
Toute cette page tient à une seule question : jusqu’où peut-on chauffer ?
À cent degrés, l’eau bout. À neuf cents, l’argile devient dure comme la pierre. À onze cents, le cuivre coule. À quinze cents, le fer fond. Chaque palier ouvre un monde. Chaque palier a demandé des siècles.
Le feu, et une date qu’on ne sait pas fixer
Quand les humains ont-ils commencé à maîtriser le feu ? Nul ne peut le dire précisément.
La difficulté n’est pas de trouver des traces de feu : il y en a partout. Elle est de prouver que ce feu-là a été allumé ou entretenu par quelqu’un, et non déclenché par la foudre ou un incendie de brousse.
Deux sites reviennent sans cesse dans la discussion :
- Grotte de Wonderwerk (Afrique du Sud) : on y a trouvé des os calcinés et des cendres de plantes vieux d’environ un million d’années. Mais la grotte se trouve dans une région où les feux de brousse sont fréquents, et le feu a pu y pénétrer naturellement.
- Gesher Benot Ya’aqov (Israël) : des graines, du bois et des silex brûlés vieux d’environ 790 000 ans y ont été mis au jour. Des amas de silex brûlés se retrouvent tout au long de la séquence d’occupation, ce qui suggère une capacité à rallumer le feu à volonté. Mais on n’y a retrouvé ni os brûlés ni foyer aménagé.1
L’argument qui départage, et il est élégant
Comment distinguer un feu allumé par quelqu’un d’un incendie naturel ? Les fouilleurs de ce site ont trouvé une réponse, dont le raisonnement se suit pas à pas.
Un incendie de brousse traverse un terrain. Il brûle donc à peu près tout, partout.
Or ce n’est pas ce qu’on observe. En relevant l’emplacement de chaque éclat de silex brûlé, les chercheurs constatent que le brûlé se concentre en taches, à des endroits précis, alors que le reste du site ne porte pas de traces.2
Du feu localisé, entouré de matière intacte. Un incendie ne fait pas cela. Un foyer, si.
C’est le raisonnement que ce site emploie partout : au lieu de demander « est-ce compatible avec ce que je crois ? », demander « si l’autre explication était vraie, qu’est-ce qui serait différent ? » Ici, la réponse est claire : tout serait brûlé.
Un autre détail va dans le même sens. On a identifié six essences de bois brûlées — et au moins trois d’entre elles portent des plantes comestibles : l’olivier, l’orge sauvage et la vigne sauvage.3
À partir d’environ 400 000 ans, les traces de feu deviennent beaucoup plus nombreuses dans plusieurs régions du monde. Avant cette date, la question reste ouverte.4
Même lorsqu’un foyer est identifié, son usage exact échappe souvent aux chercheurs : chauffer, cuire ou éloigner les prédateurs ? Les cendres ne le disent pas. Il ne s’agit pas d’une lacune archéologique, mais de la difficulté inhérente à la recherche d’un geste plutôt que d’un objet.
La terre qui devient pierre
On a longtemps enseigné que la poterie était apparue avec l’agriculture : les populations se seraient sédentarisées, auraient cultivé des céréales et fabriqué des récipients pour les stocker.
Les découvertes en Asie de l’Est ont infirmé ce récit. Dans la grotte de Xianrendong, dans le sud de la Chine, des tessons de poterie vieux de 20 000 ans ont été découverts. À cette époque, la Terre traverse le Dernier Maximum Glaciaire. L’agriculture n’existe pas : les artisans de ces pots étaient des chasseurs-cueilleurs nomades.5
La présence de suie sur ces fragments atteste leur usage culinaire. La poterie précède donc l’agriculture d’au moins 10 000 ans. L’ancien modèle — d’abord les champs, puis les pots — reposait sur des données exclusivement proches-orientales et européennes.
Faire plus chaud
Un feu à l’air libre peut atteindre 800 à 900 °C, mais refroidit dès que l’approvisionnement en combustible cesse.6
L’invention du four modifie ces contraintes : il enferme la chaleur, la concentre et la maintient. L’ajout d’un soufflet force l’apport d’oxygène, élevant encore la température.
Chaque palier thermique franchi permet la transformation de nouveaux matériaux :
- Entre 650 et 1 000 °C : l’argile se transforme en céramique solide.
- Entre 1 050 et 1 200 °C : la vitrification produit des grès et des céramiques à couverte.
- À partir de 1 300 °C : la vitrification du kaolin produit la porcelaine, dense, sonore et translucide.7
En Chine, cette progression s’observe sur le long terme. Dès 1500 avant notre ère apparaissent des céramiques à couverte cuites autour de 1 200 °C.8
La date précise de l’apparition de la "vraie" porcelaine fait débat. Ce désaccord ne porte pas sur les pièces archéologiques, mais sur la définition même du matériau : faut-il retenir la température de cuisson, le taux de kaolin, la translucidité ou la sonorité de la pièce ? Selon les critères retenus, la chronologie varie de plusieurs siècles.
Le secret de fabrication de la porcelaine est resté longtemps protégé. Il faut attendre 1712 pour que le père d’Entrecolles, un jésuite basé à Jingdezhen, en envoie une description détaillée en France. Dix ans plus tard, une seconde lettre est accompagnée d’échantillons.9
Sortir le métal de la roche
Certains métaux existent à l’état natif dans la nature. Ils peuvent être martelés à froid : le cuivre, l’or, le platine et le fer météoritique (reconnaissable à sa forte teneur en nickel).
Autour des Grands Lacs, en Amérique du Nord, on martèle le cuivre natif depuis au moins 8 500 ans. C’est l’âge du plus ancien objet daté de façon sûre, une pointe de projectile du Wisconsin ; la tradition elle-même remonte sans doute à environ 9 600 ans. Elle culmine entre 7 000 et 5 000 ans avant le présent, puis décline.10
Tout cela sans jamais fondre le métal ni fabriquer d’alliage : on le ramasse à l’état natif, on le martèle, on le recuit. C’est l’une des plus anciennes traditions métallurgiques du monde, peut-être la plus ancienne. À l’inverse, en Amérique du Sud, la métallurgie s’est développée à partir de la réduction des minerais et de l’élaboration d’alliages complexes.
La plupart des métaux sont piégés sous forme de minerais. Leur extraction nécessite une réduction par la chaleur en présence de carbone (charbon de bois).
On a longtemps daté cette invention d’il y a environ 8 500 ans, sur la foi d’un fragment de scorie trouvé à Çatalhöyük, en Anatolie. Une réanalyse publiée en 2017 a défait cette lecture : le fragment n’est qu’à demi cuit, et il résulte d’un incendie domestique qui a fait fondre accidentellement des minerais de cuivre vert servant de pigment. Ce n’était pas une scorie de réduction. Les plus anciennes traces établies de cuivre extrait de son minerai remontent aujourd’hui à environ 5 000 avant notre ère, en Europe du Sud-Est et en Iran — et à plusieurs endroits à peu près en même temps, ce qui affaiblit l’idée d’un foyer unique d’où la technique se serait diffusée.11
L’élaboration des alliages a suivi :
- Cuivre arsénié : le cuivre pur étant tendre, l’ajout d’arsenic le durcit. Présent naturellement dans certains minerais, cet alliage a été exploité très tôt.
- Bronze : association d’environ 90 % de cuivre et 10 % d’étain. Il présente une meilleure coulabilité à l’état liquide et une dureté supérieure à l’état solide.
Un problème historique subsiste : l’Anatolie, riche en minerai de cuivre, est dépourvue de gisements d’étain importants. L’origine exacte de l’étain utilisé pour fabriquer les bronzes anatoliens il y a 4 000 ans reste une question ouverte.
Le fer exige des températures nettement plus élevées (point de fusion à 1 538 °C). Dans un premier temps, les métallurgistes n’atteignent pas la fusion : ils obtiennent une loupe de fer spongieuse qu’il faut cingler et marteler à chaud pour en exprimer les scories.12
En Chine, le développement de fours à haute température, ventilés par des soufflets, permet d’atteindre la fusion du fer et de couler de la fonte dès le Vᵉ siècle avant notre ère, favorisant la production massive d’outils agricoles. En Europe, la diffusion du haut fourneau et de la fonte ne se généralise qu’à partir du XIIIᵉ siècle.13
Cette chronologie appelle plusieurs précisions :
- La Chine n’a pas devancé les autres foyers sur l’ensemble de la métallurgie : le travail du fer par réduction directe a débuté plus tôt en Asie occidentale.
