
L’étiquette d’un tee-shirt invite à une question simple : combien de personnes ont travaillé dessus, et où ?
Celui qui le porte ne peut pas répondre. Personne ne le peut vraiment. C’est cela qui est nouveau.
Ce que le mot recouvre
La mondialisation désigne l’intensification des liens entre les régions du monde : marchandises, capitaux, informations et personnes circulent en plus grand nombre, plus vite et plus loin qu’auparavant.
Son moteur est ancien et simple. Chaque région produit mieux ou moins cher certaines choses — à cause de son climat, de ses ressources, de son savoir-faire, du coût de son travail. Chacune a donc intérêt à se spécialiser dans ce qu’elle fait le mieux et à échanger le reste, plutôt que de tout produire médiocrement. Ce raisonnement fonde le commerce international depuis toujours.
Ce qui a changé récemment n’est pas le principe, mais l’échelle à laquelle il s’applique.
- On ne délocalise plus un produit, mais une étape. Un téléphone n’est plus fabriqué dans un pays : la conception, les composants, l’assemblage et le logiciel sont répartis entre beaucoup de pays. On appelle cela une chaîne de valeur. Selon l’OCDE, environ 70 % du commerce international passe par ces chaînes : des services, des matières premières, des pièces et des composants qui traversent les frontières — souvent plusieurs fois. En conséquence, l’étiquette « fabriqué en » ne signifie presque plus rien : elle désigne le pays de la dernière étape, non celui où le produit a été fait.
- Les entreprises qui pilotent ces chaînes sont des multinationales, présentes dans plusieurs pays à la fois, et souvent plus grandes économiquement que certains États.
- Le transport ne coûte presque plus rien rapporté à la valeur des marchandises. Envoyer un tee-shirt à l’autre bout du monde revient à quelques centimes.1
Ce dernier point est décisif ; c’est le sujet de la suite de cette page. Tant que le transport coûtait cher, on produisait près de l’endroit où l’on vendait ; dès que ce coût s’effondre, la distance cesse d’être un obstacle et il devient rentable de découper la fabrication en morceaux dispersés.
Ce système est efficace et fragile en même temps, et pour la même raison : chaque maillon dépend des autres. Une pièce qui manque, un port bloqué, un détroit fermé peuvent suffire à arrêter une chaîne entière. En 2021, un seul porte-conteneurs échoué en travers du canal de Suez a suffi à bloquer une des grandes voies du commerce mondial pendant plusieurs jours. C’est ce que cette page examine plus loin.2
Une nuance s’impose toutefois, car on lit souvent que tout est devenu dangereusement dépendant. Une analyse de l’OCDE publiée en 2025 montre qu’environ 30 % seulement des produits exportés sont très concentrés sur quelques partenaires : la plupart des flux restent assez diversifiés. Mais les pays achètent de plus en plus auprès d’un petit nombre de fournisseurs : cette concentration a augmenté depuis la fin des années 1990, et c’est elle qui peut créer la vulnérabilité.3
Ce qui n’est pas nouveau
On affirme souvent que le monde s’est mis à échanger récemment. C’est faux, comme le montrent plusieurs pages de ce site.
Les réseaux de l’océan Indien fonctionnaient depuis des siècles avant 1492. Au XVIᵉ siècle, l’argent des Andes filait vers la Chine. Les chiffres que nous utilisons pour compter ont voyagé d’Asie du Sud vers l’Europe, et le papier a suivi la même route.4
Le monde échangeait déjà. Ce qui a changé, c’est la vitesse, la quantité — et le fait que la chaîne soit devenue invisible.
Ce qui est nouveau tient dans une boîte
Le 26 avril 1956, une grue charge cinquante-huit caisses métalliques sur un pétrolier réaménagé.5
Jusque-là, charger une tonne de marchandise à la main coûtait 5,83 dollars. Dans ces caisses : moins de 16 cents.6
L’homme qui a organisé cela n’a pas inventé la caisse — des conteneurs existaient. Ce qu’il a inventé, c’est l’accord entre les objets : une boîte, un camion, une grue, un navire et un quai qui s’entendent d’avance sur des dimensions.
Ce site rencontre ici la même idée pour la quatrième fois.
Un poids étalon permet de comparer une marchandise d’une ville à l’autre. Une pièce garantie permet d’échanger avec un inconnu. Une règle écrite permet à deux équipes qui ne se sont jamais vues de jouer l’une contre l’autre. Une caisse aux dimensions convenues permet de faire circuler des marchandises sans que personne n’ouvre les portes.
Une convention partagée rend possible la relation avec un étranger. C’est peut-être l’idée la plus importante de cette encyclopédie.
Le piège des détroits : quand le flux se fige
Si la mondialisation paraît fluide, elle repose sur une géographie physique extrêmement fragile. La majorité du commerce mondial emprunte des routes maritimes qui se rétrécissent en quelques points de passage obligés : les détroits et canaux stratégiques (Suez, Panama, Malacca, Ormuz).
En mars 2021, un porte-conteneurs long de quatre cents mètres s’échoue en travers du canal de Suez. Pendant plusieurs jours, le canal est totalement bloqué.7
Résultat : des centaines de navires immobilisés aux deux entrées, des milliards de dollars de marchandises arrêtées chaque jour selon les estimations, et des chaînes d’approvisionnement perturbées pendant des mois.8
Un seul incident technique, dans un couloir de quelques centaines de mètres de large, suffit à gripper l’économie de dizaines de pays à l’autre bout de la Terre.
Ce que produit une chaîne longue
Cette interdépendance a une autre face, et celle-ci a des visages.
