
⚠ Prudence sanitaire : cette page livre des faits scientifiques et historiques, non des conseils médicaux.
On a longtemps répété que le corps humain contient dix fois plus de bactéries que de cellules humaines.
Ce chiffre a circulé pendant des décennies dans des manuels, des articles et des documentaires.
Il a été révisé. L’estimation scientifique actuelle est bien plus proche de un pour un.
Le profil d’un chiffre à vérifier
Ce nombre avait tout pour plaire :
- Il est rond : dix fois. Pas neuf virgule trois, pas onze.
- Il est frappant : il donne une image forte — l’être humain serait plus microbien qu’humain.
- Il est agréable à répéter : placé dans une conversation, il produit son effet et personne ne demande la source.
Ce sont précisément trois signes d’alerte qui permettent d’identifier une idée reçue.
D’où venait ce chiffre ?
L’estimation initiale de dix pour un remonte à 1972 (par le microbiologiste Thomas Luckey). Elle reposait sur un calcul rapide multipliant la densité de bactéries dans un gramme de contenu intestinal par le volume total du tractus digestif. Ce chiffre a ensuite été répété tel quel, au point de passer pour un fait établi : les articles qui le citent remontent tous à ce seul calcul rapide.1
Comment il a été corrigé
En 2016, une équipe a repris le calcul. Elle part d’un constat sévère : les valeurs publiées dans la littérature différaient d’ordres de grandeur, et n’étaient que très rarement étayées par des mesures ou des calculs.2
Ses résultats sont les suivants :
- Le corps d’un adulte de soixante-dix kilos contient environ 30 000 milliards de cellules humaines. Et, surprise : environ 90 % d’entre elles appartiennent à la lignée du sang. Le corps humain est donc surtout fait de globules.
- Il héberge environ 38 000 milliards de bactéries, concentrées dans le colon.3
Le rapport réel est donc d’environ 1,3 bactérie pour une cellule humaine — soit, en ordre de grandeur, une pour une.4
C’est la même mécanique que pour les prétendus « 20 % de l’oxygène de la Terre produits par l’Amazonie » ou les « 80 % de la biodiversité » : un nombre rond, répété longtemps par inertie, révisé par un calcul rigoureux.
Les auteurs ajoutent un détail difficile à oublier. Les deux nombres sont si proches, écrivent-ils, qu’une seule visite aux toilettes peut faire basculer le rapport du côté des cellules humaines.5
Un rapport qui change après un passage aux toilettes ne méritait pas d’être enseigné comme un fait rond.
Nombreuses, mais légères
Un dernier chiffre remet tout à sa place.
Ces trente-huit mille milliards de bactéries pèsent, toutes ensemble, environ deux cents grammes — soit à peu près trois millièmes du poids du corps.6
Si nombreuses soient-elles, ces cellules bactériennes ne font pas de l’être humain un être microbien : elles sont innombrables et minuscules. Compter des objets et peser une matière ne répondent pas à la même question.
Ce qu’ils font, pour la plupart
Une correction plus importante encore change la façon de considérer ces organismes.
L’immense majorité des micro-organismes ne rend pas malade.
Ils décomposent la matière morte, transforment les sols, participent à la digestion et fabriquent des substances vitales. La maladie est l’exception, non la règle.
L’illusion du mot « microbe »
En français courant, le mot « microbe » sert souvent de synonyme de saleté ou de danger. Ce terme grand public (forgé au XIXᵉ siècle) regroupe artificiellement des êtres très différents sous un prisme péjoratif.
Le mot a pris le sens de l’exception, en effaçant la règle.
La proportion réelle de bactéries dangereuses
La réponse dépend entièrement de la question posée :
- Si l’on compte les espèces décrites : sur environ 22 000 espèces de bactéries identifiées et nommées, un peu plus de 1 500 sont pathogènes pour l’humain, soit environ 7 %.
- Si l’on estime la totalité des espèces existantes : en intégrant le millier de milliards d’espèces microbiennes que la Terre abriterait selon une estimation de 2016, la proportion de pathogènes tombe à environ une sur un milliard.7
Un biais de sélection historique
Le chercheur Philip Hugenholtz, responsable de la mise à jour de la taxonomie bactérienne, souligne la cause de cet écart : la microbiologie s’est concentrée sur une poignée de bactéries faciles à cultiver. Entre 1991 et 1997, environ 65 % des travaux publiés en microbiologie portaient sur huit genres seulement, parmi lesquels Salmonella, Staphylococcus et Mycobacterium.8
Une poignée d’organismes ne peut guère représenter les quelque 5 000 espèces de procaryotes alors décrites. Ce que nous connaissons reflète nos méthodes de recherche.
Ce qu’on a mesuré dépend directement de ce qu’on cherchait.
