Terre et climat 7.3

Les séismes et les tsunamis

Le saviez-vous ?

Le nombre de victimes d’un séisme dépend beaucoup moins de sa puissance que de la façon dont les bâtiments ont été construits.

Une gravure coloriée montre des bâtiments de pierre effondrés et des murs en ruine dans une ville.
Les ruines de Messine, en Sicile, après le tremblement de terre de 1783 : gravure coloriée (aquatinte) publiée en 1809 d’après Luigi Mayer. D'après Luigi Mayer ; publié par R. Bowyer (Londres), Domaine public (Public Domain Mark), source

Le nombre de victimes d’un séisme dépend beaucoup moins de sa puissance que de la façon dont les bâtiments ont été construits.

C’est le fait le plus important de cette page, et il déplace entièrement la question.

Où se produisent les séismes

Notre page sur la tectonique raconte comment cela a été découvert, et par quel hasard : dans une même salle, deux personnes travaillaient sur deux cartes différentes, pour deux raisons sans rapport.

L’une traçait le relief du fond de l’Atlantique. L’autre cartographiait les épicentres de séismes pour choisir le tracé de câbles téléphoniques.

Les séismes suivaient exactement l’entaille repérée au milieu de l’océan.

C’est ainsi que l’on a compris que les tremblements de terre se répartissent le long des limites entre plaques — là où la croûte terrestre s’écarte, se rapproche ou coulisse.

L’échelle, et le même piège qu’ailleurs

Une magnitude ne se lit pas comme une règle graduée. Passer de 6 à 7 ne signifie pas « un peu plus fort ». L’échelle est logarithmique, comme celle des décibels dont ce site parle ailleurs.

Pour interpréter ces nombres, trois questions essentielles doivent être posées :

  • Par rapport à quelle référence ?
  • Le pas d’échelle mesure-t-il l’énergie ou l’effet ressenti ?
  • Quelle correction a été appliquée avant de publier le nombre ?

Il convient également de distinguer deux grandeurs qui ne varient pas du même facteur pour une unité de magnitude :

  • L’amplitude : l’ampleur du mouvement enregistré par un instrument.
  • L’énergie libérée : l’énergie de déformation que les roches perdent pendant le séisme.1

Deux séismes, la même année, deux bilans incomparables

  • Haïti, janvier 2010 : Magnitude 7,0 — des dizaines de milliers de morts, et le nombre exact est disputé.
  • Chili, février 2010 : Magnitude 8,8 — Environ 500 morts.2

Le bilan haïtien mérite qu’on s’y arrête, car il illustre tout ce que cette page dit des chiffres. Le gouvernement haïtien parlait d’environ 250 000 morts, puis a porté le total à plus de 316 000 au premier anniversaire. Un rapport de 2011, commandé par l’agence de coopération américaine, fondé sur des enquêtes auprès des ménages, a conclu à une fourchette de 46 000 à 85 000. Une étude universitaire indépendante est arrivée à environ 160 000 à Port-au-Prince. Les comptages officiels ont été faits dans le chaos, sans protocole d’identification, avec des inhumations en fosses communes. Ils servaient aussi à justifier un appel à l’aide internationale.3

C’est pourquoi cette page ne donne pas de nombre unique. Un point, en revanche, ne change pas : même en retenant l’estimation la plus basse, Haïti compte au bas mot cent fois plus de morts que le Chili. Le séisme chilien a pourtant libéré environ cinq cents fois plus d’énergie.4

La démonstration tient à n’importe quel point de la fourchette. C’est la marque d’un raisonnement solide : il ne dépend pas du chiffre contesté.

Ce n’est pas un cas isolé : l’Arménie et la Californie, l’Iran et les États-Unis, l’Inde et le Japon présentent des écarts similaires. À magnitude voisine, les bilans humains varient d’un facteur immense.

Ce qui fait la différence

Un séisme, en soi, tue très peu. Ce sont les constructions qui s’effondrent qui tuent. Il existe des façons de construire qui résistent — des normes parasismiques connues et éprouvées.5

La raison des disparités

Construire parasismique coûte plus cher. Ce surcoût pèse beaucoup plus lourd dans un pays pauvre que dans un pays riche : non parce qu’il y coûte plus cher en valeur absolue, mais parce qu’il y représente une part bien plus grande des ressources disponibles.6

La formulation juste est donc celle-ci : construire solide coûte, et tout le monde n’a pas les mêmes moyens. Ce n’est pas une question de savoir ou de négligence, mais de ressources économiques.

La limite de la règle

« Ce ne sont pas les séismes qui tuent, ce sont les bâtiments » est une formule utile, mais incomplète.

Au Japon, en 2011, un séisme de magnitude 9,0 a fait moins de 600 morts par effondrement de bâtiments — la plupart des bâtiments récents ont résisté aux secousses. Pourtant, le bilan a dépassé les 18 000 morts et disparus : dans les trois préfectures les plus touchées, 90 % des victimes sont mortes noyées dans le tsunami qui a suivi.7

Les normes de construction avaient fonctionné. Mais la mer échappait à ces règles.

Prévoir et anticiper

Un séisme est un phénomène naturel : on ne l’empêche pas et on ne le prévoit pas. Malgré les annonces régulières, la prédiction exacte d’un tremblement de terre à court terme reste hors de portée de la science actuelle.

