Histoire et échanges 3.7

Routes caravanières et échanges transcontinentaux

Le saviez-vous ?

En 1324, un roi d’Afrique de l’Ouest traverse l’Égypte en route pour La Mecque. Il y distribue tellement d’or que le cours du métal baisse au Caire.1

Sur une carte ancienne enluminée, un roi couronné assis sur un trône tend une grosse pièce d'or.
Détail de l’Atlas catalan de 1375, attribué à Abraham Cresques : Mansa Musa, assis sur un trône, tient une pièce d’or. attributed to Abraham Cresques, Domaine public, source

En 1324, un roi d’Afrique de l’Ouest traverse l’Égypte en route pour La Mecque. Il y distribue tellement d’or que le cours du métal baisse au Caire.1

Le fait est attesté. Sa durée, en revanche, ne l’est pas autant qu’on le répète — et c’est le point de départ d’un des mythes les plus tenaces de l’histoire populaire.

Comment on traversait

Avant les navires à vapeur et les avions, relier deux mondes séparés par un désert, une steppe ou un océan exigeait toute une organisation. Trois grands systèmes de routes ont fonctionné pendant des siècles.

Les routes transsahariennes, reliant l’Afrique de l’Ouest à la Méditerranée. Elles reposent sur un animal et sur un échange. L’animal est le dromadaire, introduit en Afrique du Nord vers les premiers siècles de notre ère : il supporte plusieurs jours sans boire et porte lourd, ce qu’aucun cheval ne peut faire dans le Sahara. L’échange est celui de l’or du Sud contre le sel du Nord — le sel étant, dans les régions chaudes, indispensable à la conservation des aliments et à la santé, et rare au sud du désert. Les caravanes — parfois des milliers de bêtes — se déplaçaient d’oasis en oasis, seuls points d’eau possibles, ce qui fixait les itinéraires pour des siècles. La traversée demandait quarante à cinquante jours.2

Les routes de la soie, entre la Chine et la Méditerranée, à travers les steppes et les déserts d’Asie centrale. Le nom est trompeur : il a été inventé au XIXᵉ siècle par le géographe allemand Ferdinand von Richthofen, et il ne s’agissait ni d’une route unique ni d’un commerce limité à la soie. Presque personne ne faisait le trajet entier : les marchandises passaient de main en main, chaque marchand ne parcourant qu’un segment.

Ce fonctionnement en relais vaut pour les trois systèmes. Sur les routes sahariennes aussi, les marchands venus d’Afrique du Nord et du Sahara et ceux venus d’Afrique de l’Ouest se retrouvaient dans les villes-étapes du Sahel : c’est là que les marchandises changeaient de mains. Les grands réseaux commerciaux du monde ancien n’étaient pas des trajets, mais des chaînes.3

Les routes maritimes de l’océan Indien, les plus fréquentées de toutes avant l’époque moderne. Elles reposent sur un phénomène naturel : la mousson, un vent qui souffle six mois dans un sens et six mois dans l’autre. Un navire partait avec un vent et rentrait avec l’autre — ce qui rendait les traversées prévisibles, mais imposait d’attendre parfois des mois dans un port étranger. C’est ainsi que se sont formées, de l’Afrique de l’Est à l’Indonésie, des communautés marchandes installées loin de chez elles.

Sur ces routes ne circulaient pas que des marchandises. Des techniques — le papier, la boussole, les chiffres indiens —, des religions, des savants, des livres, et aussi des maladies : la peste noire a emprunté les mêmes chemins que la soie.

Un point domine tout le reste : ces circuits existaient avant que l’Europe ne s’y intéresse, et ils n’attendaient personne. Le royaume dont il est question ici en était un carrefour majeur, et c’est de là que vient son or.4

Ce qui est établi

Mansa Musa règne sur l’empire du Mali de 1312 à 1337 environ.5

Son empire a accès aux champs aurifères du Bouré, laissés à des vassaux presque indépendants, et contrôle le commerce transsaharien. L’or du Mali traverse le désert à dos de chameau et alimente l’économie du monde méditerranéen.6

En 1324, Mansa Musa accomplit son pèlerinage à La Mecque. Lors de son escale au Caire, lui et sa suite distribuent, achètent et vendent tant d’or, écrit un témoin, qu’ils en font baisser la valeur en Égypte.7

Le même témoin donne un chiffre : avant l’arrivée de Musa, une pièce d’or valait au moins vingt-cinq pièces d’argent ; après, vingt-deux au plus — et ce cours bas aurait duré environ douze ans.8

Ce chiffre appelle cependant la prudence.

Que le cours ait baissé est solide. Qu’il soit resté bas douze ans l’est beaucoup moins. Un seul témoin l’affirme : al-Umari, arrivé au Caire une décennie après les faits et occupé à écrire une encyclopédie destinée à impressionner.9

L’historien Warren Schultz, spécialiste de la monnaie de l’Égypte de cette époque, a repris l’ensemble des taux de change disponibles. Son constat : loin d’être la cause unique d’une chute de la valeur de l’or, l’épisode de Mansa Musa n’est qu’une fluctuation de court terme parmi beaucoup d’autres consignées à la même période. Il en cite d’autres — des dignitaires qui bradent leurs biens précieux, un palais pillé qui déverse son or sur le marché.10

Il formule enfin une remarque de méthode de portée générale : ces récits ont tous en commun de n’expliquer un phénomène que par une seule cause, ce qui est bien commode pour raconter, et bien peu crédible pour un marché où circulaient ensemble des pièces d’origines, de titres et d’âges différents.11

Le chiffre qui a survécu est celui qui faisait la meilleure histoire.

Ce que révèle cet événement : une décision somptuaire privée capable de déstabiliser le marché financier d’une puissance régionale.

À son retour, l’empereur attire des architectes, des poètes et des savants. Tombouctou devient un centre intellectuel majeur, et la renommée du Mali gagne l’Europe : un atlas dessiné à Majorque à la fin du XIVᵉ siècle représente Mansa Musa trônant, une boule d’or à la main.1213

Ce qui relève du mythe

Une affirmation revient systématiquement : Mansa Musa aurait été « l’homme le plus riche de toute l’histoire », avec une fortune évaluée à 400 milliards de dollars actuels.14

L’origine de ce nombre est connue. Il a été publié en 2012 par un site consacré à la fortune des célébrités, dans un classement des plus grandes richesses de tous les temps. Repris par la presse, il circule depuis partout.15

Un chiffre de magazine devenu un fait historique.

Les historiens de l’économie rejettent cette quantification pour trois raisons :16

  • Absence d’étalon commun : Aucune conversion monétaire n’a de sens entre le XIVᵉ siècle et aujourd’hui.
  • Nature de la richesse : Mansa Musa ne possédait pas un patrimoine personnel au sens moderne, mais le contrôle souverain sur des mines, des tributs et des flux commerciaux.
  • Incommensurabilité : La richesse royale était qualifiée de dépasser l’entendement par ses contemporains, ce qui traduisait l’absence d’outils de mesure adaptés, et non un chiffre précis.

Pourquoi cette nuance est essentielle

La circulation de ce chiffre répond à une intention légitime : corriger une historiographie européenne qui a longtemps ignoré la puissance des empires africains. Rappeler qu’un souverain du Mali surpassait les monarques européens de son époque rétablit un fait historique.