Le 24 avril 2013, au Bangladesh, un immeuble abritant des ateliers de couture s’effondre. Plus de mille cent personnes meurent, en grande majorité des ouvrières du textile. Des fissures avaient été constatées la veille, mais le personnel avait reçu l’ordre de monter travailler. Les vêtements fabriqués là étaient vendus par des enseignes internationales à des milliers de kilomètres.9
À l’autre extrémité de la chaîne, en fin de vie des produits, se joue un autre drame, plus discret. Dans une décharge de la périphérie d’Accra, au Ghana, comme sur d’autres sites en Asie du Sud-Est, des milliers de personnes ont désossé à la main ou brûlé des déchets électroniques venus des pays riches. Elles en tiraient du cuivre et du plomb, au prix d’une contamination grave des sols et de leurs poumons. Le site ghanéen a été rasé au début des années 2020, et les travailleurs dispersés.10
Quand une chaîne est longue, chacun n’en voit qu’un maillon. C’est ce qui la rend efficace — et ce qui permet à chacun d’affirmer que ce n’était pas son affaire.
Et ce que les sociétés en font
Cette page ne doit pas être lue comme si le monde se contentait de subir.
Au Kenya, un service permettant d’envoyer de l’argent par téléphone (M-Pesa) a été lancé en 2007 par Safaricom, du groupe Vodafone, avec un logiciel mis au point par une entreprise britannique. Ce sont les Kényans qui en ont fait une pratique quotidienne de masse — à un point que personne n’a reproduit ailleurs à la même échelle.11
La leçon est la même que dans plusieurs autres pages de ce site : les tisserands indiens qui achètent le fil industriel et continuent de tisser, le Japon qui choisit un modèle d’école puis en change, les fondeurs du Bénin qui font des œuvres avec de la monnaie fondue.
Recevoir n’est pas subir. Il faut dire d’où vient une technique, et dire aussi où elle est devenue une pratique. Ce ne sont pas toujours les mêmes endroits.
Un dernier mot sur le numérique
On parle du « virtuel », du « nuage », de l’« immatériel ».
Rien de tout cela n’est immatériel. Un message envoyé passe par des câbles sous-marins, des antennes et des bâtiments remplis de serveurs. Ces machines contiennent des métaux rares qu’il a fallu extraire, elles consomment une quantité immense d’électricité pour refroidir leurs circuits, et elles finissent par devenir des déchets toxiques.12
Ce n’est pas une raison de s’en priver, mais une raison de savoir ce qu’il en est.
Note 1
Global value chains (GVCs) account for about 70% of international trade, as services, raw materials, parts, and components cross borders – often multiple times.
Les chaînes de valeur mondiales (CVM) représentent environ 70 % du commerce international, car services, matières premières, pièces et composants traversent les frontières, souvent plusieurs fois.
Organisation de coopération et de développement économiques, « Global Value and Supply Chains », en accès libre
Note 2
And while they may make up only a small portion of total product value, their function can be so critical that any shortage could halt production lines (the automobile sector being a case in point).
Et même s’ils ne représentent qu’une petite part de la valeur totale du produit, leur fonction peut être si essentielle que la moindre pénurie pourrait arrêter des chaînes de production (le secteur automobile en est un exemple).
Igan, Deniz, Rungcharoenkitkul, Phurichai et Takahashi, Koji, « Global supply chain disruptions: evolution, impact, outlook », BIS Bulletin, n° 61, Banque des règlements internationaux, 28 septembre 2022, en accès libre
Note 3
Based on a broad assessment of supply chain structures and vulnerabilities, this report finds that most trade flows remain relatively diversified. Approximately 30% of exported products are subject to high levels of concentration in few trading partners.
D’après une large évaluation des structures et des vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement, ce rapport constate que la plupart des flux commerciaux restent relativement diversifiés. Environ 30 % des produits exportés présentent une forte concentration sur peu de partenaires commerciaux.
Organisation de coopération et de développement économiques, OECD Supply Chain Resilience Review: Navigating Risks, Paris, OECD Publishing, 2 juin 2025, en accès libre
That said, import concentration is on the rise, as countries are increasingly sourcing products from fewer suppliers than is globally possible. The number of cases of suboptimal diversification is 50% higher in the 2020s than it was in the late 1990s. […] it is also a potential source of vulnerability to shocks.
Cela dit, la concentration des importations augmente : les pays s’approvisionnent de plus en plus auprès de moins de fournisseurs qu’il serait possible. Les cas de diversification insuffisante sont 50 % plus nombreux dans les années 2020 qu’à la fin des années 1990. […] c’est aussi une source possible de vulnérabilité aux chocs.
Organisation de coopération et de développement économiques, OECD Supply Chain Resilience Review: Navigating Risks, Paris, OECD Publishing, 2 juin 2025, en accès libre
Note 4
When European nations such as Spain, Portugal, the Netherlands, England, and France were just setting out on voyages of exploration and beginning to forge maritime trade networks, a thriving oceangoing commerce was already being carried on in the Indian Ocean.
Quand des nations européennes comme l’Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, l’Angleterre et la France commençaient tout juste à partir en voyages d’exploration et à tisser des réseaux commerciaux maritimes, un commerce océanique florissant se pratiquait déjà dans l’océan Indien.
Kordas, Ann, Lynch, Ryan J., Nelson, Brooke et Tatlock, Julie, World History, Volume 2: from 1400, OpenStax, 2022, chapitre 2, introduction
For the most part, these were trade diaspora communities, communities established by merchants from foreign lands who came to do business but often settled and married into the local population. The most significant of the trade diaspora communities in Gujarat were those founded by Muslims. Some of their inhabitants were the descendants of merchants who had arrived from Persia or the Arabian Peninsula as early as the eighth century […]
Il s’agissait pour la plupart de communautés de diaspora marchande, fondées par des marchands venus de pays étrangers pour commercer, qui souvent s’établissaient et se mariaient dans la population locale. Les plus importantes de ces communautés au Gujarat étaient celles qu’avaient fondées des musulmans. Certains de leurs membres descendaient de marchands arrivés de Perse ou de la péninsule Arabique dès le VIIIᵉ siècle […]
Kordas, Ann, Lynch, Ryan J., Nelson, Brooke et Tatlock, Julie, World History, Volume 2: from 1400, OpenStax, 2022, chapitre 2, introduction et section 2.1 « India and International Connections »
China was the dominant buyer of silver. On the supply side, Spanish America erupted with unprecedented production of the white metal.
