Sociétés et cultures 2.7

Les réseaux de transport

Le saviez-vous ?

Une simple boîte de céréales a peut-être voyagé dans une caisse métallique dont personne n’a ouvert les portes de tout le trajet.

Sur un quai, des dockers à côté de piles de sacs qu'une grue soulève vers un navire.
Chargement de marchandises dans la cale d’un navire à Cairns, vers 1921 ; photo parue dans le journal The Queenslander. The Queenslander (Brisbane), Domaine public, source

Une simple boîte de céréales a peut-être voyagé dans une caisse métallique dont personne n’a ouvert les portes de tout le trajet.

Une bonne part de ce que contient une cuisine a voyagé ainsi. C’est devenu banal ; cela ne l’était pas il y a soixante-dix ans.

Un réseau de transport, ce sont des routes, des rails, des fleuves, des ports — et surtout des règles qui permettent à ce qui part d’un bout d’arriver à l’autre. Il en existait bien avant l’histoire que nous allons raconter : des caravanes, des ports d’escale, des chemins de fer, chacun avec ses propres règles. Mais ces règles ne s’accordaient pas toujours entre elles. Les rails d’un pays n’avaient pas toujours le même écartement que ceux du voisin, et à la frontière il fallait tout décharger pour tout recharger.

Cette page raconte le jour où l’on a fait, pour les marchandises, ce qui manquait : un accord.

Comment on chargeait un navire auparavant

Dans les années 1950, un navire de commerce transportait environ deux cent mille colis différents. Des caisses, des sacs, des barils, des ballots, arrivés séparément.1

Chacun de ces colis était sorti d’un camion, porté dans un entrepôt, ressorti, posé sur une palette, hissé par une grue, puis rangé à la main dans la cale par des dockers.2

À l’arrivée, tout recommençait à l’envers.

Un navire pouvait passer plus de temps à quai qu’en mer.3

Une caisse, et cinq jours

Le 26 avril 1956, à Newark, dans le New Jersey, on charge cinquante-huit caisses métalliques sur un pétrolier réaménagé, l’Ideal-X.4

Cinq jours plus tard, à Houston, cinquante-huit camions viennent les prendre et repartent.5

L’organisateur de l’opération s’appelle Malcom McLean. Il n’est pas armateur : il est transporteur routier. Ses caisses mesurent trente-cinq pieds, exactement la longueur des remorques de camion américaines de l’époque.6

Un calcul a tout décidé. Charger une tonne de marchandise à la main coûtait cinq dollars et quatre-vingt-trois cents. La charger dans des conteneurs, sur ce premier voyage : moins de seize cents.7

Soit trente-sept fois moins cher.

Ce qu’il a inventé, et ce qu’il n’a pas inventé

Sur ce point, l’histoire est souvent racontée de travers.

McLean n’a pas inventé la caisse. Des conteneurs existaient déjà. On avait embarqué des wagons entiers sur des navires dès 1929. Les armées en avaient fabriqué pendant la guerre.8

Ce qui n’existait pas, c’est l’accord entre les objets.

Une caisse ne sert à rien si le camion ne peut pas la porter, si la grue ne peut pas la saisir, si le navire n’a pas d’emplacement à sa taille, si le quai d’arrivée n’a pas la même grue. Il fallait que tout cela soit convenu d’avance, partout, par des gens qui ne se connaissent pas.

C’est cela que McLean a mis en place : pas une boîte, un système.9

Une idée qui revient trois fois ailleurs

Dans cette encyclopédie, la même idée revient sous quatre habits :

  • Un poids étalon permet de comparer une marchandise d’une ville à l’autre.
  • Une pièce de monnaie garantie permet de compter au lieu de peser, donc d’échanger avec quelqu’un qu’on ne connaît pas.
  • Une règle écrite permet à deux équipes qui ne se sont jamais vues de jouer l’une contre l’autre.
  • Une caisse aux dimensions convenues permet à un camion, une grue et un navire qui ne se sont jamais rencontrés de se passer une charge sans l’ouvrir.

Quatre fois la même invention, dans quatre mondes différents : se mettre d’accord d’avance sur une mesure, pour pouvoir traiter avec un étranger.

Ce n’est ni une machine ni un matériau. C’est une convention. Cela change plus de choses que la plupart des machines.

Qui a payé

Le jour où l’Ideal-X est parti, un responsable des dockers l’a regardé s’éloigner. D’après un témoin, il a dit qu’on ferait mieux de couler ce navire.

Charger un navire à la main, colis par colis, demandait beaucoup d’hommes. Le conteneur en demandait quelques-uns et une grue. Les syndicats de dockers s’y sont opposés parce qu’ils savaient exactement ce qui allait se passer — et c’est ce qui est arrivé.

Certains ports ont mis très longtemps à s’adapter : plus d’un quart de siècle après le premier porte-conteneurs de la compagnie Matson, celui de San Francisco cherchait encore une politique viable face au conteneur.10

Le métier d’avant n’était pas enviable pour autant.

Un port avait besoin de beaucoup de bras certains jours et de très peu les autres. Dès lors, les dockers devaient venir chaque matin et demander du travail, dans une sélection publique et humiliante. Personne ne savait la veille s’il travaillerait le lendemain.11

Ce n’était pas un bon passé remplacé par un mauvais présent. C’était un métier dur et incertain, remplacé par moins de métiers.

Et à la fin du voyage

Un navire n’est pas éternel. Il faut le démonter, et cela aussi a un prix, payé par des gens qu’on ne voit pas.

En 2025, 321 navires ont été démantelés dans le monde. Deux cent quatorze l’ont été en Asie du Sud, au Bangladesh, en Inde et au Pakistan — et trois plages de ces pays ont reçu à elles seules 85 % du tonnage mondial.12

Pour mesurer l’écart : la même année, quarante-neuf navires ont été démantelés en Turquie, et quatorze dans toute l’Union européenne. La méthode s’appelle l’échouage : on lance le navire à pleine vitesse vers la plage à marée haute, puis on le découpe sur le sable, sans quai ni cale sèche. L’Organisation internationale du travail tient ce travail pour l’un des plus dangereux au monde.13

Depuis 2009, une organisation qui milite pour la réforme de ce secteur — elle a donc un point de vue, qu’il convient de garder à l’esprit — a compté environ 480 morts et 520 blessés au travail sur ces plages, sur quelque 8 200 navires échoués. Il n’existe pas de décompte officiel sur le principal site du Bangladesh ; c’est pourquoi les chiffres viennent d’elle.14

Une règle existe pourtant. Une convention internationale sur le recyclage sûr des navires a été adoptée en 2009.15

Elle est entrée en vigueur seize ans plus tard, le 26 juin 2025.16

Pourquoi ce délai ? Parce qu’un traité de ce genre n’entre en vigueur que si assez d’États le ratifient. Il fallait ici quinze États représentant 40 % de la flotte marchande mondiale, et une capacité de démantèlement suffisante. Le seuil n’a été atteint qu’en juin 2023 — quand le Bangladesh et le Libéria ont rejoint le traité.17

Ironie de l’histoire : le pays où sont morts ces ouvriers est celui dont la signature a rendu la règle applicable.

