Nombres, mesures et techniques 9.10

Construire : matériaux, voûtes, charpentes, séismes

Le saviez-vous ?

Un mur tient tout seul. La difficulté, c’est le trou qu’on y perce.

Une haute porte de pierre dans un mur de gros blocs, avec au-dessus du linteau une ouverture en triangle.
L’entrée du « trésor d’Atrée » à Mycènes, en Grèce, construite en encorbellement : les pierres sont empilées en avançant peu à peu au-dessus du passage. Ken Russell Salvador, CC BY 2.0, source

Un mur tient tout seul. La difficulté, c’est le trou qu’on y perce.

Dès qu’on veut une porte, une fenêtre, une salle, il faut franchir un vide sans que le dessus s’effondre. Toute l’histoire de la construction tient à cette question.

Le problème du trou dans le mur

La solution la plus simple est une pierre posée en travers, au-dessus de l’ouverture : le linteau.

Le procédé fonctionne, mais sur une faible portée. Une pierre posée à plat se casse en son milieu dès qu’elle est trop longue. Pour une porte, cela suffit. Pour une salle de dix mètres, il faudrait une pierre que personne ne peut ni tailler ni transporter.

Il a donc fallu trouver autre chose. Plusieurs sociétés y sont parvenues, et pas par la même voie.

Empiler en avançant

Première idée : monter deux murs face à face, et faire déborder légèrement chaque rangée de pierres sur celle du dessous. Rangée après rangée, les deux murs se rapprochent, jusqu’à se rejoindre au sommet.1

C’est l’encorbellement. Son grand avantage : on n’a besoin d’aucun échafaudage, chaque rangée repose sur la précédente. Son inconvénient : il ne permet pas de franchir un espace très large, et il exige des murs d’assise épais pour porter tout ce poids.

Les bâtisseurs mayas ont couvert ainsi des salles entières. Mais la technique ne leur est pas propre : on la trouve dans des tombeaux européens du Néolithique, dans les temples d’Angkor, et dans les cabanes de pierre sèche des campagnes françaises. Partout où l’on dispose de pierres et pas de charpente.

L’arc, qui tient parce qu’il pousse

Deuxième idée, radicalement différente. On taille des blocs légèrement en coin, et on les dispose en demi-cercle. Chaque bloc pousse sur ses voisins. Aucun ne tombe, précisément parce que tous poussent en même temps.

C’est l’arc. Répété en profondeur, il donne la voûte. Refermé sur lui-même, il donne la coupole.

L’arc permet des ouvertures beaucoup plus larges que le linteau. En contrepartie, il pousse vers l’extérieur, et il faut des murs assez épais pour encaisser cette poussée. Pendant le montage, il doit être soutenu par un support provisoire en bois, jusqu’à ce que la dernière pierre du sommet — la clé — soit posée.

La différence la plus parlante entre les deux systèmes est la suivante. Dans une voûte en encorbellement, on peut retirer la dalle du sommet : rien ne tombe. Dans un arc, si la clé disparaît, tout s’écroule. Ce ne sont pas deux niveaux de réussite, ce sont deux façons opposées de tenir debout.

Les Romains ajoutent une troisième idée : le béton. Avec un mortier fait de chaux et d’une poudre volcanique, on n’est plus limité par la taille des pierres qu’on sait tailler et transporter. On coule, le matériau durcit, et la voûte devient une coque d’un seul tenant. C’est ainsi qu’ils couvrent des salles immenses — la coupole du Panthéon, à Rome, fait plus de quarante mètres de portée. Pour l’alléger, ils empilent des matériaux de plus en plus légers à mesure qu’on s’élève, et creusent des caissons dans l’épaisseur. Ce béton résiste aussi remarquablement à l’eau de mer, ce qui leur permet de bâtir des ports.

Poser un rond sur un carré

Une coupole est ronde. Une salle, le plus souvent, est carrée. Le cercle ne tombe donc pas sur les quatre angles, et il faut rattraper la différence.

Première solution : lancer un petit arc en travers de chaque angle. Le carré devient un octogone, l’octogone devient presque un cercle, et la coupole peut s’y poser. Cet arc d’angle s’appelle une trompe. La plus ancienne encore debout se trouve en Iran, dans le palais d’Ardashir, bâti au IIIᵉ siècle (les années 200 à 299).

Deuxième solution : glisser dans chaque angle un triangle courbe, bombé comme un fragment de sphère. C’est le pendentif. Les constructeurs romains l’expérimentent, les architectes de Constantinople le maîtrisent. Sainte-Sophie, achevée en 537, repose sur quatre pendentifs, et sa coupole semble flotter.

Sept siècles après le palais d’Ardashir, des bâtisseurs d’Iran et d’Irak empilent les trompes les unes sur les autres, de plus en plus petites. Le raccord devient alors un décor en nid d’abeilles, qui descend en cascade sous la coupole : le muqarnas. Certains portent réellement le poids. D’autres sont seulement accrochés par-dessous, en plâtre ou en bois.

Construire souple

Dans les régions où la terre tremble, un bâtiment rigide est un mauvais bâtiment. Il résiste, résiste, puis casse d’un coup.

Au Japon, les pagodes en bois utilisent un dispositif remarquable. Un grand mât traverse la tour de bas en haut : le shinbashira. Selon les édifices, il repose sur une base de pierre ou il n’atteint même pas le sol, pendant librement au milieu du bâtiment.2

Le fait le plus surprenant est que ce mât ne porte pas les étages. Le poids de la pagode est supporté entièrement par des piliers, sur lesquels elle repose. Le pilier central n’est pas une colonne : c’est un amortisseur.3

Plus étrange encore. Comme la tour se rétrécit à chaque niveau, les colonnes porteuses d’un étage ne sont pas dans le prolongement de celles du dessous. Dans une pagode à cinq étages, chaque étage est indépendant : aucune colonne ne les relie entre eux.4

Les étages ne sont pas liés entre eux : ils sont simplement posés les uns sur les autres, avec des assemblages assez lâches pour leur permettre de coulisser.

