Nombres, mesures et techniques 9.14

Machines à calculer, informatique et monde numérique

Le saviez-vous ?

Avant d’être une machine, un ordinateur était une personne.

Six femmes posent ensemble dans un bureau, certaines assises à des tables de travail.
Des calculatrices humaines de la NASA, photographiées en janvier 1959. NASA, Domaine public, source

Avant d’être une machine, un ordinateur était une personne.

En anglais, le mot computer désignait un métier : quelqu’un dont le travail consistait à calculer, toute la journée, à la main. C’était le plus souvent une femme.

Faire calculer une machine

Une machine à calculer repose d’abord sur des roues dentées. Une roue avance d’un cran par unité ; quand elle a fait un tour complet, elle pousse sa voisine d’un cran. La retenue devient mécanique.

Le principe est facile à décrire et difficile à réaliser. Toute la difficulté tient justement à la retenue : au moment où neuf devient dix, il faut pousser la roue voisine sans coincer la machine.

En 1623, en Allemagne, Wilhelm Schickard décrit une telle machine dans deux lettres à l’astronome Kepler. Elle additionne, soustrait et aide à multiplier. Mais l’exemplaire commandé à un artisan brûle à moitié fini l’année suivante, Schickard renonce, et il n’en reparlera jamais. Nous connaissons son horloge à calculer par ces lettres et par des croquis retrouvés en 1935. Reconstruite, elle fonctionne, mais sa retenue reste fragile : une retenue qui traverse tous les chiffres risque d’abîmer les roues.1

Vingt ans plus tard, en 1642, Blaise Pascal résout le problème de la retenue et fait fabriquer une cinquantaine de machines.2

Qui a donc inventé la machine à calculer ? La question est mal posée. L’un a eu l’idée et n’a jamais fait marcher l’objet ; l’autre a fait marcher l’objet. Deux mérites distincts, portés par deux personnes distinctes.

Dire à la machine ce qu’elle doit faire

Une machine qui calcule ne sert pas à grand-chose s’il faut lui redire à chaque fois ce qu’elle doit faire. Une seconde invention est nécessaire, et elle vient d’ailleurs : de la musique, puis du tissage.

À Lyon, vers 1725, Basile Bouchon est tisseur de soie. Il connaît les cylindres à picots qui font jouer les automates de musique : les picots sont la mélodie, le cylindre n’est qu’une machine. Il transpose l’idée au métier à tisser et commande les fils avec un ruban de papier percé de trous.3

Trois ans plus tard, en 1728, le métier de Falcon remplace le ruban par des cartes perforées attachées en une chaîne sans fin. C’est la première machine au monde, quelle qu’elle soit, commandée par des cartes perforées. Jacques de Vaucanson essaie ensuite d’automatiser l’ensemble. En 1804, Joseph-Marie Jacquard reprend les trois inventions, les combine, et obtient enfin un système qui fonctionne dans de vraies fabriques.4

Le motif n’est plus dans la tête du tisserand ni dans la machine : il est sur un support séparé, que l’on peut changer. C’est exactement l’idée du programme.

En Angleterre, Charles Babbage s’en empare. À partir de 1837, il conçoit une machine mécanique qui calculerait ce qu’on lui demande, commandée par des cartes empruntées au métier Jacquard. Il ne l’achèvera jamais.

En 1843, Ada Lovelace traduit un article sur cette machine et y ajoute des notes trois fois plus longues que le texte. Les historiens ne sont pas d’accord sur ce qu’elle y a inventé exactement, et sur ce qui venait de Babbage. Mais tous s’accordent sur un point, et c’est le plus étonnant : elle est la première à écrire qu’une telle machine ne servirait pas seulement aux nombres. Puisqu’on peut coder des instructions sur des cartes, on pourrait lui faire manipuler des symboles — et, écrit-elle, composer de la musique.5

Cent dix-huit ans après Bouchon, l’idée revenait à son point de départ.

Compter un pays

Les cartes perforées quittent alors l’atelier pour l’administration.

Aux États-Unis, le recensement de 1880 met huit à neuf ans à être dépouillé. Avec une population qui grossit, celui de 1890 menace de ne pas être fini avant le suivant. Le bureau du recensement organise un concours en 1888 : les concurrents reçoivent les mêmes dossiers de Saint-Louis, et sont chronométrés.

Les deux premiers mettent cent quarante-quatre heures et cent heures à saisir les données, puis quarante-cinq et cinquante-cinq heures à les trier. Herman Hollerith saisit en soixante-douze heures et demie — et trie en cinq heures et demie.6

Une histoire que l’on lit partout doit ici être corrigée : le recensement de 1890 n’a pas été fait en six semaines. Six semaines correspondent au comptage brut de la population, et ce comptage-là n’utilisait pas les cartes. Le dépouillement complet a été bien plus long : ses résultats ont été publiés seulement un an et demi plus tôt que ceux de 1880 — et il a coûté presque deux fois plus cher. À l’époque, certains se sont demandé si la machine valait vraiment son prix.7

L’entreprise fondée par Hollerith deviendra plus tard IBM.

Ces machines ont servi partout, et à tout : compter des habitants, gérer des salaires, tenir des stocks. En France, pendant l’Occupation, les services statistiques en avaient. Mais ce que les États ont fait de leurs comptages ne dépendait pas d’elles : les listes qui ont compté, à ce moment-là, étaient tenues à la main. Cette histoire est racontée dans l’entrée 9.6.

Les calculatrices humaines

Pendant longtemps, les calculs vraiment longs ont été effectués par des humains.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’armée américaine a besoin de tables de tir : pour chaque angle de canon, chaque vent, chaque distance, où tombe l’obus. Ce sont des milliers d’équations. Une seule peut demander plus de quarante heures de travail.

Ce travail est confié à des femmes. On juge alors ce genre de calcul trop fastidieux pour les ingénieurs. Elles sont plus de quatre-vingts à l’université de Pennsylvanie, et leur métier s’appelle computer.

Quand une machine électronique est construite pour faire ce travail plus vite, il faut quelqu’un pour la programmer. On choisit six d’entre elles : Kathleen McNulty, Frances Bilas, Betty Snyder, Marlyn Wescoff, Ruth Lichterman et Jean Jennings.8

Personne ne peut le leur enseigner : ce métier n’existe pas encore. On leur remet une pile de schémas de câblage en leur disant, en substance : comprenez comment la machine fonctionne, puis trouvez comment la programmer.

Elles y parviennent. Le 15 février 1946, la machine est présentée à la presse. La démonstration retenue est un calcul de trajectoire, mis au point par Jean Jennings et Betty Snyder.

Effacées, puis retrouvées

La suite est instructive.

