
Même la tête en bas, la nourriture avalée rejoint l’estomac.
Rien n’a besoin de tomber dans le tube digestif : tout y est poussé, muscle après muscle, sur plusieurs mètres.
Ce qu’il y a dans un aliment
Avant de voir comment le corps démonte la nourriture, il faut savoir ce qu’il y cherche. Les aliments apportent, en proportions variables, six grands types de composants, qui ne servent pas au même usage.
Trois d’entre eux se comptent en grandes quantités et fournissent la matière et l’énergie.
- Les glucides — sucres, féculents, céréales, pommes de terre. C’est le carburant le plus direct : le corps les convertit en glucose, que les cellules brûlent ou mettent en réserve. Le cerveau, en particulier, en consomme sans interruption.
- Les protéines — viande, poisson, œufs, légumineuses, produits laitiers. Elles ne servent pas d’abord à fournir de l’énergie mais des matériaux : muscles, peau, cheveux, enzymes, anticorps sont faits de protéines. Le corps les découpe en acides aminés puis les réassemble à sa façon.
- Les lipides — huiles, beurre, graisses des viandes, fruits à coque. Ils constituent la réserve d’énergie la plus dense, entrent dans la composition de toutes les membranes cellulaires, et transportent certaines vitamines.
Les trois autres n’apportent pas d’énergie ; vitamines et sels minéraux ne sont nécessaires qu’en très petites quantités, et leur absence provoque néanmoins des maladies.
- Les vitamines, des molécules que le corps ne fabrique pas, ou pas assez, et doit donc trouver dans l’alimentation.
- Les sels minéraux — fer, calcium, iode, magnésium — qui interviennent dans la construction des os et le fonctionnement des cellules.
- L’eau, qui représente jusqu’à 60 % de la masse du corps d’un adulte (environ 55 % chez la femme) et sans laquelle les réactions chimiques de l’organisme ne peuvent se produire.1
S’y ajoutent les fibres, que le corps ne digère pas du tout. Elles le traversent, et c’est précisément leur utilité : elles règlent le transit et nourrissent une population dont traite la seconde partie de cette page.
Aucun aliment ne contient tout. C’est une question de chimie, non de morale : la liste ci-dessus ne se remplit pas avec un seul produit.
Comment le corps les récupère
Manger consiste à démonter. Ce qui est avalé est fait de morceaux bien trop gros pour passer dans le sang. Digérer, c’est les casser jusqu’à obtenir des nutriments assez petits pour que les cellules s’en servent.
1. La transformation mécanique
Avant toute chimie, la nourriture doit être réduite en morceaux :
- Dans la bouche : les dents broient les aliments. La langue les mélange à la salive pour former le bol alimentaire, une pâte facile à avaler.
- Le long de l’œsophage : ce sont des contractions involontaires — le péristaltisme — qui poussent la nourriture vers l’estomac.
- Dans l’estomac : cet organe musculaire agit comme une bétonnière. Ses parois se contractent pour malaxer les aliments pendant plusieurs heures et les réduire en un liquide dense appelé le chyme.2
2. La transformation chimique
Le découpage fin revient aux fluides digestifs, qui contiennent des enzymes : des protéines spécialisées, qui agissent comme des ciseaux moléculaires.
- La salive commence à découper les glucides complexes dès la mastication.
- Les sucs gastriques de l’estomac, très acides, dénaturent les protéines et tuent une grande partie des bactéries avalées au passage.
- La bile (produite par le foie et stockée dans la vésicule biliaire) sépare les graisses en fines gouttelettes dans l’intestin grêle, ce qui permet aux enzymes pancréatiques de les tronçonner.3
3. L’assimilation dans l’intestin grêle
L’intestin grêle est un tube replié de plusieurs mètres de long. Sa paroi interne n’est pas lisse : elle est recouverte de millions de minuscules saillies en doigt de gant, les villosités intestinales.4
- Cette structure offre une surface d’échange considérable dans un espace restreint.
