Nombres, mesures et techniques 9.5

Mesurer le temps : calendriers et horloges du monde

Le saviez-vous ?

Une année dure trois cent soixante-cinq jours. Sauf quand elle en dure trois cent soixante-six.

Une page imprimée ancienne en latin, avec un grand titre, des lettres ornées et un blason.
Première page de la bulle Inter gravissimas, la décision du pape Grégoire XIII qui a annoncé le calendrier grégorien en 1582. Gregorius XIII, Domaine public, source

Une année dure trois cent soixante-cinq jours. Sauf quand elle en dure trois cent soixante-six.

Cette bizarrerie n’est pas une erreur, mais la trace d’un problème que toutes les sociétés du monde ont rencontré, et qu’aucune n’a complètement résolu.

Trois horloges qui ne s’accordent pas

La nature nous offre trois façons de compter le temps.

Le jour : la Terre tourne sur elle-même. La lunaison : la Lune passe d’un croissant au suivant, en un peu plus de vingt-neuf jours. L’année : la Terre fait le tour du Soleil, et les saisons reviennent.

Or ces trois durées ne se divisent pas les unes par les autres de façon exacte. L’année ne contient pas un nombre entier de jours : il reste presque six heures en trop. Elle ne contient pas non plus un nombre entier de lunaisons.

Chaque calendrier du monde est une solution à ce problème. Chaque solution accepte de perdre quelque chose.

Suivre la Lune

Le calendrier hégirien, utilisé dans le monde musulman, suit la Lune. Douze lunaisons font environ trois cent cinquante-quatre jours, soit onze de moins qu’une année solaire.1

Conséquence : les mois se déplacent. Le mois de ramadan tombe en été pendant quelques années, puis au printemps, puis en hiver. Il fait le tour des saisons en une trentaine d’années.

Ce n’est pas un défaut, mais un choix. Ce calendrier privilégie la Lune, qu’on peut observer d’un simple coup d’œil, plutôt que les saisons.

Rattraper avec un mois en plus

D’autres sociétés ont voulu garder les deux : les mois lunaires et les saisons au bon endroit.

Leur solution : ajouter de temps en temps un mois entier. On appelle ces calendriers lunisolaires. Le calendrier hébraïque fonctionne ainsi. Le calendrier chinois aussi, ce qui explique que le Nouvel An chinois ne tombe pas à la même date chaque année dans notre calendrier.2

C’est une solution astucieuse, mais elle demande de savoir précisément quand ajouter le mois supplémentaire. Il faut donc des observations, des calculs, et des gens dont c’est le métier.

Deux comptes en même temps

En Mésoamérique, les peuples mésoaméricains — dont les Mayas — ont adopté une autre solution : utiliser deux calendriers à la fois.

L’un compte deux cent soixante jours. L’autre en compte trois cent soixante-cinq. Les deux tournent en même temps, comme deux roues dentées. Une même combinaison des deux ne revient qu’au bout de cinquante-deux années. Ce compte de deux cent soixante jours est d’ailleurs toujours utilisé aujourd’hui, chaque jour, par de nombreux Mayas du Guatemala.3

Reste la question du choix. Pourquoi vingt et treize, plutôt que d’autres nombres ? Les chercheurs proposent trois explications, et aucune n’est démontrée :

  • La grossesse : environ deux cent soixante-six jours séparent la conception de la naissance. (Comptée à partir des dernières règles, comme le fait la médecine obstétricale, une grossesse dure environ deux cent quatre-vingts jours.) Une ethnologue a observé que des sages-femmes k’iche’ se servent effectivement de ce compte pour suivre une grossesse.
  • Le ciel : à la latitude de certains sites très anciens, environ quinze degrés nord, le Soleil passe deux fois par an exactement à la verticale, et deux cent soixante jours séparent ces deux passages. D’autres spécialistes trouvent cette explication peu convaincante.
  • La culture du maïs : son cycle agricole serait très proche de cette durée.

Ce que nous savons, en revanche, c’est ce que les dates gravées racontent — et nous ne l’avons compris que très récemment. Pendant longtemps, les spécialistes ont cru que les personnages sculptés sur les stèles étaient des dieux. En 1960, Tatiana Proskouriakoff montre qu’il s’agit de rois et de reines : les dates marquent leurs naissances, leurs prises de pouvoir, leurs morts. Elle reconstitue ainsi une suite de sept souverains sur deux cents ans.4

Comment elle y est arrivée

Elle n’était pas archéologue. Elle était architecte, et elle est partie au Guatemala en 1936 avec l’équipe d’un musée où elle dessinait en bénévole, sans salaire.5

Sa tâche : dessiner les ruines. Ensuite, elle réalise des reconstitutions de la cité — des dessins montrant les bâtiments tels qu’ils devaient être debout. Ces dessins sont remarqués par un spécialiste, qui l’engage et l’envoie dessiner d’autres cités mayas.6

Mais l’essentiel est ce qu’elle fait ensuite, et qu’on oublie toujours de raconter.

Avant sa découverte de 1960, elle a mené un travail considérable : analyser environ quatre cents monuments pour établir une méthode de datation fondée sur le style de la sculpture — la forme des traits, la manière de traiter les figures. Sa méthode permet de dater un monument sans date inscrite à vingt ou trente ans près.7

Ce n’est pas un coup d’œil d’artiste. C’est une comparaison systématique de quatre cents objets.

C’est en passant tant d’années à regarder ces pierres une par une qu’elle a fini par voir le motif : les mêmes signes, aux mêmes places, dans le même ordre, d’une stèle à l’autre.

Un mayaniste a résumé l’effet de son article en une phrase : d’un seul coup, ce texte court a libéré l’étude de l’écriture maya d’une longue stagnation.8

Dix jours effacés

Le calendrier utilisé dans l’Empire romain, mis en place par Jules César en 46 avant notre ère, comptait une année de trois cent soixante-cinq jours et un quart. C’était presque juste. Presque : il avançait d’environ un jour tous les cent vingt-huit ans.

