Terre et climat 7.14

La protection de la planète et la transition écologique

Le saviez-vous ?

Un problème mondial de l’atmosphère a déjà été résolu une fois. On sait pourquoi, parce qu’on l’a mesuré.

Une carte ronde du pôle Sud vu de dessus, où une grande tache de couleur sombre au centre marque le trou dans la couche d'ozone.
Première image prise depuis l’espace qui a montré la taille du trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique, présentée en août 1985 par le chercheur Pawan Bhartia ; cette découverte a mené en 1987 au protocole de Montréal. NASA Goddard Space Flight Center from Greenbelt, MD, USA, Domaine public, source

Un problème mondial de l’atmosphère a déjà été résolu une fois. On sait pourquoi, parce qu’on l’a mesuré.

Cette page raconte comment. Elle raconte aussi pourquoi cela ne se transpose pas directement au problème du climat.

Protéger, et changer de système

Deux démarches très différentes se cachent derrière le mot « écologie », et les confondre empêche de comprendre ce qui marche.

Protéger, c’est mettre à l’abri. On délimite une aire protégée — parc national, réserve, zone marine — où certaines activités sont interdites ou encadrées. On classe des espèces menacées et l’on interdit d’y toucher. On restaure des milieux abîmés : replanter une forêt, rouvrir le cours d’une rivière, réintroduire une espèce disparue localement.

Cette démarche a des résultats mesurables. Elle a aussi une limite structurelle : on ne peut pas mettre la planète entière en réserve, et une aire protégée ne protège de rien qui vienne de l’atmosphère ou de l’océan — ni du réchauffement, ni de l’acidification, ni des polluants transportés par le vent.

La transition, c’est changer la façon de produire et de consommer, partout et pas seulement dans les zones réservées. Elle porte sur quatre leviers.

  • L’énergie. Remplacer le charbon, le pétrole et le gaz — dont la combustion libère le dioxyde de carbone accumulé sous terre pendant des millions d’années — par des sources qui n’en émettent pas ou peu : solaire, éolien, hydraulique, nucléaire, géothermie. Ces sources sont dites renouvelables quand elles se reconstituent à l’échelle humaine.
  • La matière. Fabriquer avec moins, réparer, réemployer, recycler — plutôt que d’extraire, utiliser une fois, jeter.
  • Les terres. Nourrir huit milliards de personnes en défrichant moins et en dégradant moins les sols.
  • La demande elle-même. Consommer moins d’énergie et de matière, ce qu’on appelle la sobriété. C’est le levier le plus discuté, parce que les trois autres sont techniques et que celui-ci ne l’est pas.

Aucun de ces leviers ne suffit seul, et ils ne se remplacent pas l’un l’autre. Une voiture électrique règle la question du carburant, pas celle des métaux qu’il faut extraire pour sa batterie ni celle de la place qu’elle occupe.

La différence d’échelle entre les deux démarches est essentielle, car c’est le sujet de cette page. Protéger la couche d’ozone a demandé de remplacer une poignée de gaz, fabriqués par un petit nombre d’entreprises et employés dans quelques industries. La transition climatique demande de transformer la totalité du système énergétique mondial, après deux siècles de développement bâti sur les combustibles fossiles.

Et il y a une différence de coût, pas seulement d’ampleur. Pour la couche d’ozone, des produits de remplacement connus pouvaient faire le même travail que les gaz interdits, et la décision a pu être prise à un coût limité. Pour le climat, les calculs politiques sont bien plus compliqués et les sommes en jeu bien plus élevées.1

Le premier problème a été résolu ; ce n’est pas une raison de croire que le second le sera de la même façon.

La reconstitution, avec ses dates

Notre page sur l’atmosphère (7.7) détaille la découverte du trou dans la couche d’ozone en 1985 et la signature du protocole de Montréal en 1987.

Les observations permettent aujourd’hui d’établir ce qui suit.