Un chiffre à corriger, et c’est un cas exemplaire.
On lit presque partout que cette surface équivaut à un court de tennis — deux à trois cents mètres carrés. L’image figure dans les plus grands manuels de médecine et de physiologie : au moins six manuels de référence la répètent.
Une réévaluation de 2014 aboutit à environ trente-deux mètres carrés pour tout le tube digestif, dont trente pour le seul intestin grêle. Six à dix fois moins que ce qu’on annonçait.
La raison de l’erreur est instructive. Les mesures anciennes avaient été faites sur des corps après la mort, ou pendant des opérations de l’abdomen — c’est-à-dire quand l’intestin est relâché et s’étire. Mesuré chez une personne vivante, par imagerie, l’intestin grêle fait environ trois mètres : à peu près la moitié de ce qu’on relevait au bloc opératoire.
Un tissu souple mesuré détendu paraît plus long qu’il ne l’est. Personne n’avait triché ; on avait mesuré dans de mauvaises conditions, puis recopié le résultat pendant des décennies.
C’est plutôt la moitié d’un terrain de badminton que la taille d’un court de tennis. Cela reste immense pour un tube replié dans l’abdomen — et le propos de la page demeure : ce qui compte est la surface, non le volume.5
- C’est à travers cette paroi que les nutriments simples (acides aminés, acides gras, sucres simples, vitamines, sels minéraux et eau) franchissent la barrière biologique pour entrer dans les vaisseaux sanguins et lymphatiques.
- Le sang transporte ensuite la plupart de ces éléments jusqu’au foie (les graisses passent d’abord par la lymphe), qui trie, stocke ou redistribue les ressources à tout l’organisme.
4. L’élimination des déchets
Tout ce que le corps ne peut ni découper, ni absorber poursuit son trajet :
- Le gros intestin (côlon) : les résidus inassimilables (notamment les fibres végétales) y parviennent sous forme liquide. Le côlon en réabsorbe une grande partie de l’eau, ce qui compacte les matières restantes.
- La défécation : les résidus non digérés, mêlés d’eau et de très nombreuses bactéries, constituent les selles, stockées dans le rectum puis évacuées par l’anus.
- L’excrétion urinaire : en parallèle, les déchets issus du fonctionnement interne des cellules du corps (comme l’urée) sont véhiculés par le sang jusqu’aux reins. Les reins filtrent le sang en permanence, fabriquent l’urine et l’envoient vers la vessie pour être éliminée.
Une part du travail confiée à d’autres
Une partie de la transformation chimique est prise en charge par le microbiote intestinal : des dizaines de milliers de milliards de micro-organismes (bactéries, levures, virus et autres microbes) implantés principalement dans le gros intestin.
Ce ne sont pas, pour l’essentiel, des intrus mais des partenaires :
- Ils accomplissent des réactions chimiques dont les cellules humaines sont incapables, notamment en fermentant les fibres alimentaires que le corps ne sait pas découper.
- Cette fermentation produit des acides gras utiles à la santé de la paroi intestinale ; ces microbes fabriquent aussi certaines vitamines (comme la vitamine K), dont une partie peut être absorbée.6
Un exemple de révision scientifique
Ce domaine fournit un cas célèbre de correction de données :
- On a répété pendant plus de quarante ans qu’un corps humain contenait dix fois plus de bactéries que de cellules humaines. Ce chiffre rond découlait d’une estimation rapide réalisée en 1972.
- Il a été révisé en 2016 : des chercheurs ont recalculé la quantité de bactéries du côlon et le nombre de cellules humaines, dont les globules rouges forment l’essentiel. Le rapport serait plutôt de l’ordre de 1 pour 1 (environ 38 000 milliards de bactéries pour 30 000 milliards de cellules, chez un homme de référence de 70 kg).7
Où le reste est raconté
Le sujet des aliments et de la nourriture est exploré sous d’autres angles dans le reste de l’encyclopédie :
- Ce qui voyage : notre page sur l’alimentation retrace le parcours du piment depuis les Amériques jusqu’à la Chine, l’introduction lente de la tomate en Europe, et analyse la définition scientifique de la sécurité alimentaire.
