Sociétés et cultures 2.8

S’habiller : la matière, le rang, le travail

Le saviez-vous ?

Le plus vieux fil connu a plus de trente mille ans. Le costume écossais, qu’on croit immémorial, en a environ trois cents.

Une longue robe de soie jaune, manches étendues, brodée de dragons, de nuages et, en bas, de bandes de vagues colorées.
Robe de cour d’un empereur de Chine (dynastie Qing, fin du XVIIIe siècle) : soie jaune brodée de dragons ; le jaune était réservé à l’empereur et à ses épouses. Anonyme (Chine, dynastie Qing), CC0, source

Le plus vieux fil connu a plus de trente mille ans. Le costume écossais, qu’on croit immémorial, en a environ trois cents.

Deux surprises pour commencer, et elles vont en sens contraire.

Ce qui est vraiment ancien

Dans la grotte de Dzudzuana, au pied du Caucase, en Géorgie, des chercheurs ont trouvé des fibres de lin sauvage — ramassé, non cultivé. La datation au carbone place les couches concernées entre trente-deux mille et vingt-six mille ans avant le présent.1

Trois caractéristiques les rendent extraordinaires. Les fibres sont filées, teintes et nouées — et cela, selon les auteurs, se rencontre couramment dans ces couches.2

  • Filées : des fibres tordues les unes sur les autres forment un fil solide, alors que les fibres seules glissent.
  • Nouées : elles servaient donc — pour emmancher des outils de pierre, tresser des paniers, peut-être coudre des vêtements.
  • Teintes : et pas d’une seule couleur. On a relevé du noir, du turquoise, du rose, du gris — des teintes que les plantes de la région pouvaient fournir.3

Ce dernier point est décisif. Il signifie que la couleur n’est pas venue après, comme un luxe qu’on s’offre une fois le nécessaire assuré. Dès qu’on sait faire du fil, on le colore — et on lui donne plusieurs couleurs.

Ces fibres sont invisibles à l’œil nu. Elles n’apparaissent qu’au microscope, dans des échantillons d’argile prélevés dans le sol de la grotte : quatre-vingt-six prélèvements de cinquante grammes chacun.4

Les circonstances de la découverte sont instructives. Ces échantillons avaient été collectés pour y chercher des pollens — c’est-à-dire pour savoir quelles plantes poussaient là aux différentes époques, et donc quel climat il faisait. Les fibres sont apparues dedans.5

Personne ne cherchait des vêtements. C’est souvent ainsi que se font les découvertes.

Une réserve, pour être complet : l’année suivante, d’autres chercheurs ont publié une objection dans la même revue. Ils soutiennent que la méthode employée — comparer au microscope avec du lin moderne — ne suffit pas à établir qu’il s’agit bien de lin. L’équipe a maintenu ses conclusions. L’âge et la torsion, eux, ne sont pas discutés : ce qui l’est, c’est le nom de la plante.6

Ce qui paraît ancien et ne l’est pas

Vient ensuite le kilt.

Le vêtement des Highlands d’Écosse, jusqu’au XVIIIᵉ siècle (les années 1700 à 1799), était une grande pièce d’étoffe drapée autour du corps et tenue par une ceinture. Une tenue commode pour marcher dans la lande.

Selon une thèse célèbre, exposée par l’historien Hugh Trevor-Roper, un industriel anglais serait venu au XVIIIᵉ siècle exploiter un haut fourneau dans les Highlands. Il emploie des ouvriers du pays et constate que ce grand drapé est encombrant pour travailler devant un feu.7

Il fait donc appeler un tailleur et lui demande de séparer la partie basse pour en faire un vêtement à part. Ce serait là le kilt court, celui qu’on connaît.

Le même historien résume la chose sans ménagement : ce vêtement aurait eu pour but de faciliter la transformation du mode de vie des Highlanders — de les faire passer de la lande à l’usine.8

Une réserve, comme pour les fibres du Caucase : cette attribution est discutée. Des historiens de l’Écosse font valoir que des formes de kilt court existaient déjà, et que Trevor-Roper s’appuyait sur un témoignage tardif.9

Quant aux tartans, ces motifs à carreaux censés désigner chaque famille, ils sont plus récents encore. Au XIXᵉ siècle paraît un livre qui prétend reproduire un vieux manuscrit donnant les motifs « authentiques » de chaque clan. Ses auteurs se disaient descendants des rois d’Écosse.10

Le livre a été démasqué peu après sa parution : c’est un faux, et ses auteurs des imposteurs. Beaucoup de ses motifs sont pourtant devenus les tartans officiels des clans.

Une précision, par souci de justesse : des historiens trouvent ce récit un peu trop tranché. Le grand drapé était bien un vêtement des Highlands, et l’on tisse des étoffes à carreaux depuis longtemps et un peu partout. Ce qui est daté, c’est la forme courte, les motifs de clan, et le faux.

Ce que la matière impose

Beaucoup de vêtements ont la forme que leur fabrication leur donne.

Sur un métier à ceinture — une extrémité attachée à un poteau, l’autre à la taille de la personne qui tisse —, la largeur du tissu est limitée par celle de sa taille : en général un demi-mètre au plus.11

On obtient donc des bandes étroites, que l’on coud bord à bord pour confectionner les vêtements.

Ce n’est pas un choix de style. C’est une contrainte devenue une forme.

Ce qu’on a le droit de porter

Beaucoup de pouvoirs ont légiféré sur les vêtements : quelle étoffe, quelle couleur, quel bijou, selon le rang ou le métier. On trouve de telles lois en Europe, en Chine, au Japon. Habiller les gens différemment est une manière simple de rendre une hiérarchie visible.

