
Une partie des grandes prairies et savanes du monde a été entretenue par des humains, avec du feu, pendant très longtemps.
Ce ne sont donc pas exactement des milieux « naturels » au sens habituel du terme — ce qui modifie la façon de les considérer.
Le feu comme outil
Notre page sur l’alimentation et l’agriculture établit un fait qu’il est essentiel de rappeler ici : des chasseurs-cueilleurs aménageaient leur milieu par le feu contrôlé.1
Le procédé est simple et efficace :
- On brûle une zone à la bonne saison pour éliminer broussailles et vieilles herbes sèches.
- Des pousses tendres apparaissent peu après, bien plus nourrissantes pour la faune.
- Les herbivores viennent, attirés par la fraîcheur du couvert végétal.
Ce n’est pas de la chance, mais une technique transmise, ajustée et pratiquée pendant des générations.2
Ce que cela fait aux mots
Nous employons couramment deux verbes pour décrire la vie des chasseurs-cueilleurs : errer et ramasser.
Les deux suggèrent l’absence de projet : on erre faute de destination, on ramasse ce qu’on trouve. Or, brûler une zone à la bonne saison pour attirer le gibier demande de savoir où l’on est, ce qui va pousser, quand revenir et pourquoi.
Ces verbes leur retirent une intentionnalité évidente. C’est un cas typique de biais linguistique : un mot qui, croyant décrire, décide.
Quel âge ont les prairies ?
La question paraît simple, mais elle appelle trois réponses distinctes, faute de quoi l’on se trompe :
- Quand les graminées sont-elles apparues ? Il y a au moins 66 millions d’années, et peut-être plus de 100 millions selon les analyses génétiques. On le sait notamment grâce aux phytolithes (grains de silice fabriqués par les plantes) retrouvés dans des excréments fossilisés de dinosaures, en Inde.
- Quand ont-elles dominé le paysage ? Bien plus tard. En Amérique du Nord, à l’Éocène et à l’Oligocène, les graminées des milieux ouverts ne sont encore que des plantes rares ou marginales des forêts ; elles n’y dominent qu’à la fin de l’Oligocène ou au début du Miocène.
- Quand les grandes prairies actuelles sont-elles nées ? Entre 8 et 3 millions d’années seulement.3
Exister, dominer et former un paysage sont trois étapes séparées par des dizaines de millions d’années.
Un calendrier révisé
On pensait que les graminées tropicales — celles qu’on dit en C4 — n’étaient devenues dominantes en Afrique qu’après dix millions d’années. Le problème : les archives végétales plus anciennes étaient rares, et l’hypothèse restait donc invérifiable.4
En 2023, une équipe a comblé ce vide en croisant plusieurs méthodes indépendantes sur neuf sites d’Afrique de l’Est.5
Il en ressort qu’entre vingt et un et seize millions d’années, ces graminées étaient déjà localement abondantes. La date la plus ancienne connue recule donc de plus de dix millions d’années — en Afrique, et dans le monde entier.6
Mais le résultat le plus intéressant n’est pas la date. Ces milieux n’étaient pas uniformes : on y trouvait aussi bien des forêts que des prairies arborées, côte à côte. Un paysage en mosaïque, et non un basculement d’un décor à l’autre.7
Les auteurs en tirent une conséquence qui dépasse la botanique : il faut revoir les interprétations qu’on donnait de l’évolution des mammifères — dont la nôtre. Beaucoup de récits reposaient sur l’idée que nos ancêtres étaient sortis d’une forêt pour entrer dans une savane. Si les deux coexistaient déjà, la question se pose en d’autres termes.8
Un biais de méthode
Le registre fossile des graminées est très pauvre pendant la majeure partie du Cénozoïque. Toutes les dates obtenues sont donc minimales : une date en paléontologie indique jusqu’où un fossile est attesté, non le moment exact de son apparition.9
La boucle d’entretien
L’extension des prairies s’explique par la baisse du CO₂ atmosphérique, une saisonnalité marquée et le rôle du feu :
Le feu élimine les jeunes arbres mais épargne la base des graminées. Cela favorise l’expansion des herbes, ce qui produit plus de combustible, et alimente en retour de futurs feux.10
⚠ À noter : il s’écoule environ 20 millions d’années entre la baisse du CO₂ et l’expansion effective des prairies. Ce décalage demeure partiellement inexpliqué.11
Comment l’herbe survit-elle aux atteintes ?
Après le passage du feu ou des herbivores, comment l’herbe repart-elle si vite ?
Contrairement à un arbre dont la zone de croissance (le méristème apical) se situe en hauteur, le méristème des graminées se trouve au ras du sol, ou tout près. Brouter le haut de la plante ne détruit pas sa capacité à grandir.12
Le rôle des grands herbivores
Les prairies ne dépendent pas uniquement du feu. Les grands herbivores broutent, piétinent, ouvrent des passages et transportent les graines. Le climat ne suffit pas à expliquer ces milieux : là où des forêts pourraient pousser, le feu, les herbivores ou des sols hostiles aux arbres peuvent les maintenir ouverts.13
Conséquences des politiques de suppression du feu et conversions
L’interdiction systématique des feux de brousse traditionnels au XXᵉ siècle a souvent provoqué l’effet inverse de celui recherché : la végétation repousse plus dense, et les feux qui restaient au sol montent jusqu’aux cimes des arbres. Par ailleurs, la conversion massive des prairies en terres agricoles a fragmenté ces écosystèmes, réduisant leur biodiversité spécifique.14
Note 1
Aboriginal burning in Australia has long been assumed to be a "resource management" strategy. […] Anthropogenic landscapes contain a greater diversity of successional stages than landscapes under a lightning fire regime, and differences are of scale, not of kind.