Quand le sol tremble, chaque étage se balance à sa façon et freine le mouvement de ses voisins — on appelle cela la danse du serpent. Le mât central, lui, empêche chacun d’aller trop loin : l’étage vient le heurter, et le mât le retient comme un verrou.5

Une nuance, cependant, que les chercheurs formulent eux-mêmes. Le mât n’explique pas tout. Les très larges avant-toits y contribuent aussi, en jouant le rôle des bras d’un jouet d’équilibre : plus la masse est éloignée de l’axe, plus l’ensemble est facile à équilibrer. Une simulation de la plus ancienne pagode encore debout le démontre nettement. Les chercheurs y ont testé sept dispositifs — dont le glissement des assemblages, leur frottement, la danse du serpent et l’effet de balancier des avant-toits.6

Pris un par un, aucun ne suffit : la tour dépasserait dans chaque cas la déformation à laquelle elle s’effondre. Réunis, ils ramènent le déplacement à 56 % de celui qu’aurait une structure rigide, et la tour tient.7

La résistance ne vient donc pas d’une astuce, mais d’un ensemble.

Les auteurs ajoutent une remarque inattendue dans un article d’ingénierie : le facteur le plus efficace est peut-être le soin des fidèles qui ont entretenu l’édifice pendant treize siècles. La même idée se retrouve à Djenné et à Dujiangyan.8

Le résultat, lui, se constate : en treize siècles, aucun document ne signale qu’une pagode à cinq étages ait été renversée par un séisme.9

Dans les Andes, la solution est différente : des blocs de pierre taillés pour s’emboîter, posés sans aucun mortier, avec des joints si serrés qu’on n’y glisse pas une lame. Les murs penchent légèrement vers l’intérieur, et les portes sont plus étroites en haut qu’en bas. Sans mortier, les pierres peuvent bouger un peu pendant une secousse au lieu de se fissurer.10

Une histoire souvent répétée appelle ici la prudence. On dit que ces murs seraient « à l’épreuve des tremblements de terre ». Ce n’est pas exact.

Des ingénieurs ont modélisé sur ordinateur le comportement d’un mur inca lors d’un séisme : au-delà d’une certaine violence, le mur est endommagé et peut devenir instable. Des chercheurs ont retrouvé, sur plusieurs sites incas, les déformations laissées par des tremblements de terre passés.11

La réalité est plus intéressante que la légende. Ces murs ne sont pas indestructibles. Ils se comportent mieux que des murs rigides — et ils ont tout de même souffert.

L’essentiel est ailleurs : bâtir en bois ou ajuster sans mortier n’est pas moins savant que bâtir massif. Là où la terre bouge, c’est souvent plus intelligent. Mais aucune technique ne rend un bâtiment invincible, et se méfier des récits trop beaux fait partie du métier.

Bâtir en terre

Le matériau le plus utilisé de toute l’histoire de la construction n’est ni la pierre ni le bois. C’est la terre.

Brique crue séchée au soleil, terre damée entre des planches, mélange de terre et de paille : on a bâti ainsi sur tous les continents. La terre est disponible partout, elle ne coûte presque rien, et elle garde la fraîcheur en été comme la chaleur en hiver.

Son point faible est l’eau. Un mur de terre doit être protégé et entretenu.

À Djenné, au Mali, se dresse la grande mosquée. L’UNESCO la décrit comme la plus grande construction du monde en terre crue. Chaque année, la mosquée est recrépie au cours d’une grande fête qui rassemble les habitants.12

Une surprise attend qui cherche depuis quand elle est là.

Il y a bien une mosquée sur ce site depuis le XIIIᵉ siècle (les années 1200) : un souverain de la ville l’avait fait bâtir à la place de son palais. Mais celle-là n’existe plus. Vers 1834, un chef qui la jugeait trop somptueuse l’a laissée tomber en ruine.

Le bâtiment qu’on admire aujourd’hui date de 1907. Il a été reconstruit à la demande d’un notable de la ville, organisé par l’administration coloniale française qui occupait alors le pays, et bâti par les maçons de Djenné sous la direction d’un maître maçon de la ville, Ismaïla Traoré. Ses trois grandes tours, la partie que tout le monde reconnaît, sont sans doute une invention de ce chantier-là.13

Cela retire-t-il quelque chose à ce bâtiment ? Au contraire.

Un mur de terre ne tient pas tout seul. Ce qui dure à Djenné, ce n’est pas la matière : c’est le geste de la refaire. Une mosquée de 1907 recrépie chaque année depuis illustre encore mieux le propos de cette page. Ce qui dure, dure parce qu’on le refait.

Le matériau s’appelle le banco. C’est de la terre et de l’eau, auxquelles on ajoute du son de riz, de la poudre de baobab et du beurre de karité. Il faut le remuer longuement avant de l’employer — et les enfants sont invités à jouer dedans, ce qui assure le brassage tout en les faisant participer.

L’opération est dirigée par la corporation des maçons de la ville. Hommes, femmes et enfants y prennent part, et les anciens, qui l’ont faite avant eux, observent et conseillent. Ce n’est pas une réparation d’urgence : c’est le fonctionnement normal du bâtiment, répété chaque année depuis plus d’un siècle.

Un monument, ici, n’est pas une chose dont la construction est achevée. C’est une chose qu’on refait ensemble, tous les ans. C’est aussi de cette façon que le savoir-faire se transmet aux plus jeunes : par la pratique.