Les articles publiés sur cette démonstration parlent des ingénieurs qui ont construit la machine. Ils ne mentionnent pas les six programmeuses. Le soir, un dîner est organisé pour célébrer le succès. Elles n’y sont pas invitées.

Le plus troublant est que les photographies d’archives, elles, les montrent. Elles sont là, devant la machine, sur les images. Ce sont les légendes et les articles qui les ont fait disparaître.9

Il a fallu attendre les années 1990 pour que des historiennes s’intéressent à ces photographies et posent la question : qui sont ces femmes ? À partir de là, leur travail a été reconnu.

Une source peut rester sous les yeux de tout le monde pendant cinquante ans et ne rien dire, tant que personne ne pose la bonne question.

Comment une machine calcule

Tout ce qui suit repose sur une idée d’une simplicité déconcertante : une machine ne sait faire qu’une chose, distinguer deux états. Un interrupteur ouvert ou fermé, un courant qui passe ou non. On note ces deux états 0 et 1, et on les appelle des bits.10

Avec des bits, on écrit des nombres — c’est le système binaire, qui compte en puissances de deux au lieu de dix. Huit bits suffisent à écrire tous les nombres de 0 à 255. Puisqu’on peut écrire des nombres, on peut tout écrire : il suffit de décider qu’un nombre représente une lettre, une couleur de pixel, un instant de son. Un texte, une image et une musique sont, dans une machine, exactement la même chose — des suites de bits, différenciées seulement par la règle qui sert à les relire.

Une machine à calculer comporte trois parties.

  • Le processeur exécute les opérations, une par une, mais à une cadence de plusieurs milliards par seconde. Il ne sait faire que des additions et des comparaisons ; tout le reste en est construit.
  • La mémoire conserve les données et les instructions en cours d’utilisation. On distingue celle qui s’efface à l’extinction de celle qui persiste.
  • Les entrées et les sorties — clavier, écran, capteur, haut-parleur — font le lien avec le monde.

Un programme, ou logiciel, est la liste des instructions que le processeur doit exécuter. L’algorithme, lui, est la méthode elle-même, indépendamment de la machine : une recette de cuisine est un algorithme, et elle reste la même quel que soit le fourneau.

Rien de tout cela ne suppose de l’intelligence. Une machine applique des règles sans les comprendre, très vite et sans se tromper. C’est cette vitesse, et non une quelconque compréhension, qui produit les résultats.

La phrase d’Ada Lovelace, et ce qu’on lui a répondu

Cette idée, quelqu’un l’avait écrite en 1843 — et c’est la personne dont parle le début de cette page.

Dans ses notes, après avoir imaginé qu’une machine pourrait manipuler des symboles et composer de la musique, Ada Lovelace pose une limite :

La machine analytique n’a aucune prétention à créer quoi que ce soit. Elle peut faire tout ce que nous savons lui ordonner d’accomplir.11

La position est remarquable. Celle qui a vu le plus loin sur ce qu’une machine pourrait faire est aussi celle qui a posé la borne la plus nette sur ce qu’elle ne ferait pas.

L’histoire ne s’arrête pourtant pas là. Plus d’un siècle plus tard, en 1950, un mathématicien reprend cette phrase, la baptise « l’objection de Lady Lovelace », et la conteste.12

Son argument est subtil. Il déplace la question : au lieu de demander si une machine peut créer, demandons si elle peut nous surprendre. Et il remarque que l’objection repose sur une idée fausse — celle qui voudrait que, dès qu’un fait est présenté à un esprit, toutes ses conséquences lui apparaissent aussitôt.13

Ce n’est pas vrai, dit-il, et c’est même une erreur à laquelle les mathématiciens sont particulièrement exposés.

Ce débat n’est pas clos. Il dure depuis près de deux siècles, entre deux personnes qui ne se sont jamais rencontrées, et il porte exactement sur la question que chacun se pose devant les machines de son époque.

De plus en plus petit

La suite technique tient en un mot : miniaturisation. Elle se raconte en trois dates.

Le 16 décembre 1947, dans un laboratoire américain, John Bardeen et Walter Brattain posent deux contacts d’or minuscules sur une plaquette de germanium, et obtiennent un dispositif qui amplifie un signal électrique. C’est le transistor. Il remplace le tube à vide : plus petit, plus solide, il ne chauffe presque pas. Un collègue lui trouve son nom. Avec leur chef d’équipe, William Shockley, les deux hommes recevront le prix Nobel neuf ans plus tard.14

En 1958, puis en 1959, deux ingénieurs qui ne travaillaient pas ensemble et ne se connaissaient pas ont la même idée : au lieu de fabriquer les composants un par un et de les relier à la main, les graver tous ensemble sur une seule plaquette. Jack Kilby réalise le premier, Robert Noyce celui que l’on saura fabriquer en série. C’est le circuit intégré.

En 1971 enfin paraît le premier microprocesseur d’Intel, le 4004 : une plaquette de douze millimètres carrés, de la taille d’un ongle, qui réunit tout ce qu’il faut pour calculer — environ deux mille trois cents transistors.15

Il n’a pas été inventé pour un ordinateur. C’est une entreprise japonaise de calculatrices, Busicom, qui l’a commandé et payé, et l’un de ses quatre concepteurs, Masatoshi Shima, était son ingénieur.

On lit partout que cette puce était « aussi puissante que l’ENIAC ». La prudence s’impose : cette phrase vient de l’annonce publicitaire du fabricant, en 1971, et elle se recopie depuis. Les deux machines ne se comparent pas si facilement. Ce que l’on peut affirmer sans risque porte sur les deux objets : d’un côté une salle de cent soixante-sept mètres carrés et trente tonnes de matériel, de l’autre un objet qui tient sur le bout du doigt.

Dans les années 2020, une puce en contient plusieurs milliards. C’est ce rétrécissement, plus que toute autre idée nouvelle, qui a mis un ordinateur dans toutes les poches.

Ce que cela pèse vraiment

On dit souvent que le numérique est « immatériel ». C’est faux, et il est utile de le savoir.

Un téléphone contient des dizaines de métaux différents, extraits de mines réelles, par des gens réels, parfois dans des conditions très dures. Les services utilisés au quotidien tournent dans des bâtiments remplis de machines qu’il faut alimenter et refroidir en continu : les centres de données. En 2024, ils ont consommé environ un pour cent et demi de l’électricité du monde, et leur consommation pourrait plus que doubler d’ici 2030.16

La suite doit être dite, faute de quoi le chiffre trompe. Sur la même période, ce sont les voitures électriques, les usines et la climatisation qui feront le plus augmenter la consommation mondiale d’électricité — pas les centres de données.

Les appareils remplacés, eux, deviennent des déchets. Soixante-deux millions de tonnes en 2022. On sait que vingt-deux pour cent environ sont officiellement collectés et recyclés ; pour le reste, on ne sait pas vraiment, parce que beaucoup de récupération se fait sans être enregistrée nulle part.17

Le nuage a une adresse, une facture d’électricité et une benne.

