
Les humains ne voient pas les plantes.
Ce n’est pas une formule, mais un phénomène étudié, nommé, mesuré — qui concerne autant ce site que ses lecteurs.
Une chose signalée depuis 1919
En 1919, quand les cours généraux de biologie se mettent en place, des professeurs font une remarque : dans la pratique, les mots « biologie » et « zoologie » sont traités comme des synonymes.
La botanique n’y tient qu’un rôle mineur.
Le phénomène est nommé « zoo-chauvinisme » dans les années 1980. Puis, en 1998, deux botanistes américains lui donnent le nom sous lequel il est aujourd’hui connu — et le définissent.1
C’est l’incapacité à voir ou remarquer les plantes de son environnement. Elle entraîne, disent-ils, l’incapacité à reconnaître leur importance, celle à en apprécier les caractères propres, et un classement des plantes comme inférieures aux animaux.
Leurs deux articles ont depuis été cités des centaines de fois.
Deux corrections importantes
Nous avons commencé cette page avec une hypothèse simple : les humains ne voient pas les plantes.
La littérature nous a corrigés sur deux points, et il importe de le dire.
Premier point : c’est trop général. La chercheuse qui a le plus travaillé sur ce sujet précise que le phénomène diffère selon les cultures, que l’essentiel de la recherche a été mené dans des sociétés européennes et nord-américaines, et que les peuples autochtones montrent en général une bien plus grande attention aux plantes.2
Autrement dit : un résultat obtenu quelque part avait été énoncé comme s’il valait partout. C’est exactement le défaut que ce site traque depuis le début — et ce sont les auteurs eux-mêmes qui le signalent.
Second point : ce n’est pas une incapacité. Une revue de vingt ans de littérature conclut que, dans les pays à haut revenu, il s’agit d’un manque d’attention dû à la raréfaction des expériences avec les plantes — et non d’un empêchement à les percevoir.3
Ce n’est donc pas que nous ne pouvons pas voir les plantes.
C’est que nous n’avons plus de raison de les regarder.
Cela change tout : un empêchement se subit, un manque d’habitude se corrige.
Les organes d’une plante
Une plante n’a ni bouche, ni jambes, ni cœur. Elle résout pourtant les mêmes problèmes que nous — se nourrir, boire, respirer, se reproduire — avec un tout autre matériel. Quatre organes s’en chargent.
- Les racines ancrent la plante et absorbent l’eau et les sels minéraux du sol. Leur surface d’échange est considérable : celle d’un plant de seigle, poils absorbants compris, dépasse plusieurs centaines de mètres carrés.
- La tige porte le reste et assure la circulation. Elle contient deux réseaux de conduits distincts, qui ne transportent pas la même chose ni dans le même sens.4
- Le xylème monte l’eau et les minéraux des racines vers les feuilles. Ses cellules sont mortes à maturité : ce sont des tubes vides, et c’est cette matière-là qui, accumulée, forme le bois.
- Le phloème redescend les sucres fabriqués par les feuilles vers le reste de la plante, y compris les racines. Ses cellules, elles, sont vivantes.5
Une racine ne se nourrit pas toute seule : elle est nourrie par les feuilles.
- Les feuilles captent la lumière. Leur forme plate n’est pas un hasard : elle offre le maximum de surface pour le minimum de matière. Leur face inférieure est percée de milliers de pores minuscules, les stomates, qui s’ouvrent pour laisser entrer le dioxyde de carbone et se ferment pour limiter la perte d’eau.
- Les fleurs, quand il y en a, assurent la reproduction, puis deviennent fruits et graines.6
Ces organes ne sont pas des pièces séparées : ils dépendent les uns des autres en permanence. Les racines ne voient jamais la lumière et vivent des sucres venus d’en haut ; les feuilles ne touchent jamais le sol et vivent de l’eau venue d’en bas. C’est cette circulation à double sens qui rend possible tout ce que raconte cette page.
D’où vient la matière des plantes ?
C’est la question centrale, et la réponse est profondément contre-intuitive.
Quand on observe un arbre centenaire pesant plusieurs tonnes, le réflexe immédiat est de penser que toute cette matière a été extraite du sol par ses racines. C’est une idée fausse.
L’expérience historique de Van Helmont
Au XVIIᵉ siècle, le médecin et chimiste flamand Jan Baptist van Helmont mène une expérience célèbre, publiée après sa mort en 1648 :7
- Il plante un jeune saule de 2,3 kg dans un pot contenant exactement 90,7 kg de terre séchée au four.
- Pendant cinq ans, il n’ajoute que de l’eau de pluie.
- Au bout de cinq ans, le saule pèse 76,7 kg (soit une prise de masse de plus de 74 kg).
- Il remet la terre au four et la repèse : elle n’a perdu qu’environ 57 grammes.8
Van Helmont conclut — à tort — que la masse de l’arbre provient exclusivement de l’eau. Il ignorait le rôle fondamental de l’air.9
L’arbre est fait d’air et de lumière
La matière sèche d’une plante est constituée à environ 95 % de carbone, d’oxygène et d’hydrogène.10
- Le carbone et l’oxygène proviennent du dioxyde de carbone (CO₂) présent dans l’air, capté par les stomates des feuilles.
- L’hydrogène provient de l’eau (H₂O) absorbée par les racines.
- Les minéraux du sol (azote, phosphore, potassium) ne constituent qu’une infime fraction de la masse totale (les 57 grammes de l’expérience de Van Helmont).
Un arbre est donc littéralement un assemblage d’air transformé en matière solide grâce à l’énergie de la lumière.
Et ce mécanisme a un nom
C’est la photosynthèse. Le mot vient du grec : photo, la lumière, et synthèse, l’assemblage. Assembler grâce à la lumière — le nom décrit exactement ce que Van Helmont n’avait pas su voir.
L’équation tient en une ligne : la plante prend du dioxyde de carbone par les stomates de ses feuilles, de l’eau par ses racines, et de l’énergie lumineuse ; elle en fait du sucre, qui deviendra bois, feuille, fruit, et rejette de l’oxygène dont elle n’a pas l’usage immédiat.