Cependant, le chiffre demeure scientifiquement infondé.

Principe de méthode : Corriger une idée reçue par un chiffre inventé fragilise la cause que l’on cherche à défendre. Retirer ce chiffre factice n’enlève rien à la réalité de la puissance du Mali.

Un monde déjà interconnecté avant 1492

L’histoire globale retient souvent 1492 comme le point de départ de la mondialisation. En réalité, les continents afro-eurasiatiques échangeaient déjà de manière fluide :

  • Instruments financiers : La Chine utilisait le papier-monnaie, tandis que le monde islamique et l’Inde maîtrisaient le transfert de créances à distance (suftaja / hawala).
  • Monnaies d’échange : Les cauris, coquillages que l’on pense venus surtout des Maldives, servaient de monnaie courante jusqu’en Afrique de l’Ouest.
  • Savoirs et technologies : Le chiffre arabe (originaire d’Inde) et la fabrication du papier ont emprunté ces mêmes routes commerciales vers l’Europe.17

De la même manière, au début du XVᵉ siècle, les expéditions maritimes chinoises de Zheng He à travers l’océan Indien témoignent de la puissance de ces réseaux préexistants — bien que la taille exacte de ses navires fasse encore débat parmi les historiens.18

La rupture d’après 1492 n’est donc pas l’invention des échanges transcontinentaux, mais l’intégration du continent américain dans un réseau déjà existant.

(Note : La question des traites négrières transsahariennes et de la circulation des captifs le long de ces routes est traitée spécifiquement dans l’entrée 3.10).19

Note 1

Corpus of Early Arabic Sources for West African History

Corpus des premières sources arabes pour l’histoire de l’Afrique de l’Ouest

Levtzion, Nehemia, Ancient Ghana and Mali, Methuen, 1973, en bibliothèque

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Note 2

Helping facilitate contact in the desert extremes were small settlements of seminomadic peoples at a fragile line of oases forging a point-to-point trading system. Thus, early trade in the Sahara was a matter not of transporting goods across the vast desert expanse but rather of passing them from oasis to oasis. A principal commodity exchanged during this early stage of trade was salt, which was carried to the south and acted as a sort of currency. […] Only gradually were highly valuable trading goods introduced, such as gold and copper, which were then brought across the desert from tropical West Africa to the far reaches of the North African coast. […] The camel enabled desert nomads to reach more distant oases than ever before and so open entirely new routes across the desert.

Facilitant les contacts dans les extrêmes du désert, de petits établissements de peuples semi-nomades, sur une fragile ligne d’oasis, formaient un système d’échanges de point en point. Ainsi, le commerce ancien au Sahara consistait non pas à transporter des marchandises à travers l’immensité du désert, mais à les faire passer d’oasis en oasis. L’une des principales marchandises échangées à ce premier stade du commerce était le sel, transporté vers le sud, où il servait en quelque sorte de monnaie. […] Ce n’est que progressivement que furent introduites des marchandises de grande valeur, comme l’or et le cuivre, qui étaient alors acheminés à travers le désert depuis l’Afrique de l’Ouest tropicale jusqu’aux confins de la côte nord-africaine. […] Le dromadaire permit aux nomades du désert d’atteindre des oasis plus lointaines que jamais et d’ouvrir ainsi des routes entièrement nouvelles à travers le désert.

Kordas, Ann, Lynch, Ryan J., Nelson, Brooke et Tatlock, Julie, World History, Volume 1: to 1500, OpenStax, 2023, section 9.4 « North Africa’s Mediterranean and Trans-Saharan Connections »

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Note 3

The immediate destinations for Trans-Saharan camel caravans coming from North Africa were the market towns which developed on the southern fringes of the Sahara, in the most arid zones of the Sahel (Sahel meaning 'shore' in Arabic; see Fig. 17.1). These centres became the principal locations for the Trans-Saharan commercial exchange, meeting points between traders from North Africa and the Sahara and those coming from further south in West Africa.

Les destinations immédiates des caravanes de dromadaires transsahariennes venues d’Afrique du Nord étaient les villes de marché qui se développèrent sur les franges méridionales du Sahara, dans les zones les plus arides du Sahel (« Sahel » signifiant « rivage » en arabe ; voir fig. 17.1). Ces centres devinrent les principaux lieux de l’échange commercial transsaharien, points de rencontre entre les marchands venus d’Afrique du Nord et du Sahara et ceux qui arrivaient de plus au sud, en Afrique de l’Ouest.

Nixon, Sam, « The Early Islamic Trans-Saharan Market Towns of West Africa », dans Sterry, Martin et Mattingly, David J. (dir.), Urbanisation and State Formation in the Ancient Sahara and Beyond, Cambridge University Press, 2020, p. 621-666

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Note 4

When European nations such as Spain, Portugal, the Netherlands, England, and France were just setting out on voyages of exploration and beginning to forge maritime trade networks, a thriving oceangoing commerce was already being carried on in the Indian Ocean.

Alors que des nations européennes comme l’Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, l’Angleterre et la France commençaient tout juste leurs voyages d’exploration et à nouer des réseaux de commerce maritime, un commerce océanique florissant se pratiquait déjà dans l’océan Indien.

Kordas, Ann, Lynch, Ryan J., Nelson, Brooke et Tatlock, Julie, World History, Volume 2: from 1400, OpenStax, 2022, chapitre 2, introduction

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Note 5

The kings of Mali were less interested in conquering the various small kingdoms and chiefdoms of the grasslands than in taking the Sahelian trading towns that linked the regional economy to the vast trans-Saharan trade. […] Control of the towns and the trade routes they connected was one of several components in Mali's diverse economy, which included access to the Bure goldfields and the agriculturally rich rural areas, particularly those around Niani in the south of the country. […] Mansa Musa, the most famous of the Malian kings […] arrived in Cairo

Les rois du Mali tenaient moins à conquérir les petits royaumes et chefferies des savanes qu’à s’emparer des villes marchandes du Sahel qui reliaient l’économie régionale au vaste commerce transsaharien. […] Le contrôle des villes et des routes commerciales qu’elles reliaient était l’une des composantes de l’économie diversifiée du Mali, qui comprenait l’accès aux champs aurifères du Bouré et aux riches campagnes agricoles, notamment autour de Niani, dans le sud du pays. […] Mansa Musa, le plus célèbre des rois du Mali […] arriva au Caire

Kordas, Ann, Lynch, Ryan J., Nelson, Brooke et Tatlock, Julie, World History, Volume 1: to 1500, OpenStax, 2023, section 15.2 « Medieval Sub-Saharan Africa »

Mansa Musa's journey captured the attention of people from Spain to Syria, including the Muslim geographer Ibn Battuta, who, after years traveling throughout Asia, visited Mali during the reign of Mansa Musa's brother Mansa Suleyman. Ibn Battuta's account has become a major source of our knowledge about fourteenth-century Mali.

Le voyage de Mansa Musa attira l’attention des gens de l’Espagne à la Syrie, notamment du géographe musulman Ibn Battuta qui, après des années de voyage à travers l’Asie, visita le Mali sous le règne du frère de Mansa Musa, Mansa Souleyman. Le récit d’Ibn Battuta est devenu une source majeure de notre connaissance du Mali au XIVᵉ siècle.

