Sociétés et cultures 2.11

L’économie, le commerce et les systèmes d’échange

Le saviez-vous ?

Pour obtenir ce qu’ils n’ont pas, les humains ont inventé bien des moyens. Un seul s’appelle « acheter ».

Deux bâtons de bois anciens, allongés, marqués d'encoches et d'inscriptions.
Bâtons de taille du Moyen Âge, conservés par les musées de la ville de Winchester. Winchester City Council Museums, CC BY-SA 2.0, source

Pour obtenir ce qu’ils n’ont pas, les humains ont inventé bien des moyens. Un seul s’appelle « acheter ».

À quoi sert la monnaie

L’économie désigne la façon dont un groupe humain produit ce dont il a besoin, le répartit entre ses membres, et décide de ce qui vaut la peine d’être fait. Toute société règle ces trois questions, avec ou sans argent.

Là où la monnaie existe, elle remplit trois rôles distincts, qu’il est utile de séparer, car un objet peut tenir l’un sans tenir les autres.

  • Elle sert à comparer. Sans monnaie, il faut se demander combien de sacs de blé valent une chèvre, combien de poteries valent un sac de blé, et ainsi de suite pour chaque paire. Avec elle, tout se ramène à une seule échelle. Le gain est énorme, et c’est pourtant le moins spectaculaire des trois rôles.
  • Elle sert à échanger. Elle dispense de trouver quelqu’un qui possède exactement ce que l’on veut et qui veut exactement ce que l’on a.
  • Elle sert à conserver. On peut la garder pour plus tard, ce qui est impossible avec du lait ou du poisson.1

Les manuels en ajoutent souvent un quatrième, celui qui intéresse le plus cette page : elle sert à différer. Elle permet de convenir aujourd’hui d’un paiement qui aura lieu dans un an — donc de prêter, d’emprunter, de s’endetter. Sans unité commune reconnue à l’avance, une promesse chiffrée n’a pas de sens.

Le troisième rôle, conserver, explique la forme qu’a prise la monnaie pendant des millénaires. Il fallait un objet durable, difficile à imiter, facile à transporter, et divisible sans perdre sa valeur. Les métaux répondent à ces conditions ; les coquillages, le sel, le bétail ou les barres de cuivre y ont répondu ailleurs.

Mais la valeur d’une monnaie ne vient pas de la matière dont elle est faite. Un billet ne vaut rien en soi. Une pièce d’or valait à peine plus que son métal. Ce qui donne sa valeur à une monnaie, c’est que chacun est convaincu que les autres l’accepteront — une confiance partagée, garantie le plus souvent par une autorité qui frappe, imprime ou enregistre.2

C’est pourquoi le vrai sujet de cette page n’est pas l’argent, mais ce qui rend l’échange possible entre des gens qui ne se connaissent pas. La monnaie est une réponse à ce problème. Elle n’est ni la première, ni la seule.

L’histoire que l’on raconte d’habitude

Elle est simple, et largement répandue.

Au début, dit-on, les gens échangeaient un objet contre un autre : trois poissons contre un pot. C’est ce qu’on appelle le troc. Mais le troc est malcommode : il faut trouver quelqu’un qui veuille justement ces poissons et qui possède justement un pot. La monnaie aurait alors été inventée pour résoudre cette difficulté.

Cette histoire a un auteur et une date. Elle a été écrite en 1776 par un savant écossais, Adam Smith, dans un livre sur la richesse des nations. Il ne racontait pas ce qu’il avait vu : il imaginait ce qui avait dû se passer.3

Depuis, la question a été étudiée. Une anthropologue de Cambridge, Caroline Humphrey, a étudié de près le troc chez un peuple de l’Himalaya, les Lhomi. Sa conclusion, en 1985 : on n’a jamais décrit une société qui vivrait uniquement de troc, et encore moins une monnaie qui en serait sortie.4

Cela ne signifie pas que le troc n’existe pas. Il existe, mais surtout entre personnes qui ne se connaissent pas, ou chez des gens habitués à l’argent qui en sont privés. À l’intérieur d’un groupe, il se passe autre chose.

Ce qui se passe vraiment : on donne, et on doit

Sur la côte nord-ouest de l’Amérique du Nord, chez les Kwakwaka’wakw, les Haïdas et leurs voisins, il existe une cérémonie fondée sur le don : le potlatch. Elle marque un mariage, la transmission d’un titre, le nom d’un enfant.

Celui qui donne beaucoup gagne en rang. Celui qui reçoit doit donner à son tour. Ce n’est ni du commerce ni de la charité, mais un système, avec ses règles.

Un fait montre qu’il ne s’agissait pas d’un simple folklore. Le gouvernement du Canada l’a interdit. La loi entre en vigueur le 1er janvier 1885, et il faudra attendre 1951 pour qu’elle soit abolie. Pendant soixante-six ans, participer à un potlatch était un délit. Des personnes ont été arrêtées, parfois pour avoir dansé.5

Un État a donc jugé cette façon d’échanger assez menaçante pour la mettre hors la loi.

L’histoire est toutefois plus complexe que « les colons contre les autres » : un nombre important d’Autochtones ont eux-mêmes demandé l’interdiction. La loi a été mal appliquée, en partie parce qu’elle était mal écrite.6

Le potlatch s’est maintenu en secret. Aujourd’hui, il se tient de nouveau ouvertement, et il se développe depuis les années 1970. Chez les Haïdas, il sert de fondement au droit.

Se souvenir de ce qui est dû

Donner et devoir suppose de garder la mémoire de ce qui est dû. Les plus anciens textes écrits qu’on connaisse, en Mésopotamie, ne sont ni des poèmes ni des lois : ce sont, pour l’essentiel, des comptes. On y note des quantités et des dettes.7

La dette n’était pas une affaire légère. En Mésopotamie, une famille qui ne pouvait pas rembourser cédait ses champs, puis ses membres. À Athènes, avant les réformes de Solon, les pauvres cultivaient la terre des riches contre une part de la récolte ; celui qui ne payait pas pouvait être saisi et finir esclave avec sa famille.8

Des rois ont parfois tout effacé. Les tablettes de dette étaient alors rendues pour être brisées, ceux qui travaillaient pour rembourser étaient libérés, les terres restituées. L’édit d’un roi de Babylone nommé Ammisaduqa est le seul dont le texte nous soit parvenu à peu près entier. Il prévoit même les tricheries destinées à le contourner.9

Deux précisions s’imposent, car la belle histoire s’arrête là.

Ces édits ne libéraient pas tout le monde. Les personnes achetées comme esclaves, souvent des femmes capturées à la guerre, n’étaient pas libérées : elles étaient rendues à leurs anciens propriétaires. Ce qu’on rétablissait, c’était la situation d’avant, pas la liberté de chacun.10

Il a fallu recommencer, et plusieurs fois — signe que le problème n’était pas réglé.

Faire confiance à quelqu’un qu’on ne connaît pas

C’est là le vrai problème du commerce, et c’est à celui-là que la monnaie répond.

Entre inconnus, il faut peser le métal, vérifier qu’il n’est pas mélangé, se quereller. La pièce de monnaie règle la question d’un coup : un poids de métal, une marque officielle qui garantit ce poids. On peut alors compter au lieu de peser, et ranger sa balance.

