
Une éruption peut refroidir la planète entière pendant plus d’un an.
Il a pourtant fallu des siècles pour établir le lien direct entre l’explosion d’une montagne en Asie du Sud-Est et des récoltes détruites à des milliers de kilomètres de là, en Europe ou en Amérique du Nord.
L’année sans été (1815)
Le 5 avril 1815, le volcan Tambora, situé sur l’île de Sumbawa (actuelle Indonésie), se met à gronder. Le 10 avril, il explose. La montagne y perd plus de mille mètres de hauteur.1
L’année suivante, en 1816, le globe traverse ce que les historiens nomment « l’année sans été » : gelées estivales, mauvaises récoltes répétées et famines locales.
Un détail permet de mesurer la portée de l’événement. Cet été-là, au bord du lac Léman, un petit groupe d’Anglais en vacances se retrouve bloqué à l’intérieur par un temps détestable. Pour s’occuper, ils se lancent un défi : écrire chacun une histoire de fantômes.2
C’est ainsi qu’une jeune femme du nom de Mary Shelley a écrit Frankenstein.
Un volcan indonésien, un roman anglais, et entre les deux un été qui n’a pas eu lieu.
Le mécanisme physique est aujourd’hui parfaitement modélisé :
- L’explosion projette d’immenses quantités de dioxyde de soufre (SO₂) dans la stratosphère.
- Ces gaz se transforment en aérosols d’acide sulfurique qui restent en suspension pendant des mois.
- Ce voile d’aérosols réfléchit une partie du rayonnement solaire vers l’espace, provoquant un refroidissement global estimé entre 0,4 °C et 0,7 °C.3
La nuance méthodologique : Attribuer un événement climatique ponctuel ou une famine locale à une éruption spécifique nécessite de distinguer la variabilité naturelle du climat de l’impact direct du volcan. Si le lien causal entre le Tambora et l’anomalie thermique de 1816 est solidement démontré, la part exacte du volcan dans chaque crise agricole régionale continue d’être affinée par la recherche historique et dendrochronologique (étude des cernes d’arbres).4
Ce que Pline a vu, et ce qu’il n’a pas vu
L’éruption du Vésuve en l’an 79, qui a détruit Pompéi et Herculanum, est documentée par deux lettres adressées à l’historien Tacite par un témoin direct : Pline le Jeune.
Ces textes constituent un document historique exceptionnel, mais ils doivent être analysés avec une rigueur critique :
- L’écart temporel : Elles ont été rédigées bien des années après les faits.
- L’intention du récit : Pline cherche avant tout à immortaliser la mort héroïque de son oncle, Pline l’Ancien. Il ne s’agit pas d’un rapport scientifique neutre.
- L’angle de vue : Pline le Jeune observe le phénomène depuis Misène, à une vingtaine de kilomètres. Il ne voit pas directement la destruction de Pompéi et rapporte les événements de la zone sinistrée à partir de témoignages secondaires.5
L’apport scientifique et la vérification de terrain
Pline livre néanmoins une description morphologique remarquable : il compare le panache éruptif à un pin parasol, composé d’un tronc vertical s’élevant très haut dans l’atmosphère avant de s’étaler en une large couronne. Cette observation est si précise que la volcanologie moderne qualifie d’« éruptions pliniennes » ces phénomènes explosifs à colonne verticale soutenue.6
Pour vérifier un récit ancien, on ne cherche pas à savoir si l’auteur était sincère. On confronte le texte au sol :
- Les stratigraphes étudient l’empilement, la granulométrie et la composition des couches de cendres et de pierres ponces à Pompéi.
- La succession des phases d’éjection observée sur le terrain concorde avec la séquence décrite par Pline : d’abord une longue pluie de pierres ponces, puis des nuées ardentes.7
Un texte d’un côté, le terrain de l’autre, et tous deux concordent : c’est sur cette confrontation que repose toute la méthode.
L’échelle des éruptions (VEI) et ses limites
Pour classer et comparer les éruptions, on utilise depuis 1982 l’Indice d’explosivité volcanique, ou VEI, gradué de 0 à 8.8
Ce que ses inventeurs en disent eux-mêmes mérite d’être rapporté d’abord, car c’est rare et instructif. Ils expliquent que les archives historiques sont très incomplètes : seules les plus grandes éruptions sont bien enregistrées depuis le début du XIXᵉ siècle, et beaucoup d’événements importants sont passés inaperçus avant les années 1960. Pire : il sera impossible de combler ces trous après coup.9
Ils présentent donc leur indice pour ce qu’il est : un compromis semi-quantitatif entre des données médiocres et le besoin d’évaluer quand même le passé volcanique.10
Voilà un outil dont les auteurs annoncent d’emblée la faiblesse. Cette manière de faire est exemplaire : elle vaut mieux qu’une précision affichée qu’on ne pourrait pas tenir.
Trois points sont à connaître avant de s’en servir :
| Ce qu’il faut savoir | Pourquoi cela change la lecture |
|---|---|
| 1. Un saut dans l’échelle | Le VEI est logarithmique à partir du degré 2 : chaque degré vaut dix fois plus de matière que le précédent. Mais entre 1 et 2, le saut est de cent, pas de dix. Le pas n’est donc pas constant sur toute l’échelle. |
| 2. Une grandeur composée | L’indice ne mesure pas une seule chose. Il combine le volume de matière éjectée, la hauteur du panache, et des mots — de « doux » à « méga-colossal ». |
| 3. Un volume, pas un débit | Le VEI additionne tout ce qui est sorti, sans regarder en combien de temps. Une éruption lente de plusieurs mois peut recevoir le même chiffre qu’une explosion de quelques heures, dont les effets n’ont pourtant rien à voir. |
Sources du tableau11
Enfin, il faut l’établir éruption par éruption : en 2022, la grande base de données mondiale comptait près de 10 000 éruptions confirmées.12
Ce que les exceptions apprennent : la question des points chauds
La théorie de la tectonique des plaques explique la localisation de la grande majorité des volcans : ils se situent aux frontières de plaques, qu’il s’agisse de zones de subduction (ex. la Ceinture de feu du Pacifique) ou de zones d’accrétion (ex. la dorsale Atlantique).