Un cas précis l’illustre. À la fin du XVIIIᵉ siècle, en Louisiane alors espagnole, le gouverneur publie un édit. Une de ses dispositions oblige les femmes libres d’ascendance africaine à se couvrir les cheveux d’un foulard noué — le même que portaient les femmes réduites en esclavage — et leur interdit certaines parures.12

Le motif est connu. À La Nouvelle-Orléans, beaucoup de ces femmes étaient commerçantes ou propriétaires, et le gouvernement espagnol voulait mieux définir le statut des libres de couleur, pour les empêcher de devenir trop puissants. L’édit range ces femmes du côté des femmes esclaves, et non des femmes blanches.13

La suite de l’histoire est plus incertaine, et il importe de le dire.

Le récit qui circule est séduisant : ces femmes auraient obéi à la lettre, mais avec des foulards de soie, brodés, ornés de plumes et de bijoux, transformant une humiliation en signe d’élégance.

Des historiennes le soutiennent. Des portraits le suggèrent. Mais ces portraits sont postérieurs (l’un d’eux date de 1837, un demi-siècle après l’édit), et à la même époque, des femmes de la haute société européenne portaient aussi des turbans, par mode.14

Il faut donc distinguer rigoureusement : la loi et son intention sont établies. Ce qu’elle a produit est raconté, avec des indices et sans preuve directe.

Encore ne faut-il pas confondre deux choses : douter d’une preuve n’est pas nier un fait. La contrainte a bien existé, et rien n’indique que ces femmes l’aient subie passivement.

Qui fabrique ce que nous portons

L’étiquette d’un simple tee-shirt suffit à poser la question.

Au XIXᵉ siècle, quand le fil filé à la machine arrive en Inde à bas prix, les tisserands indiens auraient, dit-on, été ruinés et auraient disparu. Beaucoup ont fait autre chose : ils ont acheté ce fil industriel, et ils ont continué à tisser avec.15

Ce n’est pas un détail. Raconter une domination sans raconter ce que font ceux qui la subissent revient à les décrire une seconde fois comme s’ils ne faisaient rien.

Aujourd’hui, la plupart des vêtements vendus en Europe sont cousus très loin de là.

Le 24 avril 2013, près de la capitale du Bangladesh, un immeuble abritant plusieurs ateliers de couture s’est effondré. Plus de mille cent personnes sont mortes.16

Des fissures étaient apparues dans les murs la veille. La banque et les boutiques installées aux étages inférieurs ont fermé le matin même. Les ouvrières et les ouvriers des ateliers du dessus ont reçu l’ordre de monter travailler.

La suite compte aussi. Des marques internationales ont signé avec les syndicats un accord qui les engage : des inspecteurs indépendants visitent les bâtiments, et les résultats sont publiés. Dix ans après, l’Organisation internationale du travail juge le secteur plus sûr, tout en soulignant que des problèmes demeurent.17

Note 1

A unique finding of wild flax fibers from a series of Upper Paleolithic layers at Dzudzuana Cave, located in the foothills of the Caucasus, Georgia

Une découverte unique de fibres de lin sauvage dans une série de couches du Paléolithique supérieur de la grotte de Dzudzuana, située dans les contreforts du Caucase, en Géorgie

Kvavadze, Eliso et al., « 30,000-Year-Old Wild Flax Fibers », Science, vol. 325, 11 septembre 2009, p. 1359

Radiocarbon dates demonstrate that the cave was inhabited intermittently during several periods dated to 32 to 26 thousand years before the present

Les datations au radiocarbone montrent que la grotte fut habitée par intermittence pendant plusieurs périodes, datées de 32 000 à 26 000 ans avant le présent

Kvavadze, Eliso et al., « 30,000-Year-Old Wild Flax Fibers », Science, vol. 325, 11 septembre 2009, p. 1359

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Note 2

Spun, dyed, and knotted flax fibers are common.

Les fibres de lin filées, teintes et nouées sont courantes.

Kvavadze, Eliso et al., « 30,000-Year-Old Wild Flax Fibers », Science, vol. 325, 11 septembre 2009, p. 1359

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Note 3

prehistoric hunter-gatherers were making cords for hafting stone tools, weaving baskets, or sewing garments

les chasseurs-cueilleurs préhistoriques fabriquaient des cordes pour emmancher des outils de pierre, tresser des paniers ou coudre des vêtements

Kvavadze, Eliso et al., « 30,000-Year-Old Wild Flax Fibers », Science, vol. 325, 11 septembre 2009, p. 1359

A wide range of natural pigments was available to the Upper Paleolithic occupants of the cave including roots and other plant parts from the flora of the Caucasus […] We found 38 colored fibers - black, grey, turquoise, and a pink one.

Un large éventail de pigments naturels était à la disposition des occupants de la grotte au Paléolithique supérieur, dont des racines et d’autres parties de plantes de la flore du Caucase […] Nous avons trouvé 38 fibres colorées — noires, grises, turquoise, et une rose.

Kvavadze, Eliso et al., « 30,000-Year-Old Wild Flax Fibers », Science, vol. 325, 11 septembre 2009, p. 1359

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Note 4

We found the flax fibers during palynological analyses of 86 clay samples of 50 grams each

Nous avons trouvé les fibres de lin au cours d’analyses palynologiques de 86 échantillons d’argile de 50 grammes chacun

Kvavadze, Eliso et al., « 30,000-Year-Old Wild Flax Fibers », Science, vol. 325, 11 septembre 2009, p. 1359

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Note 5

We found the flax fibers during palynological analyses of 86 clay samples of 50 grams each

Nous avons trouvé les fibres de lin au cours d’analyses palynologiques de 86 échantillons d’argile de 50 grammes chacun

Kvavadze, Eliso et al., « 30,000-Year-Old Wild Flax Fibers », Science, vol. 325, 11 septembre 2009, p. 1359

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Note 6

identified fiber samples as 30,000-year-old flax based on a comparison with modern flax fibers analyzed by compound microscope […] We argue that this evidence is not sufficient to identify the fibers as flax.

ont identifié les échantillons de fibres comme du lin vieux de 30 000 ans en les comparant à des fibres de lin modernes analysées au microscope optique […] Nous soutenons que ces indices ne suffisent pas à identifier les fibres comme du lin.