Si la géologie échappe à notre contrôle, les conséquences, elles, dépendent directement des décisions humaines : choix d’urbanisme, normes parasismiques, moyens financiers et contrôles publics. Confondre le séisme et ses dégâts revient à présenter comme une fatalité naturelle ce qui relève de choix collectifs.

Le rôle de la mémoire orale

Le cas le mieux documenté est saisissant.

L’île de Simeulue, en Indonésie, se trouve à quelques dizaines de kilomètres de l’épicentre du séisme du 26 décembre 2004. Des vagues de plus de dix mètres y sont arrivées moins de dix minutes après la fin de la secousse. Au sud de l’île, plus peuplé, des vagues moins hautes ont néanmoins détruit des villages entiers.8

Sur une population de plus de soixante-dix-huit mille habitants, sept personnes sont mortes.9

La raison : un récit transmis depuis un tsunami survenu en 1907 disait quoi faire : après une secousse importante, courir vers les hauteurs. Il porte un nom sur l’île, le smong. Les chercheurs qui ont interrogé les survivants rapportent que tous connaissaient cet événement ancien et le geste à accomplir.10

Une phrase donne toute sa portée à ce cas. Les auteurs notent que même un système d’alerte moderne, capable de réagir en un quart d’heure, n’aurait servi à rien ici : la vague est arrivée avant.11

Ce qui a sauvé ces gens n’aurait pas pu être remplacé par une technologie. Le seul dispositif assez rapide se trouvait déjà dans leur mémoire.

Ce cas éclaire aussi le reste de la page : des villages entiers de Simeulue ont été détruits quand même. Les bâtiments n’ont pas tenu, mais les habitants n’étaient plus à l’intérieur.12

Compter les victimes

Cette page applique une règle stricte pour le décompte des dégâts humains : chaque chiffre est donné avec sa source, sa date et son périmètre de calcul. Les totaux varient selon les organismes, selon ce qui est inclus (morts directes, blessés ultérieurs) et selon le moment où le décompte s’arrête.

Note de rigueur : une incertitude sur un total n’est jamais une incertitude sur la réalité de ce qui s’est passé.

Note 1

The conventional magnitude scale M suffers saturation when the rupture dimension of the earthquake exceeds the wavelength of the seismic waves used for the magnitude determination (usually 5–50 km). This saturation leads to an inaccurate estimate of energy released in great earthquakes. To circumvent this problem the strain energy drop W (difference in strain energy before and after an earthquake) in great earthquakes is estimated from the seismic moment M0.

L’échelle de magnitude classique M sature quand la longueur de la rupture du séisme dépasse la longueur d’onde des ondes sismiques utilisées pour calculer la magnitude (en général 5 à 50 km). Cette saturation donne une estimation inexacte de l’énergie libérée par les grands séismes. Pour contourner ce problème, on estime la baisse d’énergie de déformation W (la différence d’énergie de déformation avant et après un séisme) des grands séismes à partir du moment sismique M0.

Kanamori, Hiroo, « The Energy Release in Great Earthquakes », Journal of Geophysical Research, vol. 82, 1977, p. 2981-2987

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Note 2

M 7.0 - 10 km SE of Léogâne, Haiti […] M 8.8 - 2010 Maule, Chile Earthquake

M 7,0 – à 10 km au sud-est de Léogâne (Haïti) […] M 8,8 – séisme de Maule (Chili) de 2010

United States Geological Survey, pages événement des séismes d’Haïti et du Chili de 2010

cifrando el total de fallecidos en 521 personas

portant le nombre total de morts à 521 personnes

Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique du Chili, « Actualización de fallecidos en el terremoto y maremoto del 27 de febrero », 15 mai 2010, en accès libre

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Note 3

Jean-Max Bellerive, the Haitian prime minister, revised the death toll upwards on Wednesday from previous estimates of around 250,000 to “over 316,000 people killed”, saying it was due to the recovery of additional bodies over the year.

Jean-Max Bellerive, Premier ministre haïtien, a relevé mercredi le bilan, passant d’estimations antérieures d’environ 250 000 à « plus de 316 000 personnes tuées », en expliquant que cela tenait à la découverte de corps supplémentaires au cours de l’année.

Al Jazeera, « Haiti Marks Quake Anniversary », 13 janvier 2011

The report, a copy of which was obtained Monday by The Associated Press, estimates that the death toll was between 46,000 and 85,000, far below the Haitian government's official figure of 316,000. The report was prepared for the U.S. Agency for International Development but has not yet been publicly released. […] Teams interviewed people face-to-face in almost 5,200 homes in densely populated neighborhoods in downtown Port-au-Prince, asking more than 100 questions, including how many people died in each building and where the survivors went. […] We estimate that 158,679 people in Port-au-Prince (95 per cent CI 136,813-180,545) died during the quake or in the six-week period afterwards owing to injuries or illness.

Le rapport, dont l’Associated Press a obtenu lundi une copie, estime que le bilan se situe entre 46 000 et 85 000 morts, bien en dessous du chiffre officiel du gouvernement haïtien, 316 000. Le rapport a été préparé pour l’Agence des États-Unis pour le développement international, mais n’a pas encore été rendu public. […] Des équipes ont interrogé des gens en face à face dans près de 5 200 logements de quartiers densément peuplés du centre de Port-au-Prince, en posant plus de 100 questions, notamment sur le nombre de morts dans chaque bâtiment et l’endroit où étaient partis les survivants. […] Nous estimons que 158 679 personnes à Port-au-Prince (IC à 95 % : 136 813-180 545) sont mortes pendant le séisme ou dans les six semaines suivantes, à cause de blessures ou de maladies.