Certains volcans surgissent pourtant en plein milieu d’une plaque, à des milliers de kilomètres de toute frontière — l’archipel d’Hawaï, ou la Réunion. On les appelle des points chauds.
- L’explication dominante : de profonds panaches mantelliques, des remontées étroites de matière très chaude venues du manteau, parfois de la limite avec le noyau, à 2 900 km. Le point chaud bouge bien moins vite que la plaque qui défile au-dessus : cela imprime un alignement d’îles de plus en plus vieilles à mesure qu’on s’éloigne.
- Le débat : on discute encore de la profondeur d’où partent ces panaches et de leur immobilité réelle. L’étude de ces exceptions ne remet pas en cause la tectonique des plaques : elle en précise le moteur.13
Note 1
Quantitative analytical methods are used to reconstruct the course of events during and after the cataclysmic eruption of Mount Tambora, Indonesia, on 10 and 11 April 1815.
Des méthodes d’analyse quantitatives sont employées pour reconstituer le déroulement des événements pendant et après l’éruption cataclysmique du mont Tambora, en Indonésie, les 10 et 11 avril 1815.
Stothers, Richard B., « The Great Tambora Eruption in 1815 and Its Aftermath », Science, vol. 224, 1984, p. 1191-1198
Then, on 5 April 1815, the volcano started erupting. […] On April 10th and 11th, Mt. Tambora literally exploded. […] What was once arguably the highest mountain of the archipelago was now a topless cone. The top third of Mt. Tambora had been blown away.
Puis, le 5 avril 1815, le volcan entra en éruption. […] Les 10 et 11 avril, le Tambora explosa littéralement. […] Ce qui avait sans doute été la plus haute montagne de l’archipel n’était plus qu’un cône étêté. Le tiers supérieur du Tambora avait été soufflé.
Brönnimann, Stefan et Krämer, Daniel, Tambora and the “Year Without a Summer” of 1816: A Perspective on Earth and Human Systems Science, Geographica Bernensia G90, Institut de géographie, Université de Berne, 2016
Note 2
In the summer of 1816, we visited Switzerland, and became the neighbours of Lord Byron. At first we spent our pleasant hours on the lake, or wandering on its shores; […] But it proved a wet, ungenial summer, and incessant rain often confined us for days to the house. […] "We will each write a ghost story," said Lord Byron; and his proposition was acceded to. […] On the morrow I announced that I had thought of a story. I began that day with the words, It was on a dreary night of November. […] I passed the summer of 1816 in the environs of Geneva.
À l’été 1816, nous nous rendîmes en Suisse et devînmes les voisins de Lord Byron. D’abord nous passâmes d’agréables heures sur le lac, ou à flâner sur ses rives ; […] Mais ce fut un été humide et maussade, et une pluie incessante nous confina souvent des jours entiers à la maison. […] « Nous écrirons chacun une histoire de fantômes », dit Lord Byron ; et sa proposition fut acceptée. […] Le lendemain, j’annonçai que j’avais trouvé une histoire. Je commençai le jour même par ces mots : C’était par une sombre nuit de novembre. […] J’ai passé l’été 1816 dans les environs de Genève.
Shelley, Mary, Frankenstein; or, The Modern Prometheus, édition revue, avec une nouvelle introduction de l’auteur, Henry Colburn et Richard Bentley, Londres, 1831
Note 3
The eruption injected ≈60 mt of sulfur into the stratosphere, six times more than was released by the 1991 Pinatubo eruption. This formed a global sulfate aerosol veil in the stratosphere, which resulted in pronounced climate perturbations. Anomalously cold weather hit the northeastern USA, maritime provinces of Canada, and Europe the following year.
L’éruption a injecté environ 60 millions de tonnes de soufre dans la stratosphère, six fois plus que l’éruption du Pinatubo en 1991. Cela a formé un voile mondial d’aérosols sulfatés dans la stratosphère, qui a entraîné de fortes perturbations du climat. Un temps anormalement froid a frappé le nord-est des États-Unis, les provinces maritimes du Canada et l’Europe l’année suivante.
Oppenheimer, Clive, « Climatic, Environmental and Human Consequences of the Largest Known Historic Eruption: Tambora Volcano (Indonesia) 1815 », Progress in Physical Geography, vol. 27, n° 2, 2003, p. 230-259
Note 4
Although many improved drought reconstructions have been published for various regions of the globe in recent years, we do not yet have a complete, global picture of hydro-climate in 1816. […] While there is a direct link from the Tambora eruption to the malnutrition, its role diminishes at each step (i.e., each panel in the figure above). Conversely, at each step, other factors contribute, and in many cases presumably dominate.
Bien que de nombreuses reconstitutions améliorées de la sécheresse aient été publiées ces dernières années pour diverses régions du globe, nous n’avons pas encore une image complète et mondiale de l’hydroclimat de 1816. […] S’il existe un lien direct entre l’éruption du Tambora et la malnutrition, son rôle diminue à chaque étape (c’est-à-dire à chaque panneau de la figure ci-dessus). À l’inverse, à chaque étape, d’autres facteurs interviennent et, dans bien des cas, sans doute dominent.
Brönnimann, Stefan et Krämer, Daniel, Tambora and the “Year Without a Summer” of 1816: A Perspective on Earth and Human Systems Science, Geographica Bernensia G90, Institut de géographie, Université de Berne, 2016
Note 5
Even then, Pliny is writing his letter many years after the events he describes.
