
Sur le climat, il n’y a pas un désaccord, mais deux, et ils ne sont pas de même nature.
Cette distinction est plus importante que n’importe quel chiffre de cette page.
Le mécanisme, en quatre étapes
Avant les désaccords, le mécanisme lui-même. Il est court, et il n’est contesté par personne.
Un. Le Soleil envoie de la lumière. Une partie est renvoyée vers l’espace par les nuages, la neige et la glace ; le reste est absorbé par le sol et les océans, qui se réchauffent.
Deux. Tout corps chaud rayonne. La Terre réchauffée renvoie donc de l’énergie vers le haut, mais sous une autre forme : de l’infrarouge, invisible, de plus grande longueur d’onde que la lumière reçue.
Trois. Certains gaz de l’atmosphère laissent passer la lumière du Soleil mais absorbent cet infrarouge, puis le réémettent dans toutes les directions — y compris vers le bas. On les appelle gaz à effet de serre : la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone (CO₂), le méthane. Ils agissent comme une couverture : ils n’apportent pas de chaleur, ils ralentissent sa fuite.
Quatre. Sans eux, la température moyenne de la surface serait d’environ −18 °C. Elle est d’environ +14 à +15 °C selon les organismes — soit une différence d’une trentaine de degrés. L’effet de serre n’est donc pas un problème : c’est ce qui rend la Terre habitable. Le problème est son intensification.1
Ce que les humains ont changé
En brûlant du charbon, du pétrole et du gaz, nous remettons dans l’atmosphère du carbone qui en avait été retiré et enfoui pendant des centaines de millions d’années. La déforestation et l’agriculture y ajoutent leur part.
La couverture s’épaissit, la chaleur fuit moins vite, la température monte. La concentration de CO₂ dans l’atmosphère est passée d’environ 280 parties par million avant l’ère industrielle à près de 424 en 2024, soit une hausse de moitié, et plus élevée qu’à aucun moment des huit cent mille dernières années — ce qu’on sait par les bulles d’air piégées dans les glaces anciennes.2
Rien dans cette chaîne n’est une hypothèse récente. Que le CO₂ absorbe l’infrarouge a été mesuré en laboratoire par John Tyndall en 1859. Ce qui se discute vient après, et c’est l’objet de cette page.3
Les deux désaccords
Le premier porte sur ce qui est. Est-ce que la Terre se réchauffe ? De combien ? Pourquoi ?
Ce genre de désaccord se tranche par la mesure. On va voir, on compare, on recommence. Sur ces questions-là, il est très largement tranché — la suite de cette page explique comment.
Le second porte sur ce qu’il faut faire. Quelles décisions ? À quel coût ? Qui paie ? Dans quel ordre ?
Celui-là ne se tranche pas par la mesure, parce que ce n’est pas une question de fait. C’est une question politique, au sens propre : elle porte sur des choix collectifs, et les gens n’ont pas les mêmes intérêts ni les mêmes valeurs.
Ce site a une règle pour les sujets vivants : décrire le désaccord sans l’arbitrer. Elle s’applique au second. Elle ne s’applique pas au premier — l’appliquer là reviendrait à présenter comme indécidable ce qui est décidé.
Cette distinction mérite d’être gardée en tête : elle sert sur bien d’autres sujets.
Comment on sait que ce n’est pas le Soleil
Voici l’un des plus beaux raisonnements de tout ce site, et il peut être suivi entièrement.
Deux explications s’affrontent : le Soleil chauffe davantage, ou bien les gaz que nous rejetons retiennent la chaleur.
Au sol, elles prédisent exactement la même chose : il fait plus chaud. Impossible de les départager là.
Il faut donc chercher où elles ne prédisent pas la même chose.
Si c’était le Soleil : toute l’atmosphère se réchaufferait, du sol jusqu’en haut. C’est ce que rappellent des climatologues : si le réchauffement du bas venait du Soleil, la haute stratosphère se réchaufferait aussi au lieu de se refroidir.4
Si ce sont les gaz à effet de serre : la chaleur est retenue en bas. Donc la basse atmosphère se réchauffe — et la haute, au-dessus, se refroidit.
Deux prédictions opposées, au même endroit. Il suffit d’aller voir.
Ce qu’on observe est le second cas : la troposphère se réchauffe, la stratosphère se refroidit.5
Ce raisonnement porte un nom sur ce site : le test contrefactuel. Si l’autre explication était la bonne, qu’est-ce qui serait différent ? C’est ainsi qu’on établit que les marées ne viennent pas de la rotation de la Terre, que les astronautes ne flottent pas faute de gravité, et que Newton a montré que les couleurs sont dans la lumière et non dans le verre. Le même outil, à plus de trois siècles de distance.
La mesure est même plus fiable qu’on ne le croirait : la haute atmosphère est bien moins agitée que la basse, où l’océan crée des variations d’une année à l’autre, si bien qu’une tendance forcée y est plus facile à détecter. Une étude de 2023 montre qu’en ajoutant les mesures de la haute stratosphère, le rapport entre le signal humain et le bruit naturel est multiplié par cinq. Ses auteurs y voient une empreinte humaine à l’échelle du globe, dont le refroidissement de la stratosphère est l’un des traits principaux.6
Deux précautions, comme toujours. Le refroidissement de la haute atmosphère a plusieurs causes — les gaz à effet de serre, mais aussi la destruction de l’ozone et les grandes éruptions volcaniques : il ne s’attribue pas aux seuls gaz à effet de serre. Les séries de mesure en altitude sont difficiles à raccorder entre instruments, ce qui a nourri des lectures divergentes.
Le « 97 % », et ce qu’il mesure vraiment
Ce chiffre est partout : 97 % des scientifiques seraient d’accord sur le réchauffement causé par l’humain.
Il vient d’une étude publiée en 2013, et il faut dire exactement ce qu’elle a fait — parce que c’est instructif dans les deux sens.
Le calcul
L’équipe a examiné des milliers d’articles scientifiques et les a classés en trois groupes :
- 66,4 % ne prenaient pas position sur la cause.
- 32,6 % l’attribuaient à l’activité humaine.
- 0,7 % la rejetaient.7
Le 97 % est le rapport entre ceux qui approuvent et l’ensemble de ceux qui prennent position. Il ne porte pas sur tous les articles, et il ne porte pas sur les scientifiques.
Il n’y a là aucune tricherie : c’est la question que l’étude posait. Mais ce n’est pas ce que la phrase « 97 % des scientifiques » laisse entendre.
Une même question, trois résultats
C’est là que le dossier devient passionnant.
Selon la façon de traiter la case « sans position », on obtient des chiffres très différents :
- un tiers environ si on les compte comme des désaccords,
- 97 % si on les écarte,
- 99,99 % dans une autre étude, sur d’autres articles, qui compte les « sans position » comme des accords.8
Trois chiffres, une même question de méthode. L’essentiel de l’écart tient à la façon de traiter une seule case.