Le mécanisme compte aussi, car il explique la suite : la convention partage les responsabilités entre les armateurs, les chantiers et les États — celui du pavillon, celui du port, celui du démantèlement —, et c’est à chaque État de vérifier que ses chantiers la respectent. Des chantiers ont été certifiés conformes — vingt-trois sur trente et un au Bangladesh.18

Le 14 août 2026, neuf ouvriers sont morts dans l’un de ces chantiers certifiés. Parmi eux, un jeune de dix-sept ans. Ils découpaient une ouverture dans la cuve de ballast d’un ancien méthanier ; du sulfure d’hydrogène s’en est échappé dans l’espace clos où ils se trouvaient. Six autres ont été blessés.19

Deux précisions rendent ce cas instructif.

La première : ce chantier était certifié, et il était déjà poursuivi. Un mois plus tôt, l’administration du travail bangladaise avait engagé une action en justice contre lui pour manquements répétés à la sécurité.20

La seconde : ce n’était pas une exception. Un institut de recherche sur le travail a recensé, entre l’entrée en vigueur de la convention et cet accident, 84 accidents dans les chantiers du pays : 15 morts et 81 blessés. Un tiers d’entre eux dans un seul établissement.21

Un dernier chiffre pose la vraie question. Une organisation locale qui tient ces comptes depuis 2014 dénombre trois morts en 2025 et douze en 2026 — l’année où la certification n’a jamais été aussi répandue.22

Une certification décrit des installations. Elle ne décrit pas ce qui se passe dedans. Des sols étanches, un système de drainage et une gestion des déchets sont des progrès réels et visibles ; ils ne remplacent ni la formation, ni le contrôle, ni le droit de refuser de descendre dans une cuve.

La règle et le résultat mesuré ne coïncident pas. C’est un fait, énoncé ici sans commentaire.

Une question de mots décide de tout le reste : un navire en fin de vie est-il un déchet dangereux qu’on exporte, ou un bien qu’on vend ? Deux traités internationaux se disputent la réponse. Selon celle qu’on retient, ce ne sont pas les mêmes règles qui s’appliquent.23

Note 1

Break bulk is general cargo, loaded into a ship or transport mode as individual or bundled pieces, not stowed into a container, or not transported in ship-sized liquid or dry bulk loads. […] Barrels, sacks, and crates were used to haul the cargo along maritime trade routes. […] Examples of man load are bags of sugar, cotton bales, and drums of liquids.

Le vrac emballé (break bulk) est une cargaison générale chargée dans un navire ou un autre mode de transport en pièces individuelles ou groupées, non rangée dans un conteneur ni transportée en vrac liquide ou sec à l’échelle d’un navire. […] On utilisait des barils, des sacs et des caisses pour transporter la cargaison le long des routes commerciales maritimes. […] Exemples de charges d’homme : des sacs de sucre, des balles de coton et des fûts de liquides.

Notteboom, Theo, Pallis, Athanasios et Rodrigue, Jean-Paul, Port Economics, Management and Policy, 2e éd., Routledge, 2026, chapitre 5.1 « Breakbulk »

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Note 2

In 1937, while delivering cotton bales from North Carolina (Lafayette) to New York Harbor, McLean was forced to wait several days while longshoremen manually loaded the cargo.

En 1937, alors qu’il livrait des balles de coton de Caroline du Nord (Lafayette) au port de New York, McLean dut attendre plusieurs jours pendant que des dockers chargeaient la cargaison à la main.

Rodrigue, Jean-Paul, The Geography of Transport Systems, 6e éd., Routledge, 2024, section « First Containership, Ideal-X, 1956 »

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Note 3

It also meant that ships had to spend a lot of time in port. Port turnaround times were very long, sometimes exceeding the time at sea.

Cela signifiait aussi que les navires devaient passer beaucoup de temps au port. Les temps d’escale étaient très longs, dépassant parfois le temps passé en mer.

Notteboom, Theo, « Breakbulk », chapitre 5.1, dans Notteboom, Theo, Pallis, Athanasios et Rodrigue, Jean-Paul, Port Economics, Management and Policy, 2ᵉ éd., New York, Routledge, 2026, site compagnon

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Note 4

On April 26th, 1956, the Ideal-X left the Port of Newark, New Jersey, for the Port of Houston, Texas, which was called five days later. It carried 58 35-feet (8 feet wide by 8 feet high) containers […] This first containership was converted from a T2 oil tanker

Le 26 avril 1956, l’Ideal-X quitta le port de Newark (New Jersey) pour le port de Houston (Texas), où il fit escale cinq jours plus tard. Il transportait 58 conteneurs de 35 pieds (8 pieds de large sur 8 de haut) […] Ce premier porte-conteneurs était un pétrolier T2 transformé

Rodrigue, Jean-Paul, The Geography of Transport Systems, 6e éd., Routledge, 2024, section « First Containership, Ideal-X, 1956 »

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Note 5

On April 26th, 1956, the Ideal-X left the Port of Newark, New Jersey, for the Port of Houston, Texas, which was called five days later.

Le 26 avril 1956, l’Ideal-X quitta le port de Newark (New Jersey) pour le port de Houston (Texas), où il fit escale cinq jours plus tard.

Rodrigue, Jean-Paul, The Geography of Transport Systems, 6e éd., Routledge, 2024, section « First Containership, Ideal-X, 1956 »

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Note 6

Malcolm McLean (1914-2001), a trucking magnate who saw the tremendous potential of containerization

Malcolm McLean (1914-2001), un magnat du transport routier qui avait vu le formidable potentiel de la conteneurisation

Rodrigue, Jean-Paul, The Geography of Transport Systems, 6e éd., Routledge, 2024, section « First Containership, Ideal-X, 1956 »

The 35-foot unit was the standard truck size in the United States at that time

L’unité de 35 pieds correspondait à la taille standard des camions aux États-Unis à l’époque

Rodrigue, Jean-Paul, The Geography of Transport Systems, 6e éd., Routledge, 2024, section « First Containership, Ideal-X, 1956 »

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Note 7

McLean calculated that in 1956, loading a medium-sized ship the conventional way cost $5.83 a ton. By comparison, loading containers (using the Ideal-X as a frame of reference) would cost less than $0.16 per ton.

McLean calcula qu’en 1956, charger un navire de taille moyenne de la façon classique coûtait 5,83 dollars la tonne. En comparaison, charger des conteneurs (en prenant l’Ideal-X comme référence) coûterait moins de 0,16 dollar la tonne.

Rodrigue, Jean-Paul, The Geography of Transport Systems, 6e éd., Routledge, 2024, section « First Containership, Ideal-X, 1956 »

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Note 8

In many ways, McLean's vision was nothing new. As far back as 1929, Seatrain had carried railroad boxcars on its sea vessels to transport goods between New York and Cuba. In addition, it was not uncommon for ships to randomly carry large boxes on board, but no shipping business was dedicated to a systematic process of hauling boxed cargo.

À bien des égards, l’idée de McLean n’avait rien de nouveau. Dès 1929, Seatrain avait transporté des wagons de marchandises sur ses navires pour acheminer des produits entre New York et Cuba. Par ailleurs, il n’était pas rare que des navires embarquent, au hasard, de grandes caisses, mais aucune compagnie maritime ne s’était consacrée à un transport méthodique de marchandises en caisses.

Mayo, Anthony et Nohria, Nitin, « The Truck Driver Who Reinvented Shipping », HBS Working Knowledge, Harvard Business School, 3 octobre 2005 (extrait de In Their Time: The Greatest Business Leaders of the Twentieth Century, Harvard Business School Press, 2005)

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Note 9

The choice of size was his alone since he designed the system; however, in 1956 it clearly was not yet a system but rather an interesting innovation in the well-established shipping industry.

