
Le plus profond trou jamais creusé par l’humanité descend à douze kilomètres. C’est environ deux millièmes de la distance jusqu’au centre de la Terre.
Personne n’est jamais descendu voir. Cette page raconte comment on le sait pourtant.
Le trou
Le forage a commencé en 1970 dans la péninsule de Kola, en Russie du Nord-Ouest. Il a atteint 12 262 mètres en 1989.1
Le trou principal ne fait qu’environ vingt-trois centimètres de large. Vingt ans de travail pour un tube de la largeur d’une assiette.2
Il n’a pas atteint son objectif, qui était de quinze kilomètres.
Pourquoi cela s’est arrêté
Trois raisons, et elles sont de natures différentes :
- La chaleur. En descendant, la température montait plus vite que ne le prévoyait le modèle. Au fond, on relève 180 °C là où l’on en attendait environ 100.
- La roche. À cette température, la roche a changé de comportement : devenue plastique, elle se refermait sur elle-même et détruisait le matériel.
- L’argent. L’Union soviétique s’est dissoute, et le financement a disparu avec elle. Les travaux ont cessé en 1992 ; le site a été scellé en 1995.3
Le chiffre qui compte
Douze kilomètres, cela paraît beaucoup. C’est plus profond que la fosse océanique la plus profonde.
Mais rapporté à la Terre : 12,262 kilomètres, c’est environ 0,2 % de la distance jusqu’au centre. Seulement le tiers de l’épaisseur de la croûte à cet endroit.
Le plus grand effort de forage de l’histoire humaine n’a même pas traversé la première couche.
Les couches de la Terre
La Terre n’est pas une boule pleine et homogène. Elle est faite de couches emboîtées, de plus en plus chaudes et denses à mesure qu’on descend. Au centre, la température approche celle de la surface du Soleil et la pression dépasse trois millions de fois celle que l’on subit à l’air libre.
- La croûte est la couche superficielle, celle sur laquelle nous vivons. Elle fait de 5 kilomètres sous les océans à 70 kilomètres sous les grandes chaînes de montagnes. Rapportée à la Terre entière, c’est moins d’un centième du rayon.
- Le manteau occupe l’essentiel du volume — environ 84 %. Il descend jusqu’à environ 2 900 kilomètres. Il est presque entièrement solide, malgré ce qu’on lit souvent : il ne s’agit pas d’un océan de lave. Simplement, sur de très longues durées, cette roche solide flue très lentement, comme une pâte extrêmement raide.
- Le noyau externe, entre 2 900 et 5 100 kilomètres, est fait de fer et de nickel liquides. Ses mouvements engendrent le champ magnétique terrestre.
- La graine, ou noyau interne, est une sphère de fer d’environ 1 200 kilomètres de rayon. Elle est plus chaude que le noyau externe et pourtant solide : la pression y est telle que le fer ne peut pas rester liquide.4
Aucune de ces couches n’a jamais été vue. Le forage le plus profond jamais réalisé s’arrête à un peu plus de douze kilomètres — il n’a même pas traversé la croûte. Tout ce qui précède a été établi autrement, et c’est le sujet de cette page.
Comment on voit à l’intérieur de la Terre
Nous n’avons jamais vu l’intérieur de la Terre. Pourtant, nous en connaissons la structure en couches.
Le principe
Quand un séisme se produit, il envoie des vibrations (des ondes sismiques) dans toutes les directions, y compris à travers la planète. Ces ondes ne se propagent pas de la même façon selon la matière traversée : elles changent de vitesse, se courbent, ou s’arrêtent net.
En plaçant des capteurs sur toute la surface et en comparant les temps d’arrivée, on reconstruit le chemin parcouru. De ces trajectoires, on déduit ce qu’il y avait sur la route.
La découverte la plus élégante
Il existe deux grands types d’ondes sismiques profondes :
- Les ondes P (primaires), qui traversent aussi bien les solides que les liquides.
- Les ondes S (secondaires), qui ne traversent pas les liquides.
Or, après un séisme majeur, on constate qu’une vaste région située à l’opposé du globe ne reçoit jamais d’ondes S. On l’appelle la zone d’ombre.
La conclusion s’impose : quelque chose de liquide bloque leur passage au centre. C’est ainsi qu’on a découvert que le noyau externe est liquide — non pas en le voyant, mais en constatant l’absence de quelque chose. En 1926, Harold Jeffreys en donne la première démonstration chiffrée, en croisant cette absence d’ondes S avec l’amplitude des marées terrestres : la Terre se déforme trop pour être rigide jusqu’en son centre.5
La leçon de méthode
C’est un principe épistémologique fondamental : une absence peut être une information. Ce qui n’arrive pas, là où cela devrait arriver, renseigne sur ce qu’il y a entre les deux.
Le renversement est frappant : notre connaissance du sous-sol repose sur des catastrophes. Le phénomène qui détruit des villes est aussi le seul scanner qui nous permette de voir sous nos pieds. On ne l’a pas construit : on s’en sert.
Ce que le forage a contredit
Le principal résultat scientifique de Kola est quelque chose qu’il n’a pas trouvé.
