Monde végétal 6.10

Les plantes marines et les algues

Le saviez-vous ?

L’océan produit la moitié de l’oxygène de la Terre. Mais la vie marine en consomme à peu près autant.1

Vue de la mer depuis l'espace, parcourue de tourbillons et de traînées bleu-vert sur fond bleu sombre.
Floraisons de phytoplancton dans l’océan Austral, de la pointe de l’Amérique du Sud à la péninsule Antarctique, vues par le satellite Suomi NPP de la NASA le 13 janvier 2016 ; les couleurs ont été renforcées par traitement d’image. NASA, CC BY-SA 4.0, source

L’océan produit la moitié de l’oxygène de la Terre. Mais la vie marine en consomme à peu près autant.1

S’en tenir à la première phrase revient à reconstruire le mythe que nous démontons dans notre page sur l’Amazonie — simplement déplacé dans l’eau.

La phrase complète

L’agence océanographique qui produit ce chiffre l’accompagne d’une seconde partie, presque jamais citée :

la vie marine consomme à peu près autant d’oxygène qu’elle en produit.2

Le plancton respire. Il est mangé par du zooplancton, qui respire aussi. Quand les cellules meurent et coulent, des bactéries les décomposent — en consommant de l’oxygène.

Le compte revient à peu près à zéro, comme dans une forêt.

Une notion que ce site n’avait pas encore nommée

Cette page sert à installer une distinction utilisable partout, et qui explique la moitié des chiffres mal compris que l’on rencontre.

Un flux n’est pas un stock.

Un flux, c’est ce qui passe. Une production, une circulation, un débit. Un stock, c’est ce qui reste. Une réserve, un total, une quantité présente.

Le chiffre « la moitié de l’oxygène » décrit un flux : la part de la production annuelle qui vient de l’océan.3

Il ne dit pas que la moitié des molécules d’oxygène présentes dans l’atmosphère viennent de là. Ce serait un stock, et c’est une autre question, avec une autre réponse.

Confondre les deux produit des affirmations fausses avec des chiffres justes. C’est ce qui rend l’erreur si difficile à repérer : il n’y a rien à corriger dans le nombre.

Deux précisions, et la seconde change tout

La première porte sur le chiffre lui-même. Les estimations officielles parlent d’environ la moitié, sans chiffre exact — parce que les quantités varient sans cesse et qu’on les mesure par satellite, ce qui ne montre pas tout.4

La seconde est plus importante, et on ne la lit presque jamais. L’océan consomme à peu près autant d’oxygène qu’il en produit. Les organismes marins respirent, et la décomposition des cellules mortes en consomme aussi.

Autrement dit, ce flux énorme ne s’ajoute pas au stock : il tourne en rond.

D’où vient alors l’oxygène que nous respirons ? De ce stock accumulé pendant des centaines de millions d’années — le temps qu’une petite fraction de matière morte échappe à la décomposition en s’enfouissant dans les sédiments.5

Une molécule d’oxygène reste en moyenne quelques milliers d’années dans l’atmosphère. Ce raisonnement se retrouve dans notre page sur le cycle de l’eau : un même système contient des réservoirs qui se renouvellent à des vitesses sans commune mesure.

Les herbiers marins, et l’incertitude la plus grande du domaine

Les herbiers marins sont des prairies sous-marines : de vraies plantes à fleurs, redescendues vivre dans la mer.

Ils comptent parmi les milieux qui accumulent le carbone le plus efficacement de la planète. Certains en stockent plusieurs centaines de tonnes de carbone par hectare dans leurs sédiments, et ils l’accumulent beaucoup plus vite, à surface égale, que les forêts terrestres.6

On ne sait pas combien il y en a.

Personne ne sait quelle surface ils couvrent

Les surfaces réellement cartographiées vont d’environ 160 000 à 600 000 kilomètres carrés selon les synthèses — soit un facteur proche de quatre entre la borne basse et la borne haute ; les travaux qui tentent d’estimer l’étendue potentielle par modélisation, plutôt que par cartographie, aboutissent à des valeurs jusqu’à dix fois supérieures.7

La distinction est essentielle : ce qui est cartographié n’est pas ce qui existe. Une borne haute issue d’un modèle et une borne basse issue d’une carte ne se comparent pas.

C’est, de l’aveu des spécialistes, la plus grande source d’incertitude de tous les inventaires de carbone marin. Tout le reste du calcul peut être précis : si l’on ignore la surface à un facteur quatre près, le résultat l’est aussi.

Le chiffre le plus incertain commande tous les autres.

Une révision instructive

En 2025, une étude portant sur plus de 2 700 carottes de sédiments a revu les stocks à la baisse : la valeur médiane est de 24,2 tonnes de carbone par hectare dans les trente premiers centimètres de sol — soit 27 % de moins que les synthèses antérieures.8

Pourquoi cet écart ? Parce qu’on n’avait pas mesuré partout. Les premières mesures portaient surtout sur des herbiers très riches en carbone ; certaines régions et espèces étaient peu étudiées.9

Or les herbiers méditerranéens sont parmi les plus riches du monde : ce sont surtout eux qui donnaient les valeurs très élevées.10

On avait donc mesuré les meilleurs, et supposé que les autres leur ressemblaient.

Personne n’avait triché. On avait mesuré là où l’on mesurait — puis on avait généralisé.

À noter enfin, la fourchette que les auteurs publient autour de leur médiane : de 12 à 45 tonnes par hectare. Le stock varie du simple au quadruple selon l’espèce de plante et le type de côte. Une valeur unique, pour ce genre de milieu, n’aurait aucun sens.11

Le recul, lui, est documenté depuis longtemps. Une synthèse de 2009 rassemblant les relevés disponibles depuis 1879 estime qu’environ 29 % de la surface connue d’herbiers a disparu, et que le rythme des pertes est passé de 0,9 % à 7 % par an.12

C’est exactement le biais rencontré ailleurs sur ce site : on a décrit en priorité ce qu’on trouvait le plus facilement, et le catalogue a fini par passer pour le monde.

Le déclin, et une nuance

Deux chiffres circulent pour la même chose : 29 % de perte dans un cas, environ 20 % dans l’autre. Ce n’est pas une erreur, c’est une différence de périmètre — la première valeur porte sur la surface d’herbiers effectivement relevée depuis 1879, la seconde sur une estimation d’étendue mondiale. C’est l’ordre de grandeur qu’il faut retenir : entre un cinquième et un tiers de perte en un peu plus d’un siècle.

L’accélération, elle, est le fait le mieux établi : le taux annuel de perte est passé de moins de 1 % à environ 7 % dans les années 1990-2000.