L’ordre des choses importe ici. L’oxygène que nous respirons n’est pas le but de l’opération : c’est un déchet. La plante fabrique du sucre ; l’oxygène est ce qui reste sur la table.
Pourquoi les feuilles sont vertes
« À cause de la chlorophylle » est la réponse habituelle. Elle ne répond pas à la question : elle la déplace.
Pourquoi la chlorophylle, elle, est-elle verte ?
Une idée fausse à corriger d’abord
On lit souvent que la chlorophylle « renvoie » le vert, comme si elle le choisissait.
Ce n’est pas ce qui se passe. Elle absorbe préférentiellement le bleu et le rouge. Le vert est simplement ce qui reste — ce qu’elle capte le moins bien.
Il y a plus surprenant. Des feuilles dépourvues de chlorophylle réfléchissent le vert plus efficacement que les feuilles vertes. Ce qui renvoie la lumière, dans une feuille, ce serait surtout la cellulose des parois — pas le pigment.11
Un article publié en 2020 par des chercheurs finlandais a été écrit spécialement pour corriger cette confusion, tant elle est répandue dans les manuels.
Et le vert n’est pas gaspillé
Autre surprise : le vert n’est absorbé qu’environ 20 à 30 % moins efficacement que le bleu et le rouge. Ce n’est pas une couleur rejetée : c’est une couleur un peu moins bien captée.
Une fois absorbé, un photon vert n’est pas gaspillé : en lumière blanche assez forte, il fait même mieux travailler la feuille qu’un photon rouge. Pourquoi ? Parce que le vert traverse la feuille plus profondément que le rouge et le bleu, arrêtés dès les premières couches. En pleine lumière, ce sont donc les photons verts qui alimentent les chloroplastes du bas.12
Si tout était absorbé, une plante paraîtrait noire. Le vert que l’on voit est la petite fraction qui ressort.
Pourquoi, dès lors, ne pas tout capter ?
Le point le plus remarquable a été documenté en 2020. Il part d’une bizarrerie que personne n’expliquait.
Une plante n’a pas un pigment, mais deux : la chlorophylle a et la chlorophylle b. Or leurs pics d’absorption ne tombent pas au sommet du spectre solaire, et ils ne tombent pas non plus au même endroit. Ils sont décalés — du maximum de lumière disponible, et l’un de l’autre.13
C’est étrange. Si l’on voulait capter le maximum d’énergie, on placerait ses capteurs là où la lumière est la plus abondante.
L’explication proposée est la suivante. La lumière du soleil vacille en permanence : un nuage passe, une feuille bouge au-dessus, le soleil descend. Et à l’intérieur même de la plante, le transfert d’énergie est irrégulier.
Deux capteurs dont les pics sont légèrement décalés, et placés là où le spectre varie le plus vite, réagissent différemment à la même fluctuation. Ce que l’un perd, l’autre le gagne. Les variations se compensent, et la puissance qui sort du système reste stable.14
Les chercheurs appellent cela annuler le bruit. Leur modèle, appliqué à trois organismes très différents — les plantes vertes, des bactéries pourpres, des bactéries vivant sous l’eau —, retrouve à chaque fois les pics réellement observés.15
Trois milieux lumineux différents, une même règle, trois prédictions justes. C’est ce qui rend l’explication solide.
Ce n’est donc pas le maximum qui est recherché. C’est la stabilité de ce qui sort.16
Un renversement utile bien au-delà de la botanique : ce qui capte le plus n’est pas toujours ce qui est retenu. La régularité peut valoir plus que la performance.
Cela se mesure
Il existe aujourd’hui un instrument de mesure validé de ce phénomène, articulé autour de quatre composantes :17
- L’attention portée aux végétaux dans l’environnement quotidien ;
- L’attitude et l’empathie envers le monde végétal ;
- Le niveau de connaissance biologique de base ;
- L’intérêt relatif accordé aux plantes par rapport aux animaux.
C’est ce qui distingue définitivement ce phénomène étudié d’une simple impression partagée.
Note 1
in 1998 we decided to introduce a new term, plant blindness, to the US biology education literature (1998a). […] Subsequently, we defined plant blindness as: the inability to see or notice the plants in one's own environment
en 1998, nous avons décidé d’introduire un nouveau terme, « cécité végétale » (plant blindness), dans la littérature américaine sur l’enseignement de la biologie (1998a). […] Nous avons ensuite défini la cécité végétale comme : l’incapacité à voir ou à remarquer les plantes de son propre environnement
Wandersee, James H. et Schussler, Elisabeth E., « Preventing Plant Blindness », The American Biology Teacher, vol. 61, n° 2, 1999, p. 82-86 ; et « Toward a Theory of Plant Blindness », Plant Science Bulletin, vol. 47, 2001, p. 2-9
Note 2
It is worth noting, however, that "plant blindness" as a phenomenon differs across cultures. Most of the research cited here has been done in Euro-centric cultures (such as in the U.S. or U.K.). Indigenous peoples tend to have much more appreciation for plants, as evidenced in the book, "Braiding Sweetgrass," by Robin Wall Kimmerer.
Il faut toutefois noter que la « cécité aux plantes » en tant que phénomène diffère selon les cultures. La plupart des recherches citées ici ont été menées dans des cultures eurocentrées (comme aux États-Unis ou au Royaume-Uni). Les peuples autochtones tendent à accorder bien plus d’attention aux plantes, comme en témoigne le livre « Braiding Sweetgrass » de Robin Wall Kimmerer.
Parsley, Kathryn M., « Plant Awareness Disparity: A Case for Renaming Plant Blindness », Plants, People, Planet, vol. 2, n° 6, 2020, p. 598-601
Note 3
There was no concrete evidence of innate plant awareness disparity; instead, diminished experience of nature in urbanised societies appeared to be the cause. Virtually, all the 87 studies that found evidence of plant awareness disparity were undertaken in urban populations in high-income countries. […] We conclude that a decline in relevant experience with plants leads to a cyclical process of inattention that could be addressed through first-hand experiences of edible and useful plants in local environments.