- L’obtention de fer liquide est également documentée dans plusieurs traditions techniques africaines.
- Les hauts fourneaux européens résultent d’innovations locales et non d’un transfert de technologie depuis l’Asie.
Une recette perdue : le wootz
Dans le sud de l’Inde et à Sri Lanka s’est développée une technique d’élaboration de l’acier au creuset. Du fer de réduction est enfermé dans un creuset étanche en terre cuite avec des matières organiques (bois, feuilles) apportant du carbone, puis porté à haute température et refroidi lentement.14
Le matériau obtenu, appelé wootz, est un acier à haute teneur en carbone. Le refroidissement lent favorise la séparation de phases (carbures de fer), dessinant à la surface du métal poli un motif ondulé caractéristique.
Ces lingots étaient exportés vers le Moyen-Orient, notamment à Damas, où ils étaient forgés pour fabriquer des lames réputées, désignées en Europe sous le nom d’« acier de Damas ».
Au XVIIIᵉ siècle, cette production s’interrompt. L’épuisement des gisements de minerais contenant les traces d’éléments spécifiques (comme le vanadium) indispensables à la formation des motifs, associé à la désorganisation des réseaux d’artisans, entraîne la perte du procédé d’origine. Les analyses métallurgiques modernes permettent de comprendre la structure du wootz, mais la recontextualisation exacte du procédé historique demeure complexe.
Les récits affirmant que ces lames pouvaient trancher un voile de soie en vol relèvent du mythe. La qualité des armes en wootz était variable et dépendait de la maîtrise de la forge.
La métallurgie du fer en Afrique subsaharienne
En Afrique subsaharienne, la métallurgie du fer est attestée depuis au moins le Iᵉʳ millénaire avant notre ère. Les techniques reposent majoritairement sur le bas fourneau, produisant un fer massif travaillé ensuite par forgeage.
En 2018, près de la vallée de la Falémé (Sénégal), des fouilles ont mis au jour un atelier de réduction du fer exploité du IVᵉ siècle avant notre ère au IVᵉ siècle de notre ère. Le site a révélé que les fonds des fourneaux étaient calés avec des coques de noix de palme.15
L’origine de la métallurgie ferreuse en Afrique subsaharienne fait l’objet de deux hypothèses : une invention autonome ou une diffusion depuis l’Afrique du Nord ou la vallée du Nil. Les incertitudes liées aux étalonnages radiocarbone pour certaines périodes incitent à la prudence, et les recherches archéométriques se poursuivent.
Des choix techniques orientés par la culture
Dire d’une civilisation qu’elle ne maîtrisait pas le fer suppose un schéma d’évolution technique unique. Les métallurgistes des Andes ont développé des savoir-faire complexes orientés non vers la recherche de la dureté, mais vers le travail des couleurs et des états de surface.
Ils ont élaboré des alliages de cuivre et d’or (tumbaga). Par des traitements thermiques et chimiques successifs (dorure par déplétion), le cuivre était éliminé en surface, laissant apparaître une couche d’or pur.
Selon l’archéologue Heather Lechtman, cette technique ne répondait sans doute pas tant à un objectif d’économie du métal précieux qu’à une conception dans laquelle l’essence du matériau devait émerger à sa surface.16
Le coût environnemental et humain
La réduction et la transformation des métaux nécessitent des quantités massives de combustible.
Avant la généralisation du charbon de terre, la métallurgie reposait exclusivement sur le charbon de bois. En Europe, la localisation des forges était fréquemment dictée par la proximité des massifs forestiers plutôt que par celle des gisements de minerai, le transport du bois étant plus coûteux.
L’impact de la métallurgie sur les forêts varie selon les régions : si certaines zones ont subi des déforestations locales, d’autres ont fait l’objet d’une gestion sylvicole rigoureuse (taillis sous futaie) pour garantir un approvisionnement pérenne en charbon de bois.
L’extraction minière a également reposé sur le travail contraint. Dans les Andes, le système de la mita — travail communautaire giratoire précolombien — a été réorienté par l’administration coloniale espagnole dans les années 1570 pour alimenter les mines d’argent de Potosí. Seize provinces devaient fournir chaque année des milliers de travailleurs (les mitayos). Les conditions de travail dans les galeries et lors du traitement du minerai par l’amalgamation au mercure ont entraîné une surmortalité importante.17
Synthèse des paliers thermiques
| Température | Matériaux & Procédés | Équipement requis |
|---|---|---|
| 600 – 700 °C | Cuisson d’argile simple, feu ouvert | Foyer |
| 900 – 1 000 °C | Céramique cuite, terre cuite dense | Four simple |
| 1 100 °C | Fusion du cuivre, réduction des minerais simples | Four avec apport d’air |
| 1 200 – 1 300 °C | Grès, vitrification, porcelaine | Four à haute performance |
| 1 500 °C | Fusion du fer, élaboration de la fonte | Haut fourneau / Soufflerie puissante |
🔍 Méthodes archéologiques et révisions historiographiques
L’analyse métallographique (examen au microscope optique ou électronique de coupes polies de métal) permet de reconstituer les traitements thermiques et mécaniques subis par un objet : martelage, trempe, recuit.
Les avancées chronologiques reposent également sur le réexamen de sites connus. La réévaluation de la datation de la poterie de Xianrendong par l’équipe de Xiaohong Wu a été obtenue par le prélèvement d’échantillons de charbon et d’os dans des strates déjà identifiées, puis analysés par spectrométrie de masse par accélérateur (SMA).
Note 1
Here we show that micromorphological and Fourier transform infrared microspectroscopy (mFTIR) analyses of intact sediments at the site of Wonderwerk Cave, Northern Cape province, South Africa, provide unambiguous evidence--in the form of burned bone and ashed plant remains--that burning took place in the cave during the early Acheulean occupation, approximately 1.0 Ma.
Nous montrons ici que les analyses micromorphologiques et de microspectroscopie infrarouge à transformée de Fourier (mFTIR) de sédiments intacts du site de la grotte de Wonderwerk (province du Cap-Nord, Afrique du Sud) apportent une preuve sans ambiguïté — sous forme d’os brûlés et de restes végétaux réduits en cendres — que des combustions ont eu lieu dans la grotte pendant l’occupation acheuléenne ancienne, il y a environ 1,0 million d’années.
Berna, Francesco et al., « Microstratigraphic Evidence of In Situ Fire in the Acheulean Strata of Wonderwerk Cave, Northern Cape Province, South Africa », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 109, n° 20, 2012, p. E1215-E1220
The presence of burned seeds, wood, and flint at the Acheulian site of Gesher Benot Ya'aqov in Israel is suggestive of the control of fire by humans nearly 790,000 years ago.
La présence de graines, de bois et de silex brûlés sur le site acheuléen de Gesher Benot Ya’aqov, en Israël, suggère que les humains maîtrisaient le feu il y a près de 790 000 ans.
Goren-Inbar, Naama, Alperson, Nira, Kislev, Mordechai E. et al., « Evidence of Hominin Control of Fire at Gesher Benot Ya’aqov, Israel », Science, vol. 304, n° 5671, 2004, p. 725-727
Note 2
The distribution of the site's small burned flint fragments suggests that burning occurred in specific spots, possibly indicating hearth locations.
La répartition des petits fragments de silex brûlés du site suggère que le feu brûlait à des endroits précis, ce qui pourrait indiquer l’emplacement de foyers.
Goren-Inbar, Naama, Alperson, Nira, Kislev, Mordechai E. et al., « Evidence of Hominin Control of Fire at Gesher Benot Ya’aqov, Israel », Science, vol. 304, n° 5671, 2004, p. 725-727
Note 3
Wood of six taxa was burned at the site, at least three of which are edible—olive, wild barley, and wild grape.
