
On dit souvent qu’en 1492, un navigateur a découvert l’Amérique.
Le mot « découvrir » mérite qu’on s’y arrête. On découvre une île déserte, une grotte, une étoile. On ne découvre pas un endroit où vivent des gens.
Deux mondes séparés depuis des millénaires
Pour comprendre ce qui se passe après 1492, il faut mesurer ce qui existait avant.
Les Amériques ont été peuplées il y a au moins quinze mille ans par des groupes venus d’Asie du Nord-Est. Puis le niveau des mers est remonté, le passage s’est refermé, et les deux moitiés du monde ont évolué séparément pendant des millénaires. Chacune a développé ses propres plantes, ses propres animaux domestiques, ses propres maladies et ses propres civilisations — les Mayas, les Aztèques, les Incas, et des centaines d’autres sociétés.
Cette séparation explique tout ce qui suit. Quand les deux mondes se reconnectent brutalement, chacun apporte à l’autre ce que celui-ci n’avait jamais rencontré. Les historiens appellent ce mouvement l’échange colombien, du nom de Christophe Colomb.1
Trois flux le composent, et ils n’ont pas eu le même poids.
- Des plantes. Le maïs, la pomme de terre, la tomate, le haricot, le cacao, le piment et le tabac partent des Amériques ; le blé, le riz et la canne à sucre y arrivent. Ce transfert a durablement augmenté la quantité de nourriture disponible dans le monde entier.
- Des animaux. Le cheval, la vache, le mouton et le porc arrivent dans un continent qui n’avait presque aucun gros animal domestique — ce qui bouleverse les façons de se déplacer, de cultiver et de faire la guerre.
- Des maladies. Et c’est le flux le plus lourd, presque à sens unique. La variole, la rougeole et le typhus, familiers en Europe, étaient inconnus dans les Amériques. Les populations n’y étaient pas immunisées, et elles se sont effondrées.2
Pourquoi à sens unique ? La réponse tient aux animaux. La plupart de ces maladies venaient d’animaux d’élevage européens, auxquels les habitants des Amériques n’avaient jamais été exposés. Grippe, variole, peste et d’autres ont ravagé les Amériques — et pas l’inverse.3
Les Amériques n’avaient presque aucun grand animal domestique — le lama, l’alpaga, le chien, le cobaye et quelques volailles, rien de comparable aux bœufs, porcs, moutons et chevaux d’Eurasie. Pas de troupeaux, donc pas ces maladies, donc aucune immunité lorsqu’elles sont arrivées d’un coup.
Les deux flux — animaux et maladies — sont donc le même fait, vu de deux côtés.
Cette asymétrie est essentielle, car la suite de cette page en dépend : l’échange a été réciproque pour les plantes, mais pas pour les maladies. C’est ce déséquilibre-là, et non une supériorité militaire, qui explique l’essentiel de ce qui est arrivé.
Combien de gens ?
Des chercheurs ont rassemblé cent dix-neuf estimations publiées et en ont tiré un nombre : avant 1492, les Amériques comptaient environ soixante millions d’habitants.4
Ce nombre est un milieu, pas une certitude : la moitié centrale des estimations s’étale de quarante-cinq à soixante-dix-huit millions. C’est l’ordre de grandeur qui compte, pas la décimale.5
Il n’y avait donc rien à découvrir. Il y a eu une rencontre entre deux moitiés du monde qui s’ignoraient.
Ce qui s’est passé ensuite
En moins de cent ans, les épidémies venues d’Europe ont emporté 90 % de cette population.6
Neuf personnes sur dix : les chercheurs appellent cela le Grand Mourir.
🦠 Les causes du déclin :
- Maladies venues d’Europe (petite vérole, rougeole, grippe) contre lesquelles personne n’était immunisé : l’essentiel des décès.
- La guerre, le travail forcé et la destruction des cultures : le reste.
Pour fixer les idées, ces maladies tuaient chacune, à elle seule, environ trois personnes sur dix — l’ordre de grandeur de la peste noire en Europe. Ce qui s’est passé dans les Amériques, c’est une série de ces épidémies coup sur coup, sans répit entre elles.7
Une leçon sur les chiffres
Reste à savoir d’où vient ce nombre de « soixante millions », car son origine est une leçon pour toute cette encyclopédie.
Selon les auteurs, on a proposé pour la population d’avant 1492 des chiffres allant de huit millions à plus de cent millions.8
Un exemple donne la mesure du problème. Pour une seule île des Caraïbes, un témoin du XVIᵉ siècle avançait quatre millions d’habitants ; un recensement fait en 1508, onze ans après la première épidémie, en dénombrait soixante mille. Si l’on croit le premier chiffre, presque toute la population a disparu ; sinon, on ne sait plus mesurer la chute.9
Pourquoi un tel écart ?
- La difficulté technique : Il faut reconstituer une population sans recensement, à partir de fouilles, de récits et de traces de champs.
- Le biais historique : Les historiens les plus anciens, qui écrivaient depuis l’Europe, donnaient les chiffres les plus bas. Un chiffre bas rend la conquête plus petite.
💡 Question clé : Elle vaut pour toutes les pages d’histoire : qui a produit ce chiffre, et dans quel cadre ?
Une précision importante, pour éviter une conclusion erronée : l’incertitude porte sur le décompte, pas sur ce qui s’est passé. Que les chercheurs discutent d’un ordre de grandeur ne veut pas dire qu’ils discutent du fait.
Un effet auquel personne ne s’attendait
🧪 Hypothèse scientifique :
Soixante millions de personnes cultivaient des champs — un peu plus d’un hectare chacune. Quand elles disparaissent, les champs sont abandonnés et la forêt repousse. Or, une forêt qui pousse absorbe du carbone.10
L’équipe qui a fait ce calcul estime que près de cinquante-six millions d’hectares sont ainsi retournés à la végétation, et que le carbone absorbé, avec ses effets en chaîne, explique de la moitié aux deux tiers de :11
- Une baisse du gaz carbonique dans l’atmosphère à la fin des années 1500 et au début des années 1600 ;
- Un léger refroidissement de la planète — environ 0,15 °C.12
Si c’est exact, des humains ont modifié le climat de la Terre avant la révolution industrielle. Ils l’ont fait en mourant.
C’est la thèse d’une équipe, publiée dans une revue scientifique et discutée par d’autres chercheurs. D’autres travaux, portant sur l’Amazonie, ne retrouvent pas de reprise forestière synchrone à cette date. Elle n’est donc pas établie.13
Suivre l’argent
Vient alors la question qu’on ne pose presque jamais : à quoi servaient tous ces navires ?
Au milieu du XVIᵉ siècle, on trouve de l’argent dans une montagne des Andes, à plus de quatre mille mètres d’altitude : le Cerro Rico. La ville qui pousse à ses pieds s’appelle Potosí.