La question des antibiotiques et de la résistance
Lors d’une infection bactérienne, les antibiotiques servent à éliminer l’espèce pathogène. Mais leur usage massif a sélectionné des souches capables de leur résister.
- Le mécanisme : l’antibiotique élimine les bactéries sensibles, laissant le champ libre aux rares individus mutés capables de survivre. Ces derniers se multiplient et transmettent leurs gènes de résistance.
- L’impact : selon l’étude Global Burden of Bacterial Antimicrobial Resistance, la résistance aux antibiotiques a été directement responsable de 1,27 million de décès dans le monde en 2019 (et associée à 4,95 millions de décès).
- Une baisse à lire avec prudence : pour 2021, la même équipe compte 1,14 million de décès directs. Mais en 2020 et 2021, pendant la pandémie de Covid-19, les autres maladies infectieuses ont, elles aussi, nettement baissé.9
C’est pourquoi un chiffre qui descend ne suffit pas : encore faut-il savoir pourquoi il descend. Ici, la baisse coïncide avec des années où les autres infections reculaient aussi.
Ce qu’est un virus, et pourquoi la définition a explosé
Pendant près d’un siècle, on a défini un virus par une propriété physique : il passe à travers un filtre qui arrête les bactéries. « Agent filtrable » constituait sa définition opérationnelle.
En 2003, cette définition a volé en éclats.
La découverte de Mimivirus, dont la particule mesure environ 0,4 micromètre, a révélé un virus aussi gros que certaines bactéries. Repéré en 1992 dans l’eau d’une tour de refroidissement à Bradford, en Angleterre, il avait d’abord été pris pour une bactérie — d’où son nom, contraction de « microbe mimant une bactérie ».10
Un siècle de biologie était passé à côté d’une famille entière d’êtres (les virus géants) parce que l’outil de tri — le filtre — servait de définition.
Les virus sont-ils vivants ?
La réponse honnête : cela dépend de la définition de la vie choisie, et il n’en existe aucune qui fasse l’unanimité.11
Un virus ne consomme pas d’énergie, ne produit pas de métabolisme et ne peut se reproduire qu’en détournant la machinerie d’une cellule hôte. Hors de la cellule, c’est un complexe macromoléculaire inerte. Dans la cellule, il orchestre une activité biologique complexe.
La question « est-il vivant ? » ne relève pas d’un problème de fait biologique, mais d’une question de classification.
Trois catégories très différentes
Le titre regroupe trois ensembles qui n’ont pas de lien de parenté directe :
| Catégorie | Organisation cellulaire | Noyau cellulaire | Mode de vie / Reproduction |
|---|---|---|---|
| Bactéries | Unicellulaire | Non (procaryote) | Autonome (division cellulaire) |
| Protistes | Unicellulaire (majoritairement) | Oui (eucaryote) | Autonome (nutrition diverse) |
| Virus | Acellulaire | Aucun | Parasite intracellulaire obligatoire |
Les classer sous le terme « micro-organismes » repose sur un critère de taille, non de phylogénie.
Ce que ce site a déjà établi
- La fermentation (Entrée 9.11) : la découverte des levures et bactéries de fermentation contre la théorie de la génération spontanée.
- Les épidémies (Entrées 3.8 et 3.11) : la mesure de la mortalité lors du choc infectieux dans les Amériques post-1492.
Note 1
The primary source for the often cited value of ~10¹⁴ bacteria in the body dates back to the 1970s [3] and only consists of a sentence-long “derivation,” which assumes the volume of the alimentary tract to be 1 liter, and multiplies this volume by the number density of bacteria, known to be about 10¹¹ bacteria per gram of wet content.
La source primaire de la valeur souvent citée d’environ 10¹⁴ bactéries dans le corps remonte aux années 1970 [3] et ne consiste qu’en une « dérivation » d’une phrase, qui suppose que le volume du tube digestif est de 1 litre, et multiplie ce volume par la densité de bactéries, connue pour être d’environ 10¹¹ bactéries par gramme de contenu humide.
Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016
By updating the cell counts in the body, we also revisit the 10:1 value that has been so thoroughly repeated as to achieve the status of an established common knowledge fact [4]. […] As we showed recently [4], all papers regarding the number of bacteria in the human gastrointestinal tract that gave reference to the value stated could be traced to a single back-of-the-envelope estimate [3].
En mettant à jour le décompte des cellules du corps, nous réexaminons aussi la valeur de 10 pour 1, si abondamment répétée qu’elle a acquis le statut de fait établi connu de tous [4]. […] Comme nous l’avons montré récemment [4], tous les articles sur le nombre de bactéries du tube digestif humain qui donnaient une référence pour cette valeur remontaient à une seule estimation faite au dos d’une enveloppe [3].
Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016
Note 2
Reported values in the literature on the number of cells in the body differ by orders of magnitude and are very seldom supported by any measurements or calculations.