L’évaluation scientifique de 2022 conduite par l’OMM et le PNUE indique que, si les politiques actuelles sont maintenues, l’ozone retrouvera ses valeurs de 1980 :

  • Vers 2040 pour la moyenne quasi mondiale ;
  • Vers 2045 au-dessus de l’Arctique ;
  • Vers 2066 au-dessus de l’Antarctique.2

De plus, la quantité totale de chlore dans la basse atmosphère était, en 2020, inférieure d’environ 12 % à son pic de 1993.3

Ces dates viennent d’un rapport publié tous les quatre ans. Celui de 2022 est celui que nous citons ; le suivant est annoncé pour la fin de 2026. Devant la mention « l’évaluation la plus récente », il faut toujours vérifier de quelle année elle date — c’est vrai ici comme partout ailleurs sur ce site.4

La réserve, et elle figure dans le rapport lui-même

Un trait rend cette évaluation scientifique solide et directement citable.

Hors de la région antarctique, les auteurs qualifient eux-mêmes les indices de reconstitution de limités et assortis d’un faible niveau de confiance.5

Ils ne se contentent pas d’annoncer un résultat global. Ils indiquent, point par point, le degré de certitude qu’on peut lui accorder — et ils signalent explicitement là où les données restent fragiles.

Un travail scientifique qui formule lui-même ses limites est plus fiable, pas moins.

Ce qui n’a pas fonctionné — et comment on l’a su

Après 2012, la baisse d’un de ces gaz interdits — le CFC-11 — a ralenti sans raison connue.6

Aucun État n’a déclaré de réaugmentation de sa production.7

C’est la mesure directe de l’air qui a révélé l’anomalie. Dans des stations d’observation réparties sur le globe, la composition de l’atmosphère est relevée en continu. Les données ne correspondaient plus aux déclarations officielles : l’air contenait davantage de gaz que la production légale ne pouvait en expliquer.

Comment on retrouve une source clandestine depuis une île

La démarche est remarquable, et elle tient en trois étapes.

Un. On dispose de mesures très fréquentes dans deux stations : l’une à Gosan, en Corée du Sud, l’autre à Hateruma, au Japon.8

Deux. Quand le vent vient d’une certaine direction, la concentration monte. En croisant ces pics avec des modèles de circulation de l’air — qui calculent d’où venait la masse d’air arrivée à la station —, on remonte à la région d’origine.9

Trois. Le calcul désigne l’est de la Chine continentale, et plus précisément les environs de deux provinces du nord-est. L’excédent y atteint environ sept mille tonnes par an de plus qu’à la période précédente.10

Cet excédent représente au moins 40 à 60 % de la hausse mondiale.11

Reste une étape que la plupart des récits omettent : les auteurs ont aussi cherché ailleurs. Ils n’ont trouvé aucune augmentation significative dans les autres pays d’Asie de l’Est ni dans aucune autre région du monde où les données permettaient de la détecter.12

Trouver une cause ne suffit pas. Il faut vérifier qu’il n’y en a pas d’autres. C’est ce qu’avait fait Rumford avec ses copeaux de canon, deux siècles plus tôt.

L’évaluation de 2022 estime que cette production non déclarée, de 2012 à 2019, retarde d’au plus trois ans le retour de l’ozone polaire à son niveau de 1980.13

L’impact des contrôles

De 2018 à 2019, les émissions mondiales de ce gaz ont baissé d’environ un quart : 26 %, à 9 points près. Dans l’est de la Chine, elles ont baissé d’environ dix mille tonnes par an par rapport à 2014-2017, pour revenir en 2019 à leur niveau d’avant 2013.14

En 2019, les émissions mondiales sont revenues à un niveau proche de leur moyenne de 2008-2012.15

Annoncé vs appliqué : deux notions à distinguer

Pour évaluer les politiques publiques de transition écologique, une grille de lecture simple s’impose.

Une mesure annoncée n’est pas une mesure appliquée.

Entre la décision politique et le résultat sur le terrain interviennent plusieurs étapes clés : rédaction des textes, vote de la loi, publication des décrets d’application, allocation du budget, mise en place des contrôles et délais de mise en œuvre. Chacune de ces étapes peut modifier la portée d’une mesure, la retarder ou la vider de son effet.

Pourquoi cette distinction est essentielle

Les données d’objectif et les données de résultat circulent souvent sous le même vocabulaire.