Deux inventions, pas une

Ce qu’il fautÀ quoi cela sertD’où cela vient
Un mécanisme qui calculeexécuter les opérationsmachines à roues dentées, puis électronique
Un support d’instructionsdire quoi faire, et pouvoir le changerrubans et cartes perforés, venus des automates de musique puis du tissage
Des gens qui savent s’en servirtraduire un problème en suite d’opérationsle métier de calculatrice

Note 1

On September 20, 1623, Schickard wrote to Kepler saying (in translation): […] These two letters, both of which were found in Kepler's papers […] it certainly works well on the reproductions constructed by von Freytag Loringhoff. […] This operation would require enough force that it might well do damage to the gears on the units digit.

Le 20 septembre 1623, Schickard écrivit à Kepler (en traduction) : […] Ces deux lettres, toutes deux retrouvées dans les papiers de Kepler […] il fonctionne assurément bien sur les reproductions construites par von Freytag Loringhoff. […] Cette opération demanderait assez de force pour risquer d’endommager les roues dentées du chiffre des unités.

Lee, J. A. N., « Wilhelm Schickard », Computer Pioneers, IEEE Computer Society, 1995, mis à jour en 2013

I had placed an order with a local man, Johan Pfister, for the construction of a machine for you; but when half finished, this machine, together with some other things of mine, especially several metal plates, fell victim to a fire which broke out unseen during the night three days ago. […] Sketches of the calculator have been preserved in the manuscripts left by Schickard and Kepler. These however, were not rediscovered until 1935 when they were found during research into Kepler's life.

J’avais commandé à un homme d’ici, Johan Pfister, la construction d’une machine pour vous ; mais, à moitié finie, cette machine, avec d’autres affaires à moi, notamment plusieurs plaques de métal, a été la proie d’un incendie qui s’est déclaré sans être vu pendant la nuit, il y a trois jours. […] Des croquis de la machine à calculer ont été conservés dans les manuscrits laissés par Schickard et Kepler. Ils n’ont toutefois été redécouverts qu’en 1935, lors de recherches sur la vie de Kepler.

O’Connor, John J. et Robertson, Edmund F., « Wilhelm Schickard », MacTutor History of Mathematics, University of St Andrews

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Note 2

Arrivée à 9, la roue lève une masselotte qui stocke une certaine énergie. Au passage de 9 à 0, cette masselotte retombe et fait avancer d'une position la roue suivante. Si plusieurs roues sont simultanément à 9, le passage du poids faible de 9 à 0 déclenche la chute en cascade des masselottes et le report des retenues sur plusieurs rangs. La Pascaline, machine inventée par Blaise Pascal en 1642, est la première calculatrice mécanique dont la description ait été rendue publique en son temps.

PATSTEC (Mission nationale de sauvegarde et de valorisation du patrimoine scientifique et technique contemporain), « Maquette de la calculatrice dite Pascaline », fiche n° 7985

By 1652 fifty prototypes had been produced, but few machines were sold

En 1652, cinquante prototypes avaient été produits, mais peu de machines furent vendues

O’Connor, John J. et Robertson, Edmund F., « Blaise Pascal », MacTutor History of Mathematics, University of St Andrews

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Note 3

De très nombreux tisseurs ont participé à l'évolution techniques de ces machines, dont les noms n'ont pas toujours été retenus par l'histoire. Ainsi, Basile Bouchon vers 1725, Louis Falcon en 1728, puis Jacques Vaucanson en 1750 et 1760 ont tous contribué à améliorer le fonctionnement des métiers à tisser et des divers outils nécessaires à leur fonctionnement.

Four, Pierre-Alain (Aporss), « Lyon et la soie : une dynamique de la technique, un urbanisme original », fiche n° 3, Grand Lyon, octobre 2007

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Note 4

Model of Falcon's loom, 1728, with a jacquard type system. This loom was the first machine of any kind to be controlled by punch cards, following Frenchman Basile Bouchon's use of perforated paper rolls in 1725. Falcon's loom used perforated cards tied together in an endless chain.

Maquette du métier de Falcon, 1728, avec un système de type jacquard. Ce métier fut la première machine, quelle qu’elle soit, commandée par des cartes perforées, après l’emploi par le Français Basile Bouchon de rouleaux de papier perforé en 1725. Le métier de Falcon utilisait des cartes perforées liées entre elles en une chaîne sans fin.

Science Museum Group, Model of Falcon’s Loom, objet n° 1963-379

Model of Falcon's loom, 1728, with a jacquard type system. This loom was the first machine of any kind to be controlled by punch cards, following Frenchman Basile Bouchon's use of perforated paper rolls in 1725. Falcon's loom used perforated cards tied together in an endless chain.

Maquette du métier de Falcon, 1728, avec un système de type jacquard. Ce métier fut la première machine, quelle qu’elle soit, commandée par des cartes perforées, après l’emploi par le Français Basile Bouchon de rouleaux de papier perforé en 1725. Le métier de Falcon utilisait des cartes perforées liées entre elles en une chaîne sans fin.

Science Museum Group, Model of Falcon’s Loom, objet n° 1963-379

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Note 5

She speculated that the Engine 'might act upon other things besides number... the Engine might compose elaborate and scientific pieces of music of any degree of complexity or extent'. The idea of a machine that could manipulate symbols in accordance with rules and that number could represent entities other than quantity mark the fundamental transition from calculation to computation. Ada was the first to explicitly articulate this notion and in this she appears to have seen further than Babbage.

Elle avança que la Machine « pourrait agir sur d’autres choses que les nombres... la Machine pourrait composer des morceaux de musique élaborés et savants, de n’importe quel degré de complexité ou d’étendue ». L’idée d’une machine capable de manipuler des symboles selon des règles, et l’idée que le nombre puisse représenter autre chose qu’une quantité, marquent le passage fondamental du calcul à l’informatique. Ada fut la première à formuler explicitement cette idée, et en cela elle semble avoir vu plus loin que Babbage.

Computer History Museum, « Ada Lovelace », exposition en ligne The Babbage Engine, page non datée

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Note 6

The third contestant, a former Census Bureau employee named Herman Hollerith, completed the data capture process in 72.5 hours. […] Hollerith astounded Census Bureau officials by completing the task in just 5.5 hours!

Le troisième concurrent, un ancien employé du Bureau du recensement nommé Herman Hollerith, a achevé la saisie des données en 72,5 heures. […] Hollerith a stupéfié les responsables du Bureau en accomplissant la tâche en seulement 5,5 heures !

U.S. Census Bureau, « The Hollerith Machine », histoire du bureau

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Note 7

Despite the greater amount of data collected, the Census Bureau completed publication of the 1890 data 18 months sooner than it published the 1880 Census.

