Corps humain 8.12

Le système immunitaire et la défense contre les maladies

Le saviez-vous ?

« Renforcez vos défenses naturelles » est une formule de publicité, pas un terme de médecine.

Image de microscope électronique : une cellule aux contours bosselés qui enveloppe de petits bâtonnets.
Un globule blanc (polynucléaire neutrophile) en train d’englober des bactéries du charbon, vu au microscope électronique à balayage ; la barre d’échelle mesure 5 micromètres. Volker Brinkmann, CC BY 2.5, source

« Renforcez vos défenses naturelles » est une formule de publicité, pas un terme de médecine.

Cette phrase, chacun l’a lue des centaines de fois, sur des boîtes, dans des publicités, sur des étiquettes.

Ce qui défend l’organisme, et comment

Le système immunitaire n’est pas un organe. C’est un ensemble de cellules, de molécules et de tissus répartis dans tout le corps, dont le travail est de distinguer ce qui lui appartient de ce qui ne lui appartient pas, puis d’éliminer le second.

Il fonctionne sur trois lignes, qui n’entrent pas en jeu au même moment.

La première ligne empêche l’entrée. La peau forme une barrière que très peu de microbes franchissent tant qu’elle est intacte. Les larmes, la salive et l’acidité de l’estomac détruisent une partie de ce qui passe. Les voies respiratoires sont tapissées de mucus et de cils qui remontent les intrus vers la gorge. Ces barrières font partie de l’immunité innée, et elles agissent en permanence — silencieusement, sans qu’on en sache jamais rien.1

La deuxième ligne réagit vite, sans cibler un intrus précis. C’est l’autre versant de l’immunité innée : présente dès la naissance, elle reconnaît des signaux communs à de nombreux microbes et se met en place en quelques minutes à quelques heures. Ses ouvrières sont des globules blancs capables d’avaler et de digérer une bactérie. C’est elle qui provoque l’inflammation — rougeur, chaleur, gonflement, douleur. Ces quatre signes ne viennent pas du microbe lui-même : ce sont les traces du travail en cours, l’afflux de sang et de cellules vers l’endroit attaqué — même si une inflammation excessive ou prolongée peut, elle aussi, nuire.2

La troisième ligne est lente, précise, et elle apprend. C’est l’immunité adaptative. Elle repose sur les lymphocytes, des globules blancs spécialisés, qui reconnaissent une molécule précise à la surface de l’intrus — son antigène. Certains fabriquent des anticorps, des protéines qui se fixent sur cet antigène et le neutralisent ou le signalent aux autres cellules. Il peut lui falloir quelques jours pour se mettre en place la première fois. Ensuite, elle garde trace de la rencontre, et la réponse suivante est bien plus rapide.3

C’est cette trace qui rend la vaccination possible : on présente au corps une version inoffensive de l’intrus, ou d’une de ses pièces, pour qu’il fabrique sa réponse avant d’en avoir besoin. C’est de cette trace que parle le reste de cette page — car le mot par lequel on la désigne, « mémoire », est trompeur.

Un système n’est pas un muscle

L’image que cette phrase installe est celle d’un muscle : plus on l’entraîne, plus il est fort, et mieux on est protégé. Un système immunitaire ne fonctionne pas ainsi.

Ce n’est pas une force brute qu’on augmente, mais un ensemble de mécanismes complexes qui reconnaissent — ou ne reconnaissent pas — ce qui pénètre dans l’organisme, et qui apprennent de ce qu’ils ont déjà rencontré.

En Europe, les allégations de santé portées sur les aliments sont d’ailleurs très encadrées : seules celles qui figurent sur une liste officielle sont en principe permises. Pour l’immunité, elles se limitent à dire que certains nutriments contribuent au « fonctionnement normal » du système immunitaire.4

Un vaccin n’ajoute pas de la force. Il apprend une forme.

Pourquoi cette page ne cite aucune marque

Ce site a examiné, dans d’autres pages, un procédé qu’il faut savoir reconnaître : le fait qu’une partie intéressée produise elle-même les informations sur ce qu’elle vend. Notre page sur les réactions chimiques raconte comment cela s’est passé pour le plomb dans l’essence, et notre page sur le climat le montre mesuré, chiffres à l’appui.

Le domaine de la santé s’y prête particulièrement, parce que la promesse y touche à l’intime et que la vérification est difficile pour un particulier.

Nous décrivons donc le mécanisme, et jamais les marques. Nommer des produits reviendrait à leur faire de la publicité, y compris en les critiquant — et cela date la page en quelques mois.

Ce qui ne se démode pas, c’est la question à poser : qui a produit l’information, et l’a-t-on comparée à un groupe témoin ?