Les valeurs publiées dans la littérature pour le nombre de cellules du corps diffèrent de plusieurs ordres de grandeur, et sont très rarement appuyées par des mesures ou des calculs.
Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016
Reported values in the literature on the number of cells in the body differ by orders of magnitude and are very seldom supported by any measurements or calculations. Here, we integrate the most up-to-date information on the number of human and bacterial cells in the body.
Les valeurs publiées dans la littérature sur le nombre de cellules du corps diffèrent d’ordres de grandeur et ne sont que très rarement étayées par des mesures ou des calculs. Nous rassemblons ici les informations les plus à jour sur le nombre de cellules humaines et bactériennes dans le corps.
Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016, en accès libre
Note 3
For human cells, we identify the dominant role of the hematopoietic lineage to the total count (≈90%) and revise past estimates to 3.0·10¹³ human cells.
Pour les cellules humaines, nous établissons le rôle dominant de la lignée hématopoïétique dans le total (≈ 90 %) et révisons les estimations antérieures à 3,0·10¹³ cellules humaines.
Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016
We estimate the total number of bacteria in the 70 kg "reference man" to be 3.8·10¹³. […] The vast majority of the bacteria reside in the colon
Nous estimons le nombre total de bactéries de l’« homme de référence » de 70 kg à 3,8·10¹³. […] La grande majorité des bactéries se trouve dans le côlon
Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016
Note 4
Our analysis also updates the widely-cited 10:1 ratio, showing that the number of bacteria in the body is actually of the same order as the number of human cells
Notre analyse met aussi à jour le rapport de 10 pour 1 largement cité, en montrant que le nombre de bactéries dans le corps est en réalité du même ordre que le nombre de cellules humaines
Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016
Note 5
The B/H ratio is actually close enough to one, so that each defecation event, which excretes about 1/3 of the colonic bacterial content, may flip the ratio to favor human cells over bacteria.
Le rapport B/H est en fait assez proche de un pour que chaque défécation, qui évacue environ un tiers du contenu bactérien du côlon, puisse faire basculer le rapport en faveur des cellules humaines plutôt que des bactéries.
Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised estimates for the number of human and bacteria cells in the body », prépublication bioRxiv, 2016
Note 6
We estimate the total number of bacteria in the 70 kg "reference man" to be 3.8·10¹³. […] their total mass is about 0.2 kg […] which is about 0.3% of the body weight.
Nous estimons le nombre total de bactéries chez l’« homme de référence » de 70 kg à 3,8·10¹³. […] leur masse totale est d’environ 0,2 kg […] ce qui représente environ 0,3 % du poids du corps.
Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016
Note 7
Category species: 22857 […] The statistics refer to the public database after the last refresh (2026-10-16).
Catégorie espèce : 22 857 […] Les statistiques portent sur la base publique après la dernière mise à jour (16 octobre 2026).
Parte, Aidan C. et al., « List of Prokaryotic Names with Standing in Nomenclature (LPSN) Moves to the DSMZ », International Journal of Systematic and Evolutionary Microbiology, vol. 70, n° 11, 2020, p. 5607-5612, en accès libre (le nombre d’espèces bactériennes valablement nommées). https://doi.org/10.1099/ijsem.0.004332 ; base :
Combining a pragmatic definition of pathogenicity with an extensive search strategy, we report 1513 bacterial pathogens known to infect humans described pre-2021.
En combinant une définition pragmatique de la pathogénicité et une stratégie de recherche étendue, nous recensons 1 513 bactéries pathogènes connues pour infecter l’humain, décrites avant 2021.
Bartlett, Abigail, Padfield, Daniel, Lear, L., Bendall, Richard et Vos, Michiel, « A Comprehensive List of Bacterial Pathogens Infecting Humans », Microbiology, vol. 168, n° 12, 001269, 2022
In combining this scaling law with the lognormal model of biodiversity, we predict that Earth is home to upward of 1 trillion (10¹²) microbial species.
En combinant cette loi d’échelle avec le modèle lognormal de la biodiversité, nous prédisons que la Terre abrite plus de mille milliards (10¹²) d’espèces microbiennes.
Locey, Kenneth J. et Lennon, Jay T., « Scaling Laws Predict Global Microbial Diversity », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 113, 2016, p. 5970-5975
Note 8
Given that the study of a microorganism is simpler if you have it in pure culture on an agar plate, it is not surprising that most of what we know about microbiology comes from the study of microbial weeds. For example, approximately 65% of published microbiological research from 1991 to 1997 was dedicated to only eight bacterial genera, Escherichia (18%), Helicobacter (8%), Pseudomonas (7%), Bacillus (7%), Streptococcus (6%), Mycobacterium (6%), Staphylococcus (6%) and Salmonella (5%) [2], all of which are relatively simple to grow on agar plates. Intuitively, it seems unlikely that this handful of organisms can be representative of the approximately 5,000 validly described prokaryotic species [3], but exactly how unrepresentative are they?