Bergfjord, Christian et al., « Comment on "30,000-Year-Old Wild Flax Fibers" », Science, vol. 328, 2010, p. 1634

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Note 7

The story was that, previous to 1728, the kilt as a separate garment did not exist, and that the only form of it was the belted plaid, being kilt and plaid in one. An Englishman named Rawlinson, manager of the iron works at Glengarry, Inverness-shire, […] it was said, finding his Highland labourers so much encumbered by a garment measuring eight yards of double cloth, had taught them to divide it down the middle and sew it in single width into its present shape.

On racontait qu’avant 1728 le kilt n’existait pas comme vêtement séparé, et que sa seule forme était le plaid ceinturé, kilt et plaid d’un seul tenant. Un Anglais nommé Rawlinson, directeur des forges de Glengarry, dans l’Inverness-shire, […] aurait, disait-on, trouvé ses ouvriers des Highlands si encombrés par un vêtement de huit yards d’étoffe double qu’il leur aurait appris à le partager par le milieu et à le coudre en largeur simple, dans sa forme actuelle.

Mackay, J. G., The Romantic Story of the Highland Garb and the Tartan, Stirling, E. Mackay, 1924

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Note 8

Its invention is credited to Thomas Rawlinson, an English ironmaster who employed Highlanders to work his furnaces in Glengarry near Inverness. Finding the belted plaid cumbersome, he conceived of the “little kilt” on the grounds of efficiency and practicality, a means of bringing the Highlanders “out of the heather and into the factory.” […]

Son invention est attribuée à Thomas Rawlinson, un maître de forges anglais qui employait des Highlanders pour faire marcher ses fourneaux à Glengarry, près d’Inverness. Trouvant le plaid ceinturé encombrant, il conçut le « petit kilt » pour des raisons d’efficacité et de commodité, comme un moyen de faire passer les Highlanders « de la bruyère à l’usine ». […]

Bolton, Andrew, « The Kilt », Heilbrunn Timeline of Art History, The Metropolitan Museum of Art, New York, octobre 2004

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Note 9

The story was that, previous to 1728, the kilt as a separate garment did not exist, and that the only form of it was the belted plaid, being kilt and plaid in one. […] The story has never obtained credence from anyone who has taken the trouble to investigate the facts. […] We think, however, our readers will be satisfied, by the time they have considered the different proofs brought forward, that there is very little of the Rawlinson story that will bear examination.

Selon cette histoire, avant 1728, le kilt n’existait pas comme vêtement distinct, et sa seule forme était le plaid ceinturé, kilt et plaid d’un seul tenant. […] Cette histoire n’a jamais été crue de quiconque a pris la peine d’examiner les faits. […] Nous pensons toutefois que nos lecteurs seront convaincus, lorsqu’ils auront considéré les différentes preuves avancées, que bien peu de l’histoire de Rawlinson résiste à l’examen.

Mackay, J. G., The Romantic Story of the Highland Garb and the Tartan, Stirling, E. Mackay, 1924

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Note 10

Later proven to have been an elaborate hoax by the brothers John Carter Allen and Charles Manning Allen, who claimed to be descended from Prince Charles Edward Stuart 'Bonnie Prince Charlie', the work was the result of over 20 years work in the Scottish Highlands collecting samples of tartan and befriending Scottish gentry enamoured with romantic notions of the country's past. […] The brothers revealed they were in possession of a 1721 transcript of an earlier illuminated manuscript concerning clan tartans. […] Demand for a published volume of the tartans increased over the following decade, and in 1842, coinciding with Queen Victoria's first tour of Scotland, they published the Vestiarium Scotorum.

Dont on a prouvé plus tard qu’elle était une supercherie élaborée des frères John Carter Allen et Charles Manning Allen, qui se disaient descendants du prince Charles Édouard Stuart, « Bonnie Prince Charlie », l’œuvre était le fruit de plus de vingt ans passés dans les Highlands d’Écosse à recueillir des échantillons de tartan et à se lier avec une gentry écossaise éprise d’une vision romantique du passé du pays. […] Les frères révélèrent qu’ils possédaient une copie, datée de 1721, d’un manuscrit enluminé plus ancien consacré aux tartans des clans. […] La demande d’un volume publié des tartans augmenta au cours de la décennie suivante et, en 1842, au moment du premier voyage de la reine Victoria en Écosse, ils publièrent le Vestiarium Scotorum.

Royal Collection Trust, « Vestiarium Scoticum : from the manuscript formerly in the library of the Scots College at Douay » (1842), notice de l’objet RCIN 1075694

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Note 11

Since the width of the backstrap loom is limited by the width of the weaver’s waist, any fabric woven on the backstrap loom is usually no more than half a metre wide.

Comme la largeur du métier à ceinture est limitée par la largeur de la taille de la personne qui tisse, tout tissu tissé sur ce métier mesure en général un demi-mètre de large au plus.

MAP Academy, « Backstrap Loom », encyclopédie en ligne, s. d.

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Note 12

In response to this belief, in 1786 the governor of Louisiana proclaimed that all free Black women must wear tignon.

En réponse à cette croyance, en 1786, le gouverneur de Louisiane proclama que toutes les femmes noires libres devaient porter le tignon.