La mémoire immunitaire n’est pas un souvenir

Quand le corps a rencontré un pathogène, il réagit plus vite et plus efficacement la fois suivante. On dit couramment qu’il « s’en souvient ».

Ce n’est pas du tout ce qui se passe, et le mécanisme réel est bien plus fascinant que la métaphore.

Comment le corps trouve la bonne clé

Le système immunitaire fabrique des récepteurs au hasard. Une immense variété de formes différentes, sans savoir à l’avance ce qu’il aura besoin de neutraliser.5

Quand un intrus survient, la plupart de ces récepteurs s’avèrent inefficaces. Quelques-uns, par chance, parviennent à s’y accrocher légèrement.

Les lymphocytes B qui les portent se multiplient. Pendant ce temps, leurs gènes d’anticorps mutent — dans des structures dédiées à cela, les centres germinatifs.6

Un chiffre donne la mesure de la chose : dans ces gènes-là, le taux de mutation est environ un million de fois plus élevé que dans le reste de leur génome.7

Le corps ne subit pas ces erreurs : il les fabrique exprès, à un endroit précis, et presque seulement là.

Les nouvelles versions sont ensuite sélectionnées sur leur performance : celles qui accrochent le mieux survivent et se reproduisent, les autres sont éliminées.

Puis le cycle recommence.

Un raffinement découvert récemment

Des travaux publiés en 2025, menés chez la souris, montrent que ce taux de mutation n’est pas le même pour toutes les cellules.8

Le problème est le suivant : muter au hasard produit plus souvent des dégâts que des améliorations. Plus une cellule fabrique déjà un bon anticorps, plus elle a à perdre à continuer de muter.9

Ce que l’on observe : les cellules qui produisent les anticorps les plus performants se divisent davantage, mais mutent moins à chaque division.10

Le système protège ce qui marche déjà. Il ne se contente pas de trier après coup : il règle la quantité de hasard qu’il s’autorise, selon ce qu’il a déjà trouvé.11

Le mécanisme de l’évolution à l’échelle cellulaire

C’est exactement le principe de la sélection naturelle : variation au hasard, sélection sur la performance, reproduction des gagnants.

À une différence près, et elle est vertigineuse : cela se déroule en quelques jours à quelques semaines, à l’intérieur d’un seul organisme.

C’est comparable à trouver la source de chaleur dans une pièce sombre, avec un seul thermomètre sans mémoire : impossible de voir la pièce, il faut tâtonner, conserver la direction qui chauffe un peu plus, et répéter l’opération.

Ce que « mémoire » cache

Ce que le corps conserve après une infection, ce n’est pas une donnée informatique ou une note rédigée.

C’est une population de cellules survivantes — les descendantes de celles qui ont été retenues par la sélection.

Rien n’a été enregistré. Quelque chose a été sélectionné.

C’est pourquoi la métaphore du souvenir est trompeuse. Un souvenir se classe et se relit. Dans le corps, il n’y a pas de fichier : il y a des lignées cellulaires survivantes.

L’immunité entraînée

Le tableau scientifique continue d’évoluer. Certaines cellules de l’immunité dite innée (comme les macrophages ou les cellules NK) — qu’on croyait totalement dépourvues de mémoire — développent des modifications épigénétiques après un premier contact. C’est ce qu’on appelle l’immunité entraînée.12

La frontière entre immunité innée et adaptative se fait aujourd’hui plus fluide, confirmant que la recherche reste dynamique.

Le vocabulaire militaire

On parle couramment d’armée de cellules, de guerre contre les microbes, d’envahisseurs, de barrières ou de défense.

Ces métaphores facilitent la vulgarisation, mais elles masquent une réalité essentielle.

Elles laissent penser que tout micro-organisme entrant est un ennemi. Or, la majorité des micro-organismes ne sont pas pathogènes : seule une petite part des espèces peut rendre l’humain malade.13

Elles suggèrent une logique d’affrontement systématique, là où l’enjeu principal du système immunitaire est avant tout la reconnaissance du soi et du non-soi, ainsi que la tolérance de ce qui est inoffensif.

Note 1

Innate immunity can be viewed as comprising four types of defensive barriers: anatomic (skin and mucous membrane), physiologic (temperature, low pH and chemical mediators), endocytic and phagocytic, and inflammatory. […] Mechanical barrier retards entry of microbes […] Cilia propel microbes out of body […] Acidic pH of stomach kills most undigested microbes

On peut considérer que l’immunité innée comprend quatre types de barrières de défense : anatomiques (peau et muqueuses), physiologiques (température, pH bas et médiateurs chimiques), endocytaires et phagocytaires, et inflammatoires. […] Une barrière mécanique freine l’entrée des microbes […] Les cils expulsent les microbes hors du corps […] Le pH acide de l’estomac tue la plupart des microbes non digérés

Marshall, Jean S., Warrington, Richard, Watson, Wade et Kim, Harold L., « An Introduction to Immunology and Immunopathology », Allergy, Asthma & Clinical Immunology, vol. 14, suppl. 2, article 49, 2018

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Note 2

Innate, or nonspecific, immunity is the defense system with which you were born.

