
Non, l’Amazonie ne produit pas vingt pour cent de l’oxygène de la planète : trois mots se sont perdus en route.
D’où vient le chiffre
Le chiffre de départ était juste. Sous sa forme complète, il s’énonce ainsi :
l’Amazonie fournit environ vingt pour cent de l’oxygène produit par la photosynthèse sur les terres émergées.1
Sur les terres émergées : trois mots.
Sans eux, la phrase devient : vingt pour cent de l’oxygène, sans autre précision. Celui de l’atmosphère entière.
Ce n’est pas un mensonge, et personne n’a rien truqué. C’est une précision qui s’est perdue en chemin, comme il s’en perd des milliers chaque jour, et le chiffre a continué de voyager sans elle.
Ce site décrit ailleurs le cas d’un chiffre sur la biodiversité qui a perdu sa source en route et qui circule depuis 2009. C’est exactement le même mécanisme.
Le chiffre corrigé
Si l’on inclut l’océan, que donnent les calculs ?
Neuf pour cent, selon Yadvinder Malhi, écologue d’Oxford spécialiste de l’Amazonie. Six pour cent, selon le climatologue Jonathan Foley.2
Un troisième observe que les deux valeurs sont équivalentes à l’incertitude près du calcul — autrement dit, elles ne se contredisent pas vraiment.3
On en est donc là : entre six et neuf pour cent, au lieu de vingt.
Mais ce n’est toujours pas l’essentiel.
Le fait qui change tout
Les arbres produisent de l’oxygène. Ils en consomment aussi.
Ils respirent — la nuit surtout, quand la photosynthèse s’arrête. Ce qu’ils n’utilisent pas est consommé par les innombrables micro-organismes qui décomposent les feuilles mortes et le bois tombé.
L’addition est vite faite.
Le bilan net de l’Amazonie est proche de zéro.4
Le détail est connu : les plantes amazoniennes reconsomment un peu plus de la moitié de l’oxygène qu’elles produisent, et les micro-organismes qui décomposent la matière morte se chargent du reste.5
Le chercheur qui a fait ce calcul ajoute une remarque frappante : cela vaut pour l’Amazonie ou pour n’importe quel autre biome — et il précise à quelle échelle de temps, ce qui compte. Sur des durées qui nous concernent, c’est-à-dire moins de quelques millions d’années, le bilan de tout écosystème est proche de zéro. Une forêt en équilibre ne remplit pas l’atmosphère d’oxygène : elle en produit et elle en consomme, à peu près à parts égales.6
Cette précision est à garder à l’esprit, car la section suivante en dépend entièrement.
D’où vient alors l’oxygène que nous respirons ?
De la photosynthèse, oui — mais d’une photosynthèse très ancienne.
D’organismes morts il y a des centaines de millions d’années, dont la matière n’a jamais pourri et s’est trouvée enfouie sous des sédiments.
C’est là la clé : l’oxygène s’accumule dans l’atmosphère lorsque du carbone échappe à la décomposition.7
Si tout ce qui pousse finit par se décomposer, tout l’oxygène produit est reconsommé, et le compte revient à zéro. Il faut qu’une partie en soit soustraite au cycle — enfouie, comprimée, oubliée — pour que le solde augmente.
L’air que nous respirons est donc un legs géologique, et non une production courante.
Pourquoi il y a plus d’espèces vers l’équateur
Le nombre d’espèces augmente régulièrement des pôles vers l’équateur. Cela vaut pour les arbres, les oiseaux, les insectes, et presque tous les groupes.
Les spécialistes appellent cela le gradient latitudinal de diversité, et une synthèse de près de six cents cas a confirmé qu’on le retrouve de façon très générale.8
Personne ne sait pourquoi.
Ce n’est pas une exagération
La synthèse de référence, publiée par une vingtaine de chercheurs en 2007, ouvre en constatant que la manière dont ce gradient est apparu, et pourquoi, restent irrésolues. Une revue de 2019 le redit dans les mêmes termes : c’est l’un des motifs les plus étudiés de toute l’écologie, et aucun consensus n’a été atteint sur ses causes. Le désaccord porte sur l’importance relative des processus en jeu, pas sur l’existence du motif.9
Le quoi est solide. Le pourquoi ne l’est pas.
Ce motif est mesuré depuis un siècle et demi, et l’on ne sait toujours pas ce qui le produit.
Six explications, aucune gagnante
Elles sont toutes plausibles, et aucune n’est écartée, même si certains chercheurs misent surtout sur le temps et la surface.10
- Plus de temps — les tropiques sont géologiquement plus anciens et ont eu plus de temps pour se diversifier.
- Plus de surface — les milieux tropicaux ont occupé de vastes étendues pendant cinquante-cinq millions d’années. Une étude portant sur plus de 12 500 espèces de plantes ligneuses soutient cette piste : les passages entre milieux tropicaux et tempérés sont rares, et la plupart des lignées tempérées sont apparues depuis le refroidissement global commencé il y a 34 millions d’années.
- Plus de mutations — température plus élevée, métabolisme plus rapide.
- Plus de niches — davantage de façons de gagner sa vie.
- Plus d’ennemis spécialisés — herbivores et maladies empêcheraient une espèce de dominer.
- Une limite écologique qui fixerait par le haut le nombre d’espèces qu’un lieu peut porter.11
Le test de la cinquième, et ce qu’il a donné
Des chercheurs ont voulu vérifier l’hypothèse des ennemis spécialisés. L’idée à tester : plus une espèce d’arbre est nombreuse à un endroit, plus ses ennemis s’y installent, et plus ses jeunes pousses ont du mal à survivre — ce qui laisse de la place aux autres.