Comme il est plus simple d’étudier un micro-organisme lorsqu’on l’a en culture pure sur une boîte de gélose, il n’est pas surprenant que l’essentiel de ce que nous savons en microbiologie vienne de l’étude des « mauvaises herbes » microbiennes. Ainsi, environ 65 % des travaux de microbiologie publiés de 1991 à 1997 portaient sur huit genres bactériens seulement, Escherichia (18 %), Helicobacter (8 %), Pseudomonas (7 %), Bacillus (7 %), Streptococcus (6 %), Mycobacterium (6 %), Staphylococcus (6 %) et Salmonella (5 %) [2], qui sont tous assez simples à cultiver sur gélose. Intuitivement, il paraît peu probable que cette poignée d’organismes puisse être représentative des quelque 5 000 espèces de procaryotes valablement décrites [3] ; mais à quel point ne le sont-ils pas ?
Hugenholtz, Philip, « Exploring Prokaryotic Diversity in the Genomic Era », Genome Biology, vol. 3, n° 2, reviews0003, 2002
Note 9
On the basis of our predictive statistical models, there were an estimated 4·95 million (3·62–6·57) deaths associated with bacterial AMR in 2019, including 1·27 million (95% UI 0·911–1·71) deaths attributable to bacterial AMR.
D’après nos modèles statistiques prédictifs, on estime à 4,95 millions (3,62-6,57) les décès associés à la résistance bactérienne aux antimicrobiens en 2019, dont 1,27 million (IC 95 % 0,911-1,71) de décès attribuables à cette résistance.
Murray, Christopher J. L. et al., « Global Burden of Bacterial Antimicrobial Resistance in 2019: A Systematic Analysis », The Lancet, vol. 399, 2022, p. 629-655
In 2021, we estimated 4·71 million (95% UI 4·23-5·19) deaths were associated with bacterial AMR, including 1·14 million (1·00-1·28) deaths attributable to bacterial AMR. […] There was a notable decrease in non-COVID-related infectious disease in 2020 and 2021.
En 2021, nous avons estimé que 4,71 millions de décès (intervalle d’incertitude à 95 % : 4,23-5,19) étaient associés à la résistance bactérienne aux antimicrobiens, dont 1,14 million (1,00-1,28) directement attribuables à cette résistance. […] Les maladies infectieuses autres que le Covid ont nettement diminué en 2020 et 2021.
Naghavi, Mohsen et al., « Global Burden of Bacterial Antimicrobial Resistance 1990-2021: A Systematic Analysis with Forecasts to 2050 », The Lancet, vol. 404, n° 10459, 2024, p. 1199-1226
Note 10
During a study following a pneumonia outbreak in 1992, a microorganism growing in amoebae and resembling a small Gram-positive coccus […] was isolated from the water of a cooling tower in Bradford, England. […] We recently reported the discovery and preliminary characterization of Mimivirus, the largest known virus, with a 400-nanometer particle size comparable to mycoplasma.
Lors d’une étude consécutive à une épidémie de pneumonie en 1992, un micro-organisme se développant dans des amibes et ressemblant à un petit coque Gram positif […] a été isolé de l’eau d’une tour de refroidissement à Bradford, en Angleterre. […] Nous avons récemment rapporté la découverte et la caractérisation préliminaire de Mimivirus, le plus grand virus connu, dont la particule de 400 nanomètres est comparable à un mycoplasme.
La Scola, Bernard et al., « A Giant Virus in Amoebae », Science, vol. 299, 2003, p. 2033, accès payant (le virus géant, son origine et sa taille) ; et Raoult, Didier et al., « The 1.2-Megabase Genome Sequence of Mimivirus », Science, vol. 306, 2004, p. 1344-1350
Note 11
Since then, reductionists and holists have opposed themselves in giving priority either to the genetic material, or the metabolic network to define life. […] The answers to this question have varied in time, depending of our knowledge about viruses and our definition of life.
Depuis lors, réductionnistes et holistes se sont opposés en donnant la priorité soit au matériel génétique, soit au réseau métabolique pour définir la vie. […] Les réponses à cette question [les virus sont-ils vivants ?] ont varié dans le temps, selon nos connaissances sur les virus et notre définition de la vie.
Forterre, Patrick, « Defining Life: The Virus Viewpoint », Origins of Life and Evolution of Biospheres, vol. 40, 2010, p. 151-160, en accès libre ; et Moreira, David et López-García, Purificación, « Ten Reasons to Exclude Viruses from the Tree of Life », Nature Reviews Microbiology, vol. 7, 2009, p. 306-311
Notes et sources
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Passage L’estimation initiale de dix pour un remonte à 1972 […] un calcul rapide multipliant la densité de bactéries dans un gramme de contenu intestinal par le volume total du tractus digestif
The primary source for the often cited value of ~10¹⁴ bacteria in the body dates back to the 1970s [3] and only consists of a sentence-long “derivation,” which assumes the volume of the alimentary tract to be 1 liter, and multiplies this volume by the number density of bacteria, known to be about 10¹¹ bacteria per gram of wet content.
