Monde végétal 6.9

Les milieux humides, les marécages et les littoraux

Le saviez-vous ?

Les tourbières couvrent 3 à 4 % des terres émergées, mais stockent jusqu’à un tiers du carbone des sols de la planète.

Des maisons au toit de chaume, montées sur des pieux de bois au-dessus de l'eau d'un lac.
Reconstitution de maisons sur pilotis de l’époque néolithique, au village d’Unteruhldingen, sur le lac de Constance (photographie de 2023). Rufus46, CC BY-SA 3.0, source

Les tourbières couvrent 3 à 4 % des terres émergées, mais stockent jusqu’à un tiers du carbone des sols de la planète.

Les milieux humides sont aussi ceux que l’on a le plus asséchés.

L’exception

Notre page sur les forêts tropicales (6.8) établit un fait qui vaut pour presque tous les milieux du monde.

Une forêt produit de l’oxygène et en consomme à peu près autant : les arbres respirent, les micro-organismes décomposent ce qui tombe. Le bilan net est proche de zéro.

L’oxygène présent dans l’atmosphère provient en réalité de la matière organique qui, au cours des ères géologiques, a échappé à la décomposition et s’est trouvée enfouie.1

Or c’est exactement ce qui se produit dans les milieux gorgés d’eau.

Sous l’eau, l’oxygène est quasi absent. Les organismes décomposeurs, qui ont besoin d’oxygène, ne travaillent presque pas. La matière végétale s’accumule au lieu de pourrir : elle forme de la tourbe, puis des couches de carbone de plus en plus profondes.2

Ces milieux ne recyclent pas tout. Ils accumulent. À l’échelle globale, les tourbières ne couvrent que 3 à 4 % des terres émergées, mais elles stockent jusqu’à un tiers du carbone des sols de la planète — soit environ deux fois le carbone contenu dans la biomasse de toutes les forêts du monde réunies — le bois, pas leurs sols. C’est en piégeant ce carbone hors du cycle court que ces milieux ont permis à l’oxygène de se maintenir dans l’atmosphère.3

Le vocabulaire, et ce qu’il a produit

L’autre moitié de cette page touche à un mécanisme récurrent.

Comment a-t-on nommé ces milieux dans les textes juridiques et techniques du XVIIIᵉ et du XIXᵉ siècle ?

Marais. Marécage. Terrain insalubre. Terrain improductif.

Ces mots ne décrivent pas seulement : ils jugent. « Insalubre » décrète une menace pour la santé. « Improductif » décrète une valeur économique nulle.

Pendant des siècles, cette terminologie a légitimé des politiques d’assèchement massives.4

Ce site a recensé une trentaine de cas où un mot fabrique une croyance. Celui-ci a une particularité : c’est le premier où le mot déclenche directement des travaux de terrassement.

En France, la loi du 16 septembre 1807 sur le dessèchement des marais illustre ce basculement : le texte juridique qualifie systématiquement ces étendues de « terres incultes et insalubres » pour autoriser la préemption et financer des canaux de drainage. Les mots d’ordre administratifs n’ont pas seulement installé une idée fausse dans les têtes : ils ont déplacé des millions de tonnes de terre et asséché des bassins entiers.5

Le jour où un point-virgule a déclassé des milliers d’hectares

C’est une histoire d’exégèse juridique aux conséquences écologiques directes.

Pour protéger un milieu humide, la réglementation doit d’abord le définir. Depuis un décret de 2007, le droit français fonde sa définition sur deux critères : la morphologie du sol (hydromorphie) et la nature de la végétation (plantes hygrophiles).6

Toutefois, la syntaxe du texte initial laissait planer un doute : fallait-il cumuler ces deux conditions ou l’une d’elles suffisait-elle ?

Trois changements en trois ans

  • En 2008, un arrêté ministériel va dans le sens de critères alternatifs : le sol ou la végétation. L’un des deux suffit pour classer la zone.
  • Le 22 février 2017, le Conseil d’État interprète la ponctuation de la définition réglementaire comme imposant des critères cumulatifs (« et »). Il faut désormais obligatoirement prouver la présence simultanée du sol et de la végétation adaptés.
  • Conséquence immédiate : des milliers d’hectares perdent leur protection juridique du jour au lendemain, alors qu’aucune modification physique n’a eu lieu sur le terrain.
  • En juillet 2019, la loi « Portant création de l’Office français de la biodiversité » précise expressément que les critères sont alternatifs. Le caractère alternatif est rétabli.
  • En juin 2020, le Conseil d’État valide cette mise au point pour l’avenir.7

La réalité du déclin

Au-delà des ajustements juridiques, le bilan physique reste lourd — mais le chiffre lui-même a changé, et cela mérite d’être raconté.

En 2018, les Perspectives mondiales des zones humides de la Convention de Ramsar annonçaient environ 35 % de zones humides disparues depuis 1970. C’est ce chiffre qui a circulé partout pendant des années.8

L’édition de 2025 donne un autre nombre pour la même période : 22 % depuis 1970, soit 411 millions d’hectares, avec un déclin qui se poursuit de 0,52 % par an.9

C’est ici que se trouve le détail le plus instructif de cette page.

