
Dans le sport, rien ne paraît plus ancien que la flamme olympique, allumée à Olympie et portée par des coureurs jusqu’au stade.
Elle semble forcément venir des Grecs, et remonter à deux mille cinq cents ans.
C’est faux.
Pourquoi les humains se rassemblent
Toutes les sociétés connues organisent des moments où le groupe se réunit et interrompt le cours ordinaire des jours. Ces moments prennent trois formes, qui se combinent souvent.
Le rituel est une suite d’actes fixée d’avance, accomplie dans un ordre convenu parce que c’est ainsi que l’on fait. Sa forme importe autant que son résultat : un anniversaire sans bougies, un mariage sans échange de paroles paraissent incomplets, même si rien de matériel ne manque.
Beaucoup de rituels marquent un passage — naissance, entrée dans l’âge adulte, mariage, mort. Ils servent à rendre public un changement de statut : la personne n’est plus tout à fait la même après, et le groupe entier en est témoin.
Le chercheur Arnold van Gennep a montré en 1909 que beaucoup de ces rites suivent la même structure en trois temps.1
- La séparation : la personne est retirée de son état précédent, souvent en l’écartant physiquement du groupe.
- La marge : un entre-deux où elle n’est plus ce qu’elle était et pas encore ce qu’elle deviendra. C’est là que se joue l’essentiel, et c’est souvent la phase la plus éprouvante.
- L’agrégation : elle réintègre le groupe, avec son nouveau statut reconnu de tous.
Une remise de diplôme, un mariage ou un baptême comportent les trois temps. C’est ce qui explique que ces cérémonies résistent tant au changement — leur décor peut être modifié, non leur structure.
La fête interrompt le temps de travail et rassemble largement. Elle se cale presque toujours sur un repère extérieur : un moment de l’année agricole, un solstice, une date religieuse, un anniversaire collectif. En marquant ces points, les fêtes découpent l’année et lui donnent une forme — c’est ce que cette page examinera plus loin.
Le jeu et le sport sont des activités volontaires, séparées du reste par des règles admises et une fin claire. On y accepte des contraintes que l’on refuserait ailleurs — courir sans aller nulle part, ne pas prendre le ballon à la main — et c’est précisément ce consentement partagé qui rend le jeu possible. Un jeu n’existe que parce que tout le monde accepte les mêmes règles au même moment.
Ces trois formes ne s’excluent pas. Une compétition sportive comporte des rituels — l’hymne, la flamme, la remise des médailles — et fait fête. C’est même ce mélange qui donne à ces événements leur poids, et qui explique qu’on les croie spontanément très anciens.
Or beaucoup ne le sont pas. Une tradition peut avoir été inventée, par quelqu’un, à une date qu’on peut retrouver — et c’est le sujet de toute cette page.2
Une tradition qui a moins de cent ans
Les Grecs entretenaient bien des feux, et organisaient des courses aux flambeaux — mais lors de fêtes en l’honneur de certains dieux. Aux Jeux olympiques, il n’y a jamais eu de relais.3
La chronologie est éloquente. Les Jeux modernes commencent en 1896 : aucune flamme n’est allumée. Il faut attendre 1928, à Amsterdam, pour qu’un feu brûle en haut d’une tour du stade, puis 1932 à Los Angeles. Mais ces feux-là ont été allumés sur place, pas à Olympie, et personne ne les a transportés.4
Le relais depuis Olympie a été inventé pour les Jeux de 1936. Sept pays traversés, de la Grèce à l’Allemagne : plus de 3 000 kilomètres, parcourus par 3 075 coureurs — un par kilomètre environ —, en une douzaine de jours.5
Un détail d’organisation est savoureux : les organisateurs avaient d’abord songé, pour faire ancien, à conserver la flamme dans des bottes de tiges d’une plante méditerranéenne qui brûle lentement. Ils y ont renoncé pour des raisons pratiques et fait fabriquer des torches — aucune de celles qui existaient sur le marché ne convenait.6
Ces Jeux-là étaient ceux de l’Allemagne nazie. Le relais servait à donner au régime l’allure d’un héritier de la Grèce antique. Le rituel est resté ; ce qu’il représente aujourd’hui n’a plus rien à voir.
L’homme qui a eu l’idée
Cet épisode n’est presque jamais raconté.
L’idée du relais vient d’un archéologue et dirigeant sportif nommé Alfred Schiff. Il connaissait les textes anciens et les images de porteurs de torche peintes sur les vases : c’est de là qu’il a tiré son idée.7
Alfred Schiff était juif. Il a été chassé de son poste dans une grande école de sport allemande en raison de ses origines, quelques années avant les Jeux.
Son idée a été réalisée en 1936. Son nom, lui, a été effacé. C’est le secrétaire général du comité d’organisation qui a repris l’idée, et c’est à lui qu’on l’attribue le plus souvent encore aujourd’hui.8
Une précision d’honnêteté : l’attribution à Schiff repose sur les travaux d’historiens et sur les archives allemandes. D’autres ont revendiqué cette idée, à commencer par l’organisateur des Jeux lui-même.
Ce site raconte ailleurs l’histoire de six programmeuses absentes des journaux qui parlaient de leur machine (page 9.14), ou celle d’une chimiste qui a passé un concours sous ses initiales pour qu’on ne sache pas qu’elle était une femme (page 9.11). Le mécanisme est le même, pour une autre raison. La question à poser devant toute invention est toujours celle-ci : qui a été retiré du récit, et pourquoi lui ?
Ce que le XIXᵉ siècle a inventé, et ce n’est pas le jeu
Venons-en aux sports.
On a joué au ballon partout et depuis très longtemps. En Chine, avec le cuju — « frapper la balle du pied ». Au Japon, avec le kemari. En Grèce, à Rome. Dans l’Europe médiévale, avec des parties de village entières et fort brutales.
En Mésoamérique, bien avant tout cela. Les archéologues ont dégagé des terrains de jeu de balle vieux de plusieurs millénaires : deux longs talus de terre compactée qui encadrent un couloir de jeu. Pas de la pierre — de la terre.
La balle elle-même constitue une prouesse technique. Un sol marécageux, à El Manatí, a conservé des balles de caoutchouc plein vieilles de plus de trois mille cinq cents ans, faites d’un latex mélangé au jus d’une liane pour le rendre élastique. Ce jeu n’a pas besoin d’être l’ancêtre de quoi que ce soit : il a ses terrains, sa balle et son histoire à lui.9
Ce que l’Angleterre du XIXᵉ siècle apporte n’est pas le jeu. C’est la règle écrite — on dit alors qu’elle codifie le jeu.
Règles de Cambridge vers 1848. Règles de Sheffield en 1858. Puis, en décembre 1863, à Londres, les lois du jeu de la toute nouvelle fédération anglaise de football — dont la décision qui compte le plus : l’interdiction de porter le ballon à la main. C’est elle qui sépare ce jeu du rugby.10
Ces règles ne sont pas l’idée d’un seul homme : elles sont le résultat de dizaines d’années d’essais dans des écoles, des clubs et des villes.
Pourquoi les écrire ? Pour une raison simple : chaque école avait les siennes. On pouvait prendre le ballon à la main ici et pas là, se heurter ici et pas là, marquer haut ici et bas là. Deux écoles ne pouvaient donc guère jouer l’une contre l’autre.11
Écrire les règles servait à cela : rendre possible un match entre des personnes qui ne se connaissent pas.
Note d’histoire : le musée de la fédération internationale de football rappelle que le cuju chinois est la plus ancienne forme attestée, tout en écrivant qu’aucun argument ne permet de soutenir que ce jeu ait influencé l’un quelconque des jeux de ballon codifiés au XIXᵉ siècle. Ni « le football vient de Chine », ni « le football a été inventé en Angleterre » — des jeux parallèles, et une codification anglaise.
Et pourtant. En 2004, le président de cette même fédération a déclaré publiquement que la Chine était la patrie du football, et un certificat a été remis à la ville de Linzi, reconnue « berceau des formes les plus anciennes du football ».
Le musée écrit une chose, la présidence en déclare une autre. La contradiction est interne à l’institution.