Le bois de six taxons a été brûlé sur le site, dont au moins trois sont comestibles : l’olivier, l’orge sauvage et la vigne sauvage.
Goren-Inbar, Naama, Alperson, Nira, Kislev, Mordechai E. et al., « Evidence of Hominin Control of Fire at Gesher Benot Ya’aqov, Israel », Science, vol. 304, n° 5671, 2004, p. 725-727
Note 4
From around 400 000 years ago, traces of fire become much more numerous on many sites, including numbers in Europe and the Middle East as well as Africa and Asia.
À partir d’environ 400 000 ans, les traces de feu deviennent beaucoup plus nombreuses sur de nombreux sites, dont bon nombre en Europe et au Moyen-Orient ainsi qu’en Afrique et en Asie.
Gowlett, J. A. J., « The Discovery of Fire by Humans: A Long and Convoluted Process », Philosophical Transactions of the Royal Society B, vol. 371, n° 1696, 2016, art. 20150164
Note 5
The radiocarbon ages of the archaeological contexts of the earliest sherds are 20,000 to 19,000 calendar years before the present, 2000 to 3000 years older than other pottery found in East Asia and elsewhere.
Les âges radiocarbone des contextes archéologiques des tessons les plus anciens sont de 20 000 à 19 000 années calendaires avant le présent, soit 2 000 à 3 000 ans de plus que les autres poteries trouvées en Asie de l’Est et ailleurs.
Wu, Xiaohong, Zhang, Chi, Goldberg, Paul et al., « Early Pottery at 20,000 Years Ago in Xianrendong Cave, China », Science, vol. 336, n° 6089, 2012, p. 1696-1700
Note 6
As can be seen in table 1, there is not a substantial difference in maximum temperatures achieved with bone instead of wood fuels in experimental fires, with high temperatures of 800°–900°C reached in bone fires as in wood (see also Joly and March 2003).
Comme le montre le tableau 1, il n’y a pas de différence notable entre les températures maximales atteintes avec de l’os plutôt qu’avec du bois comme combustible dans les feux expérimentaux : des températures élevées de 800 à 900 °C sont atteintes dans les feux d’os comme dans ceux de bois (voir aussi Joly et March 2003).
Aldeias, Vera, « Experimental Approaches to Archaeological Fire Features and Their Behavioral Relevance », Current Anthropology, vol. 58, n° S16, 2017, p. S191-S205
Note 7
These were earthenware, which means they were made from clay and fired at the kind of low temperatures reached by a wood fire or simple oven, between 1202°F (650° C) and 1832°F (1000°). […] Porcelain was first made in China in the 6th and 7th centuries AD from porcelain clay (known as kaolin, after the Gaoling Mountains of southeastern China). […] It is fired at very high temperatures above 2372°F(1300°C), which causes the surface of the clay to melt and become smooth as glass.
Il s’agissait de terre cuite, c’est-à-dire qu’elles étaient faites d’argile cuite aux basses températures qu’atteint un feu de bois ou un four simple, entre 1202 °F (650 °C) et 1832 °F (1000 °). […] La porcelaine fut d’abord fabriquée en Chine aux VIᵉ et VIIᵉ siècles de notre ère, à partir d’argile à porcelaine (appelée kaolin, d’après les monts Gaoling, dans le sud-est de la Chine). […] Elle est cuite à très haute température, au-delà de 2372 °F (1300 °C), ce qui fait fondre la surface de l’argile et la rend lisse comme du verre.
USC Pacific Asia Museum, « Earthenware, Stoneware, Porcelain: What’s the Difference? », University of Southern California, page non datée
Note 8
Proto-porcelain was not fully understood and defined as a specific category until the 1950s, when larger quantities of it were unearthed from Erligang (16th-14th century BC) at Zhengzhou, Henan province. […] The firing temperature for most of this proto-porcelain glaze is around 1200 to 1250 °C, the maturing temperature for lime glazes, which shows that the potters were able to attain the high temperature necessary for such glazes in the kilns from such an early time.
La proto-porcelaine n’a été pleinement comprise et définie comme une catégorie à part que dans les années 1950, lorsqu’on en a mis au jour de plus grandes quantités à Erligang (XVIᵉ-XIVᵉ siècle av. J.-C.), à Zhengzhou, dans la province du Henan. […] La température de cuisson de la plupart de ces glaçures de proto-porcelaine se situe autour de 1 200 à 1 250 °C, la température de maturation des glaçures calciques, ce qui montre que les potiers savaient atteindre dans leurs fours, dès une époque si ancienne, la haute température nécessaire à ces glaçures.
Yin, Min, Rehren, Thilo et Zheng, Jianming, « The Earliest High-Fired Glazed Ceramics in China: The Composition of the Proto-Porcelain from Zhejiang during the Shang and Zhou Periods (c. 1700-221 BC) », Journal of Archaeological Science, vol. 38, n° 9, 2011, p. 2352-2365, manuscrit d’auteur en accès libre sur UCL Discovery
Proto-porcelain was not fully understood and defined as a specific category until the 1950s, when larger quantities of it were unearthed from Erligang (16th-14th century BC) at Zhengzhou, Henan province. […] The firing temperature for most of this proto-porcelain glaze is around 1200 to 1250 °C […]
La proto-porcelaine ne fut pleinement comprise et définie comme une catégorie à part que dans les années 1950, lorsqu’on en exhuma de plus grandes quantités à Erligang (XVIᵉ-XIVᵉ siècle av. J.-C.), à Zhengzhou, dans la province du Henan. […] La température de cuisson de la plupart des glaçures de cette proto-porcelaine se situe autour de 1 200 à 1 250 °C […]
Yin, Min, Rehren, Thilo et Zheng, Jianming, « The Earliest High-Fired Glazed Ceramics in China: The Composition of the Proto-Porcelain from Zhejiang during the Shang and Zhou Periods (c. 1700-221 BC) », Journal of Archaeological Science, vol. 38, n° 9, 2011, p. 2352-2365, manuscrit d’auteur en accès libre sur UCL Discovery
Note 9
Although the would-be spy made it to Jingdezhen around 1700, over a decade had passed before he was able to mail a description of his findings to France. This first letter, sent to the treasurer of the Jesuit missions to China in September of 1712, makes the author's intentions clear immediately. […] D'Entrecolles's second letter, sent ten years after the first, contains even more instructions—on how to restore gilt finishes, mix a mirrored black glaze, and fortify edges so they won't chip. He also sent samples.
Bien que cet espion en herbe soit arrivé à Jingdezhen vers 1700, plus de dix ans passèrent avant qu’il puisse envoyer par la poste une description de ses découvertes en France. Cette première lettre, envoyée au trésorier des missions jésuites de Chine en septembre 1712, montre d’emblée les intentions de l’auteur. […] La seconde lettre de d’Entrecolles, envoyée dix ans après la première, contient encore plus d’instructions — sur la façon de restaurer les dorures, de préparer une glaçure noire miroitante et de renforcer les bords pour qu’ils ne s’ébrèchent pas. Il envoya aussi des échantillons.
Giaimo, Cara, « One of the Earliest Industrial Spies Was a French Missionary Stationed in China », Atlas Obscura, 28 avril 2017, en accès libre
Note 10
Excluding three anomalously young samples, the ages of embedded organic material associated with 15 OCC copper artifacts range from 8500 to 3580 cal BP, confirming that the OCC is among the oldest known metalworking societies in the world.
Si l’on exclut trois échantillons anormalement jeunes, les âges de la matière organique prise dans 15 objets en cuivre du complexe du Vieux Cuivre vont de 8 500 à 3 580 ans cal. BP, ce qui confirme que ce complexe compte parmi les plus anciennes sociétés de travail du métal connues au monde.
Pompeani, David P., Steinman, Byron A., Abbott, Mark B. et al., « On the Timing of the Old Copper Complex in North America: A Comparison of Radiocarbon Dates from Different Archaeological Contexts », Radiocarbon, 2021
Sediments from seven lakes in the Michigan Copper District indicate that emissions from copper mining occurred from 9600 to 5000 yr BP when the archeological record suggests that hunter-gatherer societies known as the Old Copper Complex inhabited the region.
