
Les réseaux de champignons qui relient les racines des arbres existent. Cela n’est pas discuté.
Il faut commencer par là, car la suite de cette page va corriger beaucoup de choses, et il ne faudrait pas se tromper de conclusion.
Ce qui est établi
Sous terre, des filaments de champignons relient effectivement les racines de plusieurs plantes — de la même espèce ou d’espèces différentes. On appelle cela un réseau mycorhizien commun.1
Leur existence est démontrée. Personne ne la conteste.
C’est ce qu’on en raconte qui pose problème. Les chercheurs le disent ainsi : les affirmations récentes des médias populaires sur ces réseaux sont détachées des preuves.23
Les trois affirmations, et leurs trois verdicts
En février 2023, trois chercheurs — Justine Karst, Melanie Jones et Jason Hoeksema — ont publié dans une grande revue un examen de ce qui circule sur ces réseaux. Ils ont pris trois affirmations populaires et sont allés voir ce qui les étayait.4
Première affirmation : ces réseaux sont répandus dans les forêts.
Deuxième affirmation : des ressources y circulent et améliorent la survie des jeunes pousses.
Pour ces deux-là, le verdict est le même : insuffisamment étayé. Les auteurs donnent trois raisons distinctes, qu’il faut savoir distinguer :
- les résultats de terrain varient trop d’un endroit à l’autre ;
- les observations ont d’autres explications possibles ;
- les études sont trop peu nombreuses pour qu’on puisse généraliser.5
Ces reproches ne sont pas les mêmes. Le premier dit que le phénomène n’est pas constant ; le deuxième, qu’on n’a pas éliminé les concurrents ; le troisième, qu’on n’en sait pas assez. On peut corriger les trois, mais pas de la même façon.
Troisième affirmation : les arbres adultes envoient préférentiellement des ressources et des signaux de défense à leurs propres descendants.6
Verdict : aucune preuve publiée et évaluée par les pairs.
Aucune.
Ce qui rend cette étude exceptionnelle
Les auteurs ne se sont pas contentés de dire « c’est exagéré ». Ils sont allés compter.
Ils ont examiné comment les résultats de cette recherche sont cités par les articles suivants. Leur constat : les affirmations non étayées ont doublé en vingt-cinq ans.7
Ils nomment aussi le mécanisme, et c’est là que la chose devient instructive. Ce qu’ils décrivent est un biais de citation positive : parmi tous les résultats disponibles, ce sont ceux qui vont dans le sens attendu qu’on cite le plus. Les autres existent, mais on les reprend moins. Personne ne ment ; le tri se fait tout seul, article après article.8
Ce biais, disent-ils, risque au bout du compte d’obscurcir notre compréhension du fonctionnement réel de ces réseaux.9
Le point mérite qu’on s’y arrête, car il importe pour tout ce site.
Nous répétons depuis le début qu’une affirmation se déforme en voyageant. Que la nuance tombe. Que la précision se perd. Nous l’avons montré une dizaine de fois, exemples à l’appui.
C’est la première fois que nous rencontrons quelqu’un qui l’a mesuré.
Qu’est-ce qu’un arbre ?
La question paraît enfantine. Elle n’a pas de réponse unique, et c’est ce qui la rend intéressante.
Le fait principal est le suivant : « arbre » n’est pas une catégorie du classement du vivant.10
Ce n’est pas comme « mammifère » ou « insecte », qui désignent des groupes d’êtres apparentés. Il n’y a pas de famille des arbres. Un chêne est bien plus proche parent d’une ortie que d’un pin.
Quatre définitions concurrentes
Selon celle qu’on retient, la liste des arbres change.
- Par la forme — une tige unique et allongée portant feuilles et branches. Cette définition inclut le bananier et le papayer, qui n’ont pourtant pas de bois.
- Par le bois — une plante qui fabrique du bois en s’épaississant d’année en année. Cette définition exclut le bananier.
- Par l’usage — une plante exploitable comme bois d’œuvre. C’est une définition économique, et elle change avec les techniques.
- Par la taille — au-dessus d’une certaine hauteur. Mais laquelle ? Les hauteurs minimales publiées pour qu’une plante soit un arbre vont de 3 mètres à plus de 10 mètres, soit plus du triple.11
Ce que cela signifie
Deux botanistes sérieux peuvent compter le nombre d’espèces d’arbres d’une région et obtenir des résultats différents sans qu’aucun se trompe.
Ils n’ont simplement pas ouvert le même dictionnaire.
Et le bois lui-même est une invention répétée
Un dernier fait achève de montrer que « arbre » désigne une forme et non une famille.
Le bois est apparu indépendamment de nombreuses fois dans l’histoire des plantes, dans des lignées sans parenté proche. Des plantes herbacées se sont mises à fabriquer du bois, séparément, à des époques différentes.