Mais des reconstitutions sont documentées dans certaines régions, dont l’Europe. Le mouvement n’est pas partout dans le même sens, et une page honnête doit le dire.13

À quoi bon calculer tout cela ? Les auteurs de 2025 répondent : pour mieux guider leur protection. Ils estiment que le carbone des herbiers menacés représente, s’il était relâché, plus d’un milliard de tonnes de gaz carbonique. Connaître la variation d’un endroit à l’autre, ce n’est pas de la précision pour la précision : c’est ce qui permet de choisir.14

Les forêts sous-marines : le géant oublié

On parle beaucoup des herbiers. On parle beaucoup moins des forêts de grandes algues (les laminaires ou kelp).

Selon une estimation récente, elles couvrent environ deux millions de kilomètres carrés, soit près de six fois la surface des herbiers.15

⚠ Ce rapport dépend des estimations retenues pour l’une et l’autre surface, et il faut le donner comme tel. Dans ce domaine, presque tous les chiffres sont des fourchettes — et le lecteur mérite de le savoir plutôt que de recevoir un nombre rassurant et faux.

Ancrées sur les fonds rocheux des côtes froides et tempérées, ces structures végétales hors normes peuvent grandir de plusieurs dizaines de centimètres par jour. Contrairement aux herbiers, elles ne stockent pas le carbone dans le sol sous leurs pieds — elles n’ont pas de racines ni de vrai sédiment.16

Leur mécanisme de stockage repose sur un autre trajet : l’exportation. Les tempêtes arrachent des fragments d’algues qui sont entraînés vers le large et les grands fonds. Une fois coulée sous quelques centaines de mètres, la matière organique échappe à la décomposition rapide et piège le carbone pour des siècles.17

D’où vient vraiment l’oxygène ?

La réponse est la même que dans notre page sur les forêts tropicales, et elle vaut la peine d’être répétée.

L’oxygène ne s’accumule que lorsque du carbone échappe à la décomposition.18

Si tout ce qui pousse finit par pourrir, tout l’oxygène produit est repris. Pour que le stock augmente, il faut qu’une partie de la matière organique soit enfouie sans avoir pourri.

C’est ce qui s’est produit, en très grandes quantités, pendant des centaines de millions d’années. L’air que nous respirons en est le résultat.

Et les algues, au fait ?

Un dernier point, d’un genre désormais familier sur ce site.

« Algue » n’est pas un groupe.

Le mot rassemble des organismes qui n’ont pas de parenté proche entre eux — et il inclut même des bactéries photosynthétiques (les cyanobactéries ou « algues bleues »), qui ne sont pas des plantes du tout, ni même des êtres à cellules complexes.

Si l’on regarde l’arbre du vivant, une algue brune (comme le kelp ou la sargasse) est génétiquement plus proche d’un parasite de la pomme de terre ou d’une diatomée que d’une algue verte. L’algue verte, elle, fait partie de la lignée des plantes terrestres (Lignée verte).19

C’est une case commode, fondée sur une ressemblance de mode de vie : cela vit dans l’eau, cela fait de la photosynthèse, cela n’a ni tige ni racine.

Une case de langage courant, pas une case de parenté. Comme « poisson ». Comme « reptile ». Comme « arbre ».

Elles ne sont pas fausses. Elles ne disent simplement pas ce qu’on croit.

Les garde-fous : acidification et efflorescences

On ne peut pas quitter les végétaux marins sans poser les deux limites qui détruisent le décor.

1. L’acidification et les canicules marines

L’océan absorbe environ un quart de nos émissions de CO₂. Cela modifie la chimie de l’eau : le pH baisse. Si l’impact touche d’abord les organismes à coquille calcifiée, le réchauffement des eaux frappe de plein fouet les forêts de laminaires. Une vague de chaleur sous-marine peut faire disparaître la forêt de kelp sur une centaine de kilomètres de côte, remplacée par un tapis d’algues basses et par des espèces venues des mers tropicales.20

2. Les efflorescences algales (marées vertes)

Quand le flux de nutriments (notamment les nitrates agricoles) explose dans les zones côtières, certaines algues prolifèrent jusqu’à asphyxier le milieu. C’est l’eutrophisation : la biomasse devient tellement énorme qu’en mourant, sa décomposition consomme une grande partie de l’oxygène dissous au fond de l’eau. Le végétal produit de l’oxygène le jour, mais sa surabondance crée des zones mortes hypoxiques la nuit.21

Note 1

although the ocean produces at least 50% of the oxygen on Earth, roughly the same amount is consumed by marine life

si l’océan produit au moins 50 % de l’oxygène de la Terre, à peu près la même quantité est consommée par la vie marine

National Oceanic and Atmospheric Administration, « How Much Oxygen Comes from the Ocean? », National Ocean Service, page mise à jour le 23 septembre 2026, en accès libre

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Note 2

although the ocean produces at least 50% of the oxygen on Earth, roughly the same amount is consumed by marine life

si l’océan produit au moins 50 % de l’oxygène de la Terre, à peu près la même quantité est consommée par la vie marine

National Oceanic and Atmospheric Administration, « How Much Oxygen Comes from the Ocean? », National Ocean Service, page mise à jour le 23 septembre 2026, en accès libre

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Note 3

Integrating conceptually similar models of the growth of marine and terrestrial primary producers yielded an estimated global net primary production (NPP) of 104.9 petagrams of carbon per year, with roughly equal contributions from land and oceans.

L’intégration de modèles conceptuellement similaires de la croissance des producteurs primaires marins et terrestres a donné une production primaire nette (PPN) mondiale estimée à 104,9 pétagrammes de carbone par an, avec des contributions à peu près égales des terres et des océans.

Field, Christopher B., Behrenfeld, Michael J., Randerson, James T. et Falkowski, Paul, « Primary Production of the Biosphere: Integrating Terrestrial and Oceanic Components », Science, vol. 281, 1998, p. 237-240

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Note 4

Scientists estimate that roughly half of the oxygen production on Earth comes from the ocean.

Les scientifiques estiment qu’environ la moitié de la production d’oxygène sur Terre vient de l’océan.

National Oceanic and Atmospheric Administration, « How Much Oxygen Comes from the Ocean? », National Ocean Service, page mise à jour le 23 septembre 2026, en accès libre

Calculating the exact percentage of oxygen produced in the ocean is difficult because the amounts are constantly changing […] but satellite imagery cannot tell the whole story.

Il est difficile de calculer le pourcentage exact d’oxygène produit dans l’océan, parce que les quantités changent constamment […] mais l’imagerie satellite ne peut pas tout dire.