On suppose depuis longtemps que le brûlage aborigène en Australie est une stratégie de « gestion des ressources ». […] Les paysages façonnés par l’homme présentent une plus grande diversité de stades de succession que ceux soumis à un régime de feux de foudre, et les différences sont d’échelle, non de nature.
Bliege Bird, Rebecca et al., « The "Fire Stick Farming" Hypothesis: Australian Aboriginal Foraging Strategies, Biodiversity, and Anthropogenic Fire Mosaics », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 105, 2008, p. 14796-14801
Note 2
Fire has influenced the way Australian Indigenous people live on, with and through their land for millennia. Over this time, Indigenous Australians have skilfully used fire to adaptively manage their local environments. […] For Indigenous people this material significance is complemented by a cultural and symbolic significance that is passed on from generation to generation.
Le feu influence depuis des millénaires la façon dont les peuples autochtones d’Australie vivent sur leur terre, avec elle et à travers elle. Pendant tout ce temps, les Australiens autochtones ont utilisé le feu avec habileté pour gérer leur milieu en s’y adaptant. […] Pour les peuples autochtones, cette importance matérielle s’accompagne d’une importance culturelle et symbolique, transmise de génération en génération.
Cranney, Kate, « Three Practical Ways to Support Indigenous Landscape Burning in Australia », CSIRO, 25 février 2020
Note 3
Silicified plant tissues (phytoliths) preserved in Late Cretaceous coprolites from India show that at least five taxa from extant grass (Poaceae) subclades were present on the Indian subcontinent during the latest Cretaceous.
Des tissus végétaux silicifiés (phytolithes) conservés dans des coprolithes du Crétacé supérieur provenant d’Inde montrent qu’au moins cinq taxons appartenant à des sous-clades actuels de graminées (Poaceae) étaient présents sur le sous-continent indien à la toute fin du Crétacé.
Prasad, Vandana, Strömberg, Caroline A. E., Alimohammadian, Habib et Sahni, Ashok, « Dinosaur Coprolites and the Early Evolution of Grasses and Grazers », Science, vol. 310, 2005, p. 1177-1180
Analyses of these assemblages show that open-habitat grasses had undergone considerable taxonomic diversification by the earliest Oligocene (34 million years ago) but that they did not become ecologically dominant in North America until 7–11 million years later (Late Oligocene or Early Miocene). […] The Eocene and Oligocene phytolith record, which suggests that open-habitat grasses occurred as rare or marginal members of forest communities, contrasts strongly with this scenario.
L’analyse de ces assemblages montre que les graminées des milieux ouverts s’étaient déjà considérablement diversifiées au tout début de l’Oligocène (il y a 34 millions d’années), mais qu’elles ne sont devenues écologiquement dominantes en Amérique du Nord que 7 à 11 millions d’années plus tard (à la fin de l’Oligocène ou au début du Miocène). […] Le registre des phytolithes de l’Éocène et de l’Oligocène, qui suggère que les graminées des milieux ouverts n’étaient que des membres rares ou marginaux des communautés forestières, contraste fortement avec ce scénario.
Strömberg, Caroline A. E., « Decoupled Taxonomic Radiation and Ecological Expansion of Open-Habitat Grasses in the Cenozoic of North America », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 102, n° 34, 2005, p. 11980-11984
The evolution of grasses using C4 photosynthesis and their sudden rise to ecological dominance 3 to 8 million years ago is among the most dramatic examples of biome assembly in the geological record.
L’évolution des graminées à photosynthèse en C4 et leur soudaine accession à la domination écologique il y a 3 à 8 millions d’années comptent parmi les exemples les plus spectaculaires de mise en place d’un biome dans les archives géologiques.
Edwards, Erika J. et al., « The Origins of C4 Grasslands: Integrating Evolutionary and Ecosystem Science », Science, vol. 328, 2010, p. 587-591, accès payant, copie des auteurs en accès libre
Silicified plant tissues (phytoliths) preserved in Late Cretaceous coprolites from India show that at least five taxa from extant grass (Poaceae) subclades were present on the Indian subcontinent during the latest Cretaceous.
Des tissus végétaux silicifiés (phytolithes) conservés dans des coprolithes du Crétacé supérieur provenant d’Inde montrent qu’au moins cinq taxons appartenant à des sous-clades actuels de graminées (Poaceae) étaient présents sur le sous-continent indien à la toute fin du Crétacé.