Quand une publication mentionne qu’un État « a décidé de réduire ses émissions de X % », il convient de vérifier s’il s’agit d’un objectif politique ou d’une baisse mesurée dans les faits.

  • Un objectif se décrète.
  • Une baisse se mesure.

Les trois questions de contrôle

Devant toute affirmation relative à la transition écologique, trois vérifications méthodologiques suffisent :

  1. Est-ce un objectif ou un constat ? Toute échéance future désigne un objectif.
  2. Quelle est l’année de référence ? Une réduction de 30 % calculée par rapport à 1990 ne représente pas le même effort qu’une baisse de 30 % calculée par rapport à 2015. Un pourcentage n’a de sens qu’associé à son point d’origine.
  3. Quel est le périmètre comptabilisé ? S’agit-il des émissions territoriales (produites sur le sol national) ou de l’empreinte carbone (incluant les émissions liées aux produits importés) ? Ces deux indicateurs sont valides, mais ils peuvent évoluer dans des directions opposées pour un même pays.

Pourquoi le modèle de l’ozone ne se transpose pas au climat

Il serait inexact de conclure que la gestion du changement climatique suivra la même trajectoire que celle des gaz destructeurs d’ozone.

Trois caractéristiques structurelles différencient fondamentalement ces deux enjeux :

CritèreProblème de l’ozone (1987)Problème du climat (Actuel)
Diversité des substancesFamille restreinte de gaz industriels (CFC, Halons).Multiplicité de gaz (CO₂, CH₄, N₂O) liés à la quasi-totalité des activités humaines.
Nombre d’acteursFaible nombre d’entreprises chimiques et de pays producteurs.Des milliards de sources d’émissions (transports, énergie, agriculture, industrie).
Alternatives techniquesSubstituts industriels existants et rapidement déployables.Nécessite des transformations structurelles de l’ensemble du système productif et énergétique.

Sources du tableau16

Ces différences n’indiquent pas une impossibilité technique, mais confirment que les deux problèmes ne relèvent ni des mêmes échelles ni des mêmes leviers d’action.

Note 1

present policymakers with an immediate alternative […] ozone depletion could be agreed and acted on with limited costs and limited complications […] politics were a lot simpler, and the sums of money involved much smaller

présenter aux décideurs une solution de rechange immédiate […] on a pu s’accorder et agir sur la destruction de l’ozone avec des coûts et des complications limités […] la politique était bien plus simple, et les sommes en jeu bien plus faibles

Hope, Mat, « Why We May Never Get a Montreal Protocol for Climate Change », Carbon Brief, 12 septembre 2014

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Note 2

around 2040 for the near-global average (60°N–60°S) […] around 2045 in the Arctic […] around 2066 in the Antarctic

vers 2040 pour la moyenne quasi mondiale (60° N – 60° S) […] vers 2045 dans l’Arctique […] vers 2066 dans l’Antarctique

Organisation météorologique mondiale et Programme des Nations unies pour l’environnement, Scientific Assessment of Ozone Depletion: 2022, rapport GAW n° 278, Genève, 2022

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Note 3

12% lower than its peak value in 1993

inférieur de 12 % à sa valeur maximale de 1993

Organisation météorologique mondiale et Programme des Nations unies pour l’environnement, Scientific Assessment of Ozone Depletion: 2022, rapport GAW n° 278, Genève, 2022

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Note 4

which will be released at the end of 2026

qui sera publié à la fin de 2026

NOAA Chemical Sciences Laboratory, « Scientific Assessment of Ozone Depletion: 2026 », page de présentation de l’évaluation

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Note 5

the limited evidence of TCO recovery since 1996 has low confidence

les indices limités d’une reconstitution de l’ozone total depuis 1996 sont assortis d’un faible niveau de confiance

Organisation météorologique mondiale et Programme des Nations unies pour l’environnement, Scientific Assessment of Ozone Depletion: 2022, rapport GAW n° 278, Genève, 2022

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Note 6

A recently reported slowdown in the decline of the atmospheric concentration of CFC-11 after 2012, however, suggests that global emissions have increased. A concurrent increase in CFC-11 emissions from eastern Asia contributes to the global emission increase, but the location and magnitude of this regional source are unknown.