Il n’y avait aucune preuve concrète d’un déficit inné d’attention aux plantes ; la cause semblait plutôt être l’expérience amoindrie de la nature dans les sociétés urbanisées. La quasi-totalité des 87 études ayant trouvé des signes de ce déficit ont été menées auprès de populations urbaines de pays à haut revenu. […] Nous concluons que le recul des expériences pertinentes avec les plantes entraîne un processus cyclique d’inattention, auquel on pourrait remédier par des expériences directes de plantes comestibles et utiles dans l’environnement local.
Stagg, Bethan C. et Dillon, Justin, « Plant Awareness Is Linked to Plant Relevance: A Review of Educational and Ethnobiological Literature (1998–2020) », Plants, People, Planet, vol. 4, n° 6, 2022, p. 579-592
Note 4
These roots had a surface area of about 2,550 square feet […] and a surface area of about 4.320 square feet.
Ces racines avaient une surface d’environ 2 550 pieds carrés, […] et une surface d’environ 4 320 pieds carrés.
[attribué à Dittmer, H. J.], « The Efficiency of Monocotyledon Roots in Soil Conservation », University of Iowa Studies in Natural History, vol. 17, n° 8 (Contributions from the Botanical Laboratories), 1938, p. 344-346, en accès libre
Note 5
Xylem tissue has three types of cells: xylem parenchyma, tracheids, and vessel elements. The latter two types conduct water and are dead at maturity. […] A series of sieve-tube cells (also called sieve-tube elements) are arranged end to end to make up a long sieve tube, which transports organic substances such as sugars and amino acids. […] Although still alive at maturity, the nucleus and other cell components of the sieve-tube cells have disintegrated.
Le xylème comprend trois types de cellules : le parenchyme du xylème, les trachéides et les éléments de vaisseaux. Ces deux derniers conduisent l’eau et sont morts à maturité. […] Une série de cellules criblées (aussi appelées éléments de tubes criblés) sont placées bout à bout pour former un long tube criblé, qui transporte des substances organiques comme les sucres et les acides aminés. […] Bien qu’encore vivantes à maturité, les cellules des tubes criblés ont perdu leur noyau et d’autres composants.
Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax
Note 6
Regulation of transpiration, therefore, is achieved primarily through the opening and closing of stomata on the leaf surface. […] Stomata must open to allow air containing carbon dioxide and oxygen to diffuse into the leaf for photosynthesis and respiration. When stomata are open, however, water vapor is lost to the external environment, increasing the rate of transpiration.
La régulation de la transpiration se fait donc principalement par l’ouverture et la fermeture des stomates à la surface des feuilles. […] Les stomates doivent s’ouvrir pour laisser l’air contenant du dioxyde de carbone et de l’oxygène diffuser dans la feuille, pour la photosynthèse et la respiration. Mais quand les stomates sont ouverts, de la vapeur d’eau est perdue vers l’extérieur, ce qui augmente la transpiration.
Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax
Note 7
The 1648 potted willow experiment of Johannes Baptista van Helmont is widely discussed in biology teaching because it is the first known quantitative experiment in biology.
L’expérience du saule en pot de Johannes Baptista van Helmont, de 1648, est largement étudiée dans l’enseignement de la biologie parce qu’elle est la première expérience quantitative connue en biologie.
Hershey, David R., « Misconceptions about Helmont’s Willow Experiment », Plant Science Bulletin, vol. 49, n° 3, 2003
Note 8
[…] vas terreum, in quo posui terræ in clibano arefactæ lb 200, quam madefeci aqua pluvia, illique implantavi truncum salicis, ponderantem lb 5. ac tandem exacto quinquennio, arbor inde prognata, pendebat 169 lb, & circiter uncias tres. […] Tandem iterum siccavi terram vasis, & repertæ sunt eædem libræ 200 duabus circiter unciis minus.
[…] un vase de terre, dans lequel je mis 200 livres de terre séchée au four, que j’humectai d’eau de pluie, et j’y plantai un tronc de saule pesant 5 livres. Et enfin, cinq années révolues, l’arbre qui en était issu pesait 169 livres et environ trois onces. […] Enfin je séchai de nouveau la terre du vase, et l’on retrouva les mêmes 200 livres, moins environ deux onces.
Van Helmont, Jan Baptist, Ortus medicinae, Amsterdam, 1648
For I took an Earthen vessel, in which I put 200 pounds of Earth that had been dried in a Furnace, which I moystened with Rainwater, and I implanted therein the Trunk or Stem of a Willow Tree, weighing five pounds; […]
Car j’ai pris un vase de terre, dans lequel j’ai mis 200 livres de terre séchée au four, que j’ai humectée d’eau de pluie, et j’y ai planté le tronc ou la tige d’un saule pesant cinq livres ; […]
Hershey, David R., « Misconceptions about Helmont’s Willow Experiment », Plant Science Bulletin, vol. 49, n° 3, 2003
Note 9
Therefore 164 pounds of Wood, Barks, and Roots, arose out of water onely. […] Although Woodward (1699) showed that Helmont's conclusion was wrong, Woodward's work has been largely overlooked (Stanhill, 1986) while Helmont's willow experiment is still widely mentioned in biology textbooks and histories of science.
Donc 164 livres de bois, d’écorces et de racines sont nées de l’eau seule. […] Bien que Woodward (1699) ait montré que la conclusion de Helmont était fausse, les travaux de Woodward ont été largement oubliés (Stanhill, 1986), tandis que l’expérience du saule de Helmont est encore largement citée dans les manuels de biologie et les histoires des sciences.
Hershey, David R., « Misconceptions about Helmont’s Willow Experiment », Plant Science Bulletin, vol. 49, n° 3, 2003
Note 10
On average, the dry weight (excluding water) of a cell is 45 percent carbon. As shown in Figure 31.3, carbon is a key part of plant biomolecules, followed by oxygen (45 percent) and hydrogen (6 percent), which are the next two most abundant elements in plants.