Les sédiments de sept lacs du district cuprifère du Michigan indiquent que des émissions liées à l’extraction du cuivre ont eu lieu de 9600 à 5000 ans avant le présent, période où les données archéologiques suggèrent que des sociétés de chasseurs-cueilleurs appelées « Old Copper Complex » habitaient la région.
Pompeani, David P., Human Impacts on the Environment over the Holocene in Michigan and Illinois Using Lake Sediment Geochemistry, thèse de doctorat, University of Pittsburgh, 2015
Note 11
Hence, the ‘slag’ sample (CHM 11) is best termed as a partially vitrified mixture of minerals and soil, which happened to be the most heat-exposed specimen in the contextually associated collection of samples (CHM 9-12). […] In the light of the analytical and contextual evidence, we interpret this material as the result of accidental copper reduction when some crushed green minerals in a burial context were baked in a post-depositional fire in dwelling E.VI.1 in Çatalhöyük, whose thermal effect reached not only these minerals/pigments, but also the bodies and burial items to a depth of at least 90 cm (see Mellaart, 1964; Angel, 1971; Burnham, 1965).
Ainsi, l’échantillon de « scorie » (CHM 11) se définit au mieux comme un mélange partiellement vitrifié de minéraux et de terre, qui s’est trouvé être le spécimen le plus exposé à la chaleur de l’ensemble d’échantillons associés (CHM 9-12). […] À la lumière des données analytiques et contextuelles, nous interprétons ce matériau comme le résultat d’une réduction accidentelle du cuivre, lorsque des minéraux verts broyés, dans une sépulture, ont été cuits par un incendie postérieur au dépôt dans l’habitation E.VI.1 de Çatalhöyük, dont l’effet thermique a atteint non seulement ces minéraux/pigments, mais aussi les corps et le mobilier funéraire jusqu’à au moins 90 cm de profondeur.
Radivojević, Miljana, Rehren, Thilo, Farid, Shahina et al., « Repealing the Çatalhöyük Extractive Metallurgy: The Green, the Fire and the ’Slag’ », Journal of Archaeological Science, vol. 86, 2017, p. 101-122, accès payant (manuscrit accepté en accès libre sur UCL Discovery)
The earliest securely documented evidence for copper smelting falls at around the transition of the 6th to the 5th millennium cal BC in the Balkans (Radivojević et al., 2010), and probably around that time in the Near East (Dougherty and Caldwell, 1966); the latter is still debated due to uncertainty concerning the archaeological and chronological evidence (cf. Frame, 2012; Thornton, 2014).
Les plus anciennes preuves solidement documentées de fonte du cuivre se situent vers la transition entre le VIe et le Ve millénaire av. J.-C. (dates calibrées) dans les Balkans (Radivojević et al., 2010), et probablement vers la même époque au Proche-Orient (Dougherty et Caldwell, 1966) ; ce dernier point reste débattu en raison d’incertitudes sur les données archéologiques et chronologiques.
Radivojević, Miljana, Rehren, Thilo, Farid, Shahina et al., « Repealing the Çatalhöyük Extractive Metallurgy: The Green, the Fire and the ’Slag’ », Journal of Archaeological Science, vol. 86, 2017, p. 101-122, accès payant (manuscrit accepté en accès libre sur UCL Discovery)
Note 12
Melting point 1538°C, 2800°F, 1811 K
Point de fusion : 1 538 °C, 2 800 °F, 1 811 K
Royal Society of Chemistry, « Iron », Periodic Table, encadré des données
Note 13
Since at least the 5th century BC, cast iron was used widely in China in agriculture, warfare and craft production. […] three major factors were involved in the technological shift from bloomery to cast iron: furnace structure, the use of bellows to produce a forced air blast through the furnace and bronze casting technology.
Depuis au moins le Vᵉ siècle avant notre ère, la fonte était largement utilisée en Chine dans l’agriculture, la guerre et l’artisanat. […] trois facteurs majeurs ont joué dans le passage technique du bas fourneau à la fonte : la structure du four, l’emploi de soufflets pour produire un courant d’air forcé à travers le four et la technique de la fonte du bronze.
Han Rubin et Chen Jianli, « Casting iron in ancient China », p. 168-177, texte diffusé par l’École d’archéologie et de muséologie de l’Université de Pékin
Note 14
The high carbon, slag free homogenous alloy was a revolutionary innovation of alloying iron with carbon in closed crucibles […] Elsewhere, the historical accounts consistently refer to the carburisation of low-carbon or bloomery iron through the addition of organic plant matter to the crucible charge – the Mysore Process.
Cet alliage homogène à haute teneur en carbone et sans scories était une innovation révolutionnaire : l’alliage du fer et du carbone en creusets fermés […] Ailleurs, les récits historiques font constamment état de la carburation d’un fer pauvre en carbone, ou fer de bas fourneau, par l’ajout de matière végétale à la charge du creuset – le procédé de Mysore.
Jaikishan, S., Desai, M. et Rehren, Th., « A Journey of Over 200 Years: Early Studies on Wootz Ingots and New Evidence from Konasamudram, India », Advances in Archaeomaterials, vol. 2, 2021, p. 15-23
The charged crucible was fired in a long (24-hour) single cycle at high temperature […] The charcoal fire in the furnace died down and the crucibles were removed to cool slowly
Le creuset chargé était cuit en un long cycle unique (24 heures) à haute température […] Le feu de charbon de bois s’éteignait dans le four et l’on retirait les creusets pour les laisser refroidir lentement
Lowe, T. L., Merk, N. et Thomas, G., « An Historical Mullite Fiber-Reinforced Ceramic Composite: Characterization of the ’Wootz’ Crucible Refractory », Lawrence Berkeley Laboratory, rapport LBL-29769, 1990
Note 15
At the site of Didé West 1 (DDW1), near the Falémé River valley in eastern Senegal, archaeologists uncovered an exceptionally well-preserved iron-smelting workshop in 2018 that was in use from the 4th century BCE to the 4th century CE.
Sur le site de Didé Ouest 1 (DDW1), près de la vallée de la Falémé dans l’est du Sénégal, des archéologues ont mis au jour en 2018 un atelier de réduction du fer exceptionnellement bien conservé, utilisé du IVᵉ siècle avant notre ère au IVᵉ siècle de notre ère.
Université de Genève, « Tracking the footsteps of West Africa’s prehistoric metalworkers », communiqué de presse, 31 mars 2026
At the site of Didé West 1 (DDW1), near the Falémé River valley in eastern Senegal, archaeologists uncovered an exceptionally well-preserved iron-smelting workshop in 2018 that was in use from the 4th century BCE to the 4th century CE.
Sur le site de Didé Ouest 1 (DDW1), près de la vallée de la Falémé dans l’est du Sénégal, des archéologues ont mis au jour en 2018 un atelier de réduction du fer exceptionnellement bien conservé, utilisé du IVᵉ siècle avant notre ère au IVᵉ siècle de notre ère.
Université de Genève, « Tracking the footsteps of West Africa’s prehistoric metalworkers », communiqué de presse, 31 mars 2026
Note 16
As Lechtman posited, this process probably responded not so much to a concern with saving metals or reducing their melting temperatures, but rather to a cultural norm dictating that the golden 'essence' of the metal must be exhibited on the objects' surfaces.
Comme l’a avancé Lechtman, ce procédé répondait probablement moins à un souci d’économiser les métaux ou d’abaisser leur température de fusion qu’à une norme culturelle exigeant que l’« essence » dorée du métal soit montrée à la surface des objets.
Sáenz-Samper, Juanita et Martinón-Torres, Marcos, « Depletion Gilding, Innovation and Life-Histories: The Changing Colours of Nahuange Metalwork », Antiquity, vol. 91, n° 359, 2017, p. 1253-1267
Note 17
The Potosí mita was a state-coordinated form of draft labour, systematically organized since 1573. […] Toledo's mining mita had pre-Hispanic precedents: the system was inspired by how the Incas had organized labour.
La mita de Potosí était une forme de travail forcé coordonnée par l’État, organisée de façon systématique depuis 1573. […] La mita minière de Toledo avait des précédents préhispaniques : le système s’inspirait de la façon dont les Incas avaient organisé le travail.
