
L’histoire qu’on raconte souvent sur la découverte de l’ADN est contestée.
Son intérêt tient à ceci : la version destinée à défendre Rosalind Franklin est celle qui lui fait le plus de tort.
De la cellule au gène
Le corps humain est fait d’environ trente mille milliards de cellules. Presque chacune contient, dans son noyau, la même chose : quarante-six chromosomes, rangés par paires. Un chromosome est une longue molécule d’ADN repliée sur elle-même, associée à des protéines qui en assurent l’organisation.1
L’ADN porte de l’information, et il la porte sous une forme d’une simplicité inattendue : une suite de quatre éléments seulement, notés A, T, G et C, répétés par milliards. Un gène est un segment de cette suite qui donne une instruction précise — le plus souvent, la recette d’une protéine. Les protéines accomplissent ensuite le travail : elles construisent, transportent, réparent, transmettent des signaux.
La molécule a deux brins qui se font face, et chaque élément d’un brin ne peut s’apparier qu’avec un seul de l’autre : A avec T, G avec C. C’est cette règle qui rend la copie possible : si l’on ouvre la molécule en deux, chaque brin contient déjà tout ce qu’il faut pour reconstituer celui qui lui manquait. C’est la structure elle-même qui explique la copie — et la fameuse « photographie 51 » a aidé à établir cette structure en hélice.2
Comment cela se transmet
Presque toutes les cellules du corps ont quarante-six chromosomes ; ce n’est pas le cas des cellules reproductrices, l’ovule chez la femme et le spermatozoïde chez l’homme, qui n’en ont que vingt-trois.
C’est la clé de l’ensemble du système. À la fécondation, une cellule de chaque parent fusionne : vingt-trois plus vingt-trois font quarante-six, et le compte est juste pour le nouvel individu. Chaque enfant reçoit donc à peu près la moitié de son ADN de chacun de ses deux parents biologiques.
Mais il ne reçoit pas la même moitié que ses frères et sœurs. Au moment où les cellules reproductrices se forment, les paires de chromosomes se mélangent et s’échangent des morceaux, au hasard. Deux enfants des mêmes parents reçoivent des tirages différents — ce qui explique qu’ils se ressemblent sans être identiques. Les seules exceptions sont les vrais jumeaux, issus d’un même œuf séparé en deux, qui partagent le même ADN.
Ce mécanisme dit ce qui se transmet, et il dit aussi ce qui ne se transmet pas. Les gènes passent d’une génération à l’autre ; ce que chacun fait de sa vie ne s’y inscrit pas. Un parent qui apprend le piano ne transmet pas le piano. C’est une erreur ancienne, et elle revient sans cesse sous des formes nouvelles — la suite de cette page en examine une.
Le récit courant
Il est largement répandu.
Rosalind Franklin aurait produit une image de diffraction — la fameuse « photographie 51 » — sans en comprendre la portée. Elle l’aurait gardée sans l’exploiter pendant des mois. Puis Watson l’aurait vue, aurait compris d’un coup d’œil, et lui aurait volé sa découverte.
En 1968, l’un des participants, James Watson, en a donné sa version personnelle dans un livre à succès.3
Ce que deux historiens ont trouvé en 2023
Deux chercheurs travaillaient chacun sur une biographie. Ils sont allés ensemble dans les archives de Franklin, au Churchill College de Cambridge, et ont repris ses notes.
Ils y ont trouvé deux documents passés inaperçus :4
- Un projet d’article de presse, rédigé en 1953 en concertation avec Franklin pour un magazine américain, et finalement jamais publié.
- Une lettre adressée à Crick par un collègue de Franklin.5
Les deux montrent la même chose : elle savait parfaitement ce que son image impliquait.
La phrase qui retourne tout
Ces deux historiens décrivent ainsi le problème du récit courant :
Dans ce récit, on la présente comme une scientifique brillante, mais incapable de comprendre ce que ses propres données lui disaient sur l’ADN ; Watson, lui, aurait saisi d’un coup d’œil la portée de son image.6
Autrement dit :
Le récit qui la présente comme une victime la présente aussi comme incapable de lire son propre travail.
C’est de là que vient leur conclusion : elle n’a pas manqué de comprendre la structure de l’ADN. Elle a été une contributrice à part égale. L’article de 1953 l’aurait présentée, avec Maurice Wilkins, comme la moitié d’une équipe de quatre qui a posé la question, fait les premiers pas, fourni des données décisives et vérifié le résultat.7
La preuve que la légende s’est formée plus tard
Un fait daté va dans le sens de ces deux historiens.
En juin 1953, quelques semaines après la publication, l’une des premières présentations publiques de la double hélice a lieu lors d’une soirée de la Royal Society.8
Elle est signée par les auteurs des trois articles. Tous.
À ce moment-là, la découverte n’était donc pas vue comme une course gagnée par deux hommes, mais comme le résultat d’un travail commun.9
Pour ces deux historiens, la version du vol ne correspond pas à ce qu’on pensait en 1953. Le livre de Watson ne paraît qu’en 1968.