Prasad, Vandana, Strömberg, Caroline A. E., Alimohammadian, Habib et Sahni, Ashok, « Dinosaur Coprolites and the Early Evolution of Grasses and Grazers », Science, vol. 310, 2005, p. 1177-1180, accès payant
The estimated age of the Poaceae inferred herein range from 107Ma (new fossils excluded) to 129Ma (preferred placement of fossils), compared with published ages of ~70–95Ma (refs 16–18,40).
L’âge des Poacées estimé ici va de 107 Ma (nouveaux fossiles exclus) à 129 Ma (placement privilégié des fossiles), contre des âges publiés d’environ 70 à 95 Ma (réf. 16-18, 40).
Prasad, Vandana et al., « Late Cretaceous Origin of the Rice Tribe Provides Evidence for Early Diversification in Poaceae », Nature Communications, vol. 2, 480, 2011
Note 4
C4 grasses are thought to have become ecologically dominant in Africa only after 10 million years ago (Ma). However, paleobotanical records older than 10 Ma are sparse, limiting assessment of the timing and nature of C4 biomass expansion.
On pense que les graminées en C4 ne sont devenues écologiquement dominantes en Afrique qu’après 10 millions d’années avant le présent. Mais les archives paléobotaniques de plus de 10 millions d’années sont rares, ce qui limite l’évaluation de la date et de la nature de l’expansion de la biomasse en C4.
Peppe, Daniel J. et al., « Oldest Evidence of Abundant C4 Grasses and Habitat Heterogeneity in Eastern Africa », Science, vol. 380, 2023, p. 173-177
Note 5
This study uses a multiproxy design to document vegetation structure from nine Early Miocene mammal site complexes across eastern Africa.
Cette étude utilise plusieurs indicateurs pour décrire la structure de la végétation de neuf ensembles de sites à mammifères du Miocène inférieur, dans l’est de l’Afrique.
Peppe, Daniel J. et al., « Oldest Evidence of Abundant C4 Grasses and Habitat Heterogeneity in Eastern Africa », Science, vol. 380, 2023, p. 173-177
Note 6
Results demonstrate that between ~21 and 16 Ma, C4 grasses were locally abundant
Les résultats montrent qu’il y a environ 21 à 16 millions d’années, les graminées en C4 étaient abondantes localement
Peppe, Daniel J. et al., « Oldest Evidence of Abundant C4 Grasses and Habitat Heterogeneity in Eastern Africa », Science, vol. 380, 2023, p. 173-177
These data push back the oldest evidence of C4 grass–dominated habitats in Africa—and globally—by more than 10 million years
Ces données font reculer de plus de 10 millions d’années la plus ancienne preuve d’habitats dominés par les graminées en C4 en Afrique — et dans le monde.
Peppe, Daniel J. et al., « Oldest Evidence of Abundant C4 Grasses and Habitat Heterogeneity in Eastern Africa », Science, vol. 380, 2023, p. 173-177
Note 7
contributing to heterogeneous habitats ranging from forests to wooded grasslands
contribuant à des milieux hétérogènes, allant de la forêt à la prairie boisée
Peppe, Daniel J. et al., « Oldest Evidence of Abundant C4 Grasses and Habitat Heterogeneity in Eastern Africa », Science, vol. 380, 2023, p. 173-177
Note 8
calling for revised paleoecological interpretations of mammalian evolution
ce qui appelle à revoir les interprétations paléoécologiques de l’évolution des mammifères
Peppe, Daniel J. et al., « Oldest Evidence of Abundant C4 Grasses and Habitat Heterogeneity in Eastern Africa », Science, vol. 380, 2023, p. 173-177
Note 9
However, for most of the Cenozoic, the fossil record of grasses is extremely poor, providing little insight into taxonomic diversification patterns within the family (1). […] some taxonomic diversification within these groups must have occurred before they were first recorded by phytoliths and macrofossils in the Great Plains (that is, by ≥34 Ma).
Cependant, pendant la majeure partie du Cénozoïque, le registre fossile des graminées est extrêmement pauvre et n’éclaire guère les modalités de diversification taxonomique au sein de la famille (1). […] une partie de la diversification taxonomique de ces groupes a dû se produire avant leur première attestation par des phytolithes et des macrofossiles dans les Grandes Plaines (c’est-à-dire avant 34 Ma au moins).
Strömberg, Caroline A. E., « Decoupled Taxonomic Radiation and Ecological Expansion of Open-Habitat Grasses in the Cenozoic of North America », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 102, n° 34, 2005, p. 11980-11984
Note 10
[…] the grass-fire feedback: increasing fire frequency leads to more grass that, in turn, results in a higher frequency of fire. […] results in greater mortality of savanna trees (primarily of juveniles; […]) […] Trees, but not grasses, are negatively affected by fire: increasing/decreasing fire frequency should decrease/increase tree densities, but it should not directly affect grasses (e.g., Setterfield 2002).
[…] la rétroaction herbe-feu : une fréquence de feu accrue entraîne davantage d’herbe qui, à son tour, produit une fréquence de feu plus élevée. […] entraîne une mortalité accrue des arbres de savane (surtout des jeunes ; […]) […] Les arbres, mais non les herbes, pâtissent du feu : une fréquence de feu accrue ou réduite devrait réduire ou accroître la densité des arbres, mais elle ne devrait pas affecter directement les herbes (par ex. Setterfield 2002).