Un ralentissement, récemment signalé, de la baisse de la concentration atmosphérique de CFC-11 après 2012 suggère cependant que les émissions mondiales ont augmenté. Une hausse simultanée des émissions de CFC-11 venant d’Asie de l’Est contribue à cette hausse mondiale, mais la localisation et l’ampleur de cette source régionale sont inconnues.

Rigby, Matthew et al., « Increase in CFC-11 Emissions from Eastern China Based on Atmospheric Observations », Nature, vol. 569, 2019, p. 546-550

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Note 7

A simple model analysis of our findings suggests an increase in CFC-11 emissions of 13 ± 5 gigagrams per year (25 ± 13 per cent) since 2012, despite reported production being close to zero since 2006. […] The increase in emission of CFC-11 appears unrelated to past production; this suggests unreported new production, which is inconsistent with the Montreal Protocol agreement to phase out global CFC production by 2010.

Une analyse simple de nos résultats par un modèle suggère une hausse des émissions de CFC-11 de 13 ± 5 gigagrammes par an (25 ± 13 %) depuis 2012, alors que la production déclarée est proche de zéro depuis 2006. […] La hausse des émissions de CFC-11 semble sans lien avec la production passée ; cela suggère une nouvelle production non déclarée, incompatible avec l’accord du protocole de Montréal visant à arrêter la production mondiale de CFC d’ici 2010.

Montzka, Stephen A. et al., « An Unexpected and Persistent Increase in Global Emissions of Ozone-Depleting CFC-11 », Nature, vol. 557, 2018, p. 413-417

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Note 8

using high-frequency atmospheric observations from Gosan, South Korea, and Hateruma, Japan

à l’aide d’observations atmosphériques à haute fréquence faites à Gosan, en Corée du Sud, et à Hateruma, au Japon

Rigby, Matthew et al., « Increase in CFC-11 Emissions from Eastern China Based on Atmospheric Observations », Nature, vol. 569, 2019, p. 546-550

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Note 9

together with global monitoring data and atmospheric chemical transport model simulations, we investigate regional CFC-11 emissions from eastern Asia

en les combinant avec les données de surveillance mondiale et des simulations de modèles de transport chimique atmosphérique, nous étudions les émissions régionales de CFC-11 en Asie de l’Est

Rigby, Matthew et al., « Increase in CFC-11 Emissions from Eastern China Based on Atmospheric Observations », Nature, vol. 569, 2019, p. 546-550

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Note 10

emissions from eastern mainland China are 7.0 ± 3.0 (±1 standard deviation) gigagrams per year higher in 2014–2017 than in 2008–2012, and that the increase in emissions arises primarily around the northeastern provinces of Shandong and Hebei

les émissions de l’est de la Chine continentale sont plus élevées de 7,0 ± 3,0 (±1 écart-type) gigagrammes par an en 2014-2017 qu’en 2008-2012, et la hausse des émissions provient principalement des environs des provinces du nord-est du Shandong et du Hebei

Rigby, Matthew et al., « Increase in CFC-11 Emissions from Eastern China Based on Atmospheric Observations », Nature, vol. 569, 2019, p. 546-550

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Note 11

This increase accounts for a substantial fraction (at least 40 to 60 per cent) of the global rise in CFC-11 emissions.

Cette hausse représente une part importante (au moins 40 à 60 %) de l’augmentation mondiale des émissions de CFC-11.

Rigby, Matthew et al., « Increase in CFC-11 Emissions from Eastern China Based on Atmospheric Observations », Nature, vol. 569, 2019, p. 546-550

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Note 12

We find no evidence for a significant increase in CFC-11 emissions from any other eastern Asian countries or other regions of the world where there are available data for the detection of regional emissions.

Nous ne trouvons aucun indice d’une augmentation significative des émissions de CFC-11 dans les autres pays d’Asie de l’Est, ni dans les autres régions du monde où des données permettent de détecter des émissions régionales.