Quinze ans séparent l’événement de ce livre. Une autre lecture reste répandue : beaucoup retiennent que Watson a vu une image prise par Franklin, sans sa permission et à son insu.10
Un mot presque toujours mal compris
Le mot héritabilité est employé partout, et c’est l’un des termes les plus mal compris de la génétique.
Son sens exact est le suivant.
Quand on dit que l’héritabilité de la taille est de 0,80, cela signifie : dans une population donnée, 80 % des différences de taille entre les gens s’expliquent par des différences génétiques.11
Il s’agit bien des différences entre les gens.
Ce que cela ne veut pas dire
Cela ne dit rien sur une personne en particulier.
Il est impossible de dire d’une personne de grande taille que « ses gènes expliquent 80 % de sa taille ». La phrase n’a aucun sens.
L’héritabilité décrit des écarts au sein d’un groupe. Elle ne décompose pas les causes chez un individu. C’est un chiffre relatif à une population, qui ne se transpose pas à une personne.
La distinction qui règle tout
Un exemple permet de le retenir.
Avoir deux bras est entièrement génétique. Le programme qui fabrique deux bras est inscrit dans l’ADN de tous les humains.
Pourtant l’héritabilité du nombre de bras est proche de zéro.
Pourquoi ? Parce que les différences entre les gens, sur ce point, viennent presque toutes d’accidents — pas de leurs gènes.
Un caractère peut être totalement génétique et avoir une héritabilité nulle. Il faut donc distinguer soigneusement deux choses :12
- un caractère qui est génétique, c’est-à-dire produit par le programme ;
- un caractère qui varie à cause des gènes, c’est-à-dire dont les différences viennent des gènes.
L’héritabilité mesure la seconde chose. Jamais la première.
Deux autres conséquences
Une héritabilité élevée ne rend pas un caractère fixe, ni l’environnement sans importance.
Elle est propre à une population et à un moment. Si les conditions de vie changent — l’alimentation, la santé, l’école — l’héritabilité change aussi, sans qu’aucun gène ait bougé.13
C’est un chiffre daté et situé. Comme presque tous les chiffres de ce site.
« Le gène de » quelque chose
Des titres annoncent « le gène de » telle ou telle chose.
C’est presque toujours une façon de parler inexacte, et les chiffres réels sont vertigineux.
Les caractères complexes sont extrêmement polygéniques : des milliers de variants génétiques, chacun avec un effet minuscule. Pour la taille humaine, une analyse estime le nombre de variants en cause à plus de cent mille.14
Il n’existe généralement aucun variant courant à gros effet. Il en faut des centaines ou des milliers, tous petits, pour expliquer ce qu’on observe.
Plus troublant encore
Un travail de recherche le formule ainsi : pour les caractères typiques, l’essentiel de l’effet génétique semble passer par des gènes apparemment sans rapport avec le caractère.15
L’idée proposée est que très peu de gènes agissent directement. Tous les autres agissent indirectement, en modifiant l’activité du réseau entier — comme un réglage qui déplace tout un peu.
Il n’y a donc pas de « gène de » quelque chose à trouver. Il y a un réseau à comprendre.
Ce que cette page ne fera pas
⚠ Deux limites délibérées :
- Elle ne dit rien d’un individu en particulier. Un article de statistique génétique portait un titre explicite : Une héritabilité élevée n’implique pas une prédiction précise sous l’hypothèse de petits effets additifs. Le raccourci entre l’héritabilité d’un caractère et ce qu’on pourrait prédire d’une personne est dénoncé dans la littérature spécialisée elle-même.
- Elle ne traite pas des différences entre groupes humains. Ce sujet a sa propre entrée (Entrée 2.1).16
Le fil à retenir
Ce site a présenté trois grandeurs qui ont le même défaut :
- La dose efficace (radioprotection, Entrée 4.5), qui ne quantifie pas le risque d’une personne.
- La probabilité de pluie (météorologie, Entrée 7.9), qui ne peut être jugée sur un seul jour.
- L’héritabilité (génétique, Entrée 8.13), qui parle d’écarts dans un groupe.
Toutes trois décrivent une série. Toutes trois sont lues comme si elles décrivaient un cas.
C’est peut-être l’erreur la plus fréquente qu’on puisse commettre avec un nombre.
Où est donc l’injustice ?
Elle existe, mais elle se trouve ailleurs que là où on la cherche.
Les deux historiens écrivent que rétablir son histoire est important, et ils disent pourquoi :
Elle affrontait non seulement le sexisme ordinaire de son époque, mais des formes plus subtiles inscrites dans la science — dont certaines subsistent aujourd’hui.17
La perspective s’en trouve déplacée.
Le récit du vol désigne un coupable, une scène, un moment. C’est confortable : cela s’est passé en 1953, c’était affreux, c’est terminé.
La réalité est plus difficile à saisir, et plus actuelle. Elle ne tient pas dans une scène. Elle tient dans la façon dont les équipes se forment, dont les crédits se répartissent, dont les récits se fixent.
Corriger la légende ne minimise donc pas le problème. Cela le déplace vers sa forme réelle — celle qu’on ne voit pas.
Deux phrases à ne pas écrire
- « On lui a volé sa découverte. » Ces deux historiens le contestent, même si beaucoup retiennent que son image a été montrée à Watson à son insu.