Kordas, Ann, Lynch, Ryan J., Nelson, Brooke et Tatlock, Julie, World History, Volume 1: to 1500, OpenStax, 2023, section 15.2 « Medieval Sub-Saharan Africa »

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Note 6

Control of the towns and the trade routes they connected was one of several components in Mali's diverse economy, which included access to the Bure goldfields and the agriculturally rich rural areas, particularly those around Niani in the south of the country. […] This posed a serious risk to the imperial economy, so Malian rulers allowed gold areas to remain quasi-independent vassal states.

Le contrôle des villes et des routes commerciales qu’elles reliaient était l’une des composantes de l’économie diversifiée du Mali, qui comprenait l’accès aux champs aurifères du Bouré et aux riches campagnes agricoles, notamment autour de Niani, dans le sud du pays. […] Cela faisait peser un risque sérieux sur l’économie impériale ; aussi les souverains maliens laissèrent-ils les régions aurifères demeurer des États vassaux presque indépendants.

Kordas, Ann, Lynch, Ryan J., Nelson, Brooke et Tatlock, Julie, World History, Volume 1: to 1500, OpenStax, 2023, section 15.2 « Medieval Sub-Saharan Africa »

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Note 7

The Cairenes made incalculable profits out of him and his suite in buying and selling and giving and taking. They exchanged gold until they depressed its value in Egypt and caused its price to fall.

Les Cairotes ont tiré des profits incalculables de lui et de sa suite en achetant et en vendant, en donnant et en prenant. Ils ont échangé de l’or jusqu’à en déprécier la valeur en Égypte et en faire baisser le prix.

Schultz, Warren C., « Mansa Musa’s Gold in Mamluk Cairo: A Reappraisal of a World Civilizations Anecdote », dans Post-Mongol Central Asia and the Middle East, 2006

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Note 8

The mithqāl did not go below 25 dirhams and was generally above, but from that time its value fell and it cheapened in price and has remained cheap till now. The mithqāl does not exceed 22 dirhams or less. This has been the state of affairs for about twelve years until this day

Le mithqal ne descendait pas au-dessous de 25 dirhams et était généralement au-dessus, mais à partir de ce moment sa valeur a chuté, il s’est déprécié et il est resté bon marché jusqu’à maintenant. Le mithqal ne dépasse pas 22 dirhams ou moins. Cet état de choses dure depuis environ douze ans jusqu’à ce jour

Schultz, Warren C., « Mansa Musa’s Gold in Mamluk Cairo: A Reappraisal of a World Civilizations Anecdote », dans Post-Mongol Central Asia and the Middle East, 2006

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Note 9

as far as I have been able to determine, only one Mamluk source mentions that Mansa Musa's gold was the cause of long-term drop in value of gold

pour autant que j’aie pu l’établir, une seule source mamelouke mentionne que l’or de Mansa Musa fut la cause d’une baisse durable de la valeur de l’or

Schultz, Warren C., « Mansa Musa’s Gold in Mamluk Cairo: A Reappraisal of a World Civilizations Anecdote », dans Post-Mongol Central Asia and the Middle East, 2006

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Note 10

Far from being a unique cause of a drop in the value of gold, a review of exchange-rates provided for Mamluk Cairo reveals the Mansa Musa episode was but one of many short-term fluctuations recorded

Loin d’être la cause unique d’une baisse de la valeur de l’or, l’épisode de Mansa Musa n’apparaît, à l’examen des taux de change relevés pour Le Caire mamelouk, que comme l’une des nombreuses fluctuations de courte durée enregistrées

Schultz, Warren C., « Mansa Musa’s Gold in Mamluk Cairo: A Reappraisal of a World Civilizations Anecdote », dans Post-Mongol Central Asia and the Middle East, 2006

the rapid sell-off ornamental wealth by Mamluk amirs […] and the enormous amount of gold which was apparently taken from the sacking of a high-ranking amir's palace

la vente rapide de richesses d’apparat par des émirs mamelouks […] et l’énorme quantité d’or apparemment emportée lors du pillage du palais d’un émir de haut rang

Schultz, Warren C., « Mansa Musa’s Gold in Mamluk Cairo: A Reappraisal of a World Civilizations Anecdote », dans Post-Mongol Central Asia and the Middle East, 2006

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Note 11

these two accounts, like the main account of Mansa Musa, have a reliance on single causation explanation that is troubling to the modern historian

ces deux récits, comme le récit principal sur Mansa Musa, reposent sur une explication par une cause unique, ce qui gêne l’historien moderne

Schultz, Warren C., « Mansa Musa’s Gold in Mamluk Cairo: A Reappraisal of a World Civilizations Anecdote », dans Post-Mongol Central Asia and the Middle East, 2006

The available coinage could and often did include coins of multiple origins, purity, and age circulating together at multiple and varying exchange rates.

La monnaie disponible pouvait comprendre, et comprenait souvent, des pièces d’origines, de titres et d’âges différents, circulant ensemble à des taux de change multiples et variables.

Schultz, Warren C., « Mansa Musa’s Gold in Mamluk Cairo: A Reappraisal of a World Civilizations Anecdote », dans Post-Mongol Central Asia and the Middle East, 2006

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Note 12

It was completed in 1375. […] Mansa Musa, the emperor of Mali, is prominently depicted on the second panel seated on a throne and holding a golden orb in one hand.

Il fut achevé en 1375. […] Mansa Musa, l’empereur du Mali, est représenté en bonne place sur le deuxième panneau, assis sur un trône et tenant une boule d’or dans une main.

Northwestern University, « Abraham Cresques (?). Atlas of Maritime Charts (The Catalan Atlas) », Caravans of Gold, Fragments in Time, projet numérique, 2019

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Note 13

The main sources for the medieval history of West Africa are to be found in Arabic writings. […] Here, in 372 pages of clear English translations, is the sum of what Islamic scholars wrote about West Africa between the ninth and the fifteenth centuries, together with the notes necessary to its evaluation and the detailed indexes and glossaries which facilitate comparative use

Les principales sources de l’histoire médiévale de l’Afrique de l’Ouest se trouvent dans des écrits arabes. […] Voici, en 372 pages de traductions anglaises claires, la somme de ce que les savants musulmans ont écrit sur l’Afrique de l’Ouest entre le IXᵉ et le XVᵉ siècle, avec les notes nécessaires à leur évaluation et les index et glossaires détaillés qui en facilitent l’usage comparatif

Markus Wiener Publishers, « Corpus of Early Arabic Sources for West African History », présentation de l’éditeur de la réédition

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Note 14

Step aside, Bill Gates. Meet Mansa Musa I of Mali, a 14th century African king whose estimated $400 billion fortune makes him the richest human being in all of history, according to the website Celebrity Net Worth. The website released a list last week of the wealthiest people who ever lived, claiming it had adjusted for inflation to bring the fortunes into 2012 dollars.

Pousse-toi, Bill Gates. Voici Mansa Musa Iᵉʳ du Mali, un roi africain du XIVᵉ siècle dont la fortune, estimée à 400 milliards de dollars, fait l’être humain le plus riche de toute l’histoire, selon le site Celebrity Net Worth. Le site a publié la semaine dernière une liste des personnes les plus riches ayant jamais vécu, affirmant avoir corrigé les montants de l’inflation pour les exprimer en dollars de 2012.