Cette invention n’a pas eu lieu une seule fois. Les spécialistes considèrent que les premières monnaies ont été frappées dans trois régions du monde : la Chine, la Lydie — en Anatolie — et l’Inde. Trois procédés différents, pour trois solutions au même problème.11

En Lydie, on estampille des morceaux d’un alliage d’or et d’argent. En Inde, on découpe des feuilles d’argent en petits morceaux, marqués au poinçon de cinq petits symboles. En Chine, on coule des pièces en forme de bêche.12

Or l’atelier a été retrouvé. À Guanzhuang, au Henan, les archéologues ont fouillé une fonderie de bronze, y ont trouvé des moules à monnaie et l’ont datée au carbone : elle s’est mise à frapper monnaie entre 640 et 550 avant notre ère. C’est le plus ancien atelier monétaire du monde dont la date soit solidement établie.13

Deux détails méritent d’être relevés. D’abord, la fonderie existait depuis un siècle et demi avant de se mettre aux pièces : elle fabriquait des vases rituels, des armes, des outils. Aucun atelier n’a été bâti pour inventer la monnaie ; c’est un atelier existant qui s’y est mis.14

Ensuite, les moules retrouvés sont presque tous identiques, faits à l’aide d’un instrument de mesure. Il ne s’agissait donc pas d’un essai isolé : c’était une production en série, contrôlée. Dès le départ, l’important n’est pas la pièce, mais le fait qu’elles soient toutes pareilles.15

Le papier, plus délicat qu’il n’y paraît

Au Sichuan, en Chine, on utilisait des pièces de fer. Mille pièces pesaient une douzaine de kilos, et il en fallait quatre fois plus pour acheter une pièce de soie. Il était impossible de commercer en transportant sa monnaie.

Des maisons de commerce se mettent alors à délivrer des reçus de papier : on dépose ses pièces à un endroit, on emporte un papier, et l’on peut régler son achat ailleurs sans transporter le métal. Seize des plus grandes s’associent pour que ces papiers se ressemblent et soient reconnus.

Puis plusieurs de ces maisons émettent plus de papiers qu’elles n’ont de pièces. Elles ne peuvent plus rembourser. Elles font faillite, et le commerce de la région se dérègle.

C’est à ce moment-là, en 1023, que l’État reprend l’affaire à son compte : il relance les billets et ouvre des bureaux où l’on peut les échanger contre des pièces. La première monnaie de papier du monde ne naît donc pas d’une idée lumineuse, mais d’une faillite. Plus tard, l’État lui-même en imprimera trop.16

Un point reste vrai aujourd’hui : un billet n’est pas un papier qui remplace les pièces. C’est un papier auquel quelqu’un promet quelque chose. Toute la question est de savoir si l’on croit cette promesse.

Un coquillage n’est pas une curiosité

Les livres montrent souvent de curieuses monnaies : des coquillages, du sel, des barres de fer. L’image est séduisante.

L’une d’elles mérite un examen attentif. Le cauri est un petit coquillage pêché aux Maldives, dans l’océan Indien. Il a servi de monnaie en Afrique de l’Ouest pendant des siècles.17

Il ne s’agissait pas d’une monnaie de village. Des marchands européens en ont expédié vers l’Afrique de l’Ouest par bateaux entiers : plus de dix milliards de coquillages pour les seuls Néerlandais et Anglais, avant la fin du XVIIIᵉ siècle (les années 1700 à 1799). Les historiens qui ont étudié ce commerce appellent le cauri « la monnaie-coquillage de la traite ».

Autrement dit : ces coquillages ont servi à acheter des êtres humains.

Une monnaie n’est jamais seulement un objet pittoresque. Il faut toujours se demander ce qu’elle servait à acheter.

Se donner rendez-vous

Pour échanger, il faut être au même endroit le même jour. Ce détail a donné naissance à des calendriers.

Chez les Igbo, au sud-est du Nigeria, la semaine compte quatre jours, et ces jours sont des jours de marché.18

Les villages voisins ne tiennent pas leur marché le même jour : ils se répartissent les quatre jours du cycle. Il y a ainsi un marché quelque part chaque jour, et les marchands circulent sans jamais s’arrêter.

Ici, le calendrier ne vient pas du ciel. Il ne suit ni le Soleil ni la Lune : il suit le commerce. Cette semaine de quatre jours existe toujours, à côté de celle de sept jours.

Et l’impôt

Un État qui veut prélever a besoin que la population dispose de la monnaie dans laquelle il prélève.

Dans plusieurs colonies d’Afrique, les administrations européennes ont institué un impôt sur les habitations (comme la Hut Tax britannique), à payer impérativement en monnaie coloniale. Beaucoup de familles n’avaient pas cette monnaie et n’en avaient pas l’usage. Pour se la procurer, il fallait aller travailler contre un salaire : à la mine, sur une plantation, sur un chantier.19

Les historiens discutent encore de l’efficacité réelle de ce système. Ce qui est sûr, c’est qu’il a été voulu.20

Aujourd’hui

Au Kenya, en 2007, un opérateur de téléphonie lance M-Pesa, un service qui permet d’envoyer de l’argent par simple message, sans compte en banque. En quelques années, la grande majorité des foyers kenyans l’utilisent.21

Le pays a bientôt compté plus de vingt mille points où déposer et retirer de l’argent. Ces points ne sont d’ailleurs pas des banques, mais des épiceries, des stations-service, des boutiques de téléphonie.22

Deux choses sont à distinguer. La technique a été mise au point par une entreprise britannique. Mais elle n’est devenue une pratique de masse nulle part ailleurs, et c’est au Kenya que cela s’est produit. L’origine d’une invention et le lieu où elle prend racine sont deux questions différentes.

Au bout de ce long chemin, il reste ceci : des gens s’envoient de l’argent sans se voir, en faisant confiance à l’épicier du coin et à une entreprise. De la confiance et une trace écrite — exactement ce par quoi cette page a commencé.

Note 1

First, money serves as a medium of exchange […] Second, money must serve as a store of value. Third, money serves as a unit of account […] Finally, another function of money is that it must serve as a standard of deferred payment.

D’abord, la monnaie sert d’intermédiaire des échanges […] Ensuite, la monnaie doit servir de réserve de valeur. Troisièmement, la monnaie sert d’unité de compte […] Enfin, une autre fonction de la monnaie est qu’elle doit servir d’étalon de paiement différé.

Greenlaw, Steven A. et Shapiro, David, Principles of Economics, OpenStax, chapitre « Defining Money by Its Functions »

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Note 2

Fiat money has no intrinsic value, but is declared by a government to be a country's legal tender. […] The only backing of our money is universal faith and trust that the currency has value, and nothing more.

La monnaie fiduciaire n’a pas de valeur intrinsèque, mais elle est déclarée par un gouvernement monnaie légale du pays. […] Notre monnaie n’a pour seule garantie que la foi et la confiance universelles dans le fait qu’elle a de la valeur, et rien de plus.

Greenlaw, Steven A. et Shapiro, David, Principles of Economics, OpenStax, chapitre « Defining Money by Its Functions »

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Note 3

But when the division of labour first began to take place, this power of exchanging must frequently have been very much clogged and embarrassed in its operations.

Mais lorsque la division du travail commença à s’établir, ce pouvoir d’échanger dut souvent être très gêné et entravé dans son fonctionnement.

Smith, Adam, An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations, Londres, 1776, livre I, chap. 4

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Note 4

Its whole substance consists of a very detailed study of a single contemporary population: the Lhomi in the Himalayas.