Rigby, Matthew et al., « Increase in CFC-11 Emissions from Eastern China Based on Atmospheric Observations », Nature, vol. 569, 2019, p. 546-550

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Note 13

delay polar ozone return to 1980 values by up to 3 years

retarder d’au plus trois ans le retour de l’ozone polaire aux valeurs de 1980

Organisation météorologique mondiale et Programme des Nations unies pour l’environnement, Scientific Assessment of Ozone Depletion: 2022, rapport GAW n° 278, Genève, 2022

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Note 14

decreased by 18 ± 6 gigagrams per year (26 ± 9 per cent; one standard deviation)

ont diminué de 18 ± 6 gigagrammes par an (26 ± 9 % ; un écart-type)

Montzka, Stephen A. et al., « A Decline in Global CFC-11 Emissions during 2018-2019 », Nature, vol. 590, 2021, p. 428-432

CFC-11 emissions returned to pre-2013 levels in 2019 (5.0 ± 1.0 gigagrams per year in 2019 […] decreasing by 10 ± 3 gigagrams per year since 2014–2017.

les émissions de CFC-11 sont revenues en 2019 à leur niveau d’avant 2013 (5,0 ± 1,0 gigagrammes par an en 2019 […] en baisse de 10 ± 3 gigagrammes par an depuis 2014-2017.

Park, Sunyoung, Western, Luke M., Saito, Takuya et al., « A Decline in Emissions of CFC-11 and Related Chemicals from Eastern China », Nature, vol. 590, 2021, p. 433-437

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Note 15

to a 2019 value (52 ± 10 gigagrams per year) that is similar to the 2008−2012 mean

pour atteindre en 2019 une valeur (52 ± 10 gigagrammes par an) semblable à la moyenne de 2008-2012

Montzka, Stephen A. et al., « A Decline in Global CFC-11 Emissions during 2018-2019 », Nature, vol. 590, 2021, p. 428-432

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Note 16

the relatively simple impact of emitting chlorofluorocarbons (CFCs) on the ozone layer […] present policymakers with an immediate alternative

l’effet relativement simple des émissions de chlorofluorocarbures (CFC) sur la couche d’ozone […] présenter aux décideurs une solution de rechange immédiate

Hope, Mat, « Why We May Never Get a Montreal Protocol for Climate Change », Carbon Brief, 12 septembre 2014

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Notes et sources

  1. ↑

    Passage Pour la couche d’ozone, des produits de remplacement connus pouvaient faire le même travail que les gaz interdits, et la décision a pu être prise à un coût limité. Pour le climat, les calculs politiques sont bien plus compliqués et les sommes en jeu bien plus élevées.

    present policymakers with an immediate alternative […] ozone depletion could be agreed and acted on with limited costs and limited complications […] politics were a lot simpler, and the sums of money involved much smaller

    Traduction de la rédaction présenter aux décideurs une solution de rechange immédiate […] on a pu s’accorder et agir sur la destruction de l’ozone avec des coûts et des complications limités […] la politique était bien plus simple, et les sommes en jeu bien plus faibles

    Source Hope, Mat, « Why We May Never Get a Montreal Protocol for Climate Change », Carbon Brief, 12 septembre 2014, analyse des différences entre les deux dossiers.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  2. ↑

    Passage Vers 2040 pour la moyenne quasi mondiale ; vers 2045 au-dessus de l’Arctique ; vers 2066 au-dessus de l’Antarctique.

    around 2040 for the near-global average (60°N–60°S) […] around 2045 in the Arctic […] around 2066 in the Antarctic

    Traduction de la rédaction vers 2040 pour la moyenne quasi mondiale (60° N – 60° S) […] vers 2045 dans l’Arctique […] vers 2066 dans l’Antarctique

    Source Organisation météorologique mondiale et Programme des Nations unies pour l’environnement, Scientific Assessment of Ozone Depletion: 2022, rapport GAW n° 278, Genève, 2022, résumé exécutif.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  3. ↑

    Passage la quantité totale de chlore dans la basse atmosphère était, en 2020, inférieure d’environ 12 % à son pic de 1993

    12% lower than its peak value in 1993

    Traduction de la rédaction inférieur de 12 % à sa valeur maximale de 1993

    Source Organisation météorologique mondiale et Programme des Nations unies pour l’environnement, Scientific Assessment of Ozone Depletion: 2022, rapport GAW n° 278, Genève, 2022, résumé exécutif (chlore troposphérique total, 3220 ppt en 2020).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  4. ↑