La page sur l’eau raconte la même chose en Chine : l’ouvrage de Dujiangyan partage un fleuve depuis deux mille deux cents ans, et il tient parce qu’on le cure chaque hiver.

Qui a construit ?

Deux remarques, pour finir.

D’abord, ce que nous voyons du passé est trompeur. Il reste surtout les bâtiments faits pour durer : temples, palais, tombeaux. Des maisons ordinaires, il ne reste presque jamais les murs — mais souvent le sol, l’emplacement des poteaux, les poteries brisées. Les archéologues fouillent ces traces-là, et un site les a même conservées entières : à Joya de Cerén, au Salvador, un village agricole maya a été enseveli sous les cendres d’un volcan vers l’an 600. Les maisons de terre sont là, les outils aussi, et jusqu’aux restes des repas.14

Ensuite, ces bâtiments ont été construits par quelqu’un. La réponse change selon le chantier — c’est justement ce qui rend la question intéressante.

Les cathédrales ? Des ouvriers payés, du moins à Durham, en Angleterre. On croit souvent qu’elles ont été bâties par des fidèles bénévoles ; là-bas, les comptes du chantier disent autre chose. Ils notent, semaine après semaine, qui a travaillé combien de jours et pour combien.15

Les pyramides de Gizeh ? Ni des esclaves, ni des volontaires. Sans doute des paysans qui devaient un impôt en travail, et qui venaient à tour de rôle. Leur village a été fouillé : ils mangeaient du bœuf, on soignait leurs fractures, et ils avaient leurs tombes près du chantier. Leurs squelettes montrent aussi un travail qui usait les corps.16

Le Capitole des États-Unis, à Washington ? Des hommes réduits en esclavage. À partir de 1792, on les loue à leurs propriétaires pour dégager le terrain, extraire la pierre, monter les murs. Les registres de paie existent encore : l’argent va au propriétaire, qui signe à la place de celui qui a travaillé.

L’un d’eux est connu par son nom. Philip Reid a participé à la fonte de la grande statue de bronze posée au sommet du dôme. Elle s’appelle Freedom, « Liberté ». Lui touchait sa paie du dimanche ; les six autres jours, l’argent allait à l’homme qui le possédait.17

Franchir un vide : cinq solutions

SolutionPrincipeLimite
Linteauune pierre posée en traverscasse si elle est trop longue
Encorbellementchaque rangée déborde sur la précédenteportée réduite
Arc et voûteles blocs se poussent mutuellementpousse sur les murs, support nécessaire au montage
Béton couléla voûte devient une coque d’un seul blocdemande un coffrage et un bon mortier
Charpente emboîtéedes pièces de bois assemblées, qui travaillentdemande un bois de qualité et un savoir-faire précis

Note 1

Voûte réalisée avec une maçonnerie de matériaux empilés par rangs successifs, sans coffrage ni étaiement, et dont l’assise supérieure présente un surplomb par rapport à l’assise inférieure.

CAUE d’Occitanie, « Voûte en encorbellement », fiche « Techniques et matériaux »

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Note 2

But that pole isn't anchored in the earth. In fact, it sometimes doesn't even reach all the way to the ground.

Mais ce mât n’est pas ancré dans le sol. En fait, il n’atteint parfois même pas le sol.

Lienhard, John H., « Stability of Pagodas », The Engines of Our Ingenuity, épisode n° 1299, University of Houston, sans date, en accès libre

it now stands on a base stone in the podium

il repose aujourd’hui sur une pierre de base, dans le soubassement

Nakahara, Koji, Hisatoku, Toshiharu, Nagase, Tadashi et Takahashi, Yoshinori, « Earthquake Response of Ancient Five-Story Pagoda Structure of Horyu-ji Temple in Japan », actes de la World Conference on Earthquake Engineering, article n° 1229, en accès libre

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Note 3

The weight of a pagoda is carried entirely on supporting pillars which form a small open porch on which the pagoda sits.

Le poids d’une pagode est porté entièrement par des piliers qui forment un petit porche ouvert sur lequel repose la pagode.

Lienhard, John H., « Stability of Pagodas », The Engines of Our Ingenuity, épisode n° 1299, University of Houston, sans date, en accès libre

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Note 4

The following six points can be listed as its structural features: […] 3. A framework in which each story is independent and no column ties them together.

On peut citer les six points suivants comme caractéristiques structurelles : […] 3. Une charpente où chaque étage est indépendant et où aucun pilier ne les relie.

Nakahara, Koji, Hisatoku, Toshiharu, Nagase, Tadashi et Takahashi, Yoshinori, « Earthquake Response of Ancient Five-Story Pagoda Structure of Horyu-ji Temple in Japan », actes de la World Conference on Earthquake Engineering, article n° 1229, en accès libre

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Note 5

During an earthquake, the pagoda does a kind of shimmy, or snake-dance, with each roof damping out the motion of its neighbors.

Pendant un séisme, la pagode exécute une sorte de trémoussement, ou danse du serpent, chaque toit amortissant le mouvement de ses voisins.