Le chiffre de 35 % n’a pas disparu du rapport. Il y figure toujours — mais avec une autre année de départ. Depuis 1700, plus de 35 % des zones humides naturelles ont été perdues.10

Le point mérite d’être souligné : le même nombre, deux dates de départ, deux affirmations différentes — et toutes les deux exactes.

Un chiffre de variation n’a pas de sens sans son année de départ. C’est une règle constante pour les zones humides, les glaciers, ou les surfaces forestières. Toute donnée d’évolution implique de vérifier immédiatement la ligne de base choisie.

Quelqu’un qui aurait retenu « 35 % » sans retenir l’année pourrait donc, aujourd’hui encore, citer un chiffre juste en le rapportant à la mauvaise période. C’est le mécanisme de cette page entière, pris sur le fait.

S’y ajoute une donnée que le premier chiffre ne disait pas : environ un quart des zones humides restantes sont en mauvais état écologique, et cette proportion augmente dans toutes les régions. Le rapport le formule ainsi : la dégradation rivalise désormais avec la disparition pure et simple.11

Une dernière phrase situe l’ampleur du problème : les zones humides disparaissent plus vite que tout autre écosystème.12

Le facteur sanitaire : une dualité historique

Cette analyse serait incomplète sans son contexte médical.

Historiquement, les marais ont été le foyer de transmission du paludisme (ou « fièvre des marais »), véhiculé par les moustiques anophèles, ainsi que d’autres pathologies endémiques. En Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord, de nombreux assèchements du XIXᵉ siècle répondaient à des impératifs de santé publique étayés et ont objectivement réduit la mortalité infantile et l’endémie malarique localement.13

Il existe donc deux réalités simultanées :

  1. Les zones humides ont fait l’objet d’une dépréciation systématique par le langage, visant des objectifs d’expansion agricole et immobilière.
  2. L’assainissement de certains foyers répondait à une urgence sanitaire réelle face à des maladies vectorielles.

L’analyse historique nécessite de distinguer, au cas par cas dans les archives, quel motif (économique, foncier ou sanitaire) a déterminé la décision d’aménagement.

Les fonctions physiques et biologiques des littoraux

Les zones humides littorales remplissent des rôles de protection et de reproduction mesurables.

Mangroves et atténuation mécanique

Les mangroves — forêts côtières tropicales implantées en milieu salin — agissent comme des ouvrages de génie civil naturel. Les mesures d’océanographie physique indiquent qu’une bande de mangrove de 100 mètres de largeur réduit la hauteur des vagues (de vent et de houle) de 13 % à 66 %. Elles retiennent les sédiments, limitent l’érosion du trait de côte et atténuent l’impact des surcotes tempétueuses.14

Zones estuariennes et nourriceries marines

Les littoraux marécageux, marais maritimes et herbiers constituent des zones de nourricerie essentielles pour l’océan. Une grande partie des espèces de poissons pêchées dans le monde — les estimations vont de la moitié aux trois quarts selon les régions — dépendent des zones humides côtières ou estuariennes pendant au moins une étape de leur cycle de vie (reproduction, croissance des alevins, alimentation).15

L’adaptation technique : l’habitat lacustre

L’occupation des milieux humides ne s’est pas toujours traduite par leur destruction.

La cité lacustre de Ganvié, au Bénin, implantée sur le lac Nokoué, rassemble des dizaines de milliers d’habitants — environ 50 000 selon une estimation récente — vivant dans des structures bâties sur pilotis. Fondée par les populations Toffinou, qui fuyaient les razzias d’esclavagistes, au XVIIᵉ ou au XVIIIᵉ siècle selon les sources, cette organisation démontre qu’un milieu aquatique peut faire l’objet d’un aménagement adapté sans assèchement préalable.16

L’habitat sur l’eau repose sur une connaissance précise du milieu, l’emploi de bois imputrescibles et un système constructif réversible.

Note 1

Without burial, this oxidation reaction causes dead plant material on Earth's surface to burn. That causes the carbon it contains, which originated in the atmosphere, to bond with oxygen to form carbon dioxide. And for oxygen to build up in our atmosphere, plant organic matter must be protected from oxidation. […] Continual burial of carbon is needed to keep the atmosphere pumped up with oxygen.

Sans enfouissement, cette réaction d’oxydation fait brûler la matière végétale morte à la surface de la Terre. Le carbone qu’elle contient, venu de l’atmosphère, se lie alors à l’oxygène pour former du dioxyde de carbone. Et pour que l’oxygène s’accumule dans notre atmosphère, la matière organique végétale doit être protégée de l’oxydation. […] Un enfouissement continu du carbone est nécessaire pour maintenir l’atmosphère chargée en oxygène.

Tenenbaum, David, « Fossil fuel formation: Key to atmosphere’s oxygen? », College of Letters & Science, University of Wisconsin–Madison, 30 décembre 2016

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Note 2

Peatlands are a wetland landscape type that is characterized by permanently waterlogged conditions, resulting in accumulation of dead plant material as peat (Gorham, 1957; Moore, 1989; Blodau, 2002).