Au bout de seize siècles, le décalage était devenu visible. En 1582, une réforme décide de le corriger d’un coup : dix jours sont supprimés du calendrier. Des gens se sont couchés un soir et se sont réveillés dix jours plus tard.9

Mais tout le monde n’a pas suivi en même temps. La Grande-Bretagne et ses colonies attendent 1752. Le Japon change en 1873, la Chine en 1912, la Russie en 1918. La Grèce, elle, ne s’y met qu’en 1923.10

Détail curieux : plus on attendait, plus le retard était grand, donc plus il fallait supprimer de jours. Dix en 1582. Onze en 1752. Treize en 1918.

Pendant plus de trois siècles, deux pays voisins pouvaient être à des dates différentes le même jour.

De l’ombre à l’atome

Pour mesurer le temps à l’intérieur d’une journée, il a fallu d’autres outils.

Le plus simple est un bâton planté dans le sol. Son ombre tourne et raccourcit : c’est un gnomon. Puis sont venues les horloges à eau, utilisées en Égypte, en Chine, dans le monde grec puis arabophone. L’eau s’écoule à vitesse régulière, et son niveau indique l’heure.

Pour qu’une horloge soit régulière, il faut un mécanisme qui libère l’énergie petit à petit, par à-coups réguliers, au lieu de la laisser filer d’un coup. Ce mécanisme s’appelle un échappement. Il est mis au point en Chine au VIIIᵉ siècle, par un moine nommé Yi Xing et Liang Lingzan.11

Vers 1090, toujours en Chine, l’ingénieur Su Song achève à Kaifeng une tour horloge mue par l’eau, haute comme un immeuble, qui affiche aussi la position des astres. Elle sera démontée par une armée en 1127, et personne n’a jamais réussi à la remonter.12

En Europe, plus de cinq siècles après l’échappement chinois, on construit au XIIIᵉ siècle (les années 1200 à 1299) des horloges à poids installées sur les tours des villes. Puis, en 1656, Huygens applique le pendule à l’horloge : la précision fait un bond.13

Aujourd’hui, la référence est l’horloge atomique. Elle utilise la vibration régulière des atomes et se décale de moins d’une seconde en plusieurs millions d’années.

Qui décide de l’heure ?

Une dernière question : pourquoi l’heure change-t-elle quand on voyage ?

Longtemps, chaque ville a eu sa propre heure, réglée sur le Soleil. Cela ne posait aucun problème tant qu’on se déplaçait lentement.

Le chemin de fer a tout changé. Avec des trains qui traversent un pays en une journée, il faut des horaires communs, sinon les collisions deviennent inévitables. Les compagnies de chemin de fer d’Amérique du Nord n’ont pas attendu les gouvernements : réunies à Chicago en 1883, elles se partagent le continent en cinq fuseaux et l’appliquent.

L’année suivante, en 1884, une conférence internationale se réunit à Washington. Elle retient le méridien qui passe par Greenwich, près de Londres, comme point de départ des longitudes. Ce choix n’avait rien d’obligatoire : il s’est imposé parce que la plupart des cartes de navigation l’utilisaient déjà.14

En revanche, la conférence n’a pas découpé le monde en fuseaux horaires. On le lit souvent, et c’est faux. Un délégué l’a proposé ; d’autres ont répondu que ce n’était pas le sujet de la réunion, et la proposition n’a même pas été mise au vote. Les fuseaux se sont installés ensuite, pays par pays, chacun choisissant son moment.15

Tout le monde n’était pas d’accord. La France s’abstient lors du vote. Elle continue d’imprimer ses cartes avec le méridien de Paris jusqu’en 1911. Sa loi finit par accepter l’heure de Greenwich sans jamais écrire le mot : elle la définit comme « l’heure de Paris retardée de neuf minutes et vingt et une secondes ».16

Nos calendriers et nos heures ne viennent pas du ciel. Ce sont des décisions humaines, prises à des dates précises, par des gens qui avaient leurs raisons.

Trois familles de calendriers

FamilleSur quoi il se règleCe qu’il perdExemples
Lunaire d’observationLa Lune observéeLes saisons se décalentHégirien
LunisolaireLa Lune, rattrapée sur le SoleilIl faut ajouter des moisHébraïque, chinois
SolaireLe Soleil seulLes mois ne suivent plus la LuneJulien, grégorien, éthiopien

Note 1

Douze mois lunaires comportent 354 ou 355 jours, l'année solaire comporte 365 ou 366 jours, les calendriers lunaires se décalent donc en moyenne de 11 jours par rapport à un calendrier solaire.

Rocher, Patrick, « Les calendriers », Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides, Observatoire de Paris, cours, s. d., en accès libre

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Note 2

Pour rattraper ce décalage et conserver un aspect solaire à un calendrier lunaire il suffit d'intercaler des années de 13 mois lunaires.

Rocher, Patrick, « Les calendriers », Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides, Observatoire de Paris, cours, s. d., en accès libre

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Note 3

In the Calendar Round, any given combination of a Tzolk’in day with a Haab day will not repeat itself, until 52 periods of 365 days have passed.

Dans le « Calendar Round », une combinaison donnée d’un jour du Tzolk’in et d’un jour du Haab ne se répète pas avant que 52 périodes de 365 jours se soient écoulées.

Smithsonian Institution, National Museum of the American Indian, Living Maya Time

The Maya sacred calendar is called Tzolk’in in Yucatec Mayan and Chol Q’ij in K’iche’ Mayan. […] The Chol Q’ij printed calendar is used daily by many people in the highlands of Guatemala.