Lienhard, John H., « Stability of Pagodas », The Engines of Our Ingenuity, épisode n° 1299, University of Houston, sans date, en accès libre

6. Collision between the center column and the main structure , making a bolt effect

6. Collision entre le mât central et la structure principale, produisant un effet de verrou

Nakahara, Koji, Hisatoku, Toshiharu, Nagase, Tadashi et Takahashi, Yoshinori, « Earthquake Response of Ancient Five-Story Pagoda Structure of Horyu-ji Temple in Japan », actes de la World Conference on Earthquake Engineering, article n° 1229, en accès libre

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Note 6

Balancing toy effect ( due to deep eaves )

Effet de jouet d’équilibre (dû aux avant-toits profonds)

Nakahara, Koji, Hisatoku, Toshiharu, Nagase, Tadashi et Takahashi, Yoshinori, « Earthquake Response of Ancient Five-Story Pagoda Structure of Horyu-ji Temple in Japan », actes de la World Conference on Earthquake Engineering, article n° 1229, en accès libre

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Note 7

The maximum response of each model, however, exceed the limit sway angle of 1/50 at which the frame may collapse. […] the maximum responses of the composite model is reduced to 56% of the maximum response of the rigid frame model

La réponse maximale de chaque modèle dépasse cependant l’angle de déplacement limite de 1/50 auquel la structure peut s’effondrer. […] les réponses maximales du modèle composite sont réduites à 56 % de la réponse maximale du modèle à structure rigide

Nakahara, Koji, Hisatoku, Toshiharu, Nagase, Tadashi et Takahashi, Yoshinori, « Earthquake Response of Ancient Five-Story Pagoda Structure of Horyu-ji Temple in Japan », actes de la World Conference on Earthquake Engineering, article n° 1229

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Note 8

It should be emphasized that the most effective factor for earthquake resistance of the pagoda may be the efforts of the faithful who have preserved the structure for such a long period of 1,300 years.

Il faut souligner que le facteur le plus efficace de la résistance de la pagode aux séismes est peut-être l’effort des fidèles qui ont préservé la structure pendant une si longue période de 1 300 ans.

Nakahara, Koji, Hisatoku, Toshiharu, Nagase, Tadashi et Takahashi, Yoshinori, « Earthquake Response of Ancient Five-Story Pagoda Structure of Horyu-ji Temple in Japan », actes de la World Conference on Earthquake Engineering, article n° 1229

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Note 9

There exist, however, no historical documents that report any toppling incidents of five-story pagodas except some damages in the ornamental element called kurin in Japanese in the top structure.

Il n’existe pourtant aucun document historique signalant qu’une pagode à cinq étages se soit renversée, hormis quelques dégâts à l’élément ornemental du sommet appelé kurin en japonais.

Nakahara, Koji, Hisatoku, Toshiharu, Nagase, Tadashi et Takahashi, Yoshinori, « Earthquake Response of Ancient Five-Story Pagoda Structure of Horyu-ji Temple in Japan », actes de la World Conference on Earthquake Engineering, article n° 1229, en accès libre

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Note 10

Without mortar, the Incas created walls of interlocking blocks that have successfully withstood earthquakes for centuries.

Sans mortier, les Incas ont bâti des murs de blocs emboîtés qui résistent aux séismes depuis des siècles.

« Secrets of Lost Empires: Inca », NOVA, PBS, transcription de l’émission diffusée le 11 février 1997

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Note 11

The analyses show that the structure could suffer significant damage and endanger its structural stability for cortical earthquakes with a Peak Ground Acceleration (PGA) greater than 0.2 g.

Les analyses montrent que la structure pourrait subir des dommages importants et voir sa stabilité structurelle menacée lors de séismes crustaux dont l’accélération maximale du sol (PGA) dépasse 0,2 g.

Lipa, Leonel, Tarque, Nicola, Pelà, Luca et Goicolea, José María, « Seismic Numerical Analysis of an Inca Stone Wall in Sacsayhuaman Using Rigid Body Dynamics within a Finite Element Framework », Engineering Failure Analysis, vol. 161, 2024, art. 108254

We carried out a systematic archaeoseismological survey in nine Inca sites close to Cusco and registered almost 3,000 Earthquake Archaeological Effects. Thanks to a semi-quantitative approach, we show a clear anisotropic seismic deformation on the Inca fine stonework, consistent at the regional scale.

Nous avons mené une prospection archéosismologique systématique sur neuf sites incas proches de Cusco et relevé près de 3 000 effets archéologiques de séismes. Grâce à une approche semi-quantitative, nous mettons en évidence une déformation sismique anisotrope nette sur les maçonneries fines incas, cohérente à l’échelle régionale.

Combey, Andy, Audin, Laurence, Gandreau, David, Benavente, Carlos, Rosell, Lorena et Marconato, Léo, « Reassessing the Seismic Hazard in the Cusco Area, Peru: New Contribution Coming from an Archaeoseismological Survey on Inca Remains », Quaternary International, vol. 634, 2022, p. 81-98

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Note 12

En outre, les festivals religieux et les manifestations culturelles liées à la culture islamique rassemblent les habitants et les visiteurs. Il s'agit notamment du crépissage annuel de la mosquée et du Tabaye-ho (festival de la rivière) […]

UNESCO, Centre du patrimoine mondial, « Villes anciennes de Djenné », bien n° 116, inscrit en 1988

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Note 13

Ultimately, Mali was conquered by France in the 20th century, and in 1907 the French Colonial administration became the patron for a reconstruction of the original mosque. The chief of operations for this project was Ismaila Traore, a local master mason who had great familiarity with the structural techniques required and authentic Djenné architecture […]

Finalement, le Mali fut conquis par la France au XXᵉ siècle, et en 1907 l’administration coloniale française se fit le commanditaire d’une reconstruction de la mosquée d’origine. Le chef des opérations de ce chantier fut Ismaila Traore, un maître maçon de la ville qui connaissait très bien les techniques de construction requises et l’architecture authentique de Djenné […]

Harvard University, Department of History of Art and Architecture, Whose Culture? The Curation and Management of World Heritage, « Mosque of Djenné »

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Note 14

Le site archéologique de Jaya de Ceren est celui d'une communauté agricole préhispanique qui a été brutalement engloutie par une irruption volcanique aux environs de 600 après Jésus-Christ.