L’immunité innée, ou non spécifique, est le système de défense avec lequel on naît.

« Immune response », MedlinePlus Medical Encyclopedia, U.S. National Library of Medicine, révision du 20 janvier 2026

Innate immunity to pathogens relies on pattern recognition receptors (PRRs) which allow a limited range of immune cells to detect and respond rapidly to a wide range of pathogens that share common structures, known as pathogen associated molecular patterns (PAMPs). […] This immune response is rapid, occurring minutes or hours after aggression and is mediated by numerous cells including phagocytes, mast cells, basophils and eosinophils, as well as the complement system.

L’immunité innée contre les agents pathogènes repose sur des récepteurs de reconnaissance de motifs (PRR), qui permettent à un nombre restreint de cellules immunitaires de détecter un large éventail d’agents pathogènes partageant des structures communes, appelées motifs moléculaires associés aux pathogènes (PAMP), et d’y répondre rapidement. […] Cette réponse immunitaire est rapide : elle survient quelques minutes ou quelques heures après l’agression et fait intervenir de nombreuses cellules, dont les phagocytes, les mastocytes, les basophiles et les éosinophiles, ainsi que le système du complément.

Marshall, Jean S., Warrington, Richard, Watson, Wade et Kim, Harold L., « An Introduction to Immunology and Immunopathology », Allergy, Asthma & Clinical Immunology, vol. 14, suppl. 2, article 49, 2018

Classical features of inflammation are heat, redness, swelling and pain. Inflammation can be part of the normal host response to infection and a required process to rid the body of pathogens, or it may become uncontrolled and lead to chronic inflammatory disease. […] Additional mediators produced by recruited and activated immune cells induce changes in vascular permeability and pain sensitivity.

Les signes classiques de l’inflammation sont la chaleur, la rougeur, le gonflement et la douleur. L’inflammation peut faire partie de la réponse normale de l’hôte à l’infection et être un processus nécessaire pour débarrasser le corps des pathogènes, ou bien devenir incontrôlée et conduire à une maladie inflammatoire chronique. […] D’autres médiateurs produits par les cellules immunitaires recrutées et activées modifient la perméabilité vasculaire et la sensibilité à la douleur.

Marshall, Jean S., Warrington, Richard, Watson, Wade et Kim, Harold L., « An Introduction to Immunology and Immunopathology », Allergy, Asthma & Clinical Immunology, vol. 14, suppl. 2, article 49, 2018

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Note 3

It may take a few days for the adaptive immune system to respond the first time it comes into contact with the germ […]

Il peut falloir quelques jours au système immunitaire adaptatif pour répondre la première fois qu’il entre en contact avec le germe […]

Institute for Quality and Efficiency in Health Care (IQWiG), « In brief: The innate and adaptive immune systems », InformedHealth.org, Cologne, mise à jour du 14 août 2023

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Note 4

En application de l’article 10, paragraphe 1, du règlement (CE) no 1924/2006, les allégations de santé portant sur les denrées alimentaires sont interdites, sauf si elles sont autorisées par la Commission conformément audit règlement et inscrites sur une liste d’allégations autorisées. […] Le cuivre contribue au fonctionnement normal du système immunitaire […] Le fer contribue au fonctionnement normal du système immunitaire

Commission européenne, Règlement (UE) n° 432/2012 de la Commission du 16 mai 2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires, autres que celles faisant référence à la réduction du risque de maladie ainsi qu’au développement et à la santé infantiles, Journal officiel de l’Union européenne

Les allégations de santé sont interdites sauf si elles sont conformes aux prescriptions générales du chapitre II et aux exigences spécifiques du présent chapitre et si elles sont autorisées conformément au présent règlement et figurent sur les listes d'allégations autorisées visées aux articles 13 et 14.

Union européenne, Règlement (CE) n° 1924/2006 concernant les allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires, Journal officiel de l’Union européenne, L 404

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Note 5

Burnet hypothesised that the immune system produces millions of immune cells, each capable of recognising only a single type of foreign material, and able to produce one type of antibody to that foreign material. […] The essence of clonal selection theory is that antibody pattern is produced by genetic processes in the cells as they develop during embryonic life. When the foreign antigen enters the body, one can picture millions of antigen molecules in regions where there are millions of these randomly patterned cells.