En quelques décennies, elle passe d’environ quatorze mille habitants à plus de cent mille — l’une des villes les plus peuplées du monde d’alors, plus grande que la plupart des villes d’Europe.14
La destination sous-estimée
Entre 1500 et 1800, l’Amérique espagnole, avec le Cerro Rico de Potosí et les mines du Mexique, produit environ 80 % de l’argent mondial. Ce que presque personne ne raconte : une très grande part de cet argent ne reste pas en Europe. Elle finit en Asie, et surtout en Chine.15
Les estimations vont d’un tiers à environ la moitié selon les auteurs, et l’argent y arrive par deux chemins et non un seul. Le plus spectaculaire est le galion de Manille, qui traverse le Pacifique depuis Acapulco à partir de 1565 : c’est la route directe, et elle a transporté de l’ordre de vingt à trente mille tonnes. Mais le gros du métal passe d’abord par l’Europe, avant de repartir vers l’Asie par le Cap.16
En 1581, la dynastie Ming généralise une réforme fiscale appelée la « loi du fouet unique » : des impôts — selon les régions la taxe foncière ou les corvées — se paient désormais en monnaie plutôt qu’en nature, c’est-à-dire en argent. Un immense empire s’est donc mis à en réclamer, et le monde entier s’est mis à lui en apporter — par le Pacifique comme par l’océan Indien.17
Une précision qui change la lecture. Cette réforme n’a pas été inventée au sommet. Elle avait été proposée dès 1530, puis expérimentée pendant des décennies dans des provinces du Sud avant d’être étendue à l’empire.18
L’État n’a pas imposé l’argent : il a fini par entériner un usage déjà installé. Les grandes décisions ressemblent souvent à cela — moins à une invention qu’à une généralisation.19
Autrement dit, ce qui fait tourner les navires de cette époque n’est pas seulement l’envie européenne d’aller voir ailleurs. C’est aussi, et peut-être surtout, une demande chinoise.
⚠️ Simplifications à éviter : « Tout venait de Chine » serait aussi faux que « tout venait d’Europe ». Ce qu’il faut retenir, c’est qu’un circuit a plusieurs bouts, et qu’on n’en voit souvent qu’un.
Qui creusait
Reste à dire qui descendait dans cette mine.
Avant les Espagnols, les Incas connaissaient une institution appelée la mita : chaque communauté devait fournir des hommes (mitayos) pendant un temps donné, pour des travaux d’intérêt collectif (routes, terrasses, temples), en échange de fêtes et de redistributions par l’État inca.
Le vice-roi espagnol réorganise ce système et conserve le mot. Mais il en change la nature : la mita coloniale devient un service forcé dans les mines. On estime qu’environ un homme adulte sur sept était réquisitionné dans les provinces andines environnantes, devant servir un an tous les sept ans.20
Les conditions et la survie à Potosí
Les récits populaires parlent parfois de « millions de morts » au fond du Cerro Rico. Les historiens spécialistes de la démographie minière (comme Peter Bakewell ou Nicholas Robins) apportent un éclairage plus précis :
- Le service usait les hommes : mutilés ou malades, beaucoup de jeunes Andins ne rentraient pas chez eux à la fin de leur tour, qu’ils aient servi au fond des mines ou dans les raffineries.
- À partir des années 1570, l’introduction du procédé de séparation de l’argent par le mercure (amalgame) empoisonne les ouvriers des raffineries (trapiches).21
Un procédé récurrent
Ce qui s’est passé là n’est pas un détail : on n’a pas seulement imposé une contrainte nouvelle, on lui a donné le nom d’une institution ancienne pour qu’elle ait l’air d’une continuité.
C’est la troisième fois que cette encyclopédie rencontre ce procédé :
- Au Sri Lanka : Des ingénieurs coloniaux ont attribué aux constructeurs anciens une invention qu’ils ne pouvaient pas prouver.
- À Bali : Une administration a présenté comme traditionnel un contrôle qu’elle venait d’établir.
- Dans les Andes : Le détournement de la mita.
📌 À retenir : Celui qui domine n’écrit pas seulement l’histoire, il emprunte le vocabulaire de ce qu’il remplace.
Ce qui a voyagé, et qui est dans nos assiettes
| Origine | Produits / Éléments échangés | Notes d’histoire culturelle |
|---|---|---|
| Amériques ➔ Monde | Piment, maïs, tomate, pomme de terre, haricot, cacao, tabac | Le piment arrive en Chine fin 1500 comme plante d’ornement (piquant 2 siècles plus tard). La tomate reste un siècle une curiosité botanique en Europe. |
| Monde ➔ Amériques | Blé, riz, canne à sucre, chevaux, vaches, maladies | Restructuration complète des écosystèmes et des modes de vie américains. |
| Maldives ➔ Afrique de l’Ouest | Coquillages (cauris) | Expédiés par milliards pour servir de monnaie d’échange sur les marchés locaux et côtiers. |
Note 1
In 1972, Alfred W. Crosby wrote a book called The Columbian Exchange. In it, the historian tells the story of Columbus’s landing in 1492 through the ecological ramifications it had on the New World. […] I recently spoke with the retired professor about “Columbian Exchange”—a term that has worked its way into historians’ vernacular—and the impacts of some of the living organisms that transferred between continents, beginning in the 15th century.
En 1972, Alfred W. Crosby a écrit un livre intitulé The Columbian Exchange. L’historien y raconte le débarquement de Colomb en 1492 à travers les conséquences écologiques qu’il a eues sur le Nouveau Monde. […] Je me suis récemment entretenu avec ce professeur à la retraite de l’« échange colombien » — un terme entré dans le vocabulaire courant des historiens — et des effets de certains des organismes vivants passés d’un continent à l’autre à partir du XVᵉ siècle.
« Alfred W. Crosby on the Columbian Exchange », entretien, Smithsonian Magazine, Smithsonian Institution
Note 2
You might be surprised to learn that until the eighteenth century, the peoples of Asia, Europe, and Africa had not seen potatoes, tomatoes, corn, sweet potatoes, or peppers, which are now an integral part of their traditional cuisines. […] Scholars estimate one-third of all food crops grown in the world today are of American origin and were unknown to the Old World before the conquest of the Americas. Over time, these crops became integrated into European, Asian, and African cuisines. Likewise, foods previously unknown in the Americas—such as sugarcane, tea, coffee, oranges, rice, wheat, eggplants, bananas, mangoes, and so on—were brought over by European colonists.
Vous serez peut-être surpris d’apprendre que, jusqu’au XVIIIᵉ siècle, les peuples d’Asie, d’Europe et d’Afrique n’avaient jamais vu la pomme de terre, la tomate, le maïs, la patate douce ni le piment, qui font aujourd’hui partie intégrante de leurs cuisines traditionnelles. […] Les spécialistes estiment qu’un tiers de toutes les plantes alimentaires cultivées aujourd’hui dans le monde sont d’origine américaine et étaient inconnues de l’Ancien Monde avant la conquête des Amériques. Avec le temps, ces plantes se sont intégrées aux cuisines européennes, asiatiques et africaines. De même, des aliments jusque-là inconnus aux Amériques — canne à sucre, thé, café, oranges, riz, blé, aubergines, bananes, mangues, etc. — y ont été apportés par les colons européens.
Naithani, Sushma, History and Science of Cultivated Plants, Open Oregon State (Oregon State University), 2021, chap. 3 « Colonial Agriculture »
Note 3
Most of these diseases originated from domesticated farm animals from Europe to which Native Americans had no prior exposure
La plupart de ces maladies venaient d’animaux de ferme domestiqués d’Europe, auxquels les Amérindiens n’avaient jamais été exposés
Koch, Alexander, Brierley, Chris, Maslin, Mark M. et Lewis, Simon L., « Earth System Impacts of the European Arrival and Great Dying in the Americas after 1492 », Quaternary Science Reviews, vol. 207, 2019, p. 13-36
Thus, influenza, smallpox, bubonic plague and other diseases ravaged the Americas, and not vice versa.