L’ampleur du travail mérite d’être soulignée : plus de trois mille espèces, près de deux millions quatre cent mille arbres, dans vingt-quatre parcelles réparties sur le globe.12
Résultat : cet effet est plus fort sous les tropiques que sous les latitudes tempérées.13
Mais le résultat le plus intéressant est ailleurs. Ce n’est pas seulement l’intensité qui change avec la latitude — ce sont aussi les espèces qu’elle frappe. Sous les tropiques, l’effet frappe davantage les espèces rares que dans les forêts tempérées.14
Si cela se confirme, la conséquence est élégante : les espèces rares y seraient protégées par leur propre rareté, ce qui leur permettrait de durer au lieu de disparaître. Un mécanisme qui, au lieu d’éliminer les faibles, empêche les forts de tout prendre.15
La contestation, un an plus tard
Une autre équipe a répondu que ce résultat pourrait provenir d’un artefact de méthode — c’est-à-dire d’un effet produit par la façon de calculer, et non par la nature. Elle ajoute que plusieurs processus différents peuvent expliquer le même motif observé.16
Les auteurs d’origine ont répliqué dans le même numéro.
Ce qui se joue ici mérite attention. Ce n’est pas une hypothèse que l’on démontre, puis que l’on range : c’est une hypothèse que l’on teste, dont le test est contesté, et dont la discussion se poursuit. C’est l’état normal d’une question vivante, et c’est pour cela qu’aucune des six explications n’a encore gagné.
Et les chiffres sont eux-mêmes des fourchettes
Chez les insectes, on compte environ 1 million d’espèces nommées. Pour l’ensemble des arthropodes terrestres — insectes, araignées et apparentés —, le total est estimé à 7 millions ; d’anciennes estimations allaient jusqu’à 30 millions, un chiffre aujourd’hui jugé très improbable.17
Les chercheurs ont resserré la fourchette, mais elle reste large : on ne connaît le nombre d’espèces sur Terre qu’à peu près.
Pour finir sur un exemple concret : sur une parcelle d’étude de l’île de Barro Colorado, au Panama, le premier inventaire, achevé en 1982, a dénombré environ 240 000 tiges appartenant à 303 espèces d’arbres et d’arbustes de plus de 1 cm de diamètre à hauteur de poitrine.18
Le piège de la mesure : compter les arbres coupés
Parmi toutes les questions qui touchent aux forêts tropicales, la déforestation est probablement celle qui suscite les chiffres les plus contradictoires.
Ce n’est pas parce que les chercheurs mentent. C’est parce qu’ils ne mesurent pas la même chose.
La définition qui change tout
Qu’est-ce qu’une « forêt » ? La réponse varie selon l’institution qui la donne.
- La FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) définit une forêt comme une surface de plus de 0,5 hectare avec des arbres de plus de 5 mètres de haut et un couvert arboré de plus de 10 %.
- Certains gouvernements fixent le seuil de couvert à 30 %, d’autres à 70 %.
- Les données satellites mesurent la perte de couvert forestier, ce qui inclut aussi bien une coupe rase en forêt primaire que la récolte d’une plantation de palmiers à huile ou d’eucalyptus.19
Résultat : une zone coupée à blanc puis replantée en monoculture d’arbres à croissance rapide peut être comptabilisée comme une forêt restaurée selon certains critères, alors qu’elle a perdu l’essentiel de sa biodiversité.
Des données historiques datées
Pendant des décennies, l’évaluation reposait uniquement sur les déclarations des États, souvent imprécises ou politiquement orientées. L’arrivée de l’imagerie satellite en libre accès (comme le programme Landsat) a transformé la mesure à partir des années 2000.
Mais les comparaisons historiques restent délicates : comparer un chiffre de 1990 calculé sur déclarations administratives à un chiffre de 2026 établi par observation satellite haute résolution revient à comparer deux grandeurs différentes.
Comme pour le chiffre de l’oxygène, la complexité tient aux définitions. Avant de débattre de la baisse ou de la hausse d’un chiffre, il faut demander : qu’a-t-on compté exactement ?
Une inversion à ne pas commettre
Cette page vient de montrer que l’Amazonie ne produit pas l’oxygène qu’on lui prête.
Il ne faut pas en conclure qu’elle n’est pas importante.
C’est exactement le contresens que ce site cherche à aider à éviter, et nous le rencontrons partout. Corriger un chiffre exagéré ne veut pas dire que le sujet était sans intérêt. Cela veut dire que la bonne raison n’était pas celle-là.
Nous faisons la même remarque dans notre page sur les grands centres de savoir, où corriger une légende ne diminue en rien ce qui s’est réellement passé.
Vérifier, c’est remplacer une mauvaise raison par une bonne. Ce n’est pas retirer la raison.
Note 1
Malhi and Coe reckon it stems from the fact that the Amazon contributes around 20 percent of the oxygen produced by photosynthesis on land—which may have erroneously slipped into public knowledge as “20 percent of the oxygen in the atmosphere.”
Malhi et Coe estiment que cela vient de ce que l’Amazonie fournit environ 20 % de l’oxygène produit par la photosynthèse sur les terres — ce qui a pu, par erreur, passer dans le savoir commun sous la forme « 20 % de l’oxygène de l’atmosphère ».
Zimmer, Katarina, « Why the Amazon Doesn’t Really Produce 20 % of the World’s Oxygen », National Geographic, 28 août 2019
Note 2
That would mean the Amazon generates around 16 percent of oxygen produced on land, explains Malhi. That percentage sinks to 9 percent when taking into account the oxygen produced by phytoplankton in the ocean. […] Climate scientist Jonathan Foley, who directs the nonprofit Project Drawdown which researches climate change solutions, arrived at a more conservative estimate of 6 percent
Cela voudrait dire que l’Amazonie produit environ 16 % de l’oxygène produit sur les terres, explique Malhi. Ce pourcentage tombe à 9 % si l’on tient compte de l’oxygène produit par le phytoplancton océanique. […] Le climatologue Jonathan Foley, qui dirige l’association Project Drawdown, consacrée aux solutions face au changement climatique, est arrivé à une estimation plus prudente de 6 %
Zimmer, Katarina, « Why the Amazon Doesn’t Really Produce 20 % of the World’s Oxygen », National Geographic, 28 août 2019
Note 3
Across the pond, Yadvinder Malhi, an ecologist at the University of Oxford who specializes in the Amazon rainforest, came up with 9%. Bonan said that both numbers are essentially the same and are “within the ballpark of uncertainty” for the calculation.
De l’autre côté de l’Atlantique, Yadvinder Malhi, écologue à l’université d’Oxford spécialiste de la forêt amazonienne, est arrivé à 9 %. Bonan a dit que les deux chiffres sont essentiellement les mêmes et se situent « dans la marge d’incertitude » du calcul.