Burnet a émis l’hypothèse que le système immunitaire produit des millions de cellules immunitaires, chacune capable de reconnaître un seul type de matière étrangère et de produire un seul type d’anticorps contre elle. […] L’essence de la théorie de la sélection clonale est que le motif de l’anticorps est produit par des processus génétiques dans les cellules, au cours de leur développement pendant la vie embryonnaire. Lorsque l’antigène étranger pénètre dans l’organisme, on peut se représenter des millions de molécules d’antigène dans des régions où se trouvent des millions de ces cellules à motif aléatoire.

Walter and Eliza Hall Institute of Medical Research (WEHI), « 1957 Burnet’s Theory Revolutionizes Immunology », page d’histoire de l’institut

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Note 6

Somatic hypermutation (SHM) of immunoglobulin (Ig) genes plays a key role in antibody mediated immunity. […] Somatic hypermutation (SHM) occurs in antigen-activated germinal center B cells and contributes to antibody affinity maturation (1–8).

L’hypermutation somatique (HMS) des gènes des immunoglobulines (Ig) joue un rôle clé dans l’immunité à médiation par les anticorps. […] L’hypermutation somatique (HMS) se produit dans les lymphocytes B des centres germinatifs activés par l’antigène et contribue à la maturation d’affinité des anticorps (1–8).

Pilzecker, Bas et Jacobs, Heinz, « Mutating for Good: DNA Damage Responses During Somatic Hypermutation », Frontiers in Immunology, vol. 10, 2019, article 438

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Note 7

a million-fold higher than the non-AID targeted genome of B cells

un million de fois plus élevé que dans la partie du génome des lymphocytes B que l’enzyme AID ne cible pas

Pilzecker, Bas et Jacobs, Heinz, « Mutating for Good: DNA Damage Responses During Somatic Hypermutation », Frontiers in Immunology, vol. 10, 2019, article 438

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Note 8

cells that express higher-affinity antibodies divide more but mutate less per division

les cellules qui expriment des anticorps de plus haute affinité se divisent davantage mais mutent moins à chaque division

Merkenschlager, Julia et al. (dont Nussenzweig, Michel C.), « Regulated Somatic Hypermutation Enhances Antibody Affinity Maturation », Nature, vol. 641, n° 8062, 2025, p. 495-502

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Note 9

the probability of acquiring deleterious mutations outweighs the probability of acquiring affinity-enhancing mutations

la probabilité d’acquérir des mutations nuisibles l’emporte sur celle d’acquérir des mutations qui améliorent l’affinité

Merkenschlager, Julia et al. (dont Nussenzweig, Michel C.), « Regulated Somatic Hypermutation Enhances Antibody Affinity Maturation », Nature, vol. 641, n° 8062, 2025, p. 495-502

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Note 10

cells that express higher-affinity antibodies divide more but mutate less per division

les cellules qui expriment des anticorps de plus haute affinité se divisent davantage mais mutent moins à chaque division

Merkenschlager, Julia et al. (dont Nussenzweig, Michel C.), « Regulated Somatic Hypermutation Enhances Antibody Affinity Maturation », Nature, vol. 641, n° 8062, 2025, p. 495-502

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Note 11

safeguard high-affinity B cell lineages

préserver les lignées de lymphocytes B de haute affinité

Merkenschlager, Julia et al. (dont Nussenzweig, Michel C.), « Regulated Somatic Hypermutation Enhances Antibody Affinity Maturation », Nature, vol. 641, n° 8062, 2025, p. 495-502

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Note 12

The concept of trained immunity describes the long-term functional reprogramming of innate immune cells, which is evoked by exogenous or endogenous insults and which leads to an altered response towards a second challenge after the return to a non-activated state. […] Trained immunity involves epigenetic and metabolic reprogramming of the innate immune cells […]

Le concept d’immunité entraînée désigne la reprogrammation fonctionnelle à long terme des cellules immunitaires innées, provoquée par des agressions exogènes ou endogènes, et qui conduit à une réponse modifiée face à une seconde stimulation après le retour à un état non activé. […] L’immunité entraînée implique une reprogrammation épigénétique et métabolique des cellules immunitaires innées […]

Netea, Mihai G. et al., « Defining Trained Immunity and Its Role in Health and Disease », Nature Reviews Immunology, vol. 20, 2020, p. 375-388

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Note 13

Our planet is populated by at least a trillion species of microorganisms. Every life form is sustained by them and they make the planet habitable. Only a minority of them, about 1400 species, cause infectious diseases that are responsible for human morbidity, mortality, pandemics and the resulting huge economic losses.

