Monde végétal 6.7

La flore des montagnes et des régions polaires

Le saviez-vous ?

L’ascension d’une montagne fait traverser en quelques heures ce que l’on traverserait en parcourant des milliers de kilomètres vers le pôle.

Coupe colorée d'une grande montagne, avec des noms de plantes inscrits selon l'altitude, et des colonnes de texte de chaque côté.
Tableau d’Alexander von Humboldt publié en 1807 dans son livre sur la géographie des plantes : une montagne en coupe, entourée de tableaux qui donnent l’altitude, la nature du sol et la végétation. Humboldt, Alexander von (Hrsg.), CC0, source

L’ascension d’une montagne fait traverser en quelques heures ce que l’on traverserait en parcourant des milliers de kilomètres vers le pôle.

L’image est belle. Elle est en partie juste, encore faut-il savoir où elle cesse de l’être.

L’étagement

En montant, la végétation change par étages. Forêts de feuillus, puis de conifères, puis arbustes rabougris, herbes et coussins de plantes rases — jusqu’à ce qu’il ne reste plus que la roche et la neige.

Cette succession ressemble beaucoup à celle qu’on rencontre en allant de la France vers le Grand Nord.

La raison en est que, dans les deux cas, le facteur limitant est le même : la chaleur disponible pour pousser.1

Où l’image cesse d’être juste

L’analogie a des limites bien connues, qu’il convient de poser clairement pour ne pas en faire un modèle simpliste.

  • La durée du jour. En altitude, un jour d’été conserve la durée propre à sa latitude. Au pôle, le soleil ne se couche pas pendant des semaines, puis disparaît pendant des mois. C’est une tout autre contrainte pour la physiologie végétale.
  • Les saisons. Une plante de haute montagne subit un cycle annuel régulier d’hiver et d’été. Une plante arctique aussi, mais dans un environnement lumineux radicalement différent.
  • Le rayonnement. En altitude, la couche d’atmosphère est plus mince : les ultraviolets frappent plus fort. Vers les pôles, loin de l’équateur, ils sont au contraire plus faibles.2

L’analogie fonctionne donc pour la température, mais s’arrête là. Une comparaison utile n’est pas une identité. Elle sert tant qu’on sait où elle s’arrête.3

Une mesure célèbre — et pourquoi nous l’avons retirée

Dans ce cas, le travail de vérification a conduit à retirer une donnée plutôt qu’à en ajouter une. L’histoire mérite d’être racontée.

Le point de départ

Le 23 juin 1802, Alexander von Humboldt tente l’ascension du Chimborazo, en Équateur — il atteint environ 5 900 mètres sans parvenir au sommet (les sources donnent entre 5 875 et 5 920 m, sans trancher) et note la répartition de la végétation selon l’altitude. Il en tire en 1807 son célèbre Tableau physique des Andes et pays voisins : une coupe schématique de la montagne avec ses étages superposés.4

C’est un document fondateur de l’écologie moderne, qui montre que l’altitude organise le vivant comme le fait la latitude.

L’usage qu’on a voulu en faire

En 2012, une équipe de chercheurs est retournée sur place et a refait les relevés le long de quinze transects.5

Résultat publié en 2015 : les espèces seraient montées de plus de 500 mètres en moyenne depuis Humboldt. Le chiffre, spectaculaire, a été largement repris : deux siècles de réchauffement mesurés par comparaison directe avec le travail d’un naturaliste romantique.

La réfutation

En 2019, une autre équipe — des historiens travaillant avec des écologues — a réexaminé les carnets de terrain et les collections d’origine.6

Premier fait. Humboldt et Bonpland n’ont effectué aucune récolte au-dessus de 3 625 mètres sur le Chimborazo. La limite de végétation utilisée pour la comparaison de 2015 ne venait donc pas d’une observation de terrain : elle avait été lue sur le dessin.7

Deuxième fait, décisif. Les plantes que Humboldt place en haut de son tableau, il ne les a pas récoltées sur le Chimborazo : il les avait récoltées sur une autre montagne, l’Antisana.8

Le Tableau physique n’est donc pas la coupe d’une montagne. C’est une synthèse de plusieurs montagnes, dessinée sur la silhouette de la plus célèbre.

Troisième fait. Humboldt a republié son tableau deux fois. À chaque fois, il retouche la partie haute du tableau, et la liste des plantes portées tout en haut change — dix-sept en 1807, vingt-trois en 1817, trente-deux en 1824. Or ce ne sont pas les mêmes : entre la première et la deuxième version, une seule espèce est commune.9

Ce point est essentiel. Un relevé de terrain ne change pas quand on le republie. Un tableau de synthèse, si. C’est la preuve qu’il s’agissait d’une figure destinée à montrer une idée, non à enregistrer des mesures.

Le détail qui compte

Les auteurs de l’étude de 2015 avaient eux-mêmes signalé l’incertitude dans leur texte d’origine. Ils notaient que la comparaison avec les données de Humboldt était difficile et que la lecture des limites sur ses dessins était plus incertaine.10

Les chercheurs ont exprimé leur doute ; les reprises médiatiques l’ont perdu en route. Le mécanisme est classique : la nuance figure dans l’article scientifique, elle disparaît dans la vulgarisation.