Les tourbières sont un type de paysage humide caractérisé par des conditions d’engorgement permanent, qui entraînent l’accumulation de matière végétale morte sous forme de tourbe (Gorham, 1957 ; Moore, 1989 ; Blodau, 2002).

Müller, Jurek et Joos, Fortunat, « Global Peatland Area and Carbon Dynamics from the Last Glacial Maximum to the Present – a Process-based Model Investigation », Biogeosciences, vol. 17, n° 21, 2020, p. 5285-5308

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Note 3

While they are relatively rare, covering around 3-4% of the planet’s land surface, they contain up to one third of the world’s soil carbon.

Bien qu’elles soient relativement rares, couvrant environ 3 à 4 % des terres émergées de la planète, elles renferment jusqu’à un tiers du carbone des sols du monde.

Programme des Nations unies pour l’environnement, Global Peatlands Assessment: The State of the World’s Peatlands, Nairobi, 2022

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Note 4

Au milieu du xviiie siècle, l’insalubrité des zones marécageuses et des eaux stagnantes était un leitmotiv de la littérature médicale [32]. […] Le caractère peu productif de ces terres contribua aussi à la mauvaise réputation de ces espaces. […] Inutiles et nuisibles, les espaces marécageux étaient appelés à disparaître d’autant plus rapidement que la société avait besoin d’accroître sa production céréalière.

Derex, Jean-Michel, « Pour une histoire des zones humides en France (XVIIᵉ-XIXᵉ siècle). Des paysages oubliés, une histoire à écrire », Histoire & Sociétés Rurales, n° 15, 2001, p. 11 et suiv

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Note 5

L'article 33 de la loi du 16 septembre 1807 relative au dessèchement des marais prévoit que […]

Maurey, Hervé, « Nécessaire mise à jour de l’article 33 de la loi du 16 septembre 1807 relative au dessèchement des marais », question écrite n° 08931, Journal officiel, Sénat, 28 mai 2026, p. 2554

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Note 6

Un décret du 30 janvier 2007 (art. R. 211-108) retient les critères relatifs à la morphologie des sols liée à la présence prolongée d'eau d'origine naturelle et à la présence éventuelle de plantes hygrophiles.

Marcangelo-Leos, Philie, « Un arrêté précise les critères de définition et de délimitation des zones humides », Localtis, Banque des Territoires, 10 juillet 2008

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Note 7

les textes réglementaires précisant les critères retenus pour l'application de ces dispositions […] arrêté du 24 juin 2008) s'inscrivaient dans cette approche. […] validait l'aspect cumulatif de ces deux critères […] Toutefois, l'article 23 de la loi n°2019-773 du 24 juillet 2019 portant création de l'office français de la biodiversité a modifié les dispositions du 1° du I de l'article L. 211-1 du code de l'environnement […] précisant expressément le caractère alternatif des critères physiques et biologiques précités

DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, Mission juridique, « Identification d’une zone humide : des critères « alternatifs » l’un physique, l’autre biologique », fiche 3851-FJ-2017, mise à jour le 9 mars 2021, en accès libre

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Note 8

wetlands are declining fast, with 35% losses since 1970, where data are available.

les zones humides déclinent rapidement, avec 35 % de pertes depuis 1970, là où des données existent.

Convention de Ramsar sur les zones humides, Global Wetland Outlook: State of the World’s Wetlands and their Services to People, résumé, Gland, Secrétariat de la Convention de Ramsar, 2018, en accès libre

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Note 9

Since 1970, an estimated 411 million hectares of wetlands — approximately 22% of the global total — have been lost, with an ongoing annual decline of 0.52%.

Depuis 1970, on estime que 411 millions d’hectares de zones humides, soit environ 22 % du total mondial, ont disparu, avec un déclin annuel persistant de 0,52 %.

Convention sur les zones humides (Ramsar), Global Wetland Outlook 2025: Valuing, Conserving, Restoring and Financing Wetlands, site officiel du rapport, 2025, en accès libre

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Note 10

Despite this, the Outlook confirms that since 1700, over 35% of natural wetlands have been lost worldwide, and the trend shows no sign of slowing.

Malgré cela, l’Outlook confirme que depuis 1700, plus de 35 % des zones humides naturelles ont été perdues dans le monde, et la tendance ne montre aucun signe de ralentissement.

Noor, Yus Rusila (Wetlands International Indonesia), « The Global Wetland Outlook 2025: A Critical Appraisal of Valuing, Conserving, Restoring, and Financing Wetlands », 22 juillet 2025, en accès libre

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Note 11

Around 25% of the remaining wetlands are in poor ecological condition, and this proportion is increasing in all regions.

Environ 25 % des zones humides restantes sont en mauvais état écologique, et cette proportion augmente dans toutes les régions.

Convention sur les zones humides (Ramsar), Global Wetland Outlook 2025: Valuing, Conserving, Restoring and Financing Wetlands, site officiel du rapport, 2025, en accès libre

Degradation now rivals outright loss.