Kolbe, Athena R. et al., « Mortality, Crime and Access to Basic Needs before and after the Haiti Earthquake », Medicine, Conflict and Survival, vol. 26, n° 4, 2010, p. 281-297, accès payant (l’enquête par sondage) ; et Associated Press, « Report Questions Official Haiti Quake Death Toll », NBC News, 2011

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Note 4

A new magnitude scale Mw is defined in terms of W0 through the standard energy-magnitude relation log W0 = 1.5Mw + 11.8.

Une nouvelle échelle de magnitude, Mw, est définie à partir de W0 par la relation standard énergie-magnitude log W0 = 1,5 Mw + 11,8.

Kanamori, Hiroo, « The Energy Release in Great Earthquakes », Journal of Geophysical Research, vol. 82, 1977, p. 2981-2987

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Note 5

Findings from a systematic review of the literature indicate that the primary cause of earthquake-related death was trauma due to building collapse and, the very young and the elderly were at increased mortality risk, while gender was not consistently associated with mortality risk.

Les résultats d’une revue systématique de la littérature indiquent que la première cause de décès liés aux séismes était le traumatisme dû à l’effondrement des bâtiments et que les très jeunes et les personnes âgées présentaient un risque de mortalité accru, tandis que le sexe n’était pas associé de façon constante au risque de mortalité.

Doocy, Shannon, Daniels, Amy, Packer, Catherine, Dick, Anna et Kirsch, Thomas D., « The Human Impact of Earthquakes: A Historical Review of Events 1980-2009 and Systematic Literature Review », PLOS Currents Disasters, vol. 5, 2013

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Note 6

It is invariably a decision where increased safety of a building results in increasing its cost, but the assessment of what constitutes an acceptable risk varies significantly.

C’est toujours une décision où une sécurité accrue d’un bâtiment entraîne une hausse de son coût, mais l’appréciation de ce qui constitue un risque acceptable varie considérablement.

Bilham, Roger, « The Seismic Future of Cities », Bulletin of Earthquake Engineering, vol. 7, 2009, p. 839-887

The wealthiest of nations afflicted by earthquakes can afford both to educate their populations and to purchase good-quality building materials. […] The statistics also support last year’s widely voiced opinions that the probability of earthquake-related deaths is less a function of geography and more the ability to afford earthquake-resistant construction and to enforce building codes.

Les plus riches des nations touchées par les séismes peuvent se permettre à la fois d’instruire leur population et d’acheter des matériaux de construction de bonne qualité. […] Les statistiques confirment aussi l’opinion largement exprimée l’an dernier selon laquelle la probabilité de mourir dans un séisme dépend moins de la géographie que des moyens de payer une construction parasismique et de faire respecter les normes de construction.

Ambraseys, Nicholas et Bilham, Roger, « Corruption Kills », Nature, vol. 469, 2011, p. 153-155

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Note 7

Damage to RC buildings was relatively light in the most affected prefectures, with only a small fraction of them heavily damaged or collapsed. In general, damage was concentrated in pre-1970 buildings, buildings of less than ten stories, and in unusual buildings (long-span, flexible diaphragm).

Les dégâts aux bâtiments en béton armé ont été relativement légers dans les préfectures les plus touchées, seule une petite partie d’entre eux ayant été lourdement endommagés ou s’étant effondrés. En général, les dégâts se sont concentrés sur les bâtiments d’avant 1970, les bâtiments de moins de dix étages et les bâtiments inhabituels (grande portée, diaphragme souple).

Earthquake Engineering Research Institute (EERI), Performance of Engineered Structures in the Mw 9.0 Tohoku, Japan, Earthquake of March 11, 2011, EERI Special Earthquake Report, janvier 2012

Police Countermeasures and Damage Situation associated with 2011Tohoku district - off the Pacific Ocean Earthquake […] March 10, 2021 […] Killed […] Missing […] Total […] 15,899 2,526

Mesures de la police et bilan des dégâts liés au séisme de 2011 au large de la côte Pacifique du Tohoku […] 10 mars 2021 […] Morts […] Disparus […] Total […] 15 899 2 526

National Police Agency of Japan, Emergency Disaster Countermeasures Headquarters, Police Countermeasures and Damage Situation associated with 2011 Tohoku district - off the Pacific Ocean Earthquake, mise à jour du 10 mars 2021

90% of deaths in the Iwate, Miyagi, and Fukushima prefectures were due to drowning

90 % des décès dans les préfectures d’Iwate, de Miyagi et de Fukushima étaient dus à la noyade

Seto, Shuji, Imamura, Fumihiko et Suppasri, Anawat, « Challenge to Build the Science of Human Survival from Disaster Starting from Analysis for the 2011 Tohoku Tsunami », Journal of Disaster Research, vol. 14, n° 9, 2019, p. 1323-1328

At 2:46PM Japan Standard Time (JST) on 11th March, 2011, a gigantic earthquake occurred […] The earthquake's magnitude was 9.0, the maximum ever recorded in Japan.