Gil Montero, Raquel et Zagalsky, Paula C., « Colonial Organization of Mine Labour in Charcas (Present-Day Bolivia) and Its Consequences (Sixteenth to the Seventeenth Centuries) », International Review of Social History, vol. 61, n° S24, 2016, p. 71-92
Notes et sources
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Passage on y a trouvé des os calcinés et des cendres de plantes vieux d’environ un million d’années
Here we show that micromorphological and Fourier transform infrared microspectroscopy (mFTIR) analyses of intact sediments at the site of Wonderwerk Cave, Northern Cape province, South Africa, provide unambiguous evidence--in the form of burned bone and ashed plant remains--that burning took place in the cave during the early Acheulean occupation, approximately 1.0 Ma.
Traduction de la rédaction Nous montrons ici que les analyses micromorphologiques et de microspectroscopie infrarouge à transformée de Fourier (mFTIR) de sédiments intacts du site de la grotte de Wonderwerk (province du Cap-Nord, Afrique du Sud) apportent une preuve sans ambiguïté — sous forme d’os brûlés et de restes végétaux réduits en cendres — que des combustions ont eu lieu dans la grotte pendant l’occupation acheuléenne ancienne, il y a environ 1,0 million d’années.
Source Berna, Francesco et al., « Microstratigraphic Evidence of In Situ Fire in the Acheulean Strata of Wonderwerk Cave, Northern Cape Province, South Africa », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 109, n° 20, 2012, p. E1215-E1220, résumé (abstract), 2e phrase.
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Passage des graines, du bois et des silex brûlés vieux d’environ 790 000 ans y ont été mis au jour
The presence of burned seeds, wood, and flint at the Acheulian site of Gesher Benot Ya'aqov in Israel is suggestive of the control of fire by humans nearly 790,000 years ago.
Traduction de la rédaction La présence de graines, de bois et de silex brûlés sur le site acheuléen de Gesher Benot Ya’aqov, en Israël, suggère que les humains maîtrisaient le feu il y a près de 790 000 ans.
Source Goren-Inbar, Naama, Alperson, Nira, Kislev, Mordechai E. et al., « Evidence of Hominin Control of Fire at Gesher Benot Ya’aqov, Israel », Science, vol. 304, n° 5671, 2004, p. 725-727, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage le brûlé se concentre en taches, à des endroits précis
The distribution of the site's small burned flint fragments suggests that burning occurred in specific spots, possibly indicating hearth locations.
Traduction de la rédaction La répartition des petits fragments de silex brûlés du site suggère que le feu brûlait à des endroits précis, ce qui pourrait indiquer l’emplacement de foyers.
Source Goren-Inbar, Naama, Alperson, Nira, Kislev, Mordechai E. et al., « Evidence of Hominin Control of Fire at Gesher Benot Ya’aqov, Israel », Science, vol. 304, n° 5671, 2004, p. 725-727, résumé.
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Passage six essences de bois brûlées — et au moins trois d’entre elles portent des plantes comestibles : l’olivier, l’orge sauvage et la vigne sauvage
Wood of six taxa was burned at the site, at least three of which are edible—olive, wild barley, and wild grape.
Traduction de la rédaction Le bois de six taxons a été brûlé sur le site, dont au moins trois sont comestibles : l’olivier, l’orge sauvage et la vigne sauvage.
Source Goren-Inbar, Naama, Alperson, Nira, Kislev, Mordechai E. et al., « Evidence of Hominin Control of Fire at Gesher Benot Ya’aqov, Israel », Science, vol. 304, n° 5671, 2004, p. 725-727, résumé.
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Passage À partir d’environ 400 000 ans, les traces de feu deviennent beaucoup plus nombreuses dans plusieurs régions du monde
From around 400 000 years ago, traces of fire become much more numerous on many sites, including numbers in Europe and the Middle East as well as Africa and Asia.
Traduction de la rédaction À partir d’environ 400 000 ans, les traces de feu deviennent beaucoup plus nombreuses sur de nombreux sites, dont bon nombre en Europe et au Moyen-Orient ainsi qu’en Afrique et en Asie.
Source Gowlett, J. A. J., « The Discovery of Fire by Humans: A Long and Convoluted Process », Philosophical Transactions of the Royal Society B, vol. 371, n° 1696, 2016, art. 20150164, § 6 (« Fire origins in the archaeological record »), 4ᵉ paragraphe.
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Passage Dans la grotte de Xianrendong […] des tessons de poterie vieux de 20 000 ans ont été découverts.
The radiocarbon ages of the archaeological contexts of the earliest sherds are 20,000 to 19,000 calendar years before the present, 2000 to 3000 years older than other pottery found in East Asia and elsewhere.
Traduction de la rédaction Les âges radiocarbone des contextes archéologiques des tessons les plus anciens sont de 20 000 à 19 000 années calendaires avant le présent, soit 2 000 à 3 000 ans de plus que les autres poteries trouvées en Asie de l’Est et ailleurs.
Source Wu, Xiaohong, Zhang, Chi, Goldberg, Paul et al., « Early Pottery at 20,000 Years Ago in Xianrendong Cave, China », Science, vol. 336, n° 6089, 2012, p. 1696-1700, résumé.
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Passage Un feu à l’air libre peut atteindre 800 à 900 °C
As can be seen in table 1, there is not a substantial difference in maximum temperatures achieved with bone instead of wood fuels in experimental fires, with high temperatures of 800°–900°C reached in bone fires as in wood (see also Joly and March 2003).
Traduction de la rédaction Comme le montre le tableau 1, il n’y a pas de différence notable entre les températures maximales atteintes avec de l’os plutôt qu’avec du bois comme combustible dans les feux expérimentaux : des températures élevées de 800 à 900 °C sont atteintes dans les feux d’os comme dans ceux de bois (voir aussi Joly et March 2003).
Source Aldeias, Vera, « Experimental Approaches to Archaeological Fire Features and Their Behavioral Relevance », Current Anthropology, vol. 58, n° S16, 2017, p. S191-S205, section 2.2 « Bone as Fuel Source » (et tableau 1, « Fuel types and maximum temperatures recorded in experimental fires »).
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Passage Entre 650 et 1 000 °C : l’argile se transforme en céramique solide. […] À partir de 1 300 °C : la vitrification du kaolin produit la porcelaine
These were earthenware, which means they were made from clay and fired at the kind of low temperatures reached by a wood fire or simple oven, between 1202°F (650° C) and 1832°F (1000°). […] Porcelain was first made in China in the 6th and 7th centuries AD from porcelain clay (known as kaolin, after the Gaoling Mountains of southeastern China). […] It is fired at very high temperatures above 2372°F(1300°C), which causes the surface of the clay to melt and become smooth as glass.
Traduction de la rédaction Il s’agissait de terre cuite, c’est-à-dire qu’elles étaient faites d’argile cuite aux basses températures qu’atteint un feu de bois ou un four simple, entre 1202 °F (650 °C) et 1832 °F (1000 °). […] La porcelaine fut d’abord fabriquée en Chine aux VIᵉ et VIIᵉ siècles de notre ère, à partir d’argile à porcelaine (appelée kaolin, d’après les monts Gaoling, dans le sud-est de la Chine). […] Elle est cuite à très haute température, au-delà de 2372 °F (1300 °C), ce qui fait fondre la surface de l’argile et la rend lisse comme du verre.
Source USC Pacific Asia Museum, « Earthenware, Stoneware, Porcelain: What’s the Difference? », University of Southern California, page non datée, paragraphes sur la terre cuite (earthenware) et sur la porcelaine.
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Passage Dès 1500 avant notre ère apparaissent des céramiques à couverte cuites autour de 1 200 °C.
Proto-porcelain was not fully understood and defined as a specific category until the 1950s, when larger quantities of it were unearthed from Erligang (16th-14th century BC) at Zhengzhou, Henan province. […] The firing temperature for most of this proto-porcelain glaze is around 1200 to 1250 °C, the maturing temperature for lime glazes, which shows that the potters were able to attain the high temperature necessary for such glazes in the kilns from such an early time.