National Oceanic and Atmospheric Administration, « How Much Oxygen Comes from the Ocean? », National Ocean Service, page mise à jour le 23 septembre 2026, en accès libre

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Note 5

There is also oxygen in the atmosphere which has accumulated over hundreds of millions of years. As land animals, most of the oxygen humans breathe comes from this source.

Il y a aussi de l’oxygène dans l’atmosphère, qui s’est accumulé pendant des centaines de millions d’années. Comme nous sommes des animaux terrestres, c’est de cette source que vient l’essentiel de l’oxygène que respirent les humains.

National Oceanic and Atmospheric Administration, « How Much Oxygen Comes from the Ocean? », National Ocean Service, page mise à jour le 23 septembre 2026, en accès libre

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Note 6

Four sites fell below the globally documented range of 115.5–829.2 Mg C ha⁻¹ (from 41 100cm cores) […]

Quatre sites se situaient sous la fourchette documentée à l’échelle mondiale, de 115,5 à 829,2 Mg C ha⁻¹ (d’après 41 carottes de 100 cm) […]

Green, A., Chadwick, M. A. et Jones, P. J. S., « Variability of UK Seagrass Sediment Carbon: Implications for Blue Carbon Estimates and Marine Conservation Management », PLoS ONE, vol. 13, n° 9, e0204431, 2018

Atmospheric carbon is captured by coastal mangroves, seagrasses and salt marshes at a rate five times faster than tropical forests.

Le carbone atmosphérique est capté par les mangroves côtières, les herbiers et les marais salés à un rythme cinq fois plus rapide que par les forêts tropicales.

Reynolds, Pamela L., « Seagrass and Seagrass Beds », Smithsonian Ocean, National Museum of Natural History, page consultée le 27 octobre 2026

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Note 7

Estimates of global seagrass spatial distribution differ greatly throughout the published literature, ranging from 177 000 to 600 000 km2 with models suggesting potential distribution an order of magnitude higher. […] we have estimated with Moderate to High confidence the global seagrass area to date as 160 387 km2

Les estimations de la répartition mondiale des herbiers marins varient beaucoup d’une publication à l’autre, de 177 000 à 600 000 km², et des modèles suggèrent une répartition potentielle dix fois plus grande. […] nous avons estimé, avec une confiance moyenne à élevée, la surface mondiale des herbiers connue à ce jour à 160 387 km²

McKenzie, Len J. et al., « The Global Distribution of Seagrass Meadows », Environmental Research Letters, vol. 15, 074041, 2020

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Note 8

analyses of a comprehensive global database including 2700+ seagrass soil cores

des analyses d’une base de données mondiale complète comprenant plus de 2 700 carottes de sol d’herbiers marins

Krause, Johannes R. et al., « Global Seagrass Carbon Stock Variability and Emissions from Seagrass Loss », Nature Communications, vol. 16, 3798, 2025

The median global soil Corg stock estimate is 24.2 (12.4 – 44.9) Mg Corg ha−1 in the top 30 cm of soil, 27% lower than estimates from previous global syntheses

L’estimation médiane mondiale du stock de carbone organique du sol est de 24,2 (12,4 – 44,9) Mg de Corg par hectare dans les 30 premiers centimètres du sol, 27 % de moins que les estimations des synthèses mondiales précédentes

Krause, Johannes R. et al., « Global Seagrass Carbon Stock Variability and Emissions from Seagrass Loss », Nature Communications, vol. 16, 3798, 2025

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Note 9

early available data were biased toward seagrass habitats with high soil Corg stocks […] the global scientific community has made considerable effort to generate data for previously understudied regions, seagrass taxa, and environments

les premières données disponibles étaient biaisées en faveur d’herbiers aux sols très riches en carbone organique […] la communauté scientifique mondiale a fait un effort considérable pour produire des données sur des régions, des espèces d’herbiers et des milieux jusque-là peu étudiés

Krause, Johannes R. et al., « Global Seagrass Carbon Stock Variability and Emissions from Seagrass Loss », Nature Communications, vol. 16, 3798, 2025

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Note 10

These Corg stock data were skewed high by very large stock estimates (mostly from Mediterranean Posidonia oceanica meadows)

Ces données de stocks de carbone organique étaient tirées vers le haut par de très fortes estimations (venant surtout des herbiers méditerranéens de Posidonia oceanica)

Krause, Johannes R. et al., « Global Seagrass Carbon Stock Variability and Emissions from Seagrass Loss », Nature Communications, vol. 16, 3798, 2025

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Note 11

24.2 (12.4 – 44.9) Mg Corg ha−1 […] biogeographical (coastal typology, marine ecoregion) as well as taxonomic (seagrass species, genus, and functional group) predictors were significant

24,2 (12,4 – 44,9) Mg de carbone organique par hectare […] les facteurs biogéographiques (type de côte, écorégion marine) comme taxonomiques (espèce, genre et groupe fonctionnel de l’herbier) étaient significatifs

Krause, Johannes R. et al., « Global Seagrass Carbon Stock Variability and Emissions from Seagrass Loss », Nature Communications, vol. 16, 3798, 2025

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Note 12

Our comprehensive global assessment of 215 studies found that seagrasses have been disappearing at a rate of 110 km2 yr−1 since 1980 and that 29% of the known areal extent has disappeared since seagrass areas were initially recorded in 1879. Furthermore, rates of decline have accelerated from a median of 0.9% yr−1 before 1940 to 7% yr−1 since 1990.

Notre évaluation mondiale de 215 études montre que les herbiers marins disparaissent au rythme de 110 km² par an depuis 1980 et que 29 % de leur surface connue a disparu depuis les premiers relevés de 1879. De plus, le rythme de déclin s’est accéléré, passant d’une médiane de 0,9 % par an avant 1940 à 7 % par an depuis 1990.

Waycott, Michelle et al., « Accelerating Loss of Seagrasses across the Globe Threatens Coastal Ecosystems », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 106, 2009, p. 12377-12381

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Note 13

Since then, loss rates slowed down for most of the species and fast-growing species recovered in some locations, making the net rate of change in seagrass area experience a reversal in the 2000s, while density metrics improved or remained stable in most sites.

Depuis, le rythme des pertes a ralenti pour la plupart des espèces et les espèces à croissance rapide se sont reconstituées en certains endroits, si bien que le taux net d’évolution de la surface des herbiers s’est inversé dans les années 2000, tandis que les mesures de densité se sont améliorées ou sont restées stables dans la plupart des sites.

de los Santos, Carmen B. et al., « Recent Trend Reversal for Declining European Seagrass Meadows », Nature Communications, vol. 10, 3356, 2019

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Note 14

We estimate that seagrass carbon stocks at risk of degradation could emit 1,154 Tg (665 – 1699) CO2 […] Greater knowledge of the variation in, and drivers of, seagrass Corg stocks is essential to guide the development, integrity, and reliability of climate change policy and financing to support seagrass conservation and restoration.