La dégradation rivalise désormais avec la disparition pure et simple.

Convention sur les zones humides (Ramsar), Global Wetland Outlook 2025: Valuing, Conserving, Restoring and Financing Wetlands, site officiel du rapport, 2025, en accès libre

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Note 12

Wetlands, which sustain life across the planet, are disappearing faster than any other ecosystem.

Les zones humides, qui entretiennent la vie sur toute la planète, disparaissent plus vite que tout autre écosystème.

Convention sur les zones humides (Ramsar), communiqué de presse sur le Global Wetland Outlook 2025, Nairobi, 15 juillet 2025, en accès libre

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Note 13

In this report we analyze temporal trends in malaria in Britain between 1840 and 1910, to assess the potential for reemergence of the disease. Our results demonstrate that at least 20% of the drop-off in malaria was due to increasing cattle population and decreasing acreage of marsh wetlands.

Dans ce rapport, nous analysons l’évolution du paludisme en Grande-Bretagne entre 1840 et 1910, pour évaluer le risque de retour de la maladie. Nos résultats montrent qu’au moins 20 % du recul du paludisme est dû à l’augmentation du nombre de bovins et à la diminution des surfaces de marais.

Kuhn, Katrin G. et al., « Malaria in Britain: Past, Present, and Future », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 100, 2003, p. 9997-10001

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Note 14

All evidence suggests that mangroves can reduce the height of wind and swell waves over relatively short distances: wave height can be reduced by between 13 and 66% over 100 m of mangroves.

Tous les éléments indiquent que les mangroves peuvent réduire la hauteur des vagues de vent et de houle sur des distances relativement courtes : la hauteur des vagues peut être réduite de 13 à 66 % sur 100 m de mangrove.

McIvor, Anna L., Möller, Iris, Spencer, Tom et Spalding, Mark, Reduction of Wind and Swell Waves by Mangroves, The Nature Conservancy et Wetlands International, 2012

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Note 15

Two thirds of all fish consumed are dependent on coastal wetlands at some stage in their life cycle, a globally important function that far surpasses the actual area covered by these wetlands.

Les deux tiers de tous les poissons consommés dépendent des zones humides côtières à un stade de leur cycle de vie, une fonction d’importance mondiale qui dépasse de loin la surface réellement couverte par ces zones humides.

Bureau de la Convention de Ramsar, « Wetland Products », série Wetland Values and Functions, Gland, s. d.

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Note 16

Perchée sur pilotis au bord du lac Nokoué, la cité lacustre de Ganvié est l’une des perles du Bénin. […] cette cité d’apparence fragile servait au XVIIIe siècle de refuge aux rescapés des razzias esclavagistes.

Agence française de développement, « Ganvié : accompagner la remise à flot de la Venise africaine »

Fuyant les guerres intertribales et les razzias esclavagistes des royaumes d'Abomey et d'Oyo au XVIIè siècle, les Toffinous qui en sont les premiers habitants, se seraient installés dans un premier temps sur le plateau d'Allada

Gouvernement de la République du Bénin, « Destination Bénin : Sô-Ava, cité pittoresque, au cœur de l’art de la vie sur l’eau », 14 janvier 2021

Elle abrite aujourd’hui environ 50 000 habitants.

Agence française de développement, « Ganvié : accompagner la remise à flot de la Venise africaine »

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Notes et sources

  1. ↑

    Passage L’oxygène présent dans l’atmosphère provient en réalité de la matière organique qui, au cours des ères géologiques, a échappé à la décomposition et s’est trouvée enfouie.

    Without burial, this oxidation reaction causes dead plant material on Earth's surface to burn. That causes the carbon it contains, which originated in the atmosphere, to bond with oxygen to form carbon dioxide. And for oxygen to build up in our atmosphere, plant organic matter must be protected from oxidation. […] Continual burial of carbon is needed to keep the atmosphere pumped up with oxygen.

    Traduction de la rédaction Sans enfouissement, cette réaction d’oxydation fait brûler la matière végétale morte à la surface de la Terre. Le carbone qu’elle contient, venu de l’atmosphère, se lie alors à l’oxygène pour former du dioxyde de carbone. Et pour que l’oxygène s’accumule dans notre atmosphère, la matière organique végétale doit être protégée de l’oxydation. […] Un enfouissement continu du carbone est nécessaire pour maintenir l’atmosphère chargée en oxygène.

    Source Tenenbaum, David, « Fossil fuel formation: Key to atmosphere’s oxygen? », College of Letters & Science, University of Wisconsin–Madison, 30 décembre 2016, corps de l’article, 7ᵉ et 19ᵉ paragraphes.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  2. ↑

    Passage La matière végétale s’accumule au lieu de pourrir : elle forme de la tourbe

    Peatlands are a wetland landscape type that is characterized by permanently waterlogged conditions, resulting in accumulation of dead plant material as peat (Gorham, 1957; Moore, 1989; Blodau, 2002).