Traduction de la rédaction La proto-porcelaine n’a été pleinement comprise et définie comme une catégorie à part que dans les années 1950, lorsqu’on en a mis au jour de plus grandes quantités à Erligang (XVIᵉ-XIVᵉ siècle av. J.-C.), à Zhengzhou, dans la province du Henan. […] La température de cuisson de la plupart de ces glaçures de proto-porcelaine se situe autour de 1 200 à 1 250 °C, la température de maturation des glaçures calciques, ce qui montre que les potiers savaient atteindre dans leurs fours, dès une époque si ancienne, la haute température nécessaire à ces glaçures.
Source Yin, Min, Rehren, Thilo et Zheng, Jianming, « The Earliest High-Fired Glazed Ceramics in China: The Composition of the Proto-Porcelain from Zhejiang during the Shang and Zhou Periods (c. 1700-221 BC) », Journal of Archaeological Science, vol. 38, n° 9, 2011, p. 2352-2365, manuscrit d’auteur en accès libre sur UCL Discovery, manuscrit d’auteur, p. 2 (introduction) et p. 22-23 (conclusion).
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Passage Dès 1500 avant notre ère apparaissent des céramiques à couverte cuites autour de 1 200 °C
Proto-porcelain was not fully understood and defined as a specific category until the 1950s, when larger quantities of it were unearthed from Erligang (16th-14th century BC) at Zhengzhou, Henan province. […] The firing temperature for most of this proto-porcelain glaze is around 1200 to 1250 °C […]
Traduction de la rédaction La proto-porcelaine ne fut pleinement comprise et définie comme une catégorie à part que dans les années 1950, lorsqu’on en exhuma de plus grandes quantités à Erligang (XVIᵉ-XIVᵉ siècle av. J.-C.), à Zhengzhou, dans la province du Henan. […] La température de cuisson de la plupart des glaçures de cette proto-porcelaine se situe autour de 1 200 à 1 250 °C […]
Source Yin, Min, Rehren, Thilo et Zheng, Jianming, « The Earliest High-Fired Glazed Ceramics in China: The Composition of the Proto-Porcelain from Zhejiang during the Shang and Zhou Periods (c. 1700-221 BC) », Journal of Archaeological Science, vol. 38, n° 9, 2011, p. 2352-2365, manuscrit d’auteur en accès libre sur UCL Discovery, manuscrit, p. 2 (introduction) et p. 22 (conclusion).
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Passage Il faut attendre 1712 pour que le père d’Entrecolles […] en envoie une description détaillée en France. Dix ans plus tard, une seconde lettre est accompagnée d’échantillons.
Although the would-be spy made it to Jingdezhen around 1700, over a decade had passed before he was able to mail a description of his findings to France. This first letter, sent to the treasurer of the Jesuit missions to China in September of 1712, makes the author's intentions clear immediately. […] D'Entrecolles's second letter, sent ten years after the first, contains even more instructions—on how to restore gilt finishes, mix a mirrored black glaze, and fortify edges so they won't chip. He also sent samples.
Traduction de la rédaction Bien que cet espion en herbe soit arrivé à Jingdezhen vers 1700, plus de dix ans passèrent avant qu’il puisse envoyer par la poste une description de ses découvertes en France. Cette première lettre, envoyée au trésorier des missions jésuites de Chine en septembre 1712, montre d’emblée les intentions de l’auteur. […] La seconde lettre de d’Entrecolles, envoyée dix ans après la première, contient encore plus d’instructions — sur la façon de restaurer les dorures, de préparer une glaçure noire miroitante et de renforcer les bords pour qu’ils ne s’ébrèchent pas. Il envoya aussi des échantillons.
Source Giaimo, Cara, « One of the Earliest Industrial Spies Was a French Missionary Stationed in China », Atlas Obscura, 28 avril 2017, en accès libre, corps de l’article.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage Autour des Grands Lacs, en Amérique du Nord, on martèle le cuivre natif depuis au moins 8 500 ans.
Excluding three anomalously young samples, the ages of embedded organic material associated with 15 OCC copper artifacts range from 8500 to 3580 cal BP, confirming that the OCC is among the oldest known metalworking societies in the world.
Traduction de la rédaction Si l’on exclut trois échantillons anormalement jeunes, les âges de la matière organique prise dans 15 objets en cuivre du complexe du Vieux Cuivre vont de 8 500 à 3 580 ans cal. BP, ce qui confirme que ce complexe compte parmi les plus anciennes sociétés de travail du métal connues au monde.
Source Pompeani, David P., Steinman, Byron A., Abbott, Mark B. et al., « On the Timing of the Old Copper Complex in North America: A Comparison of Radiocarbon Dates from Different Archaeological Contexts », Radiocarbon, 2021, résumé.
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
Passage la tradition elle-même remonte sans doute à environ 9 600 ans
Sediments from seven lakes in the Michigan Copper District indicate that emissions from copper mining occurred from 9600 to 5000 yr BP when the archeological record suggests that hunter-gatherer societies known as the Old Copper Complex inhabited the region.
Traduction de la rédaction Les sédiments de sept lacs du district cuprifère du Michigan indiquent que des émissions liées à l’extraction du cuivre ont eu lieu de 9600 à 5000 ans avant le présent, période où les données archéologiques suggèrent que des sociétés de chasseurs-cueilleurs appelées « Old Copper Complex » habitaient la région.
Source Pompeani, David P., Human Impacts on the Environment over the Holocene in Michigan and Illinois Using Lake Sediment Geochemistry, thèse de doctorat, University of Pittsburgh, 2015, résumé.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Une réanalyse publiée en 2017 a défait cette lecture : le fragment n’est qu’à demi cuit, et il résulte d’un incendie domestique
Hence, the ‘slag’ sample (CHM 11) is best termed as a partially vitrified mixture of minerals and soil, which happened to be the most heat-exposed specimen in the contextually associated collection of samples (CHM 9-12). […] In the light of the analytical and contextual evidence, we interpret this material as the result of accidental copper reduction when some crushed green minerals in a burial context were baked in a post-depositional fire in dwelling E.VI.1 in Çatalhöyük, whose thermal effect reached not only these minerals/pigments, but also the bodies and burial items to a depth of at least 90 cm (see Mellaart, 1964; Angel, 1971; Burnham, 1965).
Traduction de la rédaction Ainsi, l’échantillon de « scorie » (CHM 11) se définit au mieux comme un mélange partiellement vitrifié de minéraux et de terre, qui s’est trouvé être le spécimen le plus exposé à la chaleur de l’ensemble d’échantillons associés (CHM 9-12). […] À la lumière des données analytiques et contextuelles, nous interprétons ce matériau comme le résultat d’une réduction accidentelle du cuivre, lorsque des minéraux verts broyés, dans une sépulture, ont été cuits par un incendie postérieur au dépôt dans l’habitation E.VI.1 de Çatalhöyük, dont l’effet thermique a atteint non seulement ces minéraux/pigments, mais aussi les corps et le mobilier funéraire jusqu’à au moins 90 cm de profondeur.
Source Radivojević, Miljana, Rehren, Thilo, Farid, Shahina et al., « Repealing the Çatalhöyük Extractive Metallurgy: The Green, the Fire and the ’Slag’ », Journal of Archaeological Science, vol. 86, 2017, p. 101-122, accès payant (manuscrit accepté en accès libre sur UCL Discovery), manuscrit accepté, section 4.1 « CHM 11: Metallurgical slag? » (p. 36) et section 5 « Conclusions » (p. 38).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage les plus anciennes traces établies de cuivre extrait de son minerai remontent aujourd’hui à environ 5 000 avant notre ère
The earliest securely documented evidence for copper smelting falls at around the transition of the 6th to the 5th millennium cal BC in the Balkans (Radivojević et al., 2010), and probably around that time in the Near East (Dougherty and Caldwell, 1966); the latter is still debated due to uncertainty concerning the archaeological and chronological evidence (cf. Frame, 2012; Thornton, 2014).
Traduction de la rédaction Les plus anciennes preuves solidement documentées de fonte du cuivre se situent vers la transition entre le VIe et le Ve millénaire av. J.-C. (dates calibrées) dans les Balkans (Radivojević et al., 2010), et probablement vers la même époque au Proche-Orient (Dougherty et Caldwell, 1966) ; ce dernier point reste débattu en raison d’incertitudes sur les données archéologiques et chronologiques.