Traduction de la rédaction La source primaire de la valeur souvent citée d’environ 10¹⁴ bactéries dans le corps remonte aux années 1970 [3] et ne consiste qu’en une « dérivation » d’une phrase, qui suppose que le volume du tube digestif est de 1 litre, et multiplie ce volume par la densité de bactéries, connue pour être d’environ 10¹¹ bactéries par gramme de contenu humide.
Source Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016, Results, « Revisiting the Original Back-of-the-Envelope Estimate for the Number of Bacteria in the Colon », 1er paragraphe (réf. [3] = Luckey 1972).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage Ce chiffre a ensuite été répété tel quel, au point de passer pour un fait établi : les articles qui le citent remontent tous à ce seul calcul rapide.
By updating the cell counts in the body, we also revisit the 10:1 value that has been so thoroughly repeated as to achieve the status of an established common knowledge fact [4]. […] As we showed recently [4], all papers regarding the number of bacteria in the human gastrointestinal tract that gave reference to the value stated could be traced to a single back-of-the-envelope estimate [3].
Traduction de la rédaction En mettant à jour le décompte des cellules du corps, nous réexaminons aussi la valeur de 10 pour 1, si abondamment répétée qu’elle a acquis le statut de fait établi connu de tous [4]. […] Comme nous l’avons montré récemment [4], tous les articles sur le nombre de bactéries du tube digestif humain qui donnaient une référence pour cette valeur remontaient à une seule estimation faite au dos d’une enveloppe [3].
Source Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016, Introduction ; Results, « Origin of Prevalent Claims in the Literature on the Number of Bacterial Cells in Humans ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage les valeurs publiées dans la littérature différaient d’ordres de grandeur, et n’étaient que très rarement étayées par des mesures ou des calculs.
Reported values in the literature on the number of cells in the body differ by orders of magnitude and are very seldom supported by any measurements or calculations.
Traduction de la rédaction Les valeurs publiées dans la littérature pour le nombre de cellules du corps diffèrent de plusieurs ordres de grandeur, et sont très rarement appuyées par des mesures ou des calculs.
Source Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016, résumé.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage En 2016, une équipe a repris le calcul
Reported values in the literature on the number of cells in the body differ by orders of magnitude and are very seldom supported by any measurements or calculations. Here, we integrate the most up-to-date information on the number of human and bacterial cells in the body.
Traduction de la rédaction Les valeurs publiées dans la littérature sur le nombre de cellules du corps diffèrent d’ordres de grandeur et ne sont que très rarement étayées par des mesures ou des calculs. Nous rassemblons ici les informations les plus à jour sur le nombre de cellules humaines et bactériennes dans le corps.
Source Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016, en accès libre, résumé (Abstract).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage environ 30 000 milliards de cellules humaines […] environ 90 % d’entre elles appartiennent à la lignée du sang
For human cells, we identify the dominant role of the hematopoietic lineage to the total count (≈90%) and revise past estimates to 3.0·10¹³ human cells.
Traduction de la rédaction Pour les cellules humaines, nous établissons le rôle dominant de la lignée hématopoïétique dans le total (≈ 90 %) et révisons les estimations antérieures à 3,0·10¹³ cellules humaines.
Source Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016, résumé.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage environ 38 000 milliards de bactéries, concentrées dans le colon
We estimate the total number of bacteria in the 70 kg "reference man" to be 3.8·10¹³. […] The vast majority of the bacteria reside in the colon
Traduction de la rédaction Nous estimons le nombre total de bactéries de l’« homme de référence » de 70 kg à 3,8·10¹³. […] La grande majorité des bactéries se trouve dans le côlon
Source Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016, résumé ; Results, « Origin of Prevalent Claims in the Literature on the Number of Bacterial Cells in Humans ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Le rapport réel est donc d’environ 1,3 bactérie pour une cellule humaine — soit, en ordre de grandeur, une pour une.
Our analysis also updates the widely-cited 10:1 ratio, showing that the number of bacteria in the body is actually of the same order as the number of human cells
Traduction de la rédaction Notre analyse met aussi à jour le rapport de 10 pour 1 largement cité, en montrant que le nombre de bactéries dans le corps est en réalité du même ordre que le nombre de cellules humaines
Source Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016, résumé.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage une seule visite aux toilettes peut faire basculer le rapport du côté des cellules humaines
The B/H ratio is actually close enough to one, so that each defecation event, which excretes about 1/3 of the colonic bacterial content, may flip the ratio to favor human cells over bacteria.