La différence est essentielle : une institution peut certifier ce qu’elle veut ; cela traduit sa politique, non ce que les historiens ont établi.12
La même invention, pour la quatrième fois
D’autres pages de cette encyclopédie font apparaître la même logique récurrente.
⚖️ Un poids étalon permet de comparer une marchandise d’une ville à l’autre.
🪙 Une pièce de monnaie garantie permet d’échanger avec un inconnu sans peser son métal.
📦 Une caisse de dimensions convenues (le conteneur) permet à un camion et à un navire qui ne se sont jamais rencontrés de se passer une charge.
📜 Une règle écrite permet à deux équipes qui ne se sont jamais vues de jouer l’une contre l’autre.
Quatre mondes différents, une seule idée : se mettre d’accord d’avance sur une mesure, pour pouvoir traiter avec un étranger.
Une fête organise le temps
C’est ce qui relie tout le reste.
Une fête n’est pas seulement un moment agréable : c’est une façon de fixer quand on s’arrête, tous ensemble.
Chez les Igbo, au sud-est du Nigeria, la semaine compte quatre jours qui portent les noms des marchés — Eke, Orie, Afọ, Nkwọ. Sept de ces semaines font un mois de vingt-huit jours, et treize de ces mois font une année. Dans certaines communautés mayas du Guatemala, un compte de 260 jours est tenu aujourd’hui encore. Les Jeux olympiques reviennent tous les quatre ans, et cet intervalle-là est réellement ancien : les Grecs le tenaient déjà — puis les Jeux ont cessé pendant très longtemps, jusqu’à ce que les modernes recommencent en 1896.13
Dans un calendrier annuel, les jours sans école ne sont pas répartis au hasard. Quelqu’un, à un moment, a décidé lesquels — et l’on peut souvent retrouver quand.
Ce que coûte la fête
Les Jeux olympiques transforment une ville. Il faut aussi en parler du point de vue de ceux qui y habitent.
Une organisation spécialisée dans le droit au logement a étudié plusieurs villes hôtes et conclu qu’environ deux millions de personnes avaient été déplacées sur vingt ans à cause des aménagements — souvent parmi les habitants les plus pauvres.14
Un détail montre comment lire ces chiffres.
Pour une même ville hôte, les autorités ont annoncé quelques milliers de foyers déplacés ; le rapport, lui, comptait plus d’un million de personnes.15
Ils ne comptent pas la même chose. Les uns comptent les personnes qui habitaient à l’emplacement exact des stades. Les autres comptent tous ceux qui ont dû partir à cause des travaux liés aux Jeux : embellissement de la ville, routes, hôtels — en remontant plusieurs années en arrière, parfois avant même que la ville ne soit choisie.
Un dernier point change la portée du chiffre. La quasi-totalité de ce total vient de deux villes seulement, Séoul et Pékin. Ailleurs, les personnes déplacées se comptent en centaines ou en milliers, pas en millions.16
Le chiffre ne dit donc pas « les Jeux déplacent deux millions de personnes ». Il dit : quand un État peut expulser sans contrôle, les Jeux lui en fournissent l’occasion et le prétexte. Ce n’est pas la même affirmation, et la seconde est mieux étayée que la première.
Note 1
L'expression « rites de passage » remonte à l'ouvrage d' Arnold Van Gennep qui, paru en 1909, porte ce titre. […] Dans la diversité des faits qui l'intéressaient, Van Gennep a repéré l'existence d'une structure tripartite et de fonctions communes. Il a montré, en effet, que tous s'organisent selon une séquence constante en trois temps, qui distingue à l'intérieur d'un même rituel : une phase de séparation vis-à-vis du groupe ; une phase de mise en marge (ou « liminale ») ; une phase de réintégration ( ou « agrégation ») au sein du groupe, dans une nouvelle situation sociale.
Encyclopædia Universalis, « Rites de passage », article en ligne (auteur non indiqué sur la page), début de l’article en accès libre, la suite réservée aux abonnés
Note 2
‘Traditions’ which appear or claim to be old are often quite recent in origin and sometimes invented. […] It includes both ‘traditions’ actually invented, constructed and formally instituted and those emerging in a less easily traceable manner within a brief and dateable period – a matter of a few years perhaps – and establishing themselves with great rapidity.
Les « traditions » qui paraissent anciennes ou se disent telles sont souvent d’origine assez récente, et parfois inventées. […] Elle comprend à la fois des « traditions » réellement inventées, construites et formellement instituées, et d’autres apparues de façon moins facile à retracer, au cours d’une période brève et datable – quelques années peut-être – et qui se sont imposées très rapidement.
Hobsbawm, Eric, « Introduction: Inventing Traditions », dans Hobsbawm, Eric et Ranger, Terence (dir.), The Invention of Tradition, Cambridge University Press, 1983 (rééd. 2012), p. 1-14, résumé de l’éditeur
Note 3
Il n'y a jamais eu de relais lors des Jeux Olympiques de l'Antiquité ou des Jeux Panhelléniques (organisés à Nemée, Delphes et à l'Isthme de Corinthe). […] Néanmoins, il existait à Athènes des courses aux flambeaux (lampadédromies) organisées en l'honneur de certains dieux, entre autres Prométhée.
Le Musée Olympique (CIO), « La flamme olympique et le relais », Lausanne, 3e édition, 2013, en accès libre
Note 4
The Olympic flame made its first appearance of the modern era at Amsterdam 1928, where it was lit atop a tower overlooking the Olympic Stadium, the venue for the athletics events. It also presided over the scene at Los Angeles’s Olympic Stadium four years later, this time at the top of the gateway to the arena, which resembled the Arc de Triomphe. […] It was not until Berlin 1936, however, that the Olympic torch relay – the brainchild of the university lecturer and sports theorist Carl Diem – was first staged. As continues to be the custom today, the flame was lit in Olympia, Greece,
La flamme olympique a fait sa première apparition de l’ère moderne à Amsterdam en 1928, où elle a été allumée au sommet d’une tour dominant le stade olympique, lieu des épreuves d’athlétisme. Elle a aussi présidé à la scène au stade olympique de Los Angeles quatre ans plus tard, cette fois au sommet du portail d’entrée de l’arène, qui ressemblait à l’Arc de triomphe. […] Ce n’est qu’à Berlin en 1936 que le relais de la flamme olympique – idée du maître de conférences et théoricien du sport Carl Diem – a été organisé pour la première fois. Comme c’est encore l’usage aujourd’hui, la flamme a été allumée à Olympie, en Grèce,
Comité international olympique, « The amazing story of the Olympic flame », olympics.com, sans date, en accès libre
Note 5
Insgesamt trugen 3075 Läufer die Fackel durch sieben Länder: Griechenland, Bulgarien, Jugoslawien, Ungarn, Österreich, Tschechoslowakei und Deutschland.
Au total, 3 075 coureurs ont porté la flamme à travers sept pays : la Grèce, la Bulgarie, la Yougoslavie, la Hongrie, l’Autriche, la Tchécoslovaquie et l’Allemagne.
Bundesarchiv, « Der Olympische Fackellauf bei den Sommerspielen in Berlin 1936 », sans date, en accès libre
Start date: July 20, 1936, Olympia, Greece […] End date: August 1, 1936, Olympic Stadium, Berlin, Germany […] Number of torchbearers: 3,075 […] Relay length: 1910.7 miles
Date de départ : 20 juillet 1936, Olympie, Grèce […] Date d’arrivée : 1er août 1936, stade olympique, Berlin, Allemagne […] Nombre de porteurs de la flamme : 3 075 […] Longueur du relais : 1 910,7 milles (environ 3 075 km).
USOPC (comité olympique et paralympique des États-Unis), archives, « Olympic Torches », sans date, en accès libre
Contrairement à ce que l'on peut imaginer, cette tradition ne remonte pas aux Jeux Olympiques de l'Antiquité. Invention moderne (le premier relais remonte à 1936 et le Mouvement olympique reconnaît sa grande valeur symbolique en 1948), le relais de la flamme s'inspire toutefois de plusieurs pratiques antiques:
Le Musée Olympique (CIO), « La flamme olympique et le relais », Lausanne, 3e édition, 2013, en accès libre
Note 6
Taking inspiration from ancient ways, the Organising Committee of the Berlin Games had initially planned to convey the flame by means of a bundle of slow-burning fennel stalks. For practical reasons, however, it was finally decided to use a torch for the job, with the Organising Committee requesting the creation of a specific design, given that there were no torches on the market capable of meeting their criteria.