Notre décision

Le chiffre de 500 mètres ne sera pas repris ici comme un fait acquis.

Non pas parce que la montée des espèces en altitude serait imaginaire — elle est amplement documentée par d’autres méthodes —, mais parce que cette mesure précise repose sur la lecture d’un dessin de synthèse, et qu’une figure de 1807 n’est pas un relevé métrique.11

Renoncer à un chiffre spectaculaire fait partie du travail de rigueur.

Reste la leçon que les auteurs en tirent eux-mêmes, et qui vaut pour tout ce site : se servir de données anciennes n’a rien d’évident. Il y faut des historiens et des scientifiques travaillant ensemble — les uns pour savoir lire un document du passé, les autres pour savoir ce qu’on peut en mesurer. Séparés, ils se trompent.

Ces milieux ne sont pas vides

Une photographie de haute montagne montre de la roche et de la neige. Une image de l’Arctique montre de la banquise. On en conclut souvent que rien n’y vit. C’est faux à deux titres :

  1. La flore est bien présente. L’Arctique abrite plus de deux mille espèces de plantes, adaptées à des saisons de croissance extrêmement courtes. L’Antarctique en compte très peu, mais pas zéro (deux plantes à fleurs seulement y poussent naturellement). La haute montagne, quant à elle, héberge un fort taux d’endémisme.
  2. Des populations y vivent. Les régions polaires et subpolaires sont habitées par des peuples autochtones depuis des millénaires.12

Un milieu décrit comme vide est un milieu mal décrit.

Note 1

Here we suggest subdividing mountains vertically into seven thermal life zones (thermal belts) defined by temperature only and, thus, accounting for the latitudinal change in elevation of thermally similar areas. […] The transition from potentially forested to treeless terrain is co-defined by an empirically determined minimum duration of the growing season of 94 days and a mean growing season temperature of 6.4°C. […] The treeline may be located at a few hundred meters above sea level near the arctic circle, but may reach >4,000 m in the tropics and subtropics (as long as annual precipitation is >250 mm).

Nous proposons ici de subdiviser verticalement les montagnes en sept zones de vie thermiques (étages thermiques) définies par la seule température, ce qui tient compte de la variation, selon la latitude, de l’altitude des zones thermiquement semblables. […] Le passage d’un terrain potentiellement boisé à un terrain sans arbres est défini à la fois par une durée minimale de la saison de croissance, déterminée empiriquement, de 94 jours et par une température moyenne de la saison de croissance de 6,4 °C. […] La limite des arbres peut se situer à quelques centaines de mètres d’altitude près du cercle arctique, mais peut dépasser 4 000 m sous les tropiques et les subtropiques (pour autant que les précipitations annuelles dépassent 250 mm).

Körner, Christian, Paulsen, Jens et Spehn, Eva M., « A Definition of Mountains and Their Bioclimatic Belts for Global Comparisons of Biodiversity Data », Alpine Botany, vol. 121, n° 2, 2011, p. 73 et suiv.

Voir la note complète ↓

Note 2

Latitude: the closer to the equator, the higher the UVR levels. Altitude: UVR levels increase with altitude as the air is thinner and less UVR is absorbed.

Organisation mondiale de la santé, « Ultraviolet Radiation », aide-mémoire

Astronomical daylength itself is strictly latitude-dependent (Figures 1A–D), thus its interest in the context of global warming has been marginal at best.

La durée astronomique du jour dépend strictement de la latitude (figures 1A-D) ; aussi son intérêt dans le contexte du réchauffement climatique a-t-il été, au mieux, marginal.

Cazzavillan, Anna, Abeli, Thomas, Brancaleoni, Lisa, Cutini, Maurizio, Tarascio, Martina et Gerdol, Renato, « Shedding light on arctic-alpine plants: the understudied photobiological responses in the context of climate change », Frontiers in Plant Science, vol. 17, 2026, § 1

Voir la note complète ↓

Note 3

Within a single species there is more chlorophyll in leaves of arctic populations than in those of alpine populations. […] (d) Alpine plants have higher light‐saturation values in photosynthesis than do arctic or lowland plants; light saturation closely tied to temperature.

Au sein d’une même espèce, les feuilles des populations arctiques contiennent plus de chlorophylle que celles des populations alpines. […] (d) Les plantes alpines ont des valeurs de saturation lumineuse de la photosynthèse plus élevées que les plantes arctiques ou de plaine ; la saturation lumineuse est étroitement liée à la température.

Billings, William D. et Mooney, Harold A., « The Ecology of Arctic and Alpine Plants », Biological Reviews, vol. 43, 1968, p. 481-529

Voir la note complète ↓

Note 4

The printing of the French edition of the Essay began in February 1805, but it was published only in 1807. […] The charts Tableau physique / Naturgemälde appeared later in 1807

L’impression de l’édition française de l’Essai a commencé en février 1805, mais il n’a été publié qu’en 1807. […] Les planches Tableau physique / Naturgemälde ont paru plus tard en 1807

Renner, S. S., Päßler, U. et Moret, P., « "My Reputation is at Stake." Humboldt’s Mountain Plant Geography in the Making (1803–1825) », Journal of the History of Biology, vol. 56, 2023, p. 97-124

Three years afterwards, almost on the same day (the 23d June 1802), I reached a point 6700 feet higher, near the summit of Chimborazo. […] According to La Place's barometrical formula, we had reached a height of 3016 toises, or more precisely 18,097 Paris feet.