- « Il n’y a pas eu d’injustice. » Les mêmes auteurs insistent sur le contraire.18
Les deux phrases figurent sur la même page, et c’est précisément le sujet.
Ce que cette page ne fait pas
Cette page ne parle pas des différences entre les humains.
Ce sujet est traité ailleurs sur ce site (Entrée 2.1), dans une page qui a demandé un long travail. Elle explique ce que la génétique établit réellement sur la variété des humains, et d’où vient le mot « race ».
Nous ne le refaisons pas ici. Nous appliquons la règle qui commande tout ce domaine : la variation est le fait. La norme est une moyenne.
Rosalind Franklin est morte en avril 1958, à trente-sept ans.19
Note 1
For human cells, we identify the dominant role of the hematopoietic lineage to the total count (≈90%) and revise past estimates to 3.0·10¹³ human cells.
Pour les cellules humaines, nous établissons le rôle dominant de la lignée hématopoïétique dans le total (≈90 %) et révisons les estimations antérieures à 3,0·10¹³ cellules humaines.
Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016
Note 2
It has not escaped our notice that the specific pairing we have postulated immediately suggests a possible copying mechanism for the genetic material.
Il ne nous a pas échappé que l’appariement spécifique que nous avons postulé suggère immédiatement un mécanisme possible de copie du matériel génétique.
Watson, James D. et Crick, Francis H. C., « Molecular Structure of Nucleic Acids », Nature, vol. 171, 1953, p. 737-738 ; Wilkins, Maurice H. F., Stokes, Alexander R. et Wilson, Herbert R., « Molecular Structure of Deoxypentose Nucleic Acids », ibid., p. 738-740 ; et Franklin, Rosalind E. et Gosling, Raymond G., « Molecular Configuration in Sodium Thymonucleate », ibid., p. 740-741
Note 3
Franklin's work on DNA may have remained a quiet footnote in that story had Watson not caricatured her in his 1968 memoir, The Double Helix. […] His book proved very popular
Le travail de Franklin sur l’ADN serait peut-être resté une discrète note de bas de page de cette histoire si Watson ne l’avait pas caricaturée dans ses mémoires de 1968, La Double Hélice. […] Son livre connut un très grand succès
U.S. National Library of Medicine, « Biographical Overview », The Rosalind Franklin Papers, collection en ligne Profiles in Science
Note 4
an overlooked letter from one of Franklin's colleagues to Crick
une lettre passée inaperçue, adressée à Crick par l’un des collègues de Franklin
Université de Manchester, « Rosalind Franklin’s contribution to the discovery of DNA structure highlighted », communiqué, 25 avril 2023
Note 5
An overlooked letter and an unpublished news article, both written in 1953, reveal that she was an equal player. […] We also found a hitherto unstudied draft news article from 1953, written in consultation with Franklin and meant for Time, a US magazine with international reach — as well as an overlooked letter from one of Franklin's colleagues to Crick.
Une lettre passée inaperçue et un article de presse inédit, écrits tous deux en 1953, révèlent qu’elle était une actrice à part égale. […] Nous avons aussi trouvé un projet d’article de presse de 1953, jamais étudié jusqu’ici, rédigé en concertation avec Franklin et destiné à Time, un magazine américain de diffusion internationale — ainsi qu’une lettre passée inaperçue d’un collègue de Franklin à Crick.
Cobb, Matthew et Comfort, Nathaniel, « What Rosalind Franklin Truly Contributed to the Discovery of DNA’s Structure », Nature, vol. 616, 25 avril 2023, p. 657-660
Note 6
In this telling, Franklin, who died of ovarian cancer in 1958 at just 37, is portrayed as a brilliant scientist, but one who was ultimately unable to decipher what her own data were telling her about DNA. She supposedly sat on the image for months without realizing its significance, only for Watson to understand it at a glance.
Dans ce récit, Franklin, morte d’un cancer de l’ovaire en 1958 à 37 ans seulement, est présentée comme une scientifique brillante, mais incapable, au bout du compte, de déchiffrer ce que ses propres données lui disaient de l’ADN. Elle serait restée des mois sur l’image sans en saisir la portée, avant que Watson la comprenne d’un coup d’œil.
Cobb, Matthew et Comfort, Nathaniel, « What Rosalind Franklin Truly Contributed to the Discovery of DNA’s Structure », Nature, vol. 616, 25 avril 2023, p. 657-660
Note 7
She was an equal contributor to solving it. […] one, consisting of Wilkins and Franklin, gathering experimental evidence using X-ray analysis; […] Franklin would have been represented as an equal member of a quartet who solved the double helix, one half of the team that articulated the scientific question, took important early steps towards a solution, provided crucial data and verified the result
Elle a contribué à part égale à la résolution. […] l’une, formée de Wilkins et Franklin, rassemblant des preuves expérimentales par l’analyse aux rayons X ; […] Franklin aurait été présentée comme un membre à part égale d’un quatuor qui a résolu la double hélice, une moitié de l’équipe qui a formulé la question scientifique, fait des premiers pas importants vers une solution, fourni des données cruciales et vérifié le résultat
Cobb, Matthew et Comfort, Nathaniel, « What Rosalind Franklin Truly Contributed to the Discovery of DNA’s Structure », Nature, vol. 616, 25 avril 2023, p. 657-660
Note 8
one of the first public displays of the double helix, at the Royal Society Conversazione in June 1953, was signed by the authors of all three Nature papers
l’une des premières présentations publiques de la double hélice, lors de la soirée de la Royal Society en juin 1953, était signée par les auteurs des trois articles de Nature
Cobb, Matthew et Comfort, Nathaniel, « What Rosalind Franklin Truly Contributed to the Discovery of DNA’s Structure », Nature, vol. 616, 25 avril 2023, p. 657-660
Note 9
In this early incarnation, the discovery of the structure of DNA was not seen as a race won by Watson and Crick, but as the outcome of a joint effort.