S’inspirant des usages antiques, le comité d’organisation des Jeux de Berlin avait d’abord prévu de transporter la flamme au moyen d’une botte de tiges de fenouil à combustion lente. Pour des raisons pratiques, on a finalement décidé d’utiliser une torche, le comité d’organisation demandant la création d’un modèle spécifique, aucune torche du marché ne répondant à ses critères.
Comité international olympique, « The amazing story of the Olympic flame », olympics.com, sans date, en accès libre
Note 7
Der erste Olympische Fackellauf der Geschichte ging auf eine Idee des Archäologen Alfred Schiff zurück und startete am 20. Juli 1936 im antiken Heiligtum von Olympia in Griechenland. […] Alfred Schiff hatte nicht nur an archäologischen Ausgrabungen in Athen und Olympia mitgewirkt, er war auch Schiedsrichter (u. a. im Fechten) und Mannschaftsbetreuer bei den ersten Olympischen Spielen der Neuzeit 1896 in Athen gewesen. […] Basierend auf antiken Schriftquellen und Darstellungen von Fackelläufern in Relief- und Vasenbildern, entwickelte Schiff die Idee eines Olympischen Fackellaufs.
Le premier relais de la flamme olympique de l’histoire est né d’une idée de l’archéologue Alfred Schiff et partit le 20 juillet 1936 du sanctuaire antique d’Olympie, en Grèce. […] Alfred Schiff n’avait pas seulement participé à des fouilles à Athènes et à Olympie : il avait aussi été arbitre (notamment d’escrime) et accompagnateur d’équipe aux premiers Jeux olympiques modernes, à Athènes en 1896. […] S’appuyant sur des textes antiques et sur des représentations de coureurs porteurs de torche sur des reliefs et des vases, Schiff conçut l’idée d’un relais de la flamme olympique.
Bundesarchiv, « Der Olympische Fackellauf bei den Sommerspielen in Berlin 1936 », sans date, en accès libre
Zuletzt schrieb der Archäologe Stefan Lehmann, die Idee stamme von dem vergessenen jüdischen Archäologen Alfred Schiff (1863–1939), einst mit Diem befreundet. […] Seinen Olympianachlass übernahm Diem, der Schiff im Kontext des Fackellaufs nie erwähnte. […] Alfred Schiff aber blieb lange vergessen.
Récemment, l’archéologue Stefan Lehmann a écrit que l’idée venait de l’archéologue juif oublié Alfred Schiff (1863-1939), autrefois ami de Diem. […] Diem reprit ses archives olympiques, sans jamais mentionner Schiff à propos du relais. […] Alfred Schiff, lui, resta longtemps oublié.
Schäfer, Ralf, « Gestohlenes Feuer », Jüdische Allgemeine, 23 juillet 2012, en accès libre
Note 8
Der Olympische Fackellauf hat seinen Ursprung nicht im antiken Griechenland: Er geht auf eine Idee des Archäologen Alfred Schiff zurück, des persönlichen Beraters von Carl Diem. […] Diem war Generalsekretär des Organisationskomitees der Sommerspiele 1936 in Berlin.
Le relais de la flamme olympique ne vient pas de la Grèce antique : il est né d’une idée de l’archéologue Alfred Schiff, conseiller personnel de Carl Diem. […] Diem était secrétaire général du comité d’organisation des Jeux d’été de 1936 à Berlin.
Bundesarchiv, « Der Olympische Fackellauf bei den Sommerspielen in Berlin 1936 », sans date, en accès libre
Zum ersten Mal fand er 1936 statt: der Olympische Fackellauf. Als sein Erfinder gilt Carl Diem (1882–1962), Organisator der Berliner Spiele. Doch auch das NS-Propagandaministerium beanspruchte die Urheberschaft.
Il a eu lieu pour la première fois en 1936 : le relais de la flamme olympique. On le présente comme l’invention de Carl Diem (1882-1962), organisateur des Jeux de Berlin. Mais le ministère nazi de la Propagande en revendiquait lui aussi la paternité.
Schäfer, Ralf, « Gestohlenes Feuer », Jüdische Allgemeine, 23 juillet 2012, en accès libre
Note 9
Additional evidence that may point to the early ballgame comes from the Gulf Coast of Mexico, where Ponciano Ortíz and María del Carmen Rodríguez discovered rubber balls at El Manatí dating to approximately 1600 B.C. […] The game was played with solid rubber balls ( 2005.91.1 ), which were manufactured from native rubber-producing plants.
D’autres indices, qui pourraient renvoyer aux débuts du jeu de balle, viennent de la côte du golfe du Mexique, où Ponciano Ortíz et María del Carmen Rodríguez ont découvert à El Manatí des balles de caoutchouc datant d’environ 1600 av. J.-C. […] Le jeu se pratiquait avec des balles de caoutchouc plein ( 2005.91.1 ), fabriquées à partir de plantes indigènes productrices de caoutchouc.
Earley, Caitlin C., « The Mesoamerican Ballgame », The Metropolitan Museum of Art, 1er juin 2017
The researchers' most significant finding is that the Mesoamerican civilization, which flourished from at least 2000 BC to the Spanish invasion in 1521 in what is now parts of Mexico and Central America, engineered the properties of latex from the native Castilla elastica tree. These ancient people enhanced the elasticity of this otherwise brittle material by mixing it with juice from the morning glory species Ipomoea alba. […] to sample two ancient Mexican rubber balls dredged from Manati, an archaeological site in a swamp in Veracruz.
La découverte la plus importante des chercheurs est que la civilisation mésoaméricaine, qui a prospéré depuis au moins 2000 av. J.-C. jusqu’à l’invasion espagnole de 1521 dans ce qui forme aujourd’hui une partie du Mexique et de l’Amérique centrale, a modifié les propriétés du latex de l’arbre indigène Castilla elastica. Ces peuples anciens ont accru l’élasticité de ce matériau, cassant sans cela, en le mélangeant au jus d’une espèce de liane de la famille des volubilis, Ipomoea alba. […] prélever des échantillons sur deux anciennes balles de caoutchouc mexicaines extraites à Manatí, site archéologique situé dans un marais de Veracruz.
Halber, Deborah, « Rubber processed in ancient Mesoamerica, MIT researchers find », MIT News, 14 juillet 1999
Note 10
The 'Cambridge Rules' were a code of football rules first drawn up at Cambridge University in 1848.
Les « règles de Cambridge » étaient un code de règles de football rédigé pour la première fois à l’université de Cambridge en 1848.
Cambridge City Council, « Cambridge Rules Public Art Commission – Concept Approval », rapport au Community Services Scrutiny Committee, 15 janvier 2015
Creswick and Prest were responsible for drawing up the club’s rules of play, which were decided upon at the club’s AGM on 21 October 1858, and published the following year.
Creswick et Prest furent chargés de rédiger les règles du jeu du club, qui furent adoptées à l’assemblée générale du club le 21 octobre 1858 et publiées l’année suivante.
Sheffield FC, « History », site officiel du club
9. No player shall carry the ball
9. Aucun joueur ne portera le ballon.
The Football Association, Laws of the Game, Londres, 1863
Note 11
The creators sought to formulate a game that was acceptable to students who had played various codes of public school football, each with different rules.
Leurs auteurs cherchaient à formuler un jeu acceptable pour des étudiants qui avaient pratiqué divers codes de football des public schools, chacun avec des règles différentes.
Cambridge City Council, « Cambridge Rules Public Art Commission – Concept Approval », rapport au Community Services Scrutiny Committee, 15 janvier 2015
In England, schools and local areas all had their own approaches and rules to the game, which meant that it was almost impossible to play one another.
En Angleterre, les écoles et les localités avaient chacune leur manière de jouer et leurs règles, si bien qu’il était presque impossible de jouer les unes contre les autres.