Et même alors, Pline écrit sa lettre bien des années après les événements qu’il décrit.
Cambridge School Classics Project (University of Cambridge), CSCP Support Materials: Notes and Commentary — Eduqas GCSE Latin, Component 3A, Latin Literature (Narratives): Pliny, The Eruption of Vesuvius, 2020-2021
Note 6
Nubes — incertum procul intuentibus ex quo monte; Vesuvium fuisse postea cognitum est — oriebatur, cuius similitudinem et formam non alia magis arbor quam pinus expresserit. Nam longissimo velut trunco elata in altum quibusdam ramis diffundebatur,
Un nuage s’élevait — ceux qui le regardaient de loin ne savaient de quelle montagne ; on apprit ensuite que c’était le Vésuve —, dont aucun arbre mieux que le pin ne saurait rendre l’aspect et la forme. Car, porté très haut comme sur un tronc immense, il se déployait en une sorte de branches,
Pline le Jeune, Lettres, livre VI, 16 et 20
Note 7
Reinterpretation of the volcanological and historical evidence shows that the eruption of Vesuvius in A.D. 79 consisted of two main phases. The initial 18 to 20-hour Plinian phase caused extensive pumice-fall south of the volcano […] On the second day of activity the Peléan phase occurred, when a series of nuées ardentes or hot ash-avalanches swept down the south and west flanks of the volcano
La réinterprétation des données volcanologiques et historiques montre que l’éruption du Vésuve en 79 apr. J.-C. a comporté deux phases principales. La phase plinienne initiale, de 18 à 20 heures, a provoqué d’importantes chutes de ponces au sud du volcan […] Le deuxième jour d’activité survint la phase péléenne, quand une série de nuées ardentes, ou avalanches de cendres brûlantes, dévalèrent les flancs sud et ouest du volcan
Sigurdsson, Haraldur, Cashdollar, Stanford et Sparks, R. Stephen J., « The Eruption of Vesuvius in A.D. 79: Reconstruction from Historical and Volcanological Evidence », American Journal of Archaeology, vol. 86, 1982, p. 39-51
Note 8
A composite estimate of the magnitude of past explosive eruptions, termed the Volcanic Explosivity Index (VEI), is proposed as a semiquantitative compromise between poor data and the need in various disciplines to evaluate the record of past volcanism.
Une estimation composite de l’ampleur des éruptions explosives passées, appelée Indice d’explosivité volcanique (VEI), est proposée comme un compromis semi-quantitatif entre des données pauvres et le besoin, dans diverses disciplines, d’évaluer l’histoire du volcanisme passé.
Newhall, Christopher G. et Self, Stephen, « The Volcanic Explosivity Index (VEI): An Estimate of Explosive Magnitude for Historical Volcanism », Journal of Geophysical Research, vol. 87, C2, 1982, p. 1231-1238
Note 9
Only the largest eruptions have a complete record back to the early 19th Century; other important explosive events went unrecorded prior to about 1960.
Seules les plus grandes éruptions sont entièrement documentées depuis le début du XIXᵉ siècle ; d’autres événements explosifs importants n’ont pas été enregistrés avant 1960 environ.
Newhall, Christopher G. et Self, Stephen, « The Volcanic Explosivity Index (VEI): An Estimate of Explosive Magnitude for Historical Volcanism », Journal of Geophysical Research, vol. 87, C2, 1982, p. 1231-1238
so it will be impossible to augment historical records post facto
il sera donc impossible de compléter après coup les relevés historiques
Newhall, Christopher G. et Self, Stephen, « The Volcanic Explosivity Index (VEI): An Estimate of Explosive Magnitude for Historical Volcanism », Journal of Geophysical Research, vol. 87, C2, 1982, p. 1231-1238
Note 10
the Volcanic Explosivity Index (VEI), is proposed as a semiquantitative compromise between poor data and the need in various disciplines to evaluate the record of past volcanism
l’indice d’explosivité volcanique (VEI) est proposé comme un compromis semi-quantitatif entre des données pauvres et le besoin, dans diverses disciplines, d’évaluer les traces du volcanisme passé
Newhall, Christopher G. et Self, Stephen, « The Volcanic Explosivity Index (VEI): An Estimate of Explosive Magnitude for Historical Volcanism », Journal of Geophysical Research, vol. 87, C2, 1982, p. 1231-1238
Note 11
Like the earthquake magnitude scale, each VEI scale is 10 times different in terms of ash volume (except for VEI 1, which spans two orders of magnitude, since those eruptions are very small in volume)
Comme l’échelle de magnitude des séismes, chaque degré du VEI diffère d’un facteur 10 en volume de cendres (sauf le VEI 1, qui couvre deux ordres de grandeur, car ces éruptions ont un très petit volume)
Poland, Michael, « The Volcanic Explosivity Index: A tool for comparing the sizes of explosive volcanic eruptions », Yellowstone Caldera Chronicles, U.S. Geological Survey, Yellowstone Volcano Observatory, sans date, en accès libre
Volume of products, eruption cloud height, and qualitative observations (using terms ranging from "gentle" to "mega-colossal") are used to determine the explosivity value.
Le volume des produits, la hauteur du nuage éruptif et des observations qualitatives (avec des termes allant de « douce » à « méga-colossale ») servent à déterminer la valeur d’explosivité.
