
Il n’y a pas moins d’eau sur Terre qu’il y a mille ans.
Pourtant, des populations en manquent. Cette page explique pourquoi ces deux constatations sont simultanément vraies.
L’eau ne se fabrique pas et ne se détruit pas : elle circule
L’eau s’évapore des océans, des lacs, des sols et de la végétation. Elle s’élève, se refroidit, se condense et retombe sous forme de pluie ou de neige. Elle ruisselle, s’infiltre, rejoint les cours d’eau, puis retourne à la mer.1
Ce cycle est perpétuel et massif. Des volumes considérables se déplacent en permanence dans l’atmosphère et la lithosphère.
La quantité totale d’eau sur Terre reste quasi constante à l’échelle humaine.2
Un flux n’est pas un stock
Cette distinction conceptuelle est fondamentale :
- Un flux désigne ce qui circule : un débit, un déplacement, une production par unité de temps.
- Un stock désigne ce qui est présent : une réserve, une masse totale, un volume immobilisé.3
Le cycle de l’eau constitue un flux colossal. La quantité totale d’eau sur Terre forme un stock stable.
Ces deux notions ne se contredisent pas : elles décrivent deux dimensions distinctes d’un même système.
Le pont entre les deux : le temps de séjour
Il existe une grandeur qui relie le flux et le stock, et elle est simple à comprendre : combien de temps une molécule d’eau reste-t-elle dans un réservoir avant d’en repartir ?4
Les hydrologues l’appellent le temps de séjour (ou temps de résidence). On l’obtient en divisant le stock par le flux.5
Les écarts sont vertigineux :
- Dans l’atmosphère, le stock est minuscule et le flux énorme. Une molécule n’y reste que quelques jours.
- Dans l’océan, le stock est immense et les échanges lents. Une molécule y reste en moyenne plus de deux mille ans.6
Voilà pourquoi la pluie peut changer d’une semaine à l’autre alors que l’océan, lui, ne bouge pas. Un même cycle contient des réservoirs qui réagissent à des vitesses totalement différentes.
La formule est à retenir : temps de séjour = stock ÷ flux. Elle vaut pour l’eau, mais aussi pour le carbone, pour l’argent d’un budget, pour les élèves d’une école.
Que signifie « manquer d’eau » ?
Ce phénomène ne résulte jamais d’une diminution du volume d’eau global de la planète.
Manquer d’eau signifie ne pas disposer d’une ressource suffisante :
- Au bon endroit (répartition géographique) ;
- Au bon moment (variabilité saisonnière) ;
- De la qualité requise (potabilité, salinité) ;
- Accessible techniquement et financièrement.7
Il suffit qu’une seule de ces quatre conditions fasse défaut pour créer une situation de pénurie.
- Une nappe peut être présente à plus de cent mètres de profondeur sans être exploitable à un coût raisonnable.
- Une région peut subir des précipitations torrentielles pendant deux mois, puis traverser dix mois de sécheresse.
- Un fleuve puissant peut charrier une eau impropre à la consommation humaine sans traitement lourd.8
La pénurie d’eau est un problème de distribution spatio-temporelle, de qualité et d’accès, et non une question de volume global.
« Nous buvons la même eau que les dinosaures » : analyse d’une formule populaire
Cette affirmation est très répandue. Elle s’avère pédagogique, mais inexacte dans sa formulation stricte.
Ce qui est exact
L’eau circule en boucle fermée depuis des milliards d’années. Il n’existe pas d’apport extraterrestre massif ou continu créant de l’eau « neuve ». À l’échelle globale, la masse d’eau présente sur Terre est stable.
Ce qui est inexact
La formule suggère qu’une molécule d’eau (H₂O) serait un objet indestructible traversant les ères géologiques sans altération.
C’est faux. Les molécules d’eau se cassent et se reforment continuellement :
- Dans le vivant : la photosynthèse dissocie les molécules d’eau, tandis que la respiration cellulaire en synthétise de nouvelles.
- Dans la croûte terrestre : l’eau s’intègre aux structures minérales par hydratation et en ressort par déshydratation métamorphique.
- Dans la haute atmosphère : le rayonnement ultraviolet brise les liaisons moléculaires par photolyse.