    Traduction de la rédaction Les tourbières sont un type de paysage humide caractérisé par des conditions d’engorgement permanent, qui entraînent l’accumulation de matière végétale morte sous forme de tourbe (Gorham, 1957 ; Moore, 1989 ; Blodau, 2002).

    Source Müller, Jurek et Joos, Fortunat, « Global Peatland Area and Carbon Dynamics from the Last Glacial Maximum to the Present – a Process-based Model Investigation », Biogeosciences, vol. 17, n° 21, 2020, p. 5285-5308, section 1 « Introduction », 1er paragraphe, 1re phrase.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  3. ↑

    Passage les tourbières ne couvrent que 3 à 4 % des terres émergées, mais elles stockent jusqu’à un tiers du carbone des sols de la planète

    While they are relatively rare, covering around 3-4% of the planet’s land surface, they contain up to one third of the world’s soil carbon.

    Traduction de la rédaction Bien qu’elles soient relativement rares, couvrant environ 3 à 4 % des terres émergées de la planète, elles renferment jusqu’à un tiers du carbone des sols du monde.

    Source Programme des Nations unies pour l’environnement, Global Peatlands Assessment: The State of the World’s Peatlands, Nairobi, 2022, Summary for Policy Makers, « Policy Summary », p. 2.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  4. ↑

    Passage Marais. Marécage. Terrain insalubre. Terrain improductif […] cette terminologie a légitimé des politiques d’assèchement massives

    Au milieu du xviiie siècle, l’insalubrité des zones marécageuses et des eaux stagnantes était un leitmotiv de la littérature médicale [32]. […] Le caractère peu productif de ces terres contribua aussi à la mauvaise réputation de ces espaces. […] Inutiles et nuisibles, les espaces marécageux étaient appelés à disparaître d’autant plus rapidement que la société avait besoin d’accroître sa production céréalière.

    Source Derex, Jean-Michel, « Pour une histoire des zones humides en France (XVIIᵉ-XIXᵉ siècle). Des paysages oubliés, une histoire à écrire », Histoire & Sociétés Rurales, n° 15, 2001, p. 11 et suiv, § 17, § 21 (1ʳᵉ phrase) et § 22 (1ʳᵉ phrase) du texte en ligne.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  5. ↑

    Passage la loi du 16 septembre 1807 sur le dessèchement des marais

    L'article 33 de la loi du 16 septembre 1807 relative au dessèchement des marais prévoit que […]

    Source Maurey, Hervé, « Nécessaire mise à jour de l’article 33 de la loi du 16 septembre 1807 relative au dessèchement des marais », question écrite n° 08931, Journal officiel, Sénat, 28 mai 2026, p. 2554, texte de la question, 1ʳᵉ phrase après l’introduction ; titre de la question.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  6. ↑

    Passage Depuis un décret de 2007, le droit français fonde sa définition sur deux critères : la morphologie du sol (hydromorphie) et la nature de la végétation (plantes hygrophiles).

    Un décret du 30 janvier 2007 (art. R. 211-108) retient les critères relatifs à la morphologie des sols liée à la présence prolongée d'eau d'origine naturelle et à la présence éventuelle de plantes hygrophiles.

    Source Marcangelo-Leos, Philie, « Un arrêté précise les critères de définition et de délimitation des zones humides », Localtis, Banque des Territoires, 10 juillet 2008, corps de l’article, 5ᵉ paragraphe.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  7. ↑

    Passage En 2008, un arrêté ministériel va dans le sens de critères alternatifs […] Le 22 février 2017, le Conseil d’État interprète […] cumulatifs […] En juillet 2019, la loi […] précise expressément que les critères sont alternatifs

    les textes réglementaires précisant les critères retenus pour l'application de ces dispositions […] arrêté du 24 juin 2008) s'inscrivaient dans cette approche. […] validait l'aspect cumulatif de ces deux critères […] Toutefois, l'article 23 de la loi n°2019-773 du 24 juillet 2019 portant création de l'office français de la biodiversité a modifié les dispositions du 1° du I de l'article L. 211-1 du code de l'environnement […] précisant expressément le caractère alternatif des critères physiques et biologiques précités

    Source DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, Mission juridique, « Identification d’une zone humide : des critères « alternatifs » l’un physique, l’autre biologique », fiche 3851-FJ-2017, mise à jour le 9 mars 2021, en accès libre, fiche juridique de la DREAL, historique de la définition (arrêté de 2008, CE 22 février 2017, loi de 2019, CE 17 juin 2020).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  8. ↑

    Passage En 2018 […] environ 35 % de zones humides disparues depuis 1970

    wetlands are declining fast, with 35% losses since 1970, where data are available.

    Traduction de la rédaction les zones humides déclinent rapidement, avec 35 % de pertes depuis 1970, là où des données existent.

    Source Convention de Ramsar sur les zones humides, Global Wetland Outlook: State of the World’s Wetlands and their Services to People, résumé, Gland, Secrétariat de la Convention de Ramsar, 2018, en accès libre, résumé 2018, p. 2, « Key Messages ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  9. ↑

    Passage 22 % depuis 1970, soit 411 millions d’hectares, avec un déclin qui se poursuit de 0,52 % par an

    Since 1970, an estimated 411 million hectares of wetlands — approximately 22% of the global total — have been lost, with an ongoing annual decline of 0.52%.