New-York Historical Society, Women & the American Story, « Fashionable Rebellion »

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Note 13

Free people of color in Spanish New Orleans were often skilled property owners. […] Women worked as seamstresses, laundresses, midwives, tavern keepers, boardinghouse keepers, and retailers, among other jobs. They commonly invested the income from these occupations in property, owning land, homes, and sometimes enslaved people.

Dans la Nouvelle-Orléans espagnole, les libres de couleur étaient souvent des artisans qualifiés et des propriétaires. […] Les femmes travaillaient comme couturières, blanchisseuses, sages-femmes, tenancières de taverne, logeuses et commerçantes, entre autres métiers. Elles plaçaient couramment le revenu de ces activités dans des biens, possédant des terres, des maisons et parfois des esclaves.

Neidenbach, Elizabeth Clark, « Free People of Color », 64 Parishes, Louisiana Endowment for the Humanities, 28 avril 2011, mis à jour le 9 septembre 2024

The Spanish government wanted to better define the status of free Black people in Louisiana to prevent them from becoming too powerful. […] By requiring free Black women to wear the same hair covering, the governor was associating free Black women with enslaved women rather than white women.

Le gouvernement espagnol voulait mieux définir le statut des Noirs libres de Louisiane pour les empêcher de devenir trop puissants. […] En obligeant les femmes noires libres à porter la même coiffe, le gouverneur les associait aux femmes réduites en esclavage plutôt qu’aux femmes blanches.

New-York Historical Society, Women & the American Story, « Fashionable Rebellion »

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Note 14

The tignon was widely adopted in accordance with the law, but women used colorful, expensive fabrics and tied them with ornate knots. […] François (Franz) Fleischbein, Portrait of Betsy, 1837.

Le tignon fut largement adopté conformément à la loi, mais les femmes utilisaient des tissus colorés et coûteux et les nouaient avec des nœuds ornementés. […] François (Franz) Fleischbein, Portrait de Betsy, 1837.

New-York Historical Society, Women & the American Story, « Fashionable Rebellion »

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Note 15

The yarn produced in Indian spinning mills was used by handloom weavers in India or exported to China. […] While cheap machine-made thread wiped out the spinning industry in the nineteenth century, the weavers survived, despite problems.

Le fil produit dans les filatures indiennes était utilisé par les tisserands à la main en Inde ou exporté vers la Chine. […] Si le fil bon marché fait à la machine a anéanti la filature au XIXᵉ siècle, les tisserands, eux, ont survécu, malgré des difficultés.

National Council of Educational Research and Training (NCERT), India and the Contemporary World – II, manuel d’histoire de classe X, New Delhi, chapitre IV « The Age of Industrialisation »

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Note 16

Over 1,100 people – mostly garment workers – lost their lives when the Rana Plaza factory collapsed in the outskirts of Dhaka, Bangladesh, on 24 April 2013.

Plus de 1 100 personnes – pour la plupart des ouvriers de la confection – ont perdu la vie lorsque l’usine du Rana Plaza s’est effondrée dans la périphérie de Dhaka, au Bangladesh, le 24 avril 2013.

Organisation internationale du travail, « The Rana Plaza Disaster Ten Years On: What Has Changed? », InfoStories, Genève, 2023

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Note 17

Today, the industry is safer and the capacity of the Bangladeshi Government to oversee compliance is much stronger. […] However, much remains to be done.

Aujourd’hui, le secteur est plus sûr et la capacité du gouvernement bangladais à faire respecter les règles est bien plus forte. […] Cependant, il reste beaucoup à faire.

Organisation internationale du travail, « The Rana Plaza Disaster Ten Years On: What Has Changed? », InfoStories, Genève, 2023

The International Accord for Health and Safety in the Garment and Textile Industry (International Accord) is a legally binding agreement between garment brands and trade unions to ensure worker health and safety in the textile and garment industry. […] All covered suppliers are inspected by specialised and independent engineering staff to identify fire, electrical, structural and boiler safety hazards. […] Based on the identified safety issues, the remediation progress for each factory is regularly monitored and published online.

L’Accord international pour la santé et la sécurité dans l’industrie de l’habillement et du textile (Accord international) est un accord juridiquement contraignant entre des marques de vêtements et des syndicats, destiné à garantir la santé et la sécurité des travailleurs dans l’industrie du textile et de l’habillement. […] Tous les fournisseurs couverts sont inspectés par des ingénieurs spécialisés et indépendants afin de repérer les risques liés aux incendies, à l’électricité, aux structures et aux chaudières. […] À partir des problèmes de sécurité relevés, l’avancement des travaux de mise en conformité de chaque usine est régulièrement suivi et publié en ligne.

Accord on Fire and Building Safety in Bangladesh, 2013, et International Accord for Health and Safety in the Textile and Garment Industry, 2021

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Notes et sources

  1. ↑

    Passage Dans la grotte de Dzudzuana, au pied du Caucase, en Géorgie, des chercheurs ont trouvé des fibres de lin sauvage

    A unique finding of wild flax fibers from a series of Upper Paleolithic layers at Dzudzuana Cave, located in the foothills of the Caucasus, Georgia

    Traduction de la rédaction Une découverte unique de fibres de lin sauvage dans une série de couches du Paléolithique supérieur de la grotte de Dzudzuana, située dans les contreforts du Caucase, en Géorgie

    Source Kvavadze, Eliso et al., « 30,000-Year-Old Wild Flax Fibers », Science, vol. 325, 11 septembre 2009, p. 1359, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage La datation au carbone place les couches concernées entre trente-deux mille et vingt-six mille ans avant le présent.