- Comment on conserve : notre page dédiée détaille la biologie des fermentations, la déshydratation, le salage et l’histoire des techniques de conservation.
- L’agriculture : l’histoire des onze foyers indépendants de domestication des plantes et des animaux à travers le globe.8
Note 1
Up to 60% of the human adult body is water. […] In adult women, fat makes up more of the body than men, so they have about 55% of their bodies made of water.
Jusqu’à 60 % du corps humain adulte est de l’eau. […] Chez les femmes adultes, la graisse occupe une plus grande part du corps que chez les hommes ; leur corps est donc fait d’eau à environ 55 %.
U.S. Geological Survey, « The Water in You: Water and the Human Body », 22 mai 2019
These nutrients are termed essential nutrients, meaning they must be eaten, and the body cannot produce them. […] Vitamins are another class of essential organic molecules that are required in small quantities for many enzymes to function and, for this reason, are considered to be coenzymes. […] Minerals, listed in Table 34.3, are inorganic essential nutrients that must be obtained from food.
Ces nutriments sont dits nutriments essentiels : ils doivent être apportés par l’alimentation, et le corps ne peut pas les produire. […] Les vitamines sont une autre classe de molécules organiques essentielles, nécessaires en petites quantités au fonctionnement de nombreuses enzymes ; c’est pourquoi on les considère comme des coenzymes. […] Les minéraux, énumérés au tableau 34.3, sont des nutriments essentiels inorganiques qui doivent provenir de l’alimentation.
Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, section 34.2 « Nutrition and Energy Production »
Note 2
Deglutition includes the voluntary phase and two involuntary phases: the pharyngeal phase and the esophageal phase. […] Peristalsis propels the bolus through the esophagus and toward the stomach.
La déglutition comprend la phase volontaire et deux phases involontaires : la phase pharyngée et la phase œsophagienne. […] Le péristaltisme propulse le bol alimentaire le long de l’œsophage et vers l’estomac.
Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology 2e, OpenStax, Rice University, section 23.3 « The Mouth, Pharynx, and Esophagus »
Note 3
HCl is responsible for the high acidity (pH 1.5 to 3.5) of the stomach contents and is needed to activate the protein-digesting enzyme, pepsin. The acidity also kills much of the bacteria you ingest with food and helps to denature proteins, making them more available for enzymatic digestion.
Le HCl est responsable de la forte acidité (pH de 1,5 à 3,5) du contenu de l’estomac et il est nécessaire pour activer l’enzyme qui digère les protéines, la pepsine. L’acidité tue aussi une grande partie des bactéries ingérées avec les aliments et contribue à dénaturer les protéines, ce qui les rend plus accessibles à la digestion enzymatique.
Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology 2e, OpenStax, Rice University, section 23.4 « The Stomach »
Note 4
Millions of tiny finger-like structures called villi project inwards from the lining of the small intestine.
Des millions de minuscules structures en doigt de gant, appelées villosités, font saillie vers l’intérieur depuis la paroi de l’intestin grêle.