Fox News, « Website Names Obscure 14th Century African King the Richest Person in History », 2012

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Note 15

Meet Mansa Musa I of Mali […] whose estimated $400 billion fortune makes him the richest human being in all of history, according to the website Celebrity Net Worth. The website released a list last week of the wealthiest people who ever lived.

Voici Mansa Musa Iᵉʳ du Mali […] dont la fortune, estimée à 400 milliards de dollars, fait l’être humain le plus riche de toute l’histoire, selon le site Celebrity Net Worth. Le site a publié la semaine dernière une liste des personnes les plus riches ayant jamais vécu.

Fox News, « Website Names Obscure 14th Century African King the Richest Person in History », 2012

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Note 16

Gomez, Michael A., African Dominion: A New History of Empire in Early and Medieval West Africa, Princeton University Press, 2018

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Note 17

the hawale, as the legal doctrine underlying the transfer of debts under the various schools of Islamic law […] A payment instrument to be further discussed is the suftaj; it contains an obligation of a paymaster or his correspondent to pay at a place other than that of the issue of the document.

la hawala, doctrine juridique qui fonde le transfert de créances dans les différentes écoles du droit islamique […] Un instrument de paiement dont il sera question plus loin est la suftaja ; elle contient l’obligation d’un payeur, ou de son correspondant, de payer en un lieu autre que celui où le document a été émis.

Geva, Benjamin, « The Medieval Hawale: The Legal Nature of the Suftaj and Other Islamic Payment Instruments », Global Hauser Program, New York University School of Law, 2009

The most important class of credit Instruments that evolved in India were termed Hundis. Their use was most widespread in the twelfth century, and has continued till today. In a sense, they represent the oldest surviving form of credit instrument. Hundis were used […] as remittance instruments (to transfer funds from one place to another)

La catégorie la plus importante d’instruments de crédit apparus en Inde portait le nom de hundis. Leur usage était le plus répandu au XIIᵉ siècle, et s’est maintenu jusqu’à aujourd’hui. En un sens, ils représentent la plus ancienne forme d’instrument de crédit encore en usage. Les hundis servaient […] d’instruments de remise (pour transférer des fonds d’un lieu à un autre)

Reserve Bank of India, Evolution of Payment Systems in India, 1998

The Maldives are often assumed to have been a main source of these shells; this has never been archaeologically tested. […] by the 14th century, cowries are described as currency, and an import on which vast profits were made (al Umari, in Hopkins and Levtzion 2000: 260, 269). In the 14th century, ibn Battuta saw 1150 cowries sold for one gold dinar in Mali. […] Although cowries occur throughout the Indo-Pacific, it is the Maldives specifically which have been described as main exporters of these shells

On suppose souvent que les Maldives ont été une source principale de ces coquillages ; cela n’a jamais été vérifié par l’archéologie. […] au XIVᵉ siècle, les cauris sont décrits comme une monnaie, et une importation sur laquelle on réalisait d’immenses profits (al-Umari, dans Hopkins et Levtzion 2000 : 260, 269). Au XIVᵉ siècle, Ibn Battuta vit 1 150 cauris vendus pour un dinar d’or au Mali. […] Bien que les cauris se trouvent dans tout l’Indo-Pacifique, ce sont précisément les Maldives qui ont été décrites comme les principales exportatrices de ces coquillages

Haour, Anne, Christie, Annalisa et Jaufar, Shiura, « Tracking the Cowrie Shell: Excavations in the Maldives, 2016 », Nyame Akuma, n° 85, 2016, p. 69-77

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Note 18

The article presents a comprehensive study of the problem concerning the real dimensions of the “treasure ships” – the largest sailing vessels of medieval China that formed the core of admiral Zheng He’s fleet during his seven maritime expeditions (1405-1433). It has been traced that the contradictory nature of extant written evidence, the difficulties in interpreting traditional Chinese units of measurement and the lack of archeological data have led to long-standing debates about the real parameters of these ships.

L’article présente une étude d’ensemble du problème des dimensions réelles des « navires au trésor » – les plus grands voiliers de la Chine médiévale, qui formaient le cœur de la flotte de l’amiral Zheng He lors de ses sept expéditions maritimes (1405-1433). Il est montré que le caractère contradictoire des témoignages écrits conservés, les difficultés d’interprétation des unités de mesure chinoises traditionnelles et l’absence de données archéologiques ont entraîné des débats de longue date sur les dimensions réelles de ces navires.

Dolyk, O. et Kozlovskyi, S., « Admiral Zheng He’s “Treasure Ships” (1405-1433): Problems of Dimensional Interpretation and Scholarly Assessments », Problems of World History, n° 33, 2026, p. 10-21

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Note 19

Here, then, is Fauvelle's African Middle Ages, and the key to unlocking its secrets: we must limit ourselves to asking only the questions to which our sources permit answer, or be prepared to deal only in possibilities.

Voici donc le Moyen Âge africain de Fauvelle, et la clé pour en percer les secrets : nous devons nous borner à ne poser que les questions auxquelles nos sources permettent de répondre, ou bien être prêts à ne traiter que de possibilités.

« Fauvelle, The Golden Rhinoceros », compte rendu, The Medieval Review, 19.11.07, 2019

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Notes et sources

  1. ↑

    Passage En 1324, un roi d’Afrique de l’Ouest traverse l’Égypte en route pour La Mecque […] Mansa Musa règne sur l’empire du Mali de 1312 à 1337 environ

    Corpus of Early Arabic Sources for West African History

    Traduction de la rédaction Corpus des premières sources arabes pour l’histoire de l’Afrique de l’Ouest

    Source Levtzion, Nehemia, Ancient Ghana and Mali, Methuen, 1973, en bibliothèque, récits du pèlerinage et de la chronologie du règne.

    En bibliothèque · vérifié le 9 septembre 2026

  2. ↑

    Passage L’échange est celui de l’or du Sud contre le sel du Nord […] Les caravanes […] se déplaçaient d’oasis en oasis, seuls points d’eau possibles, ce qui fixait les itinéraires

    Helping facilitate contact in the desert extremes were small settlements of seminomadic peoples at a fragile line of oases forging a point-to-point trading system. Thus, early trade in the Sahara was a matter not of transporting goods across the vast desert expanse but rather of passing them from oasis to oasis. A principal commodity exchanged during this early stage of trade was salt, which was carried to the south and acted as a sort of currency. […] Only gradually were highly valuable trading goods introduced, such as gold and copper, which were then brought across the desert from tropical West Africa to the far reaches of the North African coast. […] The camel enabled desert nomads to reach more distant oases than ever before and so open entirely new routes across the desert.

    Traduction de la rédaction Facilitant les contacts dans les extrêmes du désert, de petits établissements de peuples semi-nomades, sur une fragile ligne d’oasis, formaient un système d’échanges de point en point. Ainsi, le commerce ancien au Sahara consistait non pas à transporter des marchandises à travers l’immensité du désert, mais à les faire passer d’oasis en oasis. L’une des principales marchandises échangées à ce premier stade du commerce était le sel, transporté vers le sud, où il servait en quelque sorte de monnaie. […] Ce n’est que progressivement que furent introduites des marchandises de grande valeur, comme l’or et le cuivre, qui étaient alors acheminés à travers le désert depuis l’Afrique de l’Ouest tropicale jusqu’aux confins de la côte nord-africaine. […] Le dromadaire permit aux nomades du désert d’atteindre des oasis plus lointaines que jamais et d’ouvrir ainsi des routes entièrement nouvelles à travers le désert.