En moyenne, le poids sec d’une cellule (eau exclue) est constitué à 45 % de carbone. Comme le montre la figure 31.3, le carbone est un constituant clé des biomolécules végétales, suivi de l’oxygène (45 %) et de l’hydrogène (6 %), qui sont les deux éléments les plus abondants après lui chez les plantes.
Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, chapitre 31.1 « Nutritional Requirements of Plants »
Note 11
Chlorophyll-deficient leaves reflected green light more efficiently than green leaves of the same species, which conclusively refutes the misconception. […] The data suggest that the cellulose of the cell walls is the main component that diffusely reflects visible light within plant leaves.
Les feuilles dépourvues de chlorophylle réfléchissaient la lumière verte plus efficacement que les feuilles vertes de la même espèce, ce qui réfute de façon définitive cette idée fausse. […] Les données suggèrent que la cellulose des parois cellulaires est le principal composant qui réfléchit de façon diffuse la lumière visible à l’intérieur des feuilles.
Virtanen, Olli, Constantinidou, Emanuella et Tyystjärvi, Esa, « Chlorophyll Does Not Reflect Green Light — How to Correct a Misconception », Journal of Biological Education, vol. 56, 2022, p. 552-559
Note 12
Because green light can penetrate further into the leaf than red or blue light, in strong white light, any additional green light absorbed by the lower chloroplasts would increase leaf photosynthesis to a greater extent than would additional red or blue light. […] in moderate to strong white light, green light drove photosynthesis more effectively than red light.
Comme la lumière verte pénètre plus loin dans la feuille que la lumière rouge ou bleue, en forte lumière blanche, toute lumière verte supplémentaire absorbée par les chloroplastes inférieurs augmenterait la photosynthèse de la feuille davantage que de la lumière rouge ou bleue supplémentaire. […] en lumière blanche modérée à forte, la lumière verte a stimulé la photosynthèse plus efficacement que la lumière rouge.
Terashima, Ichiro et al., « Green Light Drives Leaf Photosynthesis More Efficiently than Red Light in Strong White Light: Revisiting the Enigmatic Question of Why Leaves Are Green », Plant and Cell Physiology, vol. 50, 2009, p. 684-697
Note 13
In photosynthesis, light enters the antenna through a large number of pigment molecules, each of which is a member of a small set of distinct molecular species (e.g., chlorophyll a and b). […] In Fig. 2, the photosynthetic pigments do not absorb at the maximum solar power. Instead, all three phototrophs exhibit pairs of closely spaced peaks in regions where the spectrum shows a steep rate of change with respect to wavelength.
Dans la photosynthèse, la lumière entre dans l’antenne par un grand nombre de molécules de pigment, dont chacune appartient à un petit ensemble d’espèces moléculaires distinctes (par exemple la chlorophylle a et b). […] Sur la fig. 2, les pigments photosynthétiques n’absorbent pas au maximum de la puissance solaire. Au lieu de cela, les trois organismes photosynthétiques présentent des paires de pics rapprochés, dans des régions où le spectre change fortement avec la longueur d’onde.
Arp, Trevor B. et al., « Quieting a Noisy Antenna Reproduces Photosynthetic Light-Harvesting Spectra », Science, vol. 368, 2020, p. 1490-1495
Note 14
the finely tuned network is that which most effectively reduces the antenna noise. […] Instead, all three phototrophs exhibit pairs of closely spaced peaks in regions where the spectrum shows a steep rate of change with respect to wavelength.
le réseau finement accordé est celui qui réduit le plus efficacement le bruit de l’antenne. […] Au lieu de cela, les trois phototrophes présentent tous des paires de pics rapprochés dans des régions où le spectre varie fortement en fonction de la longueur d’onde.
Arp, Trevor B. et al., « Quieting a Noisy Antenna Reproduces Photosynthetic Light-Harvesting Spectra », Science, vol. 368, 2020, p. 1490-1495
Note 15
Here, we present a noise-canceling network model that relates noisy physiological conditions, power conversion efficiency, and the resulting absorption spectrum of photosynthetic organisms.
Nous présentons ici un modèle de réseau à annulation de bruit qui relie des conditions physiologiques bruitées, l’efficacité de conversion de l’énergie et le spectre d’absorption qui en résulte chez les organismes photosynthétiques.
Arp, Trevor B. et al., « Quieting a Noisy Antenna Reproduces Photosynthetic Light-Harvesting Spectra », Science, vol. 368, 2020, p. 1490-1495
thus providing a unified theoretical basis for the experimentally observed wavelength dependence of light absorption in green plants, purple bacteria, and green sulfur bacteria.
fournissant ainsi une base théorique unifiée à la dépendance, observée expérimentalement, de l’absorption de la lumière vis-à-vis de la longueur d’onde chez les plantes vertes, les bactéries pourpres et les bactéries soufrées vertes.
Arp, Trevor B. et al., « Quieting a Noisy Antenna Reproduces Photosynthetic Light-Harvesting Spectra », Science, vol. 368, 2020, p. 1490-1495
Note 16
In Fig. 2, the photosynthetic pigments do not absorb at the maximum solar power. […] The finely tuned antenna absorbs at specific positions on the spectrum that give rise to robust light harvesting even in the presence of both varying light conditions and substantial internal noise.
Sur la fig. 2, les pigments photosynthétiques n’absorbent pas au maximum de la puissance solaire. […] L’antenne finement réglée absorbe à des positions précises du spectre qui permettent une collecte robuste de la lumière, même en présence de conditions lumineuses variables et d’un bruit interne important.
Arp, Trevor B. et al., « Quieting a Noisy Antenna Reproduces Photosynthetic Light-Harvesting Spectra », Science, vol. 368, 2020, p. 1490-1495
Note 17
There are four components of PAD: attitude (not liking plants), attention (not noticing plants), knowledge (not understanding the importance of plants), and relative interest (finding animals more interesting than plants). […] We have developed and validated the Plant Awareness Disparity Index (PAD-I) to measure PAD and its four components in undergraduate biology students.