« Villi within the Small Intestine », Science Learning Hub – Pokapū Akoranga Pūtaiao, University of Waikato, 2011, mis à jour le 26 août 2025
Note 5
Gastrointestinal surface area likened to tennis courts in medical literature
La surface digestive comparée à des courts de tennis dans la littérature médicale
Rao, Amogh Ananda et Johncy, Smilee, « Tennis Courts in the Human Body: A Review of the Misleading Metaphor in Medical Literature », Cureus, vol. 14, n° 1, e21474, 2022
the actual intestinal surface area is just around 32 m2, almost a 10-fold underestimation
la surface intestinale réelle n’est que d’environ 32 m², un écart de près de dix fois
Rao, Amogh Ananda et Johncy, Smilee, « Tennis Courts in the Human Body: A Review of the Misleading Metaphor in Medical Literature », Cureus, vol. 14, n° 1, e21474, 2022
the total surface area in vivo of the human digestive tract, including the relatively small surfaces of oral cavity, the esophagus, and the stomach, was ~32 m²
la surface totale, chez le vivant, du tube digestif humain, y compris les surfaces relativement petites de la bouche, de l’œsophage et de l’estomac, était d’environ 32 m²
Helander, Herbert F. et Fändriks, Lars, « Surface Area of the Digestive Tract Revisited », Scandinavian Journal of Gastroenterology, vol. 49, n° 6, 2014, p. 681-689
Since the past measurements were carried out either during post mortems or during abdominal surgery, when the tissue is relaxed, it is easy to obtain misleading measurements.
Comme les mesures passées ont été faites soit après la mort, soit pendant une chirurgie de l’abdomen, quand le tissu est relâché, il est facile d’obtenir des mesures trompeuses.
Helander, Herbert F. et Fändriks, Lars, « Surface Area of the Digestive Tract Revisited », Scandinavian Journal of Gastroenterology, vol. 49, n° 6, 2014, p. 681-689
radiological- and intubation-based assessments show the length of the small intestine to be around 300 cm, thus being roughly one-half of what has been recorded during abdominal surgery
les évaluations par radiologie et par intubation montrent que l’intestin grêle mesure environ 300 cm, soit à peu près la moitié de ce qui a été relevé pendant les chirurgies de l’abdomen
Helander, Herbert F. et Fändriks, Lars, « Surface Area of the Digestive Tract Revisited », Scandinavian Journal of Gastroenterology, vol. 49, n° 6, 2014, p. 681-689
concluded that the area is half the size of a badminton court and not that of a tennis lawn
a conclu que cette surface équivaut à la moitié d’un terrain de badminton, et non à celle d’un court de tennis
Rao, Amogh Ananda et Johncy, Smilee, « Tennis Courts in the Human Body: A Review of the Misleading Metaphor in Medical Literature », Cureus, vol. 14, n° 1, e21474, 2022
Note 6
The gut microbiota makes an important contribution to human metabolism by contributing enzymes that are not encoded by the human genome, for example, the breakdown of polysaccharides, polyphenols and synthesis of vitamins. […] A number of metagenomic studies have focused on so-called carbohydrate active enzymes (CAZymes) due to the critical role that the gut microorganisms play in the breakdown of dietary fibre and other non-absorbed carbohydrates in the gut. […] It has been known for over 40 years, via studies in germ-free and the conventional rodents and in human volunteers, that the gut microbiota can synthesize certain vitamins, notably vitamin K, and B group vitamins including biotin, cobalamin, folates, nicotinic acid, panthotenic acid, pyridoxine, riboflavin, and thiamine [52].
Le microbiote intestinal contribue de façon importante au métabolisme humain en apportant des enzymes qui ne sont pas codées par le génome humain, par exemple pour la dégradation des polysaccharides et des polyphénols et pour la synthèse de vitamines. […] Un certain nombre d’études métagénomiques se sont intéressées aux enzymes dites actives sur les glucides (CAZymes), en raison du rôle crucial que jouent les micro-organismes intestinaux dans la dégradation des fibres alimentaires et des autres glucides non absorbés dans l’intestin. […] On sait depuis plus de quarante ans, grâce à des études chez des rongeurs axéniques et conventionnels et chez des volontaires humains, que le microbiote intestinal peut synthétiser certaines vitamines, notamment la vitamine K et des vitamines du groupe B, dont la biotine, la cobalamine, les folates, l’acide nicotinique, l’acide pantothénique, la pyridoxine, la riboflavine et la thiamine [52].
Rowland, Ian et al., « Gut Microbiota Functions: Metabolism of Nutrients and Other Food Components », European Journal of Nutrition, vol. 57, 2018, p. 1-24
Note 7
We estimate the total number of bacteria in the 70 kg "reference man" to be 3.8·10¹³. […] revise past estimates to 3.0·10¹³ human cells.