Le calendrier sacré maya s’appelle Tzolk’in en maya yucatèque et Chol Q’ij en maya k’iche’. […] Le calendrier imprimé du Chol Q’ij est utilisé quotidiennement par de nombreuses personnes dans les hautes terres du Guatemala.

Smithsonian Institution, National Museum of the American Indian, Living Maya Time

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Note 4

The intervals between these dates are such that no single series exceeds the span of a reasonable lifetime, and it is suggested that the initial date represents something in the nature of a birth or name day of a ruler who accedes to power on the inaugural date, and that each set of monuments records the history of a reign. The representations on monuments are interpreted as portraits of rulers and their families.

Les intervalles entre ces dates sont tels qu’aucune série ne dépasse la durée d’une vie raisonnable, et l’on suggère que la date initiale représente quelque chose comme la naissance ou le jour du nom d’un souverain qui accède au pouvoir à la date inaugurale, et que chaque ensemble de monuments retrace l’histoire d’un règne. Les figures des monuments sont interprétées comme des portraits de souverains et de leurs familles.

Proskouriakoff, Tatiana, « Historical Implications of a Pattern of Dates at Piedras Negras, Guatemala », American Antiquity, vol. 25, n° 4, 1960, p. 454-475

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Note 5

She received a B.S. degree in Architecture from Penn State University in 1930, […] and volunteered to do archaeological drawings at the University Museum. Her work impressed Linton Satterthwaite, Assistant Curator of the American Section, who invited her to join his 1936 expedition to the Maya site of Piedras Negras in northwestern Guatemala.

Elle obtint une licence d’architecture à l’université d’État de Pennsylvanie en 1930, […] et fit bénévolement des dessins archéologiques au musée de l’université. Son travail impressionna Linton Satterthwaite, conservateur adjoint de la section américaine, qui l’invita à rejoindre son expédition de 1936 sur le site maya de Piedras Negras, dans le nord-ouest du Guatemala.

Penn Museum Archives, « Tatiana Proskouriakoff Papers (PU-Mu. 1116) », inventaire du fonds, notice biographique, en accès libre

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Note 6

Beginning with Piedras Negras, Proskouriakoff produced a series of reconstructive drawings depicting ancient Mayan cities. […] Silvanus Morley of the Carnegie Institution of Washington (CIW) sent Proskouriakoff to Copan, Honduras, and then Chichen Itza and other sites in Yucatan, Mexico to produce restoration architectural drawings of Mayan ruins.

En commençant par Piedras Negras, Proskouriakoff réalisa une série de dessins de reconstitution de cités mayas anciennes. […] Silvanus Morley, de la Carnegie Institution of Washington (CIW), envoya Proskouriakoff à Copán, au Honduras, puis à Chichén Itzá et sur d’autres sites du Yucatán, au Mexique, pour dessiner des restitutions architecturales de ruines mayas.

Penn Museum Archives, « Tatiana Proskouriakoff Papers (PU-Mu. 1116) », inventaire du fonds, notice biographique, en accès libre

Tania’s stunning reconstructions of Piedras Negras were noticed by another pioneer of Maya archaeology, Sylvanus Morley of the Carnegie Institution in Washington DC. Morley sent Tania to the site of Copan in Honduras in 1939 and later to Chichen Itza in Mexico.

Les étonnantes reconstitutions de Piedras Negras réalisées par Tania furent remarquées par un autre pionnier de l’archéologie maya, Sylvanus Morley, de la Carnegie Institution de Washington. Morley envoya Tania sur le site de Copán, au Honduras, en 1939, puis à Chichén Itzá, au Mexique.

Archaeological Institute of America, notice biographique « Tatiana Avenirovna Proskouriakoff »

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Note 7

Even before publishing the 1960 paper, Tania had begun to revolutionize Maya scholarship by establishing a method of dating Maya monuments that was based on morphology and sculptural style rather than on an examination of aesthetic values—the commonly used process at the time. Through a systematic and rigorous analysis of around 400 monuments that included inscriptions with dates, she put together a process to date any monument without an inscribed date to within 20 or 30 years.

Avant même de publier l’article de 1960, Tania avait commencé à révolutionner les études mayas en établissant une méthode de datation des monuments mayas fondée sur la morphologie et le style sculptural plutôt que sur l’examen des valeurs esthétiques — la démarche courante à l’époque. Par l’analyse systématique et rigoureuse d’environ 400 monuments portant des inscriptions datées, elle a mis au point un procédé pour dater tout monument sans date inscrite à 20 ou 30 ans près.

Archaeological Institute of America, notice biographique « Tatiana Avenirovna Proskouriakoff »

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Note 8

at one blow, this short paper freed the study of Maya writing from a lengthy stagnation

d’un seul coup, ce court article tira l’étude de l’écriture maya d’une longue stagnation

Archaeological Institute of America, notice biographique « Tatiana Avenirovna Proskouriakoff »

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Note 9

The most surreal part of implementing the new calendar came in October 1582, when 10 days were dropped […] So, in countries that adopted the new calendar, the Feast of St. Francis of Assisi on October 4, 1582, was directly followed by October 15.

Le moment le plus surréaliste de la mise en place du nouveau calendrier survint en octobre 1582, quand 10 jours furent supprimés […] Ainsi, dans les pays qui adoptèrent le nouveau calendrier, la fête de saint François d’Assise, le 4 octobre 1582, fut directement suivie du 15 octobre.

« Gregorian Calendar » et « Ten Days That Vanished », Encyclopædia Britannica

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Note 10

Britain adopted the New Style in 1752 and Sweden in 1753, although the Swedes, because they had in 1740 followed the German Protestants in using their astronomical methods for determining Easter, declined to adopt the Gregorian calendar rules until 1844. […] The now-defunct Soviet Union adopted the New Style in 1918, and Greece in 1923. In Britain and the British dominions, the change was made when the difference between the New and Old Style calendars amounted to 11 days: the lag was covered by naming the day after September 2, 1752, as September 14, 1752.