Sur un seul archipel, on sait compter combien de fois.
Aux îles Canaries, le bois est apparu au moins trente-huit fois indépendamment, à partir d’ancêtres herbacés. Ces trente-huit passages ont produit 220 espèces ligneuses, réparties dans 34 genres et 15 familles — environ un cinquième des plantes à fleurs indigènes de l’archipel hors monocotylédones.12
Trente-huit fois la même solution, au même endroit, par des lignées qui n’ont rien à voir entre elles.
On a même une explication testée : la sécheresse. Les tiges plus ligneuses résistent mieux aux bulles de gaz qui bloquent la circulation de l’eau. Dans le monde entier, les espèces devenues ligneuses sont plus nombreuses sur les îles exposées à la sécheresse. Pour 60 à 65 % des lignées étudiées aux Canaries, le bois est apparu au cours des 3,2 derniers millions d’années, quand les sécheresses d’été se sont installées.13
Un détail qui remet tout en place
Toutes les plantes ligneuses commencent herbacées. Un chêne de trois centimètres est une plante molle. Le bois vient après.
À l’inverse : la pomme de terre fabrique du bois dans ses racines.
« Arbre » décrit donc ce qu’une plante fait de sa vie, pas ce qu’elle est. C’est un métier, pas une famille.
Comment fonctionne une forêt ?
Si l’arbre n’est pas une catégorie taxonomique, la forêt n’est pas non plus une simple juxtaposition d’arbres. C’est un système dynamique d’interactions et de compétition.
Loin de l’image mythifiée d’une entraide généralisée, la forêt fonctionne d’abord par la compétition pour deux ressources critiques : la lumière (en surface) et l’eau ou les minéraux (dans le sol).
La dynamique des cycles et des perturbations
Une forêt naturelle ne reste jamais fixe. Son fonctionnement repose sur des perturbations régulières (chutes d’arbres, incendies, tempêtes, attaques d’insectes) qui créent des trouées.
- La régénération — la lumière atteignant le sol active des graines en dormance ou accélère la croissance de jeunes pousses jusque-là bloquées à l’ombre.
- La succession écologique — des espèces pionnières à croissance rapide s’installent d’abord, modifient le microclimat et la structure du sol, puis cèdent progressivement la place à des espèces de climax à croissance plus lente.
- La micro-biodiversité du sol — le véritable moteur du recyclage de la matière sèche (bois mort, feuilles) réside dans la faune du sol (bactéries, insectes, vers et champignons décomposeurs), indispensable à la libération des nutriments pour la génération suivante.14
Les garde-fous : se méfier des fausses forêts
Tout comme pour le mot « arbre », la définition du mot « forêt » pose un problème majeur de mesure et d’interprétation politique.
Le piège de la définition officielle
Selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), une forêt est une surface de plus de 0,5 hectare, avec des arbres atteignant plus de 5 mètres de haut à maturité et un couvert de plus de 10 %.15
Cette définition strictement morphologique mène à des dérives d’analyse :
- Champ d’arbres vs écosystème — dans bien des bilans, un alignement industriel de monocultures d’eucalyptus ou de pins maritimes coupés tous les quinze ans est comptabilisé de la même manière qu’une forêt naturelle.
- Chiffres de reboisement trompeurs — lorsqu’un État annonce des millions d’hectares de « forêts gagnées », il s’agit fréquemment de plantations industrielles équiennes (arbres du même âge), biologiquement pauvres et très vulnérables aux incendies et maladies.16
Une forêt n’est pas seulement un stock de carbone ou une couverture d’arbres : c’est la présence simultanée d’une complexité structurale, d’une continuité temporelle du sol et d’un réseau d’interactions écologiques.
Ce qu’il ne faut surtout pas en conclure
Nous arrivons au moment dangereux de cette page.
Il ne faut pas en conclure que les arbres ne communiquent pas. Ni que tout cela est faux, inventé, ou que les scientifiques racontent n’importe quoi.
Les réseaux existent. La chercheuse qui a dirigé l’étude le dit elle-même : il est excellent que ces recherches aient éveillé l’intérêt du public pour les champignons forestiers.
Le problème est ailleurs. Beaucoup d’idées populaires ont pris de l’avance sur la science.
Ce n’est pas la même chose que d’être fausses. Cela signifie qu’elles sont racontées comme établies alors qu’elles sont, au mieux, en cours d’examen.
Comment lire ce genre de dossier
La méthode que ce site emploie chaque fois peut servir ailleurs.
Trois questions, dans cet ordre.
Qu’est-ce qui est établi ? Ici : les réseaux existent.
Qu’est-ce qui est raconté ? Ici : l’entraide, les signaux, la mère nourricière qui reconnaît ses petits.