McDonald, Jessica, « Amazon Doesn’t Produce 20% of Earth’s Oxygen », FactCheck.org, 3 septembre 2019
Note 4
The Amazon’s net contribution to the oxygen we breathe likely hovers around zero. […] “The net [oxygen] effect of the Amazon, or really any other biome, is around zero,” he explains.
La contribution nette de l’Amazonie à l’oxygène que nous respirons tourne probablement autour de zéro. […] « L’effet net [sur l’oxygène] de l’Amazonie, ou en fait de n’importe quel autre biome, est d’environ zéro », explique-t-il.
Zimmer, Katarina, « Why the Amazon Doesn’t Really Produce 20 % of the World’s Oxygen », National Geographic, 28 août 2019
Note 5
Malhi’s research team reckons that trees inhale a little over half the oxygen they produce this way. The rest is probably used up by the countless microbes that live in the Amazon, which inhale oxygen to break down dead organic matter of the forest.
L’équipe de Malhi estime que les arbres respirent ainsi un peu plus de la moitié de l’oxygène qu’ils produisent. Le reste est probablement consommé par les innombrables micro-organismes qui vivent en Amazonie et respirent de l’oxygène pour décomposer la matière organique morte de la forêt.
Zimmer, Katarina, « Why the Amazon Doesn’t Really Produce 20 % of the World’s Oxygen », National Geographic, 28 août 2019
Note 6
"The net [oxygen] effect of the Amazon, or really any other biome, is around zero," he explains.
« L’effet net [en oxygène] de l’Amazonie, ou en fait de n’importe quel autre biome, est d’environ zéro », explique-t-il.
Zimmer, Katarina, « Why the Amazon Doesn’t Really Produce 20 % of the World’s Oxygen », National Geographic, 28 août 2019
the net contribution of the Amazon ECOSYSTEM (not just the plants alone) to the world's oxygen is effectively zero. The same is pretty much true of any ecosystem on Earth, at least on the timescales that are relevant to humans (less than millions of years).
la contribution nette de l’ÉCOSYSTÈME amazonien (pas seulement des plantes) à l’oxygène du monde est pratiquement nulle. C’est à peu près vrai de tout écosystème sur Terre, du moins aux échelles de temps qui comptent pour les humains (moins de quelques millions d’années).
Malhi, Yadvinder, billet de blog sur la part de l’Amazonie dans l’oxygène du monde, site personnel de l’auteur (université d’Oxford), août 2019
Note 7
The effect of the carbon and sulfur cycles on atmospheric oxygen can be succinctly summarized in terms of reactions involving organic matter and pyrite. […] Here reaction 1, going from left to right, represents net long-term photosynthesis (photosynthesis minus respiration) manifested by the burial of organic matter in sediments. […] The modeling shows that increased oxygen production (reaction 1) caused by increased burial of organic carbon was the chief suspect.
L’effet des cycles du carbone et du soufre sur l’oxygène atmosphérique peut se résumer brièvement par des réactions faisant intervenir la matière organique et la pyrite. […] Ici, la réaction 1, lue de gauche à droite, représente la photosynthèse nette à long terme (photosynthèse moins respiration), qui se manifeste par l’enfouissement de matière organique dans les sédiments. […] La modélisation montre que la principale suspecte était une production accrue d’oxygène (réaction 1) causée par un enfouissement accru de carbone organique.
Berner, Robert A., « Atmospheric Oxygen over Phanerozoic Time », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 96, n° 20, 1999, p. 10955-10957
Note 8
The decline of biodiversity with latitude has received great attention, but both the concise pattern and the causes of the gradient are under strong debate. […] To test for significant variation in the gradient between organisms, habitats, or regions, a meta‐analysis was conducted on nearly 600 latitudinal gradients assembled from the literature. […] The analysis corroborated the high generality of the latitudinal diversity decline.
Le déclin de la biodiversité avec la latitude a reçu beaucoup d’attention, mais la forme précise du phénomène comme ses causes font l’objet d’un vif débat. […] Pour tester s’il existe des variations significatives du gradient selon les organismes, les milieux ou les régions, une méta-analyse a été menée sur près de 600 gradients latitudinaux rassemblés dans la littérature. […] L’analyse a confirmé la grande généralité du déclin latitudinal de la diversité.
Hillebrand, Helmut, « On the Generality of the Latitudinal Diversity Gradient », The American Naturalist, vol. 163, 2004, p. 192-211
Note 9
A latitudinal gradient in biodiversity has existed since before the time of the dinosaurs, yet how and why this gradient arose remains unresolved.
Un gradient latitudinal de la biodiversité existe depuis avant l’époque des dinosaures, mais la manière dont ce gradient est apparu, et pourquoi, restent irrésolues.
Mittelbach, Gary G. et al., « Evolution and the Latitudinal Diversity Gradient: Speciation, Extinction and Biogeography », Ecology Letters, vol. 10, 2007, p. 315-331
The latitudinal diversity gradient (LDG) is one of the most widely studied patterns in ecology, yet no consensus has been reached about its underlying causes.
Le gradient latitudinal de diversité est l’un des motifs les plus étudiés en écologie, et pourtant aucun consensus n’a été atteint sur ses causes profondes.
Pontarp, Mikael et al., « The Latitudinal Diversity Gradient: Novel Understanding through Mechanistic Eco-evolutionary Models », Trends in Ecology & Evolution, vol. 34, n° 3, 2019, p. 211-223
Note 10
Instead, climate stability and time–integrated area together determine the baselines of both terrestrial and marine global diversity patterns.
En réalité, c’est la stabilité du climat et la surface cumulée dans le temps qui, ensemble, fixent le niveau de base de la diversité mondiale, sur terre comme en mer.
Fine, Paul V. A., « Ecological and Evolutionary Drivers of Geographic Variation in Species Diversity », Annual Review of Ecology, Evolution, and Systematics, vol. 46, 2015, p. 369-392
Note 11
Here, we use geographic and evolutionary data for over 12,500 species of woody flowering plants to test the "tropical conservatism hypothesis," […] As predicted, we find that transitions between tropical and temperate environments are quite rare over the evolutionary history and that most temperate lineages originated as Earth cooled over the past 34 My.