Austin, Liam, « The ‘Cambridge Rules’ of football, 1863 », Cambridge University Library, Special Collections, 26 octobre 2013
Note 12
While no case can be made that cuju influenced any of the modern ball games codified in the 19th century, its adaptability and enduring appeal show an innate desire within humans to play
Si aucun argument ne permet de soutenir que le cuju ait influencé l’un des jeux de balle modernes codifiés au XIXᵉ siècle, sa capacité d’adaptation et son attrait durable montrent un désir de jouer inné chez les humains
FIFA Museum, Zurich, « Origins — Cuju in China »
the FIFA president Mr. Blatter solemnly declared to the world, “China is the home of football.” […] Subsequently, Veerapan issued a certificate to Linzi, Zibo city.
le président de la FIFA, M. Blatter, a déclaré solennellement au monde : « La Chine est la patrie du football. » […] Ensuite, Veerapan a remis un certificat à Linzi, ville de Zibo.
Liu, Xiaoxue, Zhang, Yanfen et al., « Historical Study on the Relation between Ancient Chinese Cuju and Modern Football », 2018 4th International Conference on Innovative Development of E-commerce and Logistics (ICIDEL 2018), Clausius Scientific Press, 2018
Note 13
Ces Jeux ont lieu tous les quatre ans. Cette période de quatre années prend le nom d'«Olympiade» et sert de système de datation: le temps ne se compte pas en années, mais en Olympiades.
Le Musée Olympique (CIO), Service éducatif et culturel, « Les Jeux Olympiques de l’Antiquité », Lausanne, 3e édition, 2013, en accès libre
Every 260 days, the Ajq’ijab’ in the highlands areas of Guatemala, celebrate a new year ceremony called Wajxaqib’, B’atz, and welcome another cycle in the sacred Chol Q’ij or Tzolk’in Maya calendar.
Tous les 260 jours, les Ajq’ijab’ des hautes terres du Guatemala célèbrent une cérémonie de nouvel an appelée Wajxaqib’ B’atz et accueillent un nouveau cycle du calendrier maya sacré Chol Q’ij ou Tzolk’in.
Smithsonian Institution, National Museum of the American Indian, Living Maya Time, « The Calendar System », en accès libre
The calendar has 13 months in a year (Afọ), 7 weeks in a month (Ọnwa), and 4 days of Igbo market days (Eke, Orie, Afọ, and Nkwọ) in a week (Izu)
Le calendrier compte 13 mois dans l’année (Afọ), 7 semaines dans le mois (Ọnwa), et 4 jours de marché igbo (Eke, Orie, Afọ et Nkwọ) dans la semaine (Izu)
Onwuejeogwu, M. Angulu, An Igbo Civilization: Nri Kingdom and Hegemony, Ethnographica, 1981
On sait que les Jeux sont encore organisés au 4e siècle de notre ère. C’est un décret de l’empereur chrétien Théodose en 393 après J.-C. qui interdit la pratique des cultes païens et par là l’organisation des Jeux.
Le Musée Olympique (CIO), Service éducatif et culturel, « Les Jeux Olympiques de l’Antiquité », Lausanne, 3e édition, 2013, en accès libre
La première édition des Jeux d’été de l’ère moderne se déroule en 1896 à Athènes (Grèce)
Le Musée Olympique (CIO), Service éducatif et culturel, « Les Jeux Olympiques modernes », Lausanne, 3e édition, 2013, en accès libre
Note 14
Poor and homeless people, marginalised ethnic minorities, or simply those in the way of development related to the mega-event, have been forced from their homes or living spaces – or even forced from the city. […] In Seoul, 720,000 people were forcibly evicted from their homes in preparation for the Olympic Games in 1988. […] approximately 30,000 people were displaced bij Olympics-related gentrification and development’. […] In the lead up to the 2008 Olympic Games in Beijing, COHRE estinates that over 1.25 million people already have been displaced due to Olympics-related urban redevelopment
Les pauvres et les sans-abri, les minorités ethniques marginalisées, ou simplement ceux qui se trouvaient sur le chemin des aménagements liés au méga-événement, ont été chassés de leur logement ou de leur lieu de vie – voire chassés de la ville. […] À Séoul, 720 000 personnes ont été expulsées de force de leur logement en vue des Jeux olympiques de 1988. […] environ 30 000 personnes ont été déplacées par la gentrification et les aménagements liés aux Jeux olympiques. […] À l’approche des Jeux olympiques de 2008 à Pékin, le COHRE estime que plus de 1,25 million de personnes ont déjà été déplacées à cause du réaménagement urbain lié aux Jeux
Centre on Housing Rights and Evictions, Fair Play for Housing Rights: Mega-Events, Olympic Games and Housing Rights, Genève, 2007
Note 15
Foreign Ministry spokeswoman Jiang Yu yesterday denied a Geneva-based rights group's report saying about 1.5 million people would be displaced in Beijing because of the 2008 Olympic Games. "The figure is groundless," Jiang said. A total of 6,037 households have been shifted since 2002 for the construction of nine Olympic projects.
La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jiang Yu, a démenti hier le rapport d’une organisation de défense des droits basée à Genève selon lequel environ 1,5 million de personnes seraient déplacées à Pékin à cause des Jeux olympiques de 2008. « Ce chiffre est sans fondement », a déclaré Mme Jiang. Au total, 6 037 foyers ont été déplacés depuis 2002 pour la construction de neuf chantiers olympiques.
« Allegation denied », China Daily, 6 juin 2007, p. 2
Note 16
In Seoul, 720,000 people were forcibly evicted from their homes in preparation for the Olympic Games in 1988. […] In Athens, hundreds of Roma were displaced under the pretext of Olympics-related preparations. In the lead up to the 2008 Olympic Games in Beijing, COHRE estinates that over 1.25 million people already have been displaced
À Séoul, 720 000 personnes ont été expulsées de force de chez elles pour préparer les Jeux olympiques de 1988. […] À Athènes, des centaines de Roms ont été déplacés sous prétexte de préparatifs olympiques. À l’approche des Jeux de 2008 à Pékin, le COHRE estime que plus de 1,25 million de personnes ont déjà été déplacées
Centre on Housing Rights and Evictions, Fair Play for Housing Rights: Mega-Events, Olympic Games and Housing Rights, Genève, 2007
Notes et sources
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Passage Le chercheur Arnold van Gennep a montré en 1909 que beaucoup de ces rites suivent la même structure en trois temps. […] La séparation […] La marge […] L’agrégation
L'expression « rites de passage » remonte à l'ouvrage d' Arnold Van Gennep qui, paru en 1909, porte ce titre. […] Dans la diversité des faits qui l'intéressaient, Van Gennep a repéré l'existence d'une structure tripartite et de fonctions communes. Il a montré, en effet, que tous s'organisent selon une séquence constante en trois temps, qui distingue à l'intérieur d'un même rituel : une phase de séparation vis-à-vis du groupe ; une phase de mise en marge (ou « liminale ») ; une phase de réintégration ( ou « agrégation ») au sein du groupe, dans une nouvelle situation sociale.
Source Encyclopædia Universalis, « Rites de passage », article en ligne (auteur non indiqué sur la page), début de l’article en accès libre, la suite réservée aux abonnés, début de l’article (partie en accès libre), introduction puis section « Le schéma tripartite des rites de passage ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage Une tradition peut avoir été inventée, par quelqu’un, à une date qu’on peut retrouver
‘Traditions’ which appear or claim to be old are often quite recent in origin and sometimes invented. […] It includes both ‘traditions’ actually invented, constructed and formally instituted and those emerging in a less easily traceable manner within a brief and dateable period – a matter of a few years perhaps – and establishing themselves with great rapidity.
Traduction de la rédaction Les « traditions » qui paraissent anciennes ou se disent telles sont souvent d’origine assez récente, et parfois inventées. […] Elle comprend à la fois des « traditions » réellement inventées, construites et formellement instituées, et d’autres apparues de façon moins facile à retracer, au cours d’une période brève et datable – quelques années peut-être – et qui se sont imposées très rapidement.