Le choix de la taille ne revenait qu’à lui, puisqu’il avait conçu le système ; pourtant, en 1956, ce n’était clairement pas encore un système, mais plutôt une innovation intéressante dans le secteur bien établi du transport maritime.

Fawcett, James A., « 14. Container Cranes: Linking Ship to Shore », USC Sea Grant, University of Southern California, 30 juillet 2021, en accès libre

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Note 10

[…] stowed item by item in a ship's hold by hand, a process which had been dependent on manual labor for as long as ships had carried cargo. […] This new, mechanized system threatened the jobs of longshoremen on the docks […]. […] More than a quarter of a century after Matson's first container ship sailed under the Golden Gate, the Port of San Francisco still struggles to create a viable policy to meet the demands of this now universally accepted maritime technology.

[…] arrimées pièce par pièce, à la main, dans la cale d’un navire, une opération qui dépendait du travail manuel depuis que les navires transportaient des marchandises. […] Ce nouveau système mécanisé menaçait les emplois des dockers sur les quais […]. […] Plus d’un quart de siècle après que le premier porte-conteneurs de la Matson a franchi le Golden Gate, le port de San Francisco peine encore à se doter d’une politique viable pour répondre aux exigences de cette technique maritime désormais universellement adoptée.

Fitzgerald, Donald, A History of Containerization in the California Maritime Industry: The Case of San Francisco, California Sea Grant College Program, University of California, 1986

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Note 11

You arrive at the dock anywhere from 4am to 7am, along with up to a hundred other men seeking 30 to 50 job openings for that morning. The hiring boss, […] chooses who he wants to work. […] This degrading, corrupt and haphazard system of hiring casual labor ruled the waterfronts for decades.

Vous arrivez sur le quai entre 4 heures et 7 heures du matin, avec jusqu’à une centaine d’autres hommes qui se disputent 30 à 50 places pour la matinée. Le chef d’embauche, […] choisit qui il veut faire travailler. […] Ce système dégradant, corrompu et arbitraire d’embauche de main-d’œuvre occasionnelle a régné sur les quais pendant des décennies.

Kasin, Peter, « The Human Stories of Dock Labor - Part 1 », San Francisco Maritime National Historical Park, National Park Service, 8 mai 2020

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Note 12

321 vessels were dismantled globally last year, of which 214 ended up in South Asia.

321 navires ont été démantelés dans le monde l’an dernier, dont 214 ont fini en Asie du Sud.

NGO Shipbreaking Platform, « Press Release – Platform publishes list of ships dismantled worldwide in 2025 », 2 février 2026, et 2025 Annual List of Ships Scrapped Worldwide, en accès libre

The data reveals that 85% of the global tonnage scrapped last year was broken down on three beaches in Bangladesh, India, and Pakistan.

Les données révèlent que 85 % du tonnage mondial démantelé l’an dernier l’a été sur trois plages du Bangladesh, de l’Inde et du Pakistan.

NGO Shipbreaking Platform, « Press Release – Platform publishes list of ships dismantled worldwide in 2025 », 2 février 2026, et 2025 Annual List of Ships Scrapped Worldwide, en accès libre

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Note 13

Shipyards in Bangladesh use a method called 'beaching' in which ships sail full steam onto the beach during high tide to be taken apart directly on the sand instead of using a dock or contained platform.

Les chantiers du Bangladesh utilisent une méthode appelée « échouage », dans laquelle les navires foncent à toute vapeur sur la plage à marée haute pour être démontés directement sur le sable, au lieu d’utiliser un quai ou une plateforme étanche.

Human Rights Watch, Trading Lives for Profit: How the Shipping Industry Circumvents Regulations to Scrap Toxic Ships on Bangladesh’s Beaches, 28 septembre 2023, en accès libre

Shipbreaking is one of the most hazardous occupations

Le démantèlement des navires est l’un des métiers les plus dangereux

Organisation internationale du travail, Safety and Health in Shipbreaking: Guidelines for Asian Countries and Turkey, Genève, 2004

By comparison, 49 ships went to Turkey (under 700,000 GT), 44 ships in other parts of the world, and only 14 ships were dismantled in the EU.

En comparaison, 49 navires sont allés en Turquie (moins de 700 000 de jauge brute), 44 ailleurs dans le monde, et seulement 14 navires ont été démantelés dans l’UE.

Maritime Executive (The), « NGO Shipbreaking Platform Reports on 2025 and Calls for More Regulation », 6 février 2026, en accès libre

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Note 14

Claudia Mahler, noted that 'while accidents regularly happen, sometimes leading to death,' no statistical data on deaths and disabilities caused by accidents is collected.

Claudia Mahler a noté que « si des accidents se produisent régulièrement, entraînant parfois la mort », aucune donnée statistique n’est collectée sur les décès et les invalidités causés par les accidents.

Human Rights Watch, Trading Lives for Profit: How the Shipping Industry Circumvents Regulations to Scrap Toxic Ships on Bangladesh’s Beaches, 28 septembre 2023, en accès libre

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Note 15

The Hong Kong International Convention for the Safe and Environmentally Sound Recycling of Ships enters into force on 26 June 2025, establishing mandatory regulations to govern the way ships are recycled.

La Convention internationale de Hong Kong pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires entre en vigueur le 26 juin 2025, instaurant des règles obligatoires pour encadrer la manière dont les navires sont recyclés.

Organisation maritime internationale, Convention internationale de Hong Kong pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires, adoptée le 15 mai 2009, entrée en vigueur le 26 juin 2025. https://www.imo.org/

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Note 16

The Hong Kong International Convention for the Safe and Environmentally Sound Recycling of Ships (the Hong Kong Convention) will enter into force on 26 June 2025.

La Convention internationale de Hong Kong pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires (la convention de Hong Kong) entrera en vigueur le 26 juin 2025.

Organisation maritime internationale, « Recycling of ships and the Hong Kong Convention », page d’information

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Note 17

This marked the moment that all required criteria were met: not less than 15 States; not less than 40% of the world's merchant shipping by gross tonnage; and ship recycling capacity of not less than 3% of the gross tonnage of the combined merchant shipping of those States mentioned above.

Ce fut le moment où tous les critères requis furent remplis : au moins 15 États ; au moins 40 % de la flotte marchande mondiale en jauge brute ; et une capacité de recyclage d’au moins 3 % de la jauge brute de la flotte marchande cumulée de ces États.

Organisation maritime internationale, « Recycling of ships and the Hong Kong Convention », page « Hot Topics » du site de l’OMI

The date of the Hong Kong Convention's entry into force was set in June 2023 when Bangladesh and Liberia became Contracting States to it.

La date d’entrée en vigueur de la convention de Hong Kong a été fixée en juin 2023, lorsque le Bangladesh et le Liberia y sont devenus États parties.