Malgré la plus grande quantité de données recueillies, le Bureau du recensement a achevé la publication des données de 1890 dix-huit mois plus tôt qu’il n’avait publié le recensement de 1880.

U.S. Census Bureau, « Herman Hollerith and Mechanical Tabulation », History and the Census, janvier 2016

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Note 8

When it was operational, the machine was run by a team of six women. […] As modern engineers, we now celebrate the contributions of Kathleen McNulty Mauchly Antonelli, Jean Jennings Bartik, Frances (Betty) Snyder Holberton, Marlyn Wescoff Meltzer, Frances Bilas Spence, and Ruth Lichterman Teitelbaum.

Une fois en service, la machine était conduite par une équipe de six femmes. […] En tant qu’ingénieurs d’aujourd’hui, nous saluons les contributions de Kathleen McNulty Mauchly Antonelli, Jean Jennings Bartik, Frances (Betty) Snyder Holberton, Marlyn Wescoff Meltzer, Frances Bilas Spence et Ruth Lichterman Teitelbaum.

University of Pennsylvania, School of Engineering and Applied Science, « Celebrating Penn Engineering History: ENIAC »

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Note 9

Archival photos (such as the one at the top of this page) show both women and men working on the massive machine, but the articles and pictures published at the time feature only men.

Les photos d’archives (comme celle en haut de cette page) montrent des femmes et des hommes travaillant sur l’énorme machine, mais les articles et les images publiés à l’époque ne montrent que des hommes.

University of Pennsylvania, School of Engineering and Applied Science, « Celebrating Penn Engineering History: ENIAC »

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Note 10

If the base 2 is used the resulting units may be called binary digits, or more briefly bits, a word suggested by J. W. Tukey. A device with two stable positions, such as a relay or a flip-flop circuit, can store one bit of information.

Si l’on utilise la base 2, les unités obtenues peuvent être appelées chiffres binaires, ou plus brièvement bits, mot suggéré par J. W. Tukey. Un dispositif à deux positions stables, comme un relais ou une bascule électronique, peut stocker un bit d’information.

Shannon, Claude E., « A Mathematical Theory of Communication », Bell System Technical Journal, vol. 27, 1948, p. 379-423 et 623-656

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Note 11

The Analytical Engine has no pretensions whatever to originate anything. It can do whatever we know how to order it to perform.

La machine analytique n’a aucune prétention, quelle qu’elle soit, à créer quoi que ce soit. Elle peut faire tout ce que nous savons lui ordonner d’accomplir.

Lovelace, Ada, notes accompagnant sa traduction de Menabrea, Luigi F., « Sketch of the Analytical Engine Invented by Charles Babbage », Scientific Memoirs, vol. 3, 1843

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Note 12

Lady Lovelace's Objection […] In it she states, “The Analytical Engine has no pretensions to originate anything. It can do whatever we know how to order it to perform” (her italics).

L’objection de Lady Lovelace […] Elle y déclare : « La machine analytique n’a aucune prétention à créer quoi que ce soit. Elle peut faire tout ce que nous savons lui ordonner d’accomplir » (en italiques chez elle).

Turing, Alan M., « Computing Machinery and Intelligence », Mind, vol. 59, 1950, p. 433-460

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Note 13

A better variant of the objection says that a machine can never ‘take us by surprise’. This statement is a more direct challenge and can be met directly.

Une meilleure variante de l’objection dit qu’une machine ne peut jamais « nous prendre par surprise ». Cet énoncé est un défi plus direct et l’on peut y répondre directement.

Turing, Alan M., « Computing Machinery and Intelligence », Mind, vol. 59, 1950, p. 433-460

This is the assumption that as soon as a fact is presented to a mind all consequences of that fact spring into the mind simultaneously with it. It is a very useful assumption under many circumstances, but one too easily forgets that it is false.

C’est l’hypothèse selon laquelle, dès qu’un fait est présenté à un esprit, toutes les conséquences de ce fait surgissent dans l’esprit en même temps que lui. C’est une hypothèse très utile dans bien des circonstances, mais on oublie trop facilement qu’elle est fausse.

Turing, Alan M., « Computing Machinery and Intelligence », Mind, vol. 59, 1950, p. 433-460

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Note 14

On December 16, 1947, their research culminated in the first successful semiconductor amplifier. […] Named the "transistor" by electrical engineer John Pierce, Bell Labs publicly announced the revolutionary solid-state device at a press conference in New York on June 30, 1948.

Le 16 décembre 1947, leurs recherches aboutirent au premier amplificateur à semi-conducteur réussi. […] Baptisé « transistor » par l’ingénieur électricien John Pierce, ce dispositif révolutionnaire à l’état solide fut présenté publiquement par les Bell Labs lors d’une conférence de presse à New York le 30 juin 1948.

Computer History Museum, « The Silicon Engine: A Timeline of Semiconductors in Computers »

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Note 15

Ted Hoff and Stanley Mazor conceived Intel's first integrated CPU, the 4004 4-bit device, as a member of the MCS-4 Micro Computer Chip Set. In 1971, Federico Faggin, assisted by Masatoshi Shima, applied his experience in silicon-gate MOS technology (1968 Milestone) to squeeze the 2300 transistors of the 4004 into a low-cost 16-pin package.

Ted Hoff et Stanley Mazor ont conçu le premier processeur intégré d’Intel, le 4004, un composant 4 bits faisant partie du jeu de puces MCS-4. En 1971, Federico Faggin, assisté de Masatoshi Shima, a mis à profit son expérience de la technologie MOS à grille de silicium (jalon de 1968) pour faire tenir les 2 300 transistors du 4004 dans un boîtier bon marché à 16 broches.

Computer History Museum, « The Silicon Engine: A Timeline of Semiconductors in Computers »

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Note 16

Data centres accounted for around 1.5% of the world’s electricity consumption in 2024, or 415 terawatt-hours (TWh). […] Data centre electricity consumption is set to more than double to around 945 TWh by 2030.

Les centres de données ont représenté environ 1,5 % de la consommation mondiale d’électricité en 2024, soit 415 térawattheures (TWh). […] La consommation d’électricité des centres de données devrait plus que doubler, pour atteindre environ 945 TWh d’ici 2030.

Agence internationale de l’énergie, Energy and AI, rapport spécial, Paris, avril 2025, résumé exécutif, en accès libre

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Note 17

A record 62 million tonnes (Mt) of e-waste was produced in 2022 […] less than one quarter (22.3%) of the year's e-waste mass was documented as having been properly collected and recycled in 2022

Un record de 62 millions de tonnes (Mt) de déchets électroniques a été produit en 2022 […] moins d’un quart (22,3 %) de la masse de déchets électroniques de l’année a été documenté comme correctement collecté et recyclé en 2022

UNITAR (programme SCYCLE) et Union internationale des télécommunications, Global E-waste Monitor 2024, 4e éd., 20 mars 2024, par Cornelis P. Baldé, Ruediger Kuehr, Tales Yamamoto, Rosie McDonald et al.