La Grande-Bretagne adopta le Nouveau Style en 1752 et la Suède en 1753, bien que les Suédois, parce qu’ils avaient suivi en 1740 les protestants allemands dans l’usage de leurs méthodes astronomiques pour fixer Pâques, aient refusé d’adopter les règles du calendrier grégorien jusqu’en 1844. […] L’Union soviétique, aujourd’hui disparue, adopta le Nouveau Style en 1918, et la Grèce en 1923. En Grande-Bretagne et dans les dominions britanniques, le changement se fit quand l’écart entre l’Ancien et le Nouveau Style atteignait 11 jours : on rattrapa le retard en nommant 14 septembre 1752 le jour qui suivit le 2 septembre 1752.

« Calendar », section « The Gregorian calendar », Encyclopædia Britannica

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Note 11

One such example is the water-powered celestial globe (shuiyun huntian) developed by the monk I-Hsing (683–727 CE) and Liang Lingzan. […] Joseph Needham (1900–1995 CE) believed that this water-powered celestial globe was the predecessor of the earliest mechanical clock (Liu and Wang, 1959), and that it was equipped with a waterwheel steelyard clepsydra, which, according to historical records, functioned as the earliest known escapement regulator.

On peut citer en exemple le globe céleste mû par l’eau (shuiyun huntian) mis au point par le moine I-Hsing (683-727 de notre ère) et Liang Lingzan. […] Joseph Needham (1900-1995) estimait que ce globe céleste mû par l’eau était l’ancêtre de la première horloge mécanique (Liu et Wang, 1959), et qu’il était équipé d’une clepsydre à roue hydraulique et à balance romaine qui, d’après les sources historiques, faisait office du plus ancien régulateur à échappement connu.

Hwang, Zeng-Hui, Lin, Tsung-Yi et Yan, Hong-Sen, « Reconstruction designs of an early Chinese astronomical clock with a waterwheel steelyard clepsydra », Mechanical Sciences, vol. 12, n° 2, 2021

During the 8th century, ancient China began to use a steelyard clepsydra to control the waterwheel, giving it a time-keeping function for use in hydromechanical astronomical clocks. In the Tang Dynasty, the monk I-Hsing (683–723 CE) and Liang Lingzan jointly built a water-powered celestial globe (shuiyun huntian), which, according to historical records, was China's first hydromechanical astronomical clock with a waterwheel steelyard clepsydra.

Au VIIIᵉ siècle, la Chine ancienne commença à utiliser une clepsydre à balance romaine pour régler la roue hydraulique, lui donnant une fonction de mesure du temps dans des horloges astronomiques hydromécaniques. Sous la dynastie Tang, le moine I-Hsing (683-723) et Liang Lingzan construisirent ensemble un globe céleste mû par l’eau (shuiyun huntian) qui fut, d’après les sources historiques, la première horloge astronomique hydromécanique de Chine munie d’une clepsydre à balance romaine et à roue hydraulique.

Hwang, Zeng-Hui, Lin, Tsung-Yi et Yan, Hong-Sen, « Reconstruction designs of an early Chinese astronomical clock with a waterwheel steelyard clepsydra », Mechanical Sciences, vol. 12, n° 2, 2021

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Note 12

His astronomical clock, powered by a water wheel, was completed in around 1090.

Son horloge astronomique, mue par une roue hydraulique, fut achevée vers 1090.

« Su-sung », Science and Its Times: Understanding the Social Significance of Scientific Discovery, Gale, en ligne sur Encyclopedia.com

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Note 13

In 1656 he patented the first pendulum clock, which greatly increased the accuracy of time measurement.

En 1656, il fit breveter la première horloge à pendule, ce qui accrut beaucoup la précision de la mesure du temps.

O’Connor, John J. et Robertson, Edmund F., « Christiaan Huygens », MacTutor History of Mathematics, University of St Andrews

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Note 14

II. “Resolved, That the Conference proposes to the Governments here represented the adoption of the meridian passing through the centre of the transit instrument at the Observatory of Greenwich as the initial meridian, for longitude.”

II. « Il est résolu que la Conférence propose aux gouvernements ici représentés l’adoption du méridien passant par le centre de l’instrument des passages de l’Observatoire de Greenwich comme méridien initial pour la longitude. »

« The Prime Meridian Conference », Nature, vol. 31, n° 787, 27 novembre 1884, p. 82-83

The Delegates to the International Meridian Conference, who assembled in Washington upon invitation addressed by the Government of the United States to all nations holding diplomatic relations with it, […] held their first conference to-day, October 1, 1884, in the Diplomatic Hall of the Department of State.

Les délégués à la Conférence internationale du méridien, réunis à Washington sur l’invitation adressée par le gouvernement des États-Unis à toutes les nations entretenant avec lui des relations diplomatiques, […] ont tenu aujourd’hui, 1er octobre 1884, leur première séance dans le salon diplomatique du département d’État.

International Conference Held at Washington for the Purpose of Fixing a Prime Meridian and a Universal Day, October 1884: Protocols of the Proceedings, Washington, 1884, domaine public

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Note 15

Mr. Allen here read a paper upon the needs and conveniences of the railroads and telegraphs, advocating local times differing whole hours from each other, and introduced a resolution that local time be held to mean that of the nearest meridian situated some whole number of hours from Greenwich ; but, after some discussion as to the competence of the conference to go so far into details, he withdrew it.

M. Allen lut alors un mémoire sur les besoins et les commodités des chemins de fer et des télégraphes, préconisant des heures locales différant entre elles d’heures entières, et présenta une résolution selon laquelle l’heure locale serait celle du méridien le plus proche situé à un nombre entier d’heures de Greenwich ; mais, après une discussion sur la compétence de la conférence à entrer dans de tels détails, il la retira.