UNESCO, Centre du patrimoine mondial, « Site archéologique de Joya de Cerén », bien n° 675, inscrit en 1993 — une communauté agricole préhispanique engloutie par l’éruption du volcan Loma Caldera vers 600, maisons et repas compris ; l’évaluation de l’ICOMOS (1993) souligne la fragilité des vestiges

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Note 15

Contrary to the common belief that much of this was voluntary labour, substantial records exist to prove that most labourers were paid.

Contrairement à l’idée répandue selon laquelle une grande partie de ce travail était bénévole, des archives substantielles prouvent que la plupart des manœuvres étaient payés.

Durham World Heritage Site, « Building the Cathedral: Labourers and Builders »

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Note 16

There's some evidence to suggest that people were rotated in and out of the raw labor force. […] it seems that everybody owed a labor tax.

Certains indices laissent penser que les gens se relayaient dans la main-d’œuvre non qualifiée. […] il semble que tout le monde devait un impôt en travail.

« Who Built the Pyramids? », entretiens avec Mark Lehner et Zahi Hawass, NOVA, PBS, 4 février 1997, en accès libre

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Note 17

Reid was the only known slave working on Freedom. […] As an enslaved worker Reid was paid directly for his work on Sundays; his owner received the payment for his work the other six days. He was paid at $1.25 per day, higher than the other laborers who received $1 a day.

Reid était le seul esclave connu à travailler sur la statue de la Liberté [Freedom]. […] En tant que travailleur réduit en esclavage, Reid était payé directement pour son travail du dimanche ; son propriétaire recevait le paiement de son travail des six autres jours. Il était payé 1,25 dollar par jour, plus que les autres ouvriers qui recevaient 1 dollar par jour.

Architect of the Capitol, « Philip Reid and the Statue of Freedom »

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Notes et sources

  1. ↑

    Passage faire déborder légèrement chaque rangée de pierres sur celle du dessous […] on n’a besoin d’aucun échafaudage

    Voûte réalisée avec une maçonnerie de matériaux empilés par rangs successifs, sans coffrage ni étaiement, et dont l’assise supérieure présente un surplomb par rapport à l’assise inférieure.

    Source CAUE d’Occitanie, « Voûte en encorbellement », fiche « Techniques et matériaux », fiche « Voûte en encorbellement », rubrique « Définition ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  2. ↑

    Passage Selon les édifices, […] il n’atteint même pas le sol

    But that pole isn't anchored in the earth. In fact, it sometimes doesn't even reach all the way to the ground.

    Traduction de la rédaction Mais ce mât n’est pas ancré dans le sol. En fait, il n’atteint parfois même pas le sol.

    Source Lienhard, John H., « Stability of Pagodas », The Engines of Our Ingenuity, épisode n° 1299, University of Houston, sans date, en accès libre, texte de l’épisode.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

    Passage il repose sur une base de pierre

    it now stands on a base stone in the podium

    Traduction de la rédaction il repose aujourd’hui sur une pierre de base, dans le soubassement

    Source Nakahara, Koji, Hisatoku, Toshiharu, Nagase, Tadashi et Takahashi, Yoshinori, « Earthquake Response of Ancient Five-Story Pagoda Structure of Horyu-ji Temple in Japan », actes de la World Conference on Earthquake Engineering, article n° 1229, en accès libre, p. 2.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  3. ↑

    Passage ce mât ne porte pas les étages. Le poids de la pagode est supporté entièrement par des piliers, sur lesquels elle repose.

    The weight of a pagoda is carried entirely on supporting pillars which form a small open porch on which the pagoda sits.

    Traduction de la rédaction Le poids d’une pagode est porté entièrement par des piliers qui forment un petit porche ouvert sur lequel repose la pagode.

    Source Lienhard, John H., « Stability of Pagodas », The Engines of Our Ingenuity, épisode n° 1299, University of Houston, sans date, en accès libre, texte de l’épisode.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  4. ↑

    Passage Dans une pagode à cinq étages, chaque étage est indépendant : aucune colonne ne les relie entre eux.

    The following six points can be listed as its structural features: […] 3. A framework in which each story is independent and no column ties them together.

    Traduction de la rédaction On peut citer les six points suivants comme caractéristiques structurelles : […] 3. Une charpente où chaque étage est indépendant et où aucun pilier ne les relie.

    Source Nakahara, Koji, Hisatoku, Toshiharu, Nagase, Tadashi et Takahashi, Yoshinori, « Earthquake Response of Ancient Five-Story Pagoda Structure of Horyu-ji Temple in Japan », actes de la World Conference on Earthquake Engineering, article n° 1229, en accès libre, p. 2, section 2, caractéristiques structurelles de la pagode du Horyu-ji.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  5. ↑

    Passage chaque étage se balance à sa façon et freine le mouvement de ses voisins — on appelle cela la danse du serpent

    During an earthquake, the pagoda does a kind of shimmy, or snake-dance, with each roof damping out the motion of its neighbors.

    Traduction de la rédaction Pendant un séisme, la pagode exécute une sorte de trémoussement, ou danse du serpent, chaque toit amortissant le mouvement de ses voisins.