Un argument, et sa discussion
Comment savoir quel traitement est le bon ?
L’auteur du 99,99 %, James Powell, propose un test. Appliquer la méthode à un autre domaine — par exemple la tectonique des plaques.
La plupart des articles de géologie ne prennent pas position sur l’existence des plaques : ils la supposent, parce qu’elle est admise. Pour lui, ce silence n’est pas un doute : il compte donc les articles « sans position » comme des accords.
Un autre auteur lui répond que ce test ne départage rien : appliquée à la géologie, la méthode de l’étude de 2013 donne, elle aussi, un accord complet. Tous deux admettent l’origine humaine du réchauffement ; ils divergent sur la façon de compter.9
D’autres mesures, d’autres méthodes
D’autres équipes ont refait le travail autrement.
Une analyse de 2021 portant sur environ 3 000 articles n’en trouve que quatre en désaccord.10
Une autre, la même année, interroge directement des chercheurs : de 91 % à 100 % d’accord selon le degré de spécialité, et 100 % chez les climatologues qui ont publié le plus sur le sujet.11
Plusieurs méthodes différentes, des résultats compatibles. C’est la vraie force du dossier — bien plus que le chiffre de 97 %.
Pourquoi cette page insiste
Parce que ni « 97 % des scientifiques » ni « 97 % des études » ne décrit ce que l’étude a mesuré.
Qu’un chiffre mal énoncé, même au service d’une conclusion juste, donne prise à ceux qui veulent la contester. Ils n’ont pas besoin d’attaquer le fond : il leur suffit de montrer que la phrase est inexacte.
Le consensus scientifique sur l’origine humaine du réchauffement est réel, mesuré par plusieurs méthodes indépendantes. C’est justement pour cela qu’il mérite d’être énoncé correctement.
Ce qu’une entreprise savait, et quand
Il y a un second dossier sur cette page, et il ne porte pas sur le climat lui-même. Il porte sur ce qui a été dit publiquement.
En janvier 2023, une revue scientifique majeure a publié la première évaluation systématique des projections climatiques d’une compagnie pétrolière.12
Trois chercheurs ont rassemblé toutes les projections de réchauffement produites par les scientifiques de cette entreprise entre 1977 et 2003 — dans des notes internes et dans des articles publiés. Cela fait seize projections de température, présentées dans douze graphiques et un tableau.13
Puis ils ont fait quelque chose de précis : ils n’ont pas jugé les intentions. Ils ont testé ces projections contre les températures observées depuis, avec les techniques statistiques qu’emploient les experts internationaux.
Le résultat
Selon la mesure retenue, 63 à 83 % des projections sont statistiquement compatibles avec ce qui s’est réellement passé.14
Les scientifiques de l’entreprise annonçaient un réchauffement de 0,20 °C par décennie, à 0,04 près. C’est ce qui s’est produit.15
Ils avaient en outre écarté l’hypothèse d’un refroidissement à venir, prévu que le réchauffement deviendrait détectable vers l’an 2000, à cinq ans près, et estimé raisonnablement la quantité de carbone compatible avec une limite de deux degrés.16
Le chiffre qui referme le dossier
On pourrait objecter : ces projections étaient peut-être justes par chance, ou grossières au point de ne rien engager.
Les auteurs ont donc comparé la qualité de ces modèles à celle des modèles universitaires et gouvernementaux publiés à la même époque.
Score de justesse : 67 à 75 %. Marge d’incertitude : environ 21 %.17
Ces valeurs sont du même ordre que celles des modèles indépendants. Leurs projections étaient, écrivent les auteurs, au moins aussi bonnes que celles du monde académique.18
Il faut mesurer la portée de ce résultat. L’essentiel du discours de doute consistait à dire que les modèles climatiques ne sont pas fiables. Or l’entreprise disposait de modèles qui l’étaient autant que ceux qu’elle mettait en cause.
Les auteurs le résument en une phrase : sur chacun de ces points, les déclarations publiques de l’entreprise sur la science du climat contredisaient ses propres données scientifiques.19
La réponse de l’entreprise
Interrogée par la presse en janvier 2023, elle répond que ceux qui l’accusent se trompent dans leurs conclusions, et que sa compréhension de la science du climat a évolué en même temps que celle de l’ensemble de la communauté scientifique.20
Nous la donnons parce que c’est la règle : quand une page met quelqu’un en cause, sa réponse figure.
Chacun peut comparer les deux positions et lire lui-même les documents cités de part et d’autre.
Et deux avertissements, comme toujours
Il ne faut pas en conclure qu’on ne peut croire aucune recherche. Ces projections-là étaient bonnes. Ce qui a manqué n’est pas la science : c’est ce qui en a été dit publiquement.
Il ne faut pas en faire l’histoire de trois héros. Ces chercheurs s’appuyaient sur des enquêtes journalistiques menées en 2015 et sur leurs propres travaux antérieurs.21
Un détail, pour finir
Comment cette étude a-t-elle commencé ?
Tout est parti d’un graphique reproduisant des projections de l’entreprise, publié dans un article antérieur. Il a été superposé aux températures réellement observées.
Le recouvrement était saisissant. C’est de là qu’est partie l’étude.
Deux courbes posées l’une sur l’autre — exactement le geste qui, dans une salle de l’observatoire Lamont, avait révélé la dorsale médio-océanique.
Mesures et projections actuelles
Pour compléter ce panorama, deux séries de données chiffrées permettent de fixer les ordres de grandeur actuels.
| Période / Scénario | Réchauffement observé ou projeté | Source / Référence |
|---|---|---|
| De 1850–1900 à 2016–2025 | +1,26 °C en moyenne sur la décennie (fourchette 1,13 à 1,36 °C) ; part humaine : 1,37 °C en 2025, en hausse d’environ 0,27 °C par décennie | Forster et al., 2026 (référence 1850–1900 du GIEC) |
| 2081–2100 (Scénario bas / SSP1-2.6) | +1,3 °C à +2,4 °C | Trajectoire à fortes réductions d’émissions |
| 2081–2100 (Scénario intermédiaire / SSP2-4.5) | +2,1 °C à +3,5 °C | Trajectoire des politiques actuelles |
| 2081–2100 (Scénario haut / SSP5-8.5) | +3,3 °C à +5,7 °C | Trajectoire à très fortes émissions |
Sources du tableau22
La période de référence 1850–1900 est une convention statistique adoptée pour représenter le climat préindustriel avant les émissions massives de carbone. Les fourchettes des scénarios sont celles que le GIEC juge « très probables ».23
Note 1
If there were no greenhouse effect, the Earth’s average surface temperature would be a very chilly -18°C (0°F) instead of the comfortable 15°C (59°F) that it is today.