U.S. Geological Survey, Volcano Hazards Program, « Volcanic Explosivity Index (VEI) is a numeric scale that measures t... » (titre tronqué sur le site), page d’image avec description détaillée, sans date, en accès libre
there are no consistent instrumental means of determining an eruption size in the same way that earthquake magnitudes are calculated […] Newhall and Self decided that it would be best to utilize numerous different datasets
il n’existe pas de moyen instrumental cohérent pour déterminer la taille d’une éruption comme on calcule la magnitude des séismes […] Newhall et Self jugèrent préférable d’utiliser de nombreux jeux de données différents
United States Geological Survey, Yellowstone Volcano Observatory, « The Volcanic Explosivity Index: A Tool for Comparing the Sizes of Explosive Volcanic Eruptions »
Note 12
As of this update we list 1,337 volcanoes thought to have erupted or been otherwise volcanically active during the Holocene, and 1,324 on the Pleistocene list; confirmed eruptions total 9,874.
Lors de cette mise à jour, nous recensons 1 337 volcans considérés comme entrés en éruption ou autrement actifs pendant l’Holocène, et 1 324 sur la liste du Pléistocène ; les éruptions confirmées sont au nombre de 9 874.
Global Volcanism Program, Smithsonian Institution, « Volcanoes of the World (VOTW) Database Information », base de données Volcanoes of the World, v. 5.4.0, 7 août 2026, en accès libre
Note 13
Almost a decade later, in 1971, it was hypothesized that such a hotspot could form above a vertical, narrow, hot mantle plume rising from the deep mantle […].
Près d’une décennie plus tard, en 1971, on a émis l’hypothèse qu’un tel point chaud pourrait se former au-dessus d’un panache mantellique vertical, étroit et chaud, montant du manteau profond […].
Koppers, Anthony A. P., Becker, Thorsten W., Jackson, Matthew G. et al., « Mantle Plumes and Their Role in Earth Processes », Nature Reviews Earth & Environment, vol. 2, 2021, p. 382-401
If there are convection currents in the Pacific region and if the upper parts of these cells move faster than the central parts, sources of lava within the slower moving cores could give rise to linear chains of progressively older volcanic piles such as the Hawaiian Islands.
S’il existe des courants de convection dans la région du Pacifique et si les parties supérieures de ces cellules se déplacent plus vite que leurs parties centrales, des sources de lave situées dans les cœurs plus lents pourraient donner naissance à des chaînes linéaires d’empilements volcaniques de plus en plus vieux, comme les îles Hawaï.
Wilson, J. Tuzo, « A Possible Origin of the Hawaiian Islands », Canadian Journal of Physics, vol. 41, 1963, p. 863-870
The origin of mantle hotspots is a controversial topic. Only seven (‘primary’) out of 49 hotspots meet criteria aimed at detecting a very deep origin (three in the Pacific, four in the Indo-Atlantic hemisphere). In each hemisphere these move slowly, whereas there has been up to 50 mm/a motion between the two hemispheres prior to 50 Ma ago.
L’origine des points chauds du manteau est un sujet controversé. Seuls sept points chauds (« primaires ») sur 49 remplissent les critères destinés à détecter une origine très profonde (trois dans le Pacifique, quatre dans l’hémisphère indo-atlantique). Dans chaque hémisphère, ceux-ci se déplacent lentement, alors qu’il y a eu jusqu’à 50 mm/an de mouvement entre les deux hémisphères avant 50 Ma.
Courtillot, Vincent et al., « Three Distinct Types of Hotspots in the Earth’s Mantle », Earth and Planetary Science Letters, vol. 205, 2003, p. 295-308
Almost a decade later, in 1971, it was hypothesized that such a hotspot could form above a vertical, narrow, hot mantle plume rising from the deep mantle […]. To date, it is understood that mantle plumes could start as deep as the core–mantle boundary at roughly 2,900-km depth […].
Près d’une décennie plus tard, en 1971, on a émis l’hypothèse qu’un tel point chaud pourrait se former au-dessus d’un panache mantellique vertical, étroit et chaud, montant du manteau profond […]. On admet aujourd’hui que les panaches mantelliques pourraient naître aussi profond que la limite entre le noyau et le manteau, vers 2 900 km de profondeur […].
Koppers, Anthony A. P., Becker, Thorsten W., Jackson, Matthew G. et al., « Mantle Plumes and Their Role in Earth Processes », Nature Reviews Earth & Environment, vol. 2, 2021, p. 382-401
Notes et sources
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Passage le volcan Tambora, […] (actuelle Indonésie), […] Le 10 avril, il explose.
Quantitative analytical methods are used to reconstruct the course of events during and after the cataclysmic eruption of Mount Tambora, Indonesia, on 10 and 11 April 1815.
Traduction de la rédaction Des méthodes d’analyse quantitatives sont employées pour reconstituer le déroulement des événements pendant et après l’éruption cataclysmique du mont Tambora, en Indonésie, les 10 et 11 avril 1815.
Source Stothers, Richard B., « The Great Tambora Eruption in 1815 and Its Aftermath », Science, vol. 224, 1984, p. 1191-1198, résumé.
Accès payant · vérifié le 9 septembre 2026
Passage Le 5 avril 1815, le volcan Tambora […] se met à gronder. Le 10 avril, il explose. La montagne y perd plus de mille mètres de hauteur.
Then, on 5 April 1815, the volcano started erupting. […] On April 10th and 11th, Mt. Tambora literally exploded. […] What was once arguably the highest mountain of the archipelago was now a topless cone. The top third of Mt. Tambora had been blown away.
Traduction de la rédaction Puis, le 5 avril 1815, le volcan entra en éruption. […] Les 10 et 11 avril, le Tambora explosa littéralement. […] Ce qui avait sans doute été la plus haute montagne de l’archipel n’était plus qu’un cône étêté. Le tiers supérieur du Tambora avait été soufflé.