Ainsi, la grippe, la variole, la peste bubonique et d’autres maladies ravagèrent les Amériques, et non l’inverse.
Koch, Alexander, Brierley, Chris, Maslin, Mark M. et Lewis, Simon L., « Earth System Impacts of the European Arrival and Great Dying in the Americas after 1492 », Quaternary Science Reviews, vol. 207, 2019, p. 13-36
Note 4
From 119 published regional population estimates we calculate a pre-1492 CE population of 60.5 million
À partir de 119 estimations régionales de population publiées, nous calculons une population de 60,5 millions avant 1492 de notre ère
Koch, Alexander, Brierley, Chris, Maslin, Mark M. et Lewis, Simon L., « Earth System Impacts of the European Arrival and Great Dying in the Americas after 1492 », Quaternary Science Reviews, vol. 207, 2019, p. 13-36
Note 5
60.5 million (interquartile range, IQR 44.8–78.2 million)
60,5 millions (intervalle interquartile, IQR 44,8-78,2 millions)
Koch, Alexander, Brierley, Chris, Maslin, Mark M. et Lewis, Simon L., « Earth System Impacts of the European Arrival and Great Dying in the Americas after 1492 », Quaternary Science Reviews, vol. 207, 2019, p. 13-36
Note 6
European epidemics removed 90% (IQR 87–92%) of the indigenous population over the next century
les épidémies européennes ont fait disparaître 90 % (IQR 87-92 %) de la population autochtone au cours du siècle suivant
Koch, Alexander, Brierley, Chris, Maslin, Mark M. et Lewis, Simon L., « Earth System Impacts of the European Arrival and Great Dying in the Americas after 1492 », Quaternary Science Reviews, vol. 207, 2019, p. 13-36
Note 7
Such diseases typically individually killed ~30% or more of the initial population. Hence a series of epidemics in rapid succession could […]
Chacune de ces maladies tuait en général environ 30 % ou plus de la population initiale. Une série d’épidémies se succédant rapidement pouvait donc […]
Koch, Alexander, Brierley, Chris, Maslin, Mark M. et Lewis, Simon L., « Earth System Impacts of the European Arrival and Great Dying in the Americas after 1492 », Quaternary Science Reviews, vol. 207, 2019, p. 13-36
Note 8
The result is that 1491 population estimates for the Americas have varied wildly, from a lower-bound estimate of approximately 8 million (Kroeber, 1939) to an upper-bound estimate of over 110 million people (Dobyns, 1966).
Il en résulte que les estimations de la population des Amériques en 1491 ont varié du tout au tout, d’une fourchette basse d’environ 8 millions (Kroeber, 1939) à une fourchette haute de plus de 110 millions de personnes (Dobyns, 1966).
Nunn, Nathan et Qian, Nancy, « The Columbian Exchange: A History of Disease, Food, and Ideas », Journal of Economic Perspectives, vol. 24, n° 2, 2010, p. 163-188
Note 9
Following the first disease outbreak in 1497 CE on the island of Hispaniola, the first census for the whole island was established in 1508 CE and arrived at 60,000 indigenous people […] if Bartholomew Las Casas’ initial 4 million estimate was to be correct.
Après la première épidémie, en 1497 sur l’île d’Hispaniola, le premier recensement de toute l’île fut établi en 1508 et arriva à 60 000 Autochtones […] si l’estimation initiale de 4 millions de Bartolomé de Las Casas était exacte.
Koch, Alexander, Brierley, Chris, Maslin, Mark M. et Lewis, Simon L., « Earth System Impacts of the European Arrival and Great Dying in the Americas after 1492 », Quaternary Science Reviews, vol. 207, 2019, p. 13-36
Note 10
utilizing 1.04 ha land per capita (IQR 0.98–1.11)
en utilisant 1,04 ha de terre par habitant (IQR 0,98-1,11)
Koch, Alexander, Brierley, Chris, Maslin, Mark M. et Lewis, Simon L., « Earth System Impacts of the European Arrival and Great Dying in the Americas after 1492 », Quaternary Science Reviews, vol. 207, 2019, p. 13-36
Note 11
This resulted in secondary succession of 55.8 Mha (IQR 39.0–78.4 Mha) of abandoned land
Il en résulta une succession secondaire sur 55,8 millions d’hectares (IQR 39,0-78,4) de terres abandonnées
Koch, Alexander, Brierley, Chris, Maslin, Mark M. et Lewis, Simon L., « Earth System Impacts of the European Arrival and Great Dying in the Americas after 1492 », Quaternary Science Reviews, vol. 207, 2019, p. 13-36
Note 12
We investigate whether the decline in global atmospheric CO2 concentration by 7–10 ppm in the late 1500s and early 1600s which globally lowered surface air temperatures by 0.15 °C […] Accounting for carbon cycle feedbacks plus LUC outside the Americas gives a total 5 ppm CO2 additional uptake into the land surface in the 1500s compared to the 1400s, 47–67% of the atmospheric CO2 decline.
Nous examinons si la baisse de 7 à 10 ppm de la concentration mondiale de CO2 dans l’atmosphère à la fin des années 1500 et au début des années 1600, qui a abaissé la température de l’air en surface de 0,15 °C à l’échelle du globe […] En tenant compte des rétroactions du cycle du carbone et des changements d’usage des terres hors des Amériques, on obtient au total une absorption supplémentaire de 5 ppm de CO2 par les terres dans les années 1500 par rapport aux années 1400, soit 47 à 67 % de la baisse du CO2 atmosphérique.
Koch, Alexander, Brierley, Chris, Maslin, Mark M. et Lewis, Simon L., « Earth System Impacts of the European Arrival and Great Dying in the Americas after 1492 », Quaternary Science Reviews, vol. 207, 2019, p. 13-36
Note 13
On the basis of 39 Amazonian fossil pollen records, we show that there was no synchronous reforestation event associated with such an atmospheric carbon dioxide response after European arrival in Amazonia.
À partir de 39 relevés de pollens fossiles d’Amazonie, nous montrons qu’il n’y a pas eu d’épisode de reboisement synchrone associé à une telle réponse du dioxyde de carbone atmosphérique après l’arrivée des Européens en Amazonie.
Bush, M. B., Nascimento, M. N., Åkesson, C. M. et al., « Widespread Reforestation before European Influence on Amazonia », Science, vol. 372, n° 6541, 2021, p. 484-487
Note 14
From then on, for half a century, the boom around the cerro rico (rich hill) developed fantastically. In 1547 Potosi’s population was about 14,000, in 1571 perhaps 40,000, by 1600 at least 150,000.
Dès lors, pendant un demi-siècle, l’essor autour du cerro rico (la « colline riche ») fut prodigieux. En 1547, Potosí comptait environ 14 000 habitants, en 1571 peut-être 40 000, en 1600 au moins 150 000.