Beckage, Brian, Platt, William J. et Gross, Louis J., « Vegetation, Fire, and Feedbacks: A Disturbance-Mediated Model of Savannas », The American Naturalist, vol. 174, n° 6, 2009, p. 805-818
For grass resprouters, tolerance of frequent fire is enabled by resprouting from basal meristems.
Chez les graminées qui rejettent, la tolérance aux feux fréquents tient à leur capacité à repartir de leurs méristèmes basaux.
Simpson, Kimberley J. et al., « Resprouting Grasses Are Associated with Less Frequent Fire than Seeders », New Phytologist, vol. 230, n° 2, 2021, p. 832-844
Note 11
Nevertheless, CO2 does seem to have fallen below the upper bound of the threshold 20 My before the origin of C4 grasslands, provoking a reappraisal of the ecological context and environmental drivers of C4 grassland expansion.
Pourtant, le CO2 semble bien être descendu sous la limite haute du seuil 20 millions d’années avant l’apparition des prairies en C4, ce qui oblige à réexaminer le contexte écologique et les facteurs environnementaux de l’expansion des prairies en C4.
Edwards, Erika J. et al., « The Origins of C4 Grasslands: Integrating Evolutionary and Ecosystem Science », Science, vol. 328, 2010, p. 587-591, accès payant, copie des auteurs en accès libre
Note 12
In this example, the growing point (apical meristem) is at or near the soil surface and is protected from large grazing animals. Grazing, therefore, removes leaf tissue but, in most cases, will not harm the growing point that produces the leaves.
Dans cet exemple, le point de croissance (méristème apical) se trouve au niveau de la surface du sol ou tout près, et il est protégé des grands animaux brouteurs. Le broutage enlève donc du tissu foliaire mais, dans la plupart des cas, n’abîme pas le point de croissance qui produit les feuilles.
Cranshaw, W., « Grass Growth and Response to Grazing », Colorado State University Extension, juin 2007
Note 13
They occur in climates that can support closed forest ecosystems and often form mosaics with forest patches. […] It examines hypotheses for their maintenance in climate zones favouring the development of forests, including fire, vertebrate herbivory, and soils hostile for tree growth.
On les trouve sous des climats capables de porter des écosystèmes forestiers fermés, et ils forment souvent des mosaïques avec des îlots de forêt. […] Il examine les hypothèses qui expliquent leur maintien dans des zones climatiques favorables au développement des forêts, notamment le feu, l’action des vertébrés herbivores et des sols hostiles à la croissance des arbres.
Bond, William J., Open Ecosystems: Ecology and Evolution beyond the Forest Edge, Oxford University Press, 2019
Note 14
Fire protection, by contrast, promotes dense regrowth and closed woodlands. In the southwestern United States, this has led to an associated switch from surface to crown fires
À l’inverse, la protection contre le feu favorise une repousse dense et des boisements fermés. Dans le sud-ouest des États-Unis, cela s’est accompagné d’un passage des feux de surface aux feux de cimes
Bowman, David M. J. S. et al., « Fire in the Earth System », Science, vol. 324, 2009, p. 481-484
Notes et sources
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Passage des chasseurs-cueilleurs aménageaient leur milieu par le feu contrôlé
Aboriginal burning in Australia has long been assumed to be a "resource management" strategy. […] Anthropogenic landscapes contain a greater diversity of successional stages than landscapes under a lightning fire regime, and differences are of scale, not of kind.
Traduction de la rédaction On suppose depuis longtemps que le brûlage aborigène en Australie est une stratégie de « gestion des ressources ». […] Les paysages façonnés par l’homme présentent une plus grande diversité de stades de succession que ceux soumis à un régime de feux de foudre, et les différences sont d’échelle, non de nature.
Source Bliege Bird, Rebecca et al., « The "Fire Stick Farming" Hypothesis: Australian Aboriginal Foraging Strategies, Biodiversity, and Anthropogenic Fire Mosaics », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 105, 2008, p. 14796-14801, résumé, p. 14796 (lu sur le portail Penn State).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage Ce n’est pas de la chance, mais une technique transmise, ajustée et pratiquée pendant des générations.
Fire has influenced the way Australian Indigenous people live on, with and through their land for millennia. Over this time, Indigenous Australians have skilfully used fire to adaptively manage their local environments. […] For Indigenous people this material significance is complemented by a cultural and symbolic significance that is passed on from generation to generation.
Traduction de la rédaction Le feu influence depuis des millénaires la façon dont les peuples autochtones d’Australie vivent sur leur terre, avec elle et à travers elle. Pendant tout ce temps, les Australiens autochtones ont utilisé le feu avec habileté pour gérer leur milieu en s’y adaptant. […] Pour les peuples autochtones, cette importance matérielle s’accompagne d’une importance culturelle et symbolique, transmise de génération en génération.