    Passage Celui de 2022 est celui que nous citons ; le suivant est annoncé pour la fin de 2026.

    which will be released at the end of 2026

    Traduction de la rédaction qui sera publié à la fin de 2026

    Source NOAA Chemical Sciences Laboratory, « Scientific Assessment of Ozone Depletion: 2026 », page de présentation de l’évaluation, calendrier de l’évaluation (rapport principal).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  5. ↑

    Passage les auteurs qualifient eux-mêmes les indices de reconstitution de limités et assortis d’un faible niveau de confiance

    the limited evidence of TCO recovery since 1996 has low confidence

    Traduction de la rédaction les indices limités d’une reconstitution de l’ozone total depuis 1996 sont assortis d’un faible niveau de confiance

    Source Organisation météorologique mondiale et Programme des Nations unies pour l’environnement, Scientific Assessment of Ozone Depletion: 2022, rapport GAW n° 278, Genève, 2022, résumé exécutif (hors Antarctique).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  6. ↑

    Passage Après 2012, la baisse d’un de ces gaz interdits — le CFC-11 — a ralenti sans raison connue.

    A recently reported slowdown in the decline of the atmospheric concentration of CFC-11 after 2012, however, suggests that global emissions have increased. A concurrent increase in CFC-11 emissions from eastern Asia contributes to the global emission increase, but the location and magnitude of this regional source are unknown.

    Traduction de la rédaction Un ralentissement, récemment signalé, de la baisse de la concentration atmosphérique de CFC-11 après 2012 suggère cependant que les émissions mondiales ont augmenté. Une hausse simultanée des émissions de CFC-11 venant d’Asie de l’Est contribue à cette hausse mondiale, mais la localisation et l’ampleur de cette source régionale sont inconnues.

    Source Rigby, Matthew et al., « Increase in CFC-11 Emissions from Eastern China Based on Atmospheric Observations », Nature, vol. 569, 2019, p. 546-550, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  7. ↑

    Passage Aucun État n’a déclaré de réaugmentation de sa production.

    A simple model analysis of our findings suggests an increase in CFC-11 emissions of 13 ± 5 gigagrams per year (25 ± 13 per cent) since 2012, despite reported production being close to zero since 2006. […] The increase in emission of CFC-11 appears unrelated to past production; this suggests unreported new production, which is inconsistent with the Montreal Protocol agreement to phase out global CFC production by 2010.

    Traduction de la rédaction Une analyse simple de nos résultats par un modèle suggère une hausse des émissions de CFC-11 de 13 ± 5 gigagrammes par an (25 ± 13 %) depuis 2012, alors que la production déclarée est proche de zéro depuis 2006. […] La hausse des émissions de CFC-11 semble sans lien avec la production passée ; cela suggère une nouvelle production non déclarée, incompatible avec l’accord du protocole de Montréal visant à arrêter la production mondiale de CFC d’ici 2010.

    Source Montzka, Stephen A. et al., « An Unexpected and Persistent Increase in Global Emissions of Ozone-Depleting CFC-11 », Nature, vol. 557, 2018, p. 413-417, résumé.

    Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026

  8. ↑

    Passage On dispose de mesures très fréquentes dans deux stations : l’une à Gosan, en Corée du Sud, l’autre à Hateruma, au Japon.

    using high-frequency atmospheric observations from Gosan, South Korea, and Hateruma, Japan

    Traduction de la rédaction à l’aide d’observations atmosphériques à haute fréquence faites à Gosan, en Corée du Sud, et à Hateruma, au Japon

    Source Rigby, Matthew et al., « Increase in CFC-11 Emissions from Eastern China Based on Atmospheric Observations », Nature, vol. 569, 2019, p. 546-550, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  9. ↑

    Passage en croisant ces pics avec des modèles de circulation de l’air […] on remonte à la région d’origine

    together with global monitoring data and atmospheric chemical transport model simulations, we investigate regional CFC-11 emissions from eastern Asia

    Traduction de la rédaction en les combinant avec les données de surveillance mondiale et des simulations de modèles de transport chimique atmosphérique, nous étudions les émissions régionales de CFC-11 en Asie de l’Est