S’il n’y avait pas d’effet de serre, la température moyenne à la surface de la Terre serait d’un très froid −18 °C (0 °F) au lieu des agréables 15 °C (59 °F) d’aujourd’hui.
NASA, « Global Warming », Earth Science Communications
Note 2
The pre-industrial level of 278.3 ppm represented a balance of fluxes among the atmosphere, the oceans and the land biosphere. The globally averaged CO2 concentration in 2024 was 423.9±0.2 ppm (Figure 5a), 152% of the pre-industrial level.
Le niveau préindustriel de 278,3 ppm représentait un équilibre des flux entre l’atmosphère, les océans et la biosphère terrestre. La concentration moyenne mondiale de CO2 en 2024 était de 423,9 ± 0,2 ppm (figure 5a), soit 152 % du niveau préindustriel.
Organisation météorologique mondiale, Bulletin sur les gaz à effet de serre, éditions annuelles
In 2024 it was 423.9 ppm.
En 2024, elle était de 423,9 ppm.
Organisation météorologique mondiale, « Carbon Dioxide Levels Increase by Record Amount to New Highs in 2024 », communiqué sur le Bulletin sur les gaz à effet de serre n° 21, 15 octobre 2025
Note 3
I determined approximately the absorption of nine gases and twenty vapours during the summer of 1859. […] for atmospheric tensions, carbonic acid probably absorbs nearly 100 times as much as oxygen.
J’ai déterminé approximativement l’absorption de neuf gaz et de vingt vapeurs au cours de l’été 1859. […] à la pression atmosphérique, l’acide carbonique absorbe probablement près de 100 fois plus que l’oxygène.
Tyndall, John, « On the Absorption and Radiation of Heat by Gases and Vapours », Philosophical Transactions of the Royal Society, vol. 151, 1861
Note 4
If tropospheric warming were solely due to solar activity, warming rather than cooling of the upper stratosphere would be expected (15, 23, 65).
Si le réchauffement de la troposphère était dû uniquement à l’activité solaire, on s’attendrait à un réchauffement plutôt qu’à un refroidissement de la haute stratosphère (15, 23, 65).
Santer, Benjamin D. et al., « Exceptional Stratospheric Contribution to Human Fingerprints on Atmospheric Temperature », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 120, e2300758120, 2023
Note 5
Key features of this global-scale human fingerprint include stratospheric cooling and tropospheric warming at all latitudes, with stratospheric cooling amplifying with height.
Les traits essentiels de cette empreinte humaine à l’échelle du globe sont le refroidissement de la stratosphère et le réchauffement de la troposphère à toutes les latitudes, le refroidissement stratosphérique s’amplifiant avec l’altitude.
Santer, Benjamin D. et al., « Exceptional Stratospheric Contribution to Human Fingerprints on Atmospheric Temperature », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 120, e2300758120, 2023
Note 6
increases signal-to-noise ratios by a factor of five […] Key features of this global-scale human fingerprint include stratospheric cooling
multiplie par cinq le rapport signal sur bruit […] Parmi les traits principaux de cette empreinte humaine à l’échelle du globe figure le refroidissement de la stratosphère
Santer, Benjamin D. et al., « Exceptional Stratospheric Contribution to Human Fingerprints on Atmospheric Temperature », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 120, e2300758120, 2023
Note 7
We find that 66.4% of abstracts expressed no position on AGW, 32.6% endorsed AGW, 0.7% rejected AGW and 0.3% were uncertain about the cause of global warming.
Nous constatons que 66,4 % des résumés n’exprimaient aucune position sur le réchauffement climatique d’origine humaine, 32,6 % l’appuyaient, 0,7 % le rejetaient et 0,3 % étaient incertains quant à la cause du réchauffement.
Cook, John et al., « Quantifying the Consensus on Anthropogenic Global Warming in the Scientific Literature », Environmental Research Letters, vol. 8, 024024, 2013
Note 8
We find that 66.4% of abstracts expressed no position on AGW, 32.6% endorsed AGW, 0.7% rejected AGW and 0.3% were uncertain about the cause of global warming.
Nous constatons que 66,4 % des résumés n’exprimaient aucune position sur le réchauffement climatique d’origine humaine, 32,6 % l’appuyaient, 0,7 % le rejetaient et 0,3 % étaient incertains quant à la cause du réchauffement.
Cook, John et al., « Quantifying the Consensus on Anthropogenic Global Warming in the Scientific Literature », Environmental Research Letters, vol. 8, 024024, 2013
Powell’s methodology was to search the Web of Science to review abstracts from 2013 and 2014. […] Assuming the rest of the abstracts endorsed AGW, this gives consensus figures of 99.98% (by abstract) and 99.99% (by author).
La méthode de Powell consistait à interroger le Web of Science pour examiner les résumés de 2013 et 2014. […] En supposant que le reste des résumés appuyait le réchauffement d’origine humaine, on obtient des taux de consensus de 99,98 % (par résumé) et 99,99 % (par auteur).
Skuce, Andy, « James Powell is wrong about the 99.99% AGW consensus », Skeptical Science, 12 avril 2016
Note 9
the methodology works just fine for plate tectonics and produces a 100% consensus
la méthode fonctionne très bien pour la tectonique des plaques et donne un consensus de 100 %
Skuce, Andy, « James Powell is wrong about the 99.99% AGW consensus », Skeptical Science, 12 avril 2016
Note 10
From a dataset of 88125 climate-related papers published since 2012, when this question was last addressed comprehensively, we examine a randomized subset of 3000 such publications. […] We identify four sceptical papers out of the sub-set of 3000, as evidenced by abstracts that were rated as implicitly or explicitly sceptical of human-caused global warming.
Sur un ensemble de 88 125 articles liés au climat publiés depuis 2012, date de la dernière étude complète de la question, nous examinons un sous-ensemble de 3 000 publications tirées au hasard. […] Nous trouvons quatre articles sceptiques parmi ces 3 000, d’après des résumés jugés implicitement ou explicitement sceptiques sur le réchauffement d’origine humaine.
Lynas, Mark, Houlton, Benjamin Z. et Perry, Simon, « Greater than 99 % Consensus on Human Caused Climate Change in the Peer-Reviewed Scientific Literature », Environmental Research Letters, vol. 16, n° 11, 114005, 2021
Note 11
agreement on anthropogenic global warming is high (91% to 100%) and generally increases with expertise […] there was 100% agreement that the Earth is warming mostly because of human activity
l’accord sur le réchauffement climatique d’origine humaine est élevé (de 91 % à 100 %) et augmente en général avec le degré de spécialité […] l’accord était de 100 % sur le fait que la Terre se réchauffe surtout à cause de l’activité humaine
Myers, Krista F., Doran, Peter T., Cook, John, Kotcher, John et Myers, Teresa A., « Consensus Revisited: Quantifying Scientific Agreement on Climate Change and Climate Expertise among Earth Scientists 10 Years Later », Environmental Research Letters, vol. 16, n° 10, 104030, 2021
Note 12
Climate projections by the fossil fuel industry have never been assessed.