Le PAD comporte quatre composantes : l’attitude (ne pas aimer les plantes), l’attention (ne pas remarquer les plantes), les connaissances (ne pas comprendre l’importance des plantes) et l’intérêt relatif (trouver les animaux plus intéressants que les plantes). […] Nous avons conçu et validé l’indice PAD-I pour mesurer le PAD et ses quatre composantes chez des étudiants de premier cycle en biologie.
Parsley, Kathryn M., Daigle, Bernie J. et Sabel, Jaime L., « Initial Development and Validation of the Plant Awareness Disparity Index », CBE — Life Sciences Education, vol. 21, ar64, 2022
Notes et sources
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Passage en 1998, deux botanistes américains lui donnent le nom sous lequel il est aujourd’hui connu […] l’incapacité à voir ou remarquer les plantes de son environnement
in 1998 we decided to introduce a new term, plant blindness, to the US biology education literature (1998a). […] Subsequently, we defined plant blindness as: the inability to see or notice the plants in one's own environment
Traduction de la rédaction en 1998, nous avons décidé d’introduire un nouveau terme, « cécité végétale » (plant blindness), dans la littérature américaine sur l’enseignement de la biologie (1998a). […] Nous avons ensuite défini la cécité végétale comme : l’incapacité à voir ou à remarquer les plantes de son propre environnement
Source Wandersee, James H. et Schussler, Elisabeth E., « Preventing Plant Blindness », The American Biology Teacher, vol. 61, n° 2, 1999, p. 82-86 ; et « Toward a Theory of Plant Blindness », Plant Science Bulletin, vol. 47, 2001, p. 2-9, Plant Science Bulletin, vol. 47, n° 1, 2001, article commençant p. 2 : passage sur l’introduction du terme, puis section « Defining the New Term ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage le phénomène diffère selon les cultures […] les peuples autochtones montrent en général une bien plus grande attention aux plantes
It is worth noting, however, that "plant blindness" as a phenomenon differs across cultures. Most of the research cited here has been done in Euro-centric cultures (such as in the U.S. or U.K.). Indigenous peoples tend to have much more appreciation for plants, as evidenced in the book, "Braiding Sweetgrass," by Robin Wall Kimmerer.
Traduction de la rédaction Il faut toutefois noter que la « cécité aux plantes » en tant que phénomène diffère selon les cultures. La plupart des recherches citées ici ont été menées dans des cultures eurocentrées (comme aux États-Unis ou au Royaume-Uni). Les peuples autochtones tendent à accorder bien plus d’attention aux plantes, comme en témoigne le livre « Braiding Sweetgrass » de Robin Wall Kimmerer.
Source Parsley, Kathryn M., « Plant Awareness Disparity: A Case for Renaming Plant Blindness », Plants, People, Planet, vol. 2, n° 6, 2020, p. 598-601, section 1 « Introduction », p. 1-2.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage il s’agit d’un manque d’attention dû à la raréfaction des expériences avec les plantes — et non d’un empêchement à les percevoir
There was no concrete evidence of innate plant awareness disparity; instead, diminished experience of nature in urbanised societies appeared to be the cause. Virtually, all the 87 studies that found evidence of plant awareness disparity were undertaken in urban populations in high-income countries. […] We conclude that a decline in relevant experience with plants leads to a cyclical process of inattention that could be addressed through first-hand experiences of edible and useful plants in local environments.
Traduction de la rédaction Il n’y avait aucune preuve concrète d’un déficit inné d’attention aux plantes ; la cause semblait plutôt être l’expérience amoindrie de la nature dans les sociétés urbanisées. La quasi-totalité des 87 études ayant trouvé des signes de ce déficit ont été menées auprès de populations urbaines de pays à haut revenu. […] Nous concluons que le recul des expériences pertinentes avec les plantes entraîne un processus cyclique d’inattention, auquel on pourrait remédier par des expériences directes de plantes comestibles et utiles dans l’environnement local.
Source Stagg, Bethan C. et Dillon, Justin, « Plant Awareness Is Linked to Plant Relevance: A Review of Educational and Ethnobiological Literature (1998–2020) », Plants, People, Planet, vol. 4, n° 6, 2022, p. 579-592, résumé (« Summary »).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage celle d’un plant de seigle, poils absorbants compris, dépasse plusieurs centaines de mètres carrés
These roots had a surface area of about 2,550 square feet […] and a surface area of about 4.320 square feet.
Traduction de la rédaction Ces racines avaient une surface d’environ 2 550 pieds carrés, […] et une surface d’environ 4 320 pieds carrés.
Source [attribué à Dittmer, H. J.], « The Efficiency of Monocotyledon Roots in Soil Conservation », University of Iowa Studies in Natural History, vol. 17, n° 8 (Contributions from the Botanical Laboratories), 1938, p. 344-346, en accès libre, p. 344 : surface des racines, puis surface des poils absorbants (« 4.320 » dans le texte OCR du dépôt) ; 2 550 + 4 320 pieds carrés, soit environ 640 m².
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Le xylème monte l’eau et les minéraux […] Ses cellules sont mortes à maturité […] Le phloème redescend les sucres […] Ses cellules, elles, sont vivantes.
Xylem tissue has three types of cells: xylem parenchyma, tracheids, and vessel elements. The latter two types conduct water and are dead at maturity. […] A series of sieve-tube cells (also called sieve-tube elements) are arranged end to end to make up a long sieve tube, which transports organic substances such as sugars and amino acids. […] Although still alive at maturity, the nucleus and other cell components of the sieve-tube cells have disintegrated.
Traduction de la rédaction Le xylème comprend trois types de cellules : le parenchyme du xylème, les trachéides et les éléments de vaisseaux. Ces deux derniers conduisent l’eau et sont morts à maturité. […] Une série de cellules criblées (aussi appelées éléments de tubes criblés) sont placées bout à bout pour former un long tube criblé, qui transporte des substances organiques comme les sucres et les acides aminés. […] Bien qu’encore vivantes à maturité, les cellules des tubes criblés ont perdu leur noyau et d’autres composants.