La portée pédagogique
Ce qui persiste à travers les âges n’est pas la matière elle-même, mais le cycle qui l’organise. L’eau est un flux dynamique dont la structure se maintient par décomposition et recombinaison permanentes.
Gestion de l’eau et histoire des techniques
L’irrigation non drainée entraîne la salinisation des terres : l’eau d’arrosage contient des sels dissous qui, lors de l’évaporation, se concentrent dans le sol jusqu’à le rendre stérile.9
Les sociétés anciennes avaient développé des dispositifs techniques adaptés pour prévenir ce phénomène. L’historiographie a parfois attribué ces ouvrages à des interventions extérieures ou coloniales sans fondement documentaire. L’analyse critique des sources exige de distinguer ce qui est historiquement prouvé de ce qui relève de la simple conjecture.
La définition comme fondement de la mesure : l’exemple des fleuves
La détermination du plus long fleuve du monde (Amazonie ou Nil) dépend des critères retenus pour définir la source et le cours principal :
- Le cours le plus long ?
- Le débit le plus important ?
- La branche qui coule toute l’année ?10
La modification du critère de définition modifie le résultat du classement. La mesure dépend directement de la convention adoptée.
Note 1
Driven mainly by solar heating, water is evaporated from ocean and land surfaces, transported by winds, and condensed to form clouds and precipitation that falls to land and oceans.
Sous l’effet surtout du chauffage solaire, l’eau s’évapore des surfaces des océans et des terres, est transportée par les vents, puis se condense en nuages et en précipitations qui retombent sur les terres et les océans.
Trenberth, Kevin E., Smith, Lesley, Qian, Taotao, Dai, Aiguo et Fasullo, John, « Estimates of the Global Water Budget and Its Annual Cycle Using Observational and Model Data », Journal of Hydrometeorology, vol. 8, 2007, p. 758-769
Note 2
The total amount of water present on the Earth is fixed and does not change. Powered by the Sun, water is continually being circulated between the oceans, the atmosphere and the land. This circulation and conservation of the Earth's water, known as the water cycle, is a crucial component of our weather and climate.
La quantité totale d’eau présente sur la Terre est fixe et ne change pas. Mue par le Soleil, l’eau circule sans cesse entre les océans, l’atmosphère et les terres. Cette circulation et cette conservation de l’eau de la Terre, appelées cycle de l’eau, sont un élément essentiel de notre météo et de notre climat.
Agence spatiale européenne, « Water Cycle », image et légende, 2004
Note 3
In Earth systems science, the term reservoir is used for a distinctive kind of place where a certain kind of material is stored, or resides, for some period of time. […] Material moves into and out of reservoirs. The rate at which a given material moves between reservoirs is called a flux.
En science du système Terre, le terme de réservoir désigne un type de lieu bien distinct où un certain type de matière est stocké, ou séjourne, pendant un certain temps. […] La matière entre dans les réservoirs et en sort. Le rythme auquel une matière donnée passe d’un réservoir à l’autre s’appelle un flux.
Southard, John, « 1.3: Systems, Cycles, Reservoirs, and Fluxes », BioGeoChemistry, Geosciences LibreTexts, d’après MIT OpenCourseWare, cours 12.090 The Environment of the Earth’s Surface, printemps 2007, licence CC BY-NC-SA
Note 4
Overall, the e-folding residence time of atmospheric moisture is just over 8 days.
Globalement, le temps de séjour (en e-folding) de l’humidité atmosphérique est d’un peu plus de 8 jours.
Trenberth, Kevin E., « Atmospheric Moisture Residence Times and Cycling: Implications for Rainfall Rates and Climate Change », Climatic Change, vol. 39, 1998, p. 667-694
Note 5
The residence time of a water molecule in the atmosphere (or any of the other reservoirs) can be estimated by dividing the amount that is there by the rate at which it is transferred in and out.
Le temps de séjour d’une molécule d’eau dans l’atmosphère (ou dans n’importe quel autre réservoir) peut être estimé en divisant la quantité qui s’y trouve par le débit auquel elle entre et sort.
Earle, Steven, Physical Geology, 2e éd., BCcampus, 2019, section 13.1 « The Hydrological Cycle » et annexe 3, en accès libre
Note 6
Overall, the e-folding residence time of atmospheric moisture is just over 8 days.