Les projections climatiques de l’industrie des combustibles fossiles n’avaient jamais été évaluées.
Supran, Geoffrey, Rahmstorf, Stefan et Oreskes, Naomi, « Assessing ExxonMobil’s Global Warming Projections », Science, vol. 379, n° 6628, eabk0063, 2023
Note 13
This yields 12 documents published between 1977 and 2003, which contain 16 distinct temperature projections presented in the form of 12 unique graphs and one table
On obtient ainsi 12 documents publiés entre 1977 et 2003, qui contiennent 16 projections de température distinctes présentées sous la forme de 12 graphiques et d’un tableau
Supran, Geoffrey, Rahmstorf, Stefan et Oreskes, Naomi, « Assessing ExxonMobil’s Global Warming Projections », Science, vol. 379, n° 6628, eabk0063, 2023
Note 14
Using established statistical techniques, we find that 63 to 83% of the climate projections reported by ExxonMobil scientists were accurate in predicting subsequent global warming.
À l’aide de techniques statistiques éprouvées, nous constatons que 63 à 83 % des projections climatiques rapportées par les scientifiques d’ExxonMobil prévoyaient avec justesse le réchauffement mondial qui a suivi.
Supran, Geoffrey, Rahmstorf, Stefan et Oreskes, Naomi, « Assessing ExxonMobil’s Global Warming Projections », Science, vol. 379, n° 6628, eabk0063, 2023
Note 15
ExxonMobil's average projected warming was 0.20° ± 0.04°C per decade
Le réchauffement moyen projeté par ExxonMobil était de 0,20 ± 0,04 °C par décennie
Supran, Geoffrey, Rahmstorf, Stefan et Oreskes, Naomi, « Assessing ExxonMobil’s Global Warming Projections », Science, vol. 379, n° 6628, eabk0063, 2023
Note 16
correctly dismissed the possibility of a coming ice age […] accurately predicted that human-caused global warming would first be detectable in the year 2000 ± 5
ont écarté à juste titre la possibilité d’une ère glaciaire à venir […] ont prédit avec justesse que le réchauffement d’origine humaine deviendrait détectable pour la première fois vers l’an 2000, à cinq ans près
Supran, Geoffrey, Rahmstorf, Stefan et Oreskes, Naomi, « Assessing ExxonMobil’s Global Warming Projections », Science, vol. 379, n° 6628, eabk0063, 2023
Note 17
The average "skill score" and level of uncertainty of ExxonMobil's climate models (67 to 75% and ±21%, respectively) were also similar to those of the independent models.
Le « score de justesse » moyen et le niveau d’incertitude des modèles climatiques d’ExxonMobil (respectivement 67 à 75 % et ± 21 %) étaient également semblables à ceux des modèles indépendants.
Supran, Geoffrey, Rahmstorf, Stefan et Oreskes, Naomi, « Assessing ExxonMobil’s Global Warming Projections », Science, vol. 379, n° 6628, eabk0063, 2023
Note 18
Their projections were also consistent with, and at least as skillful as, those of independent academic and government models.
Leurs projections étaient aussi cohérentes avec celles des modèles universitaires et gouvernementaux indépendants, et au moins aussi justes.
Supran, Geoffrey, Rahmstorf, Stefan et Oreskes, Naomi, « Assessing ExxonMobil’s Global Warming Projections », Science, vol. 379, n° 6628, eabk0063, 2023
Note 19
On each of these points, however, the company's public statements about climate science contradicted its own scientific data.
Sur chacun de ces points, pourtant, les déclarations publiques de l’entreprise sur la science du climat contredisaient ses propres données scientifiques.
Supran, Geoffrey, Rahmstorf, Stefan et Oreskes, Naomi, « Assessing ExxonMobil’s Global Warming Projections », Science, vol. 379, n° 6628, eabk0063, 2023
Note 20
ExxonMobil's understanding of climate science has developed along with that of the broader scientific community.
La compréhension de la science du climat par ExxonMobil a évolué en même temps que celle de l’ensemble de la communauté scientifique.
Brady, Jeff, « Exxon Climate Predictions Were Accurate Decades Ago. Still It Sowed Doubt », NPR, repris par Alaska Public Media, 12 janvier 2023
Note 21
The company has also published some of its internal company documents, originally made public by journalists at InsideClimate News (ICN) [16, 17] (and simultaneously reported by Columbia University's Graduate School of Journalism and the Los Angeles Times [18]), to demonstrate that 'allegations are based on deliberately cherry-picked statements' [14]. […] Our study comprises 187 documents (see table 1): 32 internal documents (from ICN [16], ExxonMobil [59], and Climate Investigations Center [60]); […]
L’entreprise a aussi publié certains de ses documents internes, rendus publics à l’origine par des journalistes d’InsideClimate News (ICN) [16, 17] (et relayés au même moment par l’école supérieure de journalisme de l’université Columbia et le Los Angeles Times [18]), pour montrer que « les accusations reposent sur des déclarations choisies délibérément » [14]. […] Notre étude porte sur 187 documents (voir tableau 1) : 32 documents internes (provenant d’ICN [16], d’ExxonMobil [59] et du Climate Investigations Center [60]) ; […]
Supran, Geoffrey et Oreskes, Naomi, « Assessing ExxonMobil’s Climate Change Communications (1977-2014) », Environmental Research Letters, vol. 12, 084019, 2017, en accès libre ; et enquêtes journalistiques de 2015
Note 22
For the 2016–2025 decade average, observed warming relative to 1850–1900 was 1.26 [1.13 to 1.36] °C […] Human-induced warming reached 1.37 °C relative to 1850–1900 in the year 2025 […] increasing at a rate of 0.27 [0.2–0.4] °C per decade over 2016–2025
En moyenne sur la décennie 2016–2025, le réchauffement observé par rapport à 1850–1900 était de 1,26 °C [1,13 à 1,36] […] Le réchauffement d’origine humaine a atteint 1,37 °C par rapport à 1850–1900 en 2025 […] en hausse de 0,27 °C [0,2 à 0,4] par décennie sur 2016–2025
Forster, Piers M., Walsh, Tristram, Smith, Chris et al., « Indicators of Global Climate Change 2025: Annual Update of Key Indicators of the State of the Climate System and Human Influence », Earth System Science Data, vol. 18, 2026, p. 3889-3933
Compared to 1850-1900, globally averaged surface air temperature over the period 2081-2100 is very likely (at least a 90% probability) to be higher by 1.0°C-1.8°C under SSP1-1.9, 1.3°C-2.4°C under SSP1-2.6, 2.1°C-3.5°C under SSP2-4.5, 2.8°C-4.6°C under SSP3-7.0, and 3.3°C-5.7°C under SSP5-8.5.