Source Radivojević, Miljana, Rehren, Thilo, Farid, Shahina et al., « Repealing the Çatalhöyük Extractive Metallurgy: The Green, the Fire and the ’Slag’ », Journal of Archaeological Science, vol. 86, 2017, p. 101-122, accès payant (manuscrit accepté en accès libre sur UCL Discovery), manuscrit accepté, section 1.1 de l’introduction (p. 4).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Le fer exige des températures nettement plus élevées (point de fusion à 1 538 °C).
Melting point 1538°C, 2800°F, 1811 K
Traduction de la rédaction Point de fusion : 1 538 °C, 2 800 °F, 1 811 K
Source Royal Society of Chemistry, « Iron », Periodic Table, encadré des données, encadré des données (« Melting point »).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage En Chine, le développement de fours à haute température, ventilés par des soufflets, permet d’atteindre la fusion du fer […] dès le Vᵉ siècle avant notre ère
Since at least the 5th century BC, cast iron was used widely in China in agriculture, warfare and craft production. […] three major factors were involved in the technological shift from bloomery to cast iron: furnace structure, the use of bellows to produce a forced air blast through the furnace and bronze casting technology.
Traduction de la rédaction Depuis au moins le Vᵉ siècle avant notre ère, la fonte était largement utilisée en Chine dans l’agriculture, la guerre et l’artisanat. […] trois facteurs majeurs ont joué dans le passage technique du bas fourneau à la fonte : la structure du four, l’emploi de soufflets pour produire un courant d’air forcé à travers le four et la technique de la fonte du bronze.
Source Han Rubin et Chen Jianli, « Casting iron in ancient China », p. 168-177, texte diffusé par l’École d’archéologie et de muséologie de l’Université de Pékin, p. 168 (résumé) et p. 171.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Du fer de réduction est enfermé dans un creuset étanche
The high carbon, slag free homogenous alloy was a revolutionary innovation of alloying iron with carbon in closed crucibles […] Elsewhere, the historical accounts consistently refer to the carburisation of low-carbon or bloomery iron through the addition of organic plant matter to the crucible charge – the Mysore Process.
Traduction de la rédaction Cet alliage homogène à haute teneur en carbone et sans scories était une innovation révolutionnaire : l’alliage du fer et du carbone en creusets fermés […] Ailleurs, les récits historiques font constamment état de la carburation d’un fer pauvre en carbone, ou fer de bas fourneau, par l’ajout de matière végétale à la charge du creuset – le procédé de Mysore.
Source Jaikishan, S., Desai, M. et Rehren, Th., « A Journey of Over 200 Years: Early Studies on Wootz Ingots and New Evidence from Konasamudram, India », Advances in Archaeomaterials, vol. 2, 2021, p. 15-23, p. 15 (introduction) et p. 20.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage puis porté à haute température et refroidi lentement.
The charged crucible was fired in a long (24-hour) single cycle at high temperature […] The charcoal fire in the furnace died down and the crucibles were removed to cool slowly
Traduction de la rédaction Le creuset chargé était cuit en un long cycle unique (24 heures) à haute température […] Le feu de charbon de bois s’éteignait dans le four et l’on retirait les creusets pour les laisser refroidir lentement
Source Lowe, T. L., Merk, N. et Thomas, G., « An Historical Mullite Fiber-Reinforced Ceramic Composite: Characterization of the ’Wootz’ Crucible Refractory », Lawrence Berkeley Laboratory, rapport LBL-29769, 1990, résumé et introduction (« Introduction to the ’Wootz’ Crucible and Process »), p. 1-2.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage près de la vallée de la Falémé (Sénégal), des fouilles ont mis au jour un atelier de réduction du fer
At the site of Didé West 1 (DDW1), near the Falémé River valley in eastern Senegal, archaeologists uncovered an exceptionally well-preserved iron-smelting workshop in 2018 that was in use from the 4th century BCE to the 4th century CE.
Traduction de la rédaction Sur le site de Didé Ouest 1 (DDW1), près de la vallée de la Falémé dans l’est du Sénégal, des archéologues ont mis au jour en 2018 un atelier de réduction du fer exceptionnellement bien conservé, utilisé du IVᵉ siècle avant notre ère au IVᵉ siècle de notre ère.
Source Université de Genève, « Tracking the footsteps of West Africa’s prehistoric metalworkers », communiqué de presse, 31 mars 2026, corps du communiqué, présentation du site.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage En 2018, près de la vallée de la Falémé (Sénégal), des fouilles ont mis au jour un atelier de réduction du fer
At the site of Didé West 1 (DDW1), near the Falémé River valley in eastern Senegal, archaeologists uncovered an exceptionally well-preserved iron-smelting workshop in 2018 that was in use from the 4th century BCE to the 4th century CE.
Traduction de la rédaction Sur le site de Didé Ouest 1 (DDW1), près de la vallée de la Falémé dans l’est du Sénégal, des archéologues ont mis au jour en 2018 un atelier de réduction du fer exceptionnellement bien conservé, utilisé du IVᵉ siècle avant notre ère au IVᵉ siècle de notre ère.
Source Université de Genève, « Tracking the footsteps of West Africa’s prehistoric metalworkers », communiqué de presse, 31 mars 2026, corps du communiqué, présentation du site.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage cette technique ne répondait sans doute pas tant à un objectif d’économie du métal précieux qu’à une conception dans laquelle l’essence du matériau devait émerger à sa surface
As Lechtman posited, this process probably responded not so much to a concern with saving metals or reducing their melting temperatures, but rather to a cultural norm dictating that the golden 'essence' of the metal must be exhibited on the objects' surfaces.
Traduction de la rédaction Comme l’a avancé Lechtman, ce procédé répondait probablement moins à un souci d’économiser les métaux ou d’abaisser leur température de fusion qu’à une norme culturelle exigeant que l’« essence » dorée du métal soit montrée à la surface des objets.
Source Sáenz-Samper, Juanita et Martinón-Torres, Marcos, « Depletion Gilding, Innovation and Life-Histories: The Changing Colours of Nahuange Metalwork », Antiquity, vol. 91, n° 359, 2017, p. 1253-1267, introduction.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage le système de la mita […] a été réorienté par l’administration coloniale espagnole dans les années 1570 pour alimenter les mines d’argent de Potosí
The Potosí mita was a state-coordinated form of draft labour, systematically organized since 1573. […] Toledo's mining mita had pre-Hispanic precedents: the system was inspired by how the Incas had organized labour.
Traduction de la rédaction La mita de Potosí était une forme de travail forcé coordonnée par l’État, organisée de façon systématique depuis 1573. […] La mita minière de Toledo avait des précédents préhispaniques : le système s’inspirait de la façon dont les Incas avaient organisé le travail.
Source Gil Montero, Raquel et Zagalsky, Paula C., « Colonial Organization of Mine Labour in Charcas (Present-Day Bolivia) and Its Consequences (Sixteenth to the Seventeenth Centuries) », International Review of Social History, vol. 61, n° S24, 2016, p. 71-92, texte de l’article (lu sur Cambridge Core ; aussi déposé sur ri.conicet.gov.ar/handle/11336/26691).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Références bibliographiques
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- Aldeias, Vera, « Experimental Approaches to Archaeological Fire Features and Their Behavioral Relevance », Current Anthropology, vol. 58, n° S16, 2017, p. S191-S205, en accès libre (les températures maximales des feux expérimentaux, de l’ordre de 800 à 900 °C pour le bois comme pour l’os). https://doi.org/10.1086/691210
- Bakewell, Peter J., Miners of the Red Mountain: Indian Labor in Potosí, 1545-1650, University of New Mexico Press, 1984, en bibliothèque (la mita précolombienne réorientée par l’administration coloniale dans les années 1570, et la surmortalité des mitayos).
- Berna, Francesco et al., « Microstratigraphic Evidence of In Situ Fire in the Acheulean Strata of Wonderwerk Cave, Northern Cape Province, South Africa », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 109, n° 20, 2012, p. E1215-E1220, en accès libre (les os calcinés et cendres de plantes d’environ un million d’années).