Organisation maritime internationale, Convention internationale de Hong Kong pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires, adoptée le 15 mai 2009, entrée en vigueur le 26 juin 2025. https://www.imo.org/

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Note 18

There are 31 functioning shipyards, of which 23 have "gone green"

Il y a 31 chantiers en activité, dont 23 sont « passés au vert »

Daily Star (The), Dacca, « Shipbreaking Yards: "Green" on Paper, Deadly on Ground », 16 août 2026

The Hong Kong Convention addresses all environmental and safety aspects relating to ship recycling by placing responsibilities and obligations on all parties concerned – shipowners, ship building yards, ship recycling facilities, flag States, port States, and recycling States - regarding the responsible management and disposal of associated waste streams in a safe and environmentally sound manner. […] Governments will be required to ensure that recycling facilities under their jurisdiction comply with the Hong Kong Convention.

La Convention de Hong Kong traite tous les aspects environnementaux et de sécurité du recyclage des navires en attribuant des responsabilités et des obligations à toutes les parties concernées – armateurs, chantiers de construction navale, installations de recyclage, États du pavillon, États du port et États de recyclage – pour une gestion et une élimination responsables, sûres et écologiquement rationnelles des déchets qui en résultent. […] Les gouvernements devront s’assurer que les installations de recyclage relevant de leur juridiction respectent la Convention de Hong Kong.

Organisation maritime internationale, « Recycling of ships and the Hong Kong Convention », page « Hot Topics » du site de l’OMI

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Note 19

On 14 August, nine workers died after exposure to toxic gas inside the LNG carrier MT RASI (IMO 9176008) at Ferdous Steel in Chattogram, Bangladesh. Among those killed was a 17-year-old. […] The tragedy occurred at a yard certified as compliant with the Hong Kong Convention (HKC).

Le 14 août, neuf ouvriers sont morts après avoir été exposés à un gaz toxique à bord du méthanier MT RASI (IMO 9176008), au chantier Ferdous Steel de Chattogram, au Bangladesh. Parmi les victimes figurait un jeune de 17 ans. […] La tragédie s’est produite dans un chantier certifié conforme à la convention de Hong Kong.

NGO Shipbreaking Platform, communiqué du 17 août 2026, « Nine Shipbreaking Workers Killed in Bangladesh », en accès libre

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Note 20

Only one month earlier, Bangladesh's Department of Inspection for Factories and Establishments had taken legal action against Ferdous Steel following repeated occupational safety failures.

Un mois plus tôt seulement, le Département d’inspection des usines et établissements du Bangladesh avait engagé des poursuites contre Ferdous Steel après des manquements répétés à la sécurité au travail.

NGO Shipbreaking Platform, communiqué du 17 août 2026, « Nine Shipbreaking Workers Killed in Bangladesh », en accès libre

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Note 21

According to data compiled by Bangladesh Institute of Labour Studies (BILS), the 84 accidents recorded between June 26, 2025, and August 14, 2026, claimed 15 lives and injured 81 workers. […] KR Steel Yard in Lalbagh, Sitakunda, recorded the highest number, with 29 accidents leaving 29 workers injured.

Selon les données compilées par le Bangladesh Institute of Labour Studies (BILS), les 84 accidents enregistrés entre le 26 juin 2025 et le 14 août 2026 ont coûté la vie à 15 personnes et blessé 81 ouvriers. […] Le chantier KR Steel, à Lalbagh (Sitakunda), a enregistré le plus grand nombre d’accidents : 29, qui ont fait 29 blessés.

Daily Star (The), Dacca, « Shipbreaking Yards: "Green" on Paper, Deadly on Ground », 16 août 2026

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Note 22

The data records five deaths in 2023, seven in 2024 and three in 2025. […] With the latest fatalities, 12 workers have already died in 2026

Les données recensent cinq morts en 2023, sept en 2024 et trois en 2025. […] Avec les derniers décès, 12 ouvriers sont déjà morts en 2026

Business Standard (The), Dacca, Illius, Shamsuddin, « How "Green" Are Bangladesh’s Shipbreaking Yards if Workers Keep Dying? », 15 août 2026

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Note 23

At the seventh meeting of the Conference of the Parties in 2004, while Basel Parties recognised that ship may become waste as defined in Article 2 of the Basel Convention, they also invited the International Maritime Organization (IMO) to continue work aimed at the establishment of mandatory requirements […] The Hong Kong International Convention for the Safe and Environmentally Sound Recycling of Ships was adopted at a diplomatic conference in Hong Kong, China, in May 2009.

À la septième réunion de la Conférence des Parties, en 2004, tout en reconnaissant qu’un navire peut devenir un déchet au sens de l’article 2 de la Convention de Bâle, les Parties ont aussi invité l’Organisation maritime internationale (OMI) à poursuivre ses travaux en vue d’établir des exigences obligatoires […] La Convention internationale de Hong Kong pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires a été adoptée lors d’une conférence diplomatique à Hong Kong (Chine) en mai 2009.

Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination, adoptée le 22 mars 1989 par la Conférence de plénipotentiaires réunie à Bâle, entrée en vigueur le 5 mai 1992

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Notes et sources

  1. ↑

    Passage Des caisses, des sacs, des barils, des ballots, arrivés séparément.

    Break bulk is general cargo, loaded into a ship or transport mode as individual or bundled pieces, not stowed into a container, or not transported in ship-sized liquid or dry bulk loads. […] Barrels, sacks, and crates were used to haul the cargo along maritime trade routes. […] Examples of man load are bags of sugar, cotton bales, and drums of liquids.

    Traduction de la rédaction Le vrac emballé (break bulk) est une cargaison générale chargée dans un navire ou un autre mode de transport en pièces individuelles ou groupées, non rangée dans un conteneur ni transportée en vrac liquide ou sec à l’échelle d’un navire. […] On utilisait des barils, des sacs et des caisses pour transporter la cargaison le long des routes commerciales maritimes. […] Exemples de charges d’homme : des sacs de sucre, des balles de coton et des fûts de liquides.

    Source Notteboom, Theo, Pallis, Athanasios et Rodrigue, Jean-Paul, Port Economics, Management and Policy, 2e éd., Routledge, 2026, chapitre 5.1 « Breakbulk », chapitre 5.1 « Breakbulk », section 1 « The Origins of the Breakbulk Market », A « Breakbulk cargo » et B « The pre-container era ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  2. ↑

    Passage puis rangé à la main dans la cale par des dockers

    In 1937, while delivering cotton bales from North Carolina (Lafayette) to New York Harbor, McLean was forced to wait several days while longshoremen manually loaded the cargo.

    Traduction de la rédaction En 1937, alors qu’il livrait des balles de coton de Caroline du Nord (Lafayette) au port de New York, McLean dut attendre plusieurs jours pendant que des dockers chargeaient la cargaison à la main.

    Source Rodrigue, Jean-Paul, The Geography of Transport Systems, 6e éd., Routledge, 2024, section « First Containership, Ideal-X, 1956 », page « First Containership, Ideal-X, 1956 », corps de l’article (anecdote de 1937).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  3. ↑

    Passage Un navire pouvait passer plus de temps à quai qu’en mer.

    It also meant that ships had to spend a lot of time in port. Port turnaround times were very long, sometimes exceeding the time at sea.

    Traduction de la rédaction Cela signifiait aussi que les navires devaient passer beaucoup de temps au port. Les temps d’escale étaient très longs, dépassant parfois le temps passé en mer.

    Source Notteboom, Theo, « Breakbulk », chapitre 5.1, dans Notteboom, Theo, Pallis, Athanasios et Rodrigue, Jean-Paul, Port Economics, Management and Policy, 2ᵉ éd., New York, Routledge, 2026, site compagnon, chapitre 5.1 (« Breakbulk »), § 1 (« The Origins of the Breakbulk Market »), B (ère pré-conteneur).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  4. ↑

    Passage Le 26 avril 1956, à Newark, dans le New Jersey, on charge cinquante-huit caisses métalliques sur un pétrolier réaménagé, l’Ideal-X.