    Source Kordas, Ann, Lynch, Ryan J., Nelson, Brooke et Tatlock, Julie, World History, Volume 1: to 1500, OpenStax, 2023, section 9.4 « North Africa’s Mediterranean and Trans-Saharan Connections », section 9.4, sous-section « North African and Trans-Saharan Trade », paragraphe commençant par « Indigenous peoples of North Africa » et paragraphe commençant par « The camel enabled desert nomads ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  3. ↑

    Passage les marchands venus d’Afrique du Nord et du Sahara et ceux venus d’Afrique de l’Ouest se retrouvaient dans les villes-étapes du Sahel : c’est là que les marchandises changeaient de mains

    The immediate destinations for Trans-Saharan camel caravans coming from North Africa were the market towns which developed on the southern fringes of the Sahara, in the most arid zones of the Sahel (Sahel meaning 'shore' in Arabic; see Fig. 17.1). These centres became the principal locations for the Trans-Saharan commercial exchange, meeting points between traders from North Africa and the Sahara and those coming from further south in West Africa.

    Traduction de la rédaction Les destinations immédiates des caravanes de dromadaires transsahariennes venues d’Afrique du Nord étaient les villes de marché qui se développèrent sur les franges méridionales du Sahara, dans les zones les plus arides du Sahel (« Sahel » signifiant « rivage » en arabe ; voir fig. 17.1). Ces centres devinrent les principaux lieux de l’échange commercial transsaharien, points de rencontre entre les marchands venus d’Afrique du Nord et du Sahara et ceux qui arrivaient de plus au sud, en Afrique de l’Ouest.

    Source Nixon, Sam, « The Early Islamic Trans-Saharan Market Towns of West Africa », dans Sterry, Martin et Mattingly, David J. (dir.), Urbanisation and State Formation in the Ancient Sahara and Beyond, Cambridge University Press, 2020, p. 621-666, résumé du chapitre (« Summary »), 2e et 3e phrases.

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  4. ↑

    Passage ces circuits existaient avant que l’Europe ne s’y intéresse

    When European nations such as Spain, Portugal, the Netherlands, England, and France were just setting out on voyages of exploration and beginning to forge maritime trade networks, a thriving oceangoing commerce was already being carried on in the Indian Ocean.

    Traduction de la rédaction Alors que des nations européennes comme l’Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, l’Angleterre et la France commençaient tout juste leurs voyages d’exploration et à nouer des réseaux de commerce maritime, un commerce océanique florissant se pratiquait déjà dans l’océan Indien.

    Source Kordas, Ann, Lynch, Ryan J., Nelson, Brooke et Tatlock, Julie, World History, Volume 2: from 1400, OpenStax, 2022, chapitre 2, introduction, introduction du chapitre 2, 1er paragraphe, 2ᵉ phrase.

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  5. ↑

    Passage Mansa Musa règne sur l’empire du Mali […] Son empire […] contrôle le commerce transsaharien.

    The kings of Mali were less interested in conquering the various small kingdoms and chiefdoms of the grasslands than in taking the Sahelian trading towns that linked the regional economy to the vast trans-Saharan trade. […] Control of the towns and the trade routes they connected was one of several components in Mali's diverse economy, which included access to the Bure goldfields and the agriculturally rich rural areas, particularly those around Niani in the south of the country. […] Mansa Musa, the most famous of the Malian kings […] arrived in Cairo

    Traduction de la rédaction Les rois du Mali tenaient moins à conquérir les petits royaumes et chefferies des savanes qu’à s’emparer des villes marchandes du Sahel qui reliaient l’économie régionale au vaste commerce transsaharien. […] Le contrôle des villes et des routes commerciales qu’elles reliaient était l’une des composantes de l’économie diversifiée du Mali, qui comprenait l’accès aux champs aurifères du Bouré et aux riches campagnes agricoles, notamment autour de Niani, dans le sud du pays. […] Mansa Musa, le plus célèbre des rois du Mali […] arriva au Caire

    Source Kordas, Ann, Lynch, Ryan J., Nelson, Brooke et Tatlock, Julie, World History, Volume 1: to 1500, OpenStax, 2023, section 15.2 « Medieval Sub-Saharan Africa », section 15.2, sous-section « The Mali Empire », 5ᵉ et 6ᵉ paragraphes ; paragraphe suivant l’encadré « Dueling Voices ».

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    Passage le voyage au Mali

    Mansa Musa's journey captured the attention of people from Spain to Syria, including the Muslim geographer Ibn Battuta, who, after years traveling throughout Asia, visited Mali during the reign of Mansa Musa's brother Mansa Suleyman. Ibn Battuta's account has become a major source of our knowledge about fourteenth-century Mali.

    Traduction de la rédaction Le voyage de Mansa Musa attira l’attention des gens de l’Espagne à la Syrie, notamment du géographe musulman Ibn Battuta qui, après des années de voyage à travers l’Asie, visita le Mali sous le règne du frère de Mansa Musa, Mansa Souleyman. Le récit d’Ibn Battuta est devenu une source majeure de notre connaissance du Mali au XIVᵉ siècle.

    Source Kordas, Ann, Lynch, Ryan J., Nelson, Brooke et Tatlock, Julie, World History, Volume 1: to 1500, OpenStax, 2023, section 15.2 « Medieval Sub-Saharan Africa », section 15.2, sous-section « The Mali Empire », paragraphe suivant l’encadré « Link to Learning ».

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  6. ↑

    Passage Son empire a accès aux champs aurifères du Bouré, laissés à des vassaux presque indépendants

    Control of the towns and the trade routes they connected was one of several components in Mali's diverse economy, which included access to the Bure goldfields and the agriculturally rich rural areas, particularly those around Niani in the south of the country. […] This posed a serious risk to the imperial economy, so Malian rulers allowed gold areas to remain quasi-independent vassal states.

    Traduction de la rédaction Le contrôle des villes et des routes commerciales qu’elles reliaient était l’une des composantes de l’économie diversifiée du Mali, qui comprenait l’accès aux champs aurifères du Bouré et aux riches campagnes agricoles, notamment autour de Niani, dans le sud du pays. […] Cela faisait peser un risque sérieux sur l’économie impériale ; aussi les souverains maliens laissèrent-ils les régions aurifères demeurer des États vassaux presque indépendants.

    Source Kordas, Ann, Lynch, Ryan J., Nelson, Brooke et Tatlock, Julie, World History, Volume 1: to 1500, OpenStax, 2023, section 15.2 « Medieval Sub-Saharan Africa », section 15.2, sous-section « The Mali Empire », paragraphe sur l’économie du Mali et 7ᵉ paragraphe (les régions aurifères laissées en vassalité).

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  7. ↑

    Passage lui et sa suite distribuent, achètent et vendent tant d’or […] qu’ils en font baisser la valeur en Égypte

    The Cairenes made incalculable profits out of him and his suite in buying and selling and giving and taking. They exchanged gold until they depressed its value in Egypt and caused its price to fall.

    Traduction de la rédaction Les Cairotes ont tiré des profits incalculables de lui et de sa suite en achetant et en vendant, en donnant et en prenant. Ils ont échangé de l’or jusqu’à en déprécier la valeur en Égypte et en faire baisser le prix.