Nous utilisons ici des données géographiques et évolutives sur plus de 12 500 espèces de plantes à fleurs ligneuses pour tester l’« hypothèse du conservatisme tropical » […] Comme prévu, nous constatons que les passages entre milieux tropicaux et tempérés ont été assez rares au cours de l’histoire évolutive, et que la plupart des lignées tempérées sont apparues à mesure que la Terre se refroidissait, au cours des 34 derniers millions d’années.
Kerkhoff, Andrew J., Moriarty, Pamela E. et Weiser, Michael D., « The Latitudinal Species Richness Gradient in New World Woody Angiosperms Is Consistent with the Tropical Conservatism Hypothesis », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 111, 2014, p. 8125-8130
Note 12
By using more than 3000 species and nearly 2.4 million trees across 24 forest plots worldwide
En utilisant plus de 3 000 espèces et près de 2,4 millions d’arbres répartis sur 24 parcelles forestières dans le monde
LaManna, Joseph A. et al., « Plant Diversity Increases with the Strength of Negative Density Dependence at the Global Scale », Science, vol. 356, 2017, p. 1389-1392
Note 13
global patterns in tree species diversity reflect not only stronger CNDD at tropical versus temperate latitudes
les grandes tendances mondiales de la diversité des espèces d’arbres ne reflètent pas seulement une CNDD plus forte aux latitudes tropicales qu’aux latitudes tempérées
LaManna, Joseph A. et al., « Plant Diversity Increases with the Strength of Negative Density Dependence at the Global Scale », Science, vol. 356, 2017, p. 1389-1392
Note 14
global patterns in tree species diversity reflect not only stronger CNDD at tropical versus temperate latitudes but also a latitudinal shift in the relationship between CNDD and species abundance. CNDD was stronger for rare species at tropical versus temperate latitudes
les grands motifs de la diversité des espèces d’arbres reflètent non seulement une CNDD plus forte aux latitudes tropicales qu’aux latitudes tempérées, mais aussi un changement, selon la latitude, de la relation entre la CNDD et l’abondance des espèces. La CNDD était plus forte pour les espèces rares aux latitudes tropicales qu’aux latitudes tempérées
LaManna, Joseph A. et al., « Plant Diversity Increases with the Strength of Negative Density Dependence at the Global Scale », Science, vol. 356, 2017, p. 1389-1392
Note 15
potentially causing the persistence of greater numbers of rare species in the tropics
ce qui pourrait expliquer le maintien d’un plus grand nombre d’espèces rares sous les tropiques
LaManna, Joseph A. et al., « Plant Diversity Increases with the Strength of Negative Density Dependence at the Global Scale », Science, vol. 356, 2017, p. 1389-1392
Note 16
We show that the CNDD-abundance correlation may have arisen from a methodological artifact and that a range of processes can explain the reported latitudinal pattern.
Nous montrons que la corrélation entre CNDD et abondance pourrait provenir d’un artefact de méthode, et que divers processus peuvent expliquer la tendance latitudinale rapportée.
Hülsmann, Lisa et Hartig, Florian, « Comment on "Plant Diversity Increases with the Strength of Negative Density Dependence at the Global Scale" », Science, vol. 360, eaar2435, 2018
Note 17
Taking the mean of most of these new estimates indicates that globally there are approximately 1.5 million, 5.5 million, and 7 million species of beetles, insects, and terrestrial arthropods, respectively. Previous estimates of 30 million species or more based on the host specificity of insects to plants now seem extremely unlikely. With 1 million insect species named, this suggests that 80% remain to be discovered
La moyenne de la plupart de ces nouvelles estimations indique qu’il existe dans le monde environ 1,5 million d’espèces de coléoptères, 5,5 millions d’insectes et 7 millions d’arthropodes terrestres. Les estimations antérieures de 30 millions d’espèces ou plus, fondées sur la spécialisation des insectes envers leurs plantes hôtes, semblent aujourd’hui extrêmement improbables. Avec 1 million d’espèces d’insectes nommées, cela suggère que 80 % restent à découvrir
Stork, Nigel E., « How Many Species of Insects and Other Terrestrial Arthropods Are There on Earth? », Annual Review of Entomology, vol. 63, 2018, p. 31-45
Note 18
The first census was completed in 1982, revealing a total of approximately 240,000 stems of 303 species of trees and shrubs more than 1 cm in diameter at breast height.
Le premier inventaire a été achevé en 1982 ; il a révélé au total environ 240 000 tiges appartenant à 303 espèces d’arbres et d’arbustes de plus de 1 cm de diamètre à hauteur de poitrine.
ForestGEO, Smithsonian Institution, « Barro Colorado Island », présentation du site d’étude
Note 19
Land spanning more than 0.5 hectares with trees higher than 5 meters and a canopy cover of more than 10 percent, or trees able to reach these thresholds in situ.
Terres de plus de 0,5 hectare portant des arbres de plus de 5 mètres de haut et un couvert arboré de plus de 10 %, ou des arbres capables d’atteindre ces seuils sur place.
FAO, Global Forest Resources Assessment: Terms and Definitions, Rome
Satellites can’t easily distinguish between primary and secondary forests, which occur naturally, and planted forests, which are created and managed by people to supply timber, rubber and other commodities. […] Much of the annual tree cover loss in Indonesia and Malaysia, visualized in pink above, is likely the harvesting of trees that were planted as of 2000—the farthest back data on Global Forest Watch goes—and not old-growth or natural forests.
Les satellites distinguent difficilement les forêts primaires et secondaires, d’origine naturelle, des forêts plantées, créées et gérées par l’homme pour fournir du bois, du caoutchouc et d’autres produits. […] Une grande partie de la perte annuelle de couvert arboré en Indonésie et en Malaisie, en rose ci-dessus, correspond probablement à la récolte d’arbres déjà plantés en 2000 — la date la plus ancienne des données de Global Forest Watch — et non à des forêts anciennes ou naturelles.