    On April 26th, 1956, the Ideal-X left the Port of Newark, New Jersey, for the Port of Houston, Texas, which was called five days later. It carried 58 35-feet (8 feet wide by 8 feet high) containers […] This first containership was converted from a T2 oil tanker

    Traduction de la rédaction Le 26 avril 1956, l’Ideal-X quitta le port de Newark (New Jersey) pour le port de Houston (Texas), où il fit escale cinq jours plus tard. Il transportait 58 conteneurs de 35 pieds (8 pieds de large sur 8 de haut) […] Ce premier porte-conteneurs était un pétrolier T2 transformé

    Source Rodrigue, Jean-Paul, The Geography of Transport Systems, 6e éd., Routledge, 2024, section « First Containership, Ideal-X, 1956 », page « First Containership, Ideal-X, 1956 », corps de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  5. ↑

    Passage Cinq jours plus tard, à Houston

    On April 26th, 1956, the Ideal-X left the Port of Newark, New Jersey, for the Port of Houston, Texas, which was called five days later.

    Traduction de la rédaction Le 26 avril 1956, l’Ideal-X quitta le port de Newark (New Jersey) pour le port de Houston (Texas), où il fit escale cinq jours plus tard.

    Source Rodrigue, Jean-Paul, The Geography of Transport Systems, 6e éd., Routledge, 2024, section « First Containership, Ideal-X, 1956 », page « First Containership, Ideal-X, 1956 », corps de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  6. ↑

    Passage Il n’est pas armateur : il est transporteur routier.

    Malcolm McLean (1914-2001), a trucking magnate who saw the tremendous potential of containerization

    Traduction de la rédaction Malcolm McLean (1914-2001), un magnat du transport routier qui avait vu le formidable potentiel de la conteneurisation

    Source Rodrigue, Jean-Paul, The Geography of Transport Systems, 6e éd., Routledge, 2024, section « First Containership, Ideal-X, 1956 », corps de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage Ses caisses mesurent trente-cinq pieds, exactement la longueur des remorques de camion américaines de l’époque.

    The 35-foot unit was the standard truck size in the United States at that time

    Traduction de la rédaction L’unité de 35 pieds correspondait à la taille standard des camions aux États-Unis à l’époque

    Source Rodrigue, Jean-Paul, The Geography of Transport Systems, 6e éd., Routledge, 2024, section « First Containership, Ideal-X, 1956 », page « First Containership, Ideal-X, 1956 », corps de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  7. ↑

    Passage Charger une tonne de marchandise à la main coûtait cinq dollars et quatre-vingt-trois cents. La charger dans des conteneurs, sur ce premier voyage : moins de seize cents.

    McLean calculated that in 1956, loading a medium-sized ship the conventional way cost $5.83 a ton. By comparison, loading containers (using the Ideal-X as a frame of reference) would cost less than $0.16 per ton.

    Traduction de la rédaction McLean calcula qu’en 1956, charger un navire de taille moyenne de la façon classique coûtait 5,83 dollars la tonne. En comparaison, charger des conteneurs (en prenant l’Ideal-X comme référence) coûterait moins de 0,16 dollar la tonne.

    Source Rodrigue, Jean-Paul, The Geography of Transport Systems, 6e éd., Routledge, 2024, section « First Containership, Ideal-X, 1956 », page « First Containership, Ideal-X, 1956 », corps de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  8. ↑

    Passage Des conteneurs existaient déjà. On avait embarqué des wagons entiers sur des navires dès 1929

    In many ways, McLean's vision was nothing new. As far back as 1929, Seatrain had carried railroad boxcars on its sea vessels to transport goods between New York and Cuba. In addition, it was not uncommon for ships to randomly carry large boxes on board, but no shipping business was dedicated to a systematic process of hauling boxed cargo.

    Traduction de la rédaction À bien des égards, l’idée de McLean n’avait rien de nouveau. Dès 1929, Seatrain avait transporté des wagons de marchandises sur ses navires pour acheminer des produits entre New York et Cuba. Par ailleurs, il n’était pas rare que des navires embarquent, au hasard, de grandes caisses, mais aucune compagnie maritime ne s’était consacrée à un transport méthodique de marchandises en caisses.

    Source Mayo, Anthony et Nohria, Nitin, « The Truck Driver Who Reinvented Shipping », HBS Working Knowledge, Harvard Business School, 3 octobre 2005 (extrait de In Their Time: The Greatest Business Leaders of the Twentieth Century, Harvard Business School Press, 2005), 5ᵉ paragraphe du corps de l’article (celui qui commence par « For the next decade and a half »).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  9. ↑

    Pour l’ensemble de cette partie

    Passage en 1956, le conteneur n’était pas encore un système mais une innovation dans un métier de la navigation bien établi

    The choice of size was his alone since he designed the system; however, in 1956 it clearly was not yet a system but rather an interesting innovation in the well-established shipping industry.

    Traduction de la rédaction Le choix de la taille ne revenait qu’à lui, puisqu’il avait conçu le système ; pourtant, en 1956, ce n’était clairement pas encore un système, mais plutôt une innovation intéressante dans le secteur bien établi du transport maritime.

    Source Fawcett, James A., « 14. Container Cranes: Linking Ship to Shore », USC Sea Grant, University of Southern California, 30 juillet 2021, en accès libre, section « The Birth of the Container ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  10. ↑

    Passage Charger un navire à la main, colis par colis, demandait beaucoup d’hommes. […] Certains ports ont mis très longtemps à s’adapter : plus d’un quart de siècle après le premier porte-conteneurs de la compagnie Matson, celui de San Francisco cherchait encore une politique viable face au conteneur.

    […] stowed item by item in a ship's hold by hand, a process which had been dependent on manual labor for as long as ships had carried cargo. […] This new, mechanized system threatened the jobs of longshoremen on the docks […]. […] More than a quarter of a century after Matson's first container ship sailed under the Golden Gate, the Port of San Francisco still struggles to create a viable policy to meet the demands of this now universally accepted maritime technology.

    Traduction de la rédaction […] arrimées pièce par pièce, à la main, dans la cale d’un navire, une opération qui dépendait du travail manuel depuis que les navires transportaient des marchandises. […] Ce nouveau système mécanisé menaçait les emplois des dockers sur les quais […]. […] Plus d’un quart de siècle après que le premier porte-conteneurs de la Matson a franchi le Golden Gate, le port de San Francisco peine encore à se doter d’une politique viable pour répondre aux exigences de cette technique maritime désormais universellement adoptée.

    Source Fitzgerald, Donald, A History of Containerization in the California Maritime Industry: The Case of San Francisco, California Sea Grant College Program, University of California, 1986, résumé (« Abstract »), 1re, 3e et dernière phrases.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  11. ↑

    Passage les dockers devaient venir chaque matin et demander du travail, dans une sélection publique et humiliante

    You arrive at the dock anywhere from 4am to 7am, along with up to a hundred other men seeking 30 to 50 job openings for that morning. The hiring boss, […] chooses who he wants to work. […] This degrading, corrupt and haphazard system of hiring casual labor ruled the waterfronts for decades.