Dans cette première version, la découverte de la structure de l’ADN n’était pas vue comme une course gagnée par Watson et Crick, mais comme le résultat d’un travail commun.
Cobb, Matthew et Comfort, Nathaniel, « What Rosalind Franklin Truly Contributed to the Discovery of DNA’s Structure », Nature, vol. 616, 25 avril 2023, p. 657-660
Note 10
Many believe the eureka moment came when Watson was shown an X-ray image of DNA taken by Franklin, without her permission or knowledge.
Beaucoup pensent que le moment décisif est venu quand on a montré à Watson une image de l’ADN aux rayons X prise par Franklin, sans sa permission et à son insu.
Université de Manchester, « Rosalind Franklin’s contribution to the discovery of DNA structure highlighted », communiqué, 25 avril 2023
Note 11
Heritability, the proportion of variation in a particular trait that is attributable to genetic factors, is a fundamental parameter in genetics.
L’héritabilité, c’est-à-dire la proportion de la variation d’un caractère donné attribuable à des facteurs génétiques, est un paramètre fondamental de la génétique.
Visscher, Peter M., Hill, William G. et Wray, Naomi R., « Heritability in the Genomics Era — Concepts and Misconceptions », Nature Reviews Genetics, vol. 9, 2008, p. 255-266
Note 12
The classic example of the heritability coefficient defying intuition is the trait of having two arms. No one would argue against the development of arms being a biological, genetic process. But fraternal twins are just as similar for “two-armedness” as identical twins, resulting in a heritability coefficient of zero for the trait of having two arms.
L’exemple classique d’un coefficient d’héritabilité qui défie l’intuition est le caractère « avoir deux bras ». Personne ne contesterait que le développement des bras soit un processus biologique, génétique. Mais les faux jumeaux se ressemblent tout autant que les vrais jumeaux pour le fait d’« avoir deux bras », ce qui donne un coefficient d’héritabilité nul pour le caractère « avoir deux bras ».
Turkheimer, Eric, « The Nature-Nurture Question », dans Biswas-Diener, Robert et Diener, Ed (dir.), Noba Textbook Series: Psychology, DEF Publishers, en ligne
Note 13
Heritability is not necessarily constant in a population. Changes in the method of measurement, environmental change and the effects of migration, selection and inbreeding all can alter heritability.
L’héritabilité n’est pas forcément constante dans une population. Un changement de méthode de mesure, un changement d’environnement et les effets de la migration, de la sélection et de la consanguinité peuvent tous modifier l’héritabilité.
Visscher, Peter M., Hill, William G. et Wray, Naomi R., « Heritability in the Genomics Era — Concepts and Misconceptions », Nature Reviews Genetics, vol. 9, 2008, p. 255-266
Note 14
Putting the various lines of evidence together, we estimate that more than 100,000 SNPs exert independent causal effects on height, similar to an early estimate of 93,000 causal variants based on a different approach (Goldstein, 2009)(Supplemental Information).
En rassemblant ces différents indices, nous estimons que plus de 100 000 SNP exercent des effets causaux indépendants sur la taille, ce qui rejoint une estimation antérieure de 93 000 variants causaux fondée sur une autre méthode (Goldstein, 2009) (informations supplémentaires).
Boyle, Evan A., Li, Yang I. et Pritchard, Jonathan K., « An Expanded View of Complex Traits: From Polygenic to Omnigenic », Cell, vol. 169, n° 7, 2017, p. 1177-1186
Note 15
We propose that gene regulatory networks are sufficiently interconnected such that all genes expressed in disease-relevant cells are liable to affect the functions of core disease-related genes and that most heritability can be explained by effects on genes outside core pathways.
Nous proposons que les réseaux de régulation des gènes sont si interconnectés que tous les gènes exprimés dans les cellules concernées par une maladie sont susceptibles d’agir sur le fonctionnement des gènes centraux de cette maladie, et que l’essentiel de l’héritabilité peut s’expliquer par des effets sur des gènes extérieurs à ces voies centrales.
Boyle, Evan A., Li, Yang I. et Pritchard, Jonathan K., « An Expanded View of Complex Traits: From Polygenic to Omnigenic », Cell, vol. 169, n° 7, 2017, p. 1177-1186
Note 16
These formulae clearly show that a high heritability does not imply an accurate prediction when p>n.