Les sismologues observaient depuis longtemps que les ondes changent brusquement de vitesse vers sept kilomètres de profondeur sous les continents. Ils y voyaient une frontière entre une croûte de granite et une croûte de basalte, plus dense — la « discontinuité de Conrad ». C’était la cible principale du forage.6
Le forage est descendu vérifier. Il n’y avait pas de basalte. Du granite au-dessus, et encore de la roche apparentée en dessous.7
Un instrument descendu sur place a contredit la lecture d’un signal écouté d’en haut. La mesure n’était pas fausse ; c’est la phrase écrite au-dessus qui l’était.
Trois surprises qu’on n’avait pas commandées
À la place, le forage a trouvé autre chose — et c’est souvent ainsi que cela se passe.
- De l’eau. De l’eau salée circulait dans des fissures, à plusieurs kilomètres de profondeur, là où personne ne s’attendait à en trouver. C’est ce qui explique le changement de vitesse des ondes : non pas une autre roche, mais la même roche, fracturée et gorgée d’eau.
- Du gaz. Tout au long du forage, de l’hydrogène remontait du puits en bulles.
- Des fossiles. Vers six kilomètres de profondeur, dans une roche vieille d’environ deux milliards d’années, on a trouvé des restes microscopiques de plancton.8
Le schéma en couches familier — croûte, manteau, noyau, en oignon coupé — est un modèle. Un outil pour raisonner, pas une photographie.
Un fait trop beau, avec son nom
Une légende circule depuis la fin du XXᵉ siècle : on aurait entendu, au fond du forage de Kola, des cris humains enregistrés par un microphone résistant à la chaleur.
C’est un canular documenté. On peut même en suivre la trace : une chaîne de télévision religieuse de Californie l’a diffusé, après un bulletin chrétien finlandais paru en juillet 1989. Un animateur de radio, harcelé d’appels d’auditeurs qui voulaient savoir si c’était vrai, a remonté la piste jusqu’à ce bulletin.9
Ce qui rend le cas exemplaire : les publications scientifiques sur le forage décrivent bel et bien des faits étonnants : des roches fracturées gorgées d’eaux très minéralisées, des températures de 180 °C et davantage. Rien de surnaturel : c’est pourtant à ce forage bien réel que la légende s’est accrochée.10
Nous le mentionnons parce que c’est un cas d’école : une histoire spectaculaire s’accroche à des faits réels (un puits ultra-profond, une chaleur anormale, le secret soviétique), et cela suffit à rendre crédible tout ce qu’on y ajoute.
Note 1
Meanwhile, the Soviets planned the Kola Superdeep Borehole, which started drilling in May of 1970… […] The borehole is located 155 mi (250 km) north of the Arctic Circle on the Kola Peninsula of Murmansk province, Russia, near the Finland and Norway borders and on the Barents Sea. […] One of the sidetracks, the SG-3, extends 40,230 ft (7.62 mi, 12,262 m) vertically below Earth's surface. […] In 1989, the SG-3 reached its ultimate total depth […]
Pendant ce temps, les Soviétiques préparaient le forage superprofond de Kola, dont le forage a commencé en mai 1970… […] Le forage est situé à 250 km (155 mi) au nord du cercle polaire, dans la péninsule de Kola, dans la province de Mourmansk, en Russie, près des frontières finlandaise et norvégienne, au bord de la mer de Barents. […] L’un des puits déviés, le SG-3, descend à 12 262 m (40 230 ft, 7,62 mi) à la verticale sous la surface de la Terre. […] En 1989, le SG-3 a atteint sa profondeur finale […]
EarthDate, « Kola Superdeep », Switch Energy Alliance, 12 juin 2021, en accès libre
Note 2
Originally planned to drill to a vertical depth of 49,213 ft (15,000 m, 9.32 mi), the borehole is just 9 inches (23 cm) in diameter and includes several sidetrack boreholes accessed through the original hole.
Prévu à l’origine pour atteindre une profondeur verticale de 15 000 m (49 213 ft, 9,32 mi), le forage ne mesure que 23 cm (9 pouces) de diamètre et comprend plusieurs puits déviés, accessibles par le trou d’origine.
EarthDate, « Kola Superdeep », Switch Energy Alliance, 12 juin 2021, en accès libre
Note 3
Geothermal gradient was found to be steeper than, had been anticipated.
Le gradient géothermique s’est révélé plus fort que prévu.
Clarke, James W., McDowell, Robert C., Matzko, John R. et al., The Kola Superdeep Drill Hole by Ye. A. Kozlovskiy (1984): A Detailed Summary, U.S. Geological Survey, Open-File Report 86-517, 1986, en accès libre
At these temperatures and pressures, the rock started to behave plastically, creeping slowly into the wellbore.
À ces températures et à ces pressions, la roche se mit à se comporter de façon plastique, fluant lentement dans le trou de forage.
EarthDate, « Kola Superdeep », Switch Energy Alliance, 12 juin 2021, en accès libre
The project actually ended when the Soviet Union fell and funding evaporated.
Le projet prit en réalité fin quand l’Union soviétique s’effondra et que le financement s’évapora.
EarthDate, « Kola Superdeep », Switch Energy Alliance, 12 juin 2021, en accès libre
In 1989, the SG-3 reached its ultimate total depth when the downhole temperatures in the well increased from the expected 100°C (212°F) to 180°C (356°F).
En 1989, SG-3 a atteint sa profondeur finale, lorsque la température au fond du puits est passée des 100 °C attendus à 180 °C.