Toute sa substance consiste en une étude très détaillée d’une seule population contemporaine : les Lhomi de l’Himalaya.

Ganev, Georgy, « Has the Barter Theory of the Origins of Money Been Rejected? », MPRA Paper n° 124237, Munich Personal RePEc Archive, 2025

No example of a barter economy, pure and simple, has ever been described, let alone the emergence from it of money; all available ethnography suggests that there never has been such a thing.

On n’a jamais décrit aucun exemple d’économie de troc pure et simple, et encore moins l’émergence de la monnaie à partir d’elle ; toute l’ethnographie disponible donne à penser qu’une telle chose n’a jamais existé.

Ganev, Georgy, « Has the Barter Theory of the Origins of Money Been Rejected? », MPRA Paper n° 124237, Munich Personal RePEc Archive, 2025

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Note 5

From 1885 to 1951, the Indigenous ceremony known as the Potlatch was banned by the federal government of Canada. […] Though the Potlatch was illegal during this period of time, the ban was only ever sporadically enforced.

De 1885 à 1951, la cérémonie autochtone appelée potlatch a été interdite par le gouvernement fédéral du Canada. […] Bien que le potlatch ait été illégal pendant cette période, l’interdiction n’a jamais été appliquée que de façon sporadique.

Noakes, Taylor C., « Potlatch Ban », The Canadian Encyclopedia, 2023

From 1885 to 1951, the Indigenous ceremony known as the Potlatch was banned by the federal government of Canada.

De 1885 à 1951, la cérémonie autochtone appelée potlatch fut interdite par le gouvernement fédéral du Canada.

Noakes, Taylor C., « Potlatch Ban », The Canadian Encyclopedia, 2023

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Note 6

Though the Potlatch was illegal during this period of time, the ban was only ever sporadically enforced. This was in part a result of the vagueness of the wording of the law.

Bien que le potlatch fût illégal pendant toute cette période, l’interdiction n’a jamais été appliquée que de façon sporadique. Cela tenait en partie au flou de la rédaction de la loi.

Noakes, Taylor C., « Potlatch Ban », The Canadian Encyclopedia, 2023

This restraint is interesting, given that a significant number of Indians had petitioned in favour of the potlatch law and continued to support it.

Cette retenue est intéressante, étant donné qu’un nombre important d’Indiens avaient adressé des pétitions en faveur de la loi sur le potlatch et continuaient de la soutenir.

Foster, Hamar, compte rendu de Cole, Douglas et Chaikin, Ira, An Iron Hand upon the People, BC Studies, n° 91-92, 1991-1992, p. 218-224

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Note 7

This system of proto-writing, which is probably the oldest one and, at the same time, the only one that is documented by an abundance of preserved original texts, shows a number of characteristics […] The reason for this is, of course, that most of them are bookkeeping documents, representing activities of economic administration rather than stories, arguments or descriptions. The only texts that do not reflect administrative activities are those that are generally classified as school texts, primarily lexical lists.

Ce système de proto-écriture, qui est probablement le plus ancien et en même temps le seul qui soit documenté par une abondance de textes originaux conservés, présente un certain nombre de caractéristiques […] La raison en est bien sûr que la plupart d’entre eux sont des documents comptables, qui consignent des activités d’administration économique plutôt que des récits, des argumentations ou des descriptions. Les seuls textes qui ne reflètent pas d’activités administratives sont ceux que l’on classe d’ordinaire parmi les textes scolaires, principalement des listes lexicales.

Damerow, Peter, « The Origins of Writing as a Problem of Historical Epistemology », Cuneiform Digital Library Journal, 2006:1

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Note 8

the poor themselves and also their wives and children were actually in slavery to the rich; and they were called Clients, and Sixth-part-tenants (for that was the rent they paid for the rich men's land which they farmed, and the whole of the country was in few hands), and if they ever failed to pay their rents, they themselves and their children were liable to arrest; and all borrowing was on the security of the debtors' persons down to the time of Solon

les pauvres eux-mêmes, avec leurs femmes et leurs enfants, étaient en fait esclaves des riches ; on les appelait clients et sizeniers (car c’était la redevance qu’ils payaient pour la terre des riches qu’ils cultivaient, et tout le pays était aux mains de quelques-uns), et s’ils ne payaient pas leur redevance, eux-mêmes et leurs enfants pouvaient être saisis ; et tous les emprunts étaient garantis sur la personne des débiteurs jusqu’à l’époque de Solon

Aristote, Constitution d’Athènes, chap. 2-12

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Note 9

Ammi-saduqa’s is the only misharum edict for which the (almost) complete text survives.

L’édit d’Ammi-saduqa est le seul édit misharum dont le texte (presque) complet nous soit parvenu.

« Ammi-saduqa », World Eras, Gale, en ligne sur Encyclopedia.com

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Note 10

A recurring and illustrative example is the release from debt-slavery through royal decrees; some former free-persons bound in debt-bondage were manumitted, whilst house-born slaves were expressly excluded in the edicts from the royal manumission.

Un exemple récurrent et parlant est la libération de la servitude pour dettes par décret royal ; certaines personnes autrefois libres, tenues en servitude pour dettes, étaient affranchies, tandis que les esclaves nés dans la maison étaient expressément exclus par les édits de l’affranchissement royal.

Gaertner, Lorraine, The Motives for the Mēšarum Edict of King Ammiṣaduqa of the Old Babylonian Period: Ethics, Ego or Economics?, mémoire de MPhil (Ancient Cultures), Université de Stellenbosch, 2008

L'un des instruments de la justice était l'andurârum, qu'il faut comprendre comme le « retour au statut d'origine » : cette mesure royale annulait les dettes, permettait aux vendeurs de récupérer leurs terres, etc. […] Il ne s'agissait pas de mesures de « progrès social » : rien de plus étranger au monde mésopotamien que la réforme au sens des réformistes modernes.

Charpin, Dominique, « La justice : l’andurârum, retour à la situation d’origine », cours « Depuis ce jour, plus rien n’a été inventé ». Aux origines de la civilisation en Mésopotamie, Collège de France, 21 février 2022

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Note 11

The earliest coins are thought to have been minted in China, Lydia (in Western Asia Minor) and India.

On pense que les premières pièces de monnaie ont été frappées en Chine, en Lydie (dans l’ouest de l’Asie Mineure) et en Inde.

Zhao, Hao et al., « Radiocarbon-dating an Early Minting Site: The Emergence of Standardised Coinage in China », Antiquity, vol. 95, n° 383, 2021, p. 1161-1178

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Note 12

The earliest coins are simple electrum (a naturally occurring alloy of gold and silver found in the rivers of central Asia Minor) lumps with regular weights and a pattern of lines impressed upon them on one side and an incuse depression or series of depressions on the back. […] The first coinage that can be identified with a kingdom comes from Lydia in central Asia Minor. Lydian coins feature the head of a lion, the heraldic badge of the ruling dynasty.

Les premières monnaies sont de simples lingots d’électrum (alliage naturel d’or et d’argent trouvé dans les rivières du centre de l’Asie Mineure), de poids réguliers, portant sur une face un motif de lignes imprimé et, au revers, un creux ou une série de creux. […] Le premier monnayage que l’on puisse rattacher à un royaume vient de Lydie, au centre de l’Asie Mineure. Les monnaies lydiennes portent une tête de lion, emblème héraldique de la dynastie régnante.