Globalement, le temps de séjour (en e-folding) de l’humidité atmosphérique est d’un peu plus de 8 jours.
Trenberth, Kevin E., « Atmospheric Moisture Residence Times and Cycling: Implications for Rainfall Rates and Climate Change », Climatic Change, vol. 39, 1998, p. 667-694
1,338,000,000/1,580 = 846,835 days average residence time for water in the ocean (or 2320 years)
1 338 000 000 / 1 580 = 846 835 jours de temps de séjour moyen de l’eau dans l’océan (soit 2 320 ans)
Earle, Steven, Physical Geology, 2e éd., BCcampus, 2019, section 13.1 « The Hydrological Cycle » et annexe 3, en accès libre
Note 7
Drinking water from an improved water source that is accessible on premises, available when needed and free from faecal and priority chemical contamination […] 'By 2030, achieve universal and equitable access to safe and affordable drinking water for all'
Eau potable provenant d’une source améliorée, accessible sur place, disponible en cas de besoin et exempte de contamination fécale et chimique prioritaire […] « D’ici à 2030, assurer l’accès universel et équitable à une eau potable sûre et d’un coût abordable pour tous »
OMS et UNICEF, Progress on Household Drinking Water, Sanitation and Hygiene, Joint Monitoring Programme, Genève
But as water quality issues are prevalent worldwide, we need to rethink the concept of water scarcity to include also the quality of freshwater resources available for different water use sectors and ecosystems. […] By contrast, for irrigation and domestic applications, salinity, nutrient and other pollutant levels pose more important constraints on usability.
Mais comme les problèmes de qualité de l’eau sont répandus dans le monde entier, il faut repenser la notion de pénurie d’eau pour y inclure aussi la qualité des ressources en eau douce disponibles pour les différents secteurs d’usage et pour les écosystèmes. […] En revanche, pour l’irrigation et les usages domestiques, la salinité, les nutriments et les autres polluants limitent davantage l’utilisation de l’eau.
Wageningen University & Research, « Rethinking Water Scarcity: Quality Matters », actualité du 10 octobre 2017 sur l’article de Michelle van Vliet et al. paru dans Nature Geoscience, en accès libre
Note 8
Depth to groundwater is another important factor controlling accessibility and cost of accessing groundwater (figure 3). Water levels deeper than 50 m will not be able to be accessed easily by a hand pump. At depths >100 m the cost of borehole drilling increases significantly due to the requirement for more sophisticated drilling equipment.
La profondeur de l’eau souterraine est un autre facteur important qui détermine l’accessibilité de l’eau souterraine et le coût pour y accéder (figure 3). Des niveaux d’eau à plus de 50 m de profondeur ne pourront pas être atteints facilement par une pompe à main. Au-delà de 100 m de profondeur, le coût du forage augmente nettement, car il faut un matériel de forage plus perfectionné.
MacDonald, Alan M., Bonsor, Helen C., Ó Dochartaigh, Brighid É. et Taylor, Richard G., « Quantitative Maps of Groundwater Resources in Africa », Environmental Research Letters, vol. 7, n° 2, 2012, art. 024009
Note 9
Secondary salinization occurs when significant amounts of water are provided by irrigation, with no adequate provision of drainage for the leaching and removal of salts, resulting in the soils becoming salty and unproductive.
La salinisation secondaire se produit lorsque des quantités importantes d’eau sont apportées par l’irrigation sans drainage suffisant pour lessiver et évacuer les sels, si bien que les sols deviennent salés et improductifs.
CISEAU, IPTRID et AGLL (FAO), Management of Irrigation-Induced Salt-Affected Soils, brochure, FAO, s. d.
Note 10
But whether geographers accept the claim of Mantaro as the Amazon's true origin depends on which definition of a river's source they choose to apply: Is it the farthest point upstream that provides the largest volume of water, or is it the most distant point up the longest tributary in the river's drainage basin? […] The current internationally accepted definition is the most distant point of a river's longest tributary that flows continuously.