Demos, John, « The High Place: Potosi », Common-place, vol. 3, n° 4, juillet 2003
Note 15
More recent estimates coincide: Flynn and Giráldez argue “Spanish America was the source of approximately 150,000 tons of silver between 1500 and 1800, comprising perhaps 80% of world production.” […]
Des estimations plus récentes concordent : Flynn et Giráldez soutiennent que « l’Amérique espagnole a fourni environ 150 000 tonnes d’argent entre 1500 et 1800, soit peut-être 80 % de la production mondiale. » […]
Marichal, Carlos, « The Spanish American Silver Peso: Export Commodity and Global Money of the Ancien Regime (16th-18th centuries) », dans Topik, Steven, Marichal, Carlos et Frank, Zephyr (dir.), Latin American Commodity Chains and the Building of Global Economy (XVI-XXth Centuries), Duke University Press, 2006, p. 25-52
Destined ultimately for China, tens of thousands of tons of silver passed through Europe via long-distance maritime and overland trade routes.
Destinées en fin de compte à la Chine, des dizaines de milliers de tonnes d’argent ont transité par l’Europe par de longues routes commerciales maritimes et terrestres.
Flynn, Dennis O. et Giráldez, Arturo, « Cycles of Silver: Global Economic Unity through the Mid-Eighteenth Century », Journal of World History, vol. 13, n° 2, 2002, p. 391-427
Note 16
From 1565 to 1815, enormous and well-armed Spanish ships, known as galleons, sailed across the Pacific Ocean each year, traveling back and forth between Acapulco in Mexico and Manila in the Philippines.
De 1565 à 1815, d’énormes navires espagnols bien armés, appelés galions, traversaient chaque année l’océan Pacifique, faisant l’aller-retour entre Acapulco, au Mexique, et Manille, aux Philippines.
Finnegan, Oliver, « The papers of Nuestra Señora de Covadonga, a Spanish treasure galleon », The National Archives (Royaume-Uni)
Note 17
These reforms allowed some taxes - in some cases the land tax, in others the service levy - to be paid in cash rather than in kind. […] In 1581, the reform was made national by Grand Secretary Zhang Juzheng. […] The mid 16th century, called the Single Whip, the major tax reform that aimed to secure silver supply for the government. […] The farmer still had to pay taxes on silver.
Ces réformes permirent de payer certains impôts — ici l’impôt foncier, ailleurs les prestations de service — en monnaie plutôt qu’en nature. […] En 1581, la réforme fut étendue à tout l’empire par le Grand Secrétaire Zhang Juzheng. […] Au milieu du XVIᵉ siècle, ce qu’on a appelé le Fouet unique, la grande réforme fiscale qui visait à assurer à l’État un approvisionnement en argent. […] Le paysan devait toujours payer ses impôts en argent.
HarvardX, « Week 22: Silver and Social Change in Late Ming », transcription de cours en ligne (SW12.5x), Harvard University / edX
Starting in the southeast in the mid-sixteenth century, local officials began to come up with a series of reforms […] In 1581, the reform was made national by Grand Secretary Zhang Juzheng.
À partir du milieu du XVIe siècle, dans le Sud-Est, des fonctionnaires locaux commencèrent à concevoir une série de réformes […] En 1581, la réforme fut étendue à tout le pays par le grand secrétaire Zhang Juzheng.
HarvardX, « Week 22: Silver and Social Change in Late Ming », transcription de cours en ligne (SW12.5x), Harvard University / edX
Note 18
It was first proposed by Gui E in the ninth year of Jiajing (1530) […] Initially piloted in regions like Fujian and Guangdong in the mid-16th century
Elle fut d’abord proposée par Gui E la neuvième année de Jiajing (1530) […] D’abord expérimentée dans des régions comme le Fujian et le Guangdong au milieu du XVIᵉ siècle
Von Glahn, Richard, Fountain of Fortune: Money and Monetary Policy in China, 1000-1700, University of California Press, 1996
Note 19
Second, merchants turned to silver for trade. […] By the mid-to-late 15th century, the government changed its policy to reflect these practicalities - trade in silver was allowed, and taxes were calculated in both copper cash and by weight of silver. […] Ultimately, many tax payments were monetized across the empire - this merely systematized a set of reforms that had already been underway, and closely reflected the economic realities of mid-Ming society.
Deuxièmement, les marchands se tournèrent vers l’argent pour le commerce. […] Dans la seconde moitié du XVe siècle, le gouvernement modifia sa politique pour tenir compte de ces réalités pratiques : le commerce de l’argent fut autorisé, et les impôts furent calculés à la fois en monnaie de cuivre et en poids d’argent. […] En fin de compte, de nombreux paiements d’impôts furent monétisés dans tout l’empire : cela ne fit que systématiser un ensemble de réformes déjà en cours, et reflétait étroitement les réalités économiques de la société du milieu des Ming.
HarvardX, « Week 22: Silver and Social Change in Late Ming », transcription de cours en ligne (SW12.5x), Harvard University / edX
Note 20
Thus, in 1572, Toledo began to devise a system for draft labor, which built on the Incan mita system. […] Toledo’s modification of the mita divided the hundreds of villages in Potosí into 17 districts and required them to send about 1/7 (16%) of their able-bodied men each year to work.
Ainsi, en 1572, Toledo entreprit de concevoir un système de travail forcé par conscription, qui s’appuyait sur le système inca de la mita. […] La mita modifiée par Toledo répartissait les centaines de villages de la région de Potosí en 17 districts et les obligeait à envoyer chaque année travailler environ 1/7 (16 %) de leurs hommes valides.
Padilla, Pamela, « A short story about Potosi—the largest South American silver mine—in the Library’s Collections (Part 2) », Worlds Revealed (blog des collections internationales), Library of Congress, 26 août 2022
Note 21
Maimed or sickened, many young Andean men did not go home when their turn was up, having served in the mines, the refining mills and many other tasks, including maintenance of the vast reservoir and canal system also implemented by Viceroy Toledo (see Figure 1).
Mutilés ou malades, beaucoup de jeunes Andins ne rentraient pas chez eux à la fin de leur tour, après avoir servi dans les mines, dans les moulins de raffinage et à bien d’autres tâches, dont l’entretien du vaste système de réservoirs et de canaux mis en place lui aussi par le vice-roi Toledo (voir figure 1).
Lane, Kris, « Potosí », dans Thurner, Mark et Pimentel, Juan (dir.), New World Objects of Knowledge: A Cabinet of Curiosities, University of London Press, 2021
These ores, often containing zinc, lead and even tin, resisted smelting in the guairas, so it was only with the construction of large-scale mercury amalgamation facilities after 1572 that the silver potential of these ores was unlocked. […] Resulting blobs of amalgam were collected, washed and fired in a still-like retort to drive off liquid mercury, much of it recovered through condensation for reuse, although some escaped to foul the air and poison workers.
Ces minerais, qui contenaient souvent du zinc, du plomb et même de l’étain, résistaient à la fonte dans les guairas, si bien que ce n’est qu’avec la construction de grandes installations d’amalgamation au mercure après 1572 que le potentiel argentifère de ces minerais fut libéré. […] Les boules d’amalgame qui en résultaient étaient recueillies, lavées et chauffées dans une cornue semblable à un alambic pour chasser le mercure liquide, dont une grande partie était récupérée par condensation pour être réutilisée, bien qu’une part s’échappât, souillant l’air et empoisonnant les ouvriers.