Trois ans plus tard, presque le même jour (le 23 juin 1802), j’atteignis un point situé 6 700 pieds plus haut, près du sommet du Chimborazo. […] D’après la formule barométrique de La Place, nous avions atteint une altitude de 3 016 toises, ou plus précisément 18 097 pieds de Paris.

Humboldt, Alexander von, « An Account of Two Attempts to Ascend Chimborazo », The Albion, or British, Colonial, and Foreign Weekly Gazette, vol. 6, n° 2, 13 janvier 1838, p. 12-13 ; dans Sämtliche Schriften digital, éd. Oliver Lubrich et Thomas Nehrlich, Université de Berne, 2021

Voir la note complète ↓

Note 5

We revisited Chimborazo in 2012, precisely 210 y after Humboldt’s expedition. […] We documented upward shifts in the distribution of vegetation zones as well as increases in maximum elevation limits of individual plant taxa of >500 m on average. […] We sampled a total of 15 transects from an elevation of 3,800 m at 100-m elevation intervals to 5,200 m, past the limit of plant growth.

Nous sommes retournés sur le Chimborazo en 2012, exactement 210 ans après l’expédition de Humboldt. […] Nous avons constaté une remontée des étages de végétation ainsi qu’une hausse de plus de 500 m en moyenne des altitudes maximales atteintes par les différents taxons végétaux. […] Nous avons échantillonné en tout 15 transects, de 3 800 m d’altitude à 5 200 m, par paliers de 100 m, au-delà de la limite de la végétation.

Morueta-Holme, Naia et al., « Strong Upslope Shifts in Chimborazo’s Vegetation over Two Centuries since Humboldt », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 112, n° 41, 2015, p. 12741-12745, en accès libre (les quinze transects, la montée de plus de 500 mètres, et les réserves des auteurs sur la lecture de la figure) ; et leur réponse, ibid., vol. 116, 2019, p. 21346-21347

We revisited the upper slopes of the Chimborazo volcano in June 2012. Our aim was to record the current elevational distribution of plants and test for upward shifts since Humboldt’s expedition, as a response to anthropogenic global warming.

Nous sommes retournés sur les pentes supérieures du volcan Chimborazo en juin 2012. Notre but était de relever la répartition actuelle des plantes selon l’altitude et de tester une montée depuis l’expédition de Humboldt, en réponse au réchauffement climatique d’origine humaine.

Morueta-Holme, Naia et al., « Strong Upslope Shifts in Chimborazo’s Vegetation over Two Centuries since Humboldt », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 112, n° 41, 2015, p. 12741-12745

Voir la note complète ↓

Note 6

partnerships between historians and ecologists are needed to tease out the intermeshing and discrepancies of past and present biodiversity records

il faut des collaborations entre historiens et écologues pour démêler les recoupements et les divergences entre les relevés anciens et actuels de la biodiversité

Moret, Pierre, Muriel, Priscilla, Jaramillo, Ricardo et Dangles, Olivier, « Humboldt’s Tableau Physique Revisited », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 116, n° 26, 2019, p. 12889-12894

Voir la note complète ↓

Note 7

dass sich die Vegetationszone am Chimborazo seit Anfang des 19. Jahrhunderts um 500 Meter nach oben verschoben hätte: Humboldt und Bonpland hatten dort jenseits von 3625 Metern keine Pflanzen mehr gesammelt.

que la zone de végétation du Chimborazo se serait déplacée de 500 mètres vers le haut depuis le début du XIXᵉ siècle : Humboldt et Bonpland n’y avaient plus récolté aucune plante au-delà de 3 625 mètres.

Lingenhöhl, Daniel, « Ökologie: Wie sich Humboldts Vegetationszonen verändert haben », Spektrum.de, 27 mai 2019

Voir la note complète ↓

Note 8

We found that Humboldt’s primary plant data above tree line were mostly collected on Mt. Antisana, not Chimborazo

Nous avons constaté que les données botaniques originales de Humboldt au-dessus de la limite des arbres avaient pour l’essentiel été récoltées sur l’Antisana, et non sur le Chimborazo

Moret, Pierre, Muriel, Priscilla, Jaramillo, Ricardo et Dangles, Olivier, « Humboldt’s Tableau Physique Revisited », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 116, n° 26, 2019, p. 12889-12894

Voir la note complète ↓

Note 9

the number of selected taxa placed above 3,900 m increases in each successive publication (17 in 1807, 23 in 1817, 32 in 1824), but these taxa are not the same. The 1807 set of vascular plants only shares one species-level taxon and two genera with that of 1817

le nombre de taxons retenus placés au-dessus de 3 900 m augmente d’une publication à l’autre (17 en 1807, 23 en 1817, 32 en 1824), mais ce ne sont pas les mêmes taxons. L’ensemble de plantes vasculaires de 1807 n’a qu’un seul taxon de rang spécifique et deux genres en commun avec celui de 1817

Moret, Pierre, Muriel, Priscilla, Jaramillo, Ricardo et Dangles, Olivier, « Humboldt’s Tableau Physique Revisited », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 116, n° 26, 2019, p. 12889-12894

we show that the top section of the Tableau Physique, above the tree line, is an intuitive construct based on unverified and therefore partly false field data that Humboldt constantly tried to revise in subsequent publications.

nous montrons que la partie haute du Tableau physique, au-dessus de la limite des arbres, est une construction intuitive fondée sur des données de terrain non vérifiées, et donc en partie fausses, que Humboldt a sans cesse tenté de réviser dans ses publications ultérieures.