Petersen, Rachael, Goldman, Elizabeth, Weisse, Mikaela et Aksenov, Dmitry, « Forest Loss Pushes Far Beyond Plantation Boundaries in South America, Africa »
Notes et sources
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Passage l’Amazonie fournit environ vingt pour cent de l’oxygène produit par la photosynthèse sur les terres émergées
Malhi and Coe reckon it stems from the fact that the Amazon contributes around 20 percent of the oxygen produced by photosynthesis on land—which may have erroneously slipped into public knowledge as “20 percent of the oxygen in the atmosphere.”
Traduction de la rédaction Malhi et Coe estiment que cela vient de ce que l’Amazonie fournit environ 20 % de l’oxygène produit par la photosynthèse sur les terres — ce qui a pu, par erreur, passer dans le savoir commun sous la forme « 20 % de l’oxygène de l’atmosphère ».
Source Zimmer, Katarina, « Why the Amazon Doesn’t Really Produce 20 % of the World’s Oxygen », National Geographic, 28 août 2019, corps de l’article, passage sur l’origine du chiffre.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Neuf pour cent, selon Yadvinder Malhi […] Six pour cent, selon le climatologue Jonathan Foley
That would mean the Amazon generates around 16 percent of oxygen produced on land, explains Malhi. That percentage sinks to 9 percent when taking into account the oxygen produced by phytoplankton in the ocean. […] Climate scientist Jonathan Foley, who directs the nonprofit Project Drawdown which researches climate change solutions, arrived at a more conservative estimate of 6 percent
Traduction de la rédaction Cela voudrait dire que l’Amazonie produit environ 16 % de l’oxygène produit sur les terres, explique Malhi. Ce pourcentage tombe à 9 % si l’on tient compte de l’oxygène produit par le phytoplancton océanique. […] Le climatologue Jonathan Foley, qui dirige l’association Project Drawdown, consacrée aux solutions face au changement climatique, est arrivé à une estimation plus prudente de 6 %
Source Zimmer, Katarina, « Why the Amazon Doesn’t Really Produce 20 % of the World’s Oxygen », National Geographic, 28 août 2019, corps de l’article, passage sur les estimations.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage les deux valeurs sont équivalentes à l’incertitude près du calcul
Across the pond, Yadvinder Malhi, an ecologist at the University of Oxford who specializes in the Amazon rainforest, came up with 9%. Bonan said that both numbers are essentially the same and are “within the ballpark of uncertainty” for the calculation.
Traduction de la rédaction De l’autre côté de l’Atlantique, Yadvinder Malhi, écologue à l’université d’Oxford spécialiste de la forêt amazonienne, est arrivé à 9 %. Bonan a dit que les deux chiffres sont essentiellement les mêmes et se situent « dans la marge d’incertitude » du calcul.
Source McDonald, Jessica, « Amazon Doesn’t Produce 20% of Earth’s Oxygen », FactCheck.org, 3 septembre 2019, section « A Better Estimate ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Le bilan net de l’Amazonie est proche de zéro.
The Amazon’s net contribution to the oxygen we breathe likely hovers around zero. […] “The net [oxygen] effect of the Amazon, or really any other biome, is around zero,” he explains.
Traduction de la rédaction La contribution nette de l’Amazonie à l’oxygène que nous respirons tourne probablement autour de zéro. […] « L’effet net [sur l’oxygène] de l’Amazonie, ou en fait de n’importe quel autre biome, est d’environ zéro », explique-t-il.
Source Zimmer, Katarina, « Why the Amazon Doesn’t Really Produce 20 % of the World’s Oxygen », National Geographic, 28 août 2019, corps de l’article, passage sur le bilan net (propos de Yadvinder Malhi).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage les plantes amazoniennes reconsomment un peu plus de la moitié de l’oxygène qu’elles produisent, et les micro-organismes […] le reste
Malhi’s research team reckons that trees inhale a little over half the oxygen they produce this way. The rest is probably used up by the countless microbes that live in the Amazon, which inhale oxygen to break down dead organic matter of the forest.
Traduction de la rédaction L’équipe de Malhi estime que les arbres respirent ainsi un peu plus de la moitié de l’oxygène qu’ils produisent. Le reste est probablement consommé par les innombrables micro-organismes qui vivent en Amazonie et respirent de l’oxygène pour décomposer la matière organique morte de la forêt.
Source Zimmer, Katarina, « Why the Amazon Doesn’t Really Produce 20 % of the World’s Oxygen », National Geographic, 28 août 2019, corps de l’article, passage sur la respiration.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage cela vaut pour l’Amazonie ou pour n’importe quel autre biome
"The net [oxygen] effect of the Amazon, or really any other biome, is around zero," he explains.
Traduction de la rédaction « L’effet net [en oxygène] de l’Amazonie, ou en fait de n’importe quel autre biome, est d’environ zéro », explique-t-il.
Source Zimmer, Katarina, « Why the Amazon Doesn’t Really Produce 20 % of the World’s Oxygen », National Geographic, 28 août 2019, article, propos de Yadvinder Malhi.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
Passage Sur des durées qui nous concernent, c’est-à-dire moins de quelques millions d’années, le bilan de tout écosystème est proche de zéro.
the net contribution of the Amazon ECOSYSTEM (not just the plants alone) to the world's oxygen is effectively zero. The same is pretty much true of any ecosystem on Earth, at least on the timescales that are relevant to humans (less than millions of years).
Traduction de la rédaction la contribution nette de l’ÉCOSYSTÈME amazonien (pas seulement des plantes) à l’oxygène du monde est pratiquement nulle. C’est à peu près vrai de tout écosystème sur Terre, du moins aux échelles de temps qui comptent pour les humains (moins de quelques millions d’années).
Source Malhi, Yadvinder, billet de blog sur la part de l’Amazonie dans l’oxygène du monde, site personnel de l’auteur (université d’Oxford), août 2019, billet d’août 2019, explication du bilan net.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage l’oxygène s’accumule dans l’atmosphère lorsque du carbone échappe à la décomposition
The effect of the carbon and sulfur cycles on atmospheric oxygen can be succinctly summarized in terms of reactions involving organic matter and pyrite. […] Here reaction 1, going from left to right, represents net long-term photosynthesis (photosynthesis minus respiration) manifested by the burial of organic matter in sediments. […] The modeling shows that increased oxygen production (reaction 1) caused by increased burial of organic carbon was the chief suspect.
