2015 (les bibliothèques familiales et l’évacuation de 2012 : 4 203 manuscrits de l’Institut Ahmed Baba brûlés ou volés, et près de 90 % de l’ensemble sauvés grâce à la population organisée autour de l’ONG SAVAMA-DCI). https://whc.unesco.org/fr/actualites/1228/
- Weiss, Daniel, « Acts of Faith », Archaeology, novembre-décembre 2025, en accès libre (l’autodafé de Maní le 12 juillet 1562 ; Diego de Landa, alors chef des franciscains du Yucatán, nommé évêque en 1572). https://archaeology.org/issues/november-december-2025/features/acts-of-faith/
- Williams, John, The Illustrated Beatus: A Corpus of the Illustrations of the Commentary on the Apocalypse, vol. II : The Ninth and Tenth Centuries, Harvey Miller, Londres, 1994, p. 51-52.
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