Moret, Pierre, Muriel, Priscilla, Jaramillo, Ricardo et Dangles, Olivier, « Humboldt’s Tableau Physique Revisited », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 116, n° 26, 2019, p. 12889-12894

Voir la note complète ↓

Note 10

Comparing the current distributions to the historical data is challenging due to the lack of a systematic design in the data collection by Humboldt. […] For images, we used visual estimation to extract information on elevation ranges (refs. 2 and 3 in Datasets S2 and S3). Because the method is more uncertain, we used both a broad and a narrow delimiting frame around the name of each taxon to record its altitudinal range.

Comparer les répartitions actuelles aux données historiques est difficile, faute d’un plan systématique dans la collecte des données par Humboldt. […] Pour les images, nous avons estimé visuellement les intervalles d’altitude (réf. 2 et 3 des jeux de données S2 et S3). Comme cette méthode est plus incertaine, nous avons utilisé un cadre de délimitation large et un étroit autour du nom de chaque taxon pour relever son intervalle d’altitude.

Morueta-Holme, Naia et al., « Strong Upslope Shifts in Chimborazo’s Vegetation over Two Centuries since Humboldt », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 112, n° 41, 2015, p. 12741-12745, en accès libre (les quinze transects, la montée de plus de 500 mètres, et les réserves des auteurs sur la lecture de la figure) ; et leur réponse, ibid., vol. 116, 2019, p. 21346-21347

Voir la note complète ↓

Note 11

Here we use a dataset of repeated plant surveys from 302 mountain summits across Europe, spanning 145 years of observation, to assess the temporal trajectory of mountain biodiversity changes as a globally coherent imprint of the Anthropocene. We find a continent-wide acceleration in the rate of increase in plant species richness, with five times as much species enrichment between 2007 and 2016 as fifty years ago, between 1957 and 1966.

Nous utilisons ici un ensemble de relevés botaniques répétés sur 302 sommets de montagne en Europe, couvrant 145 ans d’observation, pour évaluer l’évolution dans le temps de la biodiversité des montagnes, empreinte cohérente à l’échelle mondiale de l’Anthropocène. Nous constatons, à l’échelle du continent, une accélération de l’augmentation du nombre d’espèces végétales, avec un enrichissement cinq fois plus important entre 2007 et 2016 qu’il y a cinquante ans, entre 1957 et 1966.

Steinbauer, Manuel J. et al., « Accelerated Increase in Plant Species Richness on Mountain Summits Is Linked to Warming », Nature, vol. 556, 2018, p. 231-234

Voir la note complète ↓

Note 12

Approximately 2,218 vascular plant species (including subspecies, apomictic aggregates and some collective species) are recognized.

Environ 2 218 espèces de plantes vasculaires (y compris sous-espèces, agrégats apomictiques et quelques espèces collectives) sont reconnues.

Daniëls, Fred J. A., Gillespie, Lynn J. et Poulin, Michel, « Plants », dans Arctic Biodiversity Assessment, CAFF, 2013

The best-documented have been local population increases in the two flowering plant species native to the maritime Antarctic (102–104) and the inference of increased frequency of successful seed set (i.e., sexual reproduction) in concert with this (105).

Les mieux documentées sont les augmentations locales des populations des deux espèces de plantes à fleurs natives de l’Antarctique maritime, et l’augmentation supposée de la fréquence de production réussie de graines (c’est-à-dire de reproduction sexuée) qui l’accompagne.

Convey, Peter et Peck, Lloyd S., « Antarctic Environmental Change and Biological Responses », Science Advances, vol. 5, eaaz0888, 2019

Voir la note complète ↓

Notes et sources

  1. ↑

    Passage En montant, la végétation change par étages […] le facteur limitant est le même : la chaleur disponible pour pousser

    Here we suggest subdividing mountains vertically into seven thermal life zones (thermal belts) defined by temperature only and, thus, accounting for the latitudinal change in elevation of thermally similar areas. […] The transition from potentially forested to treeless terrain is co-defined by an empirically determined minimum duration of the growing season of 94 days and a mean growing season temperature of 6.4°C. […] The treeline may be located at a few hundred meters above sea level near the arctic circle, but may reach >4,000 m in the tropics and subtropics (as long as annual precipitation is >250 mm).