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Notes et sources

  1. ↑

    Passage En 1623, en Allemagne, Wilhelm Schickard décrit une telle machine dans deux lettres à l’astronome Kepler […] Reconstruite, elle fonctionne, mais sa retenue reste fragile : une retenue qui traverse tous les chiffres risque d’abîmer les roues.

    On September 20, 1623, Schickard wrote to Kepler saying (in translation): […] These two letters, both of which were found in Kepler's papers […] it certainly works well on the reproductions constructed by von Freytag Loringhoff. […] This operation would require enough force that it might well do damage to the gears on the units digit.

    Traduction de la rédaction Le 20 septembre 1623, Schickard écrivit à Kepler (en traduction) : […] Ces deux lettres, toutes deux retrouvées dans les papiers de Kepler […] il fonctionne assurément bien sur les reproductions construites par von Freytag Loringhoff. […] Cette opération demanderait assez de force pour risquer d’endommager les roues dentées du chiffre des unités.

    Source Lee, J. A. N., « Wilhelm Schickard », Computer Pioneers, IEEE Computer Society, 1995, mis à jour en 2013, notice « Wilhelm Schickard » de Computer Pioneers, paragraphes sur les lettres à Kepler et sur le mécanisme de retenue.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026

    Passage Mais l’exemplaire commandé à un artisan brûle à moitié fini l’année suivante […] Nous connaissons son horloge à calculer par ces lettres et par des croquis retrouvés en 1935.

    I had placed an order with a local man, Johan Pfister, for the construction of a machine for you; but when half finished, this machine, together with some other things of mine, especially several metal plates, fell victim to a fire which broke out unseen during the night three days ago. […] Sketches of the calculator have been preserved in the manuscripts left by Schickard and Kepler. These however, were not rediscovered until 1935 when they were found during research into Kepler's life.

    Traduction de la rédaction J’avais commandé à un homme d’ici, Johan Pfister, la construction d’une machine pour vous ; mais, à moitié finie, cette machine, avec d’autres affaires à moi, notamment plusieurs plaques de métal, a été la proie d’un incendie qui s’est déclaré sans être vu pendant la nuit, il y a trois jours. […] Des croquis de la machine à calculer ont été conservés dans les manuscrits laissés par Schickard et Kepler. Ils n’ont toutefois été redécouverts qu’en 1935, lors de recherches sur la vie de Kepler.

    Source O’Connor, John J. et Robertson, Edmund F., « Wilhelm Schickard », MacTutor History of Mathematics, University of St Andrews, biographie MacTutor, lettre à Kepler du 25 février 1624 citée en traduction, puis paragraphe sur les croquis.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026

  2. ↑

    Passage Vingt ans plus tard, en 1642, Blaise Pascal résout le problème de la retenue

    Arrivée à 9, la roue lève une masselotte qui stocke une certaine énergie. Au passage de 9 à 0, cette masselotte retombe et fait avancer d'une position la roue suivante. Si plusieurs roues sont simultanément à 9, le passage du poids faible de 9 à 0 déclenche la chute en cascade des masselottes et le report des retenues sur plusieurs rangs. La Pascaline, machine inventée par Blaise Pascal en 1642, est la première calculatrice mécanique dont la description ait été rendue publique en son temps.

    Source PATSTEC (Mission nationale de sauvegarde et de valorisation du patrimoine scientifique et technique contemporain), « Maquette de la calculatrice dite Pascaline », fiche n° 7985, fiche PATSTEC n° 7985, rubrique « Description » : fonctionnement des masselottes, puis phrase sur l’invention de la Pascaline (qui suit immédiatement).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026

    Passage et fait fabriquer une cinquantaine de machines

    By 1652 fifty prototypes had been produced, but few machines were sold

    Traduction de la rédaction En 1652, cinquante prototypes avaient été produits, mais peu de machines furent vendues

    Source O’Connor, John J. et Robertson, Edmund F., « Blaise Pascal », MacTutor History of Mathematics, University of St Andrews, biographie MacTutor, paragraphe sur la machine à calculer.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026

  3. ↑

    Passage À Lyon, vers 1725, Basile Bouchon est tisseur de soie.

    De très nombreux tisseurs ont participé à l'évolution techniques de ces machines, dont les noms n'ont pas toujours été retenus par l'histoire. Ainsi, Basile Bouchon vers 1725, Louis Falcon en 1728, puis Jacques Vaucanson en 1750 et 1760 ont tous contribué à améliorer le fonctionnement des métiers à tisser et des divers outils nécessaires à leur fonctionnement.

    Source Four, Pierre-Alain (Aporss), « Lyon et la soie : une dynamique de la technique, un urbanisme original », fiche n° 3, Grand Lyon, octobre 2007, partie A « Les innovations techniques, élément clé dans le décollage de l’activité soyeuse », sous-partie « De nombreuses améliorations des métiers à tisser ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026

  4. ↑

    Passage Trois ans plus tard, en 1728, le métier de Falcon remplace le ruban par des cartes perforées attachées en une chaîne sans fin.

    Model of Falcon's loom, 1728, with a jacquard type system. This loom was the first machine of any kind to be controlled by punch cards, following Frenchman Basile Bouchon's use of perforated paper rolls in 1725. Falcon's loom used perforated cards tied together in an endless chain.

    Traduction de la rédaction Maquette du métier de Falcon, 1728, avec un système de type jacquard. Ce métier fut la première machine, quelle qu’elle soit, commandée par des cartes perforées, après l’emploi par le Français Basile Bouchon de rouleaux de papier perforé en 1725. Le métier de Falcon utilisait des cartes perforées liées entre elles en une chaîne sans fin.

    Source Science Museum Group, Model of Falcon’s Loom, objet n° 1963-379, description de l’objet (notice en ligne, objet 1963-379), trois premières phrases.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

    Passage vers 1725, Basile Bouchon […] commande les fils avec un ruban de papier percé de trous. […] en 1728, le métier de Falcon remplace le ruban par des cartes perforées attachées en une chaîne sans fin.

    Model of Falcon's loom, 1728, with a jacquard type system. This loom was the first machine of any kind to be controlled by punch cards, following Frenchman Basile Bouchon's use of perforated paper rolls in 1725. Falcon's loom used perforated cards tied together in an endless chain.

    Traduction de la rédaction Maquette du métier de Falcon, 1728, avec un système de type jacquard. Ce métier fut la première machine, quelle qu’elle soit, commandée par des cartes perforées, après l’emploi par le Français Basile Bouchon de rouleaux de papier perforé en 1725. Le métier de Falcon utilisait des cartes perforées liées entre elles en une chaîne sans fin.