Le 11 mars 2011 à 14 h 46, heure normale du Japon, un séisme gigantesque s’est produit […] Sa magnitude était de 9,0, la plus forte jamais enregistrée au Japon.

Mimura, Nobuo et al., « Damage from the Great East Japan Earthquake and Tsunami — A Quick Report », Mitigation and Adaptation Strategies for Global Change, vol. 16, 2011, p. 803-818

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Note 8

maximum wave heights exceeded 10 m less than 10 minutes after the shaking ceased

la hauteur maximale des vagues dépassa 10 m moins de 10 minutes après la fin des secousses

McAdoo, Brian G., Dengler, Lori, Prasetya, Gegar et Titov, Vasily, « Smong: How an Oral History Saved Thousands on Indonesia’s Simeulue Island during the December 2004 and March 2005 Tsunamis », Earthquake Spectra, vol. 22, 2006, p. 661-669

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Note 9

Of the island's population of 78,128, only 7 died on 26 December as a direct result

Sur les 78 128 habitants de l’île, seuls 7 moururent le 26 décembre en conséquence directe

McAdoo, Brian G., Dengler, Lori, Prasetya, Gegar et Titov, Vasily, « Smong: How an Oral History Saved Thousands on Indonesia’s Simeulue Island during the December 2004 and March 2005 Tsunamis », Earthquake Spectra, vol. 22, 2006, p. 661-669

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Note 10

Oral histories recount a massive 1907 tsunami and advise running to the hills after "significant" shaking

Les récits oraux rapportent un tsunami massif en 1907 et conseillent de courir vers les collines après une secousse « importante »

McAdoo, Brian G., Dengler, Lori, Prasetya, Gegar et Titov, Vasily, « Smong: How an Oral History Saved Thousands on Indonesia’s Simeulue Island during the December 2004 and March 2005 Tsunamis », Earthquake Spectra, vol. 22, 2006, p. 661-669

All the interviewed Simeulue survivors knew of this event and of the necessary action.

Tous les survivants de Simeulue interrogés connaissaient cet événement et la conduite à tenir.

McAdoo, Brian G., Dengler, Lori, Prasetya, Gegar et Titov, Vasily, « Smong: How an Oral History Saved Thousands on Indonesia’s Simeulue Island during the December 2004 and March 2005 Tsunamis », Earthquake Spectra, vol. 22, 2006, p. 661-669

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Note 11

Simeulue's oral history provided an extraordinarily powerful mitigation tool that saved countless lives where even a high-tech warning system with a 15-minute response time would have been of no help.

L’histoire orale de Simeulue a fourni un outil de prévention d’une puissance extraordinaire, qui a sauvé d’innombrables vies là où même un système d’alerte de haute technologie, avec un délai de réponse de 15 minutes, n’aurait été d’aucun secours.

McAdoo, Brian G., Dengler, Lori, Prasetya, Gegar et Titov, Vasily, « Smong: How an Oral History Saved Thousands on Indonesia’s Simeulue Island during the December 2004 and March 2005 Tsunamis », Earthquake Spectra, vol. 22, 2006, p. 661-669

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Note 12

In the more populous south, wave heights averaged 3m and caused significant structural damage, destroying entire villages.

Dans le sud, plus peuplé, les vagues mesuraient en moyenne 3 m et ont causé d’importants dégâts aux constructions, détruisant des villages entiers.

McAdoo, Brian G., Dengler, Lori, Prasetya, Gegar et Titov, Vasily, « Smong: How an Oral History Saved Thousands on Indonesia’s Simeulue Island during the December 2004 and March 2005 Tsunamis », Earthquake Spectra, vol. 22, 2006, p. 661-669

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Notes et sources

  1. ↑

    Passage L’amplitude : l’ampleur du mouvement enregistré par un instrument. L’énergie libérée : l’énergie de déformation que les roches perdent pendant le séisme.

    The conventional magnitude scale M suffers saturation when the rupture dimension of the earthquake exceeds the wavelength of the seismic waves used for the magnitude determination (usually 5–50 km). This saturation leads to an inaccurate estimate of energy released in great earthquakes. To circumvent this problem the strain energy drop W (difference in strain energy before and after an earthquake) in great earthquakes is estimated from the seismic moment M0.

    Traduction de la rédaction L’échelle de magnitude classique M sature quand la longueur de la rupture du séisme dépasse la longueur d’onde des ondes sismiques utilisées pour calculer la magnitude (en général 5 à 50 km). Cette saturation donne une estimation inexacte de l’énergie libérée par les grands séismes. Pour contourner ce problème, on estime la baisse d’énergie de déformation W (la différence d’énergie de déformation avant et après un séisme) des grands séismes à partir du moment sismique M0.

    Source Kanamori, Hiroo, « The Energy Release in Great Earthquakes », Journal of Geophysical Research, vol. 82, 1977, p. 2981-2987, résumé (trois premières phrases).

    Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026

  2. ↑

    Passage Haïti, janvier 2010 : Magnitude 7,0 […] Chili, février 2010 : Magnitude 8,8

    M 7.0 - 10 km SE of Léogâne, Haiti […] M 8.8 - 2010 Maule, Chile Earthquake

    Traduction de la rédaction M 7,0 – à 10 km au sud-est de Léogâne (Haïti) […] M 8,8 – séisme de Maule (Chili) de 2010

    Source United States Geological Survey, pages événement des séismes d’Haïti et du Chili de 2010, titres des pages événement USGS usp000h60h (12 janvier 2010, 21:53 UTC) et usp000h7rf (27 février 2010, 06:34 UTC) : https://earthquake.usgs.gov/earthquakes/eventpage/usp000h60h et https://earthquake.usgs.gov/earthquakes/eventpage/usp000h7rf.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

    Passage Environ 500 morts.

    cifrando el total de fallecidos en 521 personas

    Traduction de la rédaction portant le nombre total de morts à 521 personnes

    Source Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique du Chili, « Actualización de fallecidos en el terremoto y maremoto del 27 de febrero », 15 mai 2010, en accès libre, communiqué de la Subsecretaría del Interior, 15 mai 2010.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  3. ↑

    Passage Le gouvernement haïtien parlait d’environ 250 000 morts, puis a porté le total à plus de 316 000 au premier anniversaire.

    Jean-Max Bellerive, the Haitian prime minister, revised the death toll upwards on Wednesday from previous estimates of around 250,000 to “over 316,000 people killed”, saying it was due to the recovery of additional bodies over the year.

    Traduction de la rédaction Jean-Max Bellerive, Premier ministre haïtien, a relevé mercredi le bilan, passant d’estimations antérieures d’environ 250 000 à « plus de 316 000 personnes tuées », en expliquant que cela tenait à la découverte de corps supplémentaires au cours de l’année.

    Source Al Jazeera, « Haiti Marks Quake Anniversary », 13 janvier 2011, 9e paragraphe de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage Un rapport de 2011, commandé par l’agence de coopération américaine, […] a conclu à une fourchette de 46 000 à 85 000. Une étude universitaire indépendante est arrivée à environ 160 000 à Port-au-Prince.

    The report, a copy of which was obtained Monday by The Associated Press, estimates that the death toll was between 46,000 and 85,000, far below the Haitian government's official figure of 316,000. The report was prepared for the U.S. Agency for International Development but has not yet been publicly released. […] Teams interviewed people face-to-face in almost 5,200 homes in densely populated neighborhoods in downtown Port-au-Prince, asking more than 100 questions, including how many people died in each building and where the survivors went. […] We estimate that 158,679 people in Port-au-Prince (95 per cent CI 136,813-180,545) died during the quake or in the six-week period afterwards owing to injuries or illness.

    Traduction de la rédaction Le rapport, dont l’Associated Press a obtenu lundi une copie, estime que le bilan se situe entre 46 000 et 85 000 morts, bien en dessous du chiffre officiel du gouvernement haïtien, 316 000. Le rapport a été préparé pour l’Agence des États-Unis pour le développement international, mais n’a pas encore été rendu public. […] Des équipes ont interrogé des gens en face à face dans près de 5 200 logements de quartiers densément peuplés du centre de Port-au-Prince, en posant plus de 100 questions, notamment sur le nombre de morts dans chaque bâtiment et l’endroit où étaient partis les survivants. […] Nous estimons que 158 679 personnes à Port-au-Prince (IC à 95 % : 136 813-180 545) sont mortes pendant le séisme ou dans les six semaines suivantes, à cause de blessures ou de maladies.

    Source Kolbe, Athena R. et al., « Mortality, Crime and Access to Basic Needs before and after the Haiti Earthquake », Medicine, Conflict and Survival, vol. 26, n° 4, 2010, p. 281-297, accès payant (l’enquête par sondage) ; et Associated Press, « Report Questions Official Haiti Quake Death Toll », NBC News, 2011, AP : 2e et 15e paragraphes ; Kolbe et al. : résumé.

    Accès payant et accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  4. ↑

    Passage Le séisme chilien a pourtant libéré environ cinq cents fois plus d’énergie.

    A new magnitude scale Mw is defined in terms of W0 through the standard energy-magnitude relation log W0 = 1.5Mw + 11.8.

    Traduction de la rédaction Une nouvelle échelle de magnitude, Mw, est définie à partir de W0 par la relation standard énergie-magnitude log W0 = 1,5 Mw + 11,8.

    Source Kanamori, Hiroo, « The Energy Release in Great Earthquakes », Journal of Geophysical Research, vol. 82, 1977, p. 2981-2987, résumé (relation magnitude-énergie).

    Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026

  5. ↑

    Passage Ce sont les constructions qui s’effondrent qui tuent.

    Findings from a systematic review of the literature indicate that the primary cause of earthquake-related death was trauma due to building collapse and, the very young and the elderly were at increased mortality risk, while gender was not consistently associated with mortality risk.

    Traduction de la rédaction Les résultats d’une revue systématique de la littérature indiquent que la première cause de décès liés aux séismes était le traumatisme dû à l’effondrement des bâtiments et que les très jeunes et les personnes âgées présentaient un risque de mortalité accru, tandis que le sexe n’était pas associé de façon constante au risque de mortalité.

    Source Doocy, Shannon, Daniels, Amy, Packer, Catherine, Dick, Anna et Kirsch, Thomas D., « The Human Impact of Earthquakes: A Historical Review of Events 1980-2009 and Systematic Literature Review », PLOS Currents Disasters, vol. 5, 2013, résumé, rubrique « Findings ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  6. ↑

    Passage Construire parasismique coûte plus cher.