Source Cranney, Kate, « Three Practical Ways to Support Indigenous Landscape Burning in Australia », CSIRO, 25 février 2020, introduction de l’article.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage On le sait notamment grâce aux phytolithes (grains de silice fabriqués par les plantes) retrouvés dans des excréments fossilisés de dinosaures, en Inde.
Silicified plant tissues (phytoliths) preserved in Late Cretaceous coprolites from India show that at least five taxa from extant grass (Poaceae) subclades were present on the Indian subcontinent during the latest Cretaceous.
Traduction de la rédaction Des tissus végétaux silicifiés (phytolithes) conservés dans des coprolithes du Crétacé supérieur provenant d’Inde montrent qu’au moins cinq taxons appartenant à des sous-clades actuels de graminées (Poaceae) étaient présents sur le sous-continent indien à la toute fin du Crétacé.
Source Prasad, Vandana, Strömberg, Caroline A. E., Alimohammadian, Habib et Sahni, Ashok, « Dinosaur Coprolites and the Early Evolution of Grasses and Grazers », Science, vol. 310, 2005, p. 1177-1180, résumé, 1re phrase.
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
Passage En Amérique du Nord, à l’Éocène et à l’Oligocène, les graminées des milieux ouverts ne sont encore que des plantes rares ou marginales des forêts ; elles n’y dominent qu’à la fin de l’Oligocène ou au début du Miocène.
Analyses of these assemblages show that open-habitat grasses had undergone considerable taxonomic diversification by the earliest Oligocene (34 million years ago) but that they did not become ecologically dominant in North America until 7–11 million years later (Late Oligocene or Early Miocene). […] The Eocene and Oligocene phytolith record, which suggests that open-habitat grasses occurred as rare or marginal members of forest communities, contrasts strongly with this scenario.
Traduction de la rédaction L’analyse de ces assemblages montre que les graminées des milieux ouverts s’étaient déjà considérablement diversifiées au tout début de l’Oligocène (il y a 34 millions d’années), mais qu’elles ne sont devenues écologiquement dominantes en Amérique du Nord que 7 à 11 millions d’années plus tard (à la fin de l’Oligocène ou au début du Miocène). […] Le registre des phytolithes de l’Éocène et de l’Oligocène, qui suggère que les graminées des milieux ouverts n’étaient que des membres rares ou marginaux des communautés forestières, contraste fortement avec ce scénario.
Source Strömberg, Caroline A. E., « Decoupled Taxonomic Radiation and Ecological Expansion of Open-Habitat Grasses in the Cenozoic of North America », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 102, n° 34, 2005, p. 11980-11984, résumé ; puis « Results and Discussion », passage sur les habitats de l’Éocène et de l’Oligocène.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage Quand les grandes prairies actuelles sont-elles nées ? Entre 8 et 3 millions d’années seulement.
The evolution of grasses using C4 photosynthesis and their sudden rise to ecological dominance 3 to 8 million years ago is among the most dramatic examples of biome assembly in the geological record.
Traduction de la rédaction L’évolution des graminées à photosynthèse en C4 et leur soudaine accession à la domination écologique il y a 3 à 8 millions d’années comptent parmi les exemples les plus spectaculaires de mise en place d’un biome dans les archives géologiques.
Source Edwards, Erika J. et al., « The Origins of C4 Grasslands: Integrating Evolutionary and Ecosystem Science », Science, vol. 328, 2010, p. 587-591, accès payant, copie des auteurs en accès libre, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
Passage Quand les graminées sont-elles apparues ? Il y a au moins 66 millions d’années
Silicified plant tissues (phytoliths) preserved in Late Cretaceous coprolites from India show that at least five taxa from extant grass (Poaceae) subclades were present on the Indian subcontinent during the latest Cretaceous.
Traduction de la rédaction Des tissus végétaux silicifiés (phytolithes) conservés dans des coprolithes du Crétacé supérieur provenant d’Inde montrent qu’au moins cinq taxons appartenant à des sous-clades actuels de graminées (Poaceae) étaient présents sur le sous-continent indien à la toute fin du Crétacé.
Source Prasad, Vandana, Strömberg, Caroline A. E., Alimohammadian, Habib et Sahni, Ashok, « Dinosaur Coprolites and the Early Evolution of Grasses and Grazers », Science, vol. 310, 2005, p. 1177-1180, accès payant, résumé, 1re phrase.
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
Passage et peut-être plus de 100 millions selon les analyses génétiques
The estimated age of the Poaceae inferred herein range from 107Ma (new fossils excluded) to 129Ma (preferred placement of fossils), compared with published ages of ~70–95Ma (refs 16–18,40).
Traduction de la rédaction L’âge des Poacées estimé ici va de 107 Ma (nouveaux fossiles exclus) à 129 Ma (placement privilégié des fossiles), contre des âges publiés d’environ 70 à 95 Ma (réf. 16-18, 40).
Source Prasad, Vandana et al., « Late Cretaceous Origin of the Rice Tribe Provides Evidence for Early Diversification in Poaceae », Nature Communications, vol. 2, 480, 2011, « Discussion », paragraphe « Two sets of dates inferred from our dating analysis… » (âge de la famille des graminées) ; voir aussi le tableau 2.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage On pensait que les graminées tropicales […] n’étaient devenues dominantes en Afrique qu’après dix millions d’années. Le problème : les archives végétales plus anciennes étaient rares
C4 grasses are thought to have become ecologically dominant in Africa only after 10 million years ago (Ma). However, paleobotanical records older than 10 Ma are sparse, limiting assessment of the timing and nature of C4 biomass expansion.