    Source Science Museum Group, Model of Falcon’s Loom, objet n° 1963-379, description de l’objet (notice en ligne collection.sciencemuseumgroup.org.uk/objects/co44927, objet 1963-379).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026

  5. ↑

    Passage elle est la première à écrire qu’une telle machine ne servirait pas seulement aux nombres […] on pourrait lui faire manipuler des symboles — et, écrit-elle, composer de la musique

    She speculated that the Engine 'might act upon other things besides number... the Engine might compose elaborate and scientific pieces of music of any degree of complexity or extent'. The idea of a machine that could manipulate symbols in accordance with rules and that number could represent entities other than quantity mark the fundamental transition from calculation to computation. Ada was the first to explicitly articulate this notion and in this she appears to have seen further than Babbage.

    Traduction de la rédaction Elle avança que la Machine « pourrait agir sur d’autres choses que les nombres... la Machine pourrait composer des morceaux de musique élaborés et savants, de n’importe quel degré de complexité ou d’étendue ». L’idée d’une machine capable de manipuler des symboles selon des règles, et l’idée que le nombre puisse représenter autre chose qu’une quantité, marquent le passage fondamental du calcul à l’informatique. Ada fut la première à formuler explicitement cette idée, et en cela elle semble avoir vu plus loin que Babbage.

    Source Computer History Museum, « Ada Lovelace », exposition en ligne The Babbage Engine, page non datée, page « Ada Lovelace », trois phrases consécutives.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  6. ↑

    Passage Herman Hollerith saisit en soixante-douze heures et demie — et trie en cinq heures et demie.

    The third contestant, a former Census Bureau employee named Herman Hollerith, completed the data capture process in 72.5 hours. […] Hollerith astounded Census Bureau officials by completing the task in just 5.5 hours!

    Traduction de la rédaction Le troisième concurrent, un ancien employé du Bureau du recensement nommé Herman Hollerith, a achevé la saisie des données en 72,5 heures. […] Hollerith a stupéfié les responsables du Bureau en accomplissant la tâche en seulement 5,5 heures !

    Source U.S. Census Bureau, « The Hollerith Machine », histoire du bureau, section « 1888 Competition ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  7. ↑

    Passage Le dépouillement complet a été bien plus long : ses résultats ont été publiés seulement un an et demi plus tôt que ceux de 1880

    Despite the greater amount of data collected, the Census Bureau completed publication of the 1890 data 18 months sooner than it published the 1880 Census.

    Traduction de la rédaction Malgré la plus grande quantité de données recueillies, le Bureau du recensement a achevé la publication des données de 1890 dix-huit mois plus tôt qu’il n’avait publié le recensement de 1880.

    Source U.S. Census Bureau, « Herman Hollerith and Mechanical Tabulation », History and the Census, janvier 2016, article « January 2016: Herman Hollerith and Mechanical Tabulation », section principale.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026

  8. ↑

    Passage On choisit six d’entre elles : Kathleen McNulty, Frances Bilas, Betty Snyder, Marlyn Wescoff, Ruth Lichterman et Jean Jennings.

    When it was operational, the machine was run by a team of six women. […] As modern engineers, we now celebrate the contributions of Kathleen McNulty Mauchly Antonelli, Jean Jennings Bartik, Frances (Betty) Snyder Holberton, Marlyn Wescoff Meltzer, Frances Bilas Spence, and Ruth Lichterman Teitelbaum.

    Traduction de la rédaction Une fois en service, la machine était conduite par une équipe de six femmes. […] En tant qu’ingénieurs d’aujourd’hui, nous saluons les contributions de Kathleen McNulty Mauchly Antonelli, Jean Jennings Bartik, Frances (Betty) Snyder Holberton, Marlyn Wescoff Meltzer, Frances Bilas Spence et Ruth Lichterman Teitelbaum.

    Source University of Pennsylvania, School of Engineering and Applied Science, « Celebrating Penn Engineering History: ENIAC », page d’histoire « Celebrating Penn Engineering History: ENIAC ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  9. ↑

    Passage les photographies d’archives, elles, les montrent […] Ce sont les légendes et les articles qui les ont fait disparaître.

    Archival photos (such as the one at the top of this page) show both women and men working on the massive machine, but the articles and pictures published at the time feature only men.

    Traduction de la rédaction Les photos d’archives (comme celle en haut de cette page) montrent des femmes et des hommes travaillant sur l’énorme machine, mais les articles et les images publiés à l’époque ne montrent que des hommes.

    Source University of Pennsylvania, School of Engineering and Applied Science, « Celebrating Penn Engineering History: ENIAC », page d’histoire « Celebrating Penn Engineering History: ENIAC ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  10. ↑

    Passage On note ces deux états 0 et 1, et on les appelle des bits.

    If the base 2 is used the resulting units may be called binary digits, or more briefly bits, a word suggested by J. W. Tukey. A device with two stable positions, such as a relay or a flip-flop circuit, can store one bit of information.

    Traduction de la rédaction Si l’on utilise la base 2, les unités obtenues peuvent être appelées chiffres binaires, ou plus brièvement bits, mot suggéré par J. W. Tukey. Un dispositif à deux positions stables, comme un relais ou une bascule électronique, peut stocker un bit d’information.

    Source Shannon, Claude E., « A Mathematical Theory of Communication », Bell System Technical Journal, vol. 27, 1948, p. 379-423 et 623-656, Introduction (p. 379-380 de l’édition 1948 ; p. 1 du tiré à part).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  11. ↑

    Passage La machine analytique n’a aucune prétention à créer quoi que ce soit. Elle peut faire tout ce que nous savons lui ordonner d’accomplir.

    The Analytical Engine has no pretensions whatever to originate anything. It can do whatever we know how to order it to perform.

    Traduction de la rédaction La machine analytique n’a aucune prétention, quelle qu’elle soit, à créer quoi que ce soit. Elle peut faire tout ce que nous savons lui ordonner d’accomplir.

    Source Lovelace, Ada, notes accompagnant sa traduction de Menabrea, Luigi F., « Sketch of the Analytical Engine Invented by Charles Babbage », Scientific Memoirs, vol. 3, 1843, note G.

    Domaine public ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  12. ↑

    Passage un mathématicien reprend cette phrase, la baptise « l’objection de Lady Lovelace », et la conteste

    Lady Lovelace's Objection […] In it she states, “The Analytical Engine has no pretensions to originate anything. It can do whatever we know how to order it to perform” (her italics).

    Traduction de la rédaction L’objection de Lady Lovelace […] Elle y déclare : « La machine analytique n’a aucune prétention à créer quoi que ce soit. Elle peut faire tout ce que nous savons lui ordonner d’accomplir » (en italiques chez elle).