- Giaimo, Cara, « One of the Earliest Industrial Spies Was a French Missionary Stationed in China », Atlas Obscura, 28 avril 2017, en accès libre (la première lettre du père d’Entrecolles sur la porcelaine, envoyée en France en septembre 1712 ; la seconde, dix ans plus tard, accompagnée d’échantillons). https://www.atlasobscura.com/articles/porcelain-corporate-espionage-china-missionary-dentrecolles
- Gil Montero, Raquel et Zagalsky, Paula C., « Colonial Organization of Mine Labour in Charcas (Present-Day Bolivia) and Its Consequences (Sixteenth to the Seventeenth Centuries) », International Review of Social History, vol. 61, n° S24, 2016, p. 71-92, en accès libre (la mita de Potosí organisée systématiquement à partir de 1573 ; ses précédents incas). https://www.cambridge.org/core/product/4593AB08DA6ECBA3A1F9DDA27233B6F1/core-reader
- Goren-Inbar, Naama, Alperson, Nira, Kislev, Mordechai E. et al., « Evidence of Hominin Control of Fire at Gesher Benot Ya’aqov, Israel », Science, vol. 304, n° 5671, 2004, p. 725-727, accès payant (les graines, bois et silex brûlés d’environ 790 000 ans ; la concentration du brûlé en taches, indice de foyers plutôt que d’incendie ; les six essences de bois dont trois comestibles : olivier, orge sauvage, vigne sauvage). https://doi.org/10.1126/science.1095443
- Gowlett, J. A. J., « The Discovery of Fire by Humans: A Long and Convoluted Process », Philosophical Transactions of the Royal Society B, vol. 371, n° 1696, 2016, art. 20150164, en accès libre (les traces de feu, rares et discutées avant, deviennent beaucoup plus nombreuses à partir d’environ 400 000 ans, en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie). https://doi.org/10.1098/rstb.2015.0164
- Han Rubin et Chen Jianli, « Casting iron in ancient China », p. 168-177, texte diffusé par l’École d’archéologie et de muséologie de l’Université de Pékin, en accès libre (la fonte en usage en Chine depuis au moins le Vᵉ siècle avant notre ère ; le soufflet et l’air forcé parmi les facteurs du passage à la fonte). https://archaeology.pku.edu.cn/2013Casting-iron-in-ancient-China.pdf
- Jaikishan, S., Desai, M. et Rehren, Th., « A Journey of Over 200 Years: Early Studies on Wootz Ingots and New Evidence from Konasamudram, India », Advances in Archaeomaterials, vol. 2, 2021, p. 15-23, en accès libre (l’acier allié au carbone en creusets fermés ; la carburation du fer de bas fourneau par ajout de matière végétale, dite procédé de Mysore). https://doi.org/10.1016/j.aia.2021.04.002
- Kerr, Rose et Wood, Nigel, Science and Civilisation in China, vol. V : Chemistry and Chemical Technology, partie 12 : Ceramic Technology, Cambridge University Press, 2004, en bibliothèque (les pâtes, les glaçures, les fours et les paliers thermiques chinois).
- Lechtman, Heather, « Pre-Columbian Surface Metallurgy », Scientific American, vol. 250, n° 6, 1984, p. 56-63, accès payant.
- Lowe, T. L., Merk, N. et Thomas, G., « An Historical Mullite Fiber-Reinforced Ceramic Composite: Characterization of the ’Wootz’ Crucible Refractory », Lawrence Berkeley Laboratory, rapport LBL-29769, 1990, en accès libre (le creuset fermé chauffé vers 1 150-1 250 °C pendant un cycle de 24 heures, puis refroidi lentement). https://escholarship.org/content/qt21m5f4q3/qt21m5f4q3.pdf
- Pompeani, David P., Steinman, Byron A., Abbott, Mark B. et al., « On the Timing of the Old Copper Complex in North America: A Comparison of Radiocarbon Dates from Different Archaeological Contexts », Radiocarbon, 2021, accès payant (la réévaluation des datations du cuivre natif des Grands Lacs).
- Pompeani, David P., Human Impacts on the Environment over the Holocene in Michigan and Illinois Using Lake Sediment Geochemistry, thèse de doctorat, University of Pittsburgh, 2015, en accès libre (les traces de l’extraction du cuivre dans les sédiments des lacs du Michigan, de 9 600 à 5 000 ans avant le présent). https://d-scholarship.pitt.edu/24951/
- Radivojević, Miljana, Rehren, Thilo, Farid, Shahina et al., « Repealing the Çatalhöyük Extractive Metallurgy: The Green, the Fire and the ’Slag’ », Journal of Archaeological Science, vol. 86, 2017, p. 101-122, accès payant, manuscrit accepté en accès libre sur UCL Discovery (le fragment semi-cuit issu d’un incendie domestique ; les plus anciennes réductions établies vers 5 000 avant notre ère en Europe du Sud-Est et en Iran).
- Royal Society of Chemistry, « Iron », Periodic Table, encadré des données, en accès libre (le point de fusion du fer, 1 538 °C, à comparer aux 1 084,62 °C du cuivre, même site). https://periodic-table.rsc.org/element/26/iron
- Sáenz-Samper, Juanita et Martinón-Torres, Marcos, « Depletion Gilding, Innovation and Life-Histories: The Changing Colours of Nahuange Metalwork », Antiquity, vol. 91, n° 359, 2017, p. 1253-1267, en accès libre (l’hypothèse de Heather Lechtman : la dorure par déplétion servait à montrer l’« essence » dorée du métal à la surface plutôt qu’à économiser le métal). https://doi.org/10.15184/aqy.2017.97
- Srinivasan, Sharada et Ranganathan, Srinivasa, India’s Legendary Wootz Steel: An Advanced Material of the Ancient World, National Institute of Advanced Studies, Bangalore, 2004, en bibliothèque (le procédé au creuset et la structure du wootz).
- Université de Genève, « Tracking the footsteps of West Africa’s prehistoric metalworkers », communiqué de presse, 31 mars 2026, en accès libre (l’atelier sidérurgique de Didé Ouest 1, près de la vallée de la Falémé, fouillé en 2018, utilisé du IVᵉ siècle avant notre ère au IVᵉ siècle de notre ère, et le calage des fonds de fourneaux par des noix de palme ; étude parue dans African Archaeological Review, doi:10.1007/s10437-026-09653-z). https://www.unige.ch/medias/en/2026/sur-les-traces-des-metallurgistes-prehistoriques-dafrique-de-louest
- USC Pacific Asia Museum, « Earthenware, Stoneware, Porcelain: What’s the Difference? », University of Southern California, page non datée, en accès libre (la terre cuite, cuite entre 650 et 1 000 °C ; la porcelaine de kaolin, cuite au-delà de 1 300 °C). https://pacificasiamuseum.usc.edu/?p=2495
- Wagner, Donald B., Iron and Steel in Ancient China, E. J. Brill, Leiden, 1993, en bibliothèque (les fours à haute température et la fonte en Chine ancienne).
- Wu, Xiaohong, Zhang, Chi, Goldberg, Paul et al., « Early Pottery at 20,000 Years Ago in Xianrendong Cave, China », Science, vol. 336, n° 6089, 2012, p. 1696-1700, accès payant (la poterie antérieure à l’agriculture et la méthode de datation).
- Yin, Min, Rehren, Thilo et Zheng, Jianming, « The Earliest High-Fired Glazed Ceramics in China: The Composition of the Proto-Porcelain from Zhejiang during the Shang and Zhou Periods (c. 1700-221 BC) », Journal of Archaeological Science, vol. 38, n° 9, 2011, p. 2352-2365, manuscrit d’auteur en accès libre sur UCL Discovery (la proto-porcelaine, céramique à couverte peu poreuse attestée à Erligang dès les XVIᵉ-XIVᵉ siècles avant notre ère, cuite autour de 1 200 à 1 250 °C). https://discovery-pp.ucl.ac.uk/id/eprint/1321956/7/Rehren_Yin%20et%20al%202011%20JAS%20raw%20manuscript.pdf
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