Par rapport à 1850-1900, la température moyenne de l’air en surface sur la période 2081-2100 sera très probablement (probabilité d’au moins 90 %) plus élevée de 1,0 °C à 1,8 °C avec SSP1-1.9, de 1,3 °C à 2,4 °C avec SSP1-2.6, de 2,1 °C à 3,5 °C avec SSP2-4.5, de 2,8 °C à 4,6 °C avec SSP3-7.0 et de 3,3 °C à 5,7 °C avec SSP5-8.5.
Agence européenne pour l’environnement, « Observed and Projected Change in Global Mean Sea Level », cartes et graphiques, publié le 16 janvier 2024, modifié le 28 octobre 2024, en accès libre
Note 23
The period 1850–1900 represents the earliest period of sufficiently globally complete observations to estimate global surface temperature and, consistent with AR5 and SR1.5, is used as an approximation for pre-industrial conditions.
La période 1850-1900 est la plus ancienne pour laquelle les observations sont assez complètes à l’échelle du globe pour estimer la température de surface ; conformément à l’AR5 et au SR1.5, elle sert d’approximation des conditions préindustrielles.
GIEC, Climate Change 2021: The Physical Science Basis, sixième rapport d’évaluation, Groupe de travail I, Cambridge University Press, 2021
Notes et sources
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Passage Sans eux, la température moyenne de la surface serait d’environ −18 °C.
If there were no greenhouse effect, the Earth’s average surface temperature would be a very chilly -18°C (0°F) instead of the comfortable 15°C (59°F) that it is today.
Traduction de la rédaction S’il n’y avait pas d’effet de serre, la température moyenne à la surface de la Terre serait d’un très froid −18 °C (0 °F) au lieu des agréables 15 °C (59 °F) d’aujourd’hui.
Source NASA, « Global Warming », Earth Science Communications, Section « What is Global Warming? », sous-partie « Earth’s natural greenhouse effect ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage La concentration de CO₂ […] est passée d’environ 280 parties par million avant l’ère industrielle
The pre-industrial level of 278.3 ppm represented a balance of fluxes among the atmosphere, the oceans and the land biosphere. The globally averaged CO2 concentration in 2024 was 423.9±0.2 ppm (Figure 5a), 152% of the pre-industrial level.
Traduction de la rédaction Le niveau préindustriel de 278,3 ppm représentait un équilibre des flux entre l’atmosphère, les océans et la biosphère terrestre. La concentration moyenne mondiale de CO2 en 2024 était de 423,9 ± 0,2 ppm (figure 5a), soit 152 % du niveau préindustriel.
Source Organisation météorologique mondiale, Bulletin sur les gaz à effet de serre, éditions annuelles, Bulletin n° 21 (16 octobre 2025), p. 5, section « Carbon dioxide (CO2) ».
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Passage à près de 424 en 2024
In 2024 it was 423.9 ppm.
Traduction de la rédaction En 2024, elle était de 423,9 ppm.
Source Organisation météorologique mondiale, « Carbon Dioxide Levels Increase by Record Amount to New Highs in 2024 », communiqué sur le Bulletin sur les gaz à effet de serre n° 21, 15 octobre 2025, communiqué de presse.
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Passage Que le CO₂ absorbe l’infrarouge a été mesuré en laboratoire par John Tyndall en 1859
I determined approximately the absorption of nine gases and twenty vapours during the summer of 1859. […] for atmospheric tensions, carbonic acid probably absorbs nearly 100 times as much as oxygen.
Traduction de la rédaction J’ai déterminé approximativement l’absorption de neuf gaz et de vingt vapeurs au cours de l’été 1859. […] à la pression atmosphérique, l’acide carbonique absorbe probablement près de 100 fois plus que l’oxygène.
Source Tyndall, John, « On the Absorption and Radiation of Heat by Gases and Vapours », Philosophical Transactions of the Royal Society, vol. 151, 1861, p. 5 (date des expériences) et p. 27 (absorption par l’acide carbonique, c’est-à-dire le CO₂).
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Passage si le réchauffement du bas venait du Soleil, la haute stratosphère se réchaufferait aussi au lieu de se refroidir
If tropospheric warming were solely due to solar activity, warming rather than cooling of the upper stratosphere would be expected (15, 23, 65).
Traduction de la rédaction Si le réchauffement de la troposphère était dû uniquement à l’activité solaire, on s’attendrait à un réchauffement plutôt qu’à un refroidissement de la haute stratosphère (15, 23, 65).
Source Santer, Benjamin D. et al., « Exceptional Stratospheric Contribution to Human Fingerprints on Atmospheric Temperature », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 120, e2300758120, 2023, p. 9, conclusions.
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Passage la troposphère se réchauffe, la stratosphère se refroidit
Key features of this global-scale human fingerprint include stratospheric cooling and tropospheric warming at all latitudes, with stratospheric cooling amplifying with height.
Traduction de la rédaction Les traits essentiels de cette empreinte humaine à l’échelle du globe sont le refroidissement de la stratosphère et le réchauffement de la troposphère à toutes les latitudes, le refroidissement stratosphérique s’amplifiant avec l’altitude.
Source Santer, Benjamin D. et al., « Exceptional Stratospheric Contribution to Human Fingerprints on Atmospheric Temperature », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 120, e2300758120, 2023, résumé (Abstract).
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Passage en ajoutant les mesures de la haute stratosphère, le rapport entre le signal humain et le bruit naturel est multiplié par cinq. Ses auteurs y voient une empreinte humaine à l’échelle du globe, dont le refroidissement de la stratosphère est l’un des traits principaux.
increases signal-to-noise ratios by a factor of five […] Key features of this global-scale human fingerprint include stratospheric cooling
Traduction de la rédaction multiplie par cinq le rapport signal sur bruit […] Parmi les traits principaux de cette empreinte humaine à l’échelle du globe figure le refroidissement de la stratosphère
Source Santer, Benjamin D. et al., « Exceptional Stratospheric Contribution to Human Fingerprints on Atmospheric Temperature », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 120, e2300758120, 2023, résumé.
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Passage 66,4 % ne prenaient pas position sur la cause […] 32,6 % l’attribuaient à l’activité humaine […] 0,7 % la rejetaient
We find that 66.4% of abstracts expressed no position on AGW, 32.6% endorsed AGW, 0.7% rejected AGW and 0.3% were uncertain about the cause of global warming.
Traduction de la rédaction Nous constatons que 66,4 % des résumés n’exprimaient aucune position sur le réchauffement climatique d’origine humaine, 32,6 % l’appuyaient, 0,7 % le rejetaient et 0,3 % étaient incertains quant à la cause du réchauffement.
Source Cook, John et al., « Quantifying the Consensus on Anthropogenic Global Warming in the Scientific Literature », Environmental Research Letters, vol. 8, 024024, 2013, résumé.