La Chine était le principal acheteur d’argent. Du côté de l’offre, l’Amérique espagnole s’est mise à produire le métal blanc en quantités sans précédent.
Flynn, Dennis O. et Giráldez, Arturo, « Born with a "Silver Spoon": The Origin of World Trade in 1571 », Journal of World History, vol. 6, 1995, p. 201-221
Note 5
[…] the 524-foot Ideal X cast off from Berth 24 at the foot of Marsh Street in Port Newark en route to Houston, Texas carrying 58 containers on its maiden voyage. […] The crane placed a container on the deck of the Ideal X every seven minutes. The ship was loaded in less than eight hours and set sail on her maiden voyage the same day, April 26, 1956.
[…] l’Ideal X, long de 524 pieds, a largué les amarres du poste 24, au pied de Marsh Street, à Port Newark, à destination de Houston, au Texas, avec 58 conteneurs pour son voyage inaugural. […] La grue déposait un conteneur sur le pont de l’Ideal X toutes les sept minutes. Le navire a été chargé en moins de huit heures et a pris la mer pour son voyage inaugural le jour même, le 26 avril 1956.
Hamlett, Roz, « Port Newark: How Malcom McLean Changed the World », PORTfolio, Port Authority of New York and New Jersey, 27 avril 2016
In April 1956, a refitted oil tanker carried fifty-eight shipping containers from Newark to Houston.
En avril 1956, un pétrolier réaménagé a transporté cinquante-huit conteneurs de Newark à Houston.
Princeton University Press, présentation de Levinson, Marc, The Box: How the Shipping Container Made the World Smaller and the World Economy Bigger, 2e éd., 2016
Note 6
McLean calculated that in 1956, loading a medium-sized ship the conventional way cost $5.83 a ton. By comparison, loading containers (using the Ideal-X as a frame of reference) would cost less than $0.16 per ton.
McLean calcula qu’en 1956, charger un navire de taille moyenne de la manière classique coûtait 5,83 dollars la tonne. En comparaison, charger des conteneurs (en prenant l’Ideal-X pour référence) coûterait moins de 0,16 dollar la tonne.
Rodrigue, Jean-Paul, « First Containership, Ideal-X, 1956 », The Geography of Transport Systems, 6e éd., Routledge, 2024, chap. 1, § 1.4
Note 7
On March 23, 2021, the containership Ever Given ran aground in the Suez Canal. […] The Ever Given measures 400m long with a beam of 59m and a capacity of over 20,000 TEU. […] However, the incident occurred in the southern section of the Suez Canal, which has only one navigation lane, resulting in the complete blockage of all transits. […] On March 29, the containership was refloated and towed away to the Great Bitter Lake.
Le 23 mars 2021, le porte-conteneurs Ever Given s’échoua dans le canal de Suez. […] L’Ever Given mesure 400 m de long pour 59 m de large, avec une capacité de plus de 20 000 EVP. […] Mais l’incident s’est produit dans la section sud du canal, qui n’a qu’une seule voie de navigation, ce qui bloqua complètement tous les passages. […] Le 29 mars, le porte-conteneurs fut renfloué et remorqué jusqu’au Grand Lac Amer.
Notteboom, Theo, Pallis, Athanasios et Rodrigue, Jean-Paul, « Blockage of the Suez Canal, March 2021 »
Note 8
A traffic jam on both entries of the Canal (the Mediterranean and the Red Sea), where more than 430 ships were forced to wait. […] The blockage held up some USD 9 billion in global trade each day
Un embouteillage aux deux entrées du canal (Méditerranée et mer Rouge), où plus de 430 navires ont dû attendre. […] Le blocage a immobilisé quelque 9 milliards de dollars de commerce mondial chaque jour
Notteboom, Theo, Pallis, Athanasios et Rodrigue, Jean-Paul, « Blockage of the Suez Canal, March 2021 »
Note 9
Over 1,100 people – mostly garment workers – lost their lives when the Rana Plaza factory collapsed in the outskirts of Dhaka, Bangladesh, on 24 April 2013.
Plus de 1 100 personnes – pour la plupart des ouvrières et ouvriers du textile – ont perdu la vie lorsque l’usine du Rana Plaza s’est effondrée en périphérie de Dacca, au Bangladesh, le 24 avril 2013.
Organisation internationale du travail, « The Rana Plaza Disaster Ten Years On: What Has Changed? », Genève, 2023
Note 10
Global flows of e-waste from the Global North to the Global South continue to damage local environments and harm human health. […] The Agbogbloshie site alone provides livelihood opportunities of various sorts to approximately 4500–6000 workers and perhaps another 1500 indirectly [6]. […] After manually dismantling electronic devices, recyclers (see Table 1 for economic roles) will normally burn computer components in order to extract metals from plastic, metallic, and rubber coverings.
Les flux mondiaux de déchets électroniques du Nord vers le Sud continuent d’abîmer l’environnement local et de nuire à la santé humaine. […] Le seul site d’Agbogbloshie fait vivre, de diverses manières, environ 4 500 à 6 000 travailleurs, et peut-être 1 500 autres indirectement [6]. […] Après avoir démonté à la main les appareils électroniques, les recycleurs (voir le tableau 1 pour les rôles économiques) brûlent en général les composants des ordinateurs pour en extraire les métaux de leurs gaines de plastique, de métal et de caoutchouc.