Lane, Kris, « Potosí », dans Thurner, Mark et Pimentel, Juan (dir.), New World Objects of Knowledge: A Cabinet of Curiosities, University of London Press, 2021
Notes et sources
- ↑
Passage Les historiens appellent ce mouvement l’échange colombien
In 1972, Alfred W. Crosby wrote a book called The Columbian Exchange. In it, the historian tells the story of Columbus’s landing in 1492 through the ecological ramifications it had on the New World. […] I recently spoke with the retired professor about “Columbian Exchange”—a term that has worked its way into historians’ vernacular—and the impacts of some of the living organisms that transferred between continents, beginning in the 15th century.
Traduction de la rédaction En 1972, Alfred W. Crosby a écrit un livre intitulé The Columbian Exchange. L’historien y raconte le débarquement de Colomb en 1492 à travers les conséquences écologiques qu’il a eues sur le Nouveau Monde. […] Je me suis récemment entretenu avec ce professeur à la retraite de l’« échange colombien » — un terme entré dans le vocabulaire courant des historiens — et des effets de certains des organismes vivants passés d’un continent à l’autre à partir du XVᵉ siècle.
Source « Alfred W. Crosby on the Columbian Exchange », entretien, Smithsonian Magazine, Smithsonian Institution, chapeau de l’entretien, 1er et 3ᵉ paragraphes.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Le maïs, la pomme de terre, la tomate […] partent des Amériques ; le blé, le riz et la canne à sucre y arrivent.
You might be surprised to learn that until the eighteenth century, the peoples of Asia, Europe, and Africa had not seen potatoes, tomatoes, corn, sweet potatoes, or peppers, which are now an integral part of their traditional cuisines. […] Scholars estimate one-third of all food crops grown in the world today are of American origin and were unknown to the Old World before the conquest of the Americas. Over time, these crops became integrated into European, Asian, and African cuisines. Likewise, foods previously unknown in the Americas—such as sugarcane, tea, coffee, oranges, rice, wheat, eggplants, bananas, mangoes, and so on—were brought over by European colonists.
Traduction de la rédaction Vous serez peut-être surpris d’apprendre que, jusqu’au XVIIIᵉ siècle, les peuples d’Asie, d’Europe et d’Afrique n’avaient jamais vu la pomme de terre, la tomate, le maïs, la patate douce ni le piment, qui font aujourd’hui partie intégrante de leurs cuisines traditionnelles. […] Les spécialistes estiment qu’un tiers de toutes les plantes alimentaires cultivées aujourd’hui dans le monde sont d’origine américaine et étaient inconnues de l’Ancien Monde avant la conquête des Amériques. Avec le temps, ces plantes se sont intégrées aux cuisines européennes, asiatiques et africaines. De même, des aliments jusque-là inconnus aux Amériques — canne à sucre, thé, café, oranges, riz, blé, aubergines, bananes, mangues, etc. — y ont été apportés par les colons européens.
Source Naithani, Sushma, History and Science of Cultivated Plants, Open Oregon State (Oregon State University), 2021, chap. 3 « Colonial Agriculture », chap. 3 (« Colonial Agriculture »), § 3.2 (« The Columbian Exchange »), paragraphes commençant par « You might be surprised » et « Scholars estimate ».
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Passage La plupart de ces maladies venaient d’animaux d’élevage européens, auxquels les habitants des Amériques n’avaient jamais été exposés.
Most of these diseases originated from domesticated farm animals from Europe to which Native Americans had no prior exposure
Traduction de la rédaction La plupart de ces maladies venaient d’animaux de ferme domestiqués d’Europe, auxquels les Amérindiens n’avaient jamais été exposés
Source Koch, Alexander, Brierley, Chris, Maslin, Mark M. et Lewis, Simon L., « Earth System Impacts of the European Arrival and Great Dying in the Americas after 1492 », Quaternary Science Reviews, vol. 207, 2019, p. 13-36, § sur les maladies.
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Passage Grippe, variole, peste et d’autres ont ravagé les Amériques — et pas l’inverse.
Thus, influenza, smallpox, bubonic plague and other diseases ravaged the Americas, and not vice versa.
Traduction de la rédaction Ainsi, la grippe, la variole, la peste bubonique et d’autres maladies ravagèrent les Amériques, et non l’inverse.
Source Koch, Alexander, Brierley, Chris, Maslin, Mark M. et Lewis, Simon L., « Earth System Impacts of the European Arrival and Great Dying in the Americas after 1492 », Quaternary Science Reviews, vol. 207, 2019, p. 13-36, § sur les maladies.
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Passage Des chercheurs ont rassemblé cent dix-neuf estimations publiées et en ont tiré un nombre : avant 1492, les Amériques comptaient environ soixante millions d’habitants.
From 119 published regional population estimates we calculate a pre-1492 CE population of 60.5 million
Traduction de la rédaction À partir de 119 estimations régionales de population publiées, nous calculons une population de 60,5 millions avant 1492 de notre ère
Source Koch, Alexander, Brierley, Chris, Maslin, Mark M. et Lewis, Simon L., « Earth System Impacts of the European Arrival and Great Dying in the Americas after 1492 », Quaternary Science Reviews, vol. 207, 2019, p. 13-36, résumé.
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Passage la moitié centrale des estimations s’étale de quarante-cinq à soixante-dix-huit millions
60.5 million (interquartile range, IQR 44.8–78.2 million)
Traduction de la rédaction 60,5 millions (intervalle interquartile, IQR 44,8-78,2 millions)
Source Koch, Alexander, Brierley, Chris, Maslin, Mark M. et Lewis, Simon L., « Earth System Impacts of the European Arrival and Great Dying in the Americas after 1492 », Quaternary Science Reviews, vol. 207, 2019, p. 13-36, résumé.
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Passage les épidémies venues d’Europe ont emporté 90 % de cette population
European epidemics removed 90% (IQR 87–92%) of the indigenous population over the next century
Traduction de la rédaction les épidémies européennes ont fait disparaître 90 % (IQR 87-92 %) de la population autochtone au cours du siècle suivant
Source Koch, Alexander, Brierley, Chris, Maslin, Mark M. et Lewis, Simon L., « Earth System Impacts of the European Arrival and Great Dying in the Americas after 1492 », Quaternary Science Reviews, vol. 207, 2019, p. 13-36, résumé.
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Passage ces maladies tuaient chacune, à elle seule, environ trois personnes sur dix […] une série de ces épidémies coup sur coup
Such diseases typically individually killed ~30% or more of the initial population. Hence a series of epidemics in rapid succession could […]
Traduction de la rédaction Chacune de ces maladies tuait en général environ 30 % ou plus de la population initiale. Une série d’épidémies se succédant rapidement pouvait donc […]
Source Koch, Alexander, Brierley, Chris, Maslin, Mark M. et Lewis, Simon L., « Earth System Impacts of the European Arrival and Great Dying in the Americas after 1492 », Quaternary Science Reviews, vol. 207, 2019, p. 13-36, § sur les maladies.
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Passage on a proposé pour la population d’avant 1492 des chiffres allant de huit millions à plus de cent millions
The result is that 1491 population estimates for the Americas have varied wildly, from a lower-bound estimate of approximately 8 million (Kroeber, 1939) to an upper-bound estimate of over 110 million people (Dobyns, 1966).
Traduction de la rédaction Il en résulte que les estimations de la population des Amériques en 1491 ont varié du tout au tout, d’une fourchette basse d’environ 8 millions (Kroeber, 1939) à une fourchette haute de plus de 110 millions de personnes (Dobyns, 1966).