Traduction de la rédaction L’effet des cycles du carbone et du soufre sur l’oxygène atmosphérique peut se résumer brièvement par des réactions faisant intervenir la matière organique et la pyrite. […] Ici, la réaction 1, lue de gauche à droite, représente la photosynthèse nette à long terme (photosynthèse moins respiration), qui se manifeste par l’enfouissement de matière organique dans les sédiments. […] La modélisation montre que la principale suspecte était une production accrue d’oxygène (réaction 1) causée par un enfouissement accru de carbone organique.
Source Berner, Robert A., « Atmospheric Oxygen over Phanerozoic Time », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 96, n° 20, 1999, p. 10955-10957, sections « The Geological Carbon and Sulfur Cycles » et « Oxygen and the Rise of Vascular Land Plants ».
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Passage le gradient latitudinal de diversité […] une synthèse de près de six cents cas a confirmé qu’on le retrouve de façon très générale
The decline of biodiversity with latitude has received great attention, but both the concise pattern and the causes of the gradient are under strong debate. […] To test for significant variation in the gradient between organisms, habitats, or regions, a meta‐analysis was conducted on nearly 600 latitudinal gradients assembled from the literature. […] The analysis corroborated the high generality of the latitudinal diversity decline.
Traduction de la rédaction Le déclin de la biodiversité avec la latitude a reçu beaucoup d’attention, mais la forme précise du phénomène comme ses causes font l’objet d’un vif débat. […] Pour tester s’il existe des variations significatives du gradient selon les organismes, les milieux ou les régions, une méta-analyse a été menée sur près de 600 gradients latitudinaux rassemblés dans la littérature. […] L’analyse a confirmé la grande généralité du déclin latitudinal de la diversité.
Source Hillebrand, Helmut, « On the Generality of the Latitudinal Diversity Gradient », The American Naturalist, vol. 163, 2004, p. 192-211, résumé.
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Passage la manière dont ce gradient est apparu, et pourquoi, restent irrésolues
A latitudinal gradient in biodiversity has existed since before the time of the dinosaurs, yet how and why this gradient arose remains unresolved.
Traduction de la rédaction Un gradient latitudinal de la biodiversité existe depuis avant l’époque des dinosaures, mais la manière dont ce gradient est apparu, et pourquoi, restent irrésolues.
Source Mittelbach, Gary G. et al., « Evolution and the Latitudinal Diversity Gradient: Speciation, Extinction and Biogeography », Ecology Letters, vol. 10, 2007, p. 315-331, résumé (abstract), première phrase.
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Passage c’est l’un des motifs les plus étudiés de toute l’écologie, et aucun consensus n’a été atteint sur ses causes
The latitudinal diversity gradient (LDG) is one of the most widely studied patterns in ecology, yet no consensus has been reached about its underlying causes.
Traduction de la rédaction Le gradient latitudinal de diversité est l’un des motifs les plus étudiés en écologie, et pourtant aucun consensus n’a été atteint sur ses causes profondes.
Source Pontarp, Mikael et al., « The Latitudinal Diversity Gradient: Novel Understanding through Mechanistic Eco-evolutionary Models », Trends in Ecology & Evolution, vol. 34, n° 3, 2019, p. 211-223, résumé (première phrase).
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Passage […] certains chercheurs misent surtout sur le temps et la surface.
Instead, climate stability and time–integrated area together determine the baselines of both terrestrial and marine global diversity patterns.
Traduction de la rédaction En réalité, c’est la stabilité du climat et la surface cumulée dans le temps qui, ensemble, fixent le niveau de base de la diversité mondiale, sur terre comme en mer.
Source Fine, Paul V. A., « Ecological and Evolutionary Drivers of Geographic Variation in Species Diversity », Annual Review of Ecology, Evolution, and Systematics, vol. 46, 2015, p. 369-392, résumé (avant-dernière phrase).
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Passage Une étude portant sur plus de 12 500 espèces de plantes ligneuses […] la plupart des lignées tempérées sont apparues depuis le refroidissement global commencé il y a 34 millions d’années
Here, we use geographic and evolutionary data for over 12,500 species of woody flowering plants to test the "tropical conservatism hypothesis," […] As predicted, we find that transitions between tropical and temperate environments are quite rare over the evolutionary history and that most temperate lineages originated as Earth cooled over the past 34 My.
Traduction de la rédaction Nous utilisons ici des données géographiques et évolutives sur plus de 12 500 espèces de plantes à fleurs ligneuses pour tester l’« hypothèse du conservatisme tropical » […] Comme prévu, nous constatons que les passages entre milieux tropicaux et tempérés ont été assez rares au cours de l’histoire évolutive, et que la plupart des lignées tempérées sont apparues à mesure que la Terre se refroidissait, au cours des 34 derniers millions d’années.
Source Kerkhoff, Andrew J., Moriarty, Pamela E. et Weiser, Michael D., « The Latitudinal Species Richness Gradient in New World Woody Angiosperms Is Consistent with the Tropical Conservatism Hypothesis », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 111, 2014, p. 8125-8130, résumé (texte de présentation « Significance » déposé par l’éditeur).
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Passage plus de trois mille espèces, près de deux millions quatre cent mille arbres, dans vingt-quatre parcelles réparties sur le globe
By using more than 3000 species and nearly 2.4 million trees across 24 forest plots worldwide
Traduction de la rédaction En utilisant plus de 3 000 espèces et près de 2,4 millions d’arbres répartis sur 24 parcelles forestières dans le monde
Source LaManna, Joseph A. et al., « Plant Diversity Increases with the Strength of Negative Density Dependence at the Global Scale », Science, vol. 356, 2017, p. 1389-1392, résumé.
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Passage cet effet est plus fort sous les tropiques que sous les latitudes tempérées
global patterns in tree species diversity reflect not only stronger CNDD at tropical versus temperate latitudes
Traduction de la rédaction les grandes tendances mondiales de la diversité des espèces d’arbres ne reflètent pas seulement une CNDD plus forte aux latitudes tropicales qu’aux latitudes tempérées
Source LaManna, Joseph A. et al., « Plant Diversity Increases with the Strength of Negative Density Dependence at the Global Scale », Science, vol. 356, 2017, p. 1389-1392, résumé.