    Traduction de la rédaction Vous arrivez sur le quai entre 4 heures et 7 heures du matin, avec jusqu’à une centaine d’autres hommes qui se disputent 30 à 50 places pour la matinée. Le chef d’embauche, […] choisit qui il veut faire travailler. […] Ce système dégradant, corrompu et arbitraire d’embauche de main-d’œuvre occasionnelle a régné sur les quais pendant des décennies.

    Source Kasin, Peter, « The Human Stories of Dock Labor - Part 1 », San Francisco Maritime National Historical Park, National Park Service, 8 mai 2020, paragraphe « What was a "shape-up"? » et paragraphe suivant (« Not hired? »).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  12. ↑

    Passage En 2025, 321 navires ont été démantelés dans le monde. Deux cent quatorze l’ont été en Asie du Sud

    321 vessels were dismantled globally last year, of which 214 ended up in South Asia.

    Traduction de la rédaction 321 navires ont été démantelés dans le monde l’an dernier, dont 214 ont fini en Asie du Sud.

    Source NGO Shipbreaking Platform, « Press Release – Platform publishes list of ships dismantled worldwide in 2025 », 2 février 2026, et 2025 Annual List of Ships Scrapped Worldwide, en accès libre, communiqué du 2 février 2026, deuxième paragraphe.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

    Passage et trois plages de ces pays ont reçu à elles seules 85 % du tonnage mondial

    The data reveals that 85% of the global tonnage scrapped last year was broken down on three beaches in Bangladesh, India, and Pakistan.

    Traduction de la rédaction Les données révèlent que 85 % du tonnage mondial démantelé l’an dernier l’a été sur trois plages du Bangladesh, de l’Inde et du Pakistan.

    Source NGO Shipbreaking Platform, « Press Release – Platform publishes list of ships dismantled worldwide in 2025 », 2 février 2026, et 2025 Annual List of Ships Scrapped Worldwide, en accès libre, communiqué du 2 février 2026.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  13. ↑

    Passage La méthode s’appelle l’échouage : on lance le navire à pleine vitesse vers la plage à marée haute, puis on le découpe sur le sable

    Shipyards in Bangladesh use a method called 'beaching' in which ships sail full steam onto the beach during high tide to be taken apart directly on the sand instead of using a dock or contained platform.

    Traduction de la rédaction Les chantiers du Bangladesh utilisent une méthode appelée « échouage », dans laquelle les navires foncent à toute vapeur sur la plage à marée haute pour être démontés directement sur le sable, au lieu d’utiliser un quai ou une plateforme étanche.

    Source Human Rights Watch, Trading Lives for Profit: How the Shipping Industry Circumvents Regulations to Scrap Toxic Ships on Bangladesh’s Beaches, 28 septembre 2023, en accès libre, section « Beaching Toxic Ships on Bangladesh Shores ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

    Passage L’Organisation internationale du travail tient ce travail pour l’un des plus dangereux au monde.

    Shipbreaking is one of the most hazardous occupations

    Traduction de la rédaction Le démantèlement des navires est l’un des métiers les plus dangereux

    Source Organisation internationale du travail, Safety and Health in Shipbreaking: Guidelines for Asian Countries and Turkey, Genève, 2004, p. 4, section 2.3 « Problems of the industry », intertitre 2.3.1.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

    Passage quarante-neuf navires ont été démantelés en Turquie, et quatorze dans toute l’Union européenne

    By comparison, 49 ships went to Turkey (under 700,000 GT), 44 ships in other parts of the world, and only 14 ships were dismantled in the EU.

    Traduction de la rédaction En comparaison, 49 navires sont allés en Turquie (moins de 700 000 de jauge brute), 44 ailleurs dans le monde, et seulement 14 navires ont été démantelés dans l’UE.

    Source Maritime Executive (The), « NGO Shipbreaking Platform Reports on 2025 and Calls for More Regulation », 6 février 2026, en accès libre, article du 6 février 2026, d’après la liste annuelle 2025 de la NGO Shipbreaking Platform.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  14. ↑

    Passage Il n’existe pas de décompte officiel sur le principal site du Bangladesh

    Claudia Mahler, noted that 'while accidents regularly happen, sometimes leading to death,' no statistical data on deaths and disabilities caused by accidents is collected.

    Traduction de la rédaction Claudia Mahler a noté que « si des accidents se produisent régulièrement, entraînant parfois la mort », aucune donnée statistique n’est collectée sur les décès et les invalidités causés par les accidents.

    Source Human Rights Watch, Trading Lives for Profit: How the Shipping Industry Circumvents Regulations to Scrap Toxic Ships on Bangladesh’s Beaches, 28 septembre 2023, en accès libre, section « I. Dangers of Shipbreaking in Bangladesh » (visite de l’experte indépendante de l’ONU, novembre 2022).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  15. ↑

    Passage Une convention internationale sur le recyclage sûr des navires […] est entrée en vigueur […] le 26 juin 2025

    The Hong Kong International Convention for the Safe and Environmentally Sound Recycling of Ships enters into force on 26 June 2025, establishing mandatory regulations to govern the way ships are recycled.

    Traduction de la rédaction La Convention internationale de Hong Kong pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires entre en vigueur le 26 juin 2025, instaurant des règles obligatoires pour encadrer la manière dont les navires sont recyclés.

    Source Organisation maritime internationale, Convention internationale de Hong Kong pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires, adoptée le 15 mai 2009, entrée en vigueur le 26 juin 2025. https://www.imo.org/, communiqué de l’OMI « Hong Kong Convention entry into force » (2025), troisième paragraphe.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  16. ↑

    Passage Elle est entrée en vigueur seize ans plus tard, le 26 juin 2025.

    The Hong Kong International Convention for the Safe and Environmentally Sound Recycling of Ships (the Hong Kong Convention) will enter into force on 26 June 2025.

    Traduction de la rédaction La Convention internationale de Hong Kong pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires (la convention de Hong Kong) entrera en vigueur le 26 juin 2025.

    Source Organisation maritime internationale, « Recycling of ships and the Hong Kong Convention », page d’information, page « Recycling of ships and the Hong Kong Convention », premier paragraphe.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  17. ↑

    Passage Il fallait ici quinze États représentant 40 % de la flotte marchande mondiale, et une capacité de démantèlement suffisante.

    This marked the moment that all required criteria were met: not less than 15 States; not less than 40% of the world's merchant shipping by gross tonnage; and ship recycling capacity of not less than 3% of the gross tonnage of the combined merchant shipping of those States mentioned above.

    Traduction de la rédaction Ce fut le moment où tous les critères requis furent remplis : au moins 15 États ; au moins 40 % de la flotte marchande mondiale en jauge brute ; et une capacité de recyclage d’au moins 3 % de la jauge brute de la flotte marchande cumulée de ces États.

    Source Organisation maritime internationale, « Recycling of ships and the Hong Kong Convention », page « Hot Topics » du site de l’OMI, paragraphe sur l’entrée en vigueur (critères remplis en juin 2023).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage Le seuil n’a été atteint qu’en juin 2023 — quand le Bangladesh et le Libéria ont rejoint le traité.

    The date of the Hong Kong Convention's entry into force was set in June 2023 when Bangladesh and Liberia became Contracting States to it.

    Traduction de la rédaction La date d’entrée en vigueur de la convention de Hong Kong a été fixée en juin 2023, lorsque le Bangladesh et le Liberia y sont devenus États parties.