EarthDate, « Kola Superdeep », Switch Energy Alliance, 12 juin 2021, en accès libre
Note 4
The mantle is the mostly solid bulk of Earth's interior. The mantle lies between Earth’s dense, superheated core and its thin outer layer, the crust. The mantle is about 2,900 kilometers (1,802 miles) thick, and makes up a whopping 84 percent of Earth's total volume.
Le manteau est la masse presque entièrement solide de l’intérieur de la Terre. Le manteau se trouve entre le noyau dense et surchauffé de la Terre et sa mince couche extérieure, la croûte. Le manteau mesure environ 2 900 kilomètres (1 802 miles) d’épaisseur et représente pas moins de 84 % du volume total de la Terre.
National Geographic Society, « Mantle », National Geographic Education, ressource encyclopédique en ligne, mise à jour le 17 juillet 2026, en accès libre
The Earth’s mantle, on which the crust is lying on, is not made of liquid magma. It is not even made of magma. The Earth’s mantle is mostly made of solid rock. […] The Earth’s mantle is mostly solid from the liquid outer core to the crust, but it can creep on the long-term, which surely strengthens the misconception of a liquid mantle.
Le manteau terrestre, sur lequel repose la croûte, n’est pas fait de magma liquide. Il n’est même pas fait de magma. Le manteau terrestre est surtout fait de roche solide. […] Le manteau terrestre est presque entièrement solide, du noyau externe liquide jusqu’à la croûte, mais il peut fluer sur le long terme, ce qui renforce sûrement l’idée fausse d’un manteau liquide.
Earth Observatory of Singapore, « Is the Earth’s Mantle Made of Liquid Magma? », foire aux questions en sciences de la Terre, en accès libre
Below the crust is the mantle, a dense, hot layer of semi-solid rock approximately 2,900 km thick. […] At the center of the Earth lies the core, which is nearly twice as dense as the mantle because its composition is metallic (iron-nickel alloy) rather than stony. Unlike the yolk of an egg, however, the Earth's core is actually made up of two distinct parts: a 2,200 km-thick liquid outer core and a 1,250 km-thick solid inner core.
Sous la croûte se trouve le manteau, une couche dense et chaude de roche semi-solide d’environ 2 900 km d’épaisseur. […] Au centre de la Terre se trouve le noyau, presque deux fois plus dense que le manteau parce que sa composition est métallique (alliage fer-nickel) plutôt que rocheuse. Contrairement au jaune d’un œuf, cependant, le noyau terrestre se compose en réalité de deux parties distinctes : un noyau externe liquide de 2 200 km d’épaisseur et un noyau interne solide de 1 250 km d’épaisseur.
United States Geological Survey, This Dynamic Earth: The Story of Plate Tectonics, chapitre « Inside the Earth »
Gutenberg determined the depth to the top of the core as 2900 km from the surface.
Gutenberg a établi que le sommet du noyau se trouvait à 2 900 km de profondeur sous la surface.
Knopoff, Leon, « Beno Gutenberg, 1889-1960 », Biographical Memoirs, National Academy of Sciences, 1999
Note 5
At 150° from the origin we find a remarkable decrease in the mean apparent rate of propagation […] the most obvious explanation of the decrease is that these waves, penetrating to greater depths, have entered, […] a central core, composed of matter which transmits them at a much slower speed
À 150° de l’origine, on constate une diminution remarquable de la vitesse apparente moyenne de propagation […] l’explication la plus évidente de cette diminution est que ces ondes, pénétrant à de plus grandes profondeurs, sont entrées, […] dans un noyau central, composé d’une matière qui les transmet à une vitesse bien plus lente
Oldham, Richard Dixon, « The Constitution of the Interior of the Earth, as Revealed by Earthquakes », Quarterly Journal of the Geological Society, vol. 62, 1906, p. 456-475
Suggérée depuis longtemps par l’amplitude des marées terrestres solides, beaucoup plus importante que si la terre était solide et rigide […] Confirmée par l’absence d’observations d’ondes S à partir de la distance de pénétration dans le noyau. […] Jeffreys (1926): marée terrestre + observations d’ondes S (leur absence): première “preuve” quantitative de l’absence de rigidité du noyau
Romanowicz, Barbara, « Le noyau de la terre: I- Introduction », support de cours, Collège de France, 2011
Note 6
Scientists were searching for the source of a seismic velocity change at around 23,000 ft (7 km, 4.36 mi), where they expected to find a boundary between granite and basalt, known as the Conrad Discontinuity.
Les scientifiques cherchaient l’origine d’un changement de vitesse des ondes sismiques vers 7 km, où ils s’attendaient à trouver une frontière entre granite et basalte, appelée discontinuité de Conrad.
EarthDate, « Kola Superdeep », Switch Energy Alliance, 12 juin 2021, en accès libre
Note 7
Instead, they found a transition from igneous granite above to metamorphic granite below.
Ils trouvèrent à la place un passage d’un granite magmatique au-dessus à un granite métamorphique en dessous.
EarthDate, « Kola Superdeep », Switch Energy Alliance, 12 juin 2021, en accès libre
Note 8
Unexpected was the occurrence at great depth of very porous, fractured rocks saturated by water. […] Ground water in the 0.8-7 km interval is of the sodium-chloride composition, salinities increasing with depth and reaching saturation in some intervals.
Inattendue fut la présence, à grande profondeur, de roches très poreuses et fracturées, saturées d’eau. […] Entre 0,8 et 7 km, l’eau souterraine est de composition chlorurée sodique, sa salinité augmentant avec la profondeur jusqu’à saturation par endroits.