Notre planète est peuplée d’au moins mille milliards d’espèces de micro-organismes. Toute forme de vie dépend d’eux, et ils rendent la planète habitable. Seule une minorité d’entre eux, environ 1 400 espèces, provoque des maladies infectieuses responsables de morbidité et de mortalité humaines, de pandémies et des énormes pertes économiques qui en résultent.

Rappuoli, R., Young, P., Ron, E., Pecetta, S. et Pizza, M., « Save the Microbes to Save the Planet. A Call to Action of the International Union of the Microbiological Societies (IUMS) », One Health Outlook, vol. 5, article 5, 2023

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Notes et sources

  1. ↑

    Passage La première ligne empêche l’entrée […] Ces barrières font partie de l’immunité innée

    Innate immunity can be viewed as comprising four types of defensive barriers: anatomic (skin and mucous membrane), physiologic (temperature, low pH and chemical mediators), endocytic and phagocytic, and inflammatory. […] Mechanical barrier retards entry of microbes […] Cilia propel microbes out of body […] Acidic pH of stomach kills most undigested microbes

    Traduction de la rédaction On peut considérer que l’immunité innée comprend quatre types de barrières de défense : anatomiques (peau et muqueuses), physiologiques (température, pH bas et médiateurs chimiques), endocytaires et phagocytaires, et inflammatoires. […] Une barrière mécanique freine l’entrée des microbes […] Les cils expulsent les microbes hors du corps […] Le pH acide de l’estomac tue la plupart des microbes non digérés

    Source Marshall, Jean S., Warrington, Richard, Watson, Wade et Kim, Harold L., « An Introduction to Immunology and Immunopathology », Allergy, Asthma & Clinical Immunology, vol. 14, suppl. 2, article 49, 2018, § « Innate immunity », 1er paragraphe ; tableau 1 (lignes « Skin », « Mucous membrane », « Low pH »).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  2. ↑

    Passage présente dès la naissance

    Innate, or nonspecific, immunity is the defense system with which you were born.

    Traduction de la rédaction L’immunité innée, ou non spécifique, est le système de défense avec lequel on naît.

    Source « Immune response », MedlinePlus Medical Encyclopedia, U.S. National Library of Medicine, révision du 20 janvier 2026, section « Innate immunity ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage elle reconnaît des signaux communs à de nombreux microbes et se met en place en quelques minutes à quelques heures

    Innate immunity to pathogens relies on pattern recognition receptors (PRRs) which allow a limited range of immune cells to detect and respond rapidly to a wide range of pathogens that share common structures, known as pathogen associated molecular patterns (PAMPs). […] This immune response is rapid, occurring minutes or hours after aggression and is mediated by numerous cells including phagocytes, mast cells, basophils and eosinophils, as well as the complement system.

    Traduction de la rédaction L’immunité innée contre les agents pathogènes repose sur des récepteurs de reconnaissance de motifs (PRR), qui permettent à un nombre restreint de cellules immunitaires de détecter un large éventail d’agents pathogènes partageant des structures communes, appelées motifs moléculaires associés aux pathogènes (PAMP), et d’y répondre rapidement. […] Cette réponse immunitaire est rapide : elle survient quelques minutes ou quelques heures après l’agression et fait intervenir de nombreuses cellules, dont les phagocytes, les mastocytes, les basophiles et les éosinophiles, ainsi que le système du complément.

    Source Marshall, Jean S., Warrington, Richard, Watson, Wade et Kim, Harold L., « An Introduction to Immunology and Immunopathology », Allergy, Asthma & Clinical Immunology, vol. 14, suppl. 2, article 49, 2018, section « Innate immunity », 1er paragraphe ; puis paragraphe de synthèse qui suit la sous-section « Immunodeficiency » (fin de l’article).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage Ces quatre signes ne viennent pas du microbe lui-même : ce sont les traces du travail en cours

    Classical features of inflammation are heat, redness, swelling and pain. Inflammation can be part of the normal host response to infection and a required process to rid the body of pathogens, or it may become uncontrolled and lead to chronic inflammatory disease. […] Additional mediators produced by recruited and activated immune cells induce changes in vascular permeability and pain sensitivity.

    Traduction de la rédaction Les signes classiques de l’inflammation sont la chaleur, la rougeur, le gonflement et la douleur. L’inflammation peut faire partie de la réponse normale de l’hôte à l’infection et être un processus nécessaire pour débarrasser le corps des pathogènes, ou bien devenir incontrôlée et conduire à une maladie inflammatoire chronique. […] D’autres médiateurs produits par les cellules immunitaires recrutées et activées modifient la perméabilité vasculaire et la sensibilité à la douleur.