    It is invariably a decision where increased safety of a building results in increasing its cost, but the assessment of what constitutes an acceptable risk varies significantly.

    Traduction de la rédaction C’est toujours une décision où une sécurité accrue d’un bâtiment entraîne une hausse de son coût, mais l’appréciation de ce qui constitue un risque acceptable varie considérablement.

    Source Bilham, Roger, « The Seismic Future of Cities », Bulletin of Earthquake Engineering, vol. 7, 2009, p. 839-887, § 17 (« Acceptable risk: computations vs. human nature »), 2ᵉ paragraphe.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage Ce surcoût pèse beaucoup plus lourd dans un pays pauvre

    The wealthiest of nations afflicted by earthquakes can afford both to educate their populations and to purchase good-quality building materials. […] The statistics also support last year’s widely voiced opinions that the probability of earthquake-related deaths is less a function of geography and more the ability to afford earthquake-resistant construction and to enforce building codes.

    Traduction de la rédaction Les plus riches des nations touchées par les séismes peuvent se permettre à la fois d’instruire leur population et d’acheter des matériaux de construction de bonne qualité. […] Les statistiques confirment aussi l’opinion largement exprimée l’an dernier selon laquelle la probabilité de mourir dans un séisme dépend moins de la géographie que des moyens de payer une construction parasismique et de faire respecter les normes de construction.

    Source Ambraseys, Nicholas et Bilham, Roger, « Corruption Kills », Nature, vol. 469, 2011, p. 153-155, section « Geology’s accomplices » et dernière section, p. 154-155.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  7. ↑

    Passage la plupart des bâtiments récents ont résisté aux secousses

    Damage to RC buildings was relatively light in the most affected prefectures, with only a small fraction of them heavily damaged or collapsed. In general, damage was concentrated in pre-1970 buildings, buildings of less than ten stories, and in unusual buildings (long-span, flexible diaphragm).

    Traduction de la rédaction Les dégâts aux bâtiments en béton armé ont été relativement légers dans les préfectures les plus touchées, seule une petite partie d’entre eux ayant été lourdement endommagés ou s’étant effondrés. En général, les dégâts se sont concentrés sur les bâtiments d’avant 1970, les bâtiments de moins de dix étages et les bâtiments inhabituels (grande portée, diaphragme souple).

    Source Earthquake Engineering Research Institute (EERI), Performance of Engineered Structures in the Mw 9.0 Tohoku, Japan, Earthquake of March 11, 2011, EERI Special Earthquake Report, janvier 2012, p. 1.

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    Passage le bilan a dépassé les 18 000 morts et disparus

    Police Countermeasures and Damage Situation associated with 2011Tohoku district - off the Pacific Ocean Earthquake […] March 10, 2021 […] Killed […] Missing […] Total […] 15,899 2,526

    Traduction de la rédaction Mesures de la police et bilan des dégâts liés au séisme de 2011 au large de la côte Pacifique du Tohoku […] 10 mars 2021 […] Morts […] Disparus […] Total […] 15 899 2 526

    Source National Police Agency of Japan, Emergency Disaster Countermeasures Headquarters, Police Countermeasures and Damage Situation associated with 2011 Tohoku district - off the Pacific Ocean Earthquake, mise à jour du 10 mars 2021, page 1, tableau des dommages humains (ligne « Total »), situation au 10 mars 2021.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

    Passage dans les trois préfectures les plus touchées, 90 % des victimes sont mortes noyées dans le tsunami

    90% of deaths in the Iwate, Miyagi, and Fukushima prefectures were due to drowning

    Traduction de la rédaction 90 % des décès dans les préfectures d’Iwate, de Miyagi et de Fukushima étaient dus à la noyade

    Source Seto, Shuji, Imamura, Fumihiko et Suppasri, Anawat, « Challenge to Build the Science of Human Survival from Disaster Starting from Analysis for the 2011 Tohoku Tsunami », Journal of Disaster Research, vol. 14, n° 9, 2019, p. 1323-1328, résumé (d’après l’Agence nationale de police, 2012).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

    Passage un séisme de magnitude 9,0

    At 2:46PM Japan Standard Time (JST) on 11th March, 2011, a gigantic earthquake occurred […] The earthquake's magnitude was 9.0, the maximum ever recorded in Japan.

    Traduction de la rédaction Le 11 mars 2011 à 14 h 46, heure normale du Japon, un séisme gigantesque s’est produit […] Sa magnitude était de 9,0, la plus forte jamais enregistrée au Japon.

    Source Mimura, Nobuo et al., « Damage from the Great East Japan Earthquake and Tsunami — A Quick Report », Mitigation and Adaptation Strategies for Global Change, vol. 16, 2011, p. 803-818, section 1 « Introduction ».

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  8. ↑

    Passage Des vagues de plus de dix mètres y sont arrivées moins de dix minutes après la fin de la secousse.

    maximum wave heights exceeded 10 m less than 10 minutes after the shaking ceased

    Traduction de la rédaction la hauteur maximale des vagues dépassa 10 m moins de 10 minutes après la fin des secousses

    Source McAdoo, Brian G., Dengler, Lori, Prasetya, Gegar et Titov, Vasily, « Smong: How an Oral History Saved Thousands on Indonesia’s Simeulue Island during the December 2004 and March 2005 Tsunamis », Earthquake Spectra, vol. 22, 2006, p. 661-669, résumé.