Clarke, James W., McDowell, Robert C., Matzko, John R. et al., The Kola Superdeep Drill Hole by Ye. A. Kozlovskiy (1984): A Detailed Summary, U.S. Geological Survey, Open-File Report 86-517, 1986, en accès libre
Instead, they found a transition from igneous granite above to metamorphic granite below. […] At this boundary, to the Soviet’s complete surprise, they found intensely fractured rock filled with hot mineralized water.
Ils ont plutôt trouvé une transition entre un granite magmatique au-dessus et un granite métamorphique en dessous. […] À cette limite, à la complète surprise des Soviétiques, ils ont trouvé une roche intensément fracturée remplie d’eau chaude minéralisée.
EarthDate, « Kola Superdeep », Switch Energy Alliance, 12 juin 2021
Throughout drilling, hydrogen gas bubbled up from the well, as well as helium, nitrogen, and carbon dioxide.
Tout au long du forage, de l’hydrogène gazeux remontait du puits en bulles, ainsi que de l’hélium, de l’azote et du dioxyde de carbone.
EarthDate, « Kola Superdeep », Switch Energy Alliance, 12 juin 2021
At 22,000 ft (6.7 km, 4.2 mi), 24 species of 2-billion-year-old microfossils were found intact, encased within organic carbon and nitrogen compounds that appear to have protected the fossils from the intense heat and pressure at those depths.
À 22 000 pieds (6,7 km, 4,2 milles), on a trouvé intacts des microfossiles de 24 espèces, vieux de 2 milliards d’années, enrobés dans des composés organiques de carbone et d’azote qui semblent les avoir protégés de la chaleur et de la pression intenses qui règnent à ces profondeurs.
EarthDate, « Kola Superdeep », Switch Energy Alliance, 12 juin 2021
Among the more interesting discoveries: microscopic plankton fossils found at four miles down.
Parmi les découvertes les plus intéressantes : des fossiles microscopiques de plancton, trouvés à quatre milles de profondeur.
Smithsonian Magazine, « Ask Smithsonian: What’s the Deepest Hole Ever Dug? », rubrique « Ask Smithsonian »
Note 9
I first heard about this story from people who started calling my radio program to ask about it in the early 1990s. […] Most of the callers said they’d heard the story on Trinity Broadcasting Network, a Christian television network that originates from Southern California. […] He got it, he said, from a Christian newsletter called ‘Vaeltajat’, which was published by a group of Finnish missionaries. […] We next contacted ‘Vaeltajat’. The editor said the story had been printed in their July 1989 issue.
J’ai entendu parler de cette histoire pour la première fois par des gens qui ont commencé à appeler mon émission de radio pour m’interroger à son sujet au début des années 1990. […] La plupart des auditeurs disaient l’avoir entendue sur Trinity Broadcasting Network, une chaîne de télévision chrétienne basée dans le sud de la Californie. […] Il la tenait, disait-il, d’un bulletin chrétien appelé « Vaeltajat », publié par un groupe de missionnaires finlandais. […] Nous avons ensuite contacté « Vaeltajat ». Le rédacteur nous a dit que l’histoire avait paru dans leur numéro de juillet 1989.
Buhler, Rich, et la rédaction, « Drilling to Hell-Facts », Truth or Fiction?, 16 mars 2015, en accès libre
Note 10
Однако реальная температура в скважине на глубине 10 км достигла 180°С, а на глубине около 12 км значения температур достигли 212°С, вместо предполагавшихся 120°С [13]. […] На глубинах 9–12 км встретились высокопористые трещиноватые породы, насыщенные подземными сильно минерализованными водами.
Or la température réelle dans le puits atteignit 180 °C à 10 km de profondeur, et vers 12 km les températures atteignirent 212 °C, au lieu des 120 °C prévus [13]. […] Entre 9 et 12 km de profondeur, on rencontra des roches très poreuses et fracturées, saturées d’eaux souterraines fortement minéralisées.
Lobanov, K. V., Chicherov, M. V. et Sharov, N. V., « Пятидесятилетняя годовщина начала бурения Кольской сверхглубокой скважины » (« The 50th Anniversary of the Start of Drilling the Kola Superdeep Well »), Арктика и Север (Arctic and North), n° 44, 2021, p. 267-284, doi:10.37482/issn2221-2698.2021.44.267
Notes et sources
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Passage Le forage a commencé en 1970 dans la péninsule de Kola […] Il a atteint 12 262 mètres en 1989.
Meanwhile, the Soviets planned the Kola Superdeep Borehole, which started drilling in May of 1970… […] The borehole is located 155 mi (250 km) north of the Arctic Circle on the Kola Peninsula of Murmansk province, Russia, near the Finland and Norway borders and on the Barents Sea. […] One of the sidetracks, the SG-3, extends 40,230 ft (7.62 mi, 12,262 m) vertically below Earth's surface. […] In 1989, the SG-3 reached its ultimate total depth […]
Traduction de la rédaction Pendant ce temps, les Soviétiques préparaient le forage superprofond de Kola, dont le forage a commencé en mai 1970… […] Le forage est situé à 250 km (155 mi) au nord du cercle polaire, dans la péninsule de Kola, dans la province de Mourmansk, en Russie, près des frontières finlandaise et norvégienne, au bord de la mer de Barents. […] L’un des puits déviés, le SG-3, descend à 12 262 m (40 230 ft, 7,62 mi) à la verticale sous la surface de la Terre. […] En 1989, le SG-3 a atteint sa profondeur finale […]
Source EarthDate, « Kola Superdeep », Switch Energy Alliance, 12 juin 2021, en accès libre, texte « Background » de l’épisode, 3ᵉ à 5ᵉ points.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Le trou principal ne fait qu’environ vingt-trois centimètres de large.