    Radiocarbon dates demonstrate that the cave was inhabited intermittently during several periods dated to 32 to 26 thousand years before the present

    Traduction de la rédaction Les datations au radiocarbone montrent que la grotte fut habitée par intermittence pendant plusieurs périodes, datées de 32 000 à 26 000 ans avant le présent

    Source Kvavadze, Eliso et al., « 30,000-Year-Old Wild Flax Fibers », Science, vol. 325, 11 septembre 2009, p. 1359, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  2. ↑

    Passage Les fibres sont filées, teintes et nouées — et cela […] se rencontre couramment dans ces couches.

    Spun, dyed, and knotted flax fibers are common.

    Traduction de la rédaction Les fibres de lin filées, teintes et nouées sont courantes.

    Source Kvavadze, Eliso et al., « 30,000-Year-Old Wild Flax Fibers », Science, vol. 325, 11 septembre 2009, p. 1359, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  3. ↑

    Passage pour emmancher des outils de pierre, tresser des paniers, peut-être coudre des vêtements

    prehistoric hunter-gatherers were making cords for hafting stone tools, weaving baskets, or sewing garments

    Traduction de la rédaction les chasseurs-cueilleurs préhistoriques fabriquaient des cordes pour emmancher des outils de pierre, tresser des paniers ou coudre des vêtements

    Source Kvavadze, Eliso et al., « 30,000-Year-Old Wild Flax Fibers », Science, vol. 325, 11 septembre 2009, p. 1359, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage On a relevé du noir, du turquoise, du rose, du gris — des teintes que les plantes de la région pouvaient fournir.

    A wide range of natural pigments was available to the Upper Paleolithic occupants of the cave including roots and other plant parts from the flora of the Caucasus […] We found 38 colored fibers - black, grey, turquoise, and a pink one.

    Traduction de la rédaction Un large éventail de pigments naturels était à la disposition des occupants de la grotte au Paléolithique supérieur, dont des racines et d’autres parties de plantes de la flore du Caucase […] Nous avons trouvé 38 fibres colorées — noires, grises, turquoise, et une rose.

    Source Kvavadze, Eliso et al., « 30,000-Year-Old Wild Flax Fibers », Science, vol. 325, 11 septembre 2009, p. 1359, corps de l’article (version déposée par les auteurs, Harvard DASH, https://dash.harvard.edu/handle/1/4270521).

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  4. ↑

    Passage quatre-vingt-six prélèvements de cinquante grammes chacun

    We found the flax fibers during palynological analyses of 86 clay samples of 50 grams each

    Traduction de la rédaction Nous avons trouvé les fibres de lin au cours d’analyses palynologiques de 86 échantillons d’argile de 50 grammes chacun

    Source Kvavadze, Eliso et al., « 30,000-Year-Old Wild Flax Fibers », Science, vol. 325, 11 septembre 2009, p. 1359, corps de l’article (version déposée par les auteurs, Harvard DASH, https://dash.harvard.edu/handle/1/4270521).

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  5. ↑

    Passage Ces échantillons avaient été collectés pour y chercher des pollens […] Les fibres sont apparues dedans.

    We found the flax fibers during palynological analyses of 86 clay samples of 50 grams each

    Traduction de la rédaction Nous avons trouvé les fibres de lin au cours d’analyses palynologiques de 86 échantillons d’argile de 50 grammes chacun

    Source Kvavadze, Eliso et al., « 30,000-Year-Old Wild Flax Fibers », Science, vol. 325, 11 septembre 2009, p. 1359, corps de l’article (version déposée par les auteurs, Harvard DASH, https://dash.harvard.edu/handle/1/4270521).

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  6. ↑

    Passage Ils soutiennent que la méthode employée — comparer au microscope avec du lin moderne — ne suffit pas à établir qu’il s’agit bien de lin.

    identified fiber samples as 30,000-year-old flax based on a comparison with modern flax fibers analyzed by compound microscope […] We argue that this evidence is not sufficient to identify the fibers as flax.

    Traduction de la rédaction ont identifié les échantillons de fibres comme du lin vieux de 30 000 ans en les comparant à des fibres de lin modernes analysées au microscope optique […] Nous soutenons que ces indices ne suffisent pas à identifier les fibres comme du lin.

    Source Bergfjord, Christian et al., « Comment on "30,000-Year-Old Wild Flax Fibers" », Science, vol. 328, 2010, p. 1634, résumé de l’objection.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  7. ↑

    Passage un industriel anglais serait venu au XVIIIᵉ siècle exploiter un haut fourneau dans les Highlands […] Ce serait là le kilt court

    The story was that, previous to 1728, the kilt as a separate garment did not exist, and that the only form of it was the belted plaid, being kilt and plaid in one. An Englishman named Rawlinson, manager of the iron works at Glengarry, Inverness-shire, […] it was said, finding his Highland labourers so much encumbered by a garment measuring eight yards of double cloth, had taught them to divide it down the middle and sew it in single width into its present shape.

    Traduction de la rédaction On racontait qu’avant 1728 le kilt n’existait pas comme vêtement séparé, et que sa seule forme était le plaid ceinturé, kilt et plaid d’un seul tenant. Un Anglais nommé Rawlinson, directeur des forges de Glengarry, dans l’Inverness-shire, […] aurait, disait-on, trouvé ses ouvriers des Highlands si encombrés par un vêtement de huit yards d’étoffe double qu’il leur aurait appris à le partager par le milieu et à le coudre en largeur simple, dans sa forme actuelle.

    Source Mackay, J. G., The Romantic Story of the Highland Garb and the Tartan, Stirling, E. Mackay, 1924, introduction, p. 27.