Traduction de la rédaction On pense que les graminées en C4 ne sont devenues écologiquement dominantes en Afrique qu’après 10 millions d’années avant le présent. Mais les archives paléobotaniques de plus de 10 millions d’années sont rares, ce qui limite l’évaluation de la date et de la nature de l’expansion de la biomasse en C4.
Source Peppe, Daniel J. et al., « Oldest Evidence of Abundant C4 Grasses and Habitat Heterogeneity in Eastern Africa », Science, vol. 380, 2023, p. 173-177, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage une équipe a comblé ce vide en croisant plusieurs méthodes indépendantes sur neuf sites d’Afrique de l’Est
This study uses a multiproxy design to document vegetation structure from nine Early Miocene mammal site complexes across eastern Africa.
Traduction de la rédaction Cette étude utilise plusieurs indicateurs pour décrire la structure de la végétation de neuf ensembles de sites à mammifères du Miocène inférieur, dans l’est de l’Afrique.
Source Peppe, Daniel J. et al., « Oldest Evidence of Abundant C4 Grasses and Habitat Heterogeneity in Eastern Africa », Science, vol. 380, 2023, p. 173-177, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage entre vingt et un et seize millions d’années, ces graminées étaient déjà localement abondantes
Results demonstrate that between ~21 and 16 Ma, C4 grasses were locally abundant
Traduction de la rédaction Les résultats montrent qu’il y a environ 21 à 16 millions d’années, les graminées en C4 étaient abondantes localement
Source Peppe, Daniel J. et al., « Oldest Evidence of Abundant C4 Grasses and Habitat Heterogeneity in Eastern Africa », Science, vol. 380, 2023, p. 173-177, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage La date la plus ancienne connue recule donc de plus de dix millions d’années — en Afrique, et dans le monde entier.
These data push back the oldest evidence of C4 grass–dominated habitats in Africa—and globally—by more than 10 million years
Traduction de la rédaction Ces données font reculer de plus de 10 millions d’années la plus ancienne preuve d’habitats dominés par les graminées en C4 en Afrique — et dans le monde.
Source Peppe, Daniel J. et al., « Oldest Evidence of Abundant C4 Grasses and Habitat Heterogeneity in Eastern Africa », Science, vol. 380, 2023, p. 173-177, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage on y trouvait aussi bien des forêts que des prairies arborées, côte à côte
contributing to heterogeneous habitats ranging from forests to wooded grasslands
Traduction de la rédaction contribuant à des milieux hétérogènes, allant de la forêt à la prairie boisée
Source Peppe, Daniel J. et al., « Oldest Evidence of Abundant C4 Grasses and Habitat Heterogeneity in Eastern Africa », Science, vol. 380, 2023, p. 173-177, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage il faut revoir les interprétations qu’on donnait de l’évolution des mammifères
calling for revised paleoecological interpretations of mammalian evolution
Traduction de la rédaction ce qui appelle à revoir les interprétations paléoécologiques de l’évolution des mammifères
Source Peppe, Daniel J. et al., « Oldest Evidence of Abundant C4 Grasses and Habitat Heterogeneity in Eastern Africa », Science, vol. 380, 2023, p. 173-177, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Le registre fossile des graminées est très pauvre pendant la majeure partie du Cénozoïque. Toutes les dates obtenues sont donc minimales
However, for most of the Cenozoic, the fossil record of grasses is extremely poor, providing little insight into taxonomic diversification patterns within the family (1). […] some taxonomic diversification within these groups must have occurred before they were first recorded by phytoliths and macrofossils in the Great Plains (that is, by ≥34 Ma).
Traduction de la rédaction Cependant, pendant la majeure partie du Cénozoïque, le registre fossile des graminées est extrêmement pauvre et n’éclaire guère les modalités de diversification taxonomique au sein de la famille (1). […] une partie de la diversification taxonomique de ces groupes a dû se produire avant leur première attestation par des phytolithes et des macrofossiles dans les Grandes Plaines (c’est-à-dire avant 34 Ma au moins).
Source Strömberg, Caroline A. E., « Decoupled Taxonomic Radiation and Ecological Expansion of Open-Habitat Grasses in the Cenozoic of North America », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 102, n° 34, 2005, p. 11980-11984, introduction, 1er paragraphe ; « Results and Discussion », 6e paragraphe.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Le feu élimine les jeunes arbres […] ce qui produit plus de combustible, et alimente en retour de futurs feux
[…] the grass-fire feedback: increasing fire frequency leads to more grass that, in turn, results in a higher frequency of fire. […] results in greater mortality of savanna trees (primarily of juveniles; […]) […] Trees, but not grasses, are negatively affected by fire: increasing/decreasing fire frequency should decrease/increase tree densities, but it should not directly affect grasses (e.g., Setterfield 2002).