Originally planned to drill to a vertical depth of 49,213 ft (15,000 m, 9.32 mi), the borehole is just 9 inches (23 cm) in diameter and includes several sidetrack boreholes accessed through the original hole.
Traduction de la rédaction Prévu à l’origine pour atteindre une profondeur verticale de 15 000 m (49 213 ft, 9,32 mi), le forage ne mesure que 23 cm (9 pouces) de diamètre et comprend plusieurs puits déviés, accessibles par le trou d’origine.
Source EarthDate, « Kola Superdeep », Switch Energy Alliance, 12 juin 2021, en accès libre, texte « Background » de l’épisode, 4ᵉ point.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage En descendant, la température montait plus vite que ne le prévoyait le modèle […] Au fond, on relève 180 °C là où l’on en attendait environ 100.
Geothermal gradient was found to be steeper than, had been anticipated.
Traduction de la rédaction Le gradient géothermique s’est révélé plus fort que prévu.
Source Clarke, James W., McDowell, Robert C., Matzko, John R. et al., The Kola Superdeep Drill Hole by Ye. A. Kozlovskiy (1984): A Detailed Summary, U.S. Geological Survey, Open-File Report 86-517, 1986, en accès libre, avant-propos (Foreword) du rapport.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage À cette température, la roche a changé de comportement : devenue plastique, elle se refermait sur elle-même
At these temperatures and pressures, the rock started to behave plastically, creeping slowly into the wellbore.
Traduction de la rédaction À ces températures et à ces pressions, la roche se mit à se comporter de façon plastique, fluant lentement dans le trou de forage.
Source EarthDate, « Kola Superdeep », Switch Energy Alliance, 12 juin 2021, en accès libre, texte « Background » de l’épisode.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage L’Union soviétique s’est dissoute, et le financement a disparu avec elle.
The project actually ended when the Soviet Union fell and funding evaporated.
Traduction de la rédaction Le projet prit en réalité fin quand l’Union soviétique s’effondra et que le financement s’évapora.
Source EarthDate, « Kola Superdeep », Switch Energy Alliance, 12 juin 2021, en accès libre, texte « Background » de l’épisode.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage En descendant, la température montait plus vite que ne le prévoyait le modèle […] Au fond, on relève 180 °C là où l’on en attendait environ 100.
In 1989, the SG-3 reached its ultimate total depth when the downhole temperatures in the well increased from the expected 100°C (212°F) to 180°C (356°F).
Traduction de la rédaction En 1989, SG-3 a atteint sa profondeur finale, lorsque la température au fond du puits est passée des 100 °C attendus à 180 °C.
Source EarthDate, « Kola Superdeep », Switch Energy Alliance, 12 juin 2021, en accès libre, texte « Background » de l’épisode.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Le manteau occupe l’essentiel du volume — environ 84 % […] Il est presque entièrement solide
The mantle is the mostly solid bulk of Earth's interior. The mantle lies between Earth’s dense, superheated core and its thin outer layer, the crust. The mantle is about 2,900 kilometers (1,802 miles) thick, and makes up a whopping 84 percent of Earth's total volume.
Traduction de la rédaction Le manteau est la masse presque entièrement solide de l’intérieur de la Terre. Le manteau se trouve entre le noyau dense et surchauffé de la Terre et sa mince couche extérieure, la croûte. Le manteau mesure environ 2 900 kilomètres (1 802 miles) d’épaisseur et représente pas moins de 84 % du volume total de la Terre.
Source National Geographic Society, « Mantle », National Geographic Education, ressource encyclopédique en ligne, mise à jour le 17 juillet 2026, en accès libre, premier paragraphe.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
Passage Il est presque entièrement solide, malgré ce qu’on lit souvent : il ne s’agit pas d’un océan de lave. Simplement, sur de très longues durées, cette roche solide flue très lentement
The Earth’s mantle, on which the crust is lying on, is not made of liquid magma. It is not even made of magma. The Earth’s mantle is mostly made of solid rock. […] The Earth’s mantle is mostly solid from the liquid outer core to the crust, but it can creep on the long-term, which surely strengthens the misconception of a liquid mantle.
Traduction de la rédaction Le manteau terrestre, sur lequel repose la croûte, n’est pas fait de magma liquide. Il n’est même pas fait de magma. Le manteau terrestre est surtout fait de roche solide. […] Le manteau terrestre est presque entièrement solide, du noyau externe liquide jusqu’à la croûte, mais il peut fluer sur le long terme, ce qui renforce sûrement l’idée fausse d’un manteau liquide.
Source Earth Observatory of Singapore, « Is the Earth’s Mantle Made of Liquid Magma? », foire aux questions en sciences de la Terre, en accès libre, réponse à la question « Is the Earth’s mantle made of liquid magma? ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
Passage Le noyau externe, entre 2 900 et 5 100 kilomètres […] La graine, ou noyau interne, est une sphère de fer d’environ 1 200 kilomètres de rayon
Below the crust is the mantle, a dense, hot layer of semi-solid rock approximately 2,900 km thick. […] At the center of the Earth lies the core, which is nearly twice as dense as the mantle because its composition is metallic (iron-nickel alloy) rather than stony. Unlike the yolk of an egg, however, the Earth's core is actually made up of two distinct parts: a 2,200 km-thick liquid outer core and a 1,250 km-thick solid inner core.