Daum, Kurt, Stoler, Justin et Grant, Richard J., « Toward a More Sustainable Trajectory for E-Waste Policy: A Review of a Decade of E-Waste Research in Accra, Ghana », International Journal of Environmental Research and Public Health, vol. 14, n° 2, 2017, 135
Several studies conducted at the Agbogbloshie informal e-waste site have reported high concentrations of harmful compounds present in ambient air, soil sediments, water bodies and biological fluids (blood and urine) of e-waste workers [13,14,15]. […] Direct exposure of e-waste workers to PM predisposes to decline in lung function and risk for small airway diseases such as asthma and COPD.
Plusieurs études menées sur le site informel de déchets électroniques d’Agbogbloshie ont relevé de fortes concentrations de composés nocifs dans l’air ambiant, les sédiments du sol, les eaux et les fluides biologiques (sang et urine) des travailleurs des déchets électroniques [13,14,15]. […] L’exposition directe des travailleurs des déchets électroniques aux particules les prédispose à un déclin de la fonction pulmonaire et à un risque de maladies des petites voies aériennes comme l’asthme et la BPCO.
Amoabeng Nti, Afua Asabea et al., « Effect of Particulate Matter Exposure on Respiratory Health of e-Waste Workers at Agbogbloshie, Accra, Ghana », International Journal of Environmental Research and Public Health, vol. 17, n° 9, 2020, 3042
Around 5.1 billion kg of used EEE/e-waste are shipped from one country to another annually. Of that total, 3.3 billion kg (65 per cent) are uncontrolled transboundary movements of used EEE/e-waste from high- to middle- and low-income countries.
Environ 5,1 milliards de kg d’équipements électriques et électroniques usagés ou de déchets électroniques sont expédiés chaque année d’un pays à un autre. Sur ce total, 3,3 milliards de kg (65 %) sont des mouvements transfrontières non contrôlés de pays à revenu élevé vers des pays à revenu intermédiaire ou faible.
Baldé, Cornelis P. et al., Global E-waste Monitor 2024, Union internationale des télécommunications et UNITAR, Genève, 2024
Note 11
In March 2007, Kenya’s largest mobile network operator, Safaricom (part of the Vodafone Group) launched M-PESA, an innovative payment service for the unbanked. […] we tendered for an external software developer; and chose Sagentia, a British company specializing in "blue sky" strategic development. […] operated locally by Safaricom, but owned, hosted, and developed by Vodafone.
En mars 2007, le principal opérateur de téléphonie mobile du Kenya, Safaricom (filiale du groupe Vodafone), a lancé M-PESA, un service de paiement innovant destiné aux personnes sans compte bancaire. […] nous avons lancé un appel d’offres pour un développeur de logiciel externe, et choisi Sagentia, une entreprise britannique spécialisée dans le développement stratégique « blue sky ». […] exploité localement par Safaricom, mais possédé, hébergé et développé par Vodafone.
Hughes, Nick et Lonie, Susie, « M-PESA: Mobile Money for the "Unbanked": Turning Cellphones into 24-Hour Tellers in Kenya », Innovations: Technology, Governance, Globalization, vol. 2, n° 1-2, 2007, p. 63-81
the country that has seen perhaps the most rapid and widespread growth of a mobile money product – known locally as M PESA – in the developing world. […] M‐PESA has grown rapidly, reaching approximately 65 percent of Kenyan households by the end of 2009
le pays qui a connu peut-être la croissance la plus rapide et la plus étendue d’un produit d’argent mobile — appelé localement M-PESA — dans le monde en développement. […] M-PESA a crû rapidement, atteignant environ 65 % des ménages kényans fin 2009
Jack, William et Suri, Tavneet, « Mobile Money: The Economics of M-PESA », National Bureau of Economic Research, 2011
Note 12
After globally consuming an estimated 460 terawatt-hours (TWh) in 2022, data centres' total electricity consumption could reach more than 1 000 TWh in 2026.
Après avoir consommé à l’échelle mondiale environ 460 térawattheures (TWh) en 2022, les centres de données pourraient voir leur consommation totale d’électricité dépasser 1 000 TWh en 2026.
Agence internationale de l’énergie, Electricity 2024, Paris, 2024
Notes et sources
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Passage Selon l’OCDE, environ 70 % du commerce international passe par ces chaînes : des services, des matières premières, des pièces et des composants qui traversent les frontières — souvent plusieurs fois.
Global value chains (GVCs) account for about 70% of international trade, as services, raw materials, parts, and components cross borders – often multiple times.
Traduction de la rédaction Les chaînes de valeur mondiales (CVM) représentent environ 70 % du commerce international, car services, matières premières, pièces et composants traversent les frontières, souvent plusieurs fois.
Source Organisation de coopération et de développement économiques, « Global Value and Supply Chains », en accès libre, page de présentation.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage chaque maillon dépend des autres. Une pièce qui manque, un port bloqué, un détroit fermé peuvent suffire à arrêter une chaîne entière.
And while they may make up only a small portion of total product value, their function can be so critical that any shortage could halt production lines (the automobile sector being a case in point).
Traduction de la rédaction Et même s’ils ne représentent qu’une petite part de la valeur totale du produit, leur fonction peut être si essentielle que la moindre pénurie pourrait arrêter des chaînes de production (le secteur automobile en est un exemple).
Source Igan, Deniz, Rungcharoenkitkul, Phurichai et Takahashi, Koji, « Global supply chain disruptions: evolution, impact, outlook », BIS Bulletin, n° 61, Banque des règlements internationaux, 28 septembre 2022, en accès libre, p. 3 (encadré sur les semi-conducteurs) ; p. 1-2 pour les ports : « Lockdowns in major hubs, such as Shanghai, in the spring of 2022 halted shipping and production of intermediate parts. ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage environ 30 % seulement des produits exportés sont très concentrés sur quelques partenaires : la plupart des flux restent assez diversifiés
Based on a broad assessment of supply chain structures and vulnerabilities, this report finds that most trade flows remain relatively diversified. Approximately 30% of exported products are subject to high levels of concentration in few trading partners.