« The Meridian Conference », Science, vol. 4, n° 90, 24 octobre 1884, p. 406

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Note 16

The above resolution was adopted by the following vote : — […] In the negative— San Domingo. Abstaining from voting— Brazil, France. Ayes, 22 ; noes, 1 ; abstaining, 2.

La résolution ci-dessus a été adoptée par le vote suivant : […] Contre : Saint-Domingue. Abstentions : Brésil, France. Pour, 22 ; contre, 1 ; abstentions, 2.

« The Prime Meridian Conference », Nature, vol. 31, n° 787, 27 novembre 1884, p. 82-83

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Notes et sources

  1. ↑

    Passage Douze lunaisons font environ trois cent cinquante-quatre jours, soit onze de moins qu’une année solaire.

    Douze mois lunaires comportent 354 ou 355 jours, l'année solaire comporte 365 ou 366 jours, les calendriers lunaires se décalent donc en moyenne de 11 jours par rapport à un calendrier solaire.

    Source Rocher, Patrick, « Les calendriers », Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides, Observatoire de Paris, cours, s. d., en accès libre, p. 13, partie sur les calendriers lunaires (voir aussi p. 6 : « une année lunaire moyenne de 12Lm = 354,3670662 jours »).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  2. ↑

    Passage Leur solution : ajouter de temps en temps un mois entier. On appelle ces calendriers lunisolaires.

    Pour rattraper ce décalage et conserver un aspect solaire à un calendrier lunaire il suffit d'intercaler des années de 13 mois lunaires.

    Source Rocher, Patrick, « Les calendriers », Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides, Observatoire de Paris, cours, s. d., en accès libre, p. 13, partie sur les calendriers lunaires ; la notion de calendrier luni-solaire est définie en introduction du cours.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  3. ↑

    Passage Une même combinaison des deux ne revient qu’au bout de cinquante-deux années.

    In the Calendar Round, any given combination of a Tzolk’in day with a Haab day will not repeat itself, until 52 periods of 365 days have passed.

    Traduction de la rédaction Dans le « Calendar Round », une combinaison donnée d’un jour du Tzolk’in et d’un jour du Haab ne se répète pas avant que 52 périodes de 365 jours se soient écoulées.

    Source Smithsonian Institution, National Museum of the American Indian, Living Maya Time, page « The Calendar System », partie sur le « Calendar Round ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

    Passage Ce compte de deux cent soixante jours est d’ailleurs toujours utilisé aujourd’hui, chaque jour, par de nombreux Mayas du Guatemala.

    The Maya sacred calendar is called Tzolk’in in Yucatec Mayan and Chol Q’ij in K’iche’ Mayan. […] The Chol Q’ij printed calendar is used daily by many people in the highlands of Guatemala.

    Traduction de la rédaction Le calendrier sacré maya s’appelle Tzolk’in en maya yucatèque et Chol Q’ij en maya k’iche’. […] Le calendrier imprimé du Chol Q’ij est utilisé quotidiennement par de nombreuses personnes dans les hautes terres du Guatemala.

    Source Smithsonian Institution, National Museum of the American Indian, Living Maya Time, page « The Calendar System », partie sur le Tzolk’in.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  4. ↑

    Passage En 1960, Tatiana Proskouriakoff montre qu’il s’agit de rois et de reines : les dates marquent leurs naissances, leurs prises de pouvoir […]

    The intervals between these dates are such that no single series exceeds the span of a reasonable lifetime, and it is suggested that the initial date represents something in the nature of a birth or name day of a ruler who accedes to power on the inaugural date, and that each set of monuments records the history of a reign. The representations on monuments are interpreted as portraits of rulers and their families.

    Traduction de la rédaction Les intervalles entre ces dates sont tels qu’aucune série ne dépasse la durée d’une vie raisonnable, et l’on suggère que la date initiale représente quelque chose comme la naissance ou le jour du nom d’un souverain qui accède au pouvoir à la date inaugurale, et que chaque ensemble de monuments retrace l’histoire d’un règne. Les figures des monuments sont interprétées comme des portraits de souverains et de leurs familles.

    Source Proskouriakoff, Tatiana, « Historical Implications of a Pattern of Dates at Piedras Negras, Guatemala », American Antiquity, vol. 25, n° 4, 1960, p. 454-475, résumé.

    Accès payant · vérifié le 9 septembre 2026

  5. ↑

    Passage Elle était architecte, et elle est partie au Guatemala en 1936 avec l’équipe d’un musée où elle dessinait en bénévole, sans salaire.

    She received a B.S. degree in Architecture from Penn State University in 1930, […] and volunteered to do archaeological drawings at the University Museum. Her work impressed Linton Satterthwaite, Assistant Curator of the American Section, who invited her to join his 1936 expedition to the Maya site of Piedras Negras in northwestern Guatemala.

    Traduction de la rédaction Elle obtint une licence d’architecture à l’université d’État de Pennsylvanie en 1930, […] et fit bénévolement des dessins archéologiques au musée de l’université. Son travail impressionna Linton Satterthwaite, conservateur adjoint de la section américaine, qui l’invita à rejoindre son expédition de 1936 sur le site maya de Piedras Negras, dans le nord-ouest du Guatemala.

    Source Penn Museum Archives, « Tatiana Proskouriakoff Papers (PU-Mu. 1116) », inventaire du fonds, notice biographique, en accès libre, notice biographique du fonds.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  6. ↑

    Passage elle réalise des reconstitutions de la cité […] Ces dessins sont remarqués par un spécialiste, qui l’engage et l’envoie dessiner d’autres cités mayas.

    Beginning with Piedras Negras, Proskouriakoff produced a series of reconstructive drawings depicting ancient Mayan cities. […] Silvanus Morley of the Carnegie Institution of Washington (CIW) sent Proskouriakoff to Copan, Honduras, and then Chichen Itza and other sites in Yucatan, Mexico to produce restoration architectural drawings of Mayan ruins.