Source Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, chapitre 30.2 « Stems », sous-section « Vascular Tissue ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage les stomates, qui s’ouvrent pour laisser entrer le dioxyde de carbone et se ferment pour limiter la perte d’eau
Regulation of transpiration, therefore, is achieved primarily through the opening and closing of stomata on the leaf surface. […] Stomata must open to allow air containing carbon dioxide and oxygen to diffuse into the leaf for photosynthesis and respiration. When stomata are open, however, water vapor is lost to the external environment, increasing the rate of transpiration.
Traduction de la rédaction La régulation de la transpiration se fait donc principalement par l’ouverture et la fermeture des stomates à la surface des feuilles. […] Les stomates doivent s’ouvrir pour laisser l’air contenant du dioxyde de carbone et de l’oxygène diffuser dans la feuille, pour la photosynthèse et la respiration. Mais quand les stomates sont ouverts, de la vapeur d’eau est perdue vers l’extérieur, ce qui augmente la transpiration.
Source Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, chapitre 30.5 « Transport of Water and Solutes in Plants », sous-section « Control of Transpiration ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Au XVIIᵉ siècle, […] Jan Baptist van Helmont mène une expérience célèbre, publiée […] en 1648
The 1648 potted willow experiment of Johannes Baptista van Helmont is widely discussed in biology teaching because it is the first known quantitative experiment in biology.
Traduction de la rédaction L’expérience du saule en pot de Johannes Baptista van Helmont, de 1648, est largement étudiée dans l’enseignement de la biologie parce qu’elle est la première expérience quantitative connue en biologie.
Source Hershey, David R., « Misconceptions about Helmont’s Willow Experiment », Plant Science Bulletin, vol. 49, n° 3, 2003, introduction.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Il plante un jeune saule de 2,3 kg dans un pot contenant exactement 90,7 kg de terre séchée au four. […] Au bout de cinq ans, le saule pèse 76,7 kg […] elle n’a perdu qu’environ 57 grammes.
[…] vas terreum, in quo posui terræ in clibano arefactæ lb 200, quam madefeci aqua pluvia, illique implantavi truncum salicis, ponderantem lb 5. ac tandem exacto quinquennio, arbor inde prognata, pendebat 169 lb, & circiter uncias tres. […] Tandem iterum siccavi terram vasis, & repertæ sunt eædem libræ 200 duabus circiter unciis minus.
Traduction de la rédaction […] un vase de terre, dans lequel je mis 200 livres de terre séchée au four, que j’humectai d’eau de pluie, et j’y plantai un tronc de saule pesant 5 livres. Et enfin, cinq années révolues, l’arbre qui en était issu pesait 169 livres et environ trois onces. […] Enfin je séchai de nouveau la terre du vase, et l’on retrouva les mêmes 200 livres, moins environ deux onces.
Source Van Helmont, Jan Baptist, Ortus medicinae, Amsterdam, 1648, chapitre « Complexionum atque mistionum elementalium figmentum » (début à la vue n° 150), vue n° 155 de l’exemplaire numérisé (Wellcome Collection) ; § 30 selon la référence, numéro non vérifié sur l’image.
Domaine public ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage Il plante un jeune saule de 2,3 kg dans un pot contenant exactement 90,7 kg de terre séchée
For I took an Earthen vessel, in which I put 200 pounds of Earth that had been dried in a Furnace, which I moystened with Rainwater, and I implanted therein the Trunk or Stem of a Willow Tree, weighing five pounds; […]
Traduction de la rédaction Car j’ai pris un vase de terre, dans lequel j’ai mis 200 livres de terre séchée au four, que j’ai humectée d’eau de pluie, et j’y ai planté le tronc ou la tige d’un saule pesant cinq livres ; […]
Source Hershey, David R., « Misconceptions about Helmont’s Willow Experiment », Plant Science Bulletin, vol. 49, n° 3, 2003, citation de Helmont (trad. anglaise de 1662) ; conversion : 5 livres ≈ 2,3 kg, 200 livres ≈ 90,7 kg.
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Passage Van Helmont conclut — à tort — que la masse de l’arbre provient exclusivement de l’eau.
Therefore 164 pounds of Wood, Barks, and Roots, arose out of water onely. […] Although Woodward (1699) showed that Helmont's conclusion was wrong, Woodward's work has been largely overlooked (Stanhill, 1986) while Helmont's willow experiment is still widely mentioned in biology textbooks and histories of science.
Traduction de la rédaction Donc 164 livres de bois, d’écorces et de racines sont nées de l’eau seule. […] Bien que Woodward (1699) ait montré que la conclusion de Helmont était fausse, les travaux de Woodward ont été largement oubliés (Stanhill, 1986), tandis que l’expérience du saule de Helmont est encore largement citée dans les manuels de biologie et les histoires des sciences.
Source Hershey, David R., « Misconceptions about Helmont’s Willow Experiment », Plant Science Bulletin, vol. 49, n° 3, 2003, citation de Helmont (trad. anglaise de 1662) ; section « Woodward Disproves Helmont ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage La matière sèche d’une plante est constituée à environ 95 % de carbone, d’oxygène et d’hydrogène.
On average, the dry weight (excluding water) of a cell is 45 percent carbon. As shown in Figure 31.3, carbon is a key part of plant biomolecules, followed by oxygen (45 percent) and hydrogen (6 percent), which are the next two most abundant elements in plants.
Traduction de la rédaction En moyenne, le poids sec d’une cellule (eau exclue) est constitué à 45 % de carbone. Comme le montre la figure 31.3, le carbone est un constituant clé des biomolécules végétales, suivi de l’oxygène (45 %) et de l’hydrogène (6 %), qui sont les deux éléments les plus abondants après lui chez les plantes.
Source Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, chapitre 31.1 « Nutritional Requirements of Plants », chapitre 31.1 « Nutritional Requirements of Plants », sous-section « Macronutrients and Micronutrients », 2e paragraphe.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Des feuilles dépourvues de chlorophylle réfléchissent le vert plus efficacement que les feuilles vertes […] ce serait surtout la cellulose des parois
Chlorophyll-deficient leaves reflected green light more efficiently than green leaves of the same species, which conclusively refutes the misconception. […] The data suggest that the cellulose of the cell walls is the main component that diffusely reflects visible light within plant leaves.