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Passage Sous les tropiques, l’effet frappe davantage les espèces rares que dans les forêts tempérées.
global patterns in tree species diversity reflect not only stronger CNDD at tropical versus temperate latitudes but also a latitudinal shift in the relationship between CNDD and species abundance. CNDD was stronger for rare species at tropical versus temperate latitudes
Traduction de la rédaction les grands motifs de la diversité des espèces d’arbres reflètent non seulement une CNDD plus forte aux latitudes tropicales qu’aux latitudes tempérées, mais aussi un changement, selon la latitude, de la relation entre la CNDD et l’abondance des espèces. La CNDD était plus forte pour les espèces rares aux latitudes tropicales qu’aux latitudes tempérées
Source LaManna, Joseph A. et al., « Plant Diversity Increases with the Strength of Negative Density Dependence at the Global Scale », Science, vol. 356, 2017, p. 1389-1392, résumé.
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Passage les espèces rares y seraient protégées par leur propre rareté, ce qui leur permettrait de durer
potentially causing the persistence of greater numbers of rare species in the tropics
Traduction de la rédaction ce qui pourrait expliquer le maintien d’un plus grand nombre d’espèces rares sous les tropiques
Source LaManna, Joseph A. et al., « Plant Diversity Increases with the Strength of Negative Density Dependence at the Global Scale », Science, vol. 356, 2017, p. 1389-1392, résumé.
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Passage ce résultat pourrait provenir d’un artefact de méthode […] plusieurs processus différents peuvent expliquer le même motif observé
We show that the CNDD-abundance correlation may have arisen from a methodological artifact and that a range of processes can explain the reported latitudinal pattern.
Traduction de la rédaction Nous montrons que la corrélation entre CNDD et abondance pourrait provenir d’un artefact de méthode, et que divers processus peuvent expliquer la tendance latitudinale rapportée.
Source Hülsmann, Lisa et Hartig, Florian, « Comment on "Plant Diversity Increases with the Strength of Negative Density Dependence at the Global Scale" », Science, vol. 360, eaar2435, 2018, résumé du commentaire.
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Passage Chez les insectes, on compte environ 1 million d’espèces nommées. Pour l’ensemble des arthropodes terrestres […] le total est estimé à 7 millions ; d’anciennes estimations allaient jusqu’à 30 millions, un chiffre aujourd’hui jugé très improbable
Taking the mean of most of these new estimates indicates that globally there are approximately 1.5 million, 5.5 million, and 7 million species of beetles, insects, and terrestrial arthropods, respectively. Previous estimates of 30 million species or more based on the host specificity of insects to plants now seem extremely unlikely. With 1 million insect species named, this suggests that 80% remain to be discovered
Traduction de la rédaction La moyenne de la plupart de ces nouvelles estimations indique qu’il existe dans le monde environ 1,5 million d’espèces de coléoptères, 5,5 millions d’insectes et 7 millions d’arthropodes terrestres. Les estimations antérieures de 30 millions d’espèces ou plus, fondées sur la spécialisation des insectes envers leurs plantes hôtes, semblent aujourd’hui extrêmement improbables. Avec 1 million d’espèces d’insectes nommées, cela suggère que 80 % restent à découvrir
Source Stork, Nigel E., « How Many Species of Insects and Other Terrestrial Arthropods Are There on Earth? », Annual Review of Entomology, vol. 63, 2018, p. 31-45, résumé.
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Passage sur une parcelle d’étude de l’île de Barro Colorado, au Panama, le premier inventaire, achevé en 1982, a dénombré environ 240 000 tiges appartenant à 303 espèces d’arbres et d’arbustes de plus de 1 cm de diamètre à hauteur de poitrine.
The first census was completed in 1982, revealing a total of approximately 240,000 stems of 303 species of trees and shrubs more than 1 cm in diameter at breast height.
Traduction de la rédaction Le premier inventaire a été achevé en 1982 ; il a révélé au total environ 240 000 tiges appartenant à 303 espèces d’arbres et d’arbustes de plus de 1 cm de diamètre à hauteur de poitrine.
Source ForestGEO, Smithsonian Institution, « Barro Colorado Island », présentation du site d’étude, rubrique « Barro Colorado Island ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage une surface de plus de 0,5 hectare avec des arbres de plus de 5 mètres de haut et un couvert arboré de plus de 10 %
Land spanning more than 0.5 hectares with trees higher than 5 meters and a canopy cover of more than 10 percent, or trees able to reach these thresholds in situ.
Traduction de la rédaction Terres de plus de 0,5 hectare portant des arbres de plus de 5 mètres de haut et un couvert arboré de plus de 10 %, ou des arbres capables d’atteindre ces seuils sur place.
Source FAO, Global Forest Resources Assessment: Terms and Definitions, Rome, définition 1a « Forest » (Terms and definitions, FRA 2020).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage Les données satellites mesurent la perte de couvert forestier, ce qui inclut aussi bien une coupe rase en forêt primaire que la récolte d’une plantation
Satellites can’t easily distinguish between primary and secondary forests, which occur naturally, and planted forests, which are created and managed by people to supply timber, rubber and other commodities. […] Much of the annual tree cover loss in Indonesia and Malaysia, visualized in pink above, is likely the harvesting of trees that were planted as of 2000—the farthest back data on Global Forest Watch goes—and not old-growth or natural forests.
Traduction de la rédaction Les satellites distinguent difficilement les forêts primaires et secondaires, d’origine naturelle, des forêts plantées, créées et gérées par l’homme pour fournir du bois, du caoutchouc et d’autres produits. […] Une grande partie de la perte annuelle de couvert arboré en Indonésie et en Malaisie, en rose ci-dessus, correspond probablement à la récolte d’arbres déjà plantés en 2000 — la date la plus ancienne des données de Global Forest Watch — et non à des forêts anciennes ou naturelles.