    Traduction de la rédaction Nous proposons ici de subdiviser verticalement les montagnes en sept zones de vie thermiques (étages thermiques) définies par la seule température, ce qui tient compte de la variation, selon la latitude, de l’altitude des zones thermiquement semblables. […] Le passage d’un terrain potentiellement boisé à un terrain sans arbres est défini à la fois par une durée minimale de la saison de croissance, déterminée empiriquement, de 94 jours et par une température moyenne de la saison de croissance de 6,4 °C. […] La limite des arbres peut se situer à quelques centaines de mètres d’altitude près du cercle arctique, mais peut dépasser 4 000 m sous les tropiques et les subtropiques (pour autant que les précipitations annuelles dépassent 250 mm).

    Source Körner, Christian, Paulsen, Jens et Spehn, Eva M., « A Definition of Mountains and Their Bioclimatic Belts for Global Comparisons of Biodiversity Data », Alpine Botany, vol. 121, n° 2, 2011, p. 73 et suiv., sections « Seven thermal belts » et « High elevation treeline ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  2. ↑

    Passage En altitude, la couche d’atmosphère est plus mince : les ultraviolets frappent plus fort. Vers les pôles, loin de l’équateur, ils sont au contraire plus faibles.

    Latitude: the closer to the equator, the higher the UVR levels. Altitude: UVR levels increase with altitude as the air is thinner and less UVR is absorbed.

    Source Organisation mondiale de la santé, « Ultraviolet Radiation », aide-mémoire, section « Overview », facteurs influant sur le rayonnement UV.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage En altitude, un jour d’été conserve la durée propre à sa latitude.

    Astronomical daylength itself is strictly latitude-dependent (Figures 1A–D), thus its interest in the context of global warming has been marginal at best.

    Traduction de la rédaction La durée astronomique du jour dépend strictement de la latitude (figures 1A-D) ; aussi son intérêt dans le contexte du réchauffement climatique a-t-il été, au mieux, marginal.

    Source Cazzavillan, Anna, Abeli, Thomas, Brancaleoni, Lisa, Cutini, Maurizio, Tarascio, Martina et Gerdol, Renato, « Shedding light on arctic-alpine plants: the understudied photobiological responses in the context of climate change », Frontiers in Plant Science, vol. 17, 2026, § 1, § 1 (« Introduction: warming is not enough to study climate change responses »), 2e paragraphe.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  3. ↑

    Passage L’analogie fonctionne donc pour la température, mais s’arrête là.

    Within a single species there is more chlorophyll in leaves of arctic populations than in those of alpine populations. […] (d) Alpine plants have higher light‐saturation values in photosynthesis than do arctic or lowland plants; light saturation closely tied to temperature.

    Traduction de la rédaction Au sein d’une même espèce, les feuilles des populations arctiques contiennent plus de chlorophylle que celles des populations alpines. […] (d) Les plantes alpines ont des valeurs de saturation lumineuse de la photosynthèse plus élevées que les plantes arctiques ou de plaine ; la saturation lumineuse est étroitement liée à la température.

    Source Billings, William D. et Mooney, Harold A., « The Ecology of Arctic and Alpine Plants », Biological Reviews, vol. 43, 1968, p. 481-529, « Summary » de l’article, points 4 et 5 (d).

    Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026

  4. ↑

    Passage Il en tire en 1807 son célèbre Tableau physique des Andes et pays voisins

    The printing of the French edition of the Essay began in February 1805, but it was published only in 1807. […] The charts Tableau physique / Naturgemälde appeared later in 1807

    Traduction de la rédaction L’impression de l’édition française de l’Essai a commencé en février 1805, mais il n’a été publié qu’en 1807. […] Les planches Tableau physique / Naturgemälde ont paru plus tard en 1807

    Source Renner, S. S., Päßler, U. et Moret, P., « "My Reputation is at Stake." Humboldt’s Mountain Plant Geography in the Making (1803–1825) », Journal of the History of Biology, vol. 56, 2023, p. 97-124, note 2.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage Le 23 juin 1802, Alexander von Humboldt tente l’ascension du Chimborazo, en Équateur — il atteint environ 5 900 mètres

    Three years afterwards, almost on the same day (the 23d June 1802), I reached a point 6700 feet higher, near the summit of Chimborazo. […] According to La Place's barometrical formula, we had reached a height of 3016 toises, or more precisely 18,097 Paris feet.

    Traduction de la rédaction Trois ans plus tard, presque le même jour (le 23 juin 1802), j’atteignis un point situé 6 700 pieds plus haut, près du sommet du Chimborazo. […] D’après la formule barométrique de La Place, nous avions atteint une altitude de 3 016 toises, ou plus précisément 18 097 pieds de Paris.

    Source Humboldt, Alexander von, « An Account of Two Attempts to Ascend Chimborazo », The Albion, or British, Colonial, and Foreign Weekly Gazette, vol. 6, n° 2, 13 janvier 1838, p. 12-13 ; dans Sämtliche Schriften digital, éd. Oliver Lubrich et Thomas Nehrlich, Université de Berne, 2021, début du récit (vers le 12ᵉ paragraphe), puis passage sur la mesure barométrique ; conversion : 3 016 toises ≈ 5 878 m.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  5. ↑

    Passage une équipe de chercheurs est retournée sur place et a refait les relevés le long de quinze transects […] les espèces seraient montées de plus de 500 mètres en moyenne

    We revisited Chimborazo in 2012, precisely 210 y after Humboldt’s expedition. […] We documented upward shifts in the distribution of vegetation zones as well as increases in maximum elevation limits of individual plant taxa of >500 m on average. […] We sampled a total of 15 transects from an elevation of 3,800 m at 100-m elevation intervals to 5,200 m, past the limit of plant growth.