Ces formules montrent clairement qu’une héritabilité élevée n’implique pas une prédiction précise quand p > n.
Frouin, Arthur, Dandine-Roulland, Claire, Pierre-Jean, Morgane, Deleuze, Jean-François, Ambroise, Christophe et Le Floch, Edith, « High heritability does not imply accurate prediction under the small additive effects hypothesis », prépublication arXiv:2007.05424, 2020
Note 17
She was up against not just the routine sexism of the day, but also more subtle forms embedded in science — some of which are still present today.
Elle affrontait non seulement le sexisme ordinaire de son époque, mais aussi des formes plus subtiles inscrites dans la science — dont certaines subsistent aujourd’hui.
Cobb, Matthew et Comfort, Nathaniel, « What Rosalind Franklin Truly Contributed to the Discovery of DNA’s Structure », Nature, vol. 616, 25 avril 2023, p. 657-660
Note 18
an equal contributor — not a victim
une contributrice à part égale — pas une victime
Université de Manchester, « Rosalind Franklin’s contribution to the discovery of DNA structure highlighted », communiqué, 25 avril 2023
Note 19
Rosalind Elsie Franklin, the brilliant chemist whose x-ray diffraction studies provided crucial clues […] was born in London on July 25, 1920, the second of five children in a prominent Anglo-Jewish family. […] She died in London on April 16, 1958.
Rosalind Elsie Franklin, la brillante chimiste dont les études de diffraction des rayons X ont fourni des indices cruciaux […] est née à Londres le 25 juillet 1920, deuxième de cinq enfants d’une éminente famille juive anglaise. […] Elle est morte à Londres le 16 avril 1958.
U.S. National Library of Medicine, « Biographical Overview », The Rosalind Franklin Papers, collection en ligne Profiles in Science
Notes et sources
- ↑
Passage Le corps humain est fait d’environ trente mille milliards de cellules.
For human cells, we identify the dominant role of the hematopoietic lineage to the total count (≈90%) and revise past estimates to 3.0·10¹³ human cells.
Traduction de la rédaction Pour les cellules humaines, nous établissons le rôle dominant de la lignée hématopoïétique dans le total (≈90 %) et révisons les estimations antérieures à 3,0·10¹³ cellules humaines.
Source Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016, résumé (abstract).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage C’est la structure elle-même qui explique la copie
It has not escaped our notice that the specific pairing we have postulated immediately suggests a possible copying mechanism for the genetic material.
Traduction de la rédaction Il ne nous a pas échappé que l’appariement spécifique que nous avons postulé suggère immédiatement un mécanisme possible de copie du matériel génétique.
Source Watson, James D. et Crick, Francis H. C., « Molecular Structure of Nucleic Acids », Nature, vol. 171, 1953, p. 737-738 ; Wilkins, Maurice H. F., Stokes, Alexander R. et Wilson, Herbert R., « Molecular Structure of Deoxypentose Nucleic Acids », ibid., p. 738-740 ; et Franklin, Rosalind E. et Gosling, Raymond G., « Molecular Configuration in Sodium Thymonucleate », ibid., p. 740-741, Watson et Crick, p. 737-738, avant-dernier paragraphe du texte.
Accès payant · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage En 1968, l’un des participants, James Watson, en a donné sa version personnelle dans un livre à succès.
Franklin's work on DNA may have remained a quiet footnote in that story had Watson not caricatured her in his 1968 memoir, The Double Helix. […] His book proved very popular
Traduction de la rédaction Le travail de Franklin sur l’ADN serait peut-être resté une discrète note de bas de page de cette histoire si Watson ne l’avait pas caricaturée dans ses mémoires de 1968, La Double Hélice. […] Son livre connut un très grand succès
Source U.S. National Library of Medicine, « Biographical Overview », The Rosalind Franklin Papers, collection en ligne Profiles in Science, page « Biographical Overview », dernier paragraphe du texte.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Ils y ont trouvé deux documents passés inaperçus
an overlooked letter from one of Franklin's colleagues to Crick
Traduction de la rédaction une lettre passée inaperçue, adressée à Crick par l’un des collègues de Franklin
Source Université de Manchester, « Rosalind Franklin’s contribution to the discovery of DNA structure highlighted », communiqué, 25 avril 2023, corps du communiqué.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Un projet d’article de presse, rédigé en 1953 […] Une lettre adressée à Crick par un collègue de Franklin.
An overlooked letter and an unpublished news article, both written in 1953, reveal that she was an equal player. […] We also found a hitherto unstudied draft news article from 1953, written in consultation with Franklin and meant for Time, a US magazine with international reach — as well as an overlooked letter from one of Franklin's colleagues to Crick.
Traduction de la rédaction Une lettre passée inaperçue et un article de presse inédit, écrits tous deux en 1953, révèlent qu’elle était une actrice à part égale. […] Nous avons aussi trouvé un projet d’article de presse de 1953, jamais étudié jusqu’ici, rédigé en concertation avec Franklin et destiné à Time, un magazine américain de diffusion internationale — ainsi qu’une lettre passée inaperçue d’un collègue de Franklin à Crick.