Source Hobsbawm, Eric, « Introduction: Inventing Traditions », dans Hobsbawm, Eric et Ranger, Terence (dir.), The Invention of Tradition, Cambridge University Press, 1983 (rééd. 2012), p. 1-14, résumé de l’éditeur, résumé du chapitre (Cambridge Core), 1er et 2ᵉ paragraphes.
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Passage Les Grecs entretenaient bien des feux, et organisaient des courses aux flambeaux — mais lors de fêtes en l’honneur de certains dieux. Aux Jeux olympiques, il n’y a jamais eu de relais.
Il n'y a jamais eu de relais lors des Jeux Olympiques de l'Antiquité ou des Jeux Panhelléniques (organisés à Nemée, Delphes et à l'Isthme de Corinthe). […] Néanmoins, il existait à Athènes des courses aux flambeaux (lampadédromies) organisées en l'honneur de certains dieux, entre autres Prométhée.
Source Le Musée Olympique (CIO), « La flamme olympique et le relais », Lausanne, 3e édition, 2013, en accès libre, p. 7, encadré « Les courses aux flambeaux à Athènes » (voir aussi p. 4 : le feu permanent sur l’autel d’Hestia au Prytanée d’Olympie).
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Passage Il faut attendre 1928, à Amsterdam, pour qu’un feu brûle en haut d’une tour du stade, puis 1932 à Los Angeles. Mais ces feux-là ont été allumés sur place, pas à Olympie
The Olympic flame made its first appearance of the modern era at Amsterdam 1928, where it was lit atop a tower overlooking the Olympic Stadium, the venue for the athletics events. It also presided over the scene at Los Angeles’s Olympic Stadium four years later, this time at the top of the gateway to the arena, which resembled the Arc de Triomphe. […] It was not until Berlin 1936, however, that the Olympic torch relay – the brainchild of the university lecturer and sports theorist Carl Diem – was first staged. As continues to be the custom today, the flame was lit in Olympia, Greece,
Traduction de la rédaction La flamme olympique a fait sa première apparition de l’ère moderne à Amsterdam en 1928, où elle a été allumée au sommet d’une tour dominant le stade olympique, lieu des épreuves d’athlétisme. Elle a aussi présidé à la scène au stade olympique de Los Angeles quatre ans plus tard, cette fois au sommet du portail d’entrée de l’arène, qui ressemblait à l’Arc de triomphe. […] Ce n’est qu’à Berlin en 1936 que le relais de la flamme olympique – idée du maître de conférences et théoricien du sport Carl Diem – a été organisé pour la première fois. Comme c’est encore l’usage aujourd’hui, la flamme a été allumée à Olympie, en Grèce,
Source Comité international olympique, « The amazing story of the Olympic flame », olympics.com, sans date, en accès libre, début de l’article, paragraphes sur Amsterdam 1928, Los Angeles 1932 et Berlin 1936.
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Passage Sept pays traversés, de la Grèce à l’Allemagne : plus de 3 000 kilomètres, parcourus par 3 075 coureurs — un par kilomètre environ —, en une douzaine de jours.
Insgesamt trugen 3075 Läufer die Fackel durch sieben Länder: Griechenland, Bulgarien, Jugoslawien, Ungarn, Österreich, Tschechoslowakei und Deutschland.
Traduction de la rédaction Au total, 3 075 coureurs ont porté la flamme à travers sept pays : la Grèce, la Bulgarie, la Yougoslavie, la Hongrie, l’Autriche, la Tchécoslovaquie et l’Allemagne.
Source Bundesarchiv, « Der Olympische Fackellauf bei den Sommerspielen in Berlin 1936 », sans date, en accès libre, corps de la page, avant le tableau des étapes (départ le 20 juillet 1936 à Olympie, arrivée le 1er août 1936 à Berlin).
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Passage Sept pays traversés, de la Grèce à l’Allemagne : plus de 3 000 kilomètres, parcourus par 3 075 coureurs — un par kilomètre environ —, en une douzaine de jours.
Start date: July 20, 1936, Olympia, Greece […] End date: August 1, 1936, Olympic Stadium, Berlin, Germany […] Number of torchbearers: 3,075 […] Relay length: 1910.7 miles
Traduction de la rédaction Date de départ : 20 juillet 1936, Olympie, Grèce […] Date d’arrivée : 1er août 1936, stade olympique, Berlin, Allemagne […] Nombre de porteurs de la flamme : 3 075 […] Longueur du relais : 1 910,7 milles (environ 3 075 km).
Source USOPC (comité olympique et paralympique des États-Unis), archives, « Olympic Torches », sans date, en accès libre, rubrique « Berlin 1936 », encadré « Torch relay ».
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Passage Le relais depuis Olympie a été inventé pour les Jeux de 1936
Contrairement à ce que l'on peut imaginer, cette tradition ne remonte pas aux Jeux Olympiques de l'Antiquité. Invention moderne (le premier relais remonte à 1936 et le Mouvement olympique reconnaît sa grande valeur symbolique en 1948), le relais de la flamme s'inspire toutefois de plusieurs pratiques antiques:
Source Le Musée Olympique (CIO), « La flamme olympique et le relais », Lausanne, 3e édition, 2013, en accès libre, p. 6.
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Passage les organisateurs avaient d’abord songé […] à conserver la flamme dans des bottes de tiges d’une plante méditerranéenne qui brûle lentement. Ils y ont renoncé pour des raisons pratiques et fait fabriquer des torches
Taking inspiration from ancient ways, the Organising Committee of the Berlin Games had initially planned to convey the flame by means of a bundle of slow-burning fennel stalks. For practical reasons, however, it was finally decided to use a torch for the job, with the Organising Committee requesting the creation of a specific design, given that there were no torches on the market capable of meeting their criteria.
Traduction de la rédaction S’inspirant des usages antiques, le comité d’organisation des Jeux de Berlin avait d’abord prévu de transporter la flamme au moyen d’une botte de tiges de fenouil à combustion lente. Pour des raisons pratiques, on a finalement décidé d’utiliser une torche, le comité d’organisation demandant la création d’un modèle spécifique, aucune torche du marché ne répondant à ses critères.
Source Comité international olympique, « The amazing story of the Olympic flame », olympics.com, sans date, en accès libre, paragraphe sur le relais de Berlin 1936.
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Passage L’idée du relais vient d’un archéologue et dirigeant sportif nommé Alfred Schiff […] Son nom, lui, a été effacé.
Der erste Olympische Fackellauf der Geschichte ging auf eine Idee des Archäologen Alfred Schiff zurück und startete am 20. Juli 1936 im antiken Heiligtum von Olympia in Griechenland. […] Alfred Schiff hatte nicht nur an archäologischen Ausgrabungen in Athen und Olympia mitgewirkt, er war auch Schiedsrichter (u. a. im Fechten) und Mannschaftsbetreuer bei den ersten Olympischen Spielen der Neuzeit 1896 in Athen gewesen. […] Basierend auf antiken Schriftquellen und Darstellungen von Fackelläufern in Relief- und Vasenbildern, entwickelte Schiff die Idee eines Olympischen Fackellaufs.
Traduction de la rédaction Le premier relais de la flamme olympique de l’histoire est né d’une idée de l’archéologue Alfred Schiff et partit le 20 juillet 1936 du sanctuaire antique d’Olympie, en Grèce. […] Alfred Schiff n’avait pas seulement participé à des fouilles à Athènes et à Olympie : il avait aussi été arbitre (notamment d’escrime) et accompagnateur d’équipe aux premiers Jeux olympiques modernes, à Athènes en 1896. […] S’appuyant sur des textes antiques et sur des représentations de coureurs porteurs de torche sur des reliefs et des vases, Schiff conçut l’idée d’un relais de la flamme olympique.
Source Bundesarchiv, « Der Olympische Fackellauf bei den Sommerspielen in Berlin 1936 », sans date, en accès libre, corps de la page, partie sur l’origine du relais.
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Passage L’idée du relais vient d’un archéologue et dirigeant sportif nommé Alfred Schiff […] Son nom, lui, a été effacé.
Zuletzt schrieb der Archäologe Stefan Lehmann, die Idee stamme von dem vergessenen jüdischen Archäologen Alfred Schiff (1863–1939), einst mit Diem befreundet. […] Seinen Olympianachlass übernahm Diem, der Schiff im Kontext des Fackellaufs nie erwähnte. […] Alfred Schiff aber blieb lange vergessen.