    Traduction de la rédaction Nous sommes retournés sur le Chimborazo en 2012, exactement 210 ans après l’expédition de Humboldt. […] Nous avons constaté une remontée des étages de végétation ainsi qu’une hausse de plus de 500 m en moyenne des altitudes maximales atteintes par les différents taxons végétaux. […] Nous avons échantillonné en tout 15 transects, de 3 800 m d’altitude à 5 200 m, par paliers de 100 m, au-delà de la limite de la végétation.

    Source Morueta-Holme, Naia et al., « Strong Upslope Shifts in Chimborazo’s Vegetation over Two Centuries since Humboldt », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 112, n° 41, 2015, p. 12741-12745, en accès libre (les quinze transects, la montée de plus de 500 mètres, et les réserves des auteurs sur la lecture de la figure) ; et leur réponse, ibid., vol. 116, 2019, p. 21346-21347, résumé (abstract) ; section « Materials and Methods ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

    Passage En 2012, une équipe de chercheurs est retournée sur place et a refait les relevés

    We revisited the upper slopes of the Chimborazo volcano in June 2012. Our aim was to record the current elevational distribution of plants and test for upward shifts since Humboldt’s expedition, as a response to anthropogenic global warming.

    Traduction de la rédaction Nous sommes retournés sur les pentes supérieures du volcan Chimborazo en juin 2012. Notre but était de relever la répartition actuelle des plantes selon l’altitude et de tester une montée depuis l’expédition de Humboldt, en réponse au réchauffement climatique d’origine humaine.

    Source Morueta-Holme, Naia et al., « Strong Upslope Shifts in Chimborazo’s Vegetation over Two Centuries since Humboldt », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 112, n° 41, 2015, p. 12741-12745, introduction (après le résumé).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  6. ↑

    Passage des historiens travaillant avec des écologues

    partnerships between historians and ecologists are needed to tease out the intermeshing and discrepancies of past and present biodiversity records

    Traduction de la rédaction il faut des collaborations entre historiens et écologues pour démêler les recoupements et les divergences entre les relevés anciens et actuels de la biodiversité

    Source Moret, Pierre, Muriel, Priscilla, Jaramillo, Ricardo et Dangles, Olivier, « Humboldt’s Tableau Physique Revisited », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 116, n° 26, 2019, p. 12889-12894, encadré « Significance » (en tête de l’article).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  7. ↑

    Passage Humboldt et Bonpland n’ont effectué aucune récolte au-dessus de 3 625 mètres sur le Chimborazo.

    dass sich die Vegetationszone am Chimborazo seit Anfang des 19. Jahrhunderts um 500 Meter nach oben verschoben hätte: Humboldt und Bonpland hatten dort jenseits von 3625 Metern keine Pflanzen mehr gesammelt.

    Traduction de la rédaction que la zone de végétation du Chimborazo se serait déplacée de 500 mètres vers le haut depuis le début du XIXᵉ siècle : Humboldt et Bonpland n’y avaient plus récolté aucune plante au-delà de 3 625 mètres.

    Source Lingenhöhl, Daniel, « Ökologie: Wie sich Humboldts Vegetationszonen verändert haben », Spektrum.de, 27 mai 2019, corps de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026

  8. ↑

    Passage il les avait récoltées sur une autre montagne, l’Antisana

    We found that Humboldt’s primary plant data above tree line were mostly collected on Mt. Antisana, not Chimborazo

    Traduction de la rédaction Nous avons constaté que les données botaniques originales de Humboldt au-dessus de la limite des arbres avaient pour l’essentiel été récoltées sur l’Antisana, et non sur le Chimborazo

    Source Moret, Pierre, Muriel, Priscilla, Jaramillo, Ricardo et Dangles, Olivier, « Humboldt’s Tableau Physique Revisited », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 116, n° 26, 2019, p. 12889-12894, résumé.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  9. ↑

    Passage dix-sept en 1807, vingt-trois en 1817, trente-deux en 1824 […] entre la première et la deuxième version, une seule espèce est commune

    the number of selected taxa placed above 3,900 m increases in each successive publication (17 in 1807, 23 in 1817, 32 in 1824), but these taxa are not the same. The 1807 set of vascular plants only shares one species-level taxon and two genera with that of 1817

    Traduction de la rédaction le nombre de taxons retenus placés au-dessus de 3 900 m augmente d’une publication à l’autre (17 en 1807, 23 en 1817, 32 en 1824), mais ce ne sont pas les mêmes taxons. L’ensemble de plantes vasculaires de 1807 n’a qu’un seul taxon de rang spécifique et deux genres en commun avec celui de 1817

    Source Moret, Pierre, Muriel, Priscilla, Jaramillo, Ricardo et Dangles, Olivier, « Humboldt’s Tableau Physique Revisited », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 116, n° 26, 2019, p. 12889-12894, corps de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage À chaque fois, il retouche la partie haute du tableau

    we show that the top section of the Tableau Physique, above the tree line, is an intuitive construct based on unverified and therefore partly false field data that Humboldt constantly tried to revise in subsequent publications.