Source Cobb, Matthew et Comfort, Nathaniel, « What Rosalind Franklin Truly Contributed to the Discovery of DNA’s Structure », Nature, vol. 616, 25 avril 2023, p. 657-660, chapeau ; corps de l’article.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Dans ce récit, on la présente comme une scientifique brillante, mais incapable de comprendre ce que ses propres données lui disaient sur l’ADN ; Watson, lui, aurait saisi d’un coup d’œil la portée de son image.
In this telling, Franklin, who died of ovarian cancer in 1958 at just 37, is portrayed as a brilliant scientist, but one who was ultimately unable to decipher what her own data were telling her about DNA. She supposedly sat on the image for months without realizing its significance, only for Watson to understand it at a glance.
Traduction de la rédaction Dans ce récit, Franklin, morte d’un cancer de l’ovaire en 1958 à 37 ans seulement, est présentée comme une scientifique brillante, mais incapable, au bout du compte, de déchiffrer ce que ses propres données lui disaient de l’ADN. Elle serait restée des mois sur l’image sans en saisir la portée, avant que Watson la comprenne d’un coup d’œil.
Source Cobb, Matthew et Comfort, Nathaniel, « What Rosalind Franklin Truly Contributed to the Discovery of DNA’s Structure », Nature, vol. 616, 25 avril 2023, p. 657-660, introduction de l’article.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Elle a été une contributrice à part égale. L’article de 1953 l’aurait présentée, avec Maurice Wilkins, comme la moitié d’une équipe de quatre qui a posé la question, fait les premiers pas, fourni des données décisives et vérifié le résultat.
She was an equal contributor to solving it. […] one, consisting of Wilkins and Franklin, gathering experimental evidence using X-ray analysis; […] Franklin would have been represented as an equal member of a quartet who solved the double helix, one half of the team that articulated the scientific question, took important early steps towards a solution, provided crucial data and verified the result
Traduction de la rédaction Elle a contribué à part égale à la résolution. […] l’une, formée de Wilkins et Franklin, rassemblant des preuves expérimentales par l’analyse aux rayons X ; […] Franklin aurait été présentée comme un membre à part égale d’un quatuor qui a résolu la double hélice, une moitié de l’équipe qui a formulé la question scientifique, fait des premiers pas importants vers une solution, fourni des données cruciales et vérifié le résultat
Source Cobb, Matthew et Comfort, Nathaniel, « What Rosalind Franklin Truly Contributed to the Discovery of DNA’s Structure », Nature, vol. 616, 25 avril 2023, p. 657-660, p. 657 et p. 660.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage En juin 1953 […] l’une des premières présentations publiques de la double hélice […] Elle est signée par les auteurs des trois articles.
one of the first public displays of the double helix, at the Royal Society Conversazione in June 1953, was signed by the authors of all three Nature papers
Traduction de la rédaction l’une des premières présentations publiques de la double hélice, lors de la soirée de la Royal Society en juin 1953, était signée par les auteurs des trois articles de Nature
Source Cobb, Matthew et Comfort, Nathaniel, « What Rosalind Franklin Truly Contributed to the Discovery of DNA’s Structure », Nature, vol. 616, 25 avril 2023, p. 657-660, corps de l’article.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage la découverte n’était donc pas vue comme une course gagnée par deux hommes, mais comme le résultat d’un travail commun
In this early incarnation, the discovery of the structure of DNA was not seen as a race won by Watson and Crick, but as the outcome of a joint effort.
Traduction de la rédaction Dans cette première version, la découverte de la structure de l’ADN n’était pas vue comme une course gagnée par Watson et Crick, mais comme le résultat d’un travail commun.
Source Cobb, Matthew et Comfort, Nathaniel, « What Rosalind Franklin Truly Contributed to the Discovery of DNA’s Structure », Nature, vol. 616, 25 avril 2023, p. 657-660, corps de l’article.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Une autre lecture reste répandue : beaucoup retiennent que Watson a vu une image prise par Franklin, sans sa permission et à son insu.
Many believe the eureka moment came when Watson was shown an X-ray image of DNA taken by Franklin, without her permission or knowledge.
Traduction de la rédaction Beaucoup pensent que le moment décisif est venu quand on a montré à Watson une image de l’ADN aux rayons X prise par Franklin, sans sa permission et à son insu.
Source Université de Manchester, « Rosalind Franklin’s contribution to the discovery of DNA structure highlighted », communiqué, 25 avril 2023, début du communiqué.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage dans une population donnée, 80 % des différences de taille entre les gens s’expliquent par des différences génétiques
Heritability, the proportion of variation in a particular trait that is attributable to genetic factors, is a fundamental parameter in genetics.
Traduction de la rédaction L’héritabilité, c’est-à-dire la proportion de la variation d’un caractère donné attribuable à des facteurs génétiques, est un paramètre fondamental de la génétique.
Source Visscher, Peter M., Hill, William G. et Wray, Naomi R., « Heritability in the Genomics Era — Concepts and Misconceptions », Nature Reviews Genetics, vol. 9, 2008, p. 255-266, encadré « Key points » (page de l’article).
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage Un caractère peut être totalement génétique et avoir une héritabilité nulle.