American Numismatic Association, Money Museum, « Lydia & the First Coins », exposition virtuelle

The most-commonly encountered punch-marked coins were often made from cut-up sheets of silver, hence their rectangular shape, and were stamped with five small symbols (Fig. 1).

Les monnaies poinçonnées les plus couramment rencontrées étaient souvent faites de feuilles d’argent découpées, d’où leur forme rectangulaire, et étaient frappées de cinq petits symboles (fig. 1).

Cribb, Joe, « The Origins of the Indian Coinage Tradition », South Asian Studies, vol. 19, 2003, p. 1-19

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Note 13

Recent excavations of an Eastern Zhou period (c. 770–220 BC) bronze foundry at Guanzhuang in Henan Province, China, have yielded clay moulds for casting spade coins. […] Systematic AMS radiocarbon-dating indicates that well-organised minting developed c. 640–550 BC

Des fouilles récentes d’une fonderie de bronze de l’époque des Zhou orientaux (v. 770-220 av. J.-C.) à Guanzhuang, dans la province du Henan (Chine), ont livré des moules en argile servant à couler des monnaies-bêches. […] Une datation systématique par radiocarbone (SMA) indique qu’une frappe monétaire bien organisée s’est développée vers 640-550 av. J.-C.

Zhao, Hao et al., « Radiocarbon-dating an Early Minting Site: The Emergence of Standardised Coinage in China », Antiquity, vol. 95, n° 383, 2021, p. 1161-1178

making Guanzhuang the world's oldest-known, securely dated minting site.

ce qui fait de Guanzhuang le plus ancien site de frappe monétaire connu au monde dont la date soit solidement établie.

Zhao, Hao et al., « Radiocarbon-dating an Early Minting Site: The Emergence of Standardised Coinage in China », Antiquity, vol. 95, n° 383, 2021, p. 1161-1178

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Note 14

its foundry—where bronze was cast and beaten into ritual vessels, weapons, and tools—opened in 770 B.C., according to Hao Zhao, an archaeologist at Zhengzhou University and the paper’s lead author. But it wasn’t for another 150 years that workers began minting coins outside the southern gate of the inner city.

sa fonderie — où le bronze était coulé et martelé pour en faire des vases rituels, des armes et des outils — ouvrit en 770 av. J.-C., selon Hao Zhao, archéologue à l’université de Zhengzhou et auteur principal de l’article. Mais il fallut encore 150 ans pour que des ouvriers commencent à frapper des pièces à l’extérieur de la porte sud de la ville intérieure.

Kramer, Jillian, « ’World’s oldest’ coin factory discovered in China », National Geographic, 5 août 2021

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Note 15

The minting techniques employed at Guanzhuang are characterised by batch production and a high degree of standardisation and quality control, indicating that the production of spade coins was not a small-scale, sporadic experiment

Les techniques de frappe employées à Guanzhuang se caractérisent par une production en série et un haut degré de normalisation et de contrôle de qualité, ce qui montre que la production des monnaies-bêches n’était pas une expérience ponctuelle à petite échelle

Zhao, Hao et al., « Radiocarbon-dating an Early Minting Site: The Emergence of Standardised Coinage in China », Antiquity, vol. 95, n° 383, 2021, p. 1161-1178

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Note 16

Consequently, heavy Sichuan iron coins were deposited in bulk in return for promissory notes that had since been issued and regulated by sixteen of the wealthiest families in the region.⁴ […] Indeed, China's experience with paper money could have been a very short one if the newly-appointed Chengdu prefect, Xue Tian 薛田, had not decided to re-instate jiaozi as a public-order currency in 1023, and to set up provincial exchange bureaus to administer the conversion between jiaozi and metallic currencies for a modest commission of 3%.

En conséquence, on déposait en vrac les lourdes pièces de fer du Sichuan en échange de billets à ordre, émis et réglementés dès lors par seize des familles les plus riches de la région. […] De fait, l’expérience chinoise du papier-monnaie aurait pu être très brève si le nouveau préfet de Chengdu, Xue Tian 薛田, n’avait pas décidé de rétablir les jiaozi comme monnaie d’ordre public en 1023, et d’ouvrir des bureaux de change provinciaux chargés de la conversion entre jiaozi et monnaies métalliques, moyennant une modeste commission de 3 %.

Horesh, Niv, « From Chengdu to Stockholm: A Comparative Study of the Emergence of Paper Money in East and West », Provincial China, vol. 4, n° 1, 2012, p. 68-99

Critically, note regulation was taken over by officialdom once the Song had firmly asserted its authority in the Southwest. […] Indeed, China's experience with paper money could have been a very short one if the newly-appointed Chengdu prefect, Xue Tian 薛田, had not decided to re-instate jiaozi as a public-order currency in 1023, and to set up provincial exchange bureaus to administer the conversion between jiaozi and metallic currencies for a modest commission of 3%.

Point décisif, la réglementation des billets fut reprise par l’administration une fois que les Song eurent fermement affirmé leur autorité dans le Sud-Ouest. […] De fait, l’expérience chinoise de la monnaie de papier aurait pu être très brève si le nouveau préfet de Chengdu, Xue Tian, n’avait pas décidé de rétablir les jiaozi comme monnaie d’ordre public en 1023, et de créer des bureaux de change provinciaux chargés d’assurer la conversion entre jiaozi et monnaies métalliques, moyennant une modeste commission de 3 %.

Horesh, Niv, « From Chengdu to Stockholm: A Comparative Study of the Emergence of Paper Money in East and West », Provincial China, vol. 4, n° 1, 2012, p. 68-99

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Note 17

They are the shells of a mollusc found only in certain areas around the Maldives and other Indian Ocean islands. When European traders realized how valued these shells were in Africa, they imported them in vast quantities to trade for slaves and other goods across the continent.

Ce sont les coquilles d’un mollusque que l’on ne trouve que dans certaines zones autour des Maldives et d’autres îles de l’océan Indien. Quand les marchands européens comprirent combien ces coquillages étaient prisés en Afrique, ils les importèrent en quantités énormes pour les échanger contre des esclaves et d’autres marchandises à travers le continent.

Understanding Slavery Initiative, « Cowrie-shell belt », notice d’objet (Bristol Museums, Galleries & Archives, E1545)

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Note 18

They also operated on the four traditional markets days, namely: Eke, Oye, Afor and Nkwo. Each of these markets was held on a rotational four-day basis known as Izu […] (the Igbo word for the traditional week).

Ils fonctionnaient aussi selon les quatre jours de marché traditionnels, à savoir : Eke, Oye, Afor et Nkwo. Chacun de ces marchés se tenait selon une rotation de quatre jours appelée Izu […] (le mot igbo désignant la semaine traditionnelle).

Chuks-Ezekwibe, Ogechukwu M. et Chukwu, Dan O., « Markets and its Origin in Onitsha before 1900 », Ochendo: An African Journal of Innovative Studies, vol. 4, n° 4, 2023, p. 317-330

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Note 19

In the European colonies, land expropriation and forced labor were used, but another important means of forcing indigenous populations to work as wage-laborers or produce cash crops was taxation and the requirement that taxes be paid in colonial currency.

Dans les colonies européennes, on a recouru à l’expropriation des terres et au travail forcé, mais un autre moyen important de forcer les populations indigènes à travailler comme salariés ou à produire des cultures commerciales a été l’impôt, et l’obligation de le payer en monnaie coloniale.