    Traduction de la rédaction nous montrons que la partie haute du Tableau physique, au-dessus de la limite des arbres, est une construction intuitive fondée sur des données de terrain non vérifiées, et donc en partie fausses, que Humboldt a sans cesse tenté de réviser dans ses publications ultérieures.

    Source Moret, Pierre, Muriel, Priscilla, Jaramillo, Ricardo et Dangles, Olivier, « Humboldt’s Tableau Physique Revisited », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 116, n° 26, 2019, p. 12889-12894, résumé (abstract).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026

  10. ↑

    Passage Les auteurs de l’étude de 2015 avaient eux-mêmes signalé l’incertitude dans leur texte d’origine. Ils notaient que la comparaison avec les données de Humboldt était difficile et que la lecture des limites sur ses dessins était plus incertaine.

    Comparing the current distributions to the historical data is challenging due to the lack of a systematic design in the data collection by Humboldt. […] For images, we used visual estimation to extract information on elevation ranges (refs. 2 and 3 in Datasets S2 and S3). Because the method is more uncertain, we used both a broad and a narrow delimiting frame around the name of each taxon to record its altitudinal range.

    Traduction de la rédaction Comparer les répartitions actuelles aux données historiques est difficile, faute d’un plan systématique dans la collecte des données par Humboldt. […] Pour les images, nous avons estimé visuellement les intervalles d’altitude (réf. 2 et 3 des jeux de données S2 et S3). Comme cette méthode est plus incertaine, nous avons utilisé un cadre de délimitation large et un étroit autour du nom de chaque taxon pour relever son intervalle d’altitude.

    Source Morueta-Holme, Naia et al., « Strong Upslope Shifts in Chimborazo’s Vegetation over Two Centuries since Humboldt », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 112, n° 41, 2015, p. 12741-12745, en accès libre (les quinze transects, la montée de plus de 500 mètres, et les réserves des auteurs sur la lecture de la figure) ; et leur réponse, ibid., vol. 116, 2019, p. 21346-21347, Materials and Methods, « Approaches to Elevation Range Comparison ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  11. ↑

    Passage elle est amplement documentée par d’autres méthodes

    Here we use a dataset of repeated plant surveys from 302 mountain summits across Europe, spanning 145 years of observation, to assess the temporal trajectory of mountain biodiversity changes as a globally coherent imprint of the Anthropocene. We find a continent-wide acceleration in the rate of increase in plant species richness, with five times as much species enrichment between 2007 and 2016 as fifty years ago, between 1957 and 1966.

    Traduction de la rédaction Nous utilisons ici un ensemble de relevés botaniques répétés sur 302 sommets de montagne en Europe, couvrant 145 ans d’observation, pour évaluer l’évolution dans le temps de la biodiversité des montagnes, empreinte cohérente à l’échelle mondiale de l’Anthropocène. Nous constatons, à l’échelle du continent, une accélération de l’augmentation du nombre d’espèces végétales, avec un enrichissement cinq fois plus important entre 2007 et 2016 qu’il y a cinquante ans, entre 1957 et 1966.

    Source Steinbauer, Manuel J. et al., « Accelerated Increase in Plant Species Richness on Mountain Summits Is Linked to Warming », Nature, vol. 556, 2018, p. 231-234, résumé.

    Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026

  12. ↑

    Passage L’Arctique abrite plus de deux mille espèces de plantes

    Approximately 2,218 vascular plant species (including subspecies, apomictic aggregates and some collective species) are recognized.

    Traduction de la rédaction Environ 2 218 espèces de plantes vasculaires (y compris sous-espèces, agrégats apomictiques et quelques espèces collectives) sont reconnues.

    Source Daniëls, Fred J. A., Gillespie, Lynn J. et Poulin, Michel, « Plants », dans Arctic Biodiversity Assessment, CAFF, 2013, page de présentation du chapitre 9 « Plants » (site du rapport).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage deux plantes à fleurs seulement y poussent naturellement

    The best-documented have been local population increases in the two flowering plant species native to the maritime Antarctic (102–104) and the inference of increased frequency of successful seed set (i.e., sexual reproduction) in concert with this (105).

    Traduction de la rédaction Les mieux documentées sont les augmentations locales des populations des deux espèces de plantes à fleurs natives de l’Antarctique maritime, et l’augmentation supposée de la fréquence de production réussie de graines (c’est-à-dire de reproduction sexuée) qui l’accompagne.