    Source Rigby, Matthew et al., « Increase in CFC-11 Emissions from Eastern China Based on Atmospheric Observations », Nature, vol. 569, 2019, p. 546-550, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  10. ↑

    Passage l’est de la Chine continentale, et plus précisément les environs de deux provinces du nord-est. L’excédent y atteint environ sept mille tonnes par an

    emissions from eastern mainland China are 7.0 ± 3.0 (±1 standard deviation) gigagrams per year higher in 2014–2017 than in 2008–2012, and that the increase in emissions arises primarily around the northeastern provinces of Shandong and Hebei

    Traduction de la rédaction les émissions de l’est de la Chine continentale sont plus élevées de 7,0 ± 3,0 (±1 écart-type) gigagrammes par an en 2014-2017 qu’en 2008-2012, et la hausse des émissions provient principalement des environs des provinces du nord-est du Shandong et du Hebei

    Source Rigby, Matthew et al., « Increase in CFC-11 Emissions from Eastern China Based on Atmospheric Observations », Nature, vol. 569, 2019, p. 546-550, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  11. ↑

    Passage Cet excédent représente au moins 40 à 60 % de la hausse mondiale.

    This increase accounts for a substantial fraction (at least 40 to 60 per cent) of the global rise in CFC-11 emissions.

    Traduction de la rédaction Cette hausse représente une part importante (au moins 40 à 60 %) de l’augmentation mondiale des émissions de CFC-11.

    Source Rigby, Matthew et al., « Increase in CFC-11 Emissions from Eastern China Based on Atmospheric Observations », Nature, vol. 569, 2019, p. 546-550, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  12. ↑

    Passage aucune augmentation significative dans les autres pays d’Asie de l’Est ni dans aucune autre région du monde où les données permettaient de la détecter

    We find no evidence for a significant increase in CFC-11 emissions from any other eastern Asian countries or other regions of the world where there are available data for the detection of regional emissions.

    Traduction de la rédaction Nous ne trouvons aucun indice d’une augmentation significative des émissions de CFC-11 dans les autres pays d’Asie de l’Est, ni dans les autres régions du monde où des données permettent de détecter des émissions régionales.

    Source Rigby, Matthew et al., « Increase in CFC-11 Emissions from Eastern China Based on Atmospheric Observations », Nature, vol. 569, 2019, p. 546-550, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  13. ↑

    Passage L’évaluation de 2022 estime que cette production non déclarée, de 2012 à 2019, retarde d’au plus trois ans le retour de l’ozone polaire à son niveau de 1980.

    delay polar ozone return to 1980 values by up to 3 years

    Traduction de la rédaction retarder d’au plus trois ans le retour de l’ozone polaire aux valeurs de 1980

    Source Organisation météorologique mondiale et Programme des Nations unies pour l’environnement, Scientific Assessment of Ozone Depletion: 2022, rapport GAW n° 278, Genève, 2022, résumé exécutif (production non déclarée de CFC-11 sur 2012–2019).

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  14. ↑

    Passage De 2018 à 2019, les émissions mondiales de ce gaz ont baissé d’environ un quart : 26 %, à 9 points près.

    decreased by 18 ± 6 gigagrams per year (26 ± 9 per cent; one standard deviation)

    Traduction de la rédaction ont diminué de 18 ± 6 gigagrammes par an (26 ± 9 % ; un écart-type)

    Source Montzka, Stephen A. et al., « A Decline in Global CFC-11 Emissions during 2018-2019 », Nature, vol. 590, 2021, p. 428-432, résumé.

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    Passage Dans l’est de la Chine, elles ont baissé d’environ dix mille tonnes par an par rapport à 2014-2017, pour revenir en 2019 à leur niveau d’avant 2013.

    CFC-11 emissions returned to pre-2013 levels in 2019 (5.0 ± 1.0 gigagrams per year in 2019 […] decreasing by 10 ± 3 gigagrams per year since 2014–2017.

    Traduction de la rédaction les émissions de CFC-11 sont revenues en 2019 à leur niveau d’avant 2013 (5,0 ± 1,0 gigagrammes par an en 2019 […] en baisse de 10 ± 3 gigagrammes par an depuis 2014-2017.