Traduction de la rédaction Récemment, l’archéologue Stefan Lehmann a écrit que l’idée venait de l’archéologue juif oublié Alfred Schiff (1863-1939), autrefois ami de Diem. […] Diem reprit ses archives olympiques, sans jamais mentionner Schiff à propos du relais. […] Alfred Schiff, lui, resta longtemps oublié.
Source Schäfer, Ralf, « Gestohlenes Feuer », Jüdische Allgemeine, 23 juillet 2012, en accès libre, corps de l’article.
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Passage C’est le secrétaire général du comité d’organisation qui a repris l’idée, et c’est à lui qu’on l’attribue le plus souvent encore aujourd’hui.
Der Olympische Fackellauf hat seinen Ursprung nicht im antiken Griechenland: Er geht auf eine Idee des Archäologen Alfred Schiff zurück, des persönlichen Beraters von Carl Diem. […] Diem war Generalsekretär des Organisationskomitees der Sommerspiele 1936 in Berlin.
Traduction de la rédaction Le relais de la flamme olympique ne vient pas de la Grèce antique : il est né d’une idée de l’archéologue Alfred Schiff, conseiller personnel de Carl Diem. […] Diem était secrétaire général du comité d’organisation des Jeux d’été de 1936 à Berlin.
Source Bundesarchiv, « Der Olympische Fackellauf bei den Sommerspielen in Berlin 1936 », sans date, en accès libre, corps de la page.
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Passage C’est le secrétaire général du comité d’organisation qui a repris l’idée, et c’est à lui qu’on l’attribue le plus souvent encore aujourd’hui.
Zum ersten Mal fand er 1936 statt: der Olympische Fackellauf. Als sein Erfinder gilt Carl Diem (1882–1962), Organisator der Berliner Spiele. Doch auch das NS-Propagandaministerium beanspruchte die Urheberschaft.
Traduction de la rédaction Il a eu lieu pour la première fois en 1936 : le relais de la flamme olympique. On le présente comme l’invention de Carl Diem (1882-1962), organisateur des Jeux de Berlin. Mais le ministère nazi de la Propagande en revendiquait lui aussi la paternité.
Source Schäfer, Ralf, « Gestohlenes Feuer », Jüdische Allgemeine, 23 juillet 2012, en accès libre, début de l’article.
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Passage à El Manatí, a conservé des balles de caoutchouc plein vieilles de plus de trois mille cinq cents ans
Additional evidence that may point to the early ballgame comes from the Gulf Coast of Mexico, where Ponciano Ortíz and María del Carmen Rodríguez discovered rubber balls at El Manatí dating to approximately 1600 B.C. […] The game was played with solid rubber balls ( 2005.91.1 ), which were manufactured from native rubber-producing plants.
Traduction de la rédaction D’autres indices, qui pourraient renvoyer aux débuts du jeu de balle, viennent de la côte du golfe du Mexique, où Ponciano Ortíz et María del Carmen Rodríguez ont découvert à El Manatí des balles de caoutchouc datant d’environ 1600 av. J.-C. […] Le jeu se pratiquait avec des balles de caoutchouc plein ( 2005.91.1 ), fabriquées à partir de plantes indigènes productrices de caoutchouc.
Source Earley, Caitlin C., « The Mesoamerican Ballgame », The Metropolitan Museum of Art, 1er juin 2017, 2ᵉ et 5ᵉ paragraphes de l’essai.
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Passage Un sol marécageux, à El Manatí […] faites d’un latex mélangé au jus d’une liane
The researchers' most significant finding is that the Mesoamerican civilization, which flourished from at least 2000 BC to the Spanish invasion in 1521 in what is now parts of Mexico and Central America, engineered the properties of latex from the native Castilla elastica tree. These ancient people enhanced the elasticity of this otherwise brittle material by mixing it with juice from the morning glory species Ipomoea alba. […] to sample two ancient Mexican rubber balls dredged from Manati, an archaeological site in a swamp in Veracruz.
Traduction de la rédaction La découverte la plus importante des chercheurs est que la civilisation mésoaméricaine, qui a prospéré depuis au moins 2000 av. J.-C. jusqu’à l’invasion espagnole de 1521 dans ce qui forme aujourd’hui une partie du Mexique et de l’Amérique centrale, a modifié les propriétés du latex de l’arbre indigène Castilla elastica. Ces peuples anciens ont accru l’élasticité de ce matériau, cassant sans cela, en le mélangeant au jus d’une espèce de liane de la famille des volubilis, Ipomoea alba. […] prélever des échantillons sur deux anciennes balles de caoutchouc mexicaines extraites à Manatí, site archéologique situé dans un marais de Veracruz.
Source Halber, Deborah, « Rubber processed in ancient Mesoamerica, MIT researchers find », MIT News, 14 juillet 1999, 3ᵉ et 22ᵉ paragraphes du communiqué.
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Passage Règles de Cambridge vers 1848.
The 'Cambridge Rules' were a code of football rules first drawn up at Cambridge University in 1848.
Traduction de la rédaction Les « règles de Cambridge » étaient un code de règles de football rédigé pour la première fois à l’université de Cambridge en 1848.
Source Cambridge City Council, « Cambridge Rules Public Art Commission – Concept Approval », rapport au Community Services Scrutiny Committee, 15 janvier 2015, § 3.1, p. 2, 1re phrase.
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Passage Règles de Sheffield en 1858.
Creswick and Prest were responsible for drawing up the club’s rules of play, which were decided upon at the club’s AGM on 21 October 1858, and published the following year.
Traduction de la rédaction Creswick et Prest furent chargés de rédiger les règles du jeu du club, qui furent adoptées à l’assemblée générale du club le 21 octobre 1858 et publiées l’année suivante.
Source Sheffield FC, « History », site officiel du club, page « History », passage sur Nathaniel Creswick et William Prest.
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Passage en décembre 1863, à Londres, les lois du jeu de la toute nouvelle fédération anglaise de football — dont la décision qui compte le plus : l’interdiction de porter le ballon à la main
9. No player shall carry the ball
Traduction de la rédaction 9. Aucun joueur ne portera le ballon.
Source The Football Association, Laws of the Game, Londres, 1863, loi n° 9 des treize lois de 1863 (texte reproduit sur la fiche d’objet du National Football Museum, qui précise : « At a meeting in December 1863, 13 laws were drafted by Ebenezer Morley, the first secretary of The Football Association, creating one single set of laws. »).
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Passage chaque école avait les siennes
The creators sought to formulate a game that was acceptable to students who had played various codes of public school football, each with different rules.
Traduction de la rédaction Leurs auteurs cherchaient à formuler un jeu acceptable pour des étudiants qui avaient pratiqué divers codes de football des public schools, chacun avec des règles différentes.
Source Cambridge City Council, « Cambridge Rules Public Art Commission – Concept Approval », rapport au Community Services Scrutiny Committee, 15 janvier 2015, § 3.1, p. 2, 2ᵉ phrase.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage Deux écoles ne pouvaient donc guère jouer l’une contre l’autre.
In England, schools and local areas all had their own approaches and rules to the game, which meant that it was almost impossible to play one another.
Traduction de la rédaction En Angleterre, les écoles et les localités avaient chacune leur manière de jouer et leurs règles, si bien qu’il était presque impossible de jouer les unes contre les autres.
Source Austin, Liam, « The ‘Cambridge Rules’ of football, 1863 », Cambridge University Library, Special Collections, 26 octobre 2013, 2ᵉ paragraphe, 2ᵉ phrase.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage aucun argument ne permet de soutenir que ce jeu ait influencé l’un quelconque des jeux de ballon codifiés au XIXᵉ siècle
While no case can be made that cuju influenced any of the modern ball games codified in the 19th century, its adaptability and enduring appeal show an innate desire within humans to play
Traduction de la rédaction Si aucun argument ne permet de soutenir que le cuju ait influencé l’un des jeux de balle modernes codifiés au XIXᵉ siècle, sa capacité d’adaptation et son attrait durable montrent un désir de jouer inné chez les humains
Source FIFA Museum, Zurich, « Origins — Cuju in China », article « Origins — Cuju in China ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage En 2004, le président de cette même fédération a déclaré publiquement que la Chine était la patrie du football, et un certificat a été remis à la ville de Linzi
the FIFA president Mr. Blatter solemnly declared to the world, “China is the home of football.” […] Subsequently, Veerapan issued a certificate to Linzi, Zibo city.