Nous estimons que les stocks de carbone des herbiers menacés de dégradation pourraient émettre 1 154 Tg (665 – 1 699) de CO2 […] Mieux connaître la variation des stocks de carbone organique des herbiers, et ce qui la détermine, est essentiel pour guider l’élaboration, l’intégrité et la fiabilité des politiques et financements climatiques en faveur de la conservation et de la restauration des herbiers.

Krause, Johannes R. et al., « Global Seagrass Carbon Stock Variability and Emissions from Seagrass Loss », Nature Communications, vol. 16, 3798, 2025

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Note 15

This value compares favourably with recent efforts to assess the global extent of kelp habitat […] which is estimated at 2.03 × 10⁶ km2 (Jayathilake & Costello, 2021) […] the total area of seagrasses (0.35 × 10⁶ km2, Duarte, 2017)

Cette valeur concorde bien avec les travaux récents d’évaluation de l’étendue mondiale de l’habitat de kelp […] estimée à 2,03 × 10⁶ km² (Jayathilake et Costello, 2021) […] la surface totale des herbiers (0,35 × 10⁶ km², Duarte, 2017)

Duarte, Carlos M. et al., « Global Estimates of the Extent and Production of Macroalgal Forests », Global Ecology and Biogeography, vol. 31, n° 7, 2022, p. 1422-1439

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Note 16

In ideal conditions, kelp can grow up to 18 inches per day […]

Dans des conditions idéales, le varech peut pousser jusqu’à 18 pouces (environ 45 cm) par jour […]

NOAA National Ocean Service, « What is a kelp forest? », Ocean Facts

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Note 17

We propose two main modes for the transport of macroalgae to the deep ocean and sediments: macroalgal material drifting through submarine canyons, and the sinking of negatively buoyant macroalgal detritus.

Nous proposons deux modes principaux de transport des macroalgues vers l’océan profond et les sédiments : la dérive de matériel algal à travers les canyons sous-marins, et la chute de débris d’algues plus denses que l’eau.

Krause-Jensen, Dorte et Duarte, Carlos M., « Substantial Role of Macroalgae in Marine Carbon Sequestration », Nature Geoscience, vol. 9, 2016, p. 737-742

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Note 18

And for oxygen to build up in our atmosphere, plant organic matter must be protected from oxidation. […] Continual burial of carbon is needed to keep the atmosphere pumped up with oxygen.

Et pour que l’oxygène s’accumule dans notre atmosphère, la matière organique végétale doit être protégée de l’oxydation. […] Un enfouissement continu du carbone est nécessaire pour maintenir l’atmosphère chargée en oxygène.

Tenenbaum, David, « Fossil fuel formation: Key to atmosphere’s oxygen? », College of Letters & Science, University of Wisconsin–Madison, 30 décembre 2016

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Note 19

It may seem hard to believe that microscopic diatoms, with their delicate silica skeletons […] can be related to the giant kelps, which may grow as long as fifty meters, or that either one is related to the downy mildew that nearly destroyed the French wine industry. […] Even though they are photosynthetic, chromists are not at all closely related to plants, or even to other algae.

On a peine à croire que les diatomées microscopiques, avec leur délicat squelette de silice […] puissent être apparentées aux kelps géants, qui peuvent atteindre cinquante mètres de long, ou que les unes comme les autres soient apparentées au mildiou qui a failli détruire le vignoble français. […] Bien qu’ils soient photosynthétiques, les chromistes ne sont pas du tout étroitement apparentés aux plantes, ni même aux autres algues.

University of California Museum of Paleontology, « Introduction to the Chromista », page consultée le 27 octobre 2026

Stramenopiles: Diatoms, Brown Algae, Golden Algae and Oomycetes […] Most oomycetes are aquatic, but some parasitize terrestrial plants. One plant pathogen is Phytophthora infestans, the causative agent of late blight of potatoes, such as occurred in the nineteenth century Irish potato famine.

Stramenopiles : diatomées, algues brunes, algues dorées et oomycètes […] La plupart des oomycètes sont aquatiques, mais certains parasitent des plantes terrestres. L’un de ces pathogènes est Phytophthora infestans, agent du mildiou de la pomme de terre, comme lors de la famine irlandaise du XIXe siècle.

Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, 2018, section 23.3 « Groups of Protists »

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Note 20

Rising atmospheric carbon dioxide (CO2), primarily from human fossil fuel combustion, reduces ocean pH and causes wholesale shifts in seawater carbonate chemistry.

La hausse du dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique, provenant surtout de la combustion de combustibles fossiles par l’homme, fait baisser le pH de l’océan et bouleverse la chimie des carbonates de l’eau de mer.

Doney, Scott C. et al., « Ocean Acidification: The Other CO₂ Problem », Annual Review of Marine Science, vol. 1, 2009, p. 169-192

Here we reveal a rapid climate-driven regime shift of Australian temperate reef communities, which lost their defining kelp forests and became dominated by persistent seaweed turfs. After decades of ocean warming, extreme marine heat waves forced a 100-kilometer range contraction of extensive kelp forests

Nous mettons ici en évidence un basculement rapide, dû au climat, des communautés des récifs tempérés australiens, qui ont perdu les forêts de kelp qui les caractérisaient et sont devenues dominées par des gazons d’algues persistants. Après des décennies de réchauffement de l’océan, des vagues de chaleur marines extrêmes ont provoqué un recul de 100 kilomètres de l’aire de vastes forêts de kelp

Wernberg, Thomas et al., « Climate-driven Regime Shift of a Temperate Marine Ecosystem », Science, vol. 353, 2016, p. 169-172

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Note 21

Enhanced primary production results in an accumulation of particulate organic matter, which encourages microbial activity and the consumption of dissolved oxygen in bottom waters.

L’augmentation de la production primaire entraîne une accumulation de matière organique particulaire, qui stimule l’activité microbienne et la consommation de l’oxygène dissous dans les eaux de fond.