    Traduction de la rédaction En commençant par Piedras Negras, Proskouriakoff réalisa une série de dessins de reconstitution de cités mayas anciennes. […] Silvanus Morley, de la Carnegie Institution of Washington (CIW), envoya Proskouriakoff à Copán, au Honduras, puis à Chichén Itzá et sur d’autres sites du Yucatán, au Mexique, pour dessiner des restitutions architecturales de ruines mayas.

    Source Penn Museum Archives, « Tatiana Proskouriakoff Papers (PU-Mu. 1116) », inventaire du fonds, notice biographique, en accès libre, notice biographique du fonds.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

    Passage elle réalise des reconstitutions de la cité […] Ces dessins sont remarqués par un spécialiste, qui l’engage et l’envoie dessiner d’autres cités mayas.

    Tania’s stunning reconstructions of Piedras Negras were noticed by another pioneer of Maya archaeology, Sylvanus Morley of the Carnegie Institution in Washington DC. Morley sent Tania to the site of Copan in Honduras in 1939 and later to Chichen Itza in Mexico.

    Traduction de la rédaction Les étonnantes reconstitutions de Piedras Negras réalisées par Tania furent remarquées par un autre pionnier de l’archéologie maya, Sylvanus Morley, de la Carnegie Institution de Washington. Morley envoya Tania sur le site de Copán, au Honduras, en 1939, puis à Chichén Itzá, au Mexique.

    Source Archaeological Institute of America, notice biographique « Tatiana Avenirovna Proskouriakoff », corps de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  7. ↑

    Passage analyser environ quatre cents monuments pour établir une méthode de datation fondée sur le style de la sculpture […] à vingt ou trente ans près

    Even before publishing the 1960 paper, Tania had begun to revolutionize Maya scholarship by establishing a method of dating Maya monuments that was based on morphology and sculptural style rather than on an examination of aesthetic values—the commonly used process at the time. Through a systematic and rigorous analysis of around 400 monuments that included inscriptions with dates, she put together a process to date any monument without an inscribed date to within 20 or 30 years.

    Traduction de la rédaction Avant même de publier l’article de 1960, Tania avait commencé à révolutionner les études mayas en établissant une méthode de datation des monuments mayas fondée sur la morphologie et le style sculptural plutôt que sur l’examen des valeurs esthétiques — la démarche courante à l’époque. Par l’analyse systématique et rigoureuse d’environ 400 monuments portant des inscriptions datées, elle a mis au point un procédé pour dater tout monument sans date inscrite à 20 ou 30 ans près.

    Source Archaeological Institute of America, notice biographique « Tatiana Avenirovna Proskouriakoff », notice biographique (entretien avec Ben Thomas).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  8. ↑

    Passage d’un seul coup, ce texte court a libéré l’étude de l’écriture maya d’une longue stagnation

    at one blow, this short paper freed the study of Maya writing from a lengthy stagnation

    Traduction de la rédaction d’un seul coup, ce court article tira l’étude de l’écriture maya d’une longue stagnation

    Source Archaeological Institute of America, notice biographique « Tatiana Avenirovna Proskouriakoff », citation d’Ian Graham.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  9. ↑

    Passage En 1582, une réforme décide de le corriger d’un coup : dix jours sont supprimés du calendrier.

    The most surreal part of implementing the new calendar came in October 1582, when 10 days were dropped […] So, in countries that adopted the new calendar, the Feast of St. Francis of Assisi on October 4, 1582, was directly followed by October 15.

    Traduction de la rédaction Le moment le plus surréaliste de la mise en place du nouveau calendrier survint en octobre 1582, quand 10 jours furent supprimés […] Ainsi, dans les pays qui adoptèrent le nouveau calendrier, la fête de saint François d’Assise, le 4 octobre 1582, fut directement suivie du 15 octobre.

    Source « Gregorian Calendar » et « Ten Days That Vanished », Encyclopædia Britannica, « Ten Days That Vanished: The Switch to the Gregorian Calendar », quatrième paragraphe.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  10. ↑

    Passage La Grande-Bretagne et ses colonies attendent 1752 […] La Grèce, elle, ne s’y met qu’en 1923.

    Britain adopted the New Style in 1752 and Sweden in 1753, although the Swedes, because they had in 1740 followed the German Protestants in using their astronomical methods for determining Easter, declined to adopt the Gregorian calendar rules until 1844. […] The now-defunct Soviet Union adopted the New Style in 1918, and Greece in 1923. In Britain and the British dominions, the change was made when the difference between the New and Old Style calendars amounted to 11 days: the lag was covered by naming the day after September 2, 1752, as September 14, 1752.

    Traduction de la rédaction La Grande-Bretagne adopta le Nouveau Style en 1752 et la Suède en 1753, bien que les Suédois, parce qu’ils avaient suivi en 1740 les protestants allemands dans l’usage de leurs méthodes astronomiques pour fixer Pâques, aient refusé d’adopter les règles du calendrier grégorien jusqu’en 1844. […] L’Union soviétique, aujourd’hui disparue, adopta le Nouveau Style en 1918, et la Grèce en 1923. En Grande-Bretagne et dans les dominions britanniques, le changement se fit quand l’écart entre l’Ancien et le Nouveau Style atteignait 11 jours : on rattrapa le retard en nommant 14 septembre 1752 le jour qui suivit le 2 septembre 1752.

    Source « Calendar », section « The Gregorian calendar », Encyclopædia Britannica, article « Calendar », section « The Gregorian calendar » (fin d’un paragraphe et début du suivant).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026

  11. ↑

    Passage Ce mécanisme s’appelle un échappement. Il est mis au point en Chine […] par un moine nommé Yi Xing et Liang Lingzan.