Traduction de la rédaction Le rapport B/H est en fait assez proche de un pour que chaque défécation, qui évacue environ un tiers du contenu bactérien du côlon, puisse faire basculer le rapport en faveur des cellules humaines plutôt que des bactéries.
Source Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised estimates for the number of human and bacteria cells in the body », prépublication bioRxiv, 2016, Discussion.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Ces trente-huit mille milliards de bactéries pèsent, toutes ensemble, environ deux cents grammes — soit à peu près trois millièmes du poids du corps.
We estimate the total number of bacteria in the 70 kg "reference man" to be 3.8·10¹³. […] their total mass is about 0.2 kg […] which is about 0.3% of the body weight.
Traduction de la rédaction Nous estimons le nombre total de bactéries chez l’« homme de référence » de 70 kg à 3,8·10¹³. […] leur masse totale est d’environ 0,2 kg […] ce qui représente environ 0,3 % du poids du corps.
Source Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016, résumé et légende de la figure 3.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage sur environ 22 000 espèces de bactéries identifiées et nommées
Category species: 22857 […] The statistics refer to the public database after the last refresh (2026-10-16).
Traduction de la rédaction Catégorie espèce : 22 857 […] Les statistiques portent sur la base publique après la dernière mise à jour (16 octobre 2026).
Source Parte, Aidan C. et al., « List of Prokaryotic Names with Standing in Nomenclature (LPSN) Moves to the DSMZ », International Journal of Systematic and Evolutionary Microbiology, vol. 70, n° 11, 2020, p. 5607-5612, en accès libre (le nombre d’espèces bactériennes valablement nommées). https://doi.org/10.1099/ijsem.0.004332 ; base :, page « Numbers » de la base LPSN (https://lpsn.dsmz.de/text/numbers) : espèces au nom valablement publié selon l’ICNP, noms corrects sans synonymes.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage un peu plus de 1 500 sont pathogènes pour l’humain
Combining a pragmatic definition of pathogenicity with an extensive search strategy, we report 1513 bacterial pathogens known to infect humans described pre-2021.
Traduction de la rédaction En combinant une définition pragmatique de la pathogénicité et une stratégie de recherche étendue, nous recensons 1 513 bactéries pathogènes connues pour infecter l’humain, décrites avant 2021.
Source Bartlett, Abigail, Padfield, Daniel, Lear, L., Bendall, Richard et Vos, Michiel, « A Comprehensive List of Bacterial Pathogens Infecting Humans », Microbiology, vol. 168, n° 12, 001269, 2022, résumé (abstract).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
Passage en intégrant le millier de milliards d’espèces microbiennes que la Terre abriterait selon une estimation de 2016 […] la proportion de pathogènes tombe à environ une sur un milliard
In combining this scaling law with the lognormal model of biodiversity, we predict that Earth is home to upward of 1 trillion (10¹²) microbial species.
Traduction de la rédaction En combinant cette loi d’échelle avec le modèle lognormal de la biodiversité, nous prédisons que la Terre abrite plus de mille milliards (10¹²) d’espèces microbiennes.
Source Locey, Kenneth J. et Lennon, Jay T., « Scaling Laws Predict Global Microbial Diversity », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 113, 2016, p. 5970-5975, résumé (abstract).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage la microbiologie s’est concentrée sur une poignée de bactéries faciles à cultiver. Entre 1991 et 1997, environ 65 % des travaux publiés en microbiologie portaient sur huit genres seulement, parmi lesquels Salmonella, Staphylococcus et Mycobacterium. […] Une poignée d’organismes ne peut guère représenter les quelque 5 000 espèces de procaryotes alors décrites.
Given that the study of a microorganism is simpler if you have it in pure culture on an agar plate, it is not surprising that most of what we know about microbiology comes from the study of microbial weeds. For example, approximately 65% of published microbiological research from 1991 to 1997 was dedicated to only eight bacterial genera, Escherichia (18%), Helicobacter (8%), Pseudomonas (7%), Bacillus (7%), Streptococcus (6%), Mycobacterium (6%), Staphylococcus (6%) and Salmonella (5%) [2], all of which are relatively simple to grow on agar plates. Intuitively, it seems unlikely that this handful of organisms can be representative of the approximately 5,000 validly described prokaryotic species [3], but exactly how unrepresentative are they?