    Source Turing, Alan M., « Computing Machinery and Intelligence », Mind, vol. 59, 1950, p. 433-460, section 6, « (6) Lady Lovelace’s Objection ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  13. ↑

    Passage au lieu de demander si une machine peut créer, demandons si elle peut nous surprendre

    A better variant of the objection says that a machine can never ‘take us by surprise’. This statement is a more direct challenge and can be met directly.

    Traduction de la rédaction Une meilleure variante de l’objection dit qu’une machine ne peut jamais « nous prendre par surprise ». Cet énoncé est un défi plus direct et l’on peut y répondre directement.

    Source Turing, Alan M., « Computing Machinery and Intelligence », Mind, vol. 59, 1950, p. 433-460, section 6, « (6) Lady Lovelace’s Objection ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage celle qui voudrait que, dès qu’un fait est présenté à un esprit, toutes ses conséquences lui apparaissent aussitôt

    This is the assumption that as soon as a fact is presented to a mind all consequences of that fact spring into the mind simultaneously with it. It is a very useful assumption under many circumstances, but one too easily forgets that it is false.

    Traduction de la rédaction C’est l’hypothèse selon laquelle, dès qu’un fait est présenté à un esprit, toutes les conséquences de ce fait surgissent dans l’esprit en même temps que lui. C’est une hypothèse très utile dans bien des circonstances, mais on oublie trop facilement qu’elle est fausse.

    Source Turing, Alan M., « Computing Machinery and Intelligence », Mind, vol. 59, 1950, p. 433-460, section de l’article de 1950.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  14. ↑

    Passage Le 16 décembre 1947 […] C’est le transistor.

    On December 16, 1947, their research culminated in the first successful semiconductor amplifier. […] Named the "transistor" by electrical engineer John Pierce, Bell Labs publicly announced the revolutionary solid-state device at a press conference in New York on June 30, 1948.

    Traduction de la rédaction Le 16 décembre 1947, leurs recherches aboutirent au premier amplificateur à semi-conducteur réussi. […] Baptisé « transistor » par l’ingénieur électricien John Pierce, ce dispositif révolutionnaire à l’état solide fut présenté publiquement par les Bell Labs lors d’une conférence de presse à New York le 30 juin 1948.

    Source Computer History Museum, « The Silicon Engine: A Timeline of Semiconductors in Computers », entrée « 1947: Invention of the Point-Contact Transistor » (https://www.computerhistory.org/siliconengine/invention-of-the-point-contact-transistor/).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  15. ↑

    Passage En 1971 enfin paraît le premier microprocesseur d’Intel, le 4004 […] environ deux mille trois cents transistors.

    Ted Hoff and Stanley Mazor conceived Intel's first integrated CPU, the 4004 4-bit device, as a member of the MCS-4 Micro Computer Chip Set. In 1971, Federico Faggin, assisted by Masatoshi Shima, applied his experience in silicon-gate MOS technology (1968 Milestone) to squeeze the 2300 transistors of the 4004 into a low-cost 16-pin package.

    Traduction de la rédaction Ted Hoff et Stanley Mazor ont conçu le premier processeur intégré d’Intel, le 4004, un composant 4 bits faisant partie du jeu de puces MCS-4. En 1971, Federico Faggin, assisté de Masatoshi Shima, a mis à profit son expérience de la technologie MOS à grille de silicium (jalon de 1968) pour faire tenir les 2 300 transistors du 4004 dans un boîtier bon marché à 16 broches.

    Source Computer History Museum, « The Silicon Engine: A Timeline of Semiconductors in Computers », entrée « 1971: Microprocessor Integrates CPU Function onto a Single Chip » (https://www.computerhistory.org/siliconengine/microprocessor-integrates-cpu-function-onto-a-single-chip/), 2e paragraphe.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  16. ↑

    Passage En 2024, ils ont consommé environ un pour cent et demi de l’électricité du monde, et leur consommation pourrait plus que doubler d’ici 2030.

    Data centres accounted for around 1.5% of the world’s electricity consumption in 2024, or 415 terawatt-hours (TWh). […] Data centre electricity consumption is set to more than double to around 945 TWh by 2030.

    Traduction de la rédaction Les centres de données ont représenté environ 1,5 % de la consommation mondiale d’électricité en 2024, soit 415 térawattheures (TWh). […] La consommation d’électricité des centres de données devrait plus que doubler, pour atteindre environ 945 TWh d’ici 2030.

    Source Agence internationale de l’énergie, Energy and AI, rapport spécial, Paris, avril 2025, résumé exécutif, en accès libre, résumé exécutif, sections « Data centres account for a small share of global electricity consumption today… » et « Electricity demand for data centres more than doubles by 2030 ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  17. ↑

    Passage Soixante-deux millions de tonnes en 2022. On sait que vingt-deux pour cent environ sont officiellement collectés et recyclés

    A record 62 million tonnes (Mt) of e-waste was produced in 2022 […] less than one quarter (22.3%) of the year's e-waste mass was documented as having been properly collected and recycled in 2022

    Traduction de la rédaction Un record de 62 millions de tonnes (Mt) de déchets électroniques a été produit en 2022 […] moins d’un quart (22,3 %) de la masse de déchets électroniques de l’année a été documenté comme correctement collecté et recyclé en 2022

    Source UNITAR (programme SCYCLE) et Union internationale des télécommunications, Global E-waste Monitor 2024, 4e éd., 20 mars 2024, par Cornelis P. Baldé, Ruediger Kuehr, Tales Yamamoto, Rosie McDonald et al., page de présentation du rapport (points clés).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