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  9. ↑

    Passage Sur une population de plus de soixante-dix-huit mille habitants, sept personnes sont mortes.

    Of the island's population of 78,128, only 7 died on 26 December as a direct result

    Traduction de la rédaction Sur les 78 128 habitants de l’île, seuls 7 moururent le 26 décembre en conséquence directe

    Source McAdoo, Brian G., Dengler, Lori, Prasetya, Gegar et Titov, Vasily, « Smong: How an Oral History Saved Thousands on Indonesia’s Simeulue Island during the December 2004 and March 2005 Tsunamis », Earthquake Spectra, vol. 22, 2006, p. 661-669, corps de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  10. ↑

    Passage un récit transmis depuis un tsunami survenu en 1907 disait quoi faire : après une secousse importante, courir vers les hauteurs

    Oral histories recount a massive 1907 tsunami and advise running to the hills after "significant" shaking

    Traduction de la rédaction Les récits oraux rapportent un tsunami massif en 1907 et conseillent de courir vers les collines après une secousse « importante »

    Source McAdoo, Brian G., Dengler, Lori, Prasetya, Gegar et Titov, Vasily, « Smong: How an Oral History Saved Thousands on Indonesia’s Simeulue Island during the December 2004 and March 2005 Tsunamis », Earthquake Spectra, vol. 22, 2006, p. 661-669, résumé.

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    Passage tous connaissaient cet événement ancien et le geste à accomplir

    All the interviewed Simeulue survivors knew of this event and of the necessary action.

    Traduction de la rédaction Tous les survivants de Simeulue interrogés connaissaient cet événement et la conduite à tenir.

    Source McAdoo, Brian G., Dengler, Lori, Prasetya, Gegar et Titov, Vasily, « Smong: How an Oral History Saved Thousands on Indonesia’s Simeulue Island during the December 2004 and March 2005 Tsunamis », Earthquake Spectra, vol. 22, 2006, p. 661-669, résumé.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  11. ↑

    Passage même un système d’alerte moderne, capable de réagir en un quart d’heure, n’aurait servi à rien ici

    Simeulue's oral history provided an extraordinarily powerful mitigation tool that saved countless lives where even a high-tech warning system with a 15-minute response time would have been of no help.

    Traduction de la rédaction L’histoire orale de Simeulue a fourni un outil de prévention d’une puissance extraordinaire, qui a sauvé d’innombrables vies là où même un système d’alerte de haute technologie, avec un délai de réponse de 15 minutes, n’aurait été d’aucun secours.

    Source McAdoo, Brian G., Dengler, Lori, Prasetya, Gegar et Titov, Vasily, « Smong: How an Oral History Saved Thousands on Indonesia’s Simeulue Island during the December 2004 and March 2005 Tsunamis », Earthquake Spectra, vol. 22, 2006, p. 661-669, résumé.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  12. ↑

    Passage des villages entiers de Simeulue ont été détruits quand même

    In the more populous south, wave heights averaged 3m and caused significant structural damage, destroying entire villages.

    Traduction de la rédaction Dans le sud, plus peuplé, les vagues mesuraient en moyenne 3 m et ont causé d’importants dégâts aux constructions, détruisant des villages entiers.

    Source McAdoo, Brian G., Dengler, Lori, Prasetya, Gegar et Titov, Vasily, « Smong: How an Oral History Saved Thousands on Indonesia’s Simeulue Island during the December 2004 and March 2005 Tsunamis », Earthquake Spectra, vol. 22, 2006, p. 661-669, résumé.

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  13. Pour l’ensemble de la fiche

    Passage le savoir autochtone et les comportements de mise à l’abri

    That number would have likely been considerably higher were it not for the appropriate reaction of the indigenous coastal populations and a helpful physical geography. […] Hills a short distance behind the coastal villages provided accessible havens. Despite this beneficial physiography, immigrant populations died at disproportionately high rates in comparably damaged areas because they did not recognize the signs of the impeding tsunami.

    Traduction de la rédaction Ce nombre aurait sans doute été bien plus élevé sans la réaction appropriée des populations côtières autochtones et une géographie favorable. […] Des collines situées à peu de distance derrière les villages côtiers offraient des refuges accessibles. Malgré ce relief favorable, les populations immigrées sont mortes en proportion bien plus forte dans des zones aussi touchées, parce qu’elles n’ont pas reconnu les signes du tsunami imminent.

    Source McAdoo, Brian G., Moore, Andrew et Baumwoll, Jennifer, « Indigenous Knowledge and the Near Field Population Response during the 2007 Solomon Islands Tsunami », Natural Hazards, vol. 48, 2009, p. 73-82, résumé (2e, 4e et 5e phrases).