    Domaine public ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  8. ↑

    Passage ce vêtement aurait eu pour but de faciliter la transformation du mode de vie des Highlanders — de les faire passer de la lande à l’usine

    Its invention is credited to Thomas Rawlinson, an English ironmaster who employed Highlanders to work his furnaces in Glengarry near Inverness. Finding the belted plaid cumbersome, he conceived of the “little kilt” on the grounds of efficiency and practicality, a means of bringing the Highlanders “out of the heather and into the factory.” […]

    Traduction de la rédaction Son invention est attribuée à Thomas Rawlinson, un maître de forges anglais qui employait des Highlanders pour faire marcher ses fourneaux à Glengarry, près d’Inverness. Trouvant le plaid ceinturé encombrant, il conçut le « petit kilt » pour des raisons d’efficacité et de commodité, comme un moyen de faire passer les Highlanders « de la bruyère à l’usine ». […]

    Source Bolton, Andrew, « The Kilt », Heilbrunn Timeline of Art History, The Metropolitan Museum of Art, New York, octobre 2004, section « Form and Evolution », 4ᵉ paragraphe de l’essai (citation renvoyant, note 1, à Trevor-Roper).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  9. ↑

    Passage cette attribution est discutée. Des historiens de l’Écosse font valoir que des formes de kilt court existaient déjà

    The story was that, previous to 1728, the kilt as a separate garment did not exist, and that the only form of it was the belted plaid, being kilt and plaid in one. […] The story has never obtained credence from anyone who has taken the trouble to investigate the facts. […] We think, however, our readers will be satisfied, by the time they have considered the different proofs brought forward, that there is very little of the Rawlinson story that will bear examination.

    Traduction de la rédaction Selon cette histoire, avant 1728, le kilt n’existait pas comme vêtement distinct, et sa seule forme était le plaid ceinturé, kilt et plaid d’un seul tenant. […] Cette histoire n’a jamais été crue de quiconque a pris la peine d’examiner les faits. […] Nous pensons toutefois que nos lecteurs seront convaincus, lorsqu’ils auront considéré les différentes preuves avancées, que bien peu de l’histoire de Rawlinson résiste à l’examen.

    Source Mackay, J. G., The Romantic Story of the Highland Garb and the Tartan, Stirling, E. Mackay, 1924, introduction, p. 27-28.

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  10. ↑

    Passage Au XIXᵉ siècle paraît un livre qui prétend reproduire un vieux manuscrit donnant les motifs « authentiques » de chaque clan […] c’est un faux

    Later proven to have been an elaborate hoax by the brothers John Carter Allen and Charles Manning Allen, who claimed to be descended from Prince Charles Edward Stuart 'Bonnie Prince Charlie', the work was the result of over 20 years work in the Scottish Highlands collecting samples of tartan and befriending Scottish gentry enamoured with romantic notions of the country's past. […] The brothers revealed they were in possession of a 1721 transcript of an earlier illuminated manuscript concerning clan tartans. […] Demand for a published volume of the tartans increased over the following decade, and in 1842, coinciding with Queen Victoria's first tour of Scotland, they published the Vestiarium Scotorum.

    Traduction de la rédaction Dont on a prouvé plus tard qu’elle était une supercherie élaborée des frères John Carter Allen et Charles Manning Allen, qui se disaient descendants du prince Charles Édouard Stuart, « Bonnie Prince Charlie », l’œuvre était le fruit de plus de vingt ans passés dans les Highlands d’Écosse à recueillir des échantillons de tartan et à se lier avec une gentry écossaise éprise d’une vision romantique du passé du pays. […] Les frères révélèrent qu’ils possédaient une copie, datée de 1721, d’un manuscrit enluminé plus ancien consacré aux tartans des clans. […] La demande d’un volume publié des tartans augmenta au cours de la décennie suivante et, en 1842, au moment du premier voyage de la reine Victoria en Écosse, ils publièrent le Vestiarium Scotorum.

    Source Royal Collection Trust, « Vestiarium Scoticum : from the manuscript formerly in the library of the Scots College at Douay » (1842), notice de l’objet RCIN 1075694, notice descriptive de l’objet (RCIN 1075694), 2ᵉ paragraphe puis 4ᵉ paragraphe.

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  11. ↑

    Passage Sur un métier à ceinture […] la largeur du tissu est limitée par celle de sa taille : en général un demi-mètre au plus.

    Since the width of the backstrap loom is limited by the width of the weaver’s waist, any fabric woven on the backstrap loom is usually no more than half a metre wide.

    Traduction de la rédaction Comme la largeur du métier à ceinture est limitée par la largeur de la taille de la personne qui tisse, tout tissu tissé sur ce métier mesure en général un demi-mètre de large au plus.

    Source MAP Academy, « Backstrap Loom », encyclopédie en ligne, s. d., article en ligne, 2ᵉ paragraphe.

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  12. ↑

    Passage le gouverneur publie un édit […] oblige les femmes libres d’ascendance africaine à se couvrir les cheveux d’un foulard noué

    In response to this belief, in 1786 the governor of Louisiana proclaimed that all free Black women must wear tignon.

    Traduction de la rédaction En réponse à cette croyance, en 1786, le gouverneur de Louisiane proclama que toutes les femmes noires libres devaient porter le tignon.

    Source New-York Historical Society, Women & the American Story, « Fashionable Rebellion », section « Background », deuxième paragraphe.

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  13. ↑

    Passage beaucoup de ces femmes étaient commerçantes ou propriétaires

    Free people of color in Spanish New Orleans were often skilled property owners. […] Women worked as seamstresses, laundresses, midwives, tavern keepers, boardinghouse keepers, and retailers, among other jobs. They commonly invested the income from these occupations in property, owning land, homes, and sometimes enslaved people.