Forstater, Mathew, « Taxation and Primitive Accumulation: The Case of Colonial Africa », Research in Political Economy, vol. 22, 2005, p. 51-64

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Note 20

In East Africa to secure local labour the colonial government introduced a hut tax were to force Africans to seek waged employment on German plantations, often far away from their household farms.

En Afrique de l’Est, pour s’assurer une main-d’œuvre locale, le gouvernement colonial institua un impôt sur les cases destiné à forcer les Africains à chercher un emploi salarié dans les plantations allemandes, souvent très loin de leurs exploitations familiales.

Meier zu Selhausen, Felix, « German Colonialism in Africa and the Pacific, 1884-1914 », African Economic History Working Paper n° 80, African Economic History Network, 2025

Various scholars have questioned the often-stated migrant labour-taxation causal nexus. They have rejected the overworked stereotype that Africans entered labour service to pay taxes, obtain more livestock and marry more wives. […] In the case of Kenya, Sharon Stichter in Migrant Labour in Kenya, and Van Zwanenberg, in Colonial Capitalism in Kenya, have also cautioned about overstating the role of taxation in compelling the acceptance of migrant wage labour.10

Plusieurs chercheurs ont mis en doute le lien de cause à effet, souvent affirmé, entre l’impôt et le travail migrant. Ils ont rejeté le stéréotype rebattu selon lequel les Africains s’engageaient comme travailleurs pour payer l’impôt, acquérir plus de bétail et épouser plus de femmes. […] Pour le Kenya, Sharon Stichter dans Migrant Labour in Kenya et Van Zwanenberg dans Colonial Capitalism in Kenya ont eux aussi mis en garde contre la tendance à exagérer le rôle de l’impôt pour contraindre à accepter le travail salarié migrant.10

Tarus, Isaac, « Taxation, Migration and the Creation of a Working Class in Kenya », Africa Development, vol. 30, n° 4, CODESRIA, 2005, p. 121-138

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Note 21

In March 2007, the leading cell phone company in Kenya, Safaricom, formalized this procedure with the launch of M-PESA, an SMS-based money transfer system that allows individuals to deposit, send, and withdraw funds using their cell phone. M-PESA has grown rapidly, reaching approximately 65 percent of Kenyan households by the end of 2009, and is widely viewed as a success story to be emulated across the developing world.

En mars 2007, Safaricom, le premier opérateur de téléphonie mobile du Kenya, a officialisé cette pratique en lançant M-PESA, un système de transfert d’argent par SMS qui permet de déposer, d’envoyer et de retirer de l’argent avec son téléphone portable. M-PESA s’est développé rapidement : il touchait environ 65 % des foyers kényans fin 2009, et il est largement considéré comme une réussite à imiter dans l’ensemble des pays en développement.

Jack, William et Suri, Tavneet, « Mobile Money: The Economics of M-PESA », NBER Working Paper n° 16721, 2011

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Note 22

To facilitate purchases and sales of e-float, M-PESA maintains and operates an extensive network of over 23,000 agents across Kenya.

Pour faciliter l’achat et la vente de monnaie électronique, M-PESA entretient et gère un vaste réseau de plus de 23 000 agents dans tout le Kenya.

Jack, William et Suri, Tavneet, « Mobile Money: The Economics of M-PESA », NBER Working Paper n° 16721, 2011

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Notes et sources

  1. ↑

    Passage elle sert à comparer […] à échanger […] à conserver […] elle sert à différer

    First, money serves as a medium of exchange […] Second, money must serve as a store of value. Third, money serves as a unit of account […] Finally, another function of money is that it must serve as a standard of deferred payment.

    Traduction de la rédaction D’abord, la monnaie sert d’intermédiaire des échanges […] Ensuite, la monnaie doit servir de réserve de valeur. Troisièmement, la monnaie sert d’unité de compte […] Enfin, une autre fonction de la monnaie est qu’elle doit servir d’étalon de paiement différé.

    Source Greenlaw, Steven A. et Shapiro, David, Principles of Economics, OpenStax, chapitre « Defining Money by Its Functions », section 27.1 « Defining Money by Its Functions ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  2. ↑

    Passage Un billet ne vaut rien en soi […] Ce qui donne sa valeur à une monnaie, c’est que chacun est convaincu que les autres l’accepteront

    Fiat money has no intrinsic value, but is declared by a government to be a country's legal tender. […] The only backing of our money is universal faith and trust that the currency has value, and nothing more.

    Traduction de la rédaction La monnaie fiduciaire n’a pas de valeur intrinsèque, mais elle est déclarée par un gouvernement monnaie légale du pays. […] Notre monnaie n’a pour seule garantie que la foi et la confiance universelles dans le fait qu’elle a de la valeur, et rien de plus.

    Source Greenlaw, Steven A. et Shapiro, David, Principles of Economics, OpenStax, chapitre « Defining Money by Its Functions », section 27.1 « Defining Money by Its Functions ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  3. ↑

    Passage Elle a été écrite en 1776 par un savant écossais, Adam Smith […] Il ne racontait pas ce qu’il avait vu : il imaginait ce qui avait dû se passer.

    But when the division of labour first began to take place, this power of exchanging must frequently have been very much clogged and embarrassed in its operations.

    Traduction de la rédaction Mais lorsque la division du travail commença à s’établir, ce pouvoir d’échanger dut souvent être très gêné et entravé dans son fonctionnement.

    Source Smith, Adam, An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations, Londres, 1776, livre I, chap. 4, livre I, chapitre 4 « Of the Origin and Use of Money », début du chapitre.

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  4. ↑

    Passage Une anthropologue de Cambridge, Caroline Humphrey, a étudié de près le troc chez un peuple de l’Himalaya, les Lhomi.

    Its whole substance consists of a very detailed study of a single contemporary population: the Lhomi in the Himalayas.

    Traduction de la rédaction Toute sa substance consiste en une étude très détaillée d’une seule population contemporaine : les Lhomi de l’Himalaya.

    Source Ganev, Georgy, « Has the Barter Theory of the Origins of Money Been Rejected? », MPRA Paper n° 124237, Munich Personal RePEc Archive, 2025, p. 11, § V (Va, « The absence of evidence »), à propos de Humphrey (1985).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 28 octobre 2026

    Passage Sa conclusion, en 1985 : on n’a jamais décrit une société qui vivrait uniquement de troc, et encore moins une monnaie qui en serait sortie.

    No example of a barter economy, pure and simple, has ever been described, let alone the emergence from it of money; all available ethnography suggests that there never has been such a thing.

    Traduction de la rédaction On n’a jamais décrit aucun exemple d’économie de troc pure et simple, et encore moins l’émergence de la monnaie à partir d’elle ; toute l’ethnographie disponible donne à penser qu’une telle chose n’a jamais existé.

    Source Ganev, Georgy, « Has the Barter Theory of the Origins of Money Been Rejected? », MPRA Paper n° 124237, Munich Personal RePEc Archive, 2025, p. 8, § III, citation en retrait de Humphrey (1985, p. 48).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  5. ↑

    Passage Le gouvernement du Canada l’a interdit […] Pendant soixante-six ans, participer à un potlatch était un délit.

    From 1885 to 1951, the Indigenous ceremony known as the Potlatch was banned by the federal government of Canada. […] Though the Potlatch was illegal during this period of time, the ban was only ever sporadically enforced.