Source Petersen, Rachael, Goldman, Elizabeth, Weisse, Mikaela et Aksenov, Dmitry, « Forest Loss Pushes Far Beyond Plantation Boundaries in South America, Africa », texte et légende de la carte Indonésie-Malaisie.
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Références bibliographiques
18
- Berner, Robert A., « Atmospheric Oxygen over Phanerozoic Time », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 96, n° 20, 1999, p. 10955-10957, en accès libre (l’oxygène produit quand la matière organique est enfouie dans les sédiments au lieu d’être décomposée). https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC34224
- Berner, Robert A., « The Long-term Carbon Cycle, Fossil Fuels and Atmospheric Composition », Nature, vol. 426, 2003, p. 323-326, accès payant.
- Condit, Richard et al., « Beta-Diversity in Tropical Forest Trees », Science, vol. 295, 2002, p. 666-669, accès payant (la parcelle de Barro Colorado, Panama : le voisinage d’un arbre).
- FAO, Global Forest Resources Assessment: Terms and Definitions, Rome, en accès libre (0,5 hectare, 5 mètres, 10 % de couvert ; voir l’entrée 6.4).
- Fine, Paul V. A., « Ecological and Evolutionary Drivers of Geographic Variation in Species Diversity », Annual Review of Ecology, Evolution, and Systematics, vol. 46, 2015, p. 369-392, accès payant (les hypothèses concurrentes).
- ForestGEO, Smithsonian Institution, « Barro Colorado Island », présentation du site d’étude, en accès libre (le premier inventaire de la parcelle, achevé en 1982 : environ 240 000 tiges, 303 espèces d’arbres et d’arbustes). https://forestgeo.si.edu/sites/neotropics/barro-colorado-island
- Hansen, Matthew C. et al., « High-Resolution Global Maps of 21st-Century Forest Cover Change », Science, vol. 342, 2013, p. 850-853, accès payant ; et Global Forest Watch, World Resources Institute, notes méthodologiques, en accès libre. https://globalnaturewatch.org/
- Hillebrand, Helmut, « On the Generality of the Latitudinal Diversity Gradient », The American Naturalist, vol. 163, 2004, p. 192-211, accès payant (la synthèse de près de six cents cas qui confirme la généralité du gradient).
- Hülsmann, Lisa et Hartig, Florian, « Comment on "Plant Diversity Increases with the Strength of Negative Density Dependence at the Global Scale" », Science, vol. 360, eaar2435, 2018, accès payant (l’artefact de méthode possible et les processus concurrents) ; et LaManna, Joseph A. et al., réponse, ibid., eaar3824, accès payant. https://doi.org/10.1126/science.aar2435
- Kerkhoff, Andrew J., Moriarty, Pamela E. et Weiser, Michael D., « The Latitudinal Species Richness Gradient in New World Woody Angiosperms Is Consistent with the Tropical Conservatism Hypothesis », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 111, 2014, p. 8125-8130, en accès libre (plus de 12 500 espèces ligneuses ; les lignées tempérées apparues depuis le refroidissement d’il y a 34 millions d’années).
- LaManna, Joseph A. et al., « Plant Diversity Increases with the Strength of Negative Density Dependence at the Global Scale », Science, vol. 356, 2017, p. 1389-1392, accès payant (plus de 3 000 espèces et près de 2,4 millions d’arbres dans 24 parcelles ; l’effet plus fort sous les tropiques ; le déplacement de cet effet vers les espèces rares et la persistance qui en découlerait). https://doi.org/10.1126/science.aam5678
- Malhi, Yadvinder, billet de blog sur la part de l’Amazonie dans l’oxygène du monde, site personnel de l’auteur (université d’Oxford), août 2019, en accès libre (la mise au point de l’auteur du calcul : la photosynthèse de l’Amazonie représente environ 9 % de celle des terres, mais le bilan net de l’écosystème en oxygène est pratiquement nul, comme pour tout écosystème sur des durées de moins de quelques millions d’années ; billet sans titre affiché, commentaires à partir du 24 août 2019 ; consulté le 25 octobre 2026). http://www.yadvindermalhi.org/blog/does-the-amazon-provide-20-of-our-oxygen
- McDonald, Jessica, « Amazon Doesn’t Produce 20% of Earth’s Oxygen », FactCheck.org, 3 septembre 2019, en accès libre (le calcul détaillé, la part de l’océan, le rôle de l’enfouissement du carbone). https://www.factcheck.org/2019/09/amazon-doesnt-produce-20-of-earths-oxygen/
- Mittelbach, Gary G. et al., « Evolution and the Latitudinal Diversity Gradient: Speciation, Extinction and Biogeography », Ecology Letters, vol. 10, 2007, p. 315-331, en accès libre (les hypothèses concurrentes et l’absence de consensus).
- Petersen, Rachael, Goldman, Elizabeth, Weisse, Mikaela et Aksenov, Dmitry, « Forest Loss Pushes Far Beyond Plantation Boundaries in South America, Africa », World Resources Institute, 26 janvier 2016, en accès libre (les satellites distinguent mal forêts naturelles et plantations ; une part de la perte de couvert mesurée est la récolte d’arbres plantés). https://www.wri.org/insights/forest-loss-pushes-far-beyond-plantation-boundaries-south-america-africa
- Pontarp, Mikael et al., « The Latitudinal Diversity Gradient: Novel Understanding through Mechanistic Eco-evolutionary Models », Trends in Ecology & Evolution, vol. 34, n° 3, 2019, p. 211-223, accès payant (l’absence de consensus sur les causes ; la difficulté à départager des hypothèses toutes compatibles avec les mêmes observations).
- Stork, Nigel E., « How Many Species of Insects and Other Terrestrial Arthropods Are There on Earth? », Annual Review of Entomology, vol. 63, 2018, p. 31-45, accès payant (les espèces décrites et les estimations concurrentes).
- Zimmer, Katarina, « Why the Amazon Doesn’t Really Produce 20 % of the World’s Oxygen », National Geographic, 28 août 2019, en accès libre (l’origine de la formule, les entretiens avec Yadvinder Malhi et Michael Coe, le bilan net proche de zéro). https://www.nationalgeographic.com/environment/article/why-amazon-doesnt-produce-20-percent-worlds-oxygen
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