Traduction de la rédaction D’après une large évaluation des structures et des vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement, ce rapport constate que la plupart des flux commerciaux restent relativement diversifiés. Environ 30 % des produits exportés présentent une forte concentration sur peu de partenaires commerciaux.
Source Organisation de coopération et de développement économiques, OECD Supply Chain Resilience Review: Navigating Risks, Paris, OECD Publishing, 2 juin 2025, en accès libre, résumé (Executive summary), p. 11, « Most global trade remains diversified, but import concentration is on the rise ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage les pays achètent de plus en plus auprès d’un petit nombre de fournisseurs : cette concentration a augmenté depuis la fin des années 1990, et c’est elle qui peut créer la vulnérabilité
That said, import concentration is on the rise, as countries are increasingly sourcing products from fewer suppliers than is globally possible. The number of cases of suboptimal diversification is 50% higher in the 2020s than it was in the late 1990s. […] it is also a potential source of vulnerability to shocks.
Traduction de la rédaction Cela dit, la concentration des importations augmente : les pays s’approvisionnent de plus en plus auprès de moins de fournisseurs qu’il serait possible. Les cas de diversification insuffisante sont 50 % plus nombreux dans les années 2020 qu’à la fin des années 1990. […] c’est aussi une source possible de vulnérabilité aux chocs.
Source Organisation de coopération et de développement économiques, OECD Supply Chain Resilience Review: Navigating Risks, Paris, OECD Publishing, 2 juin 2025, en accès libre, résumé, p. 11 ; chapitre 1, section 1.2, p. 16 pour la vulnérabilité.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Les réseaux de l’océan Indien fonctionnaient […] avant 1492.
When European nations such as Spain, Portugal, the Netherlands, England, and France were just setting out on voyages of exploration and beginning to forge maritime trade networks, a thriving oceangoing commerce was already being carried on in the Indian Ocean.
Traduction de la rédaction Quand des nations européennes comme l’Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, l’Angleterre et la France commençaient tout juste à partir en voyages d’exploration et à tisser des réseaux commerciaux maritimes, un commerce océanique florissant se pratiquait déjà dans l’océan Indien.
Source Kordas, Ann, Lynch, Ryan J., Nelson, Brooke et Tatlock, Julie, World History, Volume 2: from 1400, OpenStax, 2022, chapitre 2, introduction, introduction du chapitre 2, 2ᵉ phrase.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage Les réseaux de l’océan Indien fonctionnaient depuis des siècles
For the most part, these were trade diaspora communities, communities established by merchants from foreign lands who came to do business but often settled and married into the local population. The most significant of the trade diaspora communities in Gujarat were those founded by Muslims. Some of their inhabitants were the descendants of merchants who had arrived from Persia or the Arabian Peninsula as early as the eighth century […]
Traduction de la rédaction Il s’agissait pour la plupart de communautés de diaspora marchande, fondées par des marchands venus de pays étrangers pour commercer, qui souvent s’établissaient et se mariaient dans la population locale. Les plus importantes de ces communautés au Gujarat étaient celles qu’avaient fondées des musulmans. Certains de leurs membres descendaient de marchands arrivés de Perse ou de la péninsule Arabique dès le VIIIᵉ siècle […]
Source Kordas, Ann, Lynch, Ryan J., Nelson, Brooke et Tatlock, Julie, World History, Volume 2: from 1400, OpenStax, 2022, chapitre 2, introduction et section 2.1 « India and International Connections », section 2.1, encadré « Beyond the Book » (« The Port of Surat »), paragraphe sur les communautés marchandes du Gujarat.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage Au XVIᵉ siècle, l’argent des Andes filait vers la Chine.
China was the dominant buyer of silver. On the supply side, Spanish America erupted with unprecedented production of the white metal.
Traduction de la rédaction La Chine était le principal acheteur d’argent. Du côté de l’offre, l’Amérique espagnole s’est mise à produire le métal blanc en quantités sans précédent.
Source Flynn, Dennis O. et Giráldez, Arturo, « Born with a "Silver Spoon": The Origin of World Trade in 1571 », Journal of World History, vol. 6, 1995, p. 201-221, début de l’article (résumé de la réédition Routledge, 2022).
Accès payant · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Le 26 avril 1956, une grue charge cinquante-huit caisses métalliques
[…] the 524-foot Ideal X cast off from Berth 24 at the foot of Marsh Street in Port Newark en route to Houston, Texas carrying 58 containers on its maiden voyage. […] The crane placed a container on the deck of the Ideal X every seven minutes. The ship was loaded in less than eight hours and set sail on her maiden voyage the same day, April 26, 1956.
Traduction de la rédaction […] l’Ideal X, long de 524 pieds, a largué les amarres du poste 24, au pied de Marsh Street, à Port Newark, à destination de Houston, au Texas, avec 58 conteneurs pour son voyage inaugural. […] La grue déposait un conteneur sur le pont de l’Ideal X toutes les sept minutes. Le navire a été chargé en moins de huit heures et a pris la mer pour son voyage inaugural le jour même, le 26 avril 1956.
Source Hamlett, Roz, « Port Newark: How Malcom McLean Changed the World », PORTfolio, Port Authority of New York and New Jersey, 27 avril 2016, 1er paragraphe, 1re phrase, et 3e paragraphe, 1re et 2e phrases.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage cinquante-huit caisses métalliques sur un pétrolier réaménagé.
In April 1956, a refitted oil tanker carried fifty-eight shipping containers from Newark to Houston.