    Source Park, Sunyoung, Western, Luke M., Saito, Takuya et al., « A Decline in Emissions of CFC-11 and Related Chemicals from Eastern China », Nature, vol. 590, 2021, p. 433-437, résumé.

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  15. ↑

    Passage En 2019, les émissions mondiales sont revenues à un niveau proche de leur moyenne de 2008-2012.

    to a 2019 value (52 ± 10 gigagrams per year) that is similar to the 2008−2012 mean

    Traduction de la rédaction pour atteindre en 2019 une valeur (52 ± 10 gigagrammes par an) semblable à la moyenne de 2008-2012

    Source Montzka, Stephen A. et al., « A Decline in Global CFC-11 Emissions during 2018-2019 », Nature, vol. 590, 2021, p. 428-432, résumé.

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  16. ↑

    Passage Famille restreinte de gaz industriels […] Faible nombre d’entreprises chimiques et de pays producteurs […] Substituts industriels existants

    the relatively simple impact of emitting chlorofluorocarbons (CFCs) on the ozone layer […] present policymakers with an immediate alternative

    Traduction de la rédaction l’effet relativement simple des émissions de chlorofluorocarbures (CFC) sur la couche d’ozone […] présenter aux décideurs une solution de rechange immédiate

    Source Hope, Mat, « Why We May Never Get a Montreal Protocol for Climate Change », Carbon Brief, 12 septembre 2014, comparaison des deux dossiers.

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Références bibliographiques

7
  • Hope, Mat, « Why We May Never Get a Montreal Protocol for Climate Change », Carbon Brief, 12 septembre 2014, en accès libre (les raisons pour lesquelles le cas de l’ozone ne se transpose pas : un impact relativement simple, des substituts disponibles, des coûts limités). https://www.carbonbrief.org/why-we-may-never-get-a-montreal-protocol-for-climate-change/
  • Montzka, Stephen A. et al., « A Decline in Global CFC-11 Emissions during 2018-2019 », Nature, vol. 590, 2021, p. 428-432, accès payant (la baisse d’environ 26 % des émissions mondiales entre 2018 et 2019 et leur retour à un niveau proche de la moyenne de 2008-2012).
  • Montzka, Stephen A. et al., « An Unexpected and Persistent Increase in Global Emissions of Ozone-Depleting CFC-11 », Nature, vol. 557, 2018, p. 413-417, accès payant (la détection du ralentissement après 2012 à partir des stations de mesure, sans réaugmentation déclarée).
  • NOAA Chemical Sciences Laboratory, « Scientific Assessment of Ozone Depletion: 2026 », page de présentation de l’évaluation, en accès libre (le calendrier de l’évaluation suivante, en préparation). https://csl.noaa.gov/assessments/ozone/2026
  • Organisation météorologique mondiale et Programme des Nations unies pour l’environnement, Scientific Assessment of Ozone Depletion: 2022, rapport GAW n° 278, Genève, 2022, en accès libre (les échéances de rétablissement par région, les niveaux de confiance annoncés par les auteurs, le déclin du chlore troposphérique depuis son pic, l’effet de la production non déclarée de CFC-11). https://digitallibrary.un.org/record/4000934/files/executivesummary.pdf
  • Park, Sunyoung, Western, Luke M., Saito, Takuya et al., « A Decline in Emissions of CFC-11 and Related Chemicals from Eastern China », Nature, vol. 590, 2021, p. 433-437, accès payant (la baisse des émissions de l’est de la Chine après 2014-2017 et leur retour au niveau d’avant 2013). https://doi.org/10.1038/s41586-021-03277-w
  • Rigby, Matthew et al., « Increase in CFC-11 Emissions from Eastern China Based on Atmospheric Observations », Nature, vol. 569, 2019, p. 546-550, accès payant (les mesures à haute fréquence depuis Gosan et Hateruma combinées aux modèles de transport ; un excédent d’environ 7 000 tonnes par an localisé dans l’est de la Chine continentale, autour de deux provinces du nord-est ; au moins 40 à 60 % de la hausse mondiale ; l’absence d’augmentation détectée ailleurs). https://doi.org/10.1038/s41586-019-1193-4

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