Mais que les géographes acceptent ou non le Mantaro comme véritable origine de l’Amazone dépend de la définition de la source d’un fleuve qu’ils choisissent d’appliquer : est-ce le point le plus en amont qui fournit le plus grand volume d’eau, ou le point le plus éloigné sur l’affluent le plus long du bassin ? […] La définition actuellement admise au niveau international est le point le plus éloigné de l’affluent le plus long d’un fleuve qui coule en permanence.
Lee, Jane J., « Where Does the Amazon River Begin? », National Geographic, 15 février 2014, en accès libre
Notes et sources
- ↑
Passage L’eau s’évapore des océans, des lacs, des sols et de la végétation. Elle s’élève, se refroidit, se condense et retombe
Driven mainly by solar heating, water is evaporated from ocean and land surfaces, transported by winds, and condensed to form clouds and precipitation that falls to land and oceans.
Traduction de la rédaction Sous l’effet surtout du chauffage solaire, l’eau s’évapore des surfaces des océans et des terres, est transportée par les vents, puis se condense en nuages et en précipitations qui retombent sur les terres et les océans.
Source Trenberth, Kevin E., Smith, Lesley, Qian, Taotao, Dai, Aiguo et Fasullo, John, « Estimates of the Global Water Budget and Its Annual Cycle Using Observational and Model Data », Journal of Hydrometeorology, vol. 8, 2007, p. 758-769, section 1 (« Introduction »), p. 758.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
- ↑
Passage La quantité totale d’eau sur Terre reste quasi constante à l’échelle humaine.
The total amount of water present on the Earth is fixed and does not change. Powered by the Sun, water is continually being circulated between the oceans, the atmosphere and the land. This circulation and conservation of the Earth's water, known as the water cycle, is a crucial component of our weather and climate.
Traduction de la rédaction La quantité totale d’eau présente sur la Terre est fixe et ne change pas. Mue par le Soleil, l’eau circule sans cesse entre les océans, l’atmosphère et les terres. Cette circulation et cette conservation de l’eau de la Terre, appelées cycle de l’eau, sont un élément essentiel de notre météo et de notre climat.
Source Agence spatiale européenne, « Water Cycle », image et légende, 2004, légende de l’image, 1er paragraphe.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
- ↑
Passage Un flux désigne ce qui circule […] Un stock désigne ce qui est présent
In Earth systems science, the term reservoir is used for a distinctive kind of place where a certain kind of material is stored, or resides, for some period of time. […] Material moves into and out of reservoirs. The rate at which a given material moves between reservoirs is called a flux.
Traduction de la rédaction En science du système Terre, le terme de réservoir désigne un type de lieu bien distinct où un certain type de matière est stocké, ou séjourne, pendant un certain temps. […] La matière entre dans les réservoirs et en sort. Le rythme auquel une matière donnée passe d’un réservoir à l’autre s’appelle un flux.
Source Southard, John, « 1.3: Systems, Cycles, Reservoirs, and Fluxes », BioGeoChemistry, Geosciences LibreTexts, d’après MIT OpenCourseWare, cours 12.090 The Environment of the Earth’s Surface, printemps 2007, licence CC BY-NC-SA, section 1.3, 5ᵉ et 6ᵉ paragraphes.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
- ↑
Passage combien de temps une molécule d’eau reste-t-elle dans un réservoir avant d’en repartir ?
Overall, the e-folding residence time of atmospheric moisture is just over 8 days.
Traduction de la rédaction Globalement, le temps de séjour (en e-folding) de l’humidité atmosphérique est d’un peu plus de 8 jours.
Source Trenberth, Kevin E., « Atmospheric Moisture Residence Times and Cycling: Implications for Rainfall Rates and Climate Change », Climatic Change, vol. 39, 1998, p. 667-694, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
- ↑
Passage On l’obtient en divisant le stock par le flux.
The residence time of a water molecule in the atmosphere (or any of the other reservoirs) can be estimated by dividing the amount that is there by the rate at which it is transferred in and out.
Traduction de la rédaction Le temps de séjour d’une molécule d’eau dans l’atmosphère (ou dans n’importe quel autre réservoir) peut être estimé en divisant la quantité qui s’y trouve par le débit auquel elle entre et sort.