Nous estimons le nombre total de bactéries de « l’homme de référence » de 70 kg à 3,8·10¹³. […] [nous] révisons les estimations passées à 3,0·10¹³ cellules humaines.
Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016
The vast majority of the bacteria reside in the colon […] The cell count is dominated by red blood cells (84%).
La grande majorité des bactéries se trouve dans le côlon […] Le décompte des cellules est dominé par les globules rouges (84 %).
Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016
all papers regarding the number of bacteria in the human gastrointestinal tract that gave reference to the value stated could be traced to a single back-of-the-envelope estimate
tous les articles sur le nombre de bactéries du tube digestif humain qui donnaient une référence pour cette valeur remontaient à une seule estimation faite à la va-vite
Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016
Note 8
Les faits relatifs à l’alimentation, aux techniques de conservation et à l’agriculture sont établis dans les entrées 2.9, 2.10 et 9.11, avec leurs sources
Notes et sources
- ↑
Passage L’eau, qui représente jusqu’à 60 % de la masse du corps d’un adulte (environ 55 % chez la femme)
Up to 60% of the human adult body is water. […] In adult women, fat makes up more of the body than men, so they have about 55% of their bodies made of water.
Traduction de la rédaction Jusqu’à 60 % du corps humain adulte est de l’eau. […] Chez les femmes adultes, la graisse occupe une plus grande part du corps que chez les hommes ; leur corps est donc fait d’eau à environ 55 %.
Source U.S. Geological Survey, « The Water in You: Water and the Human Body », 22 mai 2019, page entière.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 26 octobre 2026
Passage Les vitamines, des molécules que le corps ne fabrique pas, ou pas assez […] Les sels minéraux — fer, calcium, iode, magnésium
These nutrients are termed essential nutrients, meaning they must be eaten, and the body cannot produce them. […] Vitamins are another class of essential organic molecules that are required in small quantities for many enzymes to function and, for this reason, are considered to be coenzymes. […] Minerals, listed in Table 34.3, are inorganic essential nutrients that must be obtained from food.
Traduction de la rédaction Ces nutriments sont dits nutriments essentiels : ils doivent être apportés par l’alimentation, et le corps ne peut pas les produire. […] Les vitamines sont une autre classe de molécules organiques essentielles, nécessaires en petites quantités au fonctionnement de nombreuses enzymes ; c’est pourquoi on les considère comme des coenzymes. […] Les minéraux, énumérés au tableau 34.3, sont des nutriments essentiels inorganiques qui doivent provenir de l’alimentation.
Source Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, section 34.2 « Nutrition and Energy Production », section 34.2, sous-section « Essential Nutrients », 1er et 2e paragraphes ; tableau 34.3 (liste des minéraux, dont calcium, fer, iode et magnésium).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
- ↑
Passage ce sont des contractions involontaires — le péristaltisme — qui poussent la nourriture vers l’estomac
Deglutition includes the voluntary phase and two involuntary phases: the pharyngeal phase and the esophageal phase. […] Peristalsis propels the bolus through the esophagus and toward the stomach.
Traduction de la rédaction La déglutition comprend la phase volontaire et deux phases involontaires : la phase pharyngée et la phase œsophagienne. […] Le péristaltisme propulse le bol alimentaire le long de l’œsophage et vers l’estomac.
Source Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology 2e, OpenStax, Rice University, section 23.3 « The Mouth, Pharynx, and Esophagus », section 23.3, légende de la figure 23.14 et sous-section « The Esophageal Phase ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
- ↑
Passage Les sucs gastriques de l’estomac, très acides, dénaturent les protéines et tuent une grande partie des bactéries avalées au passage.
HCl is responsible for the high acidity (pH 1.5 to 3.5) of the stomach contents and is needed to activate the protein-digesting enzyme, pepsin. The acidity also kills much of the bacteria you ingest with food and helps to denature proteins, making them more available for enzymatic digestion.