Traduction de la rédaction Sous la croûte se trouve le manteau, une couche dense et chaude de roche semi-solide d’environ 2 900 km d’épaisseur. […] Au centre de la Terre se trouve le noyau, presque deux fois plus dense que le manteau parce que sa composition est métallique (alliage fer-nickel) plutôt que rocheuse. Contrairement au jaune d’un œuf, cependant, le noyau terrestre se compose en réalité de deux parties distinctes : un noyau externe liquide de 2 200 km d’épaisseur et un noyau interne solide de 1 250 km d’épaisseur.
Source United States Geological Survey, This Dynamic Earth: The Story of Plate Tectonics, chapitre « Inside the Earth », deuxième paragraphe de la page « Inside the Earth ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage Le manteau […] descend jusqu’à environ 2 900 kilomètres.
Gutenberg determined the depth to the top of the core as 2900 km from the surface.
Traduction de la rédaction Gutenberg a établi que le sommet du noyau se trouvait à 2 900 km de profondeur sous la surface.
Source Knopoff, Leon, « Beno Gutenberg, 1889-1960 », Biographical Memoirs, National Academy of Sciences, 1999, p. 8.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage l’hypothèse d’un noyau distinct, à partir du retard des ondes
At 150° from the origin we find a remarkable decrease in the mean apparent rate of propagation […] the most obvious explanation of the decrease is that these waves, penetrating to greater depths, have entered, […] a central core, composed of matter which transmits them at a much slower speed
Traduction de la rédaction À 150° de l’origine, on constate une diminution remarquable de la vitesse apparente moyenne de propagation […] l’explication la plus évidente de cette diminution est que ces ondes, pénétrant à de plus grandes profondeurs, sont entrées, […] dans un noyau central, composé d’une matière qui les transmet à une vitesse bien plus lente
Source Oldham, Richard Dixon, « The Constitution of the Interior of the Earth, as Revealed by Earthquakes », Quarterly Journal of the Geological Society, vol. 62, 1906, p. 456-475, p. 468.
Domaine public ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage une vaste région située à l’opposé du globe ne reçoit jamais d’ondes S […] la Terre se déforme trop pour être rigide jusqu’en son centre
Suggérée depuis longtemps par l’amplitude des marées terrestres solides, beaucoup plus importante que si la terre était solide et rigide […] Confirmée par l’absence d’observations d’ondes S à partir de la distance de pénétration dans le noyau. […] Jeffreys (1926): marée terrestre + observations d’ondes S (leur absence): première “preuve” quantitative de l’absence de rigidité du noyau
Source Romanowicz, Barbara, « Le noyau de la terre: I- Introduction », support de cours, Collège de France, 2011, diapositive 5, « Liquidité du noyau ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage les ondes changent brusquement de vitesse vers sept kilomètres de profondeur sous les continents […] la « discontinuité de Conrad ». C’était la cible principale du forage.
Scientists were searching for the source of a seismic velocity change at around 23,000 ft (7 km, 4.36 mi), where they expected to find a boundary between granite and basalt, known as the Conrad Discontinuity.
Traduction de la rédaction Les scientifiques cherchaient l’origine d’un changement de vitesse des ondes sismiques vers 7 km, où ils s’attendaient à trouver une frontière entre granite et basalte, appelée discontinuité de Conrad.
Source EarthDate, « Kola Superdeep », Switch Energy Alliance, 12 juin 2021, en accès libre, texte « Background » de l’épisode.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Il n’y avait pas de basalte. Du granite au-dessus, et encore de la roche apparentée en dessous.
Instead, they found a transition from igneous granite above to metamorphic granite below.
Traduction de la rédaction Ils trouvèrent à la place un passage d’un granite magmatique au-dessus à un granite métamorphique en dessous.
Source EarthDate, « Kola Superdeep », Switch Energy Alliance, 12 juin 2021, en accès libre, texte « Background » de l’épisode (le rapport USGS confirme : « The Conrad surface was not detected in the drill hole »).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage De l’eau salée circulait dans des fissures, à plusieurs kilomètres de profondeur, là où personne ne s’attendait à en trouver.
Unexpected was the occurrence at great depth of very porous, fractured rocks saturated by water. […] Ground water in the 0.8-7 km interval is of the sodium-chloride composition, salinities increasing with depth and reaching saturation in some intervals.
Traduction de la rédaction Inattendue fut la présence, à grande profondeur, de roches très poreuses et fracturées, saturées d’eau. […] Entre 0,8 et 7 km, l’eau souterraine est de composition chlorurée sodique, sa salinité augmentant avec la profondeur jusqu’à saturation par endroits.
Source Clarke, James W., McDowell, Robert C., Matzko, John R. et al., The Kola Superdeep Drill Hole by Ye. A. Kozlovskiy (1984): A Detailed Summary, U.S. Geological Survey, Open-File Report 86-517, 1986, en accès libre, avant-propos (Foreword) et résumé (Abstract) du rapport.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage la même roche, fracturée et gorgée d’eau
Instead, they found a transition from igneous granite above to metamorphic granite below. […] At this boundary, to the Soviet’s complete surprise, they found intensely fractured rock filled with hot mineralized water.