Traduction de la rédaction En avril 1956, un pétrolier réaménagé a transporté cinquante-huit conteneurs de Newark à Houston.
Source Princeton University Press, présentation de Levinson, Marc, The Box: How the Shipping Container Made the World Smaller and the World Economy Bigger, 2e éd., 2016, présentation de l’éditeur (« Overview »), 1er paragraphe, 1re phrase.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage charger une tonne de marchandise à la main coûtait 5,83 dollars. Dans ces caisses : moins de 16 cents.
McLean calculated that in 1956, loading a medium-sized ship the conventional way cost $5.83 a ton. By comparison, loading containers (using the Ideal-X as a frame of reference) would cost less than $0.16 per ton.
Traduction de la rédaction McLean calcula qu’en 1956, charger un navire de taille moyenne de la manière classique coûtait 5,83 dollars la tonne. En comparaison, charger des conteneurs (en prenant l’Ideal-X pour référence) coûterait moins de 0,16 dollar la tonne.
Source Rodrigue, Jean-Paul, « First Containership, Ideal-X, 1956 », The Geography of Transport Systems, 6e éd., Routledge, 2024, chap. 1, § 1.4, chap. 1, § 1.4, encadré « First Containership, Ideal-X, 1956 ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage En mars 2021, un porte-conteneurs long de quatre cents mètres s’échoue en travers du canal de Suez. Pendant plusieurs jours, le canal est totalement bloqué.
On March 23, 2021, the containership Ever Given ran aground in the Suez Canal. […] The Ever Given measures 400m long with a beam of 59m and a capacity of over 20,000 TEU. […] However, the incident occurred in the southern section of the Suez Canal, which has only one navigation lane, resulting in the complete blockage of all transits. […] On March 29, the containership was refloated and towed away to the Great Bitter Lake.
Traduction de la rédaction Le 23 mars 2021, le porte-conteneurs Ever Given s’échoua dans le canal de Suez. […] L’Ever Given mesure 400 m de long pour 59 m de large, avec une capacité de plus de 20 000 EVP. […] Mais l’incident s’est produit dans la section sud du canal, qui n’a qu’une seule voie de navigation, ce qui bloqua complètement tous les passages. […] Le 29 mars, le porte-conteneurs fut renfloué et remorqué jusqu’au Grand Lac Amer.
Source Notteboom, Theo, Pallis, Athanasios et Rodrigue, Jean-Paul, « Blockage of the Suez Canal, March 2021 », premier et deuxième paragraphes.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage des centaines de navires immobilisés aux deux entrées, des milliards de dollars de marchandises arrêtées chaque jour selon les estimations
A traffic jam on both entries of the Canal (the Mediterranean and the Red Sea), where more than 430 ships were forced to wait. […] The blockage held up some USD 9 billion in global trade each day
Traduction de la rédaction Un embouteillage aux deux entrées du canal (Méditerranée et mer Rouge), où plus de 430 navires ont dû attendre. […] Le blocage a immobilisé quelque 9 milliards de dollars de commerce mondial chaque jour
Source Notteboom, Theo, Pallis, Athanasios et Rodrigue, Jean-Paul, « Blockage of the Suez Canal, March 2021 », liste des principaux effets (« main impacts »), deux premiers points.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Le 24 avril 2013, au Bangladesh, un immeuble abritant des ateliers de couture s’effondre. Plus de mille cent personnes meurent
Over 1,100 people – mostly garment workers – lost their lives when the Rana Plaza factory collapsed in the outskirts of Dhaka, Bangladesh, on 24 April 2013.
Traduction de la rédaction Plus de 1 100 personnes – pour la plupart des ouvrières et ouvriers du textile – ont perdu la vie lorsque l’usine du Rana Plaza s’est effondrée en périphérie de Dacca, au Bangladesh, le 24 avril 2013.
Source Organisation internationale du travail, « The Rana Plaza Disaster Ten Years On: What Has Changed? », Genève, 2023, introduction de la page.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage des milliers de personnes ont désossé à la main ou brûlé des déchets électroniques venus des pays riches
Global flows of e-waste from the Global North to the Global South continue to damage local environments and harm human health. […] The Agbogbloshie site alone provides livelihood opportunities of various sorts to approximately 4500–6000 workers and perhaps another 1500 indirectly [6]. […] After manually dismantling electronic devices, recyclers (see Table 1 for economic roles) will normally burn computer components in order to extract metals from plastic, metallic, and rubber coverings.
Traduction de la rédaction Les flux mondiaux de déchets électroniques du Nord vers le Sud continuent d’abîmer l’environnement local et de nuire à la santé humaine. […] Le seul site d’Agbogbloshie fait vivre, de diverses manières, environ 4 500 à 6 000 travailleurs, et peut-être 1 500 autres indirectement [6]. […] Après avoir démonté à la main les appareils électroniques, les recycleurs (voir le tableau 1 pour les rôles économiques) brûlent en général les composants des ordinateurs pour en extraire les métaux de leurs gaines de plastique, de métal et de caoutchouc.
Source Daum, Kurt, Stoler, Justin et Grant, Richard J., « Toward a More Sustainable Trajectory for E-Waste Policy: A Review of a Decade of E-Waste Research in Accra, Ghana », International Journal of Environmental Research and Public Health, vol. 14, n° 2, 2017, 135, résumé, 1re phrase ; § 1 (« Introduction »), 2e paragraphe ; § 5.4 (« Rudimentary Recycling Practices »), 1er paragraphe.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage au prix d’une contamination grave des sols et de leurs poumons
Several studies conducted at the Agbogbloshie informal e-waste site have reported high concentrations of harmful compounds present in ambient air, soil sediments, water bodies and biological fluids (blood and urine) of e-waste workers [13,14,15]. […] Direct exposure of e-waste workers to PM predisposes to decline in lung function and risk for small airway diseases such as asthma and COPD.