    Source Marshall, Jean S., Warrington, Richard, Watson, Wade et Kim, Harold L., « An Introduction to Immunology and Immunopathology », Allergy, Asthma & Clinical Immunology, vol. 14, suppl. 2, article 49, 2018, § « Hypersensitivity reactions », paragraphe commençant par « Poorly regulated inflammatory responses » (3ᵉ, 4ᵉ et 6ᵉ phrases).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  3. ↑

    Passage Il peut lui falloir quelques jours pour se mettre en place la première fois.

    It may take a few days for the adaptive immune system to respond the first time it comes into contact with the germ […]

    Traduction de la rédaction Il peut falloir quelques jours au système immunitaire adaptatif pour répondre la première fois qu’il entre en contact avec le germe […]

    Source Institute for Quality and Efficiency in Health Care (IQWiG), « In brief: The innate and adaptive immune systems », InformedHealth.org, Cologne, mise à jour du 14 août 2023, section « The adaptive immune system: Fighting the germs directly ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  4. ↑

    Passage seules celles qui figurent sur une liste officielle sont en principe permises. Pour l’immunité, elles se limitent à dire que certains nutriments contribuent au « fonctionnement normal » du système immunitaire.

    En application de l’article 10, paragraphe 1, du règlement (CE) no 1924/2006, les allégations de santé portant sur les denrées alimentaires sont interdites, sauf si elles sont autorisées par la Commission conformément audit règlement et inscrites sur une liste d’allégations autorisées. […] Le cuivre contribue au fonctionnement normal du système immunitaire […] Le fer contribue au fonctionnement normal du système immunitaire

    Source Commission européenne, Règlement (UE) n° 432/2012 de la Commission du 16 mai 2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires, autres que celles faisant référence à la réduction du risque de maladie ainsi qu’au développement et à la santé infantiles, Journal officiel de l’Union européenne, considérant 1 ; annexe, entrées « Cuivre » et « Fer ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage En Europe, les allégations de santé portées sur les aliments sont d’ailleurs très encadrées

    Les allégations de santé sont interdites sauf si elles sont conformes aux prescriptions générales du chapitre II et aux exigences spécifiques du présent chapitre et si elles sont autorisées conformément au présent règlement et figurent sur les listes d'allégations autorisées visées aux articles 13 et 14.

    Source Union européenne, Règlement (CE) n° 1924/2006 concernant les allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires, Journal officiel de l’Union européenne, L 404, art. 10 (« Conditions spécifiques »), paragraphe 1.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  5. ↑

    Passage Le système immunitaire fabrique des récepteurs au hasard.

    Burnet hypothesised that the immune system produces millions of immune cells, each capable of recognising only a single type of foreign material, and able to produce one type of antibody to that foreign material. […] The essence of clonal selection theory is that antibody pattern is produced by genetic processes in the cells as they develop during embryonic life. When the foreign antigen enters the body, one can picture millions of antigen molecules in regions where there are millions of these randomly patterned cells.

    Traduction de la rédaction Burnet a émis l’hypothèse que le système immunitaire produit des millions de cellules immunitaires, chacune capable de reconnaître un seul type de matière étrangère et de produire un seul type d’anticorps contre elle. […] L’essence de la théorie de la sélection clonale est que le motif de l’anticorps est produit par des processus génétiques dans les cellules, au cours de leur développement pendant la vie embryonnaire. Lorsque l’antigène étranger pénètre dans l’organisme, on peut se représenter des millions de molécules d’antigène dans des régions où se trouvent des millions de ces cellules à motif aléatoire.

    Source Walter and Eliza Hall Institute of Medical Research (WEHI), « 1957 Burnet’s Theory Revolutionizes Immunology », page d’histoire de l’institut, introduction de la page ; puis citation de Burnet sous l’intertitre « Essence of a revolutionary theory ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  6. ↑

    Passage leurs gènes d’anticorps mutent — dans des structures dédiées à cela, les centres germinatifs

    Somatic hypermutation (SHM) of immunoglobulin (Ig) genes plays a key role in antibody mediated immunity. […] Somatic hypermutation (SHM) occurs in antigen-activated germinal center B cells and contributes to antibody affinity maturation (1–8).

    Traduction de la rédaction L’hypermutation somatique (HMS) des gènes des immunoglobulines (Ig) joue un rôle clé dans l’immunité à médiation par les anticorps. […] L’hypermutation somatique (HMS) se produit dans les lymphocytes B des centres germinatifs activés par l’antigène et contribue à la maturation d’affinité des anticorps (1–8).