Traduction de la rédaction le président de la FIFA, M. Blatter, a déclaré solennellement au monde : « La Chine est la patrie du football. » […] Ensuite, Veerapan a remis un certificat à Linzi, ville de Zibo.
Source Liu, Xiaoxue, Zhang, Yanfen et al., « Historical Study on the Relation between Ancient Chinese Cuju and Modern Football », 2018 4th International Conference on Innovative Development of E-commerce and Logistics (ICIDEL 2018), Clausius Scientific Press, 2018, p. 607.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Les Jeux olympiques reviennent tous les quatre ans, et cet intervalle-là est réellement ancien : les Grecs le tenaient déjà
Ces Jeux ont lieu tous les quatre ans. Cette période de quatre années prend le nom d'«Olympiade» et sert de système de datation: le temps ne se compte pas en années, mais en Olympiades.
Source Le Musée Olympique (CIO), Service éducatif et culturel, « Les Jeux Olympiques de l’Antiquité », Lausanne, 3e édition, 2013, en accès libre, p. 3, introduction.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage Dans certaines communautés mayas du Guatemala, un compte de 260 jours est tenu aujourd’hui encore
Every 260 days, the Ajq’ijab’ in the highlands areas of Guatemala, celebrate a new year ceremony called Wajxaqib’, B’atz, and welcome another cycle in the sacred Chol Q’ij or Tzolk’in Maya calendar.
Traduction de la rédaction Tous les 260 jours, les Ajq’ijab’ des hautes terres du Guatemala célèbrent une cérémonie de nouvel an appelée Wajxaqib’ B’atz et accueillent un nouveau cycle du calendrier maya sacré Chol Q’ij ou Tzolk’in.
Source Smithsonian Institution, National Museum of the American Indian, Living Maya Time, « The Calendar System », en accès libre, page « The Calendar System ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage la semaine compte quatre jours qui portent les noms des marchés — Eke, Orie, Afọ, Nkwọ. Sept de ces semaines font un mois de vingt-huit jours, et treize de ces mois font une année
The calendar has 13 months in a year (Afọ), 7 weeks in a month (Ọnwa), and 4 days of Igbo market days (Eke, Orie, Afọ, and Nkwọ) in a week (Izu)
Traduction de la rédaction Le calendrier compte 13 mois dans l’année (Afọ), 7 semaines dans le mois (Ọnwa), et 4 jours de marché igbo (Eke, Orie, Afọ et Nkwọ) dans la semaine (Izu)
Source Onwuejeogwu, M. Angulu, An Igbo Civilization: Nri Kingdom and Hegemony, Ethnographica, 1981, description du calendrier igbo.
En bibliothèque · vérifié le 9 septembre 2026
Passage les Jeux ont cessé pendant très longtemps, jusqu’à ce que les modernes recommencent en 1896
On sait que les Jeux sont encore organisés au 4e siècle de notre ère. C’est un décret de l’empereur chrétien Théodose en 393 après J.-C. qui interdit la pratique des cultes païens et par là l’organisation des Jeux.
Source Le Musée Olympique (CIO), Service éducatif et culturel, « Les Jeux Olympiques de l’Antiquité », Lausanne, 3e édition, 2013, en accès libre, p. 13.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage les Jeux ont cessé pendant très longtemps, jusqu’à ce que les modernes recommencent en 1896
La première édition des Jeux d’été de l’ère moderne se déroule en 1896 à Athènes (Grèce)
Source Le Musée Olympique (CIO), Service éducatif et culturel, « Les Jeux Olympiques modernes », Lausanne, 3e édition, 2013, en accès libre, p. 3.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage environ deux millions de personnes avaient été déplacées sur vingt ans à cause des aménagements — souvent parmi les habitants les plus pauvres
Poor and homeless people, marginalised ethnic minorities, or simply those in the way of development related to the mega-event, have been forced from their homes or living spaces – or even forced from the city. […] In Seoul, 720,000 people were forcibly evicted from their homes in preparation for the Olympic Games in 1988. […] approximately 30,000 people were displaced bij Olympics-related gentrification and development’. […] In the lead up to the 2008 Olympic Games in Beijing, COHRE estinates that over 1.25 million people already have been displaced due to Olympics-related urban redevelopment
Traduction de la rédaction Les pauvres et les sans-abri, les minorités ethniques marginalisées, ou simplement ceux qui se trouvaient sur le chemin des aménagements liés au méga-événement, ont été chassés de leur logement ou de leur lieu de vie – voire chassés de la ville. […] À Séoul, 720 000 personnes ont été expulsées de force de leur logement en vue des Jeux olympiques de 1988. […] environ 30 000 personnes ont été déplacées par la gentrification et les aménagements liés aux Jeux olympiques. […] À l’approche des Jeux olympiques de 2008 à Pékin, le COHRE estime que plus de 1,25 million de personnes ont déjà été déplacées à cause du réaménagement urbain lié aux Jeux
Source Centre on Housing Rights and Evictions, Fair Play for Housing Rights: Mega-Events, Olympic Games and Housing Rights, Genève, 2007, Executive Summary, p. 11 (Séoul, Atlanta, Pékin).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage les autorités ont annoncé quelques milliers de foyers déplacés ; le rapport, lui, comptait plus d’un million de personnes
Foreign Ministry spokeswoman Jiang Yu yesterday denied a Geneva-based rights group's report saying about 1.5 million people would be displaced in Beijing because of the 2008 Olympic Games. "The figure is groundless," Jiang said. A total of 6,037 households have been shifted since 2002 for the construction of nine Olympic projects.
Traduction de la rédaction La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jiang Yu, a démenti hier le rapport d’une organisation de défense des droits basée à Genève selon lequel environ 1,5 million de personnes seraient déplacées à Pékin à cause des Jeux olympiques de 2008. « Ce chiffre est sans fondement », a déclaré Mme Jiang. Au total, 6 037 foyers ont été déplacés depuis 2002 pour la construction de neuf chantiers olympiques.
Source « Allegation denied », China Daily, 6 juin 2007, p. 2, 1er et 2e paragraphes.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage La quasi-totalité de ce total vient de deux villes seulement, Séoul et Pékin. Ailleurs, les personnes déplacées se comptent en centaines ou en milliers, pas en millions.
In Seoul, 720,000 people were forcibly evicted from their homes in preparation for the Olympic Games in 1988. […] In Athens, hundreds of Roma were displaced under the pretext of Olympics-related preparations. In the lead up to the 2008 Olympic Games in Beijing, COHRE estinates that over 1.25 million people already have been displaced
Traduction de la rédaction À Séoul, 720 000 personnes ont été expulsées de force de chez elles pour préparer les Jeux olympiques de 1988. […] À Athènes, des centaines de Roms ont été déplacés sous prétexte de préparatifs olympiques. À l’approche des Jeux de 2008 à Pékin, le COHRE estime que plus de 1,25 million de personnes ont déjà été déplacées
Source Centre on Housing Rights and Evictions, Fair Play for Housing Rights: Mega-Events, Olympic Games and Housing Rights, Genève, 2007, Executive Summary, p. 11.