Traduction de la rédaction Le HCl est responsable de la forte acidité (pH de 1,5 à 3,5) du contenu de l’estomac et il est nécessaire pour activer l’enzyme qui digère les protéines, la pepsine. L’acidité tue aussi une grande partie des bactéries ingérées avec les aliments et contribue à dénaturer les protéines, ce qui les rend plus accessibles à la digestion enzymatique.
Source Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology 2e, OpenStax, Rice University, section 23.4 « The Stomach », section 23.4, sous-section « Histology », paragraphe sur les cellules pariétales.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
- ↑
Passage elle est recouverte de millions de minuscules saillies en doigt de gant, les villosités intestinales
Millions of tiny finger-like structures called villi project inwards from the lining of the small intestine.
Traduction de la rédaction Des millions de minuscules structures en doigt de gant, appelées villosités, font saillie vers l’intérieur depuis la paroi de l’intestin grêle.
Source « Villi within the Small Intestine », Science Learning Hub – Pokapū Akoranga Pūtaiao, University of Waikato, 2011, mis à jour le 26 août 2025, légende de l’image, 1re phrase.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
- ↑
Passage On lit presque partout que cette surface équivaut à un court de tennis […] au moins six manuels de référence la répètent.
Gastrointestinal surface area likened to tennis courts in medical literature
Traduction de la rédaction La surface digestive comparée à des courts de tennis dans la littérature médicale
Source Rao, Amogh Ananda et Johncy, Smilee, « Tennis Courts in the Human Body: A Review of the Misleading Metaphor in Medical Literature », Cureus, vol. 14, n° 1, e21474, 2022, titre du tableau 2, qui recense huit sources, dont six manuels (Vander, Guyton et Hall, Harrison, Boron, Abbas, Gleason).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage Six à dix fois moins que ce qu’on annonçait.
the actual intestinal surface area is just around 32 m2, almost a 10-fold underestimation
Traduction de la rédaction la surface intestinale réelle n’est que d’environ 32 m², un écart de près de dix fois
Source Rao, Amogh Ananda et Johncy, Smilee, « Tennis Courts in the Human Body: A Review of the Misleading Metaphor in Medical Literature », Cureus, vol. 14, n° 1, e21474, 2022, présentation de la révision de 2014.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage Une réévaluation de 2014 aboutit à environ trente-deux mètres carrés pour tout le tube digestif, dont trente pour le seul intestin grêle.
the total surface area in vivo of the human digestive tract, including the relatively small surfaces of oral cavity, the esophagus, and the stomach, was ~32 m²
Traduction de la rédaction la surface totale, chez le vivant, du tube digestif humain, y compris les surfaces relativement petites de la bouche, de l’œsophage et de l’estomac, était d’environ 32 m²
Source Helander, Herbert F. et Fändriks, Lars, « Surface Area of the Digestive Tract Revisited », Scandinavian Journal of Gastroenterology, vol. 49, n° 6, 2014, p. 681-689, p. 685-687.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage Les mesures anciennes avaient été faites sur des corps après la mort, ou pendant des opérations de l’abdomen — c’est-à-dire quand l’intestin est relâché et s’étire.
Since the past measurements were carried out either during post mortems or during abdominal surgery, when the tissue is relaxed, it is easy to obtain misleading measurements.
Traduction de la rédaction Comme les mesures passées ont été faites soit après la mort, soit pendant une chirurgie de l’abdomen, quand le tissu est relâché, il est facile d’obtenir des mesures trompeuses.