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Passage un tiers environ si on les compte comme des désaccords
We find that 66.4% of abstracts expressed no position on AGW, 32.6% endorsed AGW, 0.7% rejected AGW and 0.3% were uncertain about the cause of global warming.
Traduction de la rédaction Nous constatons que 66,4 % des résumés n’exprimaient aucune position sur le réchauffement climatique d’origine humaine, 32,6 % l’appuyaient, 0,7 % le rejetaient et 0,3 % étaient incertains quant à la cause du réchauffement.
Source Cook, John et al., « Quantifying the Consensus on Anthropogenic Global Warming in the Scientific Literature », Environmental Research Letters, vol. 8, 024024, 2013, résumé (le « tiers » est calculé par la rédaction à partir des 32,6 %).
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Passage 99,99 % dans une autre étude, sur d’autres articles, qui compte les « sans position » comme des accords
Powell’s methodology was to search the Web of Science to review abstracts from 2013 and 2014. […] Assuming the rest of the abstracts endorsed AGW, this gives consensus figures of 99.98% (by abstract) and 99.99% (by author).
Traduction de la rédaction La méthode de Powell consistait à interroger le Web of Science pour examiner les résumés de 2013 et 2014. […] En supposant que le reste des résumés appuyait le réchauffement d’origine humaine, on obtient des taux de consensus de 99,98 % (par résumé) et 99,99 % (par auteur).
Source Skuce, Andy, « James Powell is wrong about the 99.99% AGW consensus », Skeptical Science, 12 avril 2016, troisième paragraphe du billet.
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Passage James Powell, propose un test. […] Un autre auteur lui répond que ce test ne départage rien : appliquée à la géologie, la méthode de l’étude de 2013 donne, elle aussi, un accord complet.
the methodology works just fine for plate tectonics and produces a 100% consensus
Traduction de la rédaction la méthode fonctionne très bien pour la tectonique des plaques et donne un consensus de 100 %
Source Skuce, Andy, « James Powell is wrong about the 99.99% AGW consensus », Skeptical Science, 12 avril 2016, discussion de l’argument de la tectonique des plaques.
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Passage Une analyse de 2021 portant sur environ 3 000 articles n’en trouve que quatre en désaccord.
From a dataset of 88125 climate-related papers published since 2012, when this question was last addressed comprehensively, we examine a randomized subset of 3000 such publications. […] We identify four sceptical papers out of the sub-set of 3000, as evidenced by abstracts that were rated as implicitly or explicitly sceptical of human-caused global warming.
Traduction de la rédaction Sur un ensemble de 88 125 articles liés au climat publiés depuis 2012, date de la dernière étude complète de la question, nous examinons un sous-ensemble de 3 000 publications tirées au hasard. […] Nous trouvons quatre articles sceptiques parmi ces 3 000, d’après des résumés jugés implicitement ou explicitement sceptiques sur le réchauffement d’origine humaine.
Source Lynas, Mark, Houlton, Benjamin Z. et Perry, Simon, « Greater than 99 % Consensus on Human Caused Climate Change in the Peer-Reviewed Scientific Literature », Environmental Research Letters, vol. 16, n° 11, 114005, 2021, résumé (abstract).
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Passage de 91 % à 100 % d’accord selon le degré de spécialité, et 100 % chez les climatologues qui ont publié le plus sur le sujet
agreement on anthropogenic global warming is high (91% to 100%) and generally increases with expertise […] there was 100% agreement that the Earth is warming mostly because of human activity
Traduction de la rédaction l’accord sur le réchauffement climatique d’origine humaine est élevé (de 91 % à 100 %) et augmente en général avec le degré de spécialité […] l’accord était de 100 % sur le fait que la Terre se réchauffe surtout à cause de l’activité humaine
Source Myers, Krista F., Doran, Peter T., Cook, John, Kotcher, John et Myers, Teresa A., « Consensus Revisited: Quantifying Scientific Agreement on Climate Change and Climate Expertise among Earth Scientists 10 Years Later », Environmental Research Letters, vol. 16, n° 10, 104030, 2021, résumé (le groupe le plus spécialisé : plus de 20 articles sur le climat publiés entre 2015 et 2019).
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Passage En janvier 2023, une revue scientifique majeure a publié la première évaluation systématique des projections climatiques d’une compagnie pétrolière.
Climate projections by the fossil fuel industry have never been assessed.
Traduction de la rédaction Les projections climatiques de l’industrie des combustibles fossiles n’avaient jamais été évaluées.
Source Supran, Geoffrey, Rahmstorf, Stefan et Oreskes, Naomi, « Assessing ExxonMobil’s Global Warming Projections », Science, vol. 379, n° 6628, eabk0063, 2023, résumé (article publié le 12 janvier 2023).
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Passage seize projections de température, présentées dans douze graphiques et un tableau
This yields 12 documents published between 1977 and 2003, which contain 16 distinct temperature projections presented in the form of 12 unique graphs and one table
Traduction de la rédaction On obtient ainsi 12 documents publiés entre 1977 et 2003, qui contiennent 16 projections de température distinctes présentées sous la forme de 12 graphiques et d’un tableau
Source Supran, Geoffrey, Rahmstorf, Stefan et Oreskes, Naomi, « Assessing ExxonMobil’s Global Warming Projections », Science, vol. 379, n° 6628, eabk0063, 2023, Materials and methods.
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Passage 63 à 83 % des projections sont statistiquement compatibles avec ce qui s’est réellement passé
Using established statistical techniques, we find that 63 to 83% of the climate projections reported by ExxonMobil scientists were accurate in predicting subsequent global warming.
Traduction de la rédaction À l’aide de techniques statistiques éprouvées, nous constatons que 63 à 83 % des projections climatiques rapportées par les scientifiques d’ExxonMobil prévoyaient avec justesse le réchauffement mondial qui a suivi.
Source Supran, Geoffrey, Rahmstorf, Stefan et Oreskes, Naomi, « Assessing ExxonMobil’s Global Warming Projections », Science, vol. 379, n° 6628, eabk0063, 2023, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage un réchauffement de 0,20 °C par décennie, à 0,04 près
ExxonMobil's average projected warming was 0.20° ± 0.04°C per decade
Traduction de la rédaction Le réchauffement moyen projeté par ExxonMobil était de 0,20 ± 0,04 °C par décennie
Source Supran, Geoffrey, Rahmstorf, Stefan et Oreskes, Naomi, « Assessing ExxonMobil’s Global Warming Projections », Science, vol. 379, n° 6628, eabk0063, 2023, résumé.