    Traduction de la rédaction Depuis 1970, on estime que 411 millions d’hectares de zones humides, soit environ 22 % du total mondial, ont disparu, avec un déclin annuel persistant de 0,52 %.

    Source Convention sur les zones humides (Ramsar), Global Wetland Outlook 2025: Valuing, Conserving, Restoring and Financing Wetlands, site officiel du rapport, 2025, en accès libre, page d’accueil du site du Global Wetland Outlook 2025.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  10. ↑

    Passage Depuis 1700, plus de 35 % des zones humides naturelles ont été perdues.

    Despite this, the Outlook confirms that since 1700, over 35% of natural wetlands have been lost worldwide, and the trend shows no sign of slowing.

    Traduction de la rédaction Malgré cela, l’Outlook confirme que depuis 1700, plus de 35 % des zones humides naturelles ont été perdues dans le monde, et la tendance ne montre aucun signe de ralentissement.

    Source Noor, Yus Rusila (Wetlands International Indonesia), « The Global Wetland Outlook 2025: A Critical Appraisal of Valuing, Conserving, Restoring, and Financing Wetlands », 22 juillet 2025, en accès libre, article de Wetlands International Indonesia, 22 juillet 2025.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  11. ↑

    Passage environ un quart des zones humides restantes sont en mauvais état écologique, et cette proportion augmente dans toutes les régions

    Around 25% of the remaining wetlands are in poor ecological condition, and this proportion is increasing in all regions.

    Traduction de la rédaction Environ 25 % des zones humides restantes sont en mauvais état écologique, et cette proportion augmente dans toutes les régions.

    Source Convention sur les zones humides (Ramsar), Global Wetland Outlook 2025: Valuing, Conserving, Restoring and Financing Wetlands, site officiel du rapport, 2025, en accès libre, page d’accueil du site du Global Wetland Outlook 2025.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

    Passage la dégradation rivalise désormais avec la disparition pure et simple

    Degradation now rivals outright loss.

    Traduction de la rédaction La dégradation rivalise désormais avec la disparition pure et simple.

    Source Convention sur les zones humides (Ramsar), Global Wetland Outlook 2025: Valuing, Conserving, Restoring and Financing Wetlands, site officiel du rapport, 2025, en accès libre, page d’accueil du site du Global Wetland Outlook 2025.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  12. ↑

    Passage les zones humides disparaissent plus vite que tout autre écosystème

    Wetlands, which sustain life across the planet, are disappearing faster than any other ecosystem.

    Traduction de la rédaction Les zones humides, qui entretiennent la vie sur toute la planète, disparaissent plus vite que tout autre écosystème.

    Source Convention sur les zones humides (Ramsar), communiqué de presse sur le Global Wetland Outlook 2025, Nairobi, 15 juillet 2025, en accès libre, communiqué de presse du 15 juillet 2025, premier paragraphe.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  13. ↑

    Passage les marais ont été le foyer de transmission du paludisme […] de nombreux assèchements du XIXᵉ siècle […] ont objectivement réduit […] l’endémie malarique localement

    In this report we analyze temporal trends in malaria in Britain between 1840 and 1910, to assess the potential for reemergence of the disease. Our results demonstrate that at least 20% of the drop-off in malaria was due to increasing cattle population and decreasing acreage of marsh wetlands.

    Traduction de la rédaction Dans ce rapport, nous analysons l’évolution du paludisme en Grande-Bretagne entre 1840 et 1910, pour évaluer le risque de retour de la maladie. Nos résultats montrent qu’au moins 20 % du recul du paludisme est dû à l’augmentation du nombre de bovins et à la diminution des surfaces de marais.

    Source Kuhn, Katrin G. et al., « Malaria in Britain: Past, Present, and Future », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 100, 2003, p. 9997-10001, résumé, 2e et 3e phrases.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  14. ↑

    Passage une bande de mangrove de 100 mètres de largeur réduit la hauteur des vagues (de vent et de houle) de 13 % à 66 %

    All evidence suggests that mangroves can reduce the height of wind and swell waves over relatively short distances: wave height can be reduced by between 13 and 66% over 100 m of mangroves.

    Traduction de la rédaction Tous les éléments indiquent que les mangroves peuvent réduire la hauteur des vagues de vent et de houle sur des distances relativement courtes : la hauteur des vagues peut être réduite de 13 à 66 % sur 100 m de mangrove.

    Source McIvor, Anna L., Möller, Iris, Spencer, Tom et Spalding, Mark, Reduction of Wind and Swell Waves by Mangroves, The Nature Conservancy et Wetlands International, 2012, Executive Summary, p. 3.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  15. ↑

    Passage Une grande partie des espèces de poissons pêchées dans le monde […] dépendent des zones humides côtières ou estuariennes

    Two thirds of all fish consumed are dependent on coastal wetlands at some stage in their life cycle, a globally important function that far surpasses the actual area covered by these wetlands.