    Source Lienhard, John H., « Stability of Pagodas », The Engines of Our Ingenuity, épisode n° 1299, University of Houston, sans date, en accès libre, texte de l’épisode.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

    Passage l’étage vient le heurter, et le mât le retient comme un verrou

    6. Collision between the center column and the main structure , making a bolt effect

    Traduction de la rédaction 6. Collision entre le mât central et la structure principale, produisant un effet de verrou

    Source Nakahara, Koji, Hisatoku, Toshiharu, Nagase, Tadashi et Takahashi, Yoshinori, « Earthquake Response of Ancient Five-Story Pagoda Structure of Horyu-ji Temple in Japan », actes de la World Conference on Earthquake Engineering, article n° 1229, en accès libre, p. 3, liste des facteurs étudiés (l’écart entre le mât et la structure est fixé à ±1 cm dans le modèle, p. 4).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  6. ↑

    Passage Les très larges avant-toits y contribuent aussi, en jouant le rôle des bras d’un jouet d’équilibre

    Balancing toy effect ( due to deep eaves )

    Traduction de la rédaction Effet de jouet d’équilibre (dû aux avant-toits profonds)

    Source Nakahara, Koji, Hisatoku, Toshiharu, Nagase, Tadashi et Takahashi, Yoshinori, « Earthquake Response of Ancient Five-Story Pagoda Structure of Horyu-ji Temple in Japan », actes de la World Conference on Earthquake Engineering, article n° 1229, en accès libre, section 3, facteur n° 4 de la liste des dispositifs étudiés (détaillé en 4.2.4).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  7. ↑

    Passage Pris un par un, aucun ne suffit […] Réunis, ils ramènent le déplacement à 56 % de celui qu’aurait une structure rigide.

    The maximum response of each model, however, exceed the limit sway angle of 1/50 at which the frame may collapse. […] the maximum responses of the composite model is reduced to 56% of the maximum response of the rigid frame model

    Traduction de la rédaction La réponse maximale de chaque modèle dépasse cependant l’angle de déplacement limite de 1/50 auquel la structure peut s’effondrer. […] les réponses maximales du modèle composite sont réduites à 56 % de la réponse maximale du modèle à structure rigide

    Source Nakahara, Koji, Hisatoku, Toshiharu, Nagase, Tadashi et Takahashi, Yoshinori, « Earthquake Response of Ancient Five-Story Pagoda Structure of Horyu-ji Temple in Japan », actes de la World Conference on Earthquake Engineering, article n° 1229, résultats de la simulation (commentaire de la fig. 9).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  8. ↑

    Passage le facteur le plus efficace est peut-être le soin des fidèles qui ont entretenu l’édifice pendant treize siècles

    It should be emphasized that the most effective factor for earthquake resistance of the pagoda may be the efforts of the faithful who have preserved the structure for such a long period of 1,300 years.

    Traduction de la rédaction Il faut souligner que le facteur le plus efficace de la résistance de la pagode aux séismes est peut-être l’effort des fidèles qui ont préservé la structure pendant une si longue période de 1 300 ans.

    Source Nakahara, Koji, Hisatoku, Toshiharu, Nagase, Tadashi et Takahashi, Yoshinori, « Earthquake Response of Ancient Five-Story Pagoda Structure of Horyu-ji Temple in Japan », actes de la World Conference on Earthquake Engineering, article n° 1229, conclusion de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  9. ↑

    Passage en treize siècles, aucun document ne signale qu’une pagode à cinq étages ait été renversée par un séisme

    There exist, however, no historical documents that report any toppling incidents of five-story pagodas except some damages in the ornamental element called kurin in Japanese in the top structure.

    Traduction de la rédaction Il n’existe pourtant aucun document historique signalant qu’une pagode à cinq étages se soit renversée, hormis quelques dégâts à l’élément ornemental du sommet appelé kurin en japonais.

    Source Nakahara, Koji, Hisatoku, Toshiharu, Nagase, Tadashi et Takahashi, Yoshinori, « Earthquake Response of Ancient Five-Story Pagoda Structure of Horyu-ji Temple in Japan », actes de la World Conference on Earthquake Engineering, article n° 1229, en accès libre, p. 1, introduction (après : « During the years since then, about 1,300 years, many five-story pagodas encountered several huge scale earthquakes. »).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  10. ↑

    Passage des blocs de pierre taillés pour s’emboîter, posés sans aucun mortier

    Without mortar, the Incas created walls of interlocking blocks that have successfully withstood earthquakes for centuries.

    Traduction de la rédaction Sans mortier, les Incas ont bâti des murs de blocs emboîtés qui résistent aux séismes depuis des siècles.

    Source « Secrets of Lost Empires: Inca », NOVA, PBS, transcription de l’émission diffusée le 11 février 1997, transcription, commentaire du narrateur.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  11. ↑

    Passage au-delà d’une certaine violence, le mur est endommagé et peut devenir instable

    The analyses show that the structure could suffer significant damage and endanger its structural stability for cortical earthquakes with a Peak Ground Acceleration (PGA) greater than 0.2 g.

    Traduction de la rédaction Les analyses montrent que la structure pourrait subir des dommages importants et voir sa stabilité structurelle menacée lors de séismes crustaux dont l’accélération maximale du sol (PGA) dépasse 0,2 g.

    Source Lipa, Leonel, Tarque, Nicola, Pelà, Luca et Goicolea, José María, « Seismic Numerical Analysis of an Inca Stone Wall in Sacsayhuaman Using Rigid Body Dynamics within a Finite Element Framework », Engineering Failure Analysis, vol. 161, 2024, art. 108254, résumé (Abstract).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

    Passage Des chercheurs ont retrouvé, sur plusieurs sites incas, les déformations laissées par des tremblements de terre passés.

    We carried out a systematic archaeoseismological survey in nine Inca sites close to Cusco and registered almost 3,000 Earthquake Archaeological Effects. Thanks to a semi-quantitative approach, we show a clear anisotropic seismic deformation on the Inca fine stonework, consistent at the regional scale.

    Traduction de la rédaction Nous avons mené une prospection archéosismologique systématique sur neuf sites incas proches de Cusco et relevé près de 3 000 effets archéologiques de séismes. Grâce à une approche semi-quantitative, nous mettons en évidence une déformation sismique anisotrope nette sur les maçonneries fines incas, cohérente à l’échelle régionale.