Traduction de la rédaction Plusieurs études menées sur le site informel de déchets électroniques d’Agbogbloshie ont relevé de fortes concentrations de composés nocifs dans l’air ambiant, les sédiments du sol, les eaux et les fluides biologiques (sang et urine) des travailleurs des déchets électroniques [13,14,15]. […] L’exposition directe des travailleurs des déchets électroniques aux particules les prédispose à un déclin de la fonction pulmonaire et à un risque de maladies des petites voies aériennes comme l’asthme et la BPCO.
Source Amoabeng Nti, Afua Asabea et al., « Effect of Particulate Matter Exposure on Respiratory Health of e-Waste Workers at Agbogbloshie, Accra, Ghana », International Journal of Environmental Research and Public Health, vol. 17, n° 9, 2020, 3042, § 1 (« Introduction »), 3e paragraphe ; résumé, « Conclusions ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage des déchets électroniques venus des pays riches
Around 5.1 billion kg of used EEE/e-waste are shipped from one country to another annually. Of that total, 3.3 billion kg (65 per cent) are uncontrolled transboundary movements of used EEE/e-waste from high- to middle- and low-income countries.
Traduction de la rédaction Environ 5,1 milliards de kg d’équipements électriques et électroniques usagés ou de déchets électroniques sont expédiés chaque année d’un pays à un autre. Sur ce total, 3,3 milliards de kg (65 %) sont des mouvements transfrontières non contrôlés de pays à revenu élevé vers des pays à revenu intermédiaire ou faible.
Source Baldé, Cornelis P. et al., Global E-waste Monitor 2024, Union internationale des télécommunications et UNITAR, Genève, 2024, Chapitre 4 « Transboundary Movements », p. 40.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Au Kenya, un service permettant d’envoyer de l’argent par téléphone (M-Pesa) a été lancé en 2007 par Safaricom, du groupe Vodafone, avec un logiciel mis au point par une entreprise britannique.
In March 2007, Kenya’s largest mobile network operator, Safaricom (part of the Vodafone Group) launched M-PESA, an innovative payment service for the unbanked. […] we tendered for an external software developer; and chose Sagentia, a British company specializing in "blue sky" strategic development. […] operated locally by Safaricom, but owned, hosted, and developed by Vodafone.
Traduction de la rédaction En mars 2007, le principal opérateur de téléphonie mobile du Kenya, Safaricom (filiale du groupe Vodafone), a lancé M-PESA, un service de paiement innovant destiné aux personnes sans compte bancaire. […] nous avons lancé un appel d’offres pour un développeur de logiciel externe, et choisi Sagentia, une entreprise britannique spécialisée dans le développement stratégique « blue sky ». […] exploité localement par Safaricom, mais possédé, hébergé et développé par Vodafone.
Source Hughes, Nick et Lonie, Susie, « M-PESA: Mobile Money for the "Unbanked": Turning Cellphones into 24-Hour Tellers in Kenya », Innovations: Technology, Governance, Globalization, vol. 2, n° 1-2, 2007, p. 63-81, p. 63, p. 70 et p. 79.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
Passage Ce sont les Kényans qui en ont fait une pratique quotidienne de masse
the country that has seen perhaps the most rapid and widespread growth of a mobile money product – known locally as M PESA – in the developing world. […] M‐PESA has grown rapidly, reaching approximately 65 percent of Kenyan households by the end of 2009
Traduction de la rédaction le pays qui a connu peut-être la croissance la plus rapide et la plus étendue d’un produit d’argent mobile — appelé localement M-PESA — dans le monde en développement. […] M-PESA a crû rapidement, atteignant environ 65 % des ménages kényans fin 2009
Source Jack, William et Suri, Tavneet, « Mobile Money: The Economics of M-PESA », National Bureau of Economic Research, 2011, résumé et introduction.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage des bâtiments remplis de serveurs […] elles consomment une quantité immense d’électricité
After globally consuming an estimated 460 terawatt-hours (TWh) in 2022, data centres' total electricity consumption could reach more than 1 000 TWh in 2026.
Traduction de la rédaction Après avoir consommé à l’échelle mondiale environ 460 térawattheures (TWh) en 2022, les centres de données pourraient voir leur consommation totale d’électricité dépasser 1 000 TWh en 2026.
Source Agence internationale de l’énergie, Electricity 2024, Paris, 2024, résumé exécutif (« Executive summary »).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Références bibliographiques
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- Abu-Lughod, Janet L., Before European Hegemony: The World System A.D. 1250-1350, Oxford University Press, 1989, en bibliothèque (les réseaux de l’océan Indien avant 1492).
- Agence internationale de l’énergie, Electricity 2024, Paris, 2024, en accès libre (la consommation électrique des centres de données : environ 460 TWh en 2022). https://www.iea.org/reports/electricity-2024/executive-summary
- Akese, Grace Abena et Little, Peter C., « Electronic Waste and the Environmental Justice Challenge in Agbogbloshie », Environmental Justice, vol. 11, n° 2, 2018, p. 77-83, accès payant (le site, le travail de récupération et ses effets sanitaires).
- Amoabeng Nti, Afua Asabea et al., « Effect of Particulate Matter Exposure on Respiratory Health of e-Waste Workers at Agbogbloshie, Accra, Ghana », International Journal of Environmental Research and Public Health, vol. 17, n° 9, 2020, 3042, en accès libre (les fortes concentrations de composés nocifs dans l’air, les sols et l’organisme des travailleurs d’Agbogbloshie ; le déclin de leur fonction pulmonaire). https://doi.org/10.3390/ijerph17093042
- Baldé, Cornelis P. et al., Global E-waste Monitor 2024, Union internationale des télécommunications et UNITAR, Genève, 2024, en accès libre (les flux mondiaux de déchets électroniques et leur traitement informel).