The classic example of the heritability coefficient defying intuition is the trait of having two arms. No one would argue against the development of arms being a biological, genetic process. But fraternal twins are just as similar for “two-armedness” as identical twins, resulting in a heritability coefficient of zero for the trait of having two arms.
Traduction de la rédaction L’exemple classique d’un coefficient d’héritabilité qui défie l’intuition est le caractère « avoir deux bras ». Personne ne contesterait que le développement des bras soit un processus biologique, génétique. Mais les faux jumeaux se ressemblent tout autant que les vrais jumeaux pour le fait d’« avoir deux bras », ce qui donne un coefficient d’héritabilité nul pour le caractère « avoir deux bras ».
Source Turkheimer, Eric, « The Nature-Nurture Question », dans Biswas-Diener, Robert et Diener, Ed (dir.), Noba Textbook Series: Psychology, DEF Publishers, en ligne, section « What Have We Learned About Nature–Nurture? », paragraphe sur le caractère « avoir deux bras ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Elle est propre à une population et à un moment.
Heritability is not necessarily constant in a population. Changes in the method of measurement, environmental change and the effects of migration, selection and inbreeding all can alter heritability.
Traduction de la rédaction L’héritabilité n’est pas forcément constante dans une population. Un changement de méthode de mesure, un changement d’environnement et les effets de la migration, de la sélection et de la consanguinité peuvent tous modifier l’héritabilité.
Source Visscher, Peter M., Hill, William G. et Wray, Naomi R., « Heritability in the Genomics Era — Concepts and Misconceptions », Nature Reviews Genetics, vol. 9, 2008, p. 255-266, encadré « Key points » (page de l’article).
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage Pour la taille humaine, une analyse estime le nombre de variants en cause à plus de cent mille.
Putting the various lines of evidence together, we estimate that more than 100,000 SNPs exert independent causal effects on height, similar to an early estimate of 93,000 causal variants based on a different approach (Goldstein, 2009)(Supplemental Information).
Traduction de la rédaction En rassemblant ces différents indices, nous estimons que plus de 100 000 SNP exercent des effets causaux indépendants sur la taille, ce qui rejoint une estimation antérieure de 93 000 variants causaux fondée sur une autre méthode (Goldstein, 2009) (informations supplémentaires).
Source Boyle, Evan A., Li, Yang I. et Pritchard, Jonathan K., « An Expanded View of Complex Traits: From Polygenic to Omnigenic », Cell, vol. 169, n° 7, 2017, p. 1177-1186, p. 1179, section « Distribution of GWAS Signals across the Genome ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage pour les caractères typiques, l’essentiel de l’effet génétique semble passer par des gènes apparemment sans rapport avec le caractère
We propose that gene regulatory networks are sufficiently interconnected such that all genes expressed in disease-relevant cells are liable to affect the functions of core disease-related genes and that most heritability can be explained by effects on genes outside core pathways.
Traduction de la rédaction Nous proposons que les réseaux de régulation des gènes sont si interconnectés que tous les gènes exprimés dans les cellules concernées par une maladie sont susceptibles d’agir sur le fonctionnement des gènes centraux de cette maladie, et que l’essentiel de l’héritabilité peut s’expliquer par des effets sur des gènes extérieurs à ces voies centrales.
Source Boyle, Evan A., Li, Yang I. et Pritchard, Jonathan K., « An Expanded View of Complex Traits: From Polygenic to Omnigenic », Cell, vol. 169, n° 7, 2017, p. 1177-1186, p. 1177, résumé (abstract).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Un article de statistique génétique portait un titre explicite : Une héritabilité élevée n’implique pas une prédiction précise sous l’hypothèse de petits effets additifs.
These formulae clearly show that a high heritability does not imply an accurate prediction when p>n.
Traduction de la rédaction Ces formules montrent clairement qu’une héritabilité élevée n’implique pas une prédiction précise quand p > n.
Source Frouin, Arthur, Dandine-Roulland, Claire, Pierre-Jean, Morgane, Deleuze, Jean-François, Ambroise, Christophe et Le Floch, Edith, « High heritability does not imply accurate prediction under the small additive effects hypothesis », prépublication arXiv:2007.05424, 2020, résumé de la version 1 (soumise le 10 juillet 2020), dont le titre est « High heritability does not imply accurate prediction under the small additive effects hypothesis ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage non seulement le sexisme ordinaire de son époque, mais des formes plus subtiles inscrites dans la science — dont certaines subsistent aujourd’hui
She was up against not just the routine sexism of the day, but also more subtle forms embedded in science — some of which are still present today.
Traduction de la rédaction Elle affrontait non seulement le sexisme ordinaire de son époque, mais aussi des formes plus subtiles inscrites dans la science — dont certaines subsistent aujourd’hui.
Source Cobb, Matthew et Comfort, Nathaniel, « What Rosalind Franklin Truly Contributed to the Discovery of DNA’s Structure », Nature, vol. 616, 25 avril 2023, p. 657-660, corps de l’article.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Ces deux historiens le contestent, même si beaucoup retiennent que son image a été montrée à Watson à son insu.
an equal contributor — not a victim
Traduction de la rédaction une contributrice à part égale — pas une victime
Source Université de Manchester, « Rosalind Franklin’s contribution to the discovery of DNA structure highlighted », communiqué, 25 avril 2023, corps du communiqué.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Rosalind Franklin est morte en avril 1958, à trente-sept ans
Rosalind Elsie Franklin, the brilliant chemist whose x-ray diffraction studies provided crucial clues […] was born in London on July 25, 1920, the second of five children in a prominent Anglo-Jewish family. […] She died in London on April 16, 1958.