    One such example is the water-powered celestial globe (shuiyun huntian) developed by the monk I-Hsing (683–727 CE) and Liang Lingzan. […] Joseph Needham (1900–1995 CE) believed that this water-powered celestial globe was the predecessor of the earliest mechanical clock (Liu and Wang, 1959), and that it was equipped with a waterwheel steelyard clepsydra, which, according to historical records, functioned as the earliest known escapement regulator.

    Traduction de la rédaction On peut citer en exemple le globe céleste mû par l’eau (shuiyun huntian) mis au point par le moine I-Hsing (683-727 de notre ère) et Liang Lingzan. […] Joseph Needham (1900-1995) estimait que ce globe céleste mû par l’eau était l’ancêtre de la première horloge mécanique (Liu et Wang, 1959), et qu’il était équipé d’une clepsydre à roue hydraulique et à balance romaine qui, d’après les sources historiques, faisait office du plus ancien régulateur à échappement connu.

    Source Hwang, Zeng-Hui, Lin, Tsung-Yi et Yan, Hong-Sen, « Reconstruction designs of an early Chinese astronomical clock with a waterwheel steelyard clepsydra », Mechanical Sciences, vol. 12, n° 2, 2021, § 1 (« Introduction »), 1er paragraphe.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage Il est mis au point en Chine au VIIIᵉ siècle

    During the 8th century, ancient China began to use a steelyard clepsydra to control the waterwheel, giving it a time-keeping function for use in hydromechanical astronomical clocks. In the Tang Dynasty, the monk I-Hsing (683–723 CE) and Liang Lingzan jointly built a water-powered celestial globe (shuiyun huntian), which, according to historical records, was China's first hydromechanical astronomical clock with a waterwheel steelyard clepsydra.

    Traduction de la rédaction Au VIIIᵉ siècle, la Chine ancienne commença à utiliser une clepsydre à balance romaine pour régler la roue hydraulique, lui donnant une fonction de mesure du temps dans des horloges astronomiques hydromécaniques. Sous la dynastie Tang, le moine I-Hsing (683-723) et Liang Lingzan construisirent ensemble un globe céleste mû par l’eau (shuiyun huntian) qui fut, d’après les sources historiques, la première horloge astronomique hydromécanique de Chine munie d’une clepsydre à balance romaine et à roue hydraulique.

    Source Hwang, Zeng-Hui, Lin, Tsung-Yi et Yan, Hong-Sen, « Reconstruction designs of an early Chinese astronomical clock with a waterwheel steelyard clepsydra », Mechanical Sciences, vol. 12, n° 2, 2021, résumé, 1re et 2e phrases.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  12. ↑

    Passage Vers 1090, toujours en Chine, l’ingénieur Su Song achève à Kaifeng une tour horloge mue par l’eau

    His astronomical clock, powered by a water wheel, was completed in around 1090.

    Traduction de la rédaction Son horloge astronomique, mue par une roue hydraulique, fut achevée vers 1090.

    Source « Su-sung », Science and Its Times: Understanding the Social Significance of Scientific Discovery, Gale, en ligne sur Encyclopedia.com, notice « Su-sung ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  13. ↑

    Passage en 1656, Huygens applique le pendule à l’horloge

    In 1656 he patented the first pendulum clock, which greatly increased the accuracy of time measurement.

    Traduction de la rédaction En 1656, il fit breveter la première horloge à pendule, ce qui accrut beaucoup la précision de la mesure du temps.

    Source O’Connor, John J. et Robertson, Edmund F., « Christiaan Huygens », MacTutor History of Mathematics, University of St Andrews, biographie, paragraphe commençant par « Work in astronomy required accurate timekeeping. ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  14. ↑

    Passage Elle retient le méridien qui passe par Greenwich […] comme point de départ des longitudes.

    II. “Resolved, That the Conference proposes to the Governments here represented the adoption of the meridian passing through the centre of the transit instrument at the Observatory of Greenwich as the initial meridian, for longitude.”

    Traduction de la rédaction II. « Il est résolu que la Conférence propose aux gouvernements ici représentés l’adoption du méridien passant par le centre de l’instrument des passages de l’Observatoire de Greenwich comme méridien initial pour la longitude. »

    Source « The Prime Meridian Conference », Nature, vol. 31, n° 787, 27 novembre 1884, p. 82-83, p. 82 (acte final, résolution II).

    Domaine public ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage En 1884, une conférence internationale se réunit à Washington

    The Delegates to the International Meridian Conference, who assembled in Washington upon invitation addressed by the Government of the United States to all nations holding diplomatic relations with it, […] held their first conference to-day, October 1, 1884, in the Diplomatic Hall of the Department of State.

    Traduction de la rédaction Les délégués à la Conférence internationale du méridien, réunis à Washington sur l’invitation adressée par le gouvernement des États-Unis à toutes les nations entretenant avec lui des relations diplomatiques, […] ont tenu aujourd’hui, 1er octobre 1884, leur première séance dans le salon diplomatique du département d’État.

    Source International Conference Held at Washington for the Purpose of Fixing a Prime Meridian and a Universal Day, October 1884: Protocols of the Proceedings, Washington, 1884, domaine public, procès-verbal de la première séance (1er octobre 1884), première phrase.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  15. ↑

    Passage la conférence n’a pas découpé le monde en fuseaux horaires […] la proposition n’a même pas été mise au vote

    Mr. Allen here read a paper upon the needs and conveniences of the railroads and telegraphs, advocating local times differing whole hours from each other, and introduced a resolution that local time be held to mean that of the nearest meridian situated some whole number of hours from Greenwich ; but, after some discussion as to the competence of the conference to go so far into details, he withdrew it.