Traduction de la rédaction […] la rétroaction herbe-feu : une fréquence de feu accrue entraîne davantage d’herbe qui, à son tour, produit une fréquence de feu plus élevée. […] entraîne une mortalité accrue des arbres de savane (surtout des jeunes ; […]) […] Les arbres, mais non les herbes, pâtissent du feu : une fréquence de feu accrue ou réduite devrait réduire ou accroître la densité des arbres, mais elle ne devrait pas affecter directement les herbes (par ex. Setterfield 2002).
Source Beckage, Brian, Platt, William J. et Gross, Louis J., « Vegetation, Fire, and Feedbacks: A Disturbance-Mediated Model of Savannas », The American Naturalist, vol. 174, n° 6, 2009, p. 805-818, p. 810, « Results », sous-section « Grass Feedbacks on Fire Frequency » ; p. 814-815, « Discussion ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage épargne la base des graminées
For grass resprouters, tolerance of frequent fire is enabled by resprouting from basal meristems.
Traduction de la rédaction Chez les graminées qui rejettent, la tolérance aux feux fréquents tient à leur capacité à repartir de leurs méristèmes basaux.
Source Simpson, Kimberley J. et al., « Resprouting Grasses Are Associated with Less Frequent Fire than Seeders », New Phytologist, vol. 230, n° 2, 2021, p. 832-844, p. 840, discussion.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage il s’écoule environ 20 millions d’années entre la baisse du CO₂ et l’expansion effective des prairies. Ce décalage demeure partiellement inexpliqué.
Nevertheless, CO2 does seem to have fallen below the upper bound of the threshold 20 My before the origin of C4 grasslands, provoking a reappraisal of the ecological context and environmental drivers of C4 grassland expansion.
Traduction de la rédaction Pourtant, le CO2 semble bien être descendu sous la limite haute du seuil 20 millions d’années avant l’apparition des prairies en C4, ce qui oblige à réexaminer le contexte écologique et les facteurs environnementaux de l’expansion des prairies en C4.
Source Edwards, Erika J. et al., « The Origins of C4 Grasslands: Integrating Evolutionary and Ecosystem Science », Science, vol. 328, 2010, p. 587-591, accès payant, copie des auteurs en accès libre, p. 588, section « Reconstructing a Botanical Revolution ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage le méristème des graminées se trouve au ras du sol, ou tout près
In this example, the growing point (apical meristem) is at or near the soil surface and is protected from large grazing animals. Grazing, therefore, removes leaf tissue but, in most cases, will not harm the growing point that produces the leaves.
Traduction de la rédaction Dans cet exemple, le point de croissance (méristème apical) se trouve au niveau de la surface du sol ou tout près, et il est protégé des grands animaux brouteurs. Le broutage enlève donc du tissu foliaire mais, dans la plupart des cas, n’abîme pas le point de croissance qui produit les feuilles.
Source Cranshaw, W., « Grass Growth and Response to Grazing », Colorado State University Extension, juin 2007, rubrique « Vegetative Growth » (croissance végétative des talles).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage Le climat ne suffit pas à expliquer ces milieux : là où des forêts pourraient pousser, le feu, les herbivores ou des sols hostiles aux arbres peuvent les maintenir ouverts.
They occur in climates that can support closed forest ecosystems and often form mosaics with forest patches. […] It examines hypotheses for their maintenance in climate zones favouring the development of forests, including fire, vertebrate herbivory, and soils hostile for tree growth.
Traduction de la rédaction On les trouve sous des climats capables de porter des écosystèmes forestiers fermés, et ils forment souvent des mosaïques avec des îlots de forêt. […] Il examine les hypothèses qui expliquent leur maintien dans des zones climatiques favorables au développement des forêts, notamment le feu, l’action des vertébrés herbivores et des sols hostiles à la croissance des arbres.
Source Bond, William J., Open Ecosystems: Ecology and Evolution beyond the Forest Edge, Oxford University Press, 2019, présentation de l’ouvrage par l’éditeur (Oxford University Press, site d’OUP Japon).
En bibliothèque ; présentation de l’éditeur en accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage la végétation repousse plus dense, et les feux qui restaient au sol montent jusqu’aux cimes des arbres
Fire protection, by contrast, promotes dense regrowth and closed woodlands. In the southwestern United States, this has led to an associated switch from surface to crown fires
Traduction de la rédaction À l’inverse, la protection contre le feu favorise une repousse dense et des boisements fermés. Dans le sud-ouest des États-Unis, cela s’est accompagné d’un passage des feux de surface aux feux de cimes
Source Bowman, David M. J. S. et al., « Fire in the Earth System », Science, vol. 324, 2009, p. 481-484, p. 482, section « Distribution and Diversity of Fire ».