Source Nunn, Nathan et Qian, Nancy, « The Columbian Exchange: A History of Disease, Food, and Ideas », Journal of Economic Perspectives, vol. 24, n° 2, 2010, p. 163-188, p. 166.
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Passage Pour une seule île des Caraïbes, un témoin du XVIᵉ siècle avançait quatre millions d’habitants ; un recensement fait en 1508, onze ans après la première épidémie, en dénombrait soixante mille.
Following the first disease outbreak in 1497 CE on the island of Hispaniola, the first census for the whole island was established in 1508 CE and arrived at 60,000 indigenous people […] if Bartholomew Las Casas’ initial 4 million estimate was to be correct.
Traduction de la rédaction Après la première épidémie, en 1497 sur l’île d’Hispaniola, le premier recensement de toute l’île fut établi en 1508 et arriva à 60 000 Autochtones […] si l’estimation initiale de 4 millions de Bartolomé de Las Casas était exacte.
Source Koch, Alexander, Brierley, Chris, Maslin, Mark M. et Lewis, Simon L., « Earth System Impacts of the European Arrival and Great Dying in the Americas after 1492 », Quaternary Science Reviews, vol. 207, 2019, p. 13-36, § 4.1, p. 20.
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Passage Soixante millions de personnes cultivaient des champs — un peu plus d’un hectare chacune.
utilizing 1.04 ha land per capita (IQR 0.98–1.11)
Traduction de la rédaction en utilisant 1,04 ha de terre par habitant (IQR 0,98-1,11)
Source Koch, Alexander, Brierley, Chris, Maslin, Mark M. et Lewis, Simon L., « Earth System Impacts of the European Arrival and Great Dying in the Americas after 1492 », Quaternary Science Reviews, vol. 207, 2019, p. 13-36, résumé.
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Passage près de cinquante-six millions d’hectares sont ainsi retournés à la végétation
This resulted in secondary succession of 55.8 Mha (IQR 39.0–78.4 Mha) of abandoned land
Traduction de la rédaction Il en résulta une succession secondaire sur 55,8 millions d’hectares (IQR 39,0-78,4) de terres abandonnées
Source Koch, Alexander, Brierley, Chris, Maslin, Mark M. et Lewis, Simon L., « Earth System Impacts of the European Arrival and Great Dying in the Americas after 1492 », Quaternary Science Reviews, vol. 207, 2019, p. 13-36, résumé.
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Passage le carbone absorbé, avec ses effets en chaîne, explique de la moitié aux deux tiers de […] Une baisse du gaz carbonique dans l’atmosphère à la fin des années 1500 et au début des années 1600 ; […] Un léger refroidissement de la planète — environ 0,15 °C
We investigate whether the decline in global atmospheric CO2 concentration by 7–10 ppm in the late 1500s and early 1600s which globally lowered surface air temperatures by 0.15 °C […] Accounting for carbon cycle feedbacks plus LUC outside the Americas gives a total 5 ppm CO2 additional uptake into the land surface in the 1500s compared to the 1400s, 47–67% of the atmospheric CO2 decline.
Traduction de la rédaction Nous examinons si la baisse de 7 à 10 ppm de la concentration mondiale de CO2 dans l’atmosphère à la fin des années 1500 et au début des années 1600, qui a abaissé la température de l’air en surface de 0,15 °C à l’échelle du globe […] En tenant compte des rétroactions du cycle du carbone et des changements d’usage des terres hors des Amériques, on obtient au total une absorption supplémentaire de 5 ppm de CO2 par les terres dans les années 1500 par rapport aux années 1400, soit 47 à 67 % de la baisse du CO2 atmosphérique.
Source Koch, Alexander, Brierley, Chris, Maslin, Mark M. et Lewis, Simon L., « Earth System Impacts of the European Arrival and Great Dying in the Americas after 1492 », Quaternary Science Reviews, vol. 207, 2019, p. 13-36, résumé.
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Passage D’autres travaux, portant sur l’Amazonie, ne retrouvent pas de reprise forestière synchrone à cette date.
On the basis of 39 Amazonian fossil pollen records, we show that there was no synchronous reforestation event associated with such an atmospheric carbon dioxide response after European arrival in Amazonia.
Traduction de la rédaction À partir de 39 relevés de pollens fossiles d’Amazonie, nous montrons qu’il n’y a pas eu d’épisode de reboisement synchrone associé à une telle réponse du dioxyde de carbone atmosphérique après l’arrivée des Européens en Amazonie.
Source Bush, M. B., Nascimento, M. N., Åkesson, C. M. et al., « Widespread Reforestation before European Influence on Amazonia », Science, vol. 372, n° 6541, 2021, p. 484-487, résumé.
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Passage En quelques décennies, elle passe d’environ quatorze mille habitants à plus de cent mille
From then on, for half a century, the boom around the cerro rico (rich hill) developed fantastically. In 1547 Potosi’s population was about 14,000, in 1571 perhaps 40,000, by 1600 at least 150,000.
Traduction de la rédaction Dès lors, pendant un demi-siècle, l’essor autour du cerro rico (la « colline riche ») fut prodigieux. En 1547, Potosí comptait environ 14 000 habitants, en 1571 peut-être 40 000, en 1600 au moins 150 000.
Source Demos, John, « The High Place: Potosi », Common-place, vol. 3, n° 4, juillet 2003, 9ᵉ paragraphe (« From then on, for half a century »).
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Passage l’Amérique espagnole, avec le Cerro Rico de Potosí et les mines du Mexique, produit environ 80 % de l’argent mondial
More recent estimates coincide: Flynn and Giráldez argue “Spanish America was the source of approximately 150,000 tons of silver between 1500 and 1800, comprising perhaps 80% of world production.” […]
Traduction de la rédaction Des estimations plus récentes concordent : Flynn et Giráldez soutiennent que « l’Amérique espagnole a fourni environ 150 000 tonnes d’argent entre 1500 et 1800, soit peut-être 80 % de la production mondiale. » […]
Source Marichal, Carlos, « The Spanish American Silver Peso: Export Commodity and Global Money of the Ancien Regime (16th-18th centuries) », dans Topik, Steven, Marichal, Carlos et Frank, Zephyr (dir.), Latin American Commodity Chains and the Building of Global Economy (XVI-XXth Centuries), Duke University Press, 2006, p. 25-52, p. 5 de la version de l’auteur (appel de note 6, renvoyant à Flynn et Giráldez 1995, p. 214).
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Passage une très grande part de cet argent ne reste pas en Europe. Elle finit en Asie, et surtout en Chine.
Destined ultimately for China, tens of thousands of tons of silver passed through Europe via long-distance maritime and overland trade routes.
Traduction de la rédaction Destinées en fin de compte à la Chine, des dizaines de milliers de tonnes d’argent ont transité par l’Europe par de longues routes commerciales maritimes et terrestres.
Source Flynn, Dennis O. et Giráldez, Arturo, « Cycles of Silver: Global Economic Unity through the Mid-Eighteenth Century », Journal of World History, vol. 13, n° 2, 2002, p. 391-427, résumé.
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Passage le galion de Manille, qui traverse le Pacifique depuis Acapulco
From 1565 to 1815, enormous and well-armed Spanish ships, known as galleons, sailed across the Pacific Ocean each year, traveling back and forth between Acapulco in Mexico and Manila in the Philippines.