    Source Organisation maritime internationale, Convention internationale de Hong Kong pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires, adoptée le 15 mai 2009, entrée en vigueur le 26 juin 2025. https://www.imo.org/, page de la convention.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  18. ↑

    Passage vingt-trois sur trente et un au Bangladesh

    There are 31 functioning shipyards, of which 23 have "gone green"

    Traduction de la rédaction Il y a 31 chantiers en activité, dont 23 sont « passés au vert »

    Source Daily Star (The), Dacca, « Shipbreaking Yards: "Green" on Paper, Deadly on Ground », 16 août 2026, article du 16 août 2026.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage la convention partage les responsabilités entre les armateurs, les chantiers et les États — celui du pavillon, celui du port, celui du démantèlement —, et c’est à chaque État de vérifier que ses chantiers la respectent

    The Hong Kong Convention addresses all environmental and safety aspects relating to ship recycling by placing responsibilities and obligations on all parties concerned – shipowners, ship building yards, ship recycling facilities, flag States, port States, and recycling States - regarding the responsible management and disposal of associated waste streams in a safe and environmentally sound manner. […] Governments will be required to ensure that recycling facilities under their jurisdiction comply with the Hong Kong Convention.

    Traduction de la rédaction La Convention de Hong Kong traite tous les aspects environnementaux et de sécurité du recyclage des navires en attribuant des responsabilités et des obligations à toutes les parties concernées – armateurs, chantiers de construction navale, installations de recyclage, États du pavillon, États du port et États de recyclage – pour une gestion et une élimination responsables, sûres et écologiquement rationnelles des déchets qui en résultent. […] Les gouvernements devront s’assurer que les installations de recyclage relevant de leur juridiction respectent la Convention de Hong Kong.

    Source Organisation maritime internationale, « Recycling of ships and the Hong Kong Convention », page « Hot Topics » du site de l’OMI, présentation de la convention, puis passage sur les exigences pour les chantiers de recyclage.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  19. ↑

    Passage Le 14 août 2026, neuf ouvriers sont morts dans l’un de ces chantiers certifiés. Parmi eux, un jeune de dix-sept ans.

    On 14 August, nine workers died after exposure to toxic gas inside the LNG carrier MT RASI (IMO 9176008) at Ferdous Steel in Chattogram, Bangladesh. Among those killed was a 17-year-old. […] The tragedy occurred at a yard certified as compliant with the Hong Kong Convention (HKC).

    Traduction de la rédaction Le 14 août, neuf ouvriers sont morts après avoir été exposés à un gaz toxique à bord du méthanier MT RASI (IMO 9176008), au chantier Ferdous Steel de Chattogram, au Bangladesh. Parmi les victimes figurait un jeune de 17 ans. […] La tragédie s’est produite dans un chantier certifié conforme à la convention de Hong Kong.

    Source NGO Shipbreaking Platform, communiqué du 17 août 2026, « Nine Shipbreaking Workers Killed in Bangladesh », en accès libre, communiqué « Press Release – Nine shipbreaking workers killed in Bangladesh », 17 août 2026, 2e et 3e paragraphes.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  20. ↑

    Passage Un mois plus tôt, l’administration du travail bangladaise avait engagé une action en justice contre lui pour manquements répétés à la sécurité.

    Only one month earlier, Bangladesh's Department of Inspection for Factories and Establishments had taken legal action against Ferdous Steel following repeated occupational safety failures.

    Traduction de la rédaction Un mois plus tôt seulement, le Département d’inspection des usines et établissements du Bangladesh avait engagé des poursuites contre Ferdous Steel après des manquements répétés à la sécurité au travail.

    Source NGO Shipbreaking Platform, communiqué du 17 août 2026, « Nine Shipbreaking Workers Killed in Bangladesh », en accès libre.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  21. ↑

    Passage 84 accidents dans les chantiers du pays : 15 morts et 81 blessés. Un tiers d’entre eux dans un seul établissement.

    According to data compiled by Bangladesh Institute of Labour Studies (BILS), the 84 accidents recorded between June 26, 2025, and August 14, 2026, claimed 15 lives and injured 81 workers. […] KR Steel Yard in Lalbagh, Sitakunda, recorded the highest number, with 29 accidents leaving 29 workers injured.

    Traduction de la rédaction Selon les données compilées par le Bangladesh Institute of Labour Studies (BILS), les 84 accidents enregistrés entre le 26 juin 2025 et le 14 août 2026 ont coûté la vie à 15 personnes et blessé 81 ouvriers. […] Le chantier KR Steel, à Lalbagh (Sitakunda), a enregistré le plus grand nombre d’accidents : 29, qui ont fait 29 blessés.

    Source Daily Star (The), Dacca, « Shipbreaking Yards: "Green" on Paper, Deadly on Ground », 16 août 2026, article du 16 août 2026 (Sifayet Ullah, Arun Bikash Dey et Zyma Islam).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  22. ↑

    Passage trois morts en 2025 et douze en 2026

    The data records five deaths in 2023, seven in 2024 and three in 2025. […] With the latest fatalities, 12 workers have already died in 2026

    Traduction de la rédaction Les données recensent cinq morts en 2023, sept en 2024 et trois en 2025. […] Avec les derniers décès, 12 ouvriers sont déjà morts en 2026

    Source Business Standard (The), Dacca, Illius, Shamsuddin, « How "Green" Are Bangladesh’s Shipbreaking Yards if Workers Keep Dying? », 15 août 2026, relevé de l’organisation YPSA, corps de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  23. ↑

    Passage un navire en fin de vie est-il un déchet dangereux qu’on exporte, ou un bien qu’on vend ? Deux traités internationaux se disputent la réponse.

    At the seventh meeting of the Conference of the Parties in 2004, while Basel Parties recognised that ship may become waste as defined in Article 2 of the Basel Convention, they also invited the International Maritime Organization (IMO) to continue work aimed at the establishment of mandatory requirements […] The Hong Kong International Convention for the Safe and Environmentally Sound Recycling of Ships was adopted at a diplomatic conference in Hong Kong, China, in May 2009.

    Traduction de la rédaction À la septième réunion de la Conférence des Parties, en 2004, tout en reconnaissant qu’un navire peut devenir un déchet au sens de l’article 2 de la Convention de Bâle, les Parties ont aussi invité l’Organisation maritime internationale (OMI) à poursuivre ses travaux en vue d’établir des exigences obligatoires […] La Convention internationale de Hong Kong pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires a été adoptée lors d’une conférence diplomatique à Hong Kong (Chine) en mai 2009.