Traduction de la rédaction Rosalind Elsie Franklin, la brillante chimiste dont les études de diffraction des rayons X ont fourni des indices cruciaux […] est née à Londres le 25 juillet 1920, deuxième de cinq enfants d’une éminente famille juive anglaise. […] Elle est morte à Londres le 16 avril 1958.
Source U.S. National Library of Medicine, « Biographical Overview », The Rosalind Franklin Papers, collection en ligne Profiles in Science, page « Biographical Overview », 1er et 8ᵉ paragraphes.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Références bibliographiques
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- Boyle, Evan A., Li, Yang I. et Pritchard, Jonathan K., « An Expanded View of Complex Traits: From Polygenic to Omnigenic », Cell, vol. 169, n° 7, 2017, p. 1177-1186, en accès libre (le modèle omnigénique, la polygénicité extrême de la taille humaine, l’effet passant par des gènes sans rapport apparent).
- Cobb, Matthew et Comfort, Nathaniel, « What Rosalind Franklin Truly Contributed to the Discovery of DNA’s Structure », Nature, vol. 616, 25 avril 2023, p. 657-660, accès payant (les deux documents d’archives : un projet d’article de presse de 1953 et une lettre à Crick ; le portrait courant d’une victime qui n’aurait pas compris ses données ; le statut de contributrice à part égale au sein d’un quatuor ; la présentation signée par les auteurs des trois articles en juin 1953 ; la réduction au rôle d’héroïne lésée ; le sexisme ordinaire et ses formes plus subtiles inscrites dans la science). https://doi.org/10.1038/d41586-023-01313-5
- Frouin, Arthur, Dandine-Roulland, Claire, Pierre-Jean, Morgane, Deleuze, Jean-François, Ambroise, Christophe et Le Floch, Edith, « High heritability does not imply accurate prediction under the small additive effects hypothesis », prépublication arXiv:2007.05424, 2020, en accès libre (le titre explicite sur héritabilité et prédiction) ; version publiée sous le titre « Exploring the Link Between Additive Heritability and Prediction Accuracy From a Ridge Regression Perspective », Frontiers in Genetics, vol. 11, 2020, article 581594. https://arxiv.org/abs/2007.05424v1
- Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016, en accès libre (le nombre de cellules humaines ; voir l’entrée 6.14). https://doi.org/10.1371/journal.pbio.1002533
- Turkheimer, Eric, « The Nature-Nurture Question », dans Biswas-Diener, Robert et Diener, Ed (dir.), Noba Textbook Series: Psychology, DEF Publishers, en ligne, en accès libre (l’exemple classique du caractère « avoir deux bras », génétique mais d’héritabilité nulle, les différences de nombre de bras venant d’accidents). https://nobaproject.com/modules/the-nature-nurture-question
- U.S. National Library of Medicine, « Biographical Overview », The Rosalind Franklin Papers, collection en ligne Profiles in Science, en accès libre (les dates de naissance et de mort de Rosalind Franklin : 25 juillet 1920 et 16 avril 1958). https://profiles.nlm.nih.gov/spotlight/kr/feature/biographical-overview
- Université de Manchester, « Rosalind Franklin’s contribution to the discovery of DNA structure highlighted », communiqué, 25 avril 2023, en accès libre (la lecture courante : l’image de Franklin montrée à Watson sans sa permission ; les documents passés inaperçus). https://www.manchester.ac.uk/about/news/rosalind-franklins-contribution-to-the-discovery-of-dna-structure-highlighted/
- Visscher, Peter M., Hill, William G. et Wray, Naomi R., « Heritability in the Genomics Era — Concepts and Misconceptions », Nature Reviews Genetics, vol. 9, 2008, p. 255-266, accès payant (l’héritabilité comme statistique de population et non de prédiction individuelle ; l’exemple des caractères génétiques à héritabilité nulle ; la dépendance à la population et au moment).
- Watson, James D. et Crick, Francis H. C., « Molecular Structure of Nucleic Acids », Nature, vol. 171, 1953, p. 737-738 ; Wilkins, Maurice H. F., Stokes, Alexander R. et Wilson, Herbert R., « Molecular Structure of Deoxypentose Nucleic Acids », ibid., p. 738-740 ; et Franklin, Rosalind E. et Gosling, Raymond G., « Molecular Configuration in Sodium Thymonucleate », ibid., p. 740-741, accès payant (les trois articles publiés côte à côte le 25 avril 1953).
- Watson, James D., The Double Helix: A Personal Account of the Discovery of the Structure of DNA, Atheneum, 1968, en bibliothèque (la version personnelle de Watson, parue en 1968).
Voir aussi : la diversité humaine et la génétique des populations sont traitées dans l’entrée 2.1, avec ses sources.
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