Références bibliographiques

17
  • Agence internationale de l’énergie, Energy and AI, rapport spécial, Paris, avril 2025, résumé exécutif, en accès libre (ce que consomment les centres de données et ce que cela pèse par rapport au reste : environ 1,5 % de la consommation électrique mondiale en 2024, soit 415 TWh ; une consommation qui ferait plus que doubler, vers 945 TWh en 2030). https://www.iea.org/reports/energy-and-ai/executive-summary
  • Computer History Museum, « Ada Lovelace », exposition en ligne The Babbage Engine, page non datée, en accès libre (Ada Lovelace, première à formuler qu’une machine pourrait manipuler des symboles et non seulement des nombres, et composer de la musique). https://www.computerhistory.org/babbage/adalovelace/
  • Computer History Museum, « The Silicon Engine: A Timeline of Semiconductors in Computers » (le transistor de 1947, le circuit intégré et le premier microprocesseur, parmi cinquante-cinq jalons allant du premier effet semi-conducteur documenté en 1833 au processeur de signal monopuce de Bell Labs en 1979 ; consulté le 4 septembre 2026). https://www.computerhistory.org/siliconengine/
  • Four, Pierre-Alain (Aporss), « Lyon et la soie : une dynamique de la technique, un urbanisme original », fiche n° 3, Grand Lyon, octobre 2007, en accès libre (les innovations des tisseurs lyonnais : Basile Bouchon vers 1725, Louis Falcon en 1728, puis Vaucanson, avant la mécanique Jacquard ; consulté le 24 octobre 2026). https://millenaire3.grandlyon.com/content/download/3175/53862
  • Hollings, Christopher, Martin, Ursula et Rice, Adrian, Ada Lovelace: The Making of a Computer Scientist, Bodleian Library Publishing, Oxford, 2018, 114 p. (ce que contiennent réellement ses notes de 1843, à partir des Lovelace Papers conservés à la Bodleian : la table de calcul des nombres de Bernoulli, mais aussi ses remarques sur la possibilité pour la machine de composer de la musique ou de penser).
  • Lee, J. A. N., « Wilhelm Schickard », Computer Pioneers, IEEE Computer Society, 1995, mis à jour en 2013, en accès libre (les deux lettres à Kepler retrouvées dans ses papiers ; la reconstruction de Bruno von Freytag-Löringhoff, sur laquelle le mécanisme de retenue fonctionne bien ; sa faiblesse : une retenue qui traverse tous les chiffres, comme 999 999 + 1, demanderait assez de force pour abîmer les roues). https://history.computer.org/pioneers/schickard.html
  • Lovelace, Ada, notes accompagnant sa traduction de Menabrea, Luigi F., « Sketch of the Analytical Engine Invented by Charles Babbage », Scientific Memoirs, vol. 3, 1843, domaine public (note G : la machine n’a aucune prétention à créer, et peut faire tout ce qu’on sait lui ordonner d’accomplir ; l’idée qu’elle pourrait manipuler des symboles et composer de la musique).
  • O’Connor, John J. et Robertson, Edmund F., « Wilhelm Schickard », MacTutor History of Mathematics, University of St Andrews, en accès libre (les lettres à Kepler du 20 septembre 1623 et du 25 février 1624, l’exemplaire commandé à Johan Pfister détruit par un incendie à moitié fini, les croquis retrouvés en 1935 lors de recherches sur Kepler, la reconstruction de 1957-1960). https://mathshistory.st-andrews.ac.uk/Biographies/Schickard/
  • O’Connor, John J. et Robertson, Edmund F., « Blaise Pascal », MacTutor History of Mathematics, University of St Andrews, en accès libre (la machine à calculer de Pascal : fabrication commencée en 1642, une cinquantaine de prototypes en 1652, peu vendus). https://mathshistory.st-andrews.ac.uk/Biographies/Pascal/
  • PATSTEC (Mission nationale de sauvegarde et de valorisation du patrimoine scientifique et technique contemporain), « Maquette de la calculatrice dite Pascaline », fiche n° 7985, objet conservé par l’ACONIT, Grenoble, en accès libre (la Pascaline, inventée par Pascal en 1642, et sa retenue à masselottes, qui retombent en cascade quand plusieurs roues sont à 9 et reportent la retenue sur plusieurs rangs). https://www.patstec.fr/pdfgen.php?id=27186
  • Science Museum Group, Model of Falcon’s Loom, objet n° 1963-379 (la première machine au monde commandée par des cartes perforées — à une nuance près que la notice pose elle-même : Basile Bouchon avait employé des rouleaux de papier perforé dès 1725 ; Falcon, en 1728, est le premier à utiliser des cartes, liées en chaîne sans fin ; un tireur de lacs restait nécessaire pour présenter les cartes ; consulté le 4 septembre 2026). https://collection.sciencemuseumgroup.org.uk/objects/co44927
  • Shannon, Claude E., « A Mathematical Theory of Communication », Bell System Technical Journal, vol. 27, 1948, p. 379-423 et 623-656 (le bit comme unité d’information ; le codage binaire de tout message). https://doi.org/10.1002/j.1538-7305.1948.tb01338.x
  • Turing, Alan M., « Computing Machinery and Intelligence », Mind, vol. 59, 1950, p. 433-460, en accès libre (« l’objection de Lady Lovelace », son déplacement vers la question de la surprise, et la réfutation du présupposé selon lequel toutes les conséquences d’un fait apparaîtraient aussitôt à l’esprit). https://academic.oup.com/mind/article/LIX/236/433/986238
  • U.S. Census Bureau, « The Hollerith Machine », histoire du bureau (le concours de 1888 et ce que les machines ont vraiment changé : sur les données de Saint-Louis, les deux premiers concurrents saisissent en 144,5 et 100,5 heures, Hollerith en 72,5 ; au tri par catégories, 44,5 et 55,5 heures contre 5,5 pour Hollerith ; sa technologie restera en service jusqu’à son remplacement par des ordinateurs dans les années 1950 ; consulté le 4 septembre 2026). https://www.census.gov/about/history/bureau-history/census-innovations/technology/hollerith-machine.html
  • U.S. Census Bureau, « Herman Hollerith and Mechanical Tabulation », History and the Census, janvier 2016, en accès libre (le brevet de Hollerith de 1889, le concours de 1888 et l’usage de ses machines pour le recensement de 1890, publié dix-huit mois plus tôt que celui de 1880 malgré davantage de données ; consulté le 24 octobre 2026). https://www.census.gov/about/history/stories/monthly/2016/january-2016.html
  • UNITAR (programme SCYCLE) et Union internationale des télécommunications, Global E-waste Monitor 2024, 4e éd., 20 mars 2024, par Cornelis P. Baldé, Ruediger Kuehr, Tales Yamamoto, Rosie McDonald et al. (les déchets électroniques et ce qu’on ignore à leur sujet : 62 millions de tonnes produites en 2022, en hausse de 82 % depuis 2010, dont 22,3 % seulement documentés comme correctement collectés et recyclés ; le rapport exclut de son périmètre les batteries, l’électronique automobile et les équipements liés à la sécurité nationale, p. 22 ; consulté le 24 octobre 2026). https://ewastemonitor.info/the-global-e-waste-monitor-2024/
  • University of Pennsylvania, School of Engineering and Applied Science, « Celebrating Penn Engineering History: ENIAC » (le métier de calculatrice, les six programmeuses et leur effacement des articles de l’époque : les photographies d’archives montrent des femmes et des hommes travaillant sur la machine, mais les articles et images publiés alors ne montrent que des hommes — Kathleen McNulty Mauchly Antonelli, Jean Jennings Bartik, Frances « Betty » Snyder Holberton, Marlyn Wescoff Meltzer, Frances Bilas Spence et Ruth Lichterman Teitelbaum ; consulté le 4 septembre 2026). https://www.engineering.upenn.edu/about/history-heritage/eniac/

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