Que sait-on du décalage entre les deux ? Ici, exceptionnellement : on l’a mesuré. Les affirmations non étayées ont doublé en vingt-cinq ans.
La plupart du temps, la troisième question reste sans réponse. Mais le simple fait de la poser change déjà tout : elle empêche de confondre ce qui est démontré avec ce qui est répété.
Note 1
A common mycorrhizal network (CMN) is formed when mycorrhizal fungal hyphae connect the roots of multiple plants of the same or different species belowground.
Un réseau mycorhizien commun (RMC) se forme quand les hyphes de champignons mycorhiziens relient sous terre les racines de plusieurs plantes, de la même espèce ou d’espèces différentes.
Karst, Justine, Jones, Melanie D. et Hoeksema, Jason D., « Positive Citation Bias and Overinterpreted Results Lead to Misinformation on Common Mycorrhizal Networks in Forests », Nature Ecology & Evolution, vol. 7, 2023, p. 501-511
Note 2
recent claims in the popular media about CMNs in forests are disconnected from evidence
les affirmations récentes des médias grand public sur les RMC dans les forêts sont déconnectées des preuves
Karst, Justine, Jones, Melanie D. et Hoeksema, Jason D., « Positive Citation Bias and Overinterpreted Results Lead to Misinformation on Common Mycorrhizal Networks in Forests », Nature Ecology & Evolution, vol. 7, 2023, p. 501-511
Note 3
Here we use reciprocal isotope labelling in the field to demonstrate bidirectional carbon transfer between the ectomycorrhizal tree species Betula papyrifera and Pseudotsuga menziesii, resulting in net carbon gain by P. menziesii.
Nous utilisons ici un marquage isotopique réciproque sur le terrain pour démontrer un transfert de carbone dans les deux sens entre deux espèces d’arbres ectomycorhiziens, Betula papyrifera et Pseudotsuga menziesii, avec un gain net de carbone pour P. menziesii.
Simard, Suzanne W. et al., « Net Transfer of Carbon between Ectomycorrhizal Tree Species in the Field », Nature, vol. 388, 1997, p. 579-582
We conclude that evidence of a significant net C transfer via common mycorrhizal networks that benefits the recipients is still lacking.
Nous concluons que la preuve d’un transfert net et significatif de carbone par les réseaux mycorhiziens communs, au bénéfice des arbres receveurs, fait toujours défaut.
Henriksson, Nils et al., « Re-examining the Evidence for the Mother Tree Hypothesis », New Phytologist, vol. 239, 2023, p. 19-28
Note 4
Recently, CMNs have captured the interest of broad audiences, especially with respect to forest function and management. […] We first evaluated the evidence supporting three common claims.
Récemment, les réseaux mycorhiziens communs ont capté l’attention d’un large public, surtout pour ce qui touche au fonctionnement et à la gestion des forêts. […] Nous avons d’abord évalué les preuves à l’appui de trois affirmations courantes.
Karst, Justine, Jones, Melanie D. et Hoeksema, Jason D., « Positive Citation Bias and Overinterpreted Results Lead to Misinformation on Common Mycorrhizal Networks in Forests », Nature Ecology & Evolution, vol. 7, 2023, p. 501-511, accès payant
Note 5
insufficiently supported because results from field studies vary too widely, have alternative explanations or are too limited to support generalizations
insuffisamment étayées, parce que les résultats des études de terrain varient trop, admettent d’autres explications ou sont trop limités pour permettre des généralisations
Karst, Justine, Jones, Melanie D. et Hoeksema, Jason D., « Positive Citation Bias and Overinterpreted Results Lead to Misinformation on Common Mycorrhizal Networks in Forests », Nature Ecology & Evolution, vol. 7, 2023, p. 501-511
Note 6
The claim that mature trees preferentially send resources and defence signals to offspring through CMNs has no peer-reviewed, published evidence.
L’affirmation selon laquelle les arbres adultes enverraient de préférence des ressources et des signaux de défense à leurs descendants par les RMC n’a aucune preuve publiée et relue par des pairs.