    Source Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination, adoptée le 22 mars 1989 par la Conférence de plénipotentiaires réunie à Bâle, entrée en vigueur le 5 mai 1992, site officiel de la Convention de Bâle, rubrique « Ship Dismantling », page « Legal Aspects » (https://www.basel.int/Implementation/ShipDismantling/LegalAspects/Overview/tabid/2766/Default.aspx), 3e et 5e paragraphes.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

Références bibliographiques

19
  • Business Standard (The), Dacca, Illius, Shamsuddin, « How "Green" Are Bangladesh’s Shipbreaking Yards if Workers Keep Dying? », 15 août 2026, en accès libre (le relevé de l’organisation YPSA : 161 morts entre 2014 et août 2026, dont trois en 2025 et douze en 2026 ; l’écart entre l’équipement des chantiers et l’application des procédures). https://www.tbsnews.net/analysis/how-green-are-bangladeshs-shipbreaking-yards-if-workers-keep-dying-1515571
  • Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination, adoptée le 22 mars 1989 par la Conférence de plénipotentiaires réunie à Bâle, entrée en vigueur le 5 mai 1992, en accès libre (le traité est né de l’émoi suscité dans les années 1980 par la découverte, en Afrique et ailleurs, de dépôts de déchets toxiques importés de l’étranger). https://www.basel.int/theconvention/overview/tabid/1271/default.aspx
  • Daily Star (The), Dacca, « Shipbreaking Yards: "Green" on Paper, Deadly on Ground », 16 août 2026, en accès libre (les 84 accidents recensés par le Bangladesh Institute of Labour Studies entre le 26 juin 2025 et le 14 août 2026 : 15 morts et 81 blessés, dont un tiers dans un seul chantier ; vingt-trois chantiers « verts » sur trente et un en activité). https://www.thedailystar.net/news/bangladesh/news/shipbreaking-yards-green-paper-deadly-ground-4248676
  • Fawcett, James A., « 14. Container Cranes: Linking Ship to Shore », USC Sea Grant, University of Southern California, 30 juillet 2021, en accès libre (en 1956, le conteneur n’était pas encore un système mais une innovation dans un métier de la navigation bien établi). https://dornsife.usc.edu/uscseagrant/2021/07/30/14-container-cranes-linking-ship-to-shore/
  • Fitzgerald, Donald, A History of Containerization in the California Maritime Industry: The Case of San Francisco, California Sea Grant College Program, University of California, 1986, en accès libre (le chargement pièce par pièce, à la main ; l’emploi des dockers menacé ; plus d’un quart de siècle après le premier porte-conteneurs de la Matson, le port de San Francisco cherche encore une politique viable). https://escholarship.org/uc/item/02k7415n
  • Human Rights Watch, Trading Lives for Profit: How the Shipping Industry Circumvents Regulations to Scrap Toxic Ships on Bangladesh’s Beaches, 28 septembre 2023, en accès libre (la méthode de l’échouage : navires lancés à pleine vapeur sur la plage à marée haute puis découpés sur le sable ; l’experte indépendante de l’ONU : aucune statistique sur les morts et invalidités n’est collectée au Bangladesh). https://www.hrw.org/report/2023/09/28/trading-lives-profit/how-shipping-industry-circumvents-regulations-scrap-toxic
  • Kasin, Peter, « The Human Stories of Dock Labor - Part 1 », San Francisco Maritime National Historical Park, National Park Service, 8 mai 2020, en accès libre (le « shape-up » sur les quais de New York avant le conteneur : chaque matin, jusqu’à une centaine d’hommes pour 30 à 50 places, choisis par le chef d’embauche ; un système « dégradant » ; d’après Charles P. Larrowe, Shape-up and Hiring Hall, 1955). https://www.nps.gov/safr/blogs/the-human-stories-of-dock-labor-part-1.htm
  • Levinson, Marc, The Box: How the Shipping Container Made the World Smaller and the World Economy Bigger, Princeton University Press, 2006 ; 2e éd. 2016 (le premier voyage, les 194 582 colis d’un navire des années 1950, 5,83 dollars contre 15,8 cents la tonne, les dockers, les ports). Traduction française : The Box. Comment le conteneur a changé le monde, Max Milo, 2011.
  • Maritime Executive (The), « NGO Shipbreaking Platform Reports on 2025 and Calls for More Regulation », 6 février 2026, en accès libre (49 navires en Turquie, 44 ailleurs dans le monde et seulement 14 dans l’Union européenne en 2025). https://maritime-executive.com/article/ngo-shipbreaking-platform-reports-on-2025-and-calls-for-more-regulation
  • Mayo, Anthony et Nohria, Nitin, « The Truck Driver Who Reinvented Shipping », HBS Working Knowledge, Harvard Business School, 3 octobre 2005 (extrait de In Their Time: The Greatest Business Leaders of the Twentieth Century, Harvard Business School Press, 2005), en accès libre (l’idée de McLean n’était pas neuve : des navires embarquaient déjà de grandes caisses ; dès 1929, Seatrain transportait des wagons de marchandises entre New York et Cuba). https://www.library.hbs.edu/working-knowledge/the-truck-driver-who-reinvented-shipping
  • NGO Shipbreaking Platform, « Press Release – Platform publishes list of ships dismantled worldwide in 2025 », 2 février 2026, et 2025 Annual List of Ships Scrapped Worldwide, en accès libre (321 navires démantelés en 2025, dont 214 en Asie du Sud ; 85 % du tonnage sur trois plages du Bangladesh, de l’Inde et du Pakistan ; données recoupées « lorsque c’est possible » — organisation militante). https://shipbreakingplatform.org/platform-publishes-list-2025/
  • NGO Shipbreaking Platform, communiqué du 17 août 2026, « Nine Shipbreaking Workers Killed in Bangladesh », en accès libre (les neuf morts du 14 août 2026 à Chattogram, dont un mineur de dix-sept ans ; le chantier certifié conforme ; l’action en justice engagée un mois plus tôt pour manquements répétés à la sécurité — organisation militante). https://shipbreakingplatform.org/nine-shipbreaking-workers-killed-in-bangladesh/
  • Notteboom, Theo, « Breakbulk », chapitre 5.1, dans Notteboom, Theo, Pallis, Athanasios et Rodrigue, Jean-Paul, Port Economics, Management and Policy, 2ᵉ éd., New York, Routledge, 2026, site compagnon en accès libre. https://porteconomicsmanagement.org/pemp/contents/part5/break-bulk/
  • Notteboom, Theo, Pallis, Athanasios et Rodrigue, Jean-Paul, Port Economics, Management and Policy, 2e éd., Routledge, 2026, chapitre 5.1 « Breakbulk », en accès libre (avant le conteneur, la cargaison chargée pièce par pièce : caisses, sacs, barils, ballots). https://porteconomicsmanagement.org/pemp/contents/part5/break-bulk/
  • Organisation internationale du travail, Safety and Health in Shipbreaking: Guidelines for Asian Countries and Turkey, Genève, 2004 (le démantèlement parmi les métiers les plus dangereux).
  • Organisation maritime internationale, Convention internationale de Hong Kong pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires, adoptée le 15 mai 2009, entrée en vigueur le 26 juin 2025. https://www.imo.org/
  • Organisation maritime internationale, « Recycling of ships and the Hong Kong Convention », page « Hot Topics » du site de l’OMI, en accès libre (les conditions d’entrée en vigueur ; les responsabilités partagées entre armateurs, chantiers et États du pavillon, du port et de recyclage). https://www.imo.org/en/MediaCentre/HotTopics/Pages/Recycling-of-ships-and-Hong-Kong-Convention.aspx
  • Organisation maritime internationale, « Recycling of ships and the Hong Kong Convention », page d’information, en accès libre (adoption en 2009 à Hong Kong ; entrée en vigueur le 26 juin 2025). https://www.imo.org/en/MediaCentre/HotTopics/Pages/Recycling-of-ships-and-Hong-Kong-Convention.aspx
  • Rodrigue, Jean-Paul, The Geography of Transport Systems, 6e éd., Routledge, 2024, section « First Containership, Ideal-X, 1956 ». https://transportgeography.org/

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