Traduction de la rédaction Comme il est plus simple d’étudier un micro-organisme lorsqu’on l’a en culture pure sur une boîte de gélose, il n’est pas surprenant que l’essentiel de ce que nous savons en microbiologie vienne de l’étude des « mauvaises herbes » microbiennes. Ainsi, environ 65 % des travaux de microbiologie publiés de 1991 à 1997 portaient sur huit genres bactériens seulement, Escherichia (18 %), Helicobacter (8 %), Pseudomonas (7 %), Bacillus (7 %), Streptococcus (6 %), Mycobacterium (6 %), Staphylococcus (6 %) et Salmonella (5 %) [2], qui sont tous assez simples à cultiver sur gélose. Intuitivement, il paraît peu probable que cette poignée d’organismes puisse être représentative des quelque 5 000 espèces de procaryotes valablement décrites [3] ; mais à quel point ne le sont-ils pas ?
Source Hugenholtz, Philip, « Exploring Prokaryotic Diversity in the Genomic Era », Genome Biology, vol. 3, n° 2, reviews0003, 2002, introduction (avant le premier intertitre), 3e paragraphe.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage la résistance aux antibiotiques a été directement responsable de 1,27 million de décès dans le monde en 2019 (et associée à 4,95 millions de décès)
On the basis of our predictive statistical models, there were an estimated 4·95 million (3·62–6·57) deaths associated with bacterial AMR in 2019, including 1·27 million (95% UI 0·911–1·71) deaths attributable to bacterial AMR.
Traduction de la rédaction D’après nos modèles statistiques prédictifs, on estime à 4,95 millions (3,62-6,57) les décès associés à la résistance bactérienne aux antimicrobiens en 2019, dont 1,27 million (IC 95 % 0,911-1,71) de décès attribuables à cette résistance.
Source Murray, Christopher J. L. et al., « Global Burden of Bacterial Antimicrobial Resistance in 2019: A Systematic Analysis », The Lancet, vol. 399, 2022, p. 629-655, Résumé (Summary), rubrique « Findings ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage pour 2021, la même équipe compte 1,14 million de décès directs. Mais en 2020 et 2021, pendant la pandémie de Covid-19, les autres maladies infectieuses ont, elles aussi, nettement baissé
In 2021, we estimated 4·71 million (95% UI 4·23-5·19) deaths were associated with bacterial AMR, including 1·14 million (1·00-1·28) deaths attributable to bacterial AMR. […] There was a notable decrease in non-COVID-related infectious disease in 2020 and 2021.
Traduction de la rédaction En 2021, nous avons estimé que 4,71 millions de décès (intervalle d’incertitude à 95 % : 4,23-5,19) étaient associés à la résistance bactérienne aux antimicrobiens, dont 1,14 million (1,00-1,28) directement attribuables à cette résistance. […] Les maladies infectieuses autres que le Covid ont nettement diminué en 2020 et 2021.
Source Naghavi, Mohsen et al., « Global Burden of Bacterial Antimicrobial Resistance 1990-2021: A Systematic Analysis with Forecasts to 2050 », The Lancet, vol. 404, n° 10459, 2024, p. 1199-1226, résumé (Summary), « Findings ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage La découverte de Mimivirus, dont la particule mesure environ 0,4 micromètre, a révélé un virus aussi gros que certaines bactéries […] Repéré en 1992 dans l’eau d’une tour de refroidissement
During a study following a pneumonia outbreak in 1992, a microorganism growing in amoebae and resembling a small Gram-positive coccus […] was isolated from the water of a cooling tower in Bradford, England. […] We recently reported the discovery and preliminary characterization of Mimivirus, the largest known virus, with a 400-nanometer particle size comparable to mycoplasma.
Traduction de la rédaction Lors d’une étude consécutive à une épidémie de pneumonie en 1992, un micro-organisme se développant dans des amibes et ressemblant à un petit coque Gram positif […] a été isolé de l’eau d’une tour de refroidissement à Bradford, en Angleterre. […] Nous avons récemment rapporté la découverte et la caractérisation préliminaire de Mimivirus, le plus grand virus connu, dont la particule de 400 nanomètres est comparable à un mycoplasme.
Source La Scola, Bernard et al., « A Giant Virus in Amoebae », Science, vol. 299, 2003, p. 2033, accès payant (le virus géant, son origine et sa taille) ; et Raoult, Didier et al., « The 1.2-Megabase Genome Sequence of Mimivirus », Science, vol. 306, 2004, p. 1344-1350, La Scola 2003, p. 2033, premier paragraphe ; Raoult 2004, résumé.
Accès payant · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage cela dépend de la définition de la vie choisie, et il n’en existe aucune qui fasse l’unanimité
Since then, reductionists and holists have opposed themselves in giving priority either to the genetic material, or the metabolic network to define life. […] The answers to this question have varied in time, depending of our knowledge about viruses and our definition of life.
Traduction de la rédaction Depuis lors, réductionnistes et holistes se sont opposés en donnant la priorité soit au matériel génétique, soit au réseau métabolique pour définir la vie. […] Les réponses à cette question [les virus sont-ils vivants ?] ont varié dans le temps, selon nos connaissances sur les virus et notre définition de la vie.