Traduction de la rédaction Les feuilles dépourvues de chlorophylle réfléchissaient la lumière verte plus efficacement que les feuilles vertes de la même espèce, ce qui réfute de façon définitive cette idée fausse. […] Les données suggèrent que la cellulose des parois cellulaires est le principal composant qui réfléchit de façon diffuse la lumière visible à l’intérieur des feuilles.
Source Virtanen, Olli, Constantinidou, Emanuella et Tyystjärvi, Esa, « Chlorophyll Does Not Reflect Green Light — How to Correct a Misconception », Journal of Biological Education, vol. 56, 2022, p. 552-559, résumé.
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage un photon vert n’est pas gaspillé : en lumière blanche assez forte, il fait même mieux travailler la feuille qu’un photon rouge. Pourquoi ? Parce que le vert traverse la feuille plus profondément
Because green light can penetrate further into the leaf than red or blue light, in strong white light, any additional green light absorbed by the lower chloroplasts would increase leaf photosynthesis to a greater extent than would additional red or blue light. […] in moderate to strong white light, green light drove photosynthesis more effectively than red light.
Traduction de la rédaction Comme la lumière verte pénètre plus loin dans la feuille que la lumière rouge ou bleue, en forte lumière blanche, toute lumière verte supplémentaire absorbée par les chloroplastes inférieurs augmenterait la photosynthèse de la feuille davantage que de la lumière rouge ou bleue supplémentaire. […] en lumière blanche modérée à forte, la lumière verte a stimulé la photosynthèse plus efficacement que la lumière rouge.
Source Terashima, Ichiro et al., « Green Light Drives Leaf Photosynthesis More Efficiently than Red Light in Strong White Light: Revisiting the Enigmatic Question of Why Leaves Are Green », Plant and Cell Physiology, vol. 50, 2009, p. 684-697, résumé.
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage Une plante n’a pas un pigment, mais deux […] leurs pics d’absorption ne tombent pas au sommet du spectre solaire, et ils ne tombent pas non plus au même endroit
In photosynthesis, light enters the antenna through a large number of pigment molecules, each of which is a member of a small set of distinct molecular species (e.g., chlorophyll a and b). […] In Fig. 2, the photosynthetic pigments do not absorb at the maximum solar power. Instead, all three phototrophs exhibit pairs of closely spaced peaks in regions where the spectrum shows a steep rate of change with respect to wavelength.
Traduction de la rédaction Dans la photosynthèse, la lumière entre dans l’antenne par un grand nombre de molécules de pigment, dont chacune appartient à un petit ensemble d’espèces moléculaires distinctes (par exemple la chlorophylle a et b). […] Sur la fig. 2, les pigments photosynthétiques n’absorbent pas au maximum de la puissance solaire. Au lieu de cela, les trois organismes photosynthétiques présentent des paires de pics rapprochés, dans des régions où le spectre change fortement avec la longueur d’onde.
Source Arp, Trevor B. et al., « Quieting a Noisy Antenna Reproduces Photosynthetic Light-Harvesting Spectra », Science, vol. 368, 2020, p. 1490-1495, arXiv:1912.12281, texte principal : introduction (discussion de la fig. 1) et résultats (discussion de la fig. 2).
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Passage Deux capteurs dont les pics sont légèrement décalés, et placés là où le spectre varie le plus vite […] Les variations se compensent
the finely tuned network is that which most effectively reduces the antenna noise. […] Instead, all three phototrophs exhibit pairs of closely spaced peaks in regions where the spectrum shows a steep rate of change with respect to wavelength.
Traduction de la rédaction le réseau finement accordé est celui qui réduit le plus efficacement le bruit de l’antenne. […] Au lieu de cela, les trois phototrophes présentent tous des paires de pics rapprochés dans des régions où le spectre varie fortement en fonction de la longueur d’onde.
Source Arp, Trevor B. et al., « Quieting a Noisy Antenna Reproduces Photosynthetic Light-Harvesting Spectra », Science, vol. 368, 2020, p. 1490-1495, arXiv:1912.12281, texte principal : discussion de la fig. 1 (bruit de l’antenne), puis discussion de la fig. 2.
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Passage Les chercheurs appellent cela annuler le bruit.
Here, we present a noise-canceling network model that relates noisy physiological conditions, power conversion efficiency, and the resulting absorption spectrum of photosynthetic organisms.
Traduction de la rédaction Nous présentons ici un modèle de réseau à annulation de bruit qui relie des conditions physiologiques bruitées, l’efficacité de conversion de l’énergie et le spectre d’absorption qui en résulte chez les organismes photosynthétiques.
Source Arp, Trevor B. et al., « Quieting a Noisy Antenna Reproduces Photosynthetic Light-Harvesting Spectra », Science, vol. 368, 2020, p. 1490-1495, résumé.
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Passage appliqué à trois organismes très différents — les plantes vertes, des bactéries pourpres, des bactéries vivant sous l’eau —, retrouve à chaque fois les pics réellement observés
thus providing a unified theoretical basis for the experimentally observed wavelength dependence of light absorption in green plants, purple bacteria, and green sulfur bacteria.
Traduction de la rédaction fournissant ainsi une base théorique unifiée à la dépendance, observée expérimentalement, de l’absorption de la lumière vis-à-vis de la longueur d’onde chez les plantes vertes, les bactéries pourpres et les bactéries soufrées vertes.
Source Arp, Trevor B. et al., « Quieting a Noisy Antenna Reproduces Photosynthetic Light-Harvesting Spectra », Science, vol. 368, 2020, p. 1490-1495, résumé ; texte principal (bactéries soufrées vertes « adapted to solar light shining through seawater »).
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Passage Ce n’est donc pas le maximum qui est recherché. C’est la stabilité de ce qui sort.