    Traduction de la rédaction M. Allen lut alors un mémoire sur les besoins et les commodités des chemins de fer et des télégraphes, préconisant des heures locales différant entre elles d’heures entières, et présenta une résolution selon laquelle l’heure locale serait celle du méridien le plus proche situé à un nombre entier d’heures de Greenwich ; mais, après une discussion sur la compétence de la conférence à entrer dans de tels détails, il la retira.

    Source « The Meridian Conference », Science, vol. 4, n° 90, 24 octobre 1884, p. 406, p. 406, compte rendu de la séance du mardi 14 octobre 1884.

    Domaine public ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  16. ↑

    Passage La France s’abstient lors du vote.

    The above resolution was adopted by the following vote : — […] In the negative— San Domingo. Abstaining from voting— Brazil, France. Ayes, 22 ; noes, 1 ; abstaining, 2.

    Traduction de la rédaction La résolution ci-dessus a été adoptée par le vote suivant : […] Contre : Saint-Domingue. Abstentions : Brésil, France. Pour, 22 ; contre, 1 ; abstentions, 2.

    Source « The Prime Meridian Conference », Nature, vol. 31, n° 787, 27 novembre 1884, p. 82-83, p. 82-83 (acte final, vote de la résolution II ; l’abstention figure en haut de la p. 83).

    Domaine public ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

Références bibliographiques

14
  • Archaeological Institute of America, notice biographique « Tatiana Avenirovna Proskouriakoff », en accès libre (l’analyse d’environ quatre cents monuments et la méthode de datation par le style, à vingt ou trente ans près ; le jugement d’Ian Graham sur l’effet de l’article de 1960 ; les reconstitutions de Piedras Negras remarquées par Sylvanus Morley, qui l’envoie à Copán en 1939). https://www.archaeological.org/archaeologists-you-should-know-proskouriakoff/
  • « Calendar », section « The Gregorian calendar », Encyclopædia Britannica, en accès libre (l’adoption étalée du calendrier grégorien : la Grande-Bretagne et ses dominions en 1752, le Japon en 1873, l’Union soviétique en 1918, la Grèce en 1923 ; consulté le 24 octobre 2026). https://www.britannica.com/science/calendar/The-Gregorian-calendar
  • « Gregorian Calendar » et « Ten Days That Vanished », Encyclopædia Britannica, en accès libre (la réforme de 1582, les dix jours supprimés, et l’adoption étalée sur plus de trois siècles).
  • Hwang, Zeng-Hui, Lin, Tsung-Yi et Yan, Hong-Sen, « Reconstruction designs of an early Chinese astronomical clock with a waterwheel steelyard clepsydra », Mechanical Sciences, vol. 12, n° 2, 2021, en accès libre. https://doi.org/10.5194/ms-12-891-2021
  • International Conference Held at Washington for the Purpose of Fixing a Prime Meridian and a Universal Day, October 1884: Protocols of the Proceedings, Washington, 1884, domaine public (le choix du méridien de Greenwich ; la proposition de fuseaux horaires écartée sans vote ; l’abstention de la France).
  • Needham, Joseph, avec Wang Ling, Science and Civilisation in China, vol. IV, partie 2, Cambridge University Press, 1965, en bibliothèque (l’échappement mis au point au VIIIᵉ siècle par Yi Xing et Liang Lingzan, et la tour horloge de Su Song).
  • O’Connor, John J. et Robertson, Edmund F., « Christiaan Huygens », MacTutor History of Mathematics, University of St Andrews, en accès libre (le pendule appliqué à l’horloge en 1656). https://mathshistory.st-andrews.ac.uk/Biographies/Huygens/
  • Penn Museum Archives, « Tatiana Proskouriakoff Papers (PU-Mu. 1116) », inventaire du fonds, notice biographique, en accès libre (le diplôme d’architecture de 1930 ; le travail bénévole de dessin au musée de l’université de Pennsylvanie ; l’expédition de 1936 à Piedras Negras ; les dessins de reconstitution ; le poste obtenu auprès de Sylvanus Morley). https://www.penn.museum/collections/archives/findingaid/552873
  • Proskouriakoff, Tatiana, « Historical Implications of a Pattern of Dates at Piedras Negras, Guatemala », American Antiquity, vol. 25, n° 4, 1960, p. 454-475, accès payant (la démonstration que les dates gravées scandent des règnes, et la suite de sept souverains reconstituée).
  • Rocher, Patrick, « Les calendriers », Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides, Observatoire de Paris, cours, s. d., en accès libre (les familles de calendriers ; l’année lunaire de 354 jours et son décalage de 11 jours sur l’année solaire ; les années de treize mois des calendriers luni-solaires, dont le calendrier juif). https://perso.imcce.fr/jean-eudes-arlot/ecole-ete-aout-2017/cours/cours-les%20calendriers.pdf
  • Smithsonian Institution, National Museum of the American Indian, Living Maya Time, en accès libre (le compte de deux cent soixante jours, tenu sans interruption jusqu’à aujourd’hui).
  • « Su-sung », Science and Its Times: Understanding the Social Significance of Scientific Discovery, Gale, en ligne sur Encyclopedia.com, en accès libre (l’horloge astronomique mue par une roue hydraulique, achevée vers 1090). https://encyclopedia.com/science/encyclopedias-almanacs-transcripts-and-maps/su-sung
  • « The Meridian Conference », Science, vol. 4, n° 90, 24 octobre 1884, p. 406, domaine public (la proposition d’Allen d’heures locales différant d’heures entières de Greenwich, retirée après une discussion sur la compétence de la conférence). https://archive.org/details/jstor-1758379
  • « The Prime Meridian Conference », Nature, vol. 31, n° 787, 27 novembre 1884, p. 82-83, domaine public (l’acte final de la conférence de Washington : la résolution adoptant le méridien de Greenwich et le relevé du vote, 22 voix pour, 1 contre, abstention du Brésil et de la France). https://archive.org/details/paper-doi-10_1038_031082c0

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