- Daum, Kurt, Stoler, Justin et Grant, Richard J., « Toward a More Sustainable Trajectory for E-Waste Policy: A Review of a Decade of E-Waste Research in Accra, Ghana », International Journal of Environmental Research and Public Health, vol. 14, n° 2, 2017, 135, en accès libre (les déchets électroniques venus du Nord ; les 4 500 à 6 000 travailleurs d’Agbogbloshie ; le démontage à la main et le brûlage). https://doi.org/10.3390/ijerph14020135
- Flynn, Dennis O. et Giráldez, Arturo, « Born with a "Silver Spoon": The Origin of World Trade in 1571 », Journal of World History, vol. 6, 1995, p. 201-221, accès payant (l’argent des Andes vers la Chine).
- Hamlett, Roz, « Port Newark: How Malcom McLean Changed the World », PORTfolio, Port Authority of New York and New Jersey, 27 avril 2016, en accès libre (les 58 conteneurs chargés à la grue sur l’Ideal X, parti de Port Newark le 26 avril 1956). https://portfolio.panynj.gov/2016/04/27/port-newarkmalcom-mcleans-box-changes-the-world/
- Hughes, Nick et Lonie, Susie, « M-PESA: Mobile Money for the "Unbanked": Turning Cellphones into 24-Hour Tellers in Kenya », Innovations: Technology, Governance, Globalization, vol. 2, n° 1-2, 2007, p. 63-81, en accès libre (le service lancé au Kenya en 2007 par Safaricom, du groupe Vodafone, qui le possède, l’héberge et le développe ; le logiciel confié à l’entreprise britannique Sagentia). https://files.ifi.uzh.ch/hilty/t/Literature_by_RQs/RQ%20304/2007_Hughes_Lonie_M-PESA-%20Mobile%20Money%20for%20the%20Unbanked%20Turning%20Cellphones%20into%2024-Hour%20Tellers%20in%20Kenya.pdf
- Igan, Deniz, Rungcharoenkitkul, Phurichai et Takahashi, Koji, « Global supply chain disruptions: evolution, impact, outlook », BIS Bulletin, n° 61, Banque des règlements internationaux, 28 septembre 2022, en accès libre (une seule pièce qui manque peut arrêter des chaînes de production ; les confinements de grands ports ont arrêté le transport et la fabrication de pièces). https://www.bis.org/publ/bisbull61.pdf
- Jack, William et Suri, Tavneet, « Mobile Money: The Economics of M-PESA », National Bureau of Economic Research, 2011, en accès libre (l’adoption rapide et massive du transfert d’argent par téléphone au Kenya : environ 65 % des ménages fin 2009). https://doi.org/10.3386/w16721
- Kordas, Ann, Lynch, Ryan J., Nelson, Brooke et Tatlock, Julie, World History, Volume 2: from 1400, OpenStax, 2022, chapitre 2, introduction et section 2.1 « India and International Connections », en accès libre (le commerce florissant de l’océan Indien au moment où les Européens se lancent dans l’exploration ; les communautés de marchands persans et arabes installées au Gujarat dès le VIIIᵉ siècle). https://openstax.org/books/world-history-volume-2/pages/2-introduction
- Levinson, Marc, The Box: How the Shipping Container Made the World Smaller and the World Economy Bigger, Princeton University Press, 2006, en bibliothèque (le premier voyage de 1956 et le coût du chargement à la tonne).
- Notteboom, Theo, Pallis, Athanasios et Rodrigue, Jean-Paul, « Blockage of the Suez Canal, March 2021 », Port Economics, Management and Policy, Routledge, site de l’ouvrage, en accès libre (l’échouage de l’Ever Given, long de 400 mètres, du 23 au 29 mars 2021 ; le blocage complet du canal ; les navires immobilisés aux deux entrées et le commerce arrêté chaque jour). https://porteconomicsmanagement.org/suez-canal-blockage-2021/
- Organisation de coopération et de développement économiques, « Global Value and Supply Chains », en accès libre (les 70 % du commerce international passant par les chaînes de valeur ; les biens traversant plusieurs fois les frontières). https://www.oecd.org/en/topics/policy-issues/global-value-and-supply-chains.html
- Organisation de coopération et de développement économiques, OECD Supply Chain Resilience Review: Navigating Risks, Paris, OECD Publishing, 2 juin 2025, en accès libre (environ 30 % des produits exportés très concentrés sur quelques partenaires, la plupart des flux restant diversifiés ; la concentration des importations en hausse depuis la fin des années 1990, source possible de vulnérabilité). https://doi.org/10.1787/94e3a8ea-en
- Organisation internationale du travail, « The Rana Plaza Disaster Ten Years On: What Has Changed? », Genève, 2023, en accès libre (la date, le bilan et les suites de la catastrophe). https://webapps.ilo.org/infostories/en-GB/Stories/Country-Focus/rana-plaza
- Pitron, Guillaume, L’Enfer numérique. Voyage au bout d’un like, Les Liens qui libèrent, 2021, en bibliothèque.
- Princeton University Press, présentation de Levinson, Marc, The Box: How the Shipping Container Made the World Smaller and the World Economy Bigger, 2e éd., 2016, en accès libre (le pétrolier réaménagé qui emporte cinquante-huit conteneurs de Newark à Houston en avril 1956). https://press.princeton.edu/books/paperback/9780691170817/the-box
- Rodrigue, Jean-Paul, « First Containership, Ideal-X, 1956 », The Geography of Transport Systems, 6e éd., Routledge, 2024, chap. 1, § 1.4, en accès libre. https://transportgeography.org/contents/chapter1/the-setting-of-global-transportation-systems/idealx-first-containeriship-1956/
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