Traduction de la rédaction De 1565 à 1815, d’énormes navires espagnols bien armés, appelés galions, traversaient chaque année l’océan Pacifique, faisant l’aller-retour entre Acapulco, au Mexique, et Manille, aux Philippines.
Source Finnegan, Oliver, « The papers of Nuestra Señora de Covadonga, a Spanish treasure galleon », The National Archives (Royaume-Uni), section « Bridging the Pacific », 1er paragraphe.
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Passage la dynastie Ming généralise une réforme fiscale appelée la « loi du fouet unique » : des impôts — selon les régions la taxe foncière ou les corvées — se paient désormais en monnaie plutôt qu’en nature, c’est-à-dire en argent
These reforms allowed some taxes - in some cases the land tax, in others the service levy - to be paid in cash rather than in kind. […] In 1581, the reform was made national by Grand Secretary Zhang Juzheng. […] The mid 16th century, called the Single Whip, the major tax reform that aimed to secure silver supply for the government. […] The farmer still had to pay taxes on silver.
Traduction de la rédaction Ces réformes permirent de payer certains impôts — ici l’impôt foncier, ailleurs les prestations de service — en monnaie plutôt qu’en nature. […] En 1581, la réforme fut étendue à tout l’empire par le Grand Secrétaire Zhang Juzheng. […] Au milieu du XVIᵉ siècle, ce qu’on a appelé le Fouet unique, la grande réforme fiscale qui visait à assurer à l’État un approvisionnement en argent. […] Le paysan devait toujours payer ses impôts en argent.
Source HarvardX, « Week 22: Silver and Social Change in Late Ming », transcription de cours en ligne (SW12.5x), Harvard University / edX, sous-section « The Single Whip » ; section 8 (« Political Changes ») ; section 9 (« Conclusion »).
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Passage En 1581, la dynastie Ming généralise une réforme fiscale appelée la « loi du fouet unique »
Starting in the southeast in the mid-sixteenth century, local officials began to come up with a series of reforms […] In 1581, the reform was made national by Grand Secretary Zhang Juzheng.
Traduction de la rédaction À partir du milieu du XVIe siècle, dans le Sud-Est, des fonctionnaires locaux commencèrent à concevoir une série de réformes […] En 1581, la réforme fut étendue à tout le pays par le grand secrétaire Zhang Juzheng.
Source HarvardX, « Week 22: Silver and Social Change in Late Ming », transcription de cours en ligne (SW12.5x), Harvard University / edX, sous-section « The Single Whip ».
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Passage Elle avait été proposée dès 1530, puis expérimentée pendant des décennies dans des provinces du Sud avant d’être étendue à l’empire.
It was first proposed by Gui E in the ninth year of Jiajing (1530) […] Initially piloted in regions like Fujian and Guangdong in the mid-16th century
Traduction de la rédaction Elle fut d’abord proposée par Gui E la neuvième année de Jiajing (1530) […] D’abord expérimentée dans des régions comme le Fujian et le Guangdong au milieu du XVIᵉ siècle
Source Von Glahn, Richard, Fountain of Fortune: Money and Monetary Policy in China, 1000-1700, University of California Press, 1996, synthèses sur la réforme fiscale Ming.
En bibliothèque · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage L’État n’a pas imposé l’argent : il a fini par entériner un usage déjà installé.
Second, merchants turned to silver for trade. […] By the mid-to-late 15th century, the government changed its policy to reflect these practicalities - trade in silver was allowed, and taxes were calculated in both copper cash and by weight of silver. […] Ultimately, many tax payments were monetized across the empire - this merely systematized a set of reforms that had already been underway, and closely reflected the economic realities of mid-Ming society.
Traduction de la rédaction Deuxièmement, les marchands se tournèrent vers l’argent pour le commerce. […] Dans la seconde moitié du XVe siècle, le gouvernement modifia sa politique pour tenir compte de ces réalités pratiques : le commerce de l’argent fut autorisé, et les impôts furent calculés à la fois en monnaie de cuivre et en poids d’argent. […] En fin de compte, de nombreux paiements d’impôts furent monétisés dans tout l’empire : cela ne fit que systématiser un ensemble de réformes déjà en cours, et reflétait étroitement les réalités économiques de la société du milieu des Ming.
Source HarvardX, « Week 22: Silver and Social Change in Late Ming », transcription de cours en ligne (SW12.5x), Harvard University / edX, section 2 « Why Silver? », sous-sections « Ming Money System » et « The Single Whip ».
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Passage Le vice-roi espagnol réorganise ce système et conserve le mot […] environ un homme adulte sur sept était réquisitionné
Thus, in 1572, Toledo began to devise a system for draft labor, which built on the Incan mita system. […] Toledo’s modification of the mita divided the hundreds of villages in Potosí into 17 districts and required them to send about 1/7 (16%) of their able-bodied men each year to work.
Traduction de la rédaction Ainsi, en 1572, Toledo entreprit de concevoir un système de travail forcé par conscription, qui s’appuyait sur le système inca de la mita. […] La mita modifiée par Toledo répartissait les centaines de villages de la région de Potosí en 17 districts et les obligeait à envoyer chaque année travailler environ 1/7 (16 %) de leurs hommes valides.
Source Padilla, Pamela, « A short story about Potosi—the largest South American silver mine—in the Library’s Collections (Part 2) », Worlds Revealed (blog des collections internationales), Library of Congress, 26 août 2022, paragraphe commençant par « Toledo began tending to the mines », 5ᵉ phrase ; […] début du paragraphe suivant (« Toledo’s modification of the mita »).
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Passage mutilés ou malades, beaucoup de jeunes Andins ne rentraient pas chez eux à la fin de leur tour, qu’ils aient servi au fond des mines ou dans les raffineries
Maimed or sickened, many young Andean men did not go home when their turn was up, having served in the mines, the refining mills and many other tasks, including maintenance of the vast reservoir and canal system also implemented by Viceroy Toledo (see Figure 1).
Traduction de la rédaction Mutilés ou malades, beaucoup de jeunes Andins ne rentraient pas chez eux à la fin de leur tour, après avoir servi dans les mines, dans les moulins de raffinage et à bien d’autres tâches, dont l’entretien du vaste système de réservoirs et de canaux mis en place lui aussi par le vice-roi Toledo (voir figure 1).
Source Lane, Kris, « Potosí », dans Thurner, Mark et Pimentel, Juan (dir.), New World Objects of Knowledge: A Cabinet of Curiosities, University of London Press, 2021, 6ᵉ paragraphe du chapitre.
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Passage l’introduction du procédé de séparation de l’argent par le mercure (amalgame) empoisonne les ouvriers des raffineries
These ores, often containing zinc, lead and even tin, resisted smelting in the guairas, so it was only with the construction of large-scale mercury amalgamation facilities after 1572 that the silver potential of these ores was unlocked. […] Resulting blobs of amalgam were collected, washed and fired in a still-like retort to drive off liquid mercury, much of it recovered through condensation for reuse, although some escaped to foul the air and poison workers.