    Source Schultz, Warren C., « Mansa Musa’s Gold in Mamluk Cairo: A Reappraisal of a World Civilizations Anecdote », dans Post-Mongol Central Asia and the Middle East, 2006, citation d’al-Umari (trad. Hopkins, Corpus, p. 269-270) dans le corps de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  8. ↑

    Passage avant l’arrivée de Musa, une pièce d’or valait au moins vingt-cinq pièces d’argent ; après, vingt-deux au plus — et ce cours bas aurait duré environ douze ans

    The mithqāl did not go below 25 dirhams and was generally above, but from that time its value fell and it cheapened in price and has remained cheap till now. The mithqāl does not exceed 22 dirhams or less. This has been the state of affairs for about twelve years until this day

    Traduction de la rédaction Le mithqal ne descendait pas au-dessous de 25 dirhams et était généralement au-dessus, mais à partir de ce moment sa valeur a chuté, il s’est déprécié et il est resté bon marché jusqu’à maintenant. Le mithqal ne dépasse pas 22 dirhams ou moins. Cet état de choses dure depuis environ douze ans jusqu’à ce jour

    Source Schultz, Warren C., « Mansa Musa’s Gold in Mamluk Cairo: A Reappraisal of a World Civilizations Anecdote », dans Post-Mongol Central Asia and the Middle East, 2006, citation d’al-Umari (trad. Hopkins, Corpus, p. 269-270) dans le corps de l’article.

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  9. ↑

    Passage Un seul témoin l’affirme : al-Umari

    as far as I have been able to determine, only one Mamluk source mentions that Mansa Musa's gold was the cause of long-term drop in value of gold

    Traduction de la rédaction pour autant que j’aie pu l’établir, une seule source mamelouke mentionne que l’or de Mansa Musa fut la cause d’une baisse durable de la valeur de l’or

    Source Schultz, Warren C., « Mansa Musa’s Gold in Mamluk Cairo: A Reappraisal of a World Civilizations Anecdote », dans Post-Mongol Central Asia and the Middle East, 2006, corps de l’article.

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  10. ↑

    Passage l’épisode de Mansa Musa n’est qu’une fluctuation de court terme parmi beaucoup d’autres consignées à la même période

    Far from being a unique cause of a drop in the value of gold, a review of exchange-rates provided for Mamluk Cairo reveals the Mansa Musa episode was but one of many short-term fluctuations recorded

    Traduction de la rédaction Loin d’être la cause unique d’une baisse de la valeur de l’or, l’épisode de Mansa Musa n’apparaît, à l’examen des taux de change relevés pour Le Caire mamelouk, que comme l’une des nombreuses fluctuations de courte durée enregistrées

    Source Schultz, Warren C., « Mansa Musa’s Gold in Mamluk Cairo: A Reappraisal of a World Civilizations Anecdote », dans Post-Mongol Central Asia and the Middle East, 2006, corps de l’article.

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    Passage des dignitaires qui bradent leurs biens précieux, un palais pillé qui déverse son or sur le marché

    the rapid sell-off ornamental wealth by Mamluk amirs […] and the enormous amount of gold which was apparently taken from the sacking of a high-ranking amir's palace

    Traduction de la rédaction la vente rapide de richesses d’apparat par des émirs mamelouks […] et l’énorme quantité d’or apparemment emportée lors du pillage du palais d’un émir de haut rang

    Source Schultz, Warren C., « Mansa Musa’s Gold in Mamluk Cairo: A Reappraisal of a World Civilizations Anecdote », dans Post-Mongol Central Asia and the Middle East, 2006, corps de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  11. ↑

    Passage ces récits ont tous en commun de n’expliquer un phénomène que par une seule cause

    these two accounts, like the main account of Mansa Musa, have a reliance on single causation explanation that is troubling to the modern historian

    Traduction de la rédaction ces deux récits, comme le récit principal sur Mansa Musa, reposent sur une explication par une cause unique, ce qui gêne l’historien moderne

    Source Schultz, Warren C., « Mansa Musa’s Gold in Mamluk Cairo: A Reappraisal of a World Civilizations Anecdote », dans Post-Mongol Central Asia and the Middle East, 2006, corps de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage un marché où circulaient ensemble des pièces d’origines, de titres et d’âges différents

    The available coinage could and often did include coins of multiple origins, purity, and age circulating together at multiple and varying exchange rates.

    Traduction de la rédaction La monnaie disponible pouvait comprendre, et comprenait souvent, des pièces d’origines, de titres et d’âges différents, circulant ensemble à des taux de change multiples et variables.

    Source Schultz, Warren C., « Mansa Musa’s Gold in Mamluk Cairo: A Reappraisal of a World Civilizations Anecdote », dans Post-Mongol Central Asia and the Middle East, 2006, corps de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  12. ↑

    Passage un atlas dessiné […] à la fin du XIVᵉ siècle représente Mansa Musa trônant, une boule d’or à la main

    It was completed in 1375. […] Mansa Musa, the emperor of Mali, is prominently depicted on the second panel seated on a throne and holding a golden orb in one hand.

    Traduction de la rédaction Il fut achevé en 1375. […] Mansa Musa, l’empereur du Mali, est représenté en bonne place sur le deuxième panneau, assis sur un trône et tenant une boule d’or dans une main.

    Source Northwestern University, « Abraham Cresques (?). Atlas of Maritime Charts (The Catalan Atlas) », Caravans of Gold, Fragments in Time, projet numérique, 2019, notice de l’œuvre, paragraphe « Description », 2e et 5e phrases.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  13. ↑

    Pour l’ensemble de cette partie

    Passage les textes arabes traduits

    The main sources for the medieval history of West Africa are to be found in Arabic writings. […] Here, in 372 pages of clear English translations, is the sum of what Islamic scholars wrote about West Africa between the ninth and the fifteenth centuries, together with the notes necessary to its evaluation and the detailed indexes and glossaries which facilitate comparative use

    Traduction de la rédaction Les principales sources de l’histoire médiévale de l’Afrique de l’Ouest se trouvent dans des écrits arabes. […] Voici, en 372 pages de traductions anglaises claires, la somme de ce que les savants musulmans ont écrit sur l’Afrique de l’Ouest entre le IXᵉ et le XVᵉ siècle, avec les notes nécessaires à leur évaluation et les index et glossaires détaillés qui en facilitent l’usage comparatif

    Source Markus Wiener Publishers, « Corpus of Early Arabic Sources for West African History », présentation de l’éditeur de la réédition, présentation de l’ouvrage, 1ᵉʳ paragraphe (avec un extrait du compte rendu du Times Literary Supplement).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  14. ↑

    Passage Mansa Musa aurait été « l’homme le plus riche de toute l’histoire », avec une fortune évaluée à 400 milliards de dollars actuels

    Step aside, Bill Gates. Meet Mansa Musa I of Mali, a 14th century African king whose estimated $400 billion fortune makes him the richest human being in all of history, according to the website Celebrity Net Worth. The website released a list last week of the wealthiest people who ever lived, claiming it had adjusted for inflation to bring the fortunes into 2012 dollars.