Karst, Justine, Jones, Melanie D. et Hoeksema, Jason D., « Positive Citation Bias and Overinterpreted Results Lead to Misinformation on Common Mycorrhizal Networks in Forests », Nature Ecology & Evolution, vol. 7, 2023, p. 501-511
Note 7
We next examined how the results from CMN research are cited and found that unsupported claims have doubled in the past 25 years
Nous avons ensuite examiné comment les résultats de la recherche sur les RMC sont cités, et constaté que les affirmations non étayées ont doublé en vingt-cinq ans
Karst, Justine, Jones, Melanie D. et Hoeksema, Jason D., « Positive Citation Bias and Overinterpreted Results Lead to Misinformation on Common Mycorrhizal Networks in Forests », Nature Ecology & Evolution, vol. 7, 2023, p. 501-511
Note 8
bias towards citing positive effects of CMNs has developed in the scientific literature
un biais en faveur de la citation des effets positifs des RMC s’est installé dans la littérature scientifique
Karst, Justine, Jones, Melanie D. et Hoeksema, Jason D., « Positive Citation Bias and Overinterpreted Results Lead to Misinformation on Common Mycorrhizal Networks in Forests », Nature Ecology & Evolution, vol. 7, 2023, p. 501-511
Note 9
a bias towards citing positive effects may obscure our understanding of the structure and function of CMNs in forests
un biais en faveur de la citation des effets positifs peut brouiller notre compréhension de la structure et du fonctionnement des RMC dans les forêts
Karst, Justine, Jones, Melanie D. et Hoeksema, Jason D., « Positive Citation Bias and Overinterpreted Results Lead to Misinformation on Common Mycorrhizal Networks in Forests », Nature Ecology & Evolution, vol. 7, 2023, p. 501-511
Note 10
Woody growth is evolutionarily ancient, yet has been gained and lost multiple times in plant evolution and is readily enhanced or minimized in eudicot speciation. […] forest trees constitute a contrived group of plants that have more in common with herbaceous relatives than we foresters like to admit.
La croissance ligneuse est ancienne dans l’évolution, mais elle a été acquise et perdue de nombreuses fois au cours de l’évolution des plantes, et elle se renforce ou s’efface facilement lors de la formation des espèces chez les eudicotylédones. […] les arbres forestiers forment un groupe artificiel de plantes, qui ont plus en commun avec leurs parents herbacés que nous, forestiers, n’aimons l’admettre.
Groover, Andrew T., « What Genes Make a Tree a Tree? », Trends in Plant Science, vol. 10, 2005, p. 210-214
Note 11
Several sources refer to the minimum size of a tree, e.g. a height of 3 m (Delijska and Manoilov 2004), or a diameter of 12.7 cm and a height of 4.6 m (Helms 1998). Allaby (1998) gives a minimum height of more than 10 m.
Plusieurs sources indiquent une taille minimale pour un arbre, par exemple une hauteur de 3 m (Delijska et Manoilov 2004), ou un diamètre de 12,7 cm et une hauteur de 4,6 m (Helms 1998). Allaby (1998) donne une hauteur minimale de plus de 10 m.
Gschwantner, Thomas et al., « Common Tree Definitions for National Forest Inventories in Europe », Silva Fennica, vol. 43, 2009, p. 303-321
Note 12
In total, at least 220 native Canary Island species of flowering plants, from 34 genera representing 15 families, are truly insular woody. […] The Canary Island flora is characterized by at least 38 independent shifts toward insular woodiness, representing an important portion of the endemic angiosperms on the archipelago.
Au total, au moins 220 espèces indigènes de plantes à fleurs des Canaries, appartenant à 34 genres répartis en 15 familles, sont véritablement ligneuses insulaires. […] La flore des Canaries se caractérise par au moins 38 passages indépendants vers la ligneusité insulaire, qui représentent une part importante des angiospermes endémiques de l’archipel.
Lens, Frederic et al., « Insular Woodiness on the Canary Islands: A Remarkable Case of Convergent Evolution », International Journal of Plant Sciences, vol. 174, n° 7, 2013, p. 992-1013
Note 13
Our single, broad-scale dating analysis shows that woodiness in 60%–65% of the insular woody lineages studied originated within the last 3.2 Myr, during which Mediterranean seasonality (yearly summer droughts) became established on the Canaries.
Notre analyse de datation unique, à grande échelle, montre que le caractère ligneux de 60 à 65 % des lignées ligneuses insulaires étudiées est apparu au cours des 3,2 derniers millions d’années, période pendant laquelle la saisonnalité méditerranéenne (sécheresses estivales annuelles) s’est installée aux Canaries.
Hooft van Huysduynen, A. et al., « Temporal and Palaeoclimatic Context of the Evolution of Insular Woodiness in the Canary Islands », Ecology and Evolution, vol. 11, n° 17, 2021, p. 12220-12231
In combination with global data on island species composition, climate, and environment conditions, we test multiple longstanding hypotheses regarding the origins of insular woodiness and find that the absence of herbivores and traits related to drought stress are best correlated with the occurrence of insular woody species across all islands.
En combinant ces données avec des données mondiales sur la composition en espèces, le climat et les conditions environnementales des îles, nous testons plusieurs hypothèses anciennes sur l’origine de la lignification insulaire et constatons que l’absence d’herbivores et les caractères liés au stress hydrique sont les facteurs les mieux corrélés à la présence d’espèces ligneuses insulaires sur l’ensemble des îles.