    Source Pilzecker, Bas et Jacobs, Heinz, « Mutating for Good: DNA Damage Responses During Somatic Hypermutation », Frontiers in Immunology, vol. 10, 2019, article 438, résumé, 1re phrase ; introduction, 1re phrase.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  7. ↑

    Passage dans ces gènes-là, le taux de mutation est environ un million de fois plus élevé que dans le reste de leur génome

    a million-fold higher than the non-AID targeted genome of B cells

    Traduction de la rédaction un million de fois plus élevé que dans la partie du génome des lymphocytes B que l’enzyme AID ne cible pas

    Source Pilzecker, Bas et Jacobs, Heinz, « Mutating for Good: DNA Damage Responses During Somatic Hypermutation », Frontiers in Immunology, vol. 10, 2019, article 438, résumé.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  8. ↑

    Passage Des travaux publiés en 2025, menés chez la souris, montrent que ce taux de mutation n’est pas le même pour toutes les cellules.

    cells that express higher-affinity antibodies divide more but mutate less per division

    Traduction de la rédaction les cellules qui expriment des anticorps de plus haute affinité se divisent davantage mais mutent moins à chaque division

    Source Merkenschlager, Julia et al. (dont Nussenzweig, Michel C.), « Regulated Somatic Hypermutation Enhances Antibody Affinity Maturation », Nature, vol. 641, n° 8062, 2025, p. 495-502, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  9. ↑

    Passage muter au hasard produit plus souvent des dégâts que des améliorations

    the probability of acquiring deleterious mutations outweighs the probability of acquiring affinity-enhancing mutations

    Traduction de la rédaction la probabilité d’acquérir des mutations nuisibles l’emporte sur celle d’acquérir des mutations qui améliorent l’affinité

    Source Merkenschlager, Julia et al. (dont Nussenzweig, Michel C.), « Regulated Somatic Hypermutation Enhances Antibody Affinity Maturation », Nature, vol. 641, n° 8062, 2025, p. 495-502, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  10. ↑

    Passage les cellules qui produisent les anticorps les plus performants se divisent davantage, mais mutent moins à chaque division

    cells that express higher-affinity antibodies divide more but mutate less per division

    Traduction de la rédaction les cellules qui expriment des anticorps de plus haute affinité se divisent davantage mais mutent moins à chaque division

    Source Merkenschlager, Julia et al. (dont Nussenzweig, Michel C.), « Regulated Somatic Hypermutation Enhances Antibody Affinity Maturation », Nature, vol. 641, n° 8062, 2025, p. 495-502, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  11. ↑

    Passage Le système protège ce qui marche déjà.

    safeguard high-affinity B cell lineages

    Traduction de la rédaction préserver les lignées de lymphocytes B de haute affinité

    Source Merkenschlager, Julia et al. (dont Nussenzweig, Michel C.), « Regulated Somatic Hypermutation Enhances Antibody Affinity Maturation », Nature, vol. 641, n° 8062, 2025, p. 495-502, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  12. ↑

    Passage Certaines cellules de l’immunité dite innée […] développent des modifications épigénétiques après un premier contact.

    The concept of trained immunity describes the long-term functional reprogramming of innate immune cells, which is evoked by exogenous or endogenous insults and which leads to an altered response towards a second challenge after the return to a non-activated state. […] Trained immunity involves epigenetic and metabolic reprogramming of the innate immune cells […]

    Traduction de la rédaction Le concept d’immunité entraînée désigne la reprogrammation fonctionnelle à long terme des cellules immunitaires innées, provoquée par des agressions exogènes ou endogènes, et qui conduit à une réponse modifiée face à une seconde stimulation après le retour à un état non activé. […] L’immunité entraînée implique une reprogrammation épigénétique et métabolique des cellules immunitaires innées […]

    Source Netea, Mihai G. et al., « Defining Trained Immunity and Its Role in Health and Disease », Nature Reviews Immunology, vol. 20, 2020, p. 375-388, section « Defining trained immunity » ; puis légende de la figure 1.

    Accès payant ; texte intégral lisible librement dans PubMed Central (autorisation accordée pour la durée de la pandémie de COVID-19) ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  13. ↑

    Passage la majorité des micro-organismes ne sont pas pathogènes : seule une petite part des espèces peut rendre l’humain malade.

    Our planet is populated by at least a trillion species of microorganisms. Every life form is sustained by them and they make the planet habitable. Only a minority of them, about 1400 species, cause infectious diseases that are responsible for human morbidity, mortality, pandemics and the resulting huge economic losses.

    Traduction de la rédaction Notre planète est peuplée d’au moins mille milliards d’espèces de micro-organismes. Toute forme de vie dépend d’eux, et ils rendent la planète habitable. Seule une minorité d’entre eux, environ 1 400 espèces, provoque des maladies infectieuses responsables de morbidité et de mortalité humaines, de pandémies et des énormes pertes économiques qui en résultent.