Source Earle, Steven, Physical Geology, 2e éd., BCcampus, 2019, section 13.1 « The Hydrological Cycle » et annexe 3, en accès libre, section 13.1 « The Hydrological Cycle », paragraphe sur le temps de séjour.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
- ↑
Passage Une molécule n’y reste que quelques jours.
Overall, the e-folding residence time of atmospheric moisture is just over 8 days.
Traduction de la rédaction Globalement, le temps de séjour (en e-folding) de l’humidité atmosphérique est d’un peu plus de 8 jours.
Source Trenberth, Kevin E., « Atmospheric Moisture Residence Times and Cycling: Implications for Rainfall Rates and Climate Change », Climatic Change, vol. 39, 1998, p. 667-694, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage Dans l’océan […] Une molécule y reste en moyenne plus de deux mille ans.
1,338,000,000/1,580 = 846,835 days average residence time for water in the ocean (or 2320 years)
Traduction de la rédaction 1 338 000 000 / 1 580 = 846 835 jours de temps de séjour moyen de l’eau dans l’océan (soit 2 320 ans)
Source Earle, Steven, Physical Geology, 2e éd., BCcampus, 2019, section 13.1 « The Hydrological Cycle » et annexe 3, en accès libre, annexe 3, réponse à l’exercice 13.1 (l’énoncé, section 13.1 : « The volume of the oceans is 1,338,000,000 km3 and the flux rate is approximately the same (1,580 km3 per day). »).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
- ↑
Passage De la qualité requise […] Accessible techniquement et financièrement
Drinking water from an improved water source that is accessible on premises, available when needed and free from faecal and priority chemical contamination […] 'By 2030, achieve universal and equitable access to safe and affordable drinking water for all'
Traduction de la rédaction Eau potable provenant d’une source améliorée, accessible sur place, disponible en cas de besoin et exempte de contamination fécale et chimique prioritaire […] « D’ici à 2030, assurer l’accès universel et équitable à une eau potable sûre et d’un coût abordable pour tous »
Source OMS et UNICEF, Progress on Household Drinking Water, Sanitation and Hygiene, Joint Monitoring Programme, Genève, échelle des services d’eau potable (« Drinking water ladder »), définition de « Safely managed » ; section « Monitoring SDG targets related to drinking water » (cible ODD 6.1).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage De la qualité requise (potabilité, salinité)
But as water quality issues are prevalent worldwide, we need to rethink the concept of water scarcity to include also the quality of freshwater resources available for different water use sectors and ecosystems. […] By contrast, for irrigation and domestic applications, salinity, nutrient and other pollutant levels pose more important constraints on usability.
Traduction de la rédaction Mais comme les problèmes de qualité de l’eau sont répandus dans le monde entier, il faut repenser la notion de pénurie d’eau pour y inclure aussi la qualité des ressources en eau douce disponibles pour les différents secteurs d’usage et pour les écosystèmes. […] En revanche, pour l’irrigation et les usages domestiques, la salinité, les nutriments et les autres polluants limitent davantage l’utilisation de l’eau.
Source Wageningen University & Research, « Rethinking Water Scarcity: Quality Matters », actualité du 10 octobre 2017 sur l’article de Michelle van Vliet et al. paru dans Nature Geoscience, en accès libre, introduction de l’actualité ; propos de Michelle van Vliet.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
- ↑
Passage Une nappe peut être présente à plus de cent mètres de profondeur sans être exploitable à un coût raisonnable.
Depth to groundwater is another important factor controlling accessibility and cost of accessing groundwater (figure 3). Water levels deeper than 50 m will not be able to be accessed easily by a hand pump. At depths >100 m the cost of borehole drilling increases significantly due to the requirement for more sophisticated drilling equipment.
Traduction de la rédaction La profondeur de l’eau souterraine est un autre facteur important qui détermine l’accessibilité de l’eau souterraine et le coût pour y accéder (figure 3). Des niveaux d’eau à plus de 50 m de profondeur ne pourront pas être atteints facilement par une pompe à main. Au-delà de 100 m de profondeur, le coût du forage augmente nettement, car il faut un matériel de forage plus perfectionné.