Diaz, Robert J. et Rosenberg, Rutger, « Spreading Dead Zones and Consequences for Marine Ecosystems », Science, vol. 321, 2008, p. 926-929

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Notes et sources

  1. ↑

    Passage L’océan consomme à peu près autant d’oxygène qu’il en produit.

    although the ocean produces at least 50% of the oxygen on Earth, roughly the same amount is consumed by marine life

    Traduction de la rédaction si l’océan produit au moins 50 % de l’oxygène de la Terre, à peu près la même quantité est consommée par la vie marine

    Source National Oceanic and Atmospheric Administration, « How Much Oxygen Comes from the Ocean? », National Ocean Service, page mise à jour le 23 septembre 2026, en accès libre, fiche « How much oxygen comes from the ocean? ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  2. ↑

    Passage la vie marine consomme à peu près autant d’oxygène qu’elle en produit

    although the ocean produces at least 50% of the oxygen on Earth, roughly the same amount is consumed by marine life

    Traduction de la rédaction si l’océan produit au moins 50 % de l’oxygène de la Terre, à peu près la même quantité est consommée par la vie marine

    Source National Oceanic and Atmospheric Administration, « How Much Oxygen Comes from the Ocean? », National Ocean Service, page mise à jour le 23 septembre 2026, en accès libre, page explicative.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  3. ↑

    Passage Le chiffre « la moitié de l’oxygène » décrit un flux : la part de la production annuelle qui vient de l’océan.

    Integrating conceptually similar models of the growth of marine and terrestrial primary producers yielded an estimated global net primary production (NPP) of 104.9 petagrams of carbon per year, with roughly equal contributions from land and oceans.

    Traduction de la rédaction L’intégration de modèles conceptuellement similaires de la croissance des producteurs primaires marins et terrestres a donné une production primaire nette (PPN) mondiale estimée à 104,9 pétagrammes de carbone par an, avec des contributions à peu près égales des terres et des océans.

    Source Field, Christopher B., Behrenfeld, Michael J., Randerson, James T. et Falkowski, Paul, « Primary Production of the Biosphere: Integrating Terrestrial and Oceanic Components », Science, vol. 281, 1998, p. 237-240, résumé.

    Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026

  4. ↑

    Passage Les estimations officielles parlent d’environ la moitié, sans chiffre exact

    Scientists estimate that roughly half of the oxygen production on Earth comes from the ocean.

    Traduction de la rédaction Les scientifiques estiment qu’environ la moitié de la production d’oxygène sur Terre vient de l’océan.

    Source National Oceanic and Atmospheric Administration, « How Much Oxygen Comes from the Ocean? », National Ocean Service, page mise à jour le 23 septembre 2026, en accès libre, fiche « How much oxygen comes from the ocean? », deuxième paragraphe.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

    Passage les quantités varient sans cesse et qu’on les mesure par satellite, ce qui ne montre pas tout

    Calculating the exact percentage of oxygen produced in the ocean is difficult because the amounts are constantly changing […] but satellite imagery cannot tell the whole story.

    Traduction de la rédaction Il est difficile de calculer le pourcentage exact d’oxygène produit dans l’océan, parce que les quantités changent constamment […] mais l’imagerie satellite ne peut pas tout dire.

    Source National Oceanic and Atmospheric Administration, « How Much Oxygen Comes from the Ocean? », National Ocean Service, page mise à jour le 23 septembre 2026, en accès libre, fiche « How much oxygen comes from the ocean? ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  5. ↑

    Passage De ce stock accumulé pendant des centaines de millions d’années

    There is also oxygen in the atmosphere which has accumulated over hundreds of millions of years. As land animals, most of the oxygen humans breathe comes from this source.

    Traduction de la rédaction Il y a aussi de l’oxygène dans l’atmosphère, qui s’est accumulé pendant des centaines de millions d’années. Comme nous sommes des animaux terrestres, c’est de cette source que vient l’essentiel de l’oxygène que respirent les humains.

    Source National Oceanic and Atmospheric Administration, « How Much Oxygen Comes from the Ocean? », National Ocean Service, page mise à jour le 23 septembre 2026, en accès libre, fiche « How much oxygen comes from the ocean? ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  6. ↑

    Passage Certains en stockent plusieurs centaines de tonnes de carbone par hectare dans leurs sédiments

    Four sites fell below the globally documented range of 115.5–829.2 Mg C ha⁻¹ (from 41 100cm cores) […]

    Traduction de la rédaction Quatre sites se situaient sous la fourchette documentée à l’échelle mondiale, de 115,5 à 829,2 Mg C ha⁻¹ (d’après 41 carottes de 100 cm) […]

    Source Green, A., Chadwick, M. A. et Jones, P. J. S., « Variability of UK Seagrass Sediment Carbon: Implications for Blue Carbon Estimates and Marine Conservation Management », PLoS ONE, vol. 13, n° 9, e0204431, 2018, p. 10, discussion, sous-partie « C stock comparisons ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage ils l’accumulent beaucoup plus vite, à surface égale, que les forêts terrestres

    Atmospheric carbon is captured by coastal mangroves, seagrasses and salt marshes at a rate five times faster than tropical forests.

    Traduction de la rédaction Le carbone atmosphérique est capté par les mangroves côtières, les herbiers et les marais salés à un rythme cinq fois plus rapide que par les forêts tropicales.

    Source Reynolds, Pamela L., « Seagrass and Seagrass Beds », Smithsonian Ocean, National Museum of Natural History, page consultée le 27 octobre 2026, partie « Blue Carbon », légende de photographie.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  7. ↑

    Passage Les surfaces réellement cartographiées vont d’environ 160 000 à 600 000 kilomètres carrés […] les travaux qui tentent d’estimer l’étendue potentielle par modélisation […] aboutissent à des valeurs jusqu’à dix fois supérieures

    Estimates of global seagrass spatial distribution differ greatly throughout the published literature, ranging from 177 000 to 600 000 km2 with models suggesting potential distribution an order of magnitude higher. […] we have estimated with Moderate to High confidence the global seagrass area to date as 160 387 km2

    Traduction de la rédaction Les estimations de la répartition mondiale des herbiers marins varient beaucoup d’une publication à l’autre, de 177 000 à 600 000 km², et des modèles suggèrent une répartition potentielle dix fois plus grande. […] nous avons estimé, avec une confiance moyenne à élevée, la surface mondiale des herbiers connue à ce jour à 160 387 km²

    Source McKenzie, Len J. et al., « The Global Distribution of Seagrass Meadows », Environmental Research Letters, vol. 15, 074041, 2020, résumé (abstract), p. 1.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  8. ↑

    Passage plus de 2 700 carottes de sédiments

    analyses of a comprehensive global database including 2700+ seagrass soil cores

    Traduction de la rédaction des analyses d’une base de données mondiale complète comprenant plus de 2 700 carottes de sol d’herbiers marins

    Source Krause, Johannes R. et al., « Global Seagrass Carbon Stock Variability and Emissions from Seagrass Loss », Nature Communications, vol. 16, 3798, 2025, résumé.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage la valeur médiane est de 24,2 tonnes de carbone par hectare dans les trente premiers centimètres de sol — soit 27 % de moins que les synthèses antérieures