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Références bibliographiques

15
  • Al Jazeera, « Haiti Marks Quake Anniversary », 13 janvier 2011, en accès libre (le bilan officiel relevé par le Premier ministre à plus de 316 000 morts, contre environ 250 000 auparavant). https://www.aljazeera.com/news/2011/1/13/haiti-marks-quake-anniversary
  • Ambraseys, Nicholas et Bilham, Roger, « Corruption Kills », Nature, vol. 469, 2011, p. 153-155, copie en accès libre sur la page de l’auteur (les pays les plus riches peuvent s’offrir de bons matériaux ; le risque de mourir dans un séisme tient moins à la géographie qu’aux moyens de payer une construction parasismique). https://cires1.colorado.edu/~bilham/NatureCorruption/CorruptionNature2011.pdf
  • Bilham, Roger, « Lessons from the Haiti Earthquake », Nature, vol. 463, 2010, p. 878-879, accès payant (l’écart de bilan entre Haïti et le Chili, la construction comme facteur déterminant).
  • Bilham, Roger, « The Seismic Future of Cities », Bulletin of Earthquake Engineering, vol. 7, 2009, p. 839-887, en accès libre (la sécurité accrue d’un bâtiment, qui en augmente toujours le coût ; le choix des risques acceptables). https://doi.org/10.1007/s10518-009-9147-0
  • Doocy, Shannon, Daniels, Amy, Packer, Catherine, Dick, Anna et Kirsch, Thomas D., « The Human Impact of Earthquakes: A Historical Review of Events 1980-2009 and Systematic Literature Review », PLOS Currents Disasters, vol. 5, 2013, en accès libre (revue systématique : l’effondrement des bâtiments, première cause de décès lors des séismes). https://doi.org/10.1371/currents.dis.67bd14fe457f1db0b5433a8ee20fb833
  • Earthquake Engineering Research Institute (EERI), Performance of Engineered Structures in the Mw 9.0 Tohoku, Japan, Earthquake of March 11, 2011, EERI Special Earthquake Report, janvier 2012, en accès libre (les bâtiments face aux secousses de 2011 : dégâts relativement légers, concentrés sur les bâtiments d’avant 1970). https://www.eeri.org/images/archived/wp-content/uploads/Tohoku_Japan_March_11_2011_EERI_LFE_Engineered_Structures.pdf
  • Kanamori, Hiroo, « The Energy Release in Great Earthquakes », Journal of Geophysical Research, vol. 82, 1977, p. 2981-2987, accès payant (la magnitude de moment et la relation entre magnitude et énergie).
  • Kolbe, Athena R. et al., « Mortality, Crime and Access to Basic Needs before and after the Haiti Earthquake », Medicine, Conflict and Survival, vol. 26, n° 4, 2010, p. 281-297, accès payant (l’enquête par sondage) ; et Associated Press, « Report Questions Official Haiti Quake Death Toll », NBC News, 2011, en accès libre (le rapport commandé par l’USAID, fondé sur des entretiens dans près de 5 200 foyers : de 46 000 à 85 000 morts). https://www.nbcnews.com/news/amp/wbna43218945
  • McAdoo, Brian G., Dengler, Lori, Prasetya, Gegar et Titov, Vasily, « Smong: How an Oral History Saved Thousands on Indonesia’s Simeulue Island during the December 2004 and March 2005 Tsunamis », Earthquake Spectra, vol. 22, 2006, p. 661-669, en accès libre (sept morts sur plus de 78 000 habitants ; des vagues de plus de dix mètres moins de dix minutes après la secousse ; le récit de 1907 et la consigne de gagner les hauteurs ; tous les survivants interrogés la connaissaient ; l’inutilité d’un système d’alerte à quinze minutes dans ce cas). https://kamome.humboldt.edu/sites/default/files/smong_eqspectra_0.pdf
  • McAdoo, Brian G., Moore, Andrew et Baumwoll, Jennifer, « Indigenous Knowledge and the Near Field Population Response during the 2007 Solomon Islands Tsunami », Natural Hazards, vol. 48, 2009, p. 73-82, accès payant (le savoir autochtone et les comportements de mise à l’abri).
  • Mimura, Nobuo et al., « Damage from the Great East Japan Earthquake and Tsunami — A Quick Report », Mitigation and Adaptation Strategies for Global Change, vol. 16, 2011, p. 803-818, en accès libre.
  • Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique du Chili, « Actualización de fallecidos en el terremoto y maremoto del 27 de febrero », 15 mai 2010, en accès libre (le bilan officiel : 521 morts, et 56 personnes encore signalées disparues). https://www.interior.gob.cl/sitio-2010-2014/n5468_15-05-2010.html
  • National Police Agency of Japan, Emergency Disaster Countermeasures Headquarters, Police Countermeasures and Damage Situation associated with 2011 Tohoku district - off the Pacific Ocean Earthquake, mise à jour du 10 mars 2021, en accès libre (le bilan : 15 899 morts et 2 526 disparus). https://www.npa.go.jp/news/other/earthquake2011/pdf/higaijokyo_e.pdf
  • Seto, Shuji, Imamura, Fumihiko et Suppasri, Anawat, « Challenge to Build the Science of Human Survival from Disaster Starting from Analysis for the 2011 Tohoku Tsunami », Journal of Disaster Research, vol. 14, n° 9, 2019, p. 1323-1328, en accès libre (les 90 % de décès par noyade dans les préfectures d’Iwate, de Miyagi et de Fukushima, d’après l’Agence nationale de police). https://doi.org/10.20965/jdr.2019.p1323
  • United States Geological Survey, pages événement des séismes d’Haïti et du Chili de 2010, en accès libre (magnitudes et paramètres). https://earthquake.usgs.gov/

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