Source MacDonald, Alan M., Bonsor, Helen C., Ó Dochartaigh, Brighid É. et Taylor, Richard G., « Quantitative Maps of Groundwater Resources in Africa », Environmental Research Letters, vol. 7, n° 2, 2012, art. 024009, § 3.2 (« Aquifer productivity »), paragraphe sur la profondeur de l’eau (figure 3).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
- ↑
Passage L’irrigation non drainée entraîne la salinisation des terres
Secondary salinization occurs when significant amounts of water are provided by irrigation, with no adequate provision of drainage for the leaching and removal of salts, resulting in the soils becoming salty and unproductive.
Traduction de la rédaction La salinisation secondaire se produit lorsque des quantités importantes d’eau sont apportées par l’irrigation sans drainage suffisant pour lessiver et évacuer les sels, si bien que les sols deviennent salés et improductifs.
Source CISEAU, IPTRID et AGLL (FAO), Management of Irrigation-Induced Salt-Affected Soils, brochure, FAO, s. d., rubrique « Origins of irrigation-induced salt-affected soils ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
- ↑
Passage Le cours le plus long ? Le débit le plus important ? La branche qui coule toute l’année ?
But whether geographers accept the claim of Mantaro as the Amazon's true origin depends on which definition of a river's source they choose to apply: Is it the farthest point upstream that provides the largest volume of water, or is it the most distant point up the longest tributary in the river's drainage basin? […] The current internationally accepted definition is the most distant point of a river's longest tributary that flows continuously.
Traduction de la rédaction Mais que les géographes acceptent ou non le Mantaro comme véritable origine de l’Amazone dépend de la définition de la source d’un fleuve qu’ils choisissent d’appliquer : est-ce le point le plus en amont qui fournit le plus grand volume d’eau, ou le point le plus éloigné sur l’affluent le plus long du bassin ? […] La définition actuellement admise au niveau international est le point le plus éloigné de l’affluent le plus long d’un fleuve qui coule en permanence.
Source Lee, Jane J., « Where Does the Amazon River Begin? », National Geographic, 15 février 2014, en accès libre, deux passages de l’article (leur ordre dans la page n’a pas été vérifié).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Pour l’ensemble de la fiche
Passage le volume global des océans et la répartition des réserves d’eau douce
Notice how of the world's total water supply of about 332.5 million cubic miles of water, over 96 percent is saline. And, of the total freshwater, over 68 percent is locked up in ice and glaciers. Another 30 percent of freshwater is in the ground.
Traduction de la rédaction Remarquez que, sur les quelque 332,5 millions de milles cubes d’eau que compte la Terre, plus de 96 % sont salés. Et, de toute l’eau douce, plus de 68 % est immobilisée dans les glaces et les glaciers. 30 % de plus se trouvent dans le sol.
Source United States Geological Survey (USGS), Water Science School, « Where is Earth’s Water? », corps de la page, paragraphe commençant par « Notice how of the world’s total water supply » ; chiffres repris du tableau « One estimate of global water distribution » (océans : 1 338 000 000 km³), d’après Shiklomanov 1993.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Références bibliographiques
15
- Agence spatiale européenne, « Water Cycle », image et légende, 2004, en accès libre (la quantité totale d’eau sur Terre, fixe ; sa circulation entre océans, atmosphère et terres). https://www.esa.int/ESA_Multimedia/Images/2007/12/Water_Cycle
- CISEAU, IPTRID et AGLL (FAO), Management of Irrigation-Induced Salt-Affected Soils, brochure, FAO, s. d., en accès libre (la salinisation des sols irrigués sans drainage suffisant). https://www.fao.org/fileadmin/templates/cpesap/C-RESAP_Info_package/Links/Module_4/salinity_brochure_eng.pdf
- Earle, Steven, Physical Geology, 2e éd., BCcampus, 2019, section 13.1 « The Hydrological Cycle » et annexe 3, en accès libre (le temps de séjour, calculé en divisant le stock par le flux : un peu plus de huit jours dans l’atmosphère, environ 2 300 ans en moyenne dans l’océan). https://opentextbc.ca/physicalgeology2ed/chapter/13-1-the-hydrological-cycle/
- Falkowski, Paul, Scholes, R. J. et al., « The Global Carbon Cycle: A Test of Our Knowledge of Earth as a System », Science, vol. 290, 2000, p. 291-296, accès payant (l’analogie flux/stock appliquée aux grands cycles).