In Fig. 2, the photosynthetic pigments do not absorb at the maximum solar power. […] The finely tuned antenna absorbs at specific positions on the spectrum that give rise to robust light harvesting even in the presence of both varying light conditions and substantial internal noise.
Traduction de la rédaction Sur la fig. 2, les pigments photosynthétiques n’absorbent pas au maximum de la puissance solaire. […] L’antenne finement réglée absorbe à des positions précises du spectre qui permettent une collecte robuste de la lumière, même en présence de conditions lumineuses variables et d’un bruit interne important.
Source Arp, Trevor B. et al., « Quieting a Noisy Antenna Reproduces Photosynthetic Light-Harvesting Spectra », Science, vol. 368, 2020, p. 1490-1495, arXiv:1912.12281, résultats (discussion des fig. 2 et 3).
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Passage Il existe aujourd’hui un instrument de mesure validé de ce phénomène, articulé autour de quatre composantes
There are four components of PAD: attitude (not liking plants), attention (not noticing plants), knowledge (not understanding the importance of plants), and relative interest (finding animals more interesting than plants). […] We have developed and validated the Plant Awareness Disparity Index (PAD-I) to measure PAD and its four components in undergraduate biology students.
Traduction de la rédaction Le PAD comporte quatre composantes : l’attitude (ne pas aimer les plantes), l’attention (ne pas remarquer les plantes), les connaissances (ne pas comprendre l’importance des plantes) et l’intérêt relatif (trouver les animaux plus intéressants que les plantes). […] Nous avons conçu et validé l’indice PAD-I pour mesurer le PAD et ses quatre composantes chez des étudiants de premier cycle en biologie.
Source Parsley, Kathryn M., Daigle, Bernie J. et Sabel, Jaime L., « Initial Development and Validation of the Plant Awareness Disparity Index », CBE — Life Sciences Education, vol. 21, ar64, 2022, résumé (abstract).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Références bibliographiques
14
- [attribué à Dittmer, H. J.], « The Efficiency of Monocotyledon Roots in Soil Conservation », University of Iowa Studies in Natural History, vol. 17, n° 8 (Contributions from the Botanical Laboratories), 1938, p. 344-346, en accès libre (la surface des racines et des poils absorbants d’un plant de seigle ; résumé de Dittmer, American Journal of Botany, vol. 24, 1937). https://publications.iowa.gov/47532/1/contributions_from_botanical_laborattories_1938_OCR_.pdf
- Amprazis, Alexandros et Papadopoulou, Penelope, « Plant Blindness: A Faddish Research Interest or a Substantive Impediment to Achieve Sustainable Development Goals? », Environmental Education Research, vol. 26, 2020, p. 1065-1087, accès payant (le débat sur la notion de « cécité aux plantes »).
- Arp, Trevor B. et al., « Quieting a Noisy Antenna Reproduces Photosynthetic Light-Harvesting Spectra », Science, vol. 368, 2020, p. 1490-1495, en accès libre (les pics d’absorption décalés du maximum solaire et l’un de l’autre ; l’annulation du bruit interne et externe ; le modèle vérifié sur trois systèmes photosynthétiques de milieux lumineux différents). https://arxiv.org/abs/1912.12281
- Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, en accès libre (xylème et phloème, sens et contenu des deux flux, rôle des stomates). https://openstax.org/details/books/biology-2e
- Hershey, David R., « Misconceptions about Helmont’s Willow Experiment », Plant Science Bulletin, vol. 49, n° 3, 2003, p. 78 et suiv., en accès libre (le récit de Helmont : 200 livres de terre séchée au four, un saule de cinq livres ; sa conclusion, réfutée par Woodward ; la date de 1648). https://aws4.botany.org/psbarchive/issue/2003-v49-no-3.html
- Hershey, David R., « Digging Deeper into Helmont’s Famous Willow Tree Experiment », The American Biology Teacher, vol. 53, 1991, p. 458-460, accès payant.
- Parsley, Kathryn M., « Plant Awareness Disparity: A Case for Renaming Plant Blindness », Plants, People, Planet, vol. 2, n° 6, 2020, p. 598-601, en accès libre (la proposition de renommer ; les différences culturelles ; le précédent du « zoo-chauvinisme »).
- Parsley, Kathryn M., Daigle, Bernie J. et Sabel, Jaime L., « Initial Development and Validation of the Plant Awareness Disparity Index », CBE — Life Sciences Education, vol. 21, ar64, 2022, en accès libre (l’instrument de mesure et ses quatre composantes).
- Stagg, Bethan C. et Dillon, Justin, « Plant Awareness Is Linked to Plant Relevance: A Review of Educational and Ethnobiological Literature (1998–2020) », Plants, People, Planet, vol. 4, n° 6, 2022, p. 579-592, en accès libre. https://doi.org/10.1002/ppp3.10323
- Taiz, Lincoln et al., Plant Physiology and Development, Sinauer, 2015, en bibliothèque (la composition de la matière sèche).
- Terashima, Ichiro et al., « Green Light Drives Leaf Photosynthesis More Efficiently than Red Light in Strong White Light: Revisiting the Enigmatic Question of Why Leaves Are Green », Plant and Cell Physiology, vol. 50, 2009, p. 684-697, accès payant (le rendement du vert comparable à celui du rouge ; sa pénétration plus profonde dans la feuille).
- Van Helmont, Jan Baptist, Ortus medicinae, Amsterdam, 1648, domaine public (l’expérience du saule).
- Virtanen, Olli, Constantinidou, Emanuella et Tyystjärvi, Esa, « Chlorophyll Does Not Reflect Green Light — How to Correct a Misconception », Journal of Biological Education, vol. 56, 2022, p. 552-559, accès payant (les feuilles sans chlorophylle réfléchissent mieux le vert ; le rôle des parois).
- Wandersee, James H. et Schussler, Elisabeth E., « Preventing Plant Blindness », The American Biology Teacher, vol. 61, n° 2, 1999, p. 82-86 ; et « Toward a Theory of Plant Blindness », Plant Science Bulletin, vol. 47, 2001, p. 2-9, en accès libre (la définition d’origine et ses composantes).
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