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Références bibliographiques
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- « Allegation denied », China Daily, 6 juin 2007, p. 2, en accès libre (le démenti du ministère chinois des Affaires étrangères et son chiffre officiel : 6 037 foyers déplacés depuis 2002 pour neuf chantiers olympiques). https://www.chinadaily.com.cn/china/2007-06/06/content_887862.htm
- Austin, Liam, « The ‘Cambridge Rules’ of football, 1863 », Cambridge University Library, Special Collections, 26 octobre 2013, en accès libre (des écoles et des localités aux règles propres, si bien qu’il était presque impossible de jouer les unes contre les autres ; les règles de Cambridge de 1848). https://specialcollections-blog.lib.cam.ac.uk/?p=5891
- Bundesarchiv, « Der Olympische Fackellauf bei den Sommerspielen in Berlin 1936 », sans date, en accès libre (l’idée du relais due à l’archéologue Alfred Schiff, tirée des textes antiques et des porteurs de torche peints sur les vases ; ses fonctions sportives ; les 3 075 coureurs et les sept pays traversés du 20 juillet au 1er août 1936 ; Carl Diem, secrétaire général du comité d’organisation). https://www.bundesarchiv.de/themen-entdecken/online-entdecken/themenbeitraege/der-olympische-fackellauf-bei-den-sommerspielen-in-berlin-1936/
- Cambridge City Council, « Cambridge Rules Public Art Commission – Concept Approval », rapport au Community Services Scrutiny Committee, 15 janvier 2015, en accès libre (les règles de Cambridge de 1848, rédigées pour des étudiants venus d’écoles aux règles différentes). https://democracy.cambridge.gov.uk/documents/s27578/Cambridge%20Rules%20Artwork%20Project%20-%20Report.pdf
- Centre on Housing Rights and Evictions, Fair Play for Housing Rights: Mega-Events, Olympic Games and Housing Rights, Genève, 2007, en accès libre (les personnes déplacées par les aménagements olympiques et la concentration sur deux villes).
- Comité international olympique, « The amazing story of the Olympic flame », olympics.com, sans date, en accès libre (le feu de 1928 au sommet d’une tour du stade d’Amsterdam, celui de 1932 à Los Angeles, le premier relais en 1936 ; le projet abandonné des tiges de fenouil et la fabrication d’une torche spécifique). https://olympics.com/en/news/the-amazing-story-of-the-olympic-flame
- Earley, Caitlin C., « The Mesoamerican Ballgame », The Metropolitan Museum of Art, 1er juin 2017, en accès libre (les balles de caoutchouc d’El Manatí, vers 1600 av. J.-C.). https://www.metmuseum.org/essays/the-mesoamerican-ballgame
- Encyclopædia Universalis, « Rites de passage », article en ligne (auteur non indiqué sur la page), début de l’article en accès libre, la suite réservée aux abonnés (l’ouvrage d’Arnold Van Gennep paru en 1909 ; la séquence constante en trois temps — séparation, marge, agrégation — repérée dans la diversité des rites). https://www.universalis.fr/encyclopedie/rites-de-passage/
- FIFA Museum, Zurich, « Origins — Cuju in China », en accès libre (le cuju comme forme la plus ancienne attestée par des documents, et le constat qu’aucun argument ne permet de soutenir qu’il ait influencé les jeux de ballon codifiés au XIXᵉ siècle). https://editorial.fifamuseum.com/en/read/origins-cuju-in-china/
- The Football Association, Laws of the Game, Londres, 1863, domaine public (le texte d’origine, dont l’interdiction de porter le ballon à la main).
- Halber, Deborah, « Rubber processed in ancient Mesoamerica, MIT researchers find », MIT News, 14 juillet 1999, en accès libre (les travaux de D. Hosler sur le caoutchouc mésoaméricain : latex et jus de liane, balles d’El Manatí). https://news.mit.edu/1999/rubber-0714
- Harvey, Adrian, Football: The First Hundred Years. The Untold Story, Routledge, 2005, en bibliothèque (Cambridge 1848, Sheffield 1858, la fondation de la fédération anglaise et l’adoption des lois du jeu).
- Hobsbawm, Eric, « Introduction: Inventing Traditions », dans Hobsbawm, Eric et Ranger, Terence (dir.), The Invention of Tradition, Cambridge University Press, 1983 (rééd. 2012), p. 1-14, résumé de l’éditeur en accès libre (la définition des traditions inventées, apparues à une période brève et datable). https://doi.org/10.1017/CBO9781107295636.001
- Hobsbawm, Eric et Ranger, Terence (dir.), The Invention of Tradition, Cambridge University Press, 1983, en bibliothèque (les traditions inventées et datables). Traduction française : L’Invention de la tradition, Éditions Amsterdam, 2006.
- Hosler, Dorothy, Burkett, Sandra L. et Tarkanian, Michael J., « Prehistoric Polymers: Rubber Processing in Ancient Mesoamerica », Science, vol. 284, 1999, p. 1988-1991, accès payant (les balles d’El Manatí et le latex mélangé au jus de liane).
- Le Musée Olympique (CIO), Service éducatif et culturel, « Les Jeux Olympiques de l’Antiquité », Lausanne, 3e édition, 2013, en accès libre (la fin des Jeux antiques, interdits par un décret de Théodose en 393) ; copie mise en ligne par le Comité national olympique et sportif français. https://generation2030.franceolympique.com/sites/default/files/2025-06/Les-Jeux-Olympiques-de-l-Antiquite.pdf
- Le Musée Olympique (CIO), Service éducatif et culturel, « Les Jeux Olympiques modernes », Lausanne, 3e édition, 2013, en accès libre (les premiers Jeux de l’ère moderne, à Athènes en 1896). https://stillmed.olympics.com/media/Document%20Library/OlympicOrg/Documents/Document-Set-Teachers-The-Main-Olympic-Topics/Les-Jeux-Olympiques-modernes.pdf
- Le Musée Olympique (CIO), « La flamme olympique et le relais », Lausanne, 3e édition, 2013, en accès libre (le relais, invention moderne : le premier remonte à 1936 ; aucun relais aux Jeux de l’Antiquité, mais des courses aux flambeaux à Athènes en l’honneur de certains dieux, dont Prométhée). https://edge.sitecorecloud.io/internation5b29-iwe-production-106c/media/files/resource-library/olympic-flame/the-olympic-flame-and-the-torch-relay-fr.pdf
- Le Musée Olympique (CIO), Service éducatif et culturel, « Les Jeux Olympiques de l’Antiquité », Lausanne, 3e édition, 2013, en accès libre (les Jeux tous les quatre ans, l’olympiade comme système de datation ; la fin des Jeux antiques, interdits par un décret de Théodose en 393) ; copie mise en ligne par le Comité national olympique et sportif français. https://generation2030.franceolympique.com/sites/default/files/2025-06/Les-Jeux-Olympiques-de-l-Antiquite.pdf
- Liu, Xiaoxue, Zhang, Yanfen et al., « Historical Study on the Relation between Ancient Chinese Cuju and Modern Football », 2018 4th International Conference on Innovative Development of E-commerce and Logistics (ICIDEL 2018), Clausius Scientific Press, 2018, en accès libre (le compte rendu de la cérémonie de juillet 2004 : la déclaration du président de la fédération et la remise du certificat à Linzi). https://doi.org/10.23977/icidel.2018.079
- Onwuejeogwu, M. Angulu, An Igbo Civilization: Nri Kingdom and Hegemony, Ethnographica, 1981, en bibliothèque (le calendrier igbo : la semaine de quatre jours de marché, les sept semaines du mois et les treize mois de l’année).
- Schäfer, Ralf, « Gestohlenes Feuer », Jüdische Allgemeine, 23 juillet 2012, en accès libre (Carl Diem tenu pour l’inventeur du relais ; Alfred Schiff, longtemps oublié, jamais mentionné par Diem). https://juedische-allgemeine.de/juedische-welt/gestohlenes-feuer
- Sheffield FC, « History », site officiel du club, en accès libre (les règles du club adoptées le 21 octobre 1858). https://sheffieldfc.com/the-worlds-first/history
- Smithsonian Institution, National Museum of the American Indian, Living Maya Time, « The Calendar System », en accès libre (le calendrier sacré de 260 jours, Chol Q’ij ou Tzolk’in, dont chaque nouveau cycle est encore célébré dans les hautes terres du Guatemala, où son calendrier imprimé sert chaque jour). https://maya.nmai.si.edu/calendar/calendar-system
- USOPC (comité olympique et paralympique des États-Unis), archives, « Olympic Torches », sans date, en accès libre (le relais de 1936 : 3 075 porteurs, 1 910,7 milles, soit environ 3 075 km, du 20 juillet au 1er août). https://www.usopc.org/archives/olympic-torches
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