Source Brönnimann, Stefan et Krämer, Daniel, Tambora and the “Year Without a Summer” of 1816: A Perspective on Earth and Human Systems Science, Geographica Bernensia G90, Institut de géographie, Université de Berne, 2016, p. 8-9, section « The Eruption » (le tableau « The 1815 Tambora eruption in numbers », p. 8, donne aussi « Altitude before eruption ca. 4300 m » et « Present Altitude 2850 m »).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Cet été-là, au bord du lac Léman, un petit groupe d’Anglais en vacances se retrouve bloqué à l’intérieur par un temps détestable […] C’est ainsi qu’une jeune femme du nom de Mary Shelley a écrit Frankenstein.
In the summer of 1816, we visited Switzerland, and became the neighbours of Lord Byron. At first we spent our pleasant hours on the lake, or wandering on its shores; […] But it proved a wet, ungenial summer, and incessant rain often confined us for days to the house. […] "We will each write a ghost story," said Lord Byron; and his proposition was acceded to. […] On the morrow I announced that I had thought of a story. I began that day with the words, It was on a dreary night of November. […] I passed the summer of 1816 in the environs of Geneva.
Traduction de la rédaction À l’été 1816, nous nous rendîmes en Suisse et devînmes les voisins de Lord Byron. D’abord nous passâmes d’agréables heures sur le lac, ou à flâner sur ses rives ; […] Mais ce fut un été humide et maussade, et une pluie incessante nous confina souvent des jours entiers à la maison. […] « Nous écrirons chacun une histoire de fantômes », dit Lord Byron ; et sa proposition fut acceptée. […] Le lendemain, j’annonçai que j’avais trouvé une histoire. Je commençai le jour même par ces mots : C’était par une sombre nuit de novembre. […] J’ai passé l’été 1816 dans les environs de Genève.
Source Shelley, Mary, Frankenstein; or, The Modern Prometheus, édition revue, avec une nouvelle introduction de l’auteur, Henry Colburn et Richard Bentley, Londres, 1831, introduction de l’auteur (1831) ; préface (datée Marlow, septembre 1817).
Domaine public ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage L’explosion projette d’immenses quantités de dioxyde de soufre […] dans la stratosphère. […] Ces gaz se transforment en aérosols d’acide sulfurique
The eruption injected ≈60 mt of sulfur into the stratosphere, six times more than was released by the 1991 Pinatubo eruption. This formed a global sulfate aerosol veil in the stratosphere, which resulted in pronounced climate perturbations. Anomalously cold weather hit the northeastern USA, maritime provinces of Canada, and Europe the following year.
Traduction de la rédaction L’éruption a injecté environ 60 millions de tonnes de soufre dans la stratosphère, six fois plus que l’éruption du Pinatubo en 1991. Cela a formé un voile mondial d’aérosols sulfatés dans la stratosphère, qui a entraîné de fortes perturbations du climat. Un temps anormalement froid a frappé le nord-est des États-Unis, les provinces maritimes du Canada et l’Europe l’année suivante.
Source Oppenheimer, Clive, « Climatic, Environmental and Human Consequences of the Largest Known Historic Eruption: Tambora Volcano (Indonesia) 1815 », Progress in Physical Geography, vol. 27, n° 2, 2003, p. 230-259, résumé.
Accès payant · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage la part exacte du volcan dans chaque crise agricole régionale continue d’être affinée
Although many improved drought reconstructions have been published for various regions of the globe in recent years, we do not yet have a complete, global picture of hydro-climate in 1816. […] While there is a direct link from the Tambora eruption to the malnutrition, its role diminishes at each step (i.e., each panel in the figure above). Conversely, at each step, other factors contribute, and in many cases presumably dominate.
Traduction de la rédaction Bien que de nombreuses reconstitutions améliorées de la sécheresse aient été publiées ces dernières années pour diverses régions du globe, nous n’avons pas encore une image complète et mondiale de l’hydroclimat de 1816. […] S’il existe un lien direct entre l’éruption du Tambora et la malnutrition, son rôle diminue à chaque étape (c’est-à-dire à chaque panneau de la figure ci-dessus). À l’inverse, à chaque étape, d’autres facteurs interviennent et, dans bien des cas, sans doute dominent.
Source Brönnimann, Stefan et Krämer, Daniel, Tambora and the “Year Without a Summer” of 1816: A Perspective on Earth and Human Systems Science, Geographica Bernensia G90, Institut de géographie, Université de Berne, 2016, p. 17, encadré « Dry in the monsoon regions » (section « Climate Anomalies in Proxies ») ; p. 30, encadré « A Climate – Society Interaction Model ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Elles ont été rédigées bien des années après les faits.
Even then, Pliny is writing his letter many years after the events he describes.
Traduction de la rédaction Et même alors, Pline écrit sa lettre bien des années après les événements qu’il décrit.
Source Cambridge School Classics Project (University of Cambridge), CSCP Support Materials: Notes and Commentary — Eduqas GCSE Latin, Component 3A, Latin Literature (Narratives): Pliny, The Eruption of Vesuvius, 2020-2021, p. 8, notes de la section A.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage il compare le panache éruptif à un pin parasol
Nubes — incertum procul intuentibus ex quo monte; Vesuvium fuisse postea cognitum est — oriebatur, cuius similitudinem et formam non alia magis arbor quam pinus expresserit. Nam longissimo velut trunco elata in altum quibusdam ramis diffundebatur,
Traduction de la rédaction Un nuage s’élevait — ceux qui le regardaient de loin ne savaient de quelle montagne ; on apprit ensuite que c’était le Vésuve —, dont aucun arbre mieux que le pin ne saurait rendre l’aspect et la forme. Car, porté très haut comme sur un tronc immense, il se déployait en une sorte de branches,
Source Pline le Jeune, Lettres, livre VI, 16 et 20, livre VI, lettre 16 (à Tacite), § 5-6.