Traduction de la rédaction Ces minerais, qui contenaient souvent du zinc, du plomb et même de l’étain, résistaient à la fonte dans les guairas, si bien que ce n’est qu’avec la construction de grandes installations d’amalgamation au mercure après 1572 que le potentiel argentifère de ces minerais fut libéré. […] Les boules d’amalgame qui en résultaient étaient recueillies, lavées et chauffées dans une cornue semblable à un alambic pour chasser le mercure liquide, dont une grande partie était récupérée par condensation pour être réutilisée, bien qu’une part s’échappât, souillant l’air et empoisonnant les ouvriers.
Source Lane, Kris, « Potosí », dans Thurner, Mark et Pimentel, Juan (dir.), New World Objects of Knowledge: A Cabinet of Curiosities, University of London Press, 2021, 3e et 4e paragraphes du chapitre.
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Références bibliographiques
19
- « Alfred W. Crosby on the Columbian Exchange », entretien, Smithsonian Magazine, Smithsonian Institution, en accès libre (le livre de Crosby de 1972 et le terme d’« échange colombien », entré dans le vocabulaire des historiens). https://www.smithsonianmag.com/history/alfred-w-crosby-on-the-columbian-exchange-98116477/
- Bakewell, Peter, Miners of the Red Mountain: Indian Labor in Potosí, 1545-1650, University of New Mexico Press, 1984, en bibliothèque (la réorganisation de la mita par le vice-roi, un homme sur sept, les effectifs et les conditions de travail).
- Bush, M. B., Nascimento, M. N., Åkesson, C. M. et al., « Widespread Reforestation before European Influence on Amazonia », Science, vol. 372, n° 6541, 2021, p. 484-487, accès payant (les 39 relevés de pollens d’Amazonie qui ne montrent pas de reprise forestière synchrone après l’arrivée des Européens). https://doi.org/10.1126/science.abf3870
- Crosby, Alfred W., The Columbian Exchange: Biological and Cultural Consequences of 1492, Greenwood, 1972, en bibliothèque (l’ouvrage qui a donné son nom à l’échange colombien ; ce qui a voyagé dans les deux sens).
- Demos, John, « The High Place: Potosi », Common-place, vol. 3, n° 4, juillet 2003, en accès libre (la croissance de Potosí : environ 14 000 habitants en 1547, au moins 150 000 en 1600). https://commonplace.online/article/high-place-potosi/
- Denevan, William M. (dir.), The Native Population of the Americas in 1492, University of Wisconsin Press, 1992, en bibliothèque (l’éventail des estimations, de huit à plus de cent millions, et leur histoire).
- Finnegan, Oliver, « The papers of Nuestra Señora de Covadonga, a Spanish treasure galleon », The National Archives (Royaume-Uni), en accès libre (les galions qui traversent chaque année le Pacifique entre Acapulco et Manille, de 1565 à 1815, chargés d’argent à l’aller). https://www.nationalarchives.gov.uk/explore-the-collection/stories/papers-of-nuestra-senora-de-covadonga/
- Flynn, Dennis O. et Giráldez, Arturo, « Born with a "Silver Spoon": The Origin of World Trade in 1571 », Journal of World History, vol. 6, n° 2, 1995, p. 201-221, accès payant (les flux d’argent vers la Chine, le galion de Manille, la fiscalité Ming).
- Flynn, Dennis O. et Giráldez, Arturo, « Cycles of Silver: Global Economic Unity through the Mid-Eighteenth Century », Journal of World History, vol. 13, n° 2, 2002, p. 391-427, accès payant (la part de l’Amérique espagnole dans la production mondiale d’argent ; l’argent qui passe par l’Europe pour finir en Chine).
- Hanke, Lewis, The Imperial City of Potosí, Martinus Nijhoff, 1956, en bibliothèque (la croissance de la ville).
- HarvardX, « Week 22: Silver and Social Change in Late Ming », transcription de cours en ligne (SW12.5x), Harvard University / edX, en accès libre. https://courses.edx.org/c4x/HarvardX/SW12.5x/asset/Week_22_Transcript__Silver_and_Social_Change_in_Late_Ming_.pdf
- Koch, Alexander, Brierley, Chris, Maslin, Mark M. et Lewis, Simon L., « Earth System Impacts of the European Arrival and Great Dying in the Americas after 1492 », Quaternary Science Reviews, vol. 207, 2019, p. 13-36, en accès libre (les 119 estimations et les 60,5 millions avec leur fourchette ; les 90 % de perte ; l’origine animale des maladies et leur sens unique ; l’exemple des Caraïbes ; les 55,8 millions d’hectares reboisés ; la baisse du gaz carbonique, dont le reboisement et ses effets expliqueraient de 47 à 67 %, et les 0,15 °C). https://doi.org/10.1016/j.quascirev.2018.12.004
- Lane, Kris, « Potosí », dans Thurner, Mark et Pimentel, Juan (dir.), New World Objects of Knowledge: A Cabinet of Curiosities, University of London Press, 2021, en accès libre. https://read.uolpress.co.uk/read/new-world-objects-of-knowledge/section/8931f828-06b4-495b-8171-38472a1abd0b
- Marichal, Carlos, « The Spanish American Silver Peso: Export Commodity and Global Money of the Ancien Regime (16th-18th centuries) », dans Topik, Steven, Marichal, Carlos et Frank, Zephyr (dir.), Latin American Commodity Chains and the Building of Global Economy (XVI-XXth Centuries), Duke University Press, 2006, p. 25-52, en accès libre (version de l’auteur ; l’Amérique espagnole, source de peut-être 80 % de l’argent mondial entre 1500 et 1800, d’après Flynn et Giráldez). https://carlosmarichal.colmex.mx/From%20silver%20to%20cocaine.pdf
- Naithani, Sushma, History and Science of Cultivated Plants, Open Oregon State (Oregon State University), 2021, chap. 3 « Colonial Agriculture », en accès libre (l’échange colombien : pomme de terre, tomate et maïs vers l’Ancien Monde ; canne à sucre, riz et blé vers les Amériques). https://open.oregonstate.education/cultivatedplants/chapter/colonialagriculture/
- Nunn, Nathan et Qian, Nancy, « The Columbian Exchange: A History of Disease, Food, and Ideas », Journal of Economic Perspectives, vol. 24, n° 2, 2010, p. 163-188, accès libre (l’éventail des estimations de la population des Amériques avant 1492 : de 8 millions environ à plus de 110 millions). https://www.kellogg.northwestern.edu/faculty/qian/resources/NunnQianJEP.pdf
- Padilla, Pamela, « A short story about Potosi—the largest South American silver mine—in the Library’s Collections (Part 2) », Worlds Revealed (blog des collections internationales), Library of Congress, 26 août 2022, en accès libre (la mita coloniale du vice-roi Toledo, bâtie sur la mita inca, et la levée d’environ un homme valide sur sept). https://blogs.loc.gov/international-collections/2022/08/a-short-story-about-potosi-the-largest-south-american-silver-mine-in-the-librarys-collections-part-2-loclr-blogint/
- Robins, Nicholas A., Mercury, Mining, and Empire: The Human and Ecological Cost of Colonial Silver Mining in the Andes, Indiana University Press, 2011, en bibliothèque (le mercure, les raffineries, la mortalité).
- Von Glahn, Richard, Fountain of Fortune: Money and Monetary Policy in China, 1000-1700, University of California Press, 1996, en bibliothèque (la réforme fiscale Ming et la demande chinoise d’argent).
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