Zizka, Alexander et al., « The Evolution of Insular Woodiness », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 119, n° 37, e2208629119, 2022
Note 14
Thus, the first plants to grow back are usually annual plants followed within a few years by quickly growing and spreading grasses and other pioneer species. […] Eventually, over 150 years, the forest will reach its equilibrium point where species composition is no longer changing and resembles the community before the fire. This equilibrium state is referred to as the climax community, which will remain stable until the next disturbance.
Ainsi, les premières plantes à repousser sont généralement des plantes annuelles, suivies en quelques années par des graminées et d’autres espèces pionnières qui poussent et se propagent rapidement. […] Finalement, au bout de 150 ans, la forêt atteint son point d’équilibre, où la composition en espèces ne change plus et ressemble à la communauté d’avant l’incendie. Cet état d’équilibre est appelé communauté climacique ; elle restera stable jusqu’à la perturbation suivante.
Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, section 45.6 « Community Ecology »
Note 15
Land spanning more than 0.5 hectares with trees higher than 5 meters and a canopy cover of more than 10 percent, or trees able to reach these thresholds in situ.
Terres de plus de 0,5 hectare portant des arbres de plus de 5 mètres de haut et un couvert de plus de 10 %, ou des arbres capables d’atteindre ces seuils sur place.
FAO, Global Forest Resources Assessment: Terms and Definitions, Rome
Note 16
In many cases, forest assessments do not distinguish between land covered by natural and planted forests (Sasaki and Putz 2009).
Dans bien des cas, les évaluations forestières ne font pas la différence entre les terres couvertes de forêts naturelles et celles couvertes de forêts plantées.
Chazdon, Robin L. et al., « When Is a Forest a Forest? Forest Concepts and Definitions in the Era of Forest and Landscape Restoration », Ambio, vol. 45, 2016, p. 538-550
Notes et sources
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Passage des filaments de champignons relient effectivement les racines de plusieurs plantes — de la même espèce ou d’espèces différentes. On appelle cela un réseau mycorhizien commun.
A common mycorrhizal network (CMN) is formed when mycorrhizal fungal hyphae connect the roots of multiple plants of the same or different species belowground.
Traduction de la rédaction Un réseau mycorhizien commun (RMC) se forme quand les hyphes de champignons mycorhiziens relient sous terre les racines de plusieurs plantes, de la même espèce ou d’espèces différentes.
Source Karst, Justine, Jones, Melanie D. et Hoeksema, Jason D., « Positive Citation Bias and Overinterpreted Results Lead to Misinformation on Common Mycorrhizal Networks in Forests », Nature Ecology & Evolution, vol. 7, 2023, p. 501-511, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
- ↑
Passage les affirmations récentes des médias populaires sur ces réseaux sont détachées des preuves
recent claims in the popular media about CMNs in forests are disconnected from evidence
Traduction de la rédaction les affirmations récentes des médias grand public sur les RMC dans les forêts sont déconnectées des preuves
Source Karst, Justine, Jones, Melanie D. et Hoeksema, Jason D., « Positive Citation Bias and Overinterpreted Results Lead to Misinformation on Common Mycorrhizal Networks in Forests », Nature Ecology & Evolution, vol. 7, 2023, p. 501-511, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Pour l’ensemble de cette partie
Passage l’article fondateur d’où est parti le récit du « réseau »
Here we use reciprocal isotope labelling in the field to demonstrate bidirectional carbon transfer between the ectomycorrhizal tree species Betula papyrifera and Pseudotsuga menziesii, resulting in net carbon gain by P. menziesii.
Traduction de la rédaction Nous utilisons ici un marquage isotopique réciproque sur le terrain pour démontrer un transfert de carbone dans les deux sens entre deux espèces d’arbres ectomycorhiziens, Betula papyrifera et Pseudotsuga menziesii, avec un gain net de carbone pour P. menziesii.
Source Simard, Suzanne W. et al., « Net Transfer of Carbon between Ectomycorrhizal Tree Species in the Field », Nature, vol. 388, 1997, p. 579-582, résumé.
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
Passage un second examen critique, convergent
We conclude that evidence of a significant net C transfer via common mycorrhizal networks that benefits the recipients is still lacking.
Traduction de la rédaction Nous concluons que la preuve d’un transfert net et significatif de carbone par les réseaux mycorhiziens communs, au bénéfice des arbres receveurs, fait toujours défaut.
Source Henriksson, Nils et al., « Re-examining the Evidence for the Mother Tree Hypothesis », New Phytologist, vol. 239, 2023, p. 19-28, résumé (summary).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage En février 2023, trois chercheurs — Justine Karst, Melanie Jones et Jason Hoeksema
Recently, CMNs have captured the interest of broad audiences, especially with respect to forest function and management. […] We first evaluated the evidence supporting three common claims.
Traduction de la rédaction Récemment, les réseaux mycorhiziens communs ont capté l’attention d’un large public, surtout pour ce qui touche au fonctionnement et à la gestion des forêts. […] Nous avons d’abord évalué les preuves à l’appui de trois affirmations courantes.