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Passage écarté l’hypothèse d’un refroidissement à venir, prévu que le réchauffement deviendrait détectable vers l’an 2000, à cinq ans près
correctly dismissed the possibility of a coming ice age […] accurately predicted that human-caused global warming would first be detectable in the year 2000 ± 5
Traduction de la rédaction ont écarté à juste titre la possibilité d’une ère glaciaire à venir […] ont prédit avec justesse que le réchauffement d’origine humaine deviendrait détectable pour la première fois vers l’an 2000, à cinq ans près
Source Supran, Geoffrey, Rahmstorf, Stefan et Oreskes, Naomi, « Assessing ExxonMobil’s Global Warming Projections », Science, vol. 379, n° 6628, eabk0063, 2023, résumé.
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Passage Score de justesse : 67 à 75 %. Marge d’incertitude : environ 21 %.
The average "skill score" and level of uncertainty of ExxonMobil's climate models (67 to 75% and ±21%, respectively) were also similar to those of the independent models.
Traduction de la rédaction Le « score de justesse » moyen et le niveau d’incertitude des modèles climatiques d’ExxonMobil (respectivement 67 à 75 % et ± 21 %) étaient également semblables à ceux des modèles indépendants.
Source Supran, Geoffrey, Rahmstorf, Stefan et Oreskes, Naomi, « Assessing ExxonMobil’s Global Warming Projections », Science, vol. 379, n° 6628, eabk0063, 2023, résumé.
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Passage Leurs projections étaient […] au moins aussi bonnes que celles du monde académique.
Their projections were also consistent with, and at least as skillful as, those of independent academic and government models.
Traduction de la rédaction Leurs projections étaient aussi cohérentes avec celles des modèles universitaires et gouvernementaux indépendants, et au moins aussi justes.
Source Supran, Geoffrey, Rahmstorf, Stefan et Oreskes, Naomi, « Assessing ExxonMobil’s Global Warming Projections », Science, vol. 379, n° 6628, eabk0063, 2023, résumé.
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Passage sur chacun de ces points, les déclarations publiques de l’entreprise sur la science du climat contredisaient ses propres données scientifiques
On each of these points, however, the company's public statements about climate science contradicted its own scientific data.
Traduction de la rédaction Sur chacun de ces points, pourtant, les déclarations publiques de l’entreprise sur la science du climat contredisaient ses propres données scientifiques.
Source Supran, Geoffrey, Rahmstorf, Stefan et Oreskes, Naomi, « Assessing ExxonMobil’s Global Warming Projections », Science, vol. 379, n° 6628, eabk0063, 2023, résumé.
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Passage Interrogée par la presse en janvier 2023, elle répond que ceux qui l’accusent se trompent dans leurs conclusions, et que sa compréhension de la science du climat a évolué en même temps que celle de l’ensemble de la communauté scientifique.
ExxonMobil's understanding of climate science has developed along with that of the broader scientific community.
Traduction de la rédaction La compréhension de la science du climat par ExxonMobil a évolué en même temps que celle de l’ensemble de la communauté scientifique.
Source Brady, Jeff, « Exxon Climate Predictions Were Accurate Decades Ago. Still It Sowed Doubt », NPR, repris par Alaska Public Media, 12 janvier 2023, déclaration du porte-parole de l’entreprise citée dans l’article.
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Passage Ces chercheurs s’appuyaient sur des enquêtes journalistiques menées en 2015 et sur leurs propres travaux antérieurs.
The company has also published some of its internal company documents, originally made public by journalists at InsideClimate News (ICN) [16, 17] (and simultaneously reported by Columbia University's Graduate School of Journalism and the Los Angeles Times [18]), to demonstrate that 'allegations are based on deliberately cherry-picked statements' [14]. […] Our study comprises 187 documents (see table 1): 32 internal documents (from ICN [16], ExxonMobil [59], and Climate Investigations Center [60]); […]
Traduction de la rédaction L’entreprise a aussi publié certains de ses documents internes, rendus publics à l’origine par des journalistes d’InsideClimate News (ICN) [16, 17] (et relayés au même moment par l’école supérieure de journalisme de l’université Columbia et le Los Angeles Times [18]), pour montrer que « les accusations reposent sur des déclarations choisies délibérément » [14]. […] Notre étude porte sur 187 documents (voir tableau 1) : 32 documents internes (provenant d’ICN [16], d’ExxonMobil [59] et du Climate Investigations Center [60]) ; […]
Source Supran, Geoffrey et Oreskes, Naomi, « Assessing ExxonMobil’s Climate Change Communications (1977-2014) », Environmental Research Letters, vol. 12, 084019, 2017, en accès libre ; et enquêtes journalistiques de 2015, section 1 « Introduction », puis section 2 (méthode), première phrase ; références [17] et [18] : enquêtes de 2015 (InsideClimate News, Los Angeles Times).
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Passage De 1850–1900 à 2016–2025 […] +1,26 °C en moyenne sur la décennie (fourchette 1,13 à 1,36 °C) ; part humaine : 1,37 °C en 2025, en hausse d’environ 0,27 °C par décennie
For the 2016–2025 decade average, observed warming relative to 1850–1900 was 1.26 [1.13 to 1.36] °C […] Human-induced warming reached 1.37 °C relative to 1850–1900 in the year 2025 […] increasing at a rate of 0.27 [0.2–0.4] °C per decade over 2016–2025
Traduction de la rédaction En moyenne sur la décennie 2016–2025, le réchauffement observé par rapport à 1850–1900 était de 1,26 °C [1,13 à 1,36] […] Le réchauffement d’origine humaine a atteint 1,37 °C par rapport à 1850–1900 en 2025 […] en hausse de 0,27 °C [0,2 à 0,4] par décennie sur 2016–2025
Source Forster, Piers M., Walsh, Tristram, Smith, Chris et al., « Indicators of Global Climate Change 2025: Annual Update of Key Indicators of the State of the Climate System and Human Influence », Earth System Science Data, vol. 18, 2026, p. 3889-3933, résumé.
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Passage 2081–2100 (Scénario bas / SSP1-2.6) […] +1,3 °C à +2,4 °C […] 2081–2100 (Scénario intermédiaire / SSP2-4.5) […] +2,1 °C à +3,5 °C […] 2081–2100 (Scénario haut / SSP5-8.5) […] +3,3 °C à +5,7 °C […] Les fourchettes des scénarios sont celles que le GIEC juge « très probables ».
Compared to 1850-1900, globally averaged surface air temperature over the period 2081-2100 is very likely (at least a 90% probability) to be higher by 1.0°C-1.8°C under SSP1-1.9, 1.3°C-2.4°C under SSP1-2.6, 2.1°C-3.5°C under SSP2-4.5, 2.8°C-4.6°C under SSP3-7.0, and 3.3°C-5.7°C under SSP5-8.5.