    Traduction de la rédaction De 1885 à 1951, la cérémonie autochtone appelée potlatch a été interdite par le gouvernement fédéral du Canada. […] Bien que le potlatch ait été illégal pendant cette période, l’interdiction n’a jamais été appliquée que de façon sporadique.

    Source Noakes, Taylor C., « Potlatch Ban », The Canadian Encyclopedia, 2023, introduction (chapeau de l’article, avant l’intertitre « Potlatch »).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

    Passage Le gouvernement du Canada l’a interdit. La loi entre en vigueur le 1er janvier 1885, et il faudra attendre 1951 pour qu’elle soit abolie.

    From 1885 to 1951, the Indigenous ceremony known as the Potlatch was banned by the federal government of Canada.

    Traduction de la rédaction De 1885 à 1951, la cérémonie autochtone appelée potlatch fut interdite par le gouvernement fédéral du Canada.

    Source Noakes, Taylor C., « Potlatch Ban », The Canadian Encyclopedia, 2023, introduction (chapeau de l’article).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  6. ↑

    Passage La loi a été mal appliquée, en partie parce qu’elle était mal écrite.

    Though the Potlatch was illegal during this period of time, the ban was only ever sporadically enforced. This was in part a result of the vagueness of the wording of the law.

    Traduction de la rédaction Bien que le potlatch fût illégal pendant toute cette période, l’interdiction n’a jamais été appliquée que de façon sporadique. Cela tenait en partie au flou de la rédaction de la loi.

    Source Noakes, Taylor C., « Potlatch Ban », The Canadian Encyclopedia, 2023, introduction (chapeau de l’article, avant l’intertitre « Potlatch »).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage un nombre important d’Autochtones ont eux-mêmes demandé l’interdiction

    This restraint is interesting, given that a significant number of Indians had petitioned in favour of the potlatch law and continued to support it.

    Traduction de la rédaction Cette retenue est intéressante, étant donné qu’un nombre important d’Indiens avaient adressé des pétitions en faveur de la loi sur le potlatch et continuaient de la soutenir.

    Source Foster, Hamar, compte rendu de Cole, Douglas et Chaikin, Ira, An Iron Hand upon the People, BC Studies, n° 91-92, 1991-1992, p. 218-224, p. 222.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  7. ↑

    Passage Les plus anciens textes écrits qu’on connaisse, en Mésopotamie, ne sont ni des poèmes ni des lois : ce sont, pour l’essentiel, des comptes.

    This system of proto-writing, which is probably the oldest one and, at the same time, the only one that is documented by an abundance of preserved original texts, shows a number of characteristics […] The reason for this is, of course, that most of them are bookkeeping documents, representing activities of economic administration rather than stories, arguments or descriptions. The only texts that do not reflect administrative activities are those that are generally classified as school texts, primarily lexical lists.

    Traduction de la rédaction Ce système de proto-écriture, qui est probablement le plus ancien et en même temps le seul qui soit documenté par une abondance de textes originaux conservés, présente un certain nombre de caractéristiques […] La raison en est bien sûr que la plupart d’entre eux sont des documents comptables, qui consignent des activités d’administration économique plutôt que des récits, des argumentations ou des descriptions. Les seuls textes qui ne reflètent pas d’activités administratives sont ceux que l’on classe d’ordinaire parmi les textes scolaires, principalement des listes lexicales.

    Source Damerow, Peter, « The Origins of Writing as a Problem of Historical Epistemology », Cuneiform Digital Library Journal, 2006:1, § 4.1 et § 5 (« Proto-cuneiform does not match the syntax of oral language »).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  8. ↑

    Passage À Athènes, avant les réformes de Solon, les pauvres cultivaient la terre des riches contre une part de la récolte ; celui qui ne payait pas pouvait être saisi et finir esclave avec sa famille.

    the poor themselves and also their wives and children were actually in slavery to the rich; and they were called Clients, and Sixth-part-tenants (for that was the rent they paid for the rich men's land which they farmed, and the whole of the country was in few hands), and if they ever failed to pay their rents, they themselves and their children were liable to arrest; and all borrowing was on the security of the debtors' persons down to the time of Solon

    Traduction de la rédaction les pauvres eux-mêmes, avec leurs femmes et leurs enfants, étaient en fait esclaves des riches ; on les appelait clients et sizeniers (car c’était la redevance qu’ils payaient pour la terre des riches qu’ils cultivaient, et tout le pays était aux mains de quelques-uns), et s’ils ne payaient pas leur redevance, eux-mêmes et leurs enfants pouvaient être saisis ; et tous les emprunts étaient garantis sur la personne des débiteurs jusqu’à l’époque de Solon

    Source Aristote, Constitution d’Athènes, chap. 2-12, Chapitre 2, § 2.

    Domaine public ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  9. ↑

    Passage L’édit d’un roi de Babylone nommé Ammisaduqa est le seul dont le texte nous soit parvenu à peu près entier.

    Ammi-saduqa’s is the only misharum edict for which the (almost) complete text survives.

    Traduction de la rédaction L’édit d’Ammi-saduqa est le seul édit misharum dont le texte (presque) complet nous soit parvenu.

    Source « Ammi-saduqa », World Eras, Gale, en ligne sur Encyclopedia.com, notice « Ammi-saduqa », paragraphe sur l’édit misharum.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  10. ↑

    Passage Ces édits ne libéraient pas tout le monde.

    A recurring and illustrative example is the release from debt-slavery through royal decrees; some former free-persons bound in debt-bondage were manumitted, whilst house-born slaves were expressly excluded in the edicts from the royal manumission.

    Traduction de la rédaction Un exemple récurrent et parlant est la libération de la servitude pour dettes par décret royal ; certaines personnes autrefois libres, tenues en servitude pour dettes, étaient affranchies, tandis que les esclaves nés dans la maison étaient expressément exclus par les édits de l’affranchissement royal.

    Source Gaertner, Lorraine, The Motives for the Mēšarum Edict of King Ammiṣaduqa of the Old Babylonian Period: Ethics, Ego or Economics?, mémoire de MPhil (Ancient Cultures), Université de Stellenbosch, 2008, p. 16-17, § 2.3 (« The Concept of Social Justice »).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage Ce qu’on rétablissait, c’était la situation d’avant, pas la liberté de chacun.

    L'un des instruments de la justice était l'andurârum, qu'il faut comprendre comme le « retour au statut d'origine » : cette mesure royale annulait les dettes, permettait aux vendeurs de récupérer leurs terres, etc. […] Il ne s'agissait pas de mesures de « progrès social » : rien de plus étranger au monde mésopotamien que la réforme au sens des réformistes modernes.

    Source Charpin, Dominique, « La justice : l’andurârum, retour à la situation d’origine », cours « Depuis ce jour, plus rien n’a été inventé ». Aux origines de la civilisation en Mésopotamie, Collège de France, 21 février 2022, présentation de la leçon (rubrique « Lecture audio »).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  11. ↑

    Passage les premières monnaies ont été frappées dans trois régions du monde : la Chine, la Lydie — en Anatolie — et l’Inde

    The earliest coins are thought to have been minted in China, Lydia (in Western Asia Minor) and India.

    Traduction de la rédaction On pense que les premières pièces de monnaie ont été frappées en Chine, en Lydie (dans l’ouest de l’Asie Mineure) et en Inde.

    Source Zhao, Hao et al., « Radiocarbon-dating an Early Minting Site: The Emergence of Standardised Coinage in China », Antiquity, vol. 95, n° 383, 2021, p. 1161-1178, introduction de l’article.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  12. ↑

    Passage En Lydie, on estampille des morceaux d’un alliage d’or et d’argent.