Traduction de la rédaction Ils ont plutôt trouvé une transition entre un granite magmatique au-dessus et un granite métamorphique en dessous. […] À cette limite, à la complète surprise des Soviétiques, ils ont trouvé une roche intensément fracturée remplie d’eau chaude minéralisée.
Source EarthDate, « Kola Superdeep », Switch Energy Alliance, 12 juin 2021, texte « Background » de l’épisode.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage Tout au long du forage, de l’hydrogène remontait du puits en bulles.
Throughout drilling, hydrogen gas bubbled up from the well, as well as helium, nitrogen, and carbon dioxide.
Traduction de la rédaction Tout au long du forage, de l’hydrogène gazeux remontait du puits en bulles, ainsi que de l’hélium, de l’azote et du dioxyde de carbone.
Source EarthDate, « Kola Superdeep », Switch Energy Alliance, 12 juin 2021, texte de l’épisode, puce « The purpose of the borehole wasn’t just to drill 15 km », 1ᵉʳ sous-point.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage Vers six kilomètres de profondeur, dans une roche vieille d’environ deux milliards d’années, on a trouvé des restes microscopiques
At 22,000 ft (6.7 km, 4.2 mi), 24 species of 2-billion-year-old microfossils were found intact, encased within organic carbon and nitrogen compounds that appear to have protected the fossils from the intense heat and pressure at those depths.
Traduction de la rédaction À 22 000 pieds (6,7 km, 4,2 milles), on a trouvé intacts des microfossiles de 24 espèces, vieux de 2 milliards d’années, enrobés dans des composés organiques de carbone et d’azote qui semblent les avoir protégés de la chaleur et de la pression intenses qui règnent à ces profondeurs.
Source EarthDate, « Kola Superdeep », Switch Energy Alliance, 12 juin 2021, texte « Background » de l’épisode, point sur le but du forage, 2ᵉ sous-point.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage on a trouvé des restes microscopiques de plancton
Among the more interesting discoveries: microscopic plankton fossils found at four miles down.
Traduction de la rédaction Parmi les découvertes les plus intéressantes : des fossiles microscopiques de plancton, trouvés à quatre milles de profondeur.
Source Smithsonian Magazine, « Ask Smithsonian: What’s the Deepest Hole Ever Dug? », rubrique « Ask Smithsonian », 7ᵉ paragraphe de l’article (passage sur le forage de Kola).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage une chaîne de télévision religieuse de Californie l’a diffusé, après un bulletin chrétien finlandais paru en juillet 1989. Un animateur de radio […] a remonté la piste jusqu’à ce bulletin.
I first heard about this story from people who started calling my radio program to ask about it in the early 1990s. […] Most of the callers said they’d heard the story on Trinity Broadcasting Network, a Christian television network that originates from Southern California. […] He got it, he said, from a Christian newsletter called ‘Vaeltajat’, which was published by a group of Finnish missionaries. […] We next contacted ‘Vaeltajat’. The editor said the story had been printed in their July 1989 issue.
Traduction de la rédaction J’ai entendu parler de cette histoire pour la première fois par des gens qui ont commencé à appeler mon émission de radio pour m’interroger à son sujet au début des années 1990. […] La plupart des auditeurs disaient l’avoir entendue sur Trinity Broadcasting Network, une chaîne de télévision chrétienne basée dans le sud de la Californie. […] Il la tenait, disait-il, d’un bulletin chrétien appelé « Vaeltajat », publié par un groupe de missionnaires finlandais. […] Nous avons ensuite contacté « Vaeltajat ». Le rédacteur nous a dit que l’histoire avait paru dans leur numéro de juillet 1989.
Source Buhler, Rich, et la rédaction, « Drilling to Hell-Facts », Truth or Fiction?, 16 mars 2015, en accès libre, récit de l’enquête par Rich Buhler.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage les publications scientifiques sur le forage décrivent bel et bien des faits étonnants : des roches fracturées gorgées d’eaux très minéralisées, des températures de 180 °C et davantage.
Однако реальная температура в скважине на глубине 10 км достигла 180°С, а на глубине около 12 км значения температур достигли 212°С, вместо предполагавшихся 120°С [13]. […] На глубинах 9–12 км встретились высокопористые трещиноватые породы, насыщенные подземными сильно минерализованными водами.
Traduction de la rédaction Or la température réelle dans le puits atteignit 180 °C à 10 km de profondeur, et vers 12 km les températures atteignirent 212 °C, au lieu des 120 °C prévus [13]. […] Entre 9 et 12 km de profondeur, on rencontra des roches très poreuses et fracturées, saturées d’eaux souterraines fortement minéralisées.