Source Forterre, Patrick, « Defining Life: The Virus Viewpoint », Origins of Life and Evolution of Biospheres, vol. 40, 2010, p. 151-160, en accès libre ; et Moreira, David et López-García, Purificación, « Ten Reasons to Exclude Viruses from the Tree of Life », Nature Reviews Microbiology, vol. 7, 2009, p. 306-311, Forterre 2010, introduction, p. 151.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Références bibliographiques
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- Bartlett, Abigail, Padfield, Daniel, Lear, L., Bendall, Richard et Vos, Michiel, « A Comprehensive List of Bacterial Pathogens Infecting Humans », Microbiology, vol. 168, n° 12, 001269, 2022, en accès libre (1 513 espèces de bactéries pathogènes pour l’humain décrites avant 2021). https://doi.org/10.1099/mic.0.001269
- Forterre, Patrick, « Defining Life: The Virus Viewpoint », Origins of Life and Evolution of Biospheres, vol. 40, 2010, p. 151-160, en accès libre ; et Moreira, David et López-García, Purificación, « Ten Reasons to Exclude Viruses from the Tree of Life », Nature Reviews Microbiology, vol. 7, 2009, p. 306-311, accès payant (les deux camps du débat sur le statut du vivant). https://doi.org/10.1007/s11084-010-9194-1
- Hugenholtz, Philip, « Exploring Prokaryotic Diversity in the Genomic Era », Genome Biology, vol. 3, n° 2, reviews0003, 2002, en accès libre (l’essentiel du savoir microbiologique vient de bactéries faciles à cultiver ; de 1991 à 1997, environ 65 % des publications portaient sur huit genres ; une poignée d’organismes peu représentative des quelque 5 000 espèces décrites). https://doi.org/10.1186/gb-2002-3-2-reviews0003
- La Scola, Bernard et al., « A Giant Virus in Amoebae », Science, vol. 299, 2003, p. 2033, accès payant (le virus géant, son origine et sa taille) ; et Raoult, Didier et al., « The 1.2-Megabase Genome Sequence of Mimivirus », Science, vol. 306, 2004, p. 1344-1350, accès payant.
- Locey, Kenneth J. et Lennon, Jay T., « Scaling Laws Predict Global Microbial Diversity », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 113, 2016, p. 5970-5975, en accès libre (l’estimation du nombre total d’espèces microbiennes).
- Luckey, Thomas D., « Introduction to Intestinal Microecology », The American Journal of Clinical Nutrition, vol. 25, n° 12, 1972, p. 1292-1294, accès payant. https://doi.org/10.1093/ajcn/25.12.1292
- Murray, Christopher J. L. et al., « Global Burden of Bacterial Antimicrobial Resistance in 2019: A Systematic Analysis », The Lancet, vol. 399, 2022, p. 629-655, en accès libre (les décès attribuables et associés).
- Naghavi, Mohsen et al., « Global Burden of Bacterial Antimicrobial Resistance 1990-2021: A Systematic Analysis with Forecasts to 2050 », The Lancet, vol. 404, n° 10459, 2024, p. 1199-1226, en accès libre (les chiffres de 2021 et l’explication du recul temporaire par la pandémie).
- Parks, Donovan H. et al., « A Standardized Bacterial Taxonomy Based on Genome Phylogeny Substantially Revises the Tree of Life », Nature Biotechnology, vol. 36, 2018, p. 996-1004, accès payant (le biais du catalogue vers ce que nous cherchions).
- Parte, Aidan C. et al., « List of Prokaryotic Names with Standing in Nomenclature (LPSN) Moves to the DSMZ », International Journal of Systematic and Evolutionary Microbiology, vol. 70, n° 11, 2020, p. 5607-5612, en accès libre (le nombre d’espèces bactériennes valablement nommées). https://doi.org/10.1099/ijsem.0.004332 ; base : https://lpsn.dsmz.de/
- Rosner, Judah L., « Ten Times More Microbial Cells than Body Cells in Humans? », Microbe Magazine, vol. 9, 2014, p. 47, en accès libre.
- Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016, en accès libre (les valeurs de la littérature qui diffèrent d’ordres de grandeur et sont rarement étayées ; le dix pour un, tiré d’un seul calcul approximatif et répété jusqu’à passer pour un fait établi ; environ 30 000 milliards de cellules humaines dont environ 90 % de la lignée du sang ; 38 000 milliards de bactéries ; un rapport du même ordre ; une masse bactérienne totale d’environ 0,2 kg). https://doi.org/10.1371/journal.pbio.1002533
- Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised estimates for the number of human and bacteria cells in the body », prépublication bioRxiv, 2016, en accès libre (le rapport si proche de un qu’une seule défécation peut le faire basculer du côté des cellules humaines). https://doi.org/10.1101/036103
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