    The earliest coins are simple electrum (a naturally occurring alloy of gold and silver found in the rivers of central Asia Minor) lumps with regular weights and a pattern of lines impressed upon them on one side and an incuse depression or series of depressions on the back. […] The first coinage that can be identified with a kingdom comes from Lydia in central Asia Minor. Lydian coins feature the head of a lion, the heraldic badge of the ruling dynasty.

    Traduction de la rédaction Les premières monnaies sont de simples lingots d’électrum (alliage naturel d’or et d’argent trouvé dans les rivières du centre de l’Asie Mineure), de poids réguliers, portant sur une face un motif de lignes imprimé et, au revers, un creux ou une série de creux. […] Le premier monnayage que l’on puisse rattacher à un royaume vient de Lydie, au centre de l’Asie Mineure. Les monnaies lydiennes portent une tête de lion, emblème héraldique de la dynastie régnante.

    Source American Numismatic Association, Money Museum, « Lydia & the First Coins », exposition virtuelle, texte de la page, 1er paragraphe (avant l’encadré « Did You Know? »).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage En Inde, on découpe des feuilles d’argent en petits morceaux, marqués au poinçon de cinq petits symboles.

    The most-commonly encountered punch-marked coins were often made from cut-up sheets of silver, hence their rectangular shape, and were stamped with five small symbols (Fig. 1).

    Traduction de la rédaction Les monnaies poinçonnées les plus couramment rencontrées étaient souvent faites de feuilles d’argent découpées, d’où leur forme rectangulaire, et étaient frappées de cinq petits symboles (fig. 1).

    Source Cribb, Joe, « The Origins of the Indian Coinage Tradition », South Asian Studies, vol. 19, 2003, p. 1-19, section « The Indian coinage tradition », p. 2.

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  13. ↑

    Passage À Guanzhuang, au Henan, les archéologues ont fouillé une fonderie de bronze, y ont trouvé des moules à monnaie et l’ont datée au carbone : elle s’est mise à frapper monnaie entre 640 et 550 avant notre ère.

    Recent excavations of an Eastern Zhou period (c. 770–220 BC) bronze foundry at Guanzhuang in Henan Province, China, have yielded clay moulds for casting spade coins. […] Systematic AMS radiocarbon-dating indicates that well-organised minting developed c. 640–550 BC

    Traduction de la rédaction Des fouilles récentes d’une fonderie de bronze de l’époque des Zhou orientaux (v. 770-220 av. J.-C.) à Guanzhuang, dans la province du Henan (Chine), ont livré des moules en argile servant à couler des monnaies-bêches. […] Une datation systématique par radiocarbone (SMA) indique qu’une frappe monétaire bien organisée s’est développée vers 640-550 av. J.-C.

    Source Zhao, Hao et al., « Radiocarbon-dating an Early Minting Site: The Emergence of Standardised Coinage in China », Antiquity, vol. 95, n° 383, 2021, p. 1161-1178, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage C’est le plus ancien atelier monétaire du monde dont la date soit solidement établie.

    making Guanzhuang the world's oldest-known, securely dated minting site.

    Traduction de la rédaction ce qui fait de Guanzhuang le plus ancien site de frappe monétaire connu au monde dont la date soit solidement établie.

    Source Zhao, Hao et al., « Radiocarbon-dating an Early Minting Site: The Emergence of Standardised Coinage in China », Antiquity, vol. 95, n° 383, 2021, p. 1161-1178, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  14. ↑

    Passage la fonderie existait depuis un siècle et demi avant de se mettre aux pièces : elle fabriquait des vases rituels, des armes, des outils

    its foundry—where bronze was cast and beaten into ritual vessels, weapons, and tools—opened in 770 B.C., according to Hao Zhao, an archaeologist at Zhengzhou University and the paper’s lead author. But it wasn’t for another 150 years that workers began minting coins outside the southern gate of the inner city.

    Traduction de la rédaction sa fonderie — où le bronze était coulé et martelé pour en faire des vases rituels, des armes et des outils — ouvrit en 770 av. J.-C., selon Hao Zhao, archéologue à l’université de Zhengzhou et auteur principal de l’article. Mais il fallut encore 150 ans pour que des ouvriers commencent à frapper des pièces à l’extérieur de la porte sud de la ville intérieure.

    Source Kramer, Jillian, « ’World’s oldest’ coin factory discovered in China », National Geographic, 5 août 2021, corps de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  15. ↑

    Passage les moules retrouvés sont presque tous identiques, faits à l’aide d’un instrument de mesure […] c’était une production en série, contrôlée

    The minting techniques employed at Guanzhuang are characterised by batch production and a high degree of standardisation and quality control, indicating that the production of spade coins was not a small-scale, sporadic experiment

    Traduction de la rédaction Les techniques de frappe employées à Guanzhuang se caractérisent par une production en série et un haut degré de normalisation et de contrôle de qualité, ce qui montre que la production des monnaies-bêches n’était pas une expérience ponctuelle à petite échelle

    Source Zhao, Hao et al., « Radiocarbon-dating an Early Minting Site: The Emergence of Standardised Coinage in China », Antiquity, vol. 95, n° 383, 2021, p. 1161-1178, conclusion des auteurs.

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  16. ↑

    Passage Au Sichuan, en Chine, on utilisait des pièces de fer […] l’État reprend l’affaire à son compte : il relance les billets et ouvre des bureaux où l’on peut les échanger contre des pièces.

    Consequently, heavy Sichuan iron coins were deposited in bulk in return for promissory notes that had since been issued and regulated by sixteen of the wealthiest families in the region.⁴ […] Indeed, China's experience with paper money could have been a very short one if the newly-appointed Chengdu prefect, Xue Tian 薛田, had not decided to re-instate jiaozi as a public-order currency in 1023, and to set up provincial exchange bureaus to administer the conversion between jiaozi and metallic currencies for a modest commission of 3%.

    Traduction de la rédaction En conséquence, on déposait en vrac les lourdes pièces de fer du Sichuan en échange de billets à ordre, émis et réglementés dès lors par seize des familles les plus riches de la région. […] De fait, l’expérience chinoise du papier-monnaie aurait pu être très brève si le nouveau préfet de Chengdu, Xue Tian 薛田, n’avait pas décidé de rétablir les jiaozi comme monnaie d’ordre public en 1023, et d’ouvrir des bureaux de change provinciaux chargés de la conversion entre jiaozi et monnaies métalliques, moyennant une modeste commission de 3 %.

    Source Horesh, Niv, « From Chengdu to Stockholm: A Comparative Study of the Emergence of Paper Money in East and West », Provincial China, vol. 4, n° 1, 2012, p. 68-99, p. 70, puis p. 71-72.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage en 1023, que l’État reprend l’affaire à son compte : il relance les billets et ouvre des bureaux où l’on peut les échanger contre des pièces

    Critically, note regulation was taken over by officialdom once the Song had firmly asserted its authority in the Southwest. […] Indeed, China's experience with paper money could have been a very short one if the newly-appointed Chengdu prefect, Xue Tian 薛田, had not decided to re-instate jiaozi as a public-order currency in 1023, and to set up provincial exchange bureaus to administer the conversion between jiaozi and metallic currencies for a modest commission of 3%.