    Traduction de la rédaction Pousse-toi, Bill Gates. Voici Mansa Musa Iᵉʳ du Mali, un roi africain du XIVᵉ siècle dont la fortune, estimée à 400 milliards de dollars, fait l’être humain le plus riche de toute l’histoire, selon le site Celebrity Net Worth. Le site a publié la semaine dernière une liste des personnes les plus riches ayant jamais vécu, affirmant avoir corrigé les montants de l’inflation pour les exprimer en dollars de 2012.

    Source Fox News, « Website Names Obscure 14th Century African King the Richest Person in History », 2012, 1er et 2ᵉ paragraphes (17 octobre 2012).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  15. ↑

    Passage Il a été publié en 2012 par un site consacré à la fortune des célébrités, dans un classement des plus grandes richesses de tous les temps.

    Meet Mansa Musa I of Mali […] whose estimated $400 billion fortune makes him the richest human being in all of history, according to the website Celebrity Net Worth. The website released a list last week of the wealthiest people who ever lived.

    Traduction de la rédaction Voici Mansa Musa Iᵉʳ du Mali […] dont la fortune, estimée à 400 milliards de dollars, fait l’être humain le plus riche de toute l’histoire, selon le site Celebrity Net Worth. Le site a publié la semaine dernière une liste des personnes les plus riches ayant jamais vécu.

    Source Fox News, « Website Names Obscure 14th Century African King the Richest Person in History », 2012, premier et deuxième paragraphes (17 octobre 2012).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  16. ↑

    Passage Les historiens de l’économie rejettent cette quantification

    Source Gomez, Michael A., African Dominion: A New History of Empire in Early and Medieval West Africa, Princeton University Press, 2018, chapitre sur Mansa Musa et la critique du chiffre.

    En bibliothèque · vérifié le 27 octobre 2026

  17. ↑

    Passage le monde islamique […] maîtrisaient le transfert de créances à distance

    the hawale, as the legal doctrine underlying the transfer of debts under the various schools of Islamic law […] A payment instrument to be further discussed is the suftaj; it contains an obligation of a paymaster or his correspondent to pay at a place other than that of the issue of the document.

    Traduction de la rédaction la hawala, doctrine juridique qui fonde le transfert de créances dans les différentes écoles du droit islamique […] Un instrument de paiement dont il sera question plus loin est la suftaja ; elle contient l’obligation d’un payeur, ou de son correspondant, de payer en un lieu autre que celui où le document a été émis.

    Source Geva, Benjamin, « The Medieval Hawale: The Legal Nature of the Suftaj and Other Islamic Payment Instruments », Global Hauser Program, New York University School of Law, 2009, § 1, p. 6 ; § 3.1, p. 32.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage l’Inde maîtrisaient le transfert de créances à distance

    The most important class of credit Instruments that evolved in India were termed Hundis. Their use was most widespread in the twelfth century, and has continued till today. In a sense, they represent the oldest surviving form of credit instrument. Hundis were used […] as remittance instruments (to transfer funds from one place to another)

    Traduction de la rédaction La catégorie la plus importante d’instruments de crédit apparus en Inde portait le nom de hundis. Leur usage était le plus répandu au XIIᵉ siècle, et s’est maintenu jusqu’à aujourd’hui. En un sens, ils représentent la plus ancienne forme d’instrument de crédit encore en usage. Les hundis servaient […] d’instruments de remise (pour transférer des fonds d’un lieu à un autre)

    Source Reserve Bank of India, Evolution of Payment Systems in India, 1998, chapitre II, § 2.7.

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    Passage Les cauris, coquillages que l’on pense venus surtout des Maldives, servaient de monnaie courante jusqu’en Afrique de l’Ouest.

    The Maldives are often assumed to have been a main source of these shells; this has never been archaeologically tested. […] by the 14th century, cowries are described as currency, and an import on which vast profits were made (al Umari, in Hopkins and Levtzion 2000: 260, 269). In the 14th century, ibn Battuta saw 1150 cowries sold for one gold dinar in Mali. […] Although cowries occur throughout the Indo-Pacific, it is the Maldives specifically which have been described as main exporters of these shells

    Traduction de la rédaction On suppose souvent que les Maldives ont été une source principale de ces coquillages ; cela n’a jamais été vérifié par l’archéologie. […] au XIVᵉ siècle, les cauris sont décrits comme une monnaie, et une importation sur laquelle on réalisait d’immenses profits (al-Umari, dans Hopkins et Levtzion 2000 : 260, 269). Au XIVᵉ siècle, Ibn Battuta vit 1 150 cauris vendus pour un dinar d’or au Mali. […] Bien que les cauris se trouvent dans tout l’Indo-Pacifique, ce sont précisément les Maldives qui ont été décrites comme les principales exportatrices de ces coquillages

    Source Haour, Anne, Christie, Annalisa et Jaufar, Shiura, « Tracking the Cowrie Shell: Excavations in the Maldives, 2016 », Nyame Akuma, n° 85, 2016, p. 69-77, introduction, 1er à 3ᵉ paragraphes (p. 69 de la version publiée ; manuscrit accepté lu).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  18. ↑

    Passage les expéditions maritimes chinoises de Zheng He […] bien que la taille exacte de ses navires fasse encore débat

    The article presents a comprehensive study of the problem concerning the real dimensions of the “treasure ships” – the largest sailing vessels of medieval China that formed the core of admiral Zheng He’s fleet during his seven maritime expeditions (1405-1433). It has been traced that the contradictory nature of extant written evidence, the difficulties in interpreting traditional Chinese units of measurement and the lack of archeological data have led to long-standing debates about the real parameters of these ships.

    Traduction de la rédaction L’article présente une étude d’ensemble du problème des dimensions réelles des « navires au trésor » – les plus grands voiliers de la Chine médiévale, qui formaient le cœur de la flotte de l’amiral Zheng He lors de ses sept expéditions maritimes (1405-1433). Il est montré que le caractère contradictoire des témoignages écrits conservés, les difficultés d’interprétation des unités de mesure chinoises traditionnelles et l’absence de données archéologiques ont entraîné des débats de longue date sur les dimensions réelles de ces navires.

    Source Dolyk, O. et Kozlovskyi, S., « Admiral Zheng He’s “Treasure Ships” (1405-1433): Problems of Dimensional Interpretation and Scholarly Assessments », Problems of World History, n° 33, 2026, p. 10-21, résumé anglais, 1ʳᵉ et 2ᵉ phrases.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  19. ↑

    Pour l’ensemble de cette partie

    Passage la lecture critique des sources sur l’Afrique médiévale

    Here, then, is Fauvelle's African Middle Ages, and the key to unlocking its secrets: we must limit ourselves to asking only the questions to which our sources permit answer, or be prepared to deal only in possibilities.

    Traduction de la rédaction Voici donc le Moyen Âge africain de Fauvelle, et la clé pour en percer les secrets : nous devons nous borner à ne poser que les questions auxquelles nos sources permettent de répondre, ou bien être prêts à ne traiter que de possibilités.