- Jacobsen, Thorkild et Adams, Robert M., « Salt and Silt in Ancient Mesopotamian Agriculture », Science, vol. 128, 1958, p. 1251-1258, accès payant (la salinisation par irrigation ; voir l’entrée 2.9).
- Konikow, Leonard F., « Long-Term Groundwater Depletion in the United States », Groundwater, vol. 53, 2015, p. 2-9, accès payant (l’épuisement irréversible des nappes fossiles à l’échelle humaine).
- Lee, Jane J., « Where Does the Amazon River Begin? », National Geographic, 15 février 2014, en accès libre (la source d’un fleuve, et donc sa longueur, change selon la définition retenue : le point qui fournit le plus grand volume d’eau, ou le point le plus éloigné sur l’affluent le plus long qui coule toute l’année). https://www.nationalgeographic.com/adventure/article/140213-amazon-river-length-source-maps-science
- MacDonald, Alan M., Bonsor, Helen C., Ó Dochartaigh, Brighid É. et Taylor, Richard G., « Quantitative Maps of Groundwater Resources in Africa », Environmental Research Letters, vol. 7, n° 2, 2012, art. 024009, en accès libre (la profondeur de l’eau, facteur d’accès et de coût : au-delà de 50 m, plus de pompe à main ; au-delà de 100 m, un forage nettement plus cher ; les grandes nappes profondes du nord de l’Afrique, coûteuses à exploiter). https://doi.org/10.1088/1748-9326/7/2/024009
- OMS et UNICEF, Progress on Household Drinking Water, Sanitation and Hygiene, Joint Monitoring Programme, Genève, en accès libre (l’accès à l’eau potable ; voir l’entrée 3.14).
- Shiklomanov, Igor A., « World Fresh Water Resources », dans Gleick, Peter H. (dir.), Water in Crisis, Oxford University Press, 1993, en bibliothèque (le volume global des océans et la répartition des réserves d’eau douce).
- Southard, John, « 1.3: Systems, Cycles, Reservoirs, and Fluxes », BioGeoChemistry, Geosciences LibreTexts, d’après MIT OpenCourseWare, cours 12.090 The Environment of the Earth’s Surface, printemps 2007, licence CC BY-NC-SA, en accès libre (les définitions du réservoir, où la matière est stockée, et du flux, rythme auquel elle circule). https://geo.libretexts.org/Bookshelves/Geography_(Physical)/BioGeoChemistry_(LibreTexts)/01%3A_Introduction/1.03%3A_Systems_Cycles_Reservoirs_and_Fluxes
- Trenberth, Kevin E., « Atmospheric Moisture Residence Times and Cycling: Implications for Rainfall Rates and Climate Change », Climatic Change, vol. 39, 1998, p. 667-694, accès payant (le temps de séjour de la vapeur d’eau dans l’atmosphère, de l’ordre de quelques jours). https://doi.org/10.1023/A:1005319109110
- Trenberth, Kevin E., Smith, Lesley, Qian, Taotao, Dai, Aiguo et Fasullo, John, « Estimates of the Global Water Budget and Its Annual Cycle Using Observational and Model Data », Journal of Hydrometeorology, vol. 8, 2007, p. 758-769, en accès libre (les flux annuels d’évaporation et de précipitations, et l’estimation des principaux réservoirs). https://journals.ametsoc.org/view/journals/hydr/8/4/jhm600_1.xml
- United States Geological Survey (USGS), Water Science School, « Where is Earth’s Water? », en accès libre (le volume des océans et la répartition de l’eau douce, d’après les tableaux de Shiklomanov 1993). https://www.usgs.gov/special-topics/water-science-school/science/where-earths-water
- Wageningen University & Research, « Rethinking Water Scarcity: Quality Matters », actualité du 10 octobre 2017 sur l’article de Michelle van Vliet et al. paru dans Nature Geoscience, en accès libre (la pénurie d’eau dépend aussi de sa qualité ; la salinité limite l’usage de l’eau pour l’irrigation et les usages domestiques). https://www.wur.nl/nl/nieuws/Rethinking-water-scarcity-quality-matters.htm
Une erreur, un doute ? Écrivez-nous.