    Traduction de la rédaction Dans la Nouvelle-Orléans espagnole, les libres de couleur étaient souvent des artisans qualifiés et des propriétaires. […] Les femmes travaillaient comme couturières, blanchisseuses, sages-femmes, tenancières de taverne, logeuses et commerçantes, entre autres métiers. Elles plaçaient couramment le revenu de ces activités dans des biens, possédant des terres, des maisons et parfois des esclaves.

    Source Neidenbach, Elizabeth Clark, « Free People of Color », 64 Parishes, Louisiana Endowment for the Humanities, 28 avril 2011, mis à jour le 9 septembre 2024, section « Spanish Colonial Period: 1769–1803 », 7ᵉ paragraphe.

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    Passage et le gouvernement espagnol voulait mieux définir le statut des libres de couleur, pour les empêcher de devenir trop puissants. L’édit range ces femmes du côté des femmes esclaves, et non des femmes blanches.

    The Spanish government wanted to better define the status of free Black people in Louisiana to prevent them from becoming too powerful. […] By requiring free Black women to wear the same hair covering, the governor was associating free Black women with enslaved women rather than white women.

    Traduction de la rédaction Le gouvernement espagnol voulait mieux définir le statut des Noirs libres de Louisiane pour les empêcher de devenir trop puissants. […] En obligeant les femmes noires libres à porter la même coiffe, le gouverneur les associait aux femmes réduites en esclavage plutôt qu’aux femmes blanches.

    Source New-York Historical Society, Women & the American Story, « Fashionable Rebellion », section « Background », 2ᵉ paragraphe (1ʳᵉ phrase, puis 6ᵉ phrase).

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  14. ↑

    Passage ces portraits sont postérieurs (l’un d’eux date de 1837, un demi-siècle après l’édit)

    The tignon was widely adopted in accordance with the law, but women used colorful, expensive fabrics and tied them with ornate knots. […] François (Franz) Fleischbein, Portrait of Betsy, 1837.

    Traduction de la rédaction Le tignon fut largement adopté conformément à la loi, mais les femmes utilisaient des tissus colorés et coûteux et les nouaient avec des nœuds ornementés. […] François (Franz) Fleischbein, Portrait de Betsy, 1837.

    Source New-York Historical Society, Women & the American Story, « Fashionable Rebellion », section « Background », 3e paragraphe, puis légende de l’image (vers la fin de la page).

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  15. ↑

    Passage Beaucoup ont fait autre chose : ils ont acheté ce fil industriel, et ils ont continué à tisser avec.

    The yarn produced in Indian spinning mills was used by handloom weavers in India or exported to China. […] While cheap machine-made thread wiped out the spinning industry in the nineteenth century, the weavers survived, despite problems.

    Traduction de la rédaction Le fil produit dans les filatures indiennes était utilisé par les tisserands à la main en Inde ou exporté vers la Chine. […] Si le fil bon marché fait à la machine a anéanti la filature au XIXᵉ siècle, les tisserands, eux, ont survécu, malgré des difficultés.

    Source National Council of Educational Research and Training (NCERT), India and the Contemporary World – II, manuel d’histoire de classe X, New Delhi, chapitre IV « The Age of Industrialisation », chap. IV « The Age of Industrialisation », § 5 « The Peculiarities of Industrial Growth », p. 97, puis § 5.1 « Small-scale Industries Predominate », p. 98.

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  16. ↑

    Passage Le 24 avril 2013, près de la capitale du Bangladesh, un immeuble abritant plusieurs ateliers de couture s’est effondré. Plus de mille cent personnes sont mortes.

    Over 1,100 people – mostly garment workers – lost their lives when the Rana Plaza factory collapsed in the outskirts of Dhaka, Bangladesh, on 24 April 2013.

    Traduction de la rédaction Plus de 1 100 personnes – pour la plupart des ouvriers de la confection – ont perdu la vie lorsque l’usine du Rana Plaza s’est effondrée dans la périphérie de Dhaka, au Bangladesh, le 24 avril 2013.

    Source Organisation internationale du travail, « The Rana Plaza Disaster Ten Years On: What Has Changed? », InfoStories, Genève, 2023, introduction de l’InfoStory (premier paragraphe).

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  17. ↑

    Passage Dix ans après, l’Organisation internationale du travail juge le secteur plus sûr, tout en soulignant que des problèmes demeurent.

    Today, the industry is safer and the capacity of the Bangladeshi Government to oversee compliance is much stronger. […] However, much remains to be done.

    Traduction de la rédaction Aujourd’hui, le secteur est plus sûr et la capacité du gouvernement bangladais à faire respecter les règles est bien plus forte. […] Cependant, il reste beaucoup à faire.

    Source Organisation internationale du travail, « The Rana Plaza Disaster Ten Years On: What Has Changed? », InfoStories, Genève, 2023, introduction ; puis section de conclusion « The challenges still to be met ».

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    Passage Des marques internationales ont signé avec les syndicats un accord qui les engage : des inspecteurs indépendants visitent les bâtiments, et les résultats sont publiés.

    The International Accord for Health and Safety in the Garment and Textile Industry (International Accord) is a legally binding agreement between garment brands and trade unions to ensure worker health and safety in the textile and garment industry. […] All covered suppliers are inspected by specialised and independent engineering staff to identify fire, electrical, structural and boiler safety hazards. […] Based on the identified safety issues, the remediation progress for each factory is regularly monitored and published online.

    Traduction de la rédaction L’Accord international pour la santé et la sécurité dans l’industrie de l’habillement et du textile (Accord international) est un accord juridiquement contraignant entre des marques de vêtements et des syndicats, destiné à garantir la santé et la sécurité des travailleurs dans l’industrie du textile et de l’habillement. […] Tous les fournisseurs couverts sont inspectés par des ingénieurs spécialisés et indépendants afin de repérer les risques liés aux incendies, à l’électricité, aux structures et aux chaudières. […] À partir des problèmes de sécurité relevés, l’avancement des travaux de mise en conformité de chaque usine est régulièrement suivi et publié en ligne.