Source Karst, Justine, Jones, Melanie D. et Hoeksema, Jason D., « Positive Citation Bias and Overinterpreted Results Lead to Misinformation on Common Mycorrhizal Networks in Forests », Nature Ecology & Evolution, vol. 7, 2023, p. 501-511, accès payant, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage les résultats de terrain varient trop d’un endroit à l’autre ; les observations ont d’autres explications possibles ; les études sont trop peu nombreuses pour qu’on puisse généraliser
insufficiently supported because results from field studies vary too widely, have alternative explanations or are too limited to support generalizations
Traduction de la rédaction insuffisamment étayées, parce que les résultats des études de terrain varient trop, admettent d’autres explications ou sont trop limités pour permettre des généralisations
Source Karst, Justine, Jones, Melanie D. et Hoeksema, Jason D., « Positive Citation Bias and Overinterpreted Results Lead to Misinformation on Common Mycorrhizal Networks in Forests », Nature Ecology & Evolution, vol. 7, 2023, p. 501-511, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage les arbres adultes envoient préférentiellement des ressources et des signaux de défense à leurs propres descendants […] aucune preuve publiée et évaluée par les pairs
The claim that mature trees preferentially send resources and defence signals to offspring through CMNs has no peer-reviewed, published evidence.
Traduction de la rédaction L’affirmation selon laquelle les arbres adultes enverraient de préférence des ressources et des signaux de défense à leurs descendants par les RMC n’a aucune preuve publiée et relue par des pairs.
Source Karst, Justine, Jones, Melanie D. et Hoeksema, Jason D., « Positive Citation Bias and Overinterpreted Results Lead to Misinformation on Common Mycorrhizal Networks in Forests », Nature Ecology & Evolution, vol. 7, 2023, p. 501-511, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Ils ont examiné comment les résultats de cette recherche sont cités […] les affirmations non étayées ont doublé en vingt-cinq ans
We next examined how the results from CMN research are cited and found that unsupported claims have doubled in the past 25 years
Traduction de la rédaction Nous avons ensuite examiné comment les résultats de la recherche sur les RMC sont cités, et constaté que les affirmations non étayées ont doublé en vingt-cinq ans
Source Karst, Justine, Jones, Melanie D. et Hoeksema, Jason D., « Positive Citation Bias and Overinterpreted Results Lead to Misinformation on Common Mycorrhizal Networks in Forests », Nature Ecology & Evolution, vol. 7, 2023, p. 501-511, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage un biais de citation positive : parmi tous les résultats disponibles, ce sont ceux qui vont dans le sens attendu qu’on cite le plus
bias towards citing positive effects of CMNs has developed in the scientific literature
Traduction de la rédaction un biais en faveur de la citation des effets positifs des RMC s’est installé dans la littérature scientifique
Source Karst, Justine, Jones, Melanie D. et Hoeksema, Jason D., « Positive Citation Bias and Overinterpreted Results Lead to Misinformation on Common Mycorrhizal Networks in Forests », Nature Ecology & Evolution, vol. 7, 2023, p. 501-511, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage risque au bout du compte d’obscurcir notre compréhension du fonctionnement réel de ces réseaux
a bias towards citing positive effects may obscure our understanding of the structure and function of CMNs in forests
Traduction de la rédaction un biais en faveur de la citation des effets positifs peut brouiller notre compréhension de la structure et du fonctionnement des RMC dans les forêts
Source Karst, Justine, Jones, Melanie D. et Hoeksema, Jason D., « Positive Citation Bias and Overinterpreted Results Lead to Misinformation on Common Mycorrhizal Networks in Forests », Nature Ecology & Evolution, vol. 7, 2023, p. 501-511, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage « arbre » n’est pas une catégorie du classement du vivant […] Il n’y a pas de famille des arbres.
Woody growth is evolutionarily ancient, yet has been gained and lost multiple times in plant evolution and is readily enhanced or minimized in eudicot speciation. […] forest trees constitute a contrived group of plants that have more in common with herbaceous relatives than we foresters like to admit.
Traduction de la rédaction La croissance ligneuse est ancienne dans l’évolution, mais elle a été acquise et perdue de nombreuses fois au cours de l’évolution des plantes, et elle se renforce ou s’efface facilement lors de la formation des espèces chez les eudicotylédones. […] les arbres forestiers forment un groupe artificiel de plantes, qui ont plus en commun avec leurs parents herbacés que nous, forestiers, n’aimons l’admettre.
Source Groover, Andrew T., « What Genes Make a Tree a Tree? », Trends in Plant Science, vol. 10, 2005, p. 210-214, résumé (première et dernière phrases).