Domaine public ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage La succession des phases d’éjection observée sur le terrain concorde avec la séquence décrite par Pline
Reinterpretation of the volcanological and historical evidence shows that the eruption of Vesuvius in A.D. 79 consisted of two main phases. The initial 18 to 20-hour Plinian phase caused extensive pumice-fall south of the volcano […] On the second day of activity the Peléan phase occurred, when a series of nuées ardentes or hot ash-avalanches swept down the south and west flanks of the volcano
Traduction de la rédaction La réinterprétation des données volcanologiques et historiques montre que l’éruption du Vésuve en 79 apr. J.-C. a comporté deux phases principales. La phase plinienne initiale, de 18 à 20 heures, a provoqué d’importantes chutes de ponces au sud du volcan […] Le deuxième jour d’activité survint la phase péléenne, quand une série de nuées ardentes, ou avalanches de cendres brûlantes, dévalèrent les flancs sud et ouest du volcan
Source Sigurdsson, Haraldur, Cashdollar, Stanford et Sparks, R. Stephen J., « The Eruption of Vesuvius in A.D. 79: Reconstruction from Historical and Volcanological Evidence », American Journal of Archaeology, vol. 86, 1982, p. 39-51, résumé.
Accès payant · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage on utilise depuis 1982 l’Indice d’explosivité volcanique, ou VEI
A composite estimate of the magnitude of past explosive eruptions, termed the Volcanic Explosivity Index (VEI), is proposed as a semiquantitative compromise between poor data and the need in various disciplines to evaluate the record of past volcanism.
Traduction de la rédaction Une estimation composite de l’ampleur des éruptions explosives passées, appelée Indice d’explosivité volcanique (VEI), est proposée comme un compromis semi-quantitatif entre des données pauvres et le besoin, dans diverses disciplines, d’évaluer l’histoire du volcanisme passé.
Source Newhall, Christopher G. et Self, Stephen, « The Volcanic Explosivity Index (VEI): An Estimate of Explosive Magnitude for Historical Volcanism », Journal of Geophysical Research, vol. 87, C2, 1982, p. 1231-1238, résumé.
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Passage seules les plus grandes éruptions sont bien enregistrées depuis le début du XIXᵉ siècle, et beaucoup d’événements importants sont passés inaperçus avant les années 1960
Only the largest eruptions have a complete record back to the early 19th Century; other important explosive events went unrecorded prior to about 1960.
Traduction de la rédaction Seules les plus grandes éruptions sont entièrement documentées depuis le début du XIXᵉ siècle ; d’autres événements explosifs importants n’ont pas été enregistrés avant 1960 environ.
Source Newhall, Christopher G. et Self, Stephen, « The Volcanic Explosivity Index (VEI): An Estimate of Explosive Magnitude for Historical Volcanism », Journal of Geophysical Research, vol. 87, C2, 1982, p. 1231-1238, résumé.
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Passage il sera impossible de combler ces trous après coup
so it will be impossible to augment historical records post facto
Traduction de la rédaction il sera donc impossible de compléter après coup les relevés historiques
Source Newhall, Christopher G. et Self, Stephen, « The Volcanic Explosivity Index (VEI): An Estimate of Explosive Magnitude for Historical Volcanism », Journal of Geophysical Research, vol. 87, C2, 1982, p. 1231-1238, résumé.
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Passage un compromis semi-quantitatif entre des données médiocres et le besoin d’évaluer quand même le passé volcanique
the Volcanic Explosivity Index (VEI), is proposed as a semiquantitative compromise between poor data and the need in various disciplines to evaluate the record of past volcanism
Traduction de la rédaction l’indice d’explosivité volcanique (VEI) est proposé comme un compromis semi-quantitatif entre des données pauvres et le besoin, dans diverses disciplines, d’évaluer les traces du volcanisme passé
Source Newhall, Christopher G. et Self, Stephen, « The Volcanic Explosivity Index (VEI): An Estimate of Explosive Magnitude for Historical Volcanism », Journal of Geophysical Research, vol. 87, C2, 1982, p. 1231-1238, résumé.
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Passage Le VEI est logarithmique à partir du degré 2 […] Mais entre 1 et 2, le saut est de cent, pas de dix.
Like the earthquake magnitude scale, each VEI scale is 10 times different in terms of ash volume (except for VEI 1, which spans two orders of magnitude, since those eruptions are very small in volume)
Traduction de la rédaction Comme l’échelle de magnitude des séismes, chaque degré du VEI diffère d’un facteur 10 en volume de cendres (sauf le VEI 1, qui couvre deux ordres de grandeur, car ces éruptions ont un très petit volume)
Source Poland, Michael, « The Volcanic Explosivity Index: A tool for comparing the sizes of explosive volcanic eruptions », Yellowstone Caldera Chronicles, U.S. Geological Survey, Yellowstone Volcano Observatory, sans date, en accès libre, article, paragraphe sur le volume de cendres comme critère principal.
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Passage Il combine le volume de matière éjectée, la hauteur du panache, et des mots — de « doux » à « méga-colossal ».
Volume of products, eruption cloud height, and qualitative observations (using terms ranging from "gentle" to "mega-colossal") are used to determine the explosivity value.
Traduction de la rédaction Le volume des produits, la hauteur du nuage éruptif et des observations qualitatives (avec des termes allant de « douce » à « méga-colossale ») servent à déterminer la valeur d’explosivité.
Source U.S. Geological Survey, Volcano Hazards Program, « Volcanic Explosivity Index (VEI) is a numeric scale that measures t... » (titre tronqué sur le site), page d’image avec description détaillée, sans date, en accès libre, rubrique « Detailed Description » sous l’image.