    Source Accord on Fire and Building Safety in Bangladesh, 2013, et International Accord for Health and Safety in the Textile and Garment Industry, 2021, page d’accueil, sections « About us » et « What we do » (« Conduct factory inspections », « Monitor remediation »).

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Références bibliographiques

16
  • Accord on Fire and Building Safety in Bangladesh, 2013, et International Accord for Health and Safety in the Textile and Garment Industry, 2021, en accès libre (les marques signataires, les inspections indépendantes et la publication des résultats). https://internationalaccord.org/
  • Bergfjord, Christian et al., « Comment on "30,000-Year-Old Wild Flax Fibers" », Science, vol. 328, 2010, p. 1634, accès payant (l’objection : la comparaison au microscope ne suffit pas à identifier le lin). https://doi.org/10.1126/science.1186345
  • Bolton, Andrew, « The Kilt », Heilbrunn Timeline of Art History, The Metropolitan Museum of Art, New York, octobre 2004, en accès libre (l’invention du « petit kilt » attribuée au maître de forges anglais Thomas Rawlinson, à Glengarry ; selon Trevor-Roper, un moyen de faire passer les Highlanders « de la bruyère à l’usine »). https://www.metmuseum.org/essays/the-kilt
  • Broudy, Eric, The Book of Looms: A History of the Handloom from Ancient Times to the Present, University Press of New England, 1979, en bibliothèque (le métier à ceinture et la largeur des bandes tissées).
  • Gould, Virginia Meacham, « "A Chaos of Iniquity and Discord": Slave and Free Women of Color in the Spanish Ports of New Orleans, Mobile, and Pensacola », dans Clinton, Catherine et Gillespie, Michele (dir.), The Devil’s Lane: Sex and Race in the Early South, Oxford University Press, 1997, en bibliothèque (l’édit du gouverneur et son contexte).
  • Kvavadze, Eliso et al., « 30,000-Year-Old Wild Flax Fibers », Science, vol. 325, 11 septembre 2009, p. 1359, accès payant (grotte de Dzudzuana : fibres de lin sauvage filées, teintes et nouées ; datation ; usages supposés ; échantillons d’argile analysés pour les pollens ; palette de couleurs). https://doi.org/10.1126/science.1175404
  • Mackay, J. G., The Romantic Story of the Highland Garb and the Tartan, Stirling, E. Mackay, 1924, domaine public (la réfutation de l’histoire de Rawlinson : le kilt séparé existait avant 1728). https://archive.org/details/romanticstoryofh00mack
  • MAP Academy, « Backstrap Loom », encyclopédie en ligne, s. d., en accès libre (la largeur du tissu limitée par celle de la taille de la personne qui tisse, en général un demi-mètre au plus). https://mapacademy.io/?p=3133
  • National Council of Educational Research and Training (NCERT), India and the Contemporary World – II, manuel d’histoire de classe X, New Delhi, chapitre IV « The Age of Industrialisation », en accès libre (le fil de machine bon marché a ruiné la filature à la main au XIXᵉ siècle, mais les tisserands ont survécu et employé le fil des filatures). https://www.ncert.nic.in/textbook/pdf/jess304.pdf
  • Neidenbach, Elizabeth Clark, « Free People of Color », 64 Parishes, Louisiana Endowment for the Humanities, 28 avril 2011, mis à jour le 9 septembre 2024, en accès libre (dans la Nouvelle-Orléans espagnole, les femmes libres de couleur couturières, tenancières ou commerçantes, qui plaçaient leurs revenus en terres, maisons et esclaves). https://64parishes.org/entry/free-people-of-color
  • New-York Historical Society, Women & the American Story, « Fashionable Rebellion », en accès libre (le contenu et l’intention de l’édit ; ce qu’on sait de son application). https://wams.nyhistory.org/settler-colonialism-and-revolution/settler-colonialism/fashionable-rebellion/
  • Newsome, Matthew A. C., « The Early History of the Kilt », Scottish Tartans Museum, en accès libre (la critique de la thèse Rawlinson). https://www.scottishtartans.org/kilt.html
  • Organisation internationale du travail, « The Rana Plaza Disaster Ten Years On: What Has Changed? », InfoStories, Genève, 2023, en accès libre (le 24 avril 2013, le bilan, les inspections et le jugement porté dix ans après). https://webapps.ilo.org/infostories/en-GB/Stories/Country-Focus/rana-plaza
  • Roy, Tirthankar, Traditional Industry in the Economy of Colonial India, Cambridge University Press, 1999, en bibliothèque (les tisserands indiens qui achètent le fil de machine et continuent de tisser).
  • Royal Collection Trust, « Vestiarium Scoticum : from the manuscript formerly in the library of the Scots College at Douay » (1842), notice de l’objet RCIN 1075694, en accès libre (le recueil de tartans de clan publié en 1842 d’après un prétendu manuscrit ancien ; une supercherie des frères Allen, qui se disaient descendants de Bonnie Prince Charlie). https://col.rct.uk/collection/1075694/vestiarium-scoticum-from-the-manuscript-formerly-in-the-library-of-the-scots
  • Trevor-Roper, Hugh, « The Invention of Tradition: The Highland Tradition of Scotland », dans Hobsbawm, Eric et Ranger, Terence (dir.), The Invention of Tradition, Cambridge University Press, 1983, p. 15-41, en bibliothèque (l’industriel et le tailleur ; le faux recueil de tartans et ses auteurs).

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