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage Les hauteurs minimales publiées pour qu’une plante soit un arbre vont de 3 mètres à plus de 10 mètres
Several sources refer to the minimum size of a tree, e.g. a height of 3 m (Delijska and Manoilov 2004), or a diameter of 12.7 cm and a height of 4.6 m (Helms 1998). Allaby (1998) gives a minimum height of more than 10 m.
Traduction de la rédaction Plusieurs sources indiquent une taille minimale pour un arbre, par exemple une hauteur de 3 m (Delijska et Manoilov 2004), ou un diamètre de 12,7 cm et une hauteur de 4,6 m (Helms 1998). Allaby (1998) donne une hauteur minimale de plus de 10 m.
Source Gschwantner, Thomas et al., « Common Tree Definitions for National Forest Inventories in Europe », Silva Fennica, vol. 43, 2009, p. 303-321, section 3.1 « Definition of Tree and Shrub », p. 305.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Aux îles Canaries, le bois est apparu au moins trente-huit fois indépendamment […] 220 espèces ligneuses, réparties dans 34 genres et 15 familles
In total, at least 220 native Canary Island species of flowering plants, from 34 genera representing 15 families, are truly insular woody. […] The Canary Island flora is characterized by at least 38 independent shifts toward insular woodiness, representing an important portion of the endemic angiosperms on the archipelago.
Traduction de la rédaction Au total, au moins 220 espèces indigènes de plantes à fleurs des Canaries, appartenant à 34 genres répartis en 15 familles, sont véritablement ligneuses insulaires. […] La flore des Canaries se caractérise par au moins 38 passages indépendants vers la ligneusité insulaire, qui représentent une part importante des angiospermes endémiques de l’archipel.
Source Lens, Frederic et al., « Insular Woodiness on the Canary Islands: A Remarkable Case of Convergent Evolution », International Journal of Plant Sciences, vol. 174, n° 7, 2013, p. 992-1013, résumé (« Pivotal results » et « Conclusions »).
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage Pour 60 à 65 % des lignées étudiées aux Canaries, le bois est apparu au cours des 3,2 derniers millions d’années, quand les sécheresses d’été se sont installées.
Our single, broad-scale dating analysis shows that woodiness in 60%–65% of the insular woody lineages studied originated within the last 3.2 Myr, during which Mediterranean seasonality (yearly summer droughts) became established on the Canaries.
Traduction de la rédaction Notre analyse de datation unique, à grande échelle, montre que le caractère ligneux de 60 à 65 % des lignées ligneuses insulaires étudiées est apparu au cours des 3,2 derniers millions d’années, période pendant laquelle la saisonnalité méditerranéenne (sécheresses estivales annuelles) s’est installée aux Canaries.
Source Hooft van Huysduynen, A. et al., « Temporal and Palaeoclimatic Context of the Evolution of Insular Woodiness in the Canary Islands », Ecology and Evolution, vol. 11, n° 17, 2021, p. 12220-12231, résumé.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage dans le monde entier, les espèces devenues ligneuses sont plus nombreuses sur les îles exposées à la sécheresse
In combination with global data on island species composition, climate, and environment conditions, we test multiple longstanding hypotheses regarding the origins of insular woodiness and find that the absence of herbivores and traits related to drought stress are best correlated with the occurrence of insular woody species across all islands.
Traduction de la rédaction En combinant ces données avec des données mondiales sur la composition en espèces, le climat et les conditions environnementales des îles, nous testons plusieurs hypothèses anciennes sur l’origine de la lignification insulaire et constatons que l’absence d’herbivores et les caractères liés au stress hydrique sont les facteurs les mieux corrélés à la présence d’espèces ligneuses insulaires sur l’ensemble des îles.
Source Zizka, Alexander et al., « The Evolution of Insular Woodiness », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 119, n° 37, e2208629119, 2022, encadré « Significance ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage des espèces pionnières à croissance rapide s’installent d’abord […] puis cèdent progressivement la place à des espèces de climax
Thus, the first plants to grow back are usually annual plants followed within a few years by quickly growing and spreading grasses and other pioneer species. […] Eventually, over 150 years, the forest will reach its equilibrium point where species composition is no longer changing and resembles the community before the fire. This equilibrium state is referred to as the climax community, which will remain stable until the next disturbance.
Traduction de la rédaction Ainsi, les premières plantes à repousser sont généralement des plantes annuelles, suivies en quelques années par des graminées et d’autres espèces pionnières qui poussent et se propagent rapidement. […] Finalement, au bout de 150 ans, la forêt atteint son point d’équilibre, où la composition en espèces ne change plus et ressemble à la communauté d’avant l’incendie. Cet état d’équilibre est appelé communauté climacique ; elle restera stable jusqu’à la perturbation suivante.