    The median global soil Corg stock estimate is 24.2 (12.4 – 44.9) Mg Corg ha−1 in the top 30 cm of soil, 27% lower than estimates from previous global syntheses

    Traduction de la rédaction L’estimation médiane mondiale du stock de carbone organique du sol est de 24,2 (12,4 – 44,9) Mg de Corg par hectare dans les 30 premiers centimètres du sol, 27 % de moins que les estimations des synthèses mondiales précédentes

    Source Krause, Johannes R. et al., « Global Seagrass Carbon Stock Variability and Emissions from Seagrass Loss », Nature Communications, vol. 16, 3798, 2025, résumé.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  9. ↑

    Passage Les premières mesures portaient surtout sur des herbiers très riches en carbone ; certaines régions et espèces étaient peu étudiées.

    early available data were biased toward seagrass habitats with high soil Corg stocks […] the global scientific community has made considerable effort to generate data for previously understudied regions, seagrass taxa, and environments

    Traduction de la rédaction les premières données disponibles étaient biaisées en faveur d’herbiers aux sols très riches en carbone organique […] la communauté scientifique mondiale a fait un effort considérable pour produire des données sur des régions, des espèces d’herbiers et des milieux jusque-là peu étudiés

    Source Krause, Johannes R. et al., « Global Seagrass Carbon Stock Variability and Emissions from Seagrass Loss », Nature Communications, vol. 16, 3798, 2025, « Results and discussion » (Global seagrass carbon stocks) ; « Outlook ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  10. ↑

    Passage les herbiers méditerranéens sont parmi les plus riches du monde : ce sont surtout eux qui donnaient les valeurs très élevées

    These Corg stock data were skewed high by very large stock estimates (mostly from Mediterranean Posidonia oceanica meadows)

    Traduction de la rédaction Ces données de stocks de carbone organique étaient tirées vers le haut par de très fortes estimations (venant surtout des herbiers méditerranéens de Posidonia oceanica)

    Source Krause, Johannes R. et al., « Global Seagrass Carbon Stock Variability and Emissions from Seagrass Loss », Nature Communications, vol. 16, 3798, 2025, « Results and discussion », Global seagrass carbon stocks, 1er paragraphe.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  11. ↑

    Passage de 12 à 45 tonnes par hectare […] selon l’espèce de plante et le type de côte

    24.2 (12.4 – 44.9) Mg Corg ha−1 […] biogeographical (coastal typology, marine ecoregion) as well as taxonomic (seagrass species, genus, and functional group) predictors were significant

    Traduction de la rédaction 24,2 (12,4 – 44,9) Mg de carbone organique par hectare […] les facteurs biogéographiques (type de côte, écorégion marine) comme taxonomiques (espèce, genre et groupe fonctionnel de l’herbier) étaient significatifs

    Source Krause, Johannes R. et al., « Global Seagrass Carbon Stock Variability and Emissions from Seagrass Loss », Nature Communications, vol. 16, 3798, 2025, résumé ; « Results and discussion » (Global correlates of seagrass carbon stocks).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  12. ↑

    Passage environ 29 % de la surface connue d’herbiers a disparu, et […] le rythme des pertes est passé de 0,9 % à 7 % par an

    Our comprehensive global assessment of 215 studies found that seagrasses have been disappearing at a rate of 110 km2 yr−1 since 1980 and that 29% of the known areal extent has disappeared since seagrass areas were initially recorded in 1879. Furthermore, rates of decline have accelerated from a median of 0.9% yr−1 before 1940 to 7% yr−1 since 1990.

    Traduction de la rédaction Notre évaluation mondiale de 215 études montre que les herbiers marins disparaissent au rythme de 110 km² par an depuis 1980 et que 29 % de leur surface connue a disparu depuis les premiers relevés de 1879. De plus, le rythme de déclin s’est accéléré, passant d’une médiane de 0,9 % par an avant 1940 à 7 % par an depuis 1990.

    Source Waycott, Michelle et al., « Accelerating Loss of Seagrasses across the Globe Threatens Coastal Ecosystems », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 106, 2009, p. 12377-12381, résumé (Abstract).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  13. ↑

    Passage des reconstitutions sont documentées dans certaines régions, dont l’Europe

    Since then, loss rates slowed down for most of the species and fast-growing species recovered in some locations, making the net rate of change in seagrass area experience a reversal in the 2000s, while density metrics improved or remained stable in most sites.

    Traduction de la rédaction Depuis, le rythme des pertes a ralenti pour la plupart des espèces et les espèces à croissance rapide se sont reconstituées en certains endroits, si bien que le taux net d’évolution de la surface des herbiers s’est inversé dans les années 2000, tandis que les mesures de densité se sont améliorées ou sont restées stables dans la plupart des sites.

    Source de los Santos, Carmen B. et al., « Recent Trend Reversal for Declining European Seagrass Meadows », Nature Communications, vol. 10, 3356, 2019, résumé (Abstract).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  14. ↑

    Passage pour mieux guider leur protection […] le carbone des herbiers menacés représente, s’il était relâché, plus d’un milliard de tonnes de gaz carbonique

    We estimate that seagrass carbon stocks at risk of degradation could emit 1,154 Tg (665 – 1699) CO2 […] Greater knowledge of the variation in, and drivers of, seagrass Corg stocks is essential to guide the development, integrity, and reliability of climate change policy and financing to support seagrass conservation and restoration.

    Traduction de la rédaction Nous estimons que les stocks de carbone des herbiers menacés de dégradation pourraient émettre 1 154 Tg (665 – 1 699) de CO2 […] Mieux connaître la variation des stocks de carbone organique des herbiers, et ce qui la détermine, est essentiel pour guider l’élaboration, l’intégrité et la fiabilité des politiques et financements climatiques en faveur de la conservation et de la restauration des herbiers.

    Source Krause, Johannes R. et al., « Global Seagrass Carbon Stock Variability and Emissions from Seagrass Loss », Nature Communications, vol. 16, 3798, 2025, résumé ; introduction, 2e paragraphe.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  15. ↑

    Passage Selon une estimation récente, elles couvrent environ deux millions de kilomètres carrés, soit près de six fois la surface des herbiers.