Traduction de la rédaction Par rapport à 1850-1900, la température moyenne de l’air en surface sur la période 2081-2100 sera très probablement (probabilité d’au moins 90 %) plus élevée de 1,0 °C à 1,8 °C avec SSP1-1.9, de 1,3 °C à 2,4 °C avec SSP1-2.6, de 2,1 °C à 3,5 °C avec SSP2-4.5, de 2,8 °C à 4,6 °C avec SSP3-7.0 et de 3,3 °C à 5,7 °C avec SSP5-8.5.
Source Agence européenne pour l’environnement, « Observed and Projected Change in Global Mean Sea Level », cartes et graphiques, publié le 16 janvier 2024, modifié le 28 octobre 2024, en accès libre, section « Methodology », graphique de droite.
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Passage La période de référence 1850–1900 est une convention statistique adoptée pour représenter le climat préindustriel
The period 1850–1900 represents the earliest period of sufficiently globally complete observations to estimate global surface temperature and, consistent with AR5 and SR1.5, is used as an approximation for pre-industrial conditions.
Traduction de la rédaction La période 1850-1900 est la plus ancienne pour laquelle les observations sont assez complètes à l’échelle du globe pour estimer la température de surface ; conformément à l’AR5 et au SR1.5, elle sert d’approximation des conditions préindustrielles.
Source GIEC, Climate Change 2021: The Physical Science Basis, sixième rapport d’évaluation, Groupe de travail I, Cambridge University Press, 2021, Résumé à l’intention des décideurs, note 9.
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Références bibliographiques
15
- Agence européenne pour l’environnement, « Observed and Projected Change in Global Mean Sea Level », cartes et graphiques, publié le 16 janvier 2024, modifié le 28 octobre 2024, en accès libre (section « Methodology » : les hausses de température très probables en 2081-2100 par rapport à 1850-1900 selon les scénarios SSP1-2.6, SSP2-4.5 et SSP5-8.5). https://www.eea.europa.eu/en/analysis/maps-and-charts/observed-change-in-global-mean-3-figures
- Brady, Jeff, « Exxon Climate Predictions Were Accurate Decades Ago. Still It Sowed Doubt », NPR, repris par Alaska Public Media, 12 janvier 2023, en accès libre (la réponse de l’entreprise à l’étude de 2023). https://alaskapublic.org/news/2023-01-12/exxon-climate-predictions-were-accurate-decades-ago-still-it-sowed-doubt
- Cook, John et al., « Quantifying the Consensus on Anthropogenic Global Warming in the Scientific Literature », Environmental Research Letters, vol. 8, 024024, 2013, en accès libre (66,4 % sans position, 32,6 % attribuant à l’humain, 0,7 % rejetant ; le rapport de 97 %).
- Forster, Piers M., Walsh, Tristram, Smith, Chris et al., « Indicators of Global Climate Change 2025: Annual Update of Key Indicators of the State of the Climate System and Human Influence », Earth System Science Data, vol. 18, 2026, p. 3889-3933, en accès libre (le réchauffement observé sur 2016–2025 et la part due à l’humain, mise à jour annuelle). https://doi.org/10.5194/essd-18-3889-2026
- GIEC, Climate Change 2021: The Physical Science Basis, sixième rapport d’évaluation, Groupe de travail I, Cambridge University Press, 2021, en accès libre (la référence 1850-1900).
- Lynas, Mark, Houlton, Benjamin Z. et Perry, Simon, « Greater than 99 % Consensus on Human Caused Climate Change in the Peer-Reviewed Scientific Literature », Environmental Research Letters, vol. 16, n° 11, 114005, 2021, en accès libre (environ 3 000 articles examinés, quatre en désaccord). https://doi.org/10.1088/1748-9326/ac2966
- Myers, Krista F., Doran, Peter T., Cook, John, Kotcher, John et Myers, Teresa A., « Consensus Revisited: Quantifying Scientific Agreement on Climate Change and Climate Expertise among Earth Scientists 10 Years Later », Environmental Research Letters, vol. 16, n° 10, 104030, 2021, en accès libre (l’accord mesuré par sondage direct, de 91 % à 100 % selon le degré de spécialité). https://doi.org/10.1088/1748-9326/ac2774
- NASA, « Global Warming », Earth Science Communications, en accès libre (la température moyenne sans effet de serre comparée à la température réelle ; le rôle des combustibles fossiles et de la déforestation). https://science.nasa.gov/earth/climate-change/global-warming/
- Organisation météorologique mondiale, « Carbon Dioxide Levels Increase by Record Amount to New Highs in 2024 », communiqué sur le Bulletin sur les gaz à effet de serre n° 21, 15 octobre 2025, en accès libre (la concentration moyenne de CO₂ en 2024). https://www.wmo.int/news/media-centre/carbon-dioxide-levels-increase-record-amount-new-highs-2024
- Organisation météorologique mondiale, Bulletin sur les gaz à effet de serre, éditions annuelles, en accès libre (les concentrations de CO₂ avant l’ère industrielle et aujourd’hui ; les données des carottes de glace).
- Santer, Benjamin D. et al., « Exceptional Stratospheric Contribution to Human Fingerprints on Atmospheric Temperature », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 120, e2300758120, 2023, en accès libre (le refroidissement stratosphérique comme empreinte, et son ampleur comparée aux causes naturelles ; le réchauffement de la haute stratosphère qu’on attendrait si le Soleil était en cause).
- Skuce, Andy, « James Powell is wrong about the 99.99% AGW consensus », Skeptical Science, 12 avril 2016, en accès libre (la méthode qui donne 99,99 % ; l’argument de la tectonique des plaques avancé par James Powell et la réponse qui lui est faite). https://skepticalscience.com/print.php?n=3347
- Supran, Geoffrey et Oreskes, Naomi, « Assessing ExxonMobil’s Climate Change Communications (1977-2014) », Environmental Research Letters, vol. 12, 084019, 2017, en accès libre ; et enquêtes journalistiques de 2015 (les travaux antérieurs sur lesquels s’appuie l’étude de 2023).
- Supran, Geoffrey, Rahmstorf, Stefan et Oreskes, Naomi, « Assessing ExxonMobil’s Global Warming Projections », Science, vol. 379, n° 6628, eabk0063, 2023, accès payant (seize projections, dans douze graphiques et un tableau, entre 1977 et 2003 ; 63 à 83 % compatibles avec les observations ; 0,20 ± 0,04 °C par décennie ; un score de justesse de 67 à 75 % avec une incertitude d’environ 21 %, du même ordre que les modèles indépendants ; le rejet de l’hypothèse d’une glaciation ; la détection prévue vers l’an 2000 à cinq ans près ; la contradiction avec les déclarations publiques ; la première évaluation de ces projections). https://doi.org/10.1126/science.abk0063
- Tyndall, John, « On the Absorption and Radiation of Heat by Gases and Vapours », Philosophical Transactions of the Royal Society, vol. 151, 1861, domaine public (les mesures établissant l’absorption de l’infrarouge par le CO₂ et la vapeur d’eau).
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