    Source Rappuoli, R., Young, P., Ron, E., Pecetta, S. et Pizza, M., « Save the Microbes to Save the Planet. A Call to Action of the International Union of the Microbiological Societies (IUMS) », One Health Outlook, vol. 5, article 5, 2023, résumé, 3 premières phrases.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

Références bibliographiques

13
  • Burnet, Frank Macfarlane, The Clonal Selection Theory of Acquired Immunity, Vanderbilt University Press, 1959, en bibliothèque (la théorie fondatrice de la sélection clonale).
  • Commission européenne, Règlement (UE) n° 432/2012 de la Commission du 16 mai 2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires, autres que celles faisant référence à la réduction du risque de maladie ainsi qu’au développement et à la santé infantiles, Journal officiel de l’Union européenne, en accès libre (la liste des allégations de santé autorisées pour les aliments, dont celles sur le fonctionnement normal du système immunitaire). https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2012/432/oj/fra
  • « Immune response », MedlinePlus Medical Encyclopedia, U.S. National Library of Medicine, révision du 20 janvier 2026, en accès libre (l’immunité innée, présente dès la naissance). https://medlineplus.gov/ency/article/000821.htm
  • Institute for Quality and Efficiency in Health Care (IQWiG), « In brief: The innate and adaptive immune systems », InformedHealth.org, Cologne, mise à jour du 14 août 2023, en accès libre sur NCBI Bookshelf (le délai de quelques jours de la première réponse adaptative). https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK279396/
  • Marshall, Jean S., Warrington, Richard, Watson, Wade et Kim, Harold L., « An Introduction to Immunology and Immunopathology », Allergy, Asthma & Clinical Immunology, vol. 14, suppl. 2, article 49, 2018, en accès libre (la distinction entre immunité innée et adaptative ; les délais respectifs ; les barrières et l’inflammation). https://doi.org/10.1186/s13223-018-0278-1
  • Merkenschlager, Julia et al. (dont Nussenzweig, Michel C.), « Regulated Somatic Hypermutation Enhances Antibody Affinity Maturation », Nature, vol. 641, n° 8062, 2025, p. 495-502, accès payant (les cellules produisant les anticorps de meilleure affinité se divisent davantage mais mutent moins par division ; la préservation des lignées performantes). https://doi.org/10.1038/s41586-025-08728-2
  • Murphy, Kenneth et Weaver, Casey, Janeway’s Immunobiology, Garland Science, 2022, en bibliothèque (sélection clonale, hypermutation somatique dans les centres germinatifs, maturation d’affinité).
  • Netea, Mihai G. et al., « Defining Trained Immunity and Its Role in Health and Disease », Nature Reviews Immunology, vol. 20, 2020, p. 375-388, accès payant (l’immunité entraînée des cellules de l’immunité innée).
  • Pilzecker, Bas et Jacobs, Heinz, « Mutating for Good: DNA Damage Responses During Somatic Hypermutation », Frontiers in Immunology, vol. 10, 2019, article 438, en accès libre (un taux de mutation environ un million de fois supérieur à celui du reste du génome des lymphocytes B). https://doi.org/10.3389/fimmu.2019.00438
  • Rappuoli, R., Young, P., Ron, E., Pecetta, S. et Pizza, M., « Save the Microbes to Save the Planet. A Call to Action of the International Union of the Microbiological Societies (IUMS) », One Health Outlook, vol. 5, article 5, 2023, en accès libre (au moins mille milliards d’espèces de micro-organismes, dont une minorité, environ 1 400, cause des maladies humaines). https://doi.org/10.1186/s42522-023-00077-2
  • Taylor, Louise H., Latham, Sophia M. et Woolhouse, Mark E. J., « Risk Factors for Human Disease Emergence », Philosophical Transactions of the Royal Society B, vol. 356, 2001, p. 983-989, en accès libre (le décompte des espèces pathogènes pour l’humain ; voir l’entrée 6.14). https://doi.org/10.1098/rstb.2001.0888
  • Union européenne, Règlement (CE) n° 1924/2006 concernant les allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires, Journal officiel de l’Union européenne, L 404, 30 décembre 2006, p. 9, en accès libre (le cadre des allégations de santé sur les aliments).
  • Walter and Eliza Hall Institute of Medical Research (WEHI), « 1957 Burnet’s Theory Revolutionizes Immunology », page d’histoire de l’institut, en accès libre (la théorie de la sélection clonale dans les mots de Burnet : des cellules à motif aléatoire, dont l’antigène sélectionne la bonne). https://www.wehi.edu.au/about/history/clonal-selection-theory/

Voir aussi : l’expérimentation historique de 1721 à Boston est détaillée dans l’entrée 8.11, avec ses sources ; les micro-organismes dans l’entrée 6.14 ; le parallèle avec la sélection naturelle dans l’entrée 5.1.

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