    Source Combey, Andy, Audin, Laurence, Gandreau, David, Benavente, Carlos, Rosell, Lorena et Marconato, Léo, « Reassessing the Seismic Hazard in the Cusco Area, Peru: New Contribution Coming from an Archaeoseismological Survey on Inca Remains », Quaternary International, vol. 634, 2022, p. 81-98, résumé (Abstract).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  12. ↑

    Passage Chaque année, la mosquée est recrépie au cours d’une grande fête qui rassemble les habitants.

    En outre, les festivals religieux et les manifestations culturelles liées à la culture islamique rassemblent les habitants et les visiteurs. Il s'agit notamment du crépissage annuel de la mosquée et du Tabaye-ho (festival de la rivière) […]

    Source UNESCO, Centre du patrimoine mondial, « Villes anciennes de Djenné », bien n° 116, inscrit en 1988, section « Valeurs du patrimoine immatériel ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  13. ↑

    Passage Le bâtiment qu’on admire aujourd’hui date de 1907 […] sous la direction d’un maître maçon de la ville, Ismaïla Traoré.

    Ultimately, Mali was conquered by France in the 20th century, and in 1907 the French Colonial administration became the patron for a reconstruction of the original mosque. The chief of operations for this project was Ismaila Traore, a local master mason who had great familiarity with the structural techniques required and authentic Djenné architecture […]

    Traduction de la rédaction Finalement, le Mali fut conquis par la France au XXᵉ siècle, et en 1907 l’administration coloniale française se fit le commanditaire d’une reconstruction de la mosquée d’origine. Le chef des opérations de ce chantier fut Ismaila Traore, un maître maçon de la ville qui connaissait très bien les techniques de construction requises et l’architecture authentique de Djenné […]

    Source Harvard University, Department of History of Art and Architecture, Whose Culture? The Curation and Management of World Heritage, « Mosque of Djenné », page « Mosque of Djenné », paragraphe sur la reconstruction de 1907.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  14. ↑

    Passage à Joya de Cerén, au Salvador, un village agricole maya a été enseveli sous les cendres d’un volcan vers l’an 600

    Le site archéologique de Jaya de Ceren est celui d'une communauté agricole préhispanique qui a été brutalement engloutie par une irruption volcanique aux environs de 600 après Jésus-Christ.

    Source UNESCO, Centre du patrimoine mondial, « Site archéologique de Joya de Cerén », bien n° 675, inscrit en 1993 — une communauté agricole préhispanique engloutie par l’éruption du volcan Loma Caldera vers 600, maisons et repas compris ; l’évaluation de l’ICOMOS (1993) souligne la fragilité des vestiges, évaluation ICOMOS d’octobre 1993 (bien n° 675), section « Justification émanant de l’Etat partie ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  15. ↑

    Passage Les cathédrales ? Des ouvriers payés, du moins à Durham, en Angleterre […] là-bas, les comptes du chantier disent autre chose.

    Contrary to the common belief that much of this was voluntary labour, substantial records exist to prove that most labourers were paid.

    Traduction de la rédaction Contrairement à l’idée répandue selon laquelle une grande partie de ce travail était bénévole, des archives substantielles prouvent que la plupart des manœuvres étaient payés.

    Source Durham World Heritage Site, « Building the Cathedral: Labourers and Builders », section « Labourers & Builders ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  16. ↑

    Passage Sans doute des paysans qui devaient un impôt en travail, et qui venaient à tour de rôle.

    There's some evidence to suggest that people were rotated in and out of the raw labor force. […] it seems that everybody owed a labor tax.

    Traduction de la rédaction Certains indices laissent penser que les gens se relayaient dans la main-d’œuvre non qualifiée. […] il semble que tout le monde devait un impôt en travail.

    Source « Who Built the Pyramids? », entretiens avec Mark Lehner et Zahi Hawass, NOVA, PBS, 4 février 1997, en accès libre, réponses de Mark Lehner.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  17. ↑

    Passage Philip Reid a participé à la fonte de la grande statue de bronze […] Lui touchait sa paie du dimanche

    Reid was the only known slave working on Freedom. […] As an enslaved worker Reid was paid directly for his work on Sundays; his owner received the payment for his work the other six days. He was paid at $1.25 per day, higher than the other laborers who received $1 a day.

    Traduction de la rédaction Reid était le seul esclave connu à travailler sur la statue de la Liberté [Freedom]. […] En tant que travailleur réduit en esclavage, Reid était payé directement pour son travail du dimanche ; son propriétaire recevait le paiement de son travail des six autres jours. Il était payé 1,25 dollar par jour, plus que les autres ouvriers qui recevaient 1 dollar par jour.

    Source Architect of the Capitol, « Philip Reid and the Statue of Freedom », page « Philip Reid and the Statue of Freedom », paragraphes sur le travail à la fonderie de Clark Mills et les registres de paie.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