Source Lobanov, K. V., Chicherov, M. V. et Sharov, N. V., « Пятидесятилетняя годовщина начала бурения Кольской сверхглубокой скважины » (« The 50th Anniversary of the Start of Drilling the Kola Superdeep Well »), Арктика и Север (Arctic and North), n° 44, 2021, p. 267-284, doi:10.37482/issn2221-2698.2021.44.267, p. 280 (températures mesurées) et p. 281 (roches fracturées et eaux minéralisées entre 9 et 12 km).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 28 octobre 2026
Références bibliographiques
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- Buhler, Rich, et la rédaction, « Drilling to Hell-Facts », Truth or Fiction?, 16 mars 2015, en accès libre (l’enquête de l’animateur de radio Rich Buhler, qui remonte la rumeur du « puits de l’enfer » depuis une chaîne de télévision chrétienne de Californie jusqu’à un bulletin chrétien finlandais de juillet 1989). https://www.truthorfiction.com/drilltohellfacts/
- Clarke, James W., McDowell, Robert C., Matzko, John R. et al., The Kola Superdeep Drill Hole by Ye. A. Kozlovskiy (1984): A Detailed Summary, U.S. Geological Survey, Open-File Report 86-517, 1986, en accès libre (le gradient de température plus fort que prévu ; l’eau salée, inattendue, dans des roches fracturées en profondeur ; l’absence de la couche de basalte attendue). https://pubs.usgs.gov/of/1986/0517/report.pdf
- Dziewonski, Adam M. et Anderson, Don L., « Preliminary Reference Earth Model », Physics of the Earth and Planetary Interiors, vol. 25, 1981, p. 297-356, accès payant.
- Earth Observatory of Singapore, « Is the Earth’s Mantle Made of Liquid Magma? », foire aux questions en sciences de la Terre, en accès libre (le manteau n’est pas un océan de magma : une roche presque entièrement solide qui flue très lentement). https://earthobservatory.sg/faq-on-earth-sciences/earth%E2%80%99s-mantle-made-liquid-magma
- EarthDate, « Kola Superdeep », Switch Energy Alliance, 12 juin 2021, en accès libre (la chaleur au fond du forage, 180 °C au lieu des 100 °C attendus ; la roche devenue plastique ; la fin du projet avec la chute de l’URSS ; la discontinuité de Conrad visée vers 7 km ; du granite au-dessus et du granite métamorphique en dessous ; la roche fracturée pleine d’eau chaude). http://www.earthdate.org/episodes/kola-superdeep
- Jeffreys, Harold, « The Rigidity of the Earth’s Central Core », Geophysical Journal International (alors Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, Geophysical Supplement), vol. 1, 1926, p. 371-383, accès payant (la première démonstration chiffrée que le noyau n’a pas de rigidité, par les marées terrestres et l’absence d’ondes S). https://doi.org/10.1111/j.1365-246x.1926.tb05385.x
- Knopoff, Leon, « Beno Gutenberg, 1889-1960 », Biographical Memoirs, National Academy of Sciences, 1999, en accès libre (la profondeur de la limite noyau-manteau, fixée par Gutenberg à 2 900 km dans son mémoire de Göttingen de 1914). https://www.nasonline.org/wp-content/uploads/2024/06/gutenberg-beno.pdf
- Kozlovsky, Yevgeny A. (dir.), The Superdeep Well of the Kola Peninsula, Springer, 1987, en bibliothèque (le rapport scientifique complet du forage, dirigé par le responsable du projet).
- Kremenetsky, Alexander A. et Ovchinnikov, Leonid N., « The Precambrian Continental Crust: Its Structure, Composition and Evolution as Revealed by Deep Drilling in the U.S.S.R. », Precambrian Research, vol. 33, n° 1-3, 1986, p. 11-43, accès payant.
- Lobanov, K. V., Chicherov, M. V. et Sharov, N. V., « Пятидесятилетняя годовщина начала бурения Кольской сверхглубокой скважины » (« The 50th Anniversary of the Start of Drilling the Kola Superdeep Well »), Арктика и Север (Arctic and North), n° 44, 2021, p. 267-284, doi:10.37482/issn2221-2698.2021.44.267, en accès libre (180 °C mesurés à 10 km et 212 °C vers 12 km, au lieu des 120 °C attendus ; des roches très poreuses et fracturées, saturées d’eaux fortement minéralisées, entre 9 et 12 km). https://www.arcticandnorth.ru/upload/iblock/df4/267_284.pdf
- National Geographic Society, « Mantle », National Geographic Education, ressource encyclopédique en ligne, mise à jour le 17 juillet 2026, en accès libre (le manteau, roche presque entièrement solide qui forme 84 % du volume de la Terre). https://education.nationalgeographic.org/resource/mantle/
- Oldham, Richard Dixon, « The Constitution of the Interior of the Earth, as Revealed by Earthquakes », Quarterly Journal of the Geological Society, vol. 62, 1906, p. 456-475, domaine public (l’hypothèse d’un noyau distinct, à partir du retard des ondes).
- Romanowicz, Barbara, « Le noyau de la terre: I- Introduction », support de cours, Collège de France, 2011, en accès libre (la liquidité du noyau, suggérée par les marées terrestres, confirmée par l’absence d’ondes S ; la démonstration de Jeffreys en 1926). https://www.college-de-france.fr/media/barbara-romanowicz/UPL7940864537336713821_core_2011_lect1_handout.pdf
- Smithsonian Magazine, « Ask Smithsonian: What’s the Deepest Hole Ever Dug? », rubrique « Ask Smithsonian », en accès libre (les fossiles microscopiques de plancton trouvés vers 6,4 km dans le forage de Kola). https://www.smithsonianmag.com/smithsonian-institution/ask-smithsonian-whats-deepest-hole-ever-dug-180954349/
- United States Geological Survey, This Dynamic Earth: The Story of Plate Tectonics, chapitre « Inside the Earth » (l’épaisseur des couches, la comparaison avec un œuf dur, la lithosphère). https://pubs.usgs.gov/gip/dynamic/inside.html
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