    This value compares favourably with recent efforts to assess the global extent of kelp habitat […] which is estimated at 2.03 × 10⁶ km2 (Jayathilake & Costello, 2021) […] the total area of seagrasses (0.35 × 10⁶ km2, Duarte, 2017)

    Traduction de la rédaction Cette valeur concorde bien avec les travaux récents d’évaluation de l’étendue mondiale de l’habitat de kelp […] estimée à 2,03 × 10⁶ km² (Jayathilake et Costello, 2021) […] la surface totale des herbiers (0,35 × 10⁶ km², Duarte, 2017)

    Source Duarte, Carlos M. et al., « Global Estimates of the Extent and Production of Macroalgal Forests », Global Ecology and Biogeography, vol. 31, n° 7, 2022, p. 1422-1439, section 3.1.3 « Global estimates by habitat type (approach 3) ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  16. ↑

    Passage peuvent grandir de plusieurs dizaines de centimètres par jour

    In ideal conditions, kelp can grow up to 18 inches per day […]

    Traduction de la rédaction Dans des conditions idéales, le varech peut pousser jusqu’à 18 pouces (environ 45 cm) par jour […]

    Source NOAA National Ocean Service, « What is a kelp forest? », Ocean Facts, page « What is a kelp forest? », 1er paragraphe du texte.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  17. ↑

    Passage des fragments d’algues qui sont entraînés vers le large et les grands fonds

    We propose two main modes for the transport of macroalgae to the deep ocean and sediments: macroalgal material drifting through submarine canyons, and the sinking of negatively buoyant macroalgal detritus.

    Traduction de la rédaction Nous proposons deux modes principaux de transport des macroalgues vers l’océan profond et les sédiments : la dérive de matériel algal à travers les canyons sous-marins, et la chute de débris d’algues plus denses que l’eau.

    Source Krause-Jensen, Dorte et Duarte, Carlos M., « Substantial Role of Macroalgae in Marine Carbon Sequestration », Nature Geoscience, vol. 9, 2016, p. 737-742, résumé.

    Accès payant · vérifié le 9 septembre 2026

  18. ↑

    Passage L’oxygène ne s’accumule que lorsque du carbone échappe à la décomposition.

    And for oxygen to build up in our atmosphere, plant organic matter must be protected from oxidation. […] Continual burial of carbon is needed to keep the atmosphere pumped up with oxygen.

    Traduction de la rédaction Et pour que l’oxygène s’accumule dans notre atmosphère, la matière organique végétale doit être protégée de l’oxydation. […] Un enfouissement continu du carbone est nécessaire pour maintenir l’atmosphère chargée en oxygène.

    Source Tenenbaum, David, « Fossil fuel formation: Key to atmosphere’s oxygen? », College of Letters & Science, University of Wisconsin–Madison, 30 décembre 2016, corps de l’article, 7ᵉ et 19ᵉ paragraphes.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  19. ↑

    Passage une algue brune (comme le kelp ou la sargasse) est génétiquement plus proche […] d’une diatomée que d’une algue verte.

    It may seem hard to believe that microscopic diatoms, with their delicate silica skeletons […] can be related to the giant kelps, which may grow as long as fifty meters, or that either one is related to the downy mildew that nearly destroyed the French wine industry. […] Even though they are photosynthetic, chromists are not at all closely related to plants, or even to other algae.

    Traduction de la rédaction On a peine à croire que les diatomées microscopiques, avec leur délicat squelette de silice […] puissent être apparentées aux kelps géants, qui peuvent atteindre cinquante mètres de long, ou que les unes comme les autres soient apparentées au mildiou qui a failli détruire le vignoble français. […] Bien qu’ils soient photosynthétiques, les chromistes ne sont pas du tout étroitement apparentés aux plantes, ni même aux autres algues.

    Source University of California Museum of Paleontology, « Introduction to the Chromista », page consultée le 27 octobre 2026, premier et deuxième paragraphes.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage génétiquement plus proche d’un parasite de la pomme de terre

    Stramenopiles: Diatoms, Brown Algae, Golden Algae and Oomycetes […] Most oomycetes are aquatic, but some parasitize terrestrial plants. One plant pathogen is Phytophthora infestans, the causative agent of late blight of potatoes, such as occurred in the nineteenth century Irish potato famine.

    Traduction de la rédaction Stramenopiles : diatomées, algues brunes, algues dorées et oomycètes […] La plupart des oomycètes sont aquatiques, mais certains parasitent des plantes terrestres. L’un de ces pathogènes est Phytophthora infestans, agent du mildiou de la pomme de terre, comme lors de la famine irlandaise du XIXe siècle.

    Source Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, 2018, section 23.3 « Groups of Protists », section 23.3, partie « Chromalveolata », intertitre « Stramenopiles: Diatoms, Brown Algae, Golden Algae and Oomycetes », paragraphe sur les oomycètes.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  20. ↑

    Passage L’océan absorbe […] nos émissions de CO₂. Cela modifie la chimie de l’eau : le pH baisse.

    Rising atmospheric carbon dioxide (CO2), primarily from human fossil fuel combustion, reduces ocean pH and causes wholesale shifts in seawater carbonate chemistry.

    Traduction de la rédaction La hausse du dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique, provenant surtout de la combustion de combustibles fossiles par l’homme, fait baisser le pH de l’océan et bouleverse la chimie des carbonates de l’eau de mer.

    Source Doney, Scott C. et al., « Ocean Acidification: The Other CO₂ Problem », Annual Review of Marine Science, vol. 1, 2009, p. 169-192, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage Une vague de chaleur sous-marine peut faire disparaître la forêt de kelp sur une centaine de kilomètres de côte

    Here we reveal a rapid climate-driven regime shift of Australian temperate reef communities, which lost their defining kelp forests and became dominated by persistent seaweed turfs. After decades of ocean warming, extreme marine heat waves forced a 100-kilometer range contraction of extensive kelp forests

    Traduction de la rédaction Nous mettons ici en évidence un basculement rapide, dû au climat, des communautés des récifs tempérés australiens, qui ont perdu les forêts de kelp qui les caractérisaient et sont devenues dominées par des gazons d’algues persistants. Après des décennies de réchauffement de l’océan, des vagues de chaleur marines extrêmes ont provoqué un recul de 100 kilomètres de l’aire de vastes forêts de kelp

    Source Wernberg, Thomas et al., « Climate-driven Regime Shift of a Temperate Marine Ecosystem », Science, vol. 353, 2016, p. 169-172, résumé (deuxième et troisième phrases).

    Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026

  21. ↑

    Passage sa décomposition consomme une grande partie de l’oxygène dissous au fond de l’eau […] zones mortes

    Enhanced primary production results in an accumulation of particulate organic matter, which encourages microbial activity and the consumption of dissolved oxygen in bottom waters.

    Traduction de la rédaction L’augmentation de la production primaire entraîne une accumulation de matière organique particulaire, qui stimule l’activité microbienne et la consommation de l’oxygène dissous dans les eaux de fond.