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Passage pourquoi il n’existe pas d’instrument unique pour mesurer une éruption, et le choix de croiser plusieurs jeux de données
there are no consistent instrumental means of determining an eruption size in the same way that earthquake magnitudes are calculated […] Newhall and Self decided that it would be best to utilize numerous different datasets
Traduction de la rédaction il n’existe pas de moyen instrumental cohérent pour déterminer la taille d’une éruption comme on calcule la magnitude des séismes […] Newhall et Self jugèrent préférable d’utiliser de nombreux jeux de données différents
Source United States Geological Survey, Yellowstone Volcano Observatory, « The Volcanic Explosivity Index: A Tool for Comparing the Sizes of Explosive Volcanic Eruptions », article de l’observatoire.
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Passage en 2022, la grande base de données mondiale comptait près de 10 000 éruptions confirmées
As of this update we list 1,337 volcanoes thought to have erupted or been otherwise volcanically active during the Holocene, and 1,324 on the Pleistocene list; confirmed eruptions total 9,874.
Traduction de la rédaction Lors de cette mise à jour, nous recensons 1 337 volcans considérés comme entrés en éruption ou autrement actifs pendant l’Holocène, et 1 324 sur la liste du Pléistocène ; les éruptions confirmées sont au nombre de 9 874.
Source Global Volcanism Program, Smithsonian Institution, « Volcanoes of the World (VOTW) Database Information », base de données Volcanoes of the World, v. 5.4.0, 7 août 2026, en accès libre, tableau des versions, entrée v. 4.11.0 (8 juin 2022).
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Passage de profonds panaches mantelliques, des remontées étroites de matière très chaude venues du manteau
Almost a decade later, in 1971, it was hypothesized that such a hotspot could form above a vertical, narrow, hot mantle plume rising from the deep mantle […].
Traduction de la rédaction Près d’une décennie plus tard, en 1971, on a émis l’hypothèse qu’un tel point chaud pourrait se former au-dessus d’un panache mantellique vertical, étroit et chaud, montant du manteau profond […].
Source Koppers, Anthony A. P., Becker, Thorsten W., Jackson, Matthew G. et al., « Mantle Plumes and Their Role in Earth Processes », Nature Reviews Earth & Environment, vol. 2, 2021, p. 382-401, manuscrit accepté, introduction, 1ᵉʳ paragraphe (p. 1).
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Passage Le point chaud bouge bien moins vite que la plaque qui défile au-dessus : cela imprime un alignement d’îles de plus en plus vieilles
If there are convection currents in the Pacific region and if the upper parts of these cells move faster than the central parts, sources of lava within the slower moving cores could give rise to linear chains of progressively older volcanic piles such as the Hawaiian Islands.
Traduction de la rédaction S’il existe des courants de convection dans la région du Pacifique et si les parties supérieures de ces cellules se déplacent plus vite que leurs parties centrales, des sources de lave situées dans les cœurs plus lents pourraient donner naissance à des chaînes linéaires d’empilements volcaniques de plus en plus vieux, comme les îles Hawaï.
Source Wilson, J. Tuzo, « A Possible Origin of the Hawaiian Islands », Canadian Journal of Physics, vol. 41, 1963, p. 863-870, résumé (abstract), deuxième paragraphe.
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Passage on discute encore de la profondeur d’où partent ces panaches et de leur immobilité réelle
The origin of mantle hotspots is a controversial topic. Only seven (‘primary’) out of 49 hotspots meet criteria aimed at detecting a very deep origin (three in the Pacific, four in the Indo-Atlantic hemisphere). In each hemisphere these move slowly, whereas there has been up to 50 mm/a motion between the two hemispheres prior to 50 Ma ago.
Traduction de la rédaction L’origine des points chauds du manteau est un sujet controversé. Seuls sept points chauds (« primaires ») sur 49 remplissent les critères destinés à détecter une origine très profonde (trois dans le Pacifique, quatre dans l’hémisphère indo-atlantique). Dans chaque hémisphère, ceux-ci se déplacent lentement, alors qu’il y a eu jusqu’à 50 mm/an de mouvement entre les deux hémisphères avant 50 Ma.
Source Courtillot, Vincent et al., « Three Distinct Types of Hotspots in the Earth’s Mantle », Earth and Planetary Science Letters, vol. 205, 2003, p. 295-308, résumé.
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Passage de profonds panaches mantelliques, des remontées étroites de matière très chaude venues du manteau, parfois de la limite avec le noyau, à 2 900 km
Almost a decade later, in 1971, it was hypothesized that such a hotspot could form above a vertical, narrow, hot mantle plume rising from the deep mantle […]. To date, it is understood that mantle plumes could start as deep as the core–mantle boundary at roughly 2,900-km depth […].
Traduction de la rédaction Près d’une décennie plus tard, en 1971, on a émis l’hypothèse qu’un tel point chaud pourrait se former au-dessus d’un panache mantellique vertical, étroit et chaud, montant du manteau profond […]. On admet aujourd’hui que les panaches mantelliques pourraient naître aussi profond que la limite entre le noyau et le manteau, vers 2 900 km de profondeur […].
Source Koppers, Anthony A. P., Becker, Thorsten W., Jackson, Matthew G. et al., « Mantle Plumes and Their Role in Earth Processes », Nature Reviews Earth & Environment, vol. 2, 2021, p. 382-401, manuscrit accepté, introduction, 1ᵉʳ paragraphe (4ᵉ phrase) et début du 2ᵉ (p. 1).