    Traduction de la rédaction Les deux tiers de tous les poissons consommés dépendent des zones humides côtières à un stade de leur cycle de vie, une fonction d’importance mondiale qui dépasse de loin la surface réellement couverte par ces zones humides.

    Source Bureau de la Convention de Ramsar, « Wetland Products », série Wetland Values and Functions, Gland, s. d., fiche « Wetland Products », texte principal (paragraphe sur les pêcheries).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  16. ↑

    Passage La cité lacustre de Ganvié, au Bénin, implantée sur le lac Nokoué […] Fondée par les populations Toffinou, qui fuyaient les razzias d’esclavagistes, au XVIIᵉ ou au XVIIIᵉ siècle selon les sources

    Perchée sur pilotis au bord du lac Nokoué, la cité lacustre de Ganvié est l’une des perles du Bénin. […] cette cité d’apparence fragile servait au XVIIIe siècle de refuge aux rescapés des razzias esclavagistes.

    Source Agence française de développement, « Ganvié : accompagner la remise à flot de la Venise africaine », corps de l’article (18 avril 2023).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage Fondée par les populations Toffinou, qui fuyaient les razzias d’esclavagistes, au XVIIᵉ ou au XVIIIᵉ siècle selon les sources

    Fuyant les guerres intertribales et les razzias esclavagistes des royaumes d'Abomey et d'Oyo au XVIIè siècle, les Toffinous qui en sont les premiers habitants, se seraient installés dans un premier temps sur le plateau d'Allada

    Source Gouvernement de la République du Bénin, « Destination Bénin : Sô-Ava, cité pittoresque, au cœur de l’art de la vie sur l’eau », 14 janvier 2021, paragraphe sur les origines du peuplement de la commune de Sô-Ava (arrondissements de Ganvié I et II).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage La cité lacustre de Ganvié […] rassemble des dizaines de milliers d’habitants — environ 50 000 selon une estimation récente

    Elle abrite aujourd’hui environ 50 000 habitants.

    Source Agence française de développement, « Ganvié : accompagner la remise à flot de la Venise africaine », présentation du projet de rénovation (18 avril 2023).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