    Traduction de la rédaction Point décisif, la réglementation des billets fut reprise par l’administration une fois que les Song eurent fermement affirmé leur autorité dans le Sud-Ouest. […] De fait, l’expérience chinoise de la monnaie de papier aurait pu être très brève si le nouveau préfet de Chengdu, Xue Tian, n’avait pas décidé de rétablir les jiaozi comme monnaie d’ordre public en 1023, et de créer des bureaux de change provinciaux chargés d’assurer la conversion entre jiaozi et monnaies métalliques, moyennant une modeste commission de 3 %.

    Source Horesh, Niv, « From Chengdu to Stockholm: A Comparative Study of the Emergence of Paper Money in East and West », Provincial China, vol. 4, n° 1, 2012, p. 68-99, p. 70, puis p. 71-72.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026

  17. ↑

    Passage Le cauri est un petit coquillage pêché aux Maldives […] ces coquillages ont servi à acheter des êtres humains.

    They are the shells of a mollusc found only in certain areas around the Maldives and other Indian Ocean islands. When European traders realized how valued these shells were in Africa, they imported them in vast quantities to trade for slaves and other goods across the continent.

    Traduction de la rédaction Ce sont les coquilles d’un mollusque que l’on ne trouve que dans certaines zones autour des Maldives et d’autres îles de l’océan Indien. Quand les marchands européens comprirent combien ces coquillages étaient prisés en Afrique, ils les importèrent en quantités énormes pour les échanger contre des esclaves et d’autres marchandises à travers le continent.

    Source Understanding Slavery Initiative, « Cowrie-shell belt », notice d’objet (Bristol Museums, Galleries & Archives, E1545), notice de l’objet (ceinture de cauris, Bristol Museums, Galleries & Archives, E1545), 2ᵉ et 3ᵉ phrases.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  18. ↑

    Passage Chez les Igbo, au sud-est du Nigeria, la semaine compte quatre jours, et ces jours sont des jours de marché.

    They also operated on the four traditional markets days, namely: Eke, Oye, Afor and Nkwo. Each of these markets was held on a rotational four-day basis known as Izu […] (the Igbo word for the traditional week).

    Traduction de la rédaction Ils fonctionnaient aussi selon les quatre jours de marché traditionnels, à savoir : Eke, Oye, Afor et Nkwo. Chacun de ces marchés se tenait selon une rotation de quatre jours appelée Izu […] (le mot igbo désignant la semaine traditionnelle).

    Source Chuks-Ezekwibe, Ogechukwu M. et Chukwu, Dan O., « Markets and its Origin in Onitsha before 1900 », Ochendo: An African Journal of Innovative Studies, vol. 4, n° 4, 2023, p. 317-330, p. 319.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  19. ↑

    Passage les administrations européennes ont institué un impôt […] à payer impérativement en monnaie coloniale

    In the European colonies, land expropriation and forced labor were used, but another important means of forcing indigenous populations to work as wage-laborers or produce cash crops was taxation and the requirement that taxes be paid in colonial currency.

    Traduction de la rédaction Dans les colonies européennes, on a recouru à l’expropriation des terres et au travail forcé, mais un autre moyen important de forcer les populations indigènes à travailler comme salariés ou à produire des cultures commerciales a été l’impôt, et l’obligation de le payer en monnaie coloniale.

    Source Forstater, Mathew, « Taxation and Primitive Accumulation: The Case of Colonial Africa », Research in Political Economy, vol. 22, 2005, p. 51-64, résumé.

    Accès payant · vérifié le 9 septembre 2026

  20. ↑

    Passage Ce qui est sûr, c’est qu’il a été voulu.

    In East Africa to secure local labour the colonial government introduced a hut tax were to force Africans to seek waged employment on German plantations, often far away from their household farms.

    Traduction de la rédaction En Afrique de l’Est, pour s’assurer une main-d’œuvre locale, le gouvernement colonial institua un impôt sur les cases destiné à forcer les Africains à chercher un emploi salarié dans les plantations allemandes, souvent très loin de leurs exploitations familiales.

    Source Meier zu Selhausen, Felix, « German Colonialism in Africa and the Pacific, 1884-1914 », African Economic History Working Paper n° 80, African Economic History Network, 2025, p. 12, § 4 (« Financing the German colonial state »).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage Les historiens discutent encore de l’efficacité réelle de ce système.

    Various scholars have questioned the often-stated migrant labour-taxation causal nexus. They have rejected the overworked stereotype that Africans entered labour service to pay taxes, obtain more livestock and marry more wives. […] In the case of Kenya, Sharon Stichter in Migrant Labour in Kenya, and Van Zwanenberg, in Colonial Capitalism in Kenya, have also cautioned about overstating the role of taxation in compelling the acceptance of migrant wage labour.10

    Traduction de la rédaction Plusieurs chercheurs ont mis en doute le lien de cause à effet, souvent affirmé, entre l’impôt et le travail migrant. Ils ont rejeté le stéréotype rebattu selon lequel les Africains s’engageaient comme travailleurs pour payer l’impôt, acquérir plus de bétail et épouser plus de femmes. […] Pour le Kenya, Sharon Stichter dans Migrant Labour in Kenya et Van Zwanenberg dans Colonial Capitalism in Kenya ont eux aussi mis en garde contre la tendance à exagérer le rôle de l’impôt pour contraindre à accepter le travail salarié migrant.10

    Source Tarus, Isaac, « Taxation, Migration and the Creation of a Working Class in Kenya », Africa Development, vol. 30, n° 4, CODESRIA, 2005, p. 121-138, résumé (p. 121), puis p. 125.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  21. ↑

    Passage Au Kenya, en 2007, un opérateur de téléphonie lance M-Pesa […] En quelques années, la grande majorité des foyers kenyans l’utilisent.

    In March 2007, the leading cell phone company in Kenya, Safaricom, formalized this procedure with the launch of M-PESA, an SMS-based money transfer system that allows individuals to deposit, send, and withdraw funds using their cell phone. M-PESA has grown rapidly, reaching approximately 65 percent of Kenyan households by the end of 2009, and is widely viewed as a success story to be emulated across the developing world.

    Traduction de la rédaction En mars 2007, Safaricom, le premier opérateur de téléphonie mobile du Kenya, a officialisé cette pratique en lançant M-PESA, un système de transfert d’argent par SMS qui permet de déposer, d’envoyer et de retirer de l’argent avec son téléphone portable. M-PESA s’est développé rapidement : il touchait environ 65 % des foyers kényans fin 2009, et il est largement considéré comme une réussite à imiter dans l’ensemble des pays en développement.

    Source Jack, William et Suri, Tavneet, « Mobile Money: The Economics of M-PESA », NBER Working Paper n° 16721, 2011, section I, « Introduction », troisième paragraphe (deux phrases consécutives).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  22. ↑

    Passage Le pays a bientôt compté plus de vingt mille points où déposer et retirer de l’argent.

    To facilitate purchases and sales of e-float, M-PESA maintains and operates an extensive network of over 23,000 agents across Kenya.

    Traduction de la rédaction Pour faciliter l’achat et la vente de monnaie électronique, M-PESA entretient et gère un vaste réseau de plus de 23 000 agents dans tout le Kenya.

    Source Jack, William et Suri, Tavneet, « Mobile Money: The Economics of M-PESA », NBER Working Paper n° 16721, 2011, section II « Context », sous-partie « How does M-PESA work ».

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Références bibliographiques

31
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