Source Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, section 45.6 « Community Ecology », section 45.6, sous-section « Community Dynamics », rubrique « Secondary succession », 2e paragraphe (forêt après un incendie).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage une forêt est une surface de plus de 0,5 hectare, avec des arbres atteignant plus de 5 mètres de haut à maturité et un couvert de plus de 10 %
Land spanning more than 0.5 hectares with trees higher than 5 meters and a canopy cover of more than 10 percent, or trees able to reach these thresholds in situ.
Traduction de la rédaction Terres de plus de 0,5 hectare portant des arbres de plus de 5 mètres de haut et un couvert de plus de 10 %, ou des arbres capables d’atteindre ces seuils sur place.
Source FAO, Global Forest Resources Assessment: Terms and Definitions, Rome, FRA 2020, « Terms and definitions », catégorie 1a « Forest ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage dans bien des bilans, un alignement industriel de monocultures […] est comptabilisé de la même manière qu’une forêt naturelle
In many cases, forest assessments do not distinguish between land covered by natural and planted forests (Sasaki and Putz 2009).
Traduction de la rédaction Dans bien des cas, les évaluations forestières ne font pas la différence entre les terres couvertes de forêts naturelles et celles couvertes de forêts plantées.
Source Chazdon, Robin L. et al., « When Is a Forest a Forest? Forest Concepts and Definitions in the Era of Forest and Landscape Restoration », Ambio, vol. 45, 2016, p. 538-550, section « Forest definitions and policy ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Références bibliographiques
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- Chazdon, Robin L. et al., « When Is a Forest a Forest? Forest Concepts and Definitions in the Era of Forest and Landscape Restoration », Ambio, vol. 45, 2016, p. 538-550, en accès libre (plantations et forêts primaires comptées de la même façon).
- Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, section 45.6 « Community Ecology », en accès libre (la succession secondaire après un incendie de forêt : espèces pionnières à croissance rapide, puis communauté climacique). https://openstax.org/books/biology-2e/pages/45-6-community-ecology
- FAO, Global Forest Resources Assessment: Terms and Definitions, Rome, en accès libre (0,5 hectare, 5 mètres, 10 % de couvert). https://www.fao.org/forest-resources-assessment/
- Groover, Andrew T., « What Genes Make a Tree a Tree? », Trends in Plant Science, vol. 10, 2005, p. 210-214, accès payant (« arbre » comme forme de croissance, non comme groupe de parenté).
- Gschwantner, Thomas et al., « Common Tree Definitions for National Forest Inventories in Europe », Silva Fennica, vol. 43, 2009, p. 303-321, en accès libre (les seuils de hauteur entre arbuste et arbre).
- Henriksson, Nils et al., « Re-examining the Evidence for the Mother Tree Hypothesis », New Phytologist, vol. 239, 2023, p. 19-28, en accès libre (un second examen critique, convergent).
- Hooft van Huysduynen, A. et al., « Temporal and Palaeoclimatic Context of the Evolution of Insular Woodiness in the Canary Islands », Ecology and Evolution, vol. 11, n° 17, 2021, p. 12220-12231, en accès libre (le bois apparu dans 60 à 65 % des lignées au cours des 3,2 derniers millions d’années, avec les sécheresses d’été). https://doi.org/10.1002/ece3.7986
- Karst, Justine, Jones, Melanie D. et Hoeksema, Jason D., « Positive Citation Bias and Overinterpreted Results Lead to Misinformation on Common Mycorrhizal Networks in Forests », Nature Ecology & Evolution, vol. 7, 2023, p. 501-511, accès payant (la définition du réseau ; l’écart entre les affirmations des médias et les preuves ; les trois affirmations et leurs verdicts ; les trois motifs d’insuffisance ; l’absence totale de preuve évaluée par les pairs pour la troisième ; le doublement des affirmations non étayées en vingt-cinq ans ; le biais de citation positive et ce qu’il risque d’obscurcir). https://doi.org/10.1038/s41559-023-01986-1
- Lens, Frederic et al., « Insular Woodiness on the Canary Islands: A Remarkable Case of Convergent Evolution », International Journal of Plant Sciences, vol. 174, n° 7, 2013, p. 992-1013, accès payant (trente-huit apparitions du bois, 220 espèces, 34 genres, 15 familles).
- Oliver, Chadwick D. et Larson, Bruce C., Forest Stand Dynamics, Wiley, 1996, en bibliothèque (perturbations, régénération, succession, climax).
- Simard, Suzanne W. et al., « Net Transfer of Carbon between Ectomycorrhizal Tree Species in the Field », Nature, vol. 388, 1997, p. 579-582, accès payant (l’article fondateur d’où est parti le récit du « réseau »).
- Zizka, Alexander et al., « The Evolution of Insular Woodiness », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 119, n° 37, e2208629119, 2022, en accès libre (la sécheresse comme moteur, à l’échelle mondiale).
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