Références bibliographiques

23
  • Agence française de développement, « Ganvié : accompagner la remise à flot de la Venise africaine », en accès libre (le programme de rénovation engagé depuis 2019, une population estimée à environ 50 000 habitants, et le rôle de refuge face aux razzias esclavagistes au XVIIIᵉ siècle). https://www.afd.fr/fr/actualites/ganvie-accompagner-la-remise-flot-de-la-venise-africaine
  • Barbier, Edward B. et al., « The Value of Estuarine and Coastal Ecosystem Services », Ecological Monographs, vol. 81, 2011, p. 169-193, accès payant (les nourriceries côtières et la part des pêcheries qui en dépendent).
  • Barnaud, Geneviève et Fustec, Éliane, Conserver les milieux humides : pourquoi ? comment ?, Éducagri éditions et Éditions Quæ, 2007, en bibliothèque (les critères sol et végétation et leur application).
  • Berner, Robert A., « The Long-term Carbon Cycle, Fossil Fuels and Atmospheric Composition », Nature, vol. 426, 2003, p. 323-326, accès payant (l’oxygène atmosphérique et l’enfouissement du carbone ; voir l’entrée 6.8).
  • Bourgoignie, Georges E., Les Hommes de l’eau. Ethno-écologie du Dahomey lacustre, Éditions universitaires, 1972, en bibliothèque (Ganvié ; voir l’entrée 2.5).
  • Bureau de la Convention de Ramsar, « Wetland Products », série Wetland Values and Functions, Gland, s. d., en accès libre (les deux tiers des poissons consommés dépendent des zones humides côtières à un stade de leur cycle de vie). https://www.ramsar.org/sites/default/files/documents/tmp/pdf/info/values_products_e.pdf
  • Convention de Ramsar sur les zones humides, Global Wetland Outlook: State of the World’s Wetlands and their Services to People, résumé, Gland, Secrétariat de la Convention de Ramsar, 2018, en accès libre (environ 35 % de pertes depuis 1970, là où les données existent). https://ramsar.org/sites/default/files/documents/library/gwo_summary_e.pdf
  • Convention sur les zones humides (Ramsar), Global Wetland Outlook 2025: Valuing, Conserving, Restoring and Financing Wetlands, site officiel du rapport, 2025, en accès libre (411 millions d’hectares et environ 22 % depuis 1970 ; 0,52 % par an ; environ 25 % des zones restantes en mauvais état, proportion croissante dans toutes les régions ; la dégradation qui rivalise avec la disparition). https://www.global-wetland-outlook.ramsar.org/
  • Convention sur les zones humides (Ramsar), communiqué de presse sur le Global Wetland Outlook 2025, Nairobi, 15 juillet 2025, en accès libre (les zones humides disparaissent plus vite que tout autre écosystème). https://www.global-wetland-outlook.ramsar.org/s/GWO-Press-Release-ENG-rr95.pdf
  • Davidson, Nick C., « How Much Wetland Has the World Lost? Long-term and Recent Trends in Global Wetland Area », Marine and Freshwater Research, vol. 65, 2014, p. 934-941, accès payant (les pertes selon l’année de référence retenue).
  • Derex, Jean-Michel, « Pour une histoire des zones humides en France (XVIIᵉ-XIXᵉ siècle). Des paysages oubliés, une histoire à écrire », Histoire & Sociétés Rurales, n° 15, 2001, p. 11 et suiv., en accès libre (le vocabulaire de l’insalubrité et les politiques d’assèchement). https://shs.cairn.info/revue-histoire-et-societes-rurales-2001-1-page-11?lang=fr
  • DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, Mission juridique, « Identification d’une zone humide : des critères « alternatifs » l’un physique, l’autre biologique », fiche 3851-FJ-2017, mise à jour le 9 mars 2021, en accès libre (l’historique : textes de 2008 dans l’approche alternative, arrêt de 2017 aux critères cumulatifs, « ou » rétabli par l’article 23 de la loi de 2019, décision du 17 juin 2020). https://www.auvergne-rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/3851-fj-2017maj.pdf
  • Gouvernement de la République du Bénin, « Destination Bénin : Sô-Ava, cité pittoresque, au cœur de l’art de la vie sur l’eau », 14 janvier 2021, en accès libre (les Toffinou, premiers habitants de la commune de Sô-Ava, fuyant au XVIIᵉ siècle les razzias esclavagistes d’Abomey et d’Oyo). https://www.gouv.bj/article/1130/destination-benin-cite-pittoresque-coeur-eau/
  • Kuhn, Katrin G. et al., « Malaria in Britain: Past, Present, and Future », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 100, 2003, p. 9997-10001, en accès libre (l’assèchement des marais et le recul du paludisme en Europe).
  • Loi du 16 septembre 1807 relative au dessèchement des marais, Bulletin des lois, 1807, domaine public (le cadre juridique impérial et son vocabulaire).
  • Marcangelo-Leos, Philie, « Un arrêté précise les critères de définition et de délimitation des zones humides », Localtis, Banque des Territoires, 10 juillet 2008, en accès libre (les deux critères du décret de 2007 et de l’arrêté de 2008 : morphologie des sols et plantes hygrophiles). https://www.banquedesterritoires.fr/un-arrete-precise-les-criteres-de-definition-et-de-delimitation-des-zones-humides
  • Maurey, Hervé, « Nécessaire mise à jour de l’article 33 de la loi du 16 septembre 1807 relative au dessèchement des marais », question écrite n° 08931, Journal officiel, Sénat, 28 mai 2026, p. 2554, en accès libre (l’intitulé exact de la loi, dont l’article 33 est toujours en vigueur). https://www.senat.fr/questions/base/2026/qSEQ260508931.html
  • McIvor, Anna L., Möller, Iris, Spencer, Tom et Spalding, Mark, Reduction of Wind and Swell Waves by Mangroves, The Nature Conservancy et Wetlands International, 2012, en accès libre (13 à 66 % d’atténuation sur 100 mètres de largeur).
  • Müller, Jurek et Joos, Fortunat, « Global Peatland Area and Carbon Dynamics from the Last Glacial Maximum to the Present – a Process-based Model Investigation », Biogeosciences, vol. 17, n° 21, 2020, p. 5285-5308, en accès libre (dans les tourbières gorgées d’eau en permanence, la matière végétale morte s’accumule en tourbe). https://bg.copernicus.org/articles/17/5285/2020/
  • Noor, Yus Rusila (Wetlands International Indonesia), « The Global Wetland Outlook 2025: A Critical Appraisal of Valuing, Conserving, Restoring, and Financing Wetlands », 22 juillet 2025, en accès libre (le rapport confirme plus de 35 % de zones humides naturelles perdues depuis 1700 — lecture d’une organisation de conservation, le rapport complet n’ayant pas pu être lu). https://indonesia.wetlands.org/blog/the-global-wetland-outlook-2025-a-critical-appraisal-of-valuing-conserving-restoring-and-financing-wetlands/
  • Programme des Nations unies pour l’environnement, Global Peatlands Assessment: The State of the World’s Peatlands, Nairobi, 2022, en accès libre (3 % des terres émergées, environ 30 % du carbone des sols).
  • Tenenbaum, David, « Fossil fuel formation: Key to atmosphere’s oxygen? », College of Letters & Science, University of Wisconsin–Madison, 30 décembre 2016, en accès libre (les travaux de Shanan Peters et Jon Husson : l’oxygène ne s’accumule dans l’atmosphère que si la matière organique enfouie échappe à l’oxydation). https://ls.wisc.edu/news/fossil-fuel-formation-key-to-atmospheres-oxygen
  • Yu, Zicheng et al., « Global Peatland Dynamics since the Last Glacial Maximum », Geophysical Research Letters, vol. 37, L13402, 2010, en accès libre.

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