Références bibliographiques

14
  • Architect of the Capitol, « Philip Reid and the Statue of Freedom » (le travail des hommes réduits en esclavage sur le chantier du Capitole, avec les registres de paie : Reid, seul esclave connu à avoir travaillé sur la statue, était payé 1,25 dollar par jour pour les seuls dimanches, 33 en 1860-1861, son propriétaire percevant sa rémunération les six autres jours ; il a résolu le problème de la séparation du modèle de plâtre en cinq parties ; consulté le 4 septembre 2026). https://www.aoc.gov/philip-reid-and-statue-freedom
  • CAUE d’Occitanie, « Voûte en encorbellement », fiche « Techniques et matériaux » (le principe de l’encorbellement et ses limites : une maçonnerie de pierres empilées par rangs successifs, sans coffrage ni étaiement, chaque assise en surplomb sur la précédente ; consulté le 4 septembre 2026). https://www.les-caue-occitanie.fr/sites/default/files/fichiers/ressource/field_fichiers/voute_encorbellement.pdf
  • Combey, Andy, Audin, Laurence, Gandreau, David, Benavente, Carlos, Rosell, Lorena et Marconato, Léo, « Reassessing the Seismic Hazard in the Cusco Area, Peru: New Contribution Coming from an Archaeoseismological Survey on Inca Remains », Quaternary International, vol. 634, 2022, p. 81-98 (près de 3 000 effets sismiques relevés sur neuf sites incas, révélant deux séismes anciens d’intensité supérieure à VII, dont un survenu à l’époque inca — v. 1400-1533 — et jusqu’ici non répertorié). · manuscrit accepté en accès libre sur HAL (hal-04021402). https://doi.org/10.1016/j.quaint.2022.07.003
  • Durham World Heritage Site, « Building the Cathedral: Labourers and Builders » (les ouvriers étaient payés, et les comptes de chantier le prouvent : contrairement à l’idée reçue d’un travail bénévole, des archives substantielles établissent que la plupart des manœuvres recevaient un salaire ; les tailleurs de pierre, souvent itinérants, étaient payés à la journée ou à la pièce ; consulté le 4 septembre 2026). https://www.durhamworldheritagesite.com/learn/architecture/cathedral/construction
  • Harvard University, Department of History of Art and Architecture, Whose Culture? The Curation and Management of World Heritage, « Mosque of Djenné », en accès libre (la reconstruction de 1907 sous patronage colonial, dirigée par le maître maçon Ismaïla Traoré). https://whoseculture.hsites.harvard.edu/mosque-djenne
  • Lienhard, John H., « Stability of Pagodas », The Engines of Our Ingenuity, épisode n° 1299, University of Houston, sans date, en accès libre (le mât central qui n’atteint parfois même pas le sol ; le poids porté entièrement par les piliers ; la « danse du serpent » ; la référence à l’article de The Economist, imprimée avec la coquille « 1977 »). https://engines.egr.uh.edu/episode/1299
  • Lipa, Leonel, Tarque, Nicola, Pelà, Luca et Goicolea, José María, « Seismic Numerical Analysis of an Inca Stone Wall in Sacsayhuaman Using Rigid Body Dynamics within a Finite Element Framework », Engineering Failure Analysis, vol. 161, 2024, art. 108254 (la modélisation d’un mur à joints secs pendant un séisme, chaque bloc traité comme un corps rigide ; la structure pourrait subir des dommages importants au-delà d’une accélération au sol de 0,2 g). · accès libre. https://doi.org/10.1016/j.engfailanal.2024.108254
  • Marchand, Trevor H. J., The Masons of Djenné, Indiana University Press, Bloomington, 2009 (la corporation des maçons, le recrépissage annuel, la transmission du métier, et l’histoire du bâtiment actuel : la mosquée médiévale laissée en ruine vers 1834, puis la reconstruction de 1907 dirigée par le chef de la corporation Ismaïla Traoré).
  • Nakahara, Koji, Hisatoku, Toshiharu, Nagase, Tadashi et Takahashi, Yoshinori, « Earthquake Response of Ancient Five-Story Pagoda Structure of Horyu-ji Temple in Japan », actes de la World Conference on Earthquake Engineering, article n° 1229, en accès libre (la résistance attribuée à un ensemble de facteurs combinés plutôt qu’à un dispositif unique, et le rôle de l’entretien continu sur treize siècles ; des étages indépendants qu’aucun pilier ne relie ; la collision entre le mât central et la structure ; l’effet de « jouet d’équilibre » dû aux larges avant-toits ; aucun document historique ne signalant de pagode à cinq étages renversée). https://www.iitk.ac.in/nicee/wcee/article/1229.pdf
  • Protzen, Jean-Pierre, « Inca Quarrying and Stonecutting », Journal of the Society of Architectural Historians, vol. 44, n° 2, mai 1985, p. 161-182 (la technique d’ajustement des blocs : les pierres déjà posées étaient retaillées pour recevoir les suivantes, par essais successifs, à l’aide de percuteurs de pierre).
  • « Secrets of Lost Empires: Inca », NOVA, PBS, transcription de l’émission diffusée le 11 février 1997, en accès libre (les murs incas de blocs emboîtés, sans mortier, qui résistent aux séismes ; l’ajustement serré des blocs de Sacsahuamán). https://www.pbs.org/wgbh/nova/transcripts/2404inca.html
  • UNESCO, Centre du patrimoine mondial, « Villes anciennes de Djenné », bien n° 116, inscrit en 1988 (l’architecture de terre et l’enduit prélevé dans le fleuve ; sur la composition du banco — terre, eau, son de riz, beurre de karité, poudre de baobab — et le rôle du chef des maçons dans la cérémonie annuelle, voir le reportage de l’Agence France-Presse sur le crépissage de juin 2025 ; consulté le 4 septembre 2026). https://whc.unesco.org/fr/atlas-patrimoine-urbain/djenne/
  • UNESCO, Centre du patrimoine mondial, « Site archéologique de Joya de Cerén », bien n° 675, inscrit en 1993 — une communauté agricole préhispanique engloutie par l’éruption du volcan Loma Caldera vers 600, maisons et repas compris ; l’évaluation de l’ICOMOS (1993) souligne la fragilité des vestiges (consulté le 4 septembre 2026). https://whc.unesco.org/document/154009
  • « Who Built the Pyramids? », entretiens avec Mark Lehner et Zahi Hawass, NOVA, PBS, 4 février 1997, en accès libre (des ouvriers qui se relayaient sur le chantier ; l’hypothèse d’un impôt en travail dû par tous, sans certitude sur la part de contrainte). https://www.pbs.org/wgbh/nova/article/who-built-the-pyramids/

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