    Source Convey, Peter et Peck, Lloyd S., « Antarctic Environmental Change and Biological Responses », Science Advances, vol. 5, eaaz0888, 2019, p. 3, section « Sensitivity to Environmental Change », sous-partie « Terrestrial ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

Références bibliographiques

14
  • Billings, William D. et Mooney, Harold A., « The Ecology of Arctic and Alpine Plants », Biological Reviews, vol. 43, 1968, p. 481-529, accès payant (la comparaison alpin/arctique et ses limites).
  • Cazzavillan, Anna, Abeli, Thomas, Brancaleoni, Lisa, Cutini, Maurizio, Tarascio, Martina et Gerdol, Renato, « Shedding light on arctic-alpine plants: the understudied photobiological responses in the context of climate change », Frontiers in Plant Science, vol. 17, 2026, en accès libre (la durée astronomique du jour, qui dépend strictement de la latitude). https://doi.org/10.3389/fpls.2026.1920913
  • Convey, Peter et Peck, Lloyd S., « Antarctic Environmental Change and Biological Responses », Science Advances, vol. 5, eaaz0888, 2019, en accès libre (les deux seules plantes à fleurs de l’Antarctique).
  • Daniëls, Fred J. A., Gillespie, Lynn J. et Poulin, Michel, « Plants », dans Arctic Biodiversity Assessment, CAFF, 2013, en accès libre (environ 2 218 espèces de plantes vasculaires reconnues dans l’Arctique). https://www.arcticbiodiversity.is/the-report/chapters/plants
  • Humboldt, Alexander von et Bonpland, Aimé, Essai sur la géographie des plantes, accompagné d’un tableau physique des régions équinoxiales, Levrault & Schoell, Paris, 1807 (impression commencée en 1805), domaine public (le Tableau physique des Andes et pays voisins). https://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/9309
  • Humboldt, Alexander von, « An Account of Two Attempts to Ascend Chimborazo », The Albion, or British, Colonial, and Foreign Weekly Gazette, vol. 6, n° 2, 13 janvier 1838, p. 12-13 ; dans Sämtliche Schriften digital, éd. Oliver Lubrich et Thomas Nehrlich, Université de Berne, 2021, en accès libre (l’ascension du 23 juin 1802 jusqu’à 3 016 toises, près du sommet). https://humboldt.unibe.ch/text/1837-Ueber_zwei_Versuche-07-neu
  • Körner, Christian, Alpine Plant Life: Functional Plant Ecology of High Mountain Ecosystems, Springer, 2021, en bibliothèque (l’étagement, la limite des arbres, les différences entre altitude et latitude : durée du jour, rayonnement ultraviolet).
  • Körner, Christian, Paulsen, Jens et Spehn, Eva M., « A Definition of Mountains and Their Bioclimatic Belts for Global Comparisons of Biodiversity Data », Alpine Botany, vol. 121, n° 2, 2011, p. 73 et suiv., en accès libre. https://doi.org/10.1007/s00035-011-0094-4
  • Lingenhöhl, Daniel, « Ökologie: Wie sich Humboldts Vegetationszonen verändert haben », Spektrum.de, 27 mai 2019, en accès libre (compte rendu de l’article de Moret et al. : aucune plante récoltée par Humboldt et Bonpland au-dessus de 3 625 m sur le Chimborazo ; les données d’altitude venues de l’Antisana). https://www.spektrum.de/news/wie-sich-humboldts-vegetationszonen-veraendert-haben/1647876
  • Moret, Pierre, Muriel, Priscilla, Jaramillo, Ricardo et Dangles, Olivier, « Humboldt’s Tableau Physique Revisited », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 116, n° 26, 2019, p. 12889-12894, en accès libre (aucune récolte au-dessus de 3 625 m sur le Chimborazo ; les plantes d’altitude récoltées en réalité sur l’Antisana ; le nombre de taxons au-dessus de 3 900 m passant de 17 à 23 puis 32 d’une édition à l’autre, avec très peu d’espèces communes ; l’appel à faire travailler ensemble historiens et écologues). http://www.riversimulator.org/Resources/ClimateDocs/HumbildtsTableauPhysiqueRevisited2019Moret.pdf
  • Morueta-Holme, Naia et al., « Strong Upslope Shifts in Chimborazo’s Vegetation over Two Centuries since Humboldt », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 112, n° 41, 2015, p. 12741-12745, en accès libre (les quinze transects, la montée de plus de 500 mètres, et les réserves des auteurs sur la lecture de la figure) ; et leur réponse, ibid., vol. 116, 2019, p. 21346-21347, en accès libre. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4611603
  • Organisation mondiale de la santé, « Ultraviolet Radiation », aide-mémoire, en accès libre. https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/ultraviolet-radiation
  • Renner, S. S., Päßler, U. et Moret, P., « "My Reputation is at Stake." Humboldt’s Mountain Plant Geography in the Making (1803–1825) », Journal of the History of Biology, vol. 56, 2023, p. 97-124, accès payant (l’impression de l’Essai commencée en 1805, la parution du texte et du Tableau physique en 1807). https://doi.org/10.1007/s10739-023-09705-z
  • Steinbauer, Manuel J. et al., « Accelerated Increase in Plant Species Richness on Mountain Summits Is Linked to Warming », Nature, vol. 556, 2018, p. 231-234, accès payant (la montée des espèces documentée par d’autres méthodes : les relevés répétés de sommets européens).

Une erreur, un doute ? Écrivez-nous.

← Toutes les fiches