    Source Diaz, Robert J. et Rosenberg, Rutger, « Spreading Dead Zones and Consequences for Marine Ecosystems », Science, vol. 321, 2008, p. 926-929, résumé.

    Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026

Références bibliographiques

21
  • Berner, Robert A., « The Long-term Carbon Cycle, Fossil Fuels and Atmospheric Composition », Nature, vol. 426, 2003, p. 323-326, accès payant (l’oxygène accumulé grâce au carbone enfoui ; voir les entrées 6.8 et 6.9).
  • Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, 2018, section 23.3 « Groups of Protists », en accès libre (diatomées, algues brunes et oomycètes, dont l’agent du mildiou de la pomme de terre, réunis dans les stramenopiles). https://openstax.org/books/biology-2e/pages/23-3-groups-of-protists
  • de los Santos, Carmen B. et al., « Recent Trend Reversal for Declining European Seagrass Meadows », Nature Communications, vol. 10, 3356, 2019, en accès libre (les reconstitutions européennes).
  • Diaz, Robert J. et Rosenberg, Rutger, « Spreading Dead Zones and Consequences for Marine Ecosystems », Science, vol. 321, 2008, p. 926-929, accès payant (eutrophisation et zones mortes).
  • Doney, Scott C. et al., « Ocean Acidification: The Other CO₂ Problem », Annual Review of Marine Science, vol. 1, 2009, p. 169-192, accès payant (l’acidification et ses effets).
  • Duarte, Carlos M. et al., « Global Estimates of the Extent and Production of Macroalgal Forests », Global Ecology and Biogeography, vol. 31, n° 7, 2022, p. 1422-1439, en accès libre (environ 2 millions de km² d’habitat de kelp, contre 0,35 million de km² d’herbiers). https://doi.org/10.1111/geb.13515
  • Field, Christopher B., Behrenfeld, Michael J., Randerson, James T. et Falkowski, Paul, « Primary Production of the Biosphere: Integrating Terrestrial and Oceanic Components », Science, vol. 281, 1998, p. 237-240, accès payant (la part océanique de la production primaire).
  • Fourqurean, James W. et al., « Seagrass Ecosystems as a Globally Significant Carbon Stock », Nature Geoscience, vol. 5, 2012, p. 505-509, accès payant (les stocks de carbone des herbiers et leur vitesse d’accumulation).
  • Green, A., Chadwick, M. A. et Jones, P. J. S., « Variability of UK Seagrass Sediment Carbon: Implications for Blue Carbon Estimates and Marine Conservation Management », PLoS ONE, vol. 13, n° 9, e0204431, 2018, en accès libre (stocks de carbone des sédiments d’herbiers : fourchette mondiale de 115,5 à 829,2 tonnes par hectare sur un mètre). https://doi.org/10.1371/journal.pone.0204431
  • Krause, Johannes R. et al., « Global Seagrass Carbon Stock Variability and Emissions from Seagrass Loss », Nature Communications, vol. 16, 3798, 2025, en accès libre (plus de 2 700 carottes ; une médiane de 24,2 tonnes de carbone par hectare dans les trente premiers centimètres, avec une fourchette de 12,4 à 44,9 ; 27 % de moins que les synthèses antérieures ; la variabilité selon l’espèce et le type de côte ; les herbiers méditerranéens à l’origine des valeurs très élevées ; l’estimation d’émissions et son coût social). https://doi.org/10.1038/s41467-025-59204-4
  • Krause-Jensen, Dorte et Duarte, Carlos M., « Substantial Role of Macroalgae in Marine Carbon Sequestration », Nature Geoscience, vol. 9, 2016, p. 737-742, accès payant (l’exportation des fragments vers les grands fonds).
  • Lecointre, Guillaume et Le Guyader, Hervé, Classification phylogénétique du vivant, 4e éd., Belin, 2016-2017 (2 tomes), en bibliothèque (« algue » n’est pas un groupe ; algues brunes, vertes et cyanobactéries).
  • McKenzie, Len J. et al., « The Global Distribution of Seagrass Meadows », Environmental Research Letters, vol. 15, 074041, 2020, en accès libre (les estimations de surface selon les méthodes, cartographie contre modélisation).
  • National Oceanic and Atmospheric Administration, « How Much Oxygen Comes from the Ocean? », National Ocean Service, page mise à jour le 23 septembre 2026, en accès libre (environ la moitié de la production d’oxygène, et la consommation d’une quantité à peu près égale par la vie marine). https://oceanservice.noaa.gov/facts/ocean-oxygen.html
  • NOAA National Ocean Service, « What is a kelp forest? », Ocean Facts, en accès libre (une croissance du varech pouvant atteindre 18 pouces, environ 45 cm, par jour dans des conditions idéales). https://oceanservice.noaa.gov/facts/kelp.html
  • Reynolds, Pamela L., « Seagrass and Seagrass Beds », Smithsonian Ocean, National Museum of Natural History, page consultée le 27 octobre 2026, en accès libre (mangroves, herbiers et marais salés captent le carbone cinq fois plus vite que les forêts tropicales). https://ocean.si.edu/ocean-life/plants-algae/seagrass-and-seagrass-beds
  • Tenenbaum, David, « Fossil fuel formation: Key to atmosphere’s oxygen? », College of Letters & Science, University of Wisconsin–Madison, 30 décembre 2016, en accès libre (l’oxygène qui ne s’accumule que si la matière organique échappe à l’oxydation ; l’enfouissement continu du carbone ; voir l’entrée 6.9). https://ls.wisc.edu/news/fossil-fuel-formation-key-to-atmospheres-oxygen
  • University of California Museum of Paleontology, « Introduction to the Chromista », page consultée le 27 octobre 2026, en accès libre (diatomées, kelps et mildious apparentés ; les chromistes ne sont pas étroitement apparentés aux plantes ni aux autres algues). https://ucmp.berkeley.edu/chromista/chromista.html
  • Waycott, Michelle et al., « Accelerating Loss of Seagrasses across the Globe Threatens Coastal Ecosystems », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 106, 2009, p. 12377-12381, en accès libre (environ 29 % de perte depuis 1879 ; passage de 0,9 % à 7 % par an).
  • Wernberg, Thomas et al., « Climate-driven Regime Shift of a Temperate Marine Ecosystem », Science, vol. 353, 2016, p. 169-172, accès payant (une canicule marine détruisant une centaine de kilomètres de forêt de kelp).
  • Wernberg, Thomas, Krumhansl, Kira, Filbee-Dexter, Karen et Pedersen, Morten F., « Status and Trends for the World’s Kelp Forests », dans World Seas: An Environmental Evaluation, Academic Press, 2019, en bibliothèque (la croissance des forêts de laminaires).

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