    Source « Fauvelle, The Golden Rhinoceros », compte rendu, The Medieval Review, 19.11.07, 2019, 5ᵉ paragraphe du compte rendu.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

Références bibliographiques

25
  • Abu-Lughod, Janet L., Before European Hegemony: The World System A.D. 1250-1350, Oxford University Press, 1989, en bibliothèque (un monde afro-eurasiatique déjà interconnecté avant 1492).
  • Al-Umari, Masalik al-absar fi mamalik al-amsar, vers 1337-1338, dans Levtzion et Hopkins (dir.), Corpus of Early Arabic Sources for West African History, en bibliothèque.
  • Atlas catalan, attribué à Abraham Cresques, Majorque, XIVᵉ siècle, Bibliothèque nationale de France, en accès libre. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b55002481n
  • Austen, Ralph A., Trans-Saharan Africa in World History, Oxford University Press, 2010, en bibliothèque (l’organisation des caravanes, le commerce en relais, l’échange or-sel et le rôle des oasis).
  • Dolyk, O. et Kozlovskyi, S., « Admiral Zheng He’s “Treasure Ships” (1405-1433): Problems of Dimensional Interpretation and Scholarly Assessments », Problems of World History, n° 33, 2026, p. 10-21, en accès libre (les sept expéditions de Zheng He ; le débat ancien sur les dimensions des « navires au trésor »). https://doi.org/10.46869/2707-6776-2026-33-1
  • Dreyer, Edward L., Zheng He: China and the Oceans in the Early Ming Dynasty, 1405-1433, Pearson Longman, 2007, en bibliothèque (les expéditions et le débat sur la taille des navires).
  • « Fauvelle, The Golden Rhinoceros », compte rendu, The Medieval Review, 19.11.07, 2019, en accès libre (la méthode de l’ouvrage : ne poser aux sources lacunaires du Moyen Âge africain que les questions auxquelles elles permettent de répondre). https://scholarworks.iu.edu/journals/index.php/tmr/article/view/28826
  • Fauvelle-Aymar, François-Xavier, Le Rhinocéros d’or. Histoires du Moyen Âge africain, Alma, 2013, en bibliothèque (la lecture critique des sources sur l’Afrique médiévale).
  • Fox News, « Website Names Obscure 14th Century African King the Richest Person in History », 2012, en accès libre (l’origine du chiffre de 400 milliards : un classement publié par un site consacré à la fortune des célébrités). https://www.foxnews.com/world/website-names-obscure-14th-century-african-king-the-richest-person-in-history
  • Geva, Benjamin, « The Medieval Hawale: The Legal Nature of the Suftaj and Other Islamic Payment Instruments », Global Hauser Program, New York University School of Law, 2009, en accès libre (la hawala, transfert de créances en droit islamique médiéval ; la suftaja, ordre de payer en un autre lieu). https://digitalcommons.osgoode.yorku.ca/scholarly_works/2616/
  • Goitein, Shelomo Dov, A Mediterranean Society, vol. 1, University of California Press, 1967, en bibliothèque (le transfert de créances à distance).
  • Gomez, Michael A., African Dominion: A New History of Empire in Early and Medieval West Africa, Princeton University Press, 2018, en bibliothèque (le règne de Mansa Musa et la critique du chiffre des « 400 milliards »).
  • Haour, Anne, Christie, Annalisa et Jaufar, Shiura, « Tracking the Cowrie Shell: Excavations in the Maldives, 2016 », Nyame Akuma, n° 85, 2016, p. 69-77, en accès libre (les cauris, monnaie en Afrique de l’Ouest au XIVᵉ siècle ; les Maldives, décrites comme principales exportatrices, une provenance que l’archéologie n’avait pas encore vérifiée). https://ueaeprints.uea.ac.uk/id/eprint/67104/
  • Hogendorn, Jan et Johnson, Marion, The Shell Money of the Slave Trade, Cambridge University Press, 1986, en bibliothèque (les cauris des Maldives).
  • Ibn Battuta, Rihla, 1355, trad. Paule Charles-Dominique, Voyageurs arabes, Gallimard, « Pléiade », 1995, en bibliothèque (le voyage au Mali).
  • Kordas, Ann, Lynch, Ryan J., Nelson, Brooke et Tatlock, Julie, World History, Volume 1: to 1500, OpenStax, 2023, section 15.2 « Medieval Sub-Saharan Africa », en accès libre (le règne de Mansa Musa ; le contrôle des villes marchandes et des routes transsahariennes ; l’accès aux champs aurifères du Bouré ; la visite d’Ibn Battuta au Mali). https://openstax.org/books/world-history-volume-1/pages/15-2-medieval-sub-saharan-africa
  • Kordas, Ann, Lynch, Ryan J., Nelson, Brooke et Tatlock, Julie, World History, Volume 1: to 1500, OpenStax, 2023, section 9.4 « North Africa’s Mediterranean and Trans-Saharan Connections », en accès libre (le sel vers le sud, l’or vers le nord ; le commerce d’oasis en oasis ; les villes-étapes où les marchandises changent de mains). https://openstax.org/books/world-history-volume-1/pages/9-4-north-africas-mediterranean-and-trans-saharan-connections
  • Kordas, Ann, Lynch, Ryan J., Nelson, Brooke et Tatlock, Julie, World History, Volume 2: from 1400, OpenStax, 2022, chapitre 2, introduction, en accès libre (le commerce florissant de l’océan Indien au moment où les Européens se lancent dans l’exploration). https://openstax.org/books/world-history-volume-2/pages/2-introduction
  • Levtzion, Nehemia, Ancient Ghana and Mali, Methuen, 1973, en bibliothèque (le règne, les champs d’or, le pèlerinage).
  • Levtzion, Nehemia et Hopkins, John F. P. (dir.), Corpus of Early Arabic Sources for West African History, Cambridge University Press, 1981, en bibliothèque (les textes arabes traduits).
  • Markus Wiener Publishers, « Corpus of Early Arabic Sources for West African History », présentation de l’éditeur de la réédition, en accès libre (le recueil : traductions anglaises des écrits arabes sur l’Afrique de l’Ouest du IXᵉ au XVᵉ siècle). https://markuswiener.com/books/corpus-of-early-arabic-sources-for-west-african-history/
  • Nixon, Sam, « The Early Islamic Trans-Saharan Market Towns of West Africa », dans Sterry, Martin et Mattingly, David J. (dir.), Urbanisation and State Formation in the Ancient Sahara and Beyond, Cambridge University Press, 2020, p. 621-666, accès payant, résumé en accès libre (les villes de marché du Sahel, points de rencontre des marchands du nord et du sud). https://doi.org/10.1017/9781108637978.018
  • Northwestern University, « Abraham Cresques (?). Atlas of Maritime Charts (The Catalan Atlas) », Caravans of Gold, Fragments in Time, projet numérique, 2019, en accès libre (l’atlas achevé en 1375 ; Mansa Musa assis sur un trône, une boule d’or à la main). https://caravans.library.northwestern.edu/works/26/
  • Reserve Bank of India, Evolution of Payment Systems in India, 1998, en accès libre (les hundis, instruments de crédit et de remise de fonds d’un lieu à un autre, répandus dès le XIIᵉ siècle). https://rbi.org.in/Scripts/PublicationsView.aspx?id=155
  • Schultz, Warren C., « Mansa Musa’s Gold in Mamluk Cairo: A Reappraisal of a World Civilizations Anecdote », dans Post-Mongol Central Asia and the Middle East, 2006, en accès libre (le récit d’al-Umari, cité en traduction : la baisse du cours de l’or et sa durée supposée ; le témoignage unique d’al-Umari ; l’épisode replacé parmi de nombreuses fluctuations de court terme ; la critique de l’explication par une cause unique ; la circulation de pièces d’origines et de titres divers). https://www.academia.edu/81562385/

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