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
Références bibliographiques
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- Beckage, Brian, Platt, William J. et Gross, Louis J., « Vegetation, Fire, and Feedbacks: A Disturbance-Mediated Model of Savannas », The American Naturalist, vol. 174, n° 6, 2009, p. 805-818, accès payant ; version de l’auteur en accès libre (la rétroaction herbe-feu ; le feu qui tue surtout les jeunes arbres et épargne les herbes). https://www.uvm.edu/~bbeckage/Manuscripts/Beckage_etal.AmNat.2009.pdf
- Bliege Bird, Rebecca et al., « The "Fire Stick Farming" Hypothesis: Australian Aboriginal Foraging Strategies, Biodiversity, and Anthropogenic Fire Mosaics », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 105, 2008, p. 14796-14801, en accès libre (le feu comme outil d’aménagement du milieu : des paysages plus variés que sous les seuls feux de foudre ; voir l’entrée 2.9). https://pure.psu.edu/en/publications/the-fire-stick-farming-hypothesis-australian-aboriginal-foraging-/
- Bond, William J., Woodward, F. Ian et Midgley, Guy F., « The Global Distribution of Ecosystems in a World without Fire », New Phytologist, vol. 165, 2005, p. 525-538, accès payant (la boucle herbe-feu et ce que serait le monde sans feu).
- Bond, William J., Open Ecosystems: Ecology and Evolution beyond the Forest Edge, Oxford University Press, 2019, en bibliothèque (les prairies et savanes comme systèmes entretenus, non comme forêts dégradées).
- Bowman, David M. J. S. et al., « Fire in the Earth System », Science, vol. 324, 2009, p. 481-484, accès payant (les effets contraires des politiques de suppression du feu).
- Cranney, Kate, « Three Practical Ways to Support Indigenous Landscape Burning in Australia », CSIRO, 25 février 2020, en accès libre (le feu, outil des peuples autochtones d’Australie depuis des millénaires, employé avec habileté pour gérer leur milieu en s’adaptant, et dont la signification se transmet de génération en génération ; consulté le 24 octobre 2026). https://www.csiro.au/en/news/all/articles/2020/february/three-practical-ways-to-support-indigenous-landscape-burning-in-australia
- Cranshaw, W., « Grass Growth and Response to Grazing », Colorado State University Extension, juin 2007, revu par Beth Hayes en juillet 2025, en accès libre (chez la graminée en croissance, le méristème apical se trouve au ras du sol ou tout près, à l’abri des grands herbivores ; le broutage enlève des feuilles sans atteindre ce point de croissance ; consulté le 24 octobre 2026). https://extension.colostate.edu/resource/grass-growth-and-response-to-grazing
- Edwards, Erika J. et al., « The Origins of C4 Grasslands: Integrating Evolutionary and Ecosystem Science », Science, vol. 328, 2010, p. 587-591, accès payant, copie des auteurs en accès libre (l’expansion des prairies actuelles entre 8 et 3 millions d’années, et le décalage d’environ 20 millions d’années avec la baisse du CO₂). https://www.brown.edu/Research/Edwards_Lab/reprints/Edwards_etal_Science2010.pdf
- Peppe, Daniel J. et al., « Oldest Evidence of Abundant C4 Grasses and Habitat Heterogeneity in Eastern Africa », Science, vol. 380, 2023, p. 173-177, accès payant (la dominance supposée après 10 millions d’années et la rareté des archives antérieures ; les neuf sites et la méthode croisée ; des graminées C4 localement abondantes entre 21 et 16 millions d’années ; les habitats en mosaïque, des forêts aux prairies arborées ; le recul de plus de dix millions d’années ; l’appel à réviser les interprétations sur l’évolution des mammifères). https://doi.org/10.1126/science.abq2834
- Prasad, Vandana et al., « Late Cretaceous Origin of the Rice Tribe Provides Evidence for Early Diversification in Poaceae », Nature Communications, vol. 2, 480, 2011, copie déposée en accès libre. https://www.evolution.ac.cn/PDF/Prasad%20et%20al-2011.pdf
- Prasad, Vandana, Strömberg, Caroline A. E., Alimohammadian, Habib et Sahni, Ashok, « Dinosaur Coprolites and the Early Evolution of Grasses and Grazers », Science, vol. 310, 2005, p. 1177-1180, accès payant (les phytolithes de graminées dans des coprolithes de dinosaures, en Inde).
- Simpson, Kimberley J. et al., « Resprouting Grasses Are Associated with Less Frequent Fire than Seeders », New Phytologist, vol. 230, n° 2, 2021, p. 832-844, en accès libre (les graminées qui repartent de leurs méristèmes basaux après le feu). https://escholarship.org/uc/item/2v4993wz
- Strömberg, Caroline A. E., « Decoupled Taxonomic Radiation and Ecological Expansion of Open-Habitat Grasses in the Cenozoic of North America », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 102, n° 34, 2005, p. 11980-11984, en accès libre (les graminées des milieux ouverts, rares ou marginales dans les forêts d’Amérique du Nord à l’Éocène et à l’Oligocène, dominantes seulement à la fin de l’Oligocène ou au début du Miocène ; un registre fossile très pauvre et des dates d’apparition minimales). https://doi.org/10.1073/pnas.0505700102
- Strömberg, Caroline A. E., « Evolution of Grasses and Grassland Ecosystems », Annual Review of Earth and Planetary Sciences, vol. 39, 2011, p. 517-544, accès payant (exister, dominer, former un paysage : les trois étapes).
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