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Références bibliographiques
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- Brönnimann, Stefan et Krämer, Daniel, Tambora and the “Year Without a Summer” of 1816: A Perspective on Earth and Human Systems Science, Geographica Bernensia G90, Institut de géographie, Université de Berne, 2016, en accès libre (l’éruption commence le 5 avril 1815, explose les 10 et 11 avril, et le tiers supérieur de la montagne disparaît : environ 4 300 m avant, 2 850 m aujourd’hui). https://doi.org/10.4480/GB2016.G90.01
- Cambridge School Classics Project (University of Cambridge), CSCP Support Materials: Notes and Commentary — Eduqas GCSE Latin, Component 3A, Latin Literature (Narratives): Pliny, The Eruption of Vesuvius, 2020-2021, en accès libre (Pline n’a pas vu ce que fit son oncle après son départ de Misène, et il écrit sa lettre bien des années après les faits, p. 8 ; consulté le 25 octobre 2026). https://www.exams.cambridgescp.com/sites/www.cambridgescp.com/files/2020-2021_pliny_vesuvius_notes_and_commentary_fv1.pdf
- Courtillot, Vincent et al., « Three Distinct Types of Hotspots in the Earth’s Mantle », Earth and Planetary Science Letters, vol. 205, 2003, p. 295-308, accès payant (le débat sur la profondeur et l’immobilité des panaches).
- Global Volcanism Program, Smithsonian Institution, « Volcanoes of the World (VOTW) Database Information », base de données Volcanoes of the World, v. 5.4.0, 7 août 2026, en accès libre (près de 10 000 éruptions confirmées dans la base : 9 874 lors de la mise à jour v. 4.11.0 du 8 juin 2022 ; consulté le 24 octobre 2026). https://volcano.si.edu/gvp_votw.cfm
- Koppers, Anthony A. P., Becker, Thorsten W., Jackson, Matthew G. et al., « Mantle Plumes and Their Role in Earth Processes », Nature Reviews Earth & Environment, vol. 2, 2021, p. 382-401, accès payant ; manuscrit accepté en accès libre (l’hypothèse de 1971 d’un panache étroit et chaud montant du manteau profond ; des panaches qui pourraient naître à la limite noyau-manteau, vers 2 900 km). https://doi.org/10.1038/s43017-021-00168-6 ; manuscrit accepté : https://par.nsf.gov/servlets/purl/10319063
- Morgan, W. Jason, « Convection Plumes in the Lower Mantle », Nature, vol. 230, 1971, p. 42-43, accès payant (l’hypothèse des panaches mantelliques).
- Newhall, Christopher G. et Self, Stephen, « The Volcanic Explosivity Index (VEI): An Estimate of Explosive Magnitude for Historical Volcanism », Journal of Geophysical Research, vol. 87, C2, 1982, p. 1231-1238, accès payant (l’incomplétude des archives et l’impossibilité de la combler après coup ; l’indice présenté comme un compromis semi-quantitatif ; le volume, la hauteur de panache et les descriptifs qualitatifs). https://doi.org/10.1029/JC087iC02p01231
- Oppenheimer, Clive, « Climatic, Environmental and Human Consequences of the Largest Known Historic Eruption: Tambora Volcano (Indonesia) 1815 », Progress in Physical Geography, vol. 27, n° 2, 2003, p. 230-259, accès payant (le mécanisme physique, le refroidissement estimé, les limites de l’attribution régionale).
- Pline le Jeune, Lettres, livre VI, 16 et 20, domaine public (le récit de l’éruption ; la comparaison avec un pin parasol).
- Poland, Michael, « The Volcanic Explosivity Index: A tool for comparing the sizes of explosive volcanic eruptions », Yellowstone Caldera Chronicles, U.S. Geological Survey, Yellowstone Volcano Observatory, sans date, en accès libre (chaque degré du VEI vaut dix fois plus de cendres, sauf le degré 1 qui couvre deux ordres de grandeur). https://usgs.gov/observatories/yvo/news/volcanic-explosivity-index-a-tool-comparing-sizes-explosive-volcanic
- Shelley, Mary, Frankenstein; or, The Modern Prometheus, édition revue, avec une nouvelle introduction de l’auteur, Henry Colburn et Richard Bentley, Londres, 1831, domaine public (l’été 1816 en Suisse, au bord du lac, gâché par la pluie ; le défi d’écrire chacun une histoire de fantômes ; la naissance de Frankenstein). https://gutenberg.org/cache/epub/42324/pg42324-images.html
- Sigurdsson, Haraldur, Cashdollar, Stanford et Sparks, R. Stephen J., « The Eruption of Vesuvius in A.D. 79: Reconstruction from Historical and Volcanological Evidence », American Journal of Archaeology, vol. 86, 1982, p. 39-51, accès payant (le recoupement entre le texte de Pline et la stratigraphie de terrain).
- Stothers, Richard B., « The Great Tambora Eruption in 1815 and Its Aftermath », Science, vol. 224, 1984, p. 1191-1198, accès payant (l’éruption et l’année sans été).
- U.S. Geological Survey, Volcano Hazards Program, « Volcanic Explosivity Index (VEI) is a numeric scale that measures t... » (titre tronqué sur le site), page d’image avec description détaillée, sans date, en accès libre (le volume, la hauteur du nuage et des observations qualitatives allant de « gentle » à « mega-colossal »). https://www.usgs.gov/media/images/volcanic-explosivity-index-vei-a-numeric-scale-measures-t
- United States Geological Survey, Yellowstone Volcano Observatory, « The Volcanic Explosivity Index: A Tool for Comparing the Sizes of Explosive Volcanic Eruptions », en accès libre (pourquoi il n’existe pas d’instrument unique pour mesurer une éruption, et le choix de croiser plusieurs jeux de données). https://www.usgs.gov/observatories/yvo/news/volcanic-explosivity-index-a-tool-comparing-sizes-explosive-volcanic
- Wilson, J. Tuzo, « A Possible Origin of the Hawaiian Islands », Canadian Journal of Physics, vol. 41, 1963, p. 863-870, accès payant (l’idée d’une source de lave plus lente que la surface qui défile au-dessus).
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