Source Helander, Herbert F. et Fändriks, Lars, « Surface Area of the Digestive Tract Revisited », Scandinavian Journal of Gastroenterology, vol. 49, n° 6, 2014, p. 681-689, présentation de l’étude.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage Mesuré chez une personne vivante, par imagerie, l’intestin grêle fait environ trois mètres : à peu près la moitié de ce qu’on relevait au bloc opératoire.
radiological- and intubation-based assessments show the length of the small intestine to be around 300 cm, thus being roughly one-half of what has been recorded during abdominal surgery
Traduction de la rédaction les évaluations par radiologie et par intubation montrent que l’intestin grêle mesure environ 300 cm, soit à peu près la moitié de ce qui a été relevé pendant les chirurgies de l’abdomen
Source Helander, Herbert F. et Fändriks, Lars, « Surface Area of the Digestive Tract Revisited », Scandinavian Journal of Gastroenterology, vol. 49, n° 6, 2014, p. 681-689, p. 684, tableau II.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage C’est plutôt la moitié d’un terrain de badminton que la taille d’un court de tennis.
concluded that the area is half the size of a badminton court and not that of a tennis lawn
Traduction de la rédaction a conclu que cette surface équivaut à la moitié d’un terrain de badminton, et non à celle d’un court de tennis
Source Rao, Amogh Ananda et Johncy, Smilee, « Tennis Courts in the Human Body: A Review of the Misleading Metaphor in Medical Literature », Cureus, vol. 14, n° 1, e21474, 2022, à propos de la révision de 2014.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
- ↑
Passage en fermentant les fibres alimentaires que le corps ne sait pas découper […] ces microbes fabriquent aussi certaines vitamines (comme la vitamine K)
The gut microbiota makes an important contribution to human metabolism by contributing enzymes that are not encoded by the human genome, for example, the breakdown of polysaccharides, polyphenols and synthesis of vitamins. […] A number of metagenomic studies have focused on so-called carbohydrate active enzymes (CAZymes) due to the critical role that the gut microorganisms play in the breakdown of dietary fibre and other non-absorbed carbohydrates in the gut. […] It has been known for over 40 years, via studies in germ-free and the conventional rodents and in human volunteers, that the gut microbiota can synthesize certain vitamins, notably vitamin K, and B group vitamins including biotin, cobalamin, folates, nicotinic acid, panthotenic acid, pyridoxine, riboflavin, and thiamine [52].
Traduction de la rédaction Le microbiote intestinal contribue de façon importante au métabolisme humain en apportant des enzymes qui ne sont pas codées par le génome humain, par exemple pour la dégradation des polysaccharides et des polyphénols et pour la synthèse de vitamines. […] Un certain nombre d’études métagénomiques se sont intéressées aux enzymes dites actives sur les glucides (CAZymes), en raison du rôle crucial que jouent les micro-organismes intestinaux dans la dégradation des fibres alimentaires et des autres glucides non absorbés dans l’intestin. […] On sait depuis plus de quarante ans, grâce à des études chez des rongeurs axéniques et conventionnels et chez des volontaires humains, que le microbiote intestinal peut synthétiser certaines vitamines, notamment la vitamine K et des vitamines du groupe B, dont la biotine, la cobalamine, les folates, l’acide nicotinique, l’acide pantothénique, la pyridoxine, la riboflavine et la thiamine [52].
Source Rowland, Ian et al., « Gut Microbiota Functions: Metabolism of Nutrients and Other Food Components », European Journal of Nutrition, vol. 57, 2018, p. 1-24, introduction ; § « Omics approaches » ; § « Vitamin synthesis ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
- ↑
Passage Le rapport serait plutôt de l’ordre de 1 pour 1 (environ 38 000 milliards de bactéries pour 30 000 milliards de cellules, chez un homme de référence de 70 kg).
We estimate the total number of bacteria in the 70 kg "reference man" to be 3.8·10¹³. […] revise past estimates to 3.0·10¹³ human cells.
Traduction de la rédaction Nous estimons le nombre total de bactéries de « l’homme de référence » de 70 kg à 3,8·10¹³. […] [nous] révisons les estimations passées à 3,0·10¹³ cellules humaines.
Source Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016, résumé.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage des chercheurs ont recalculé la quantité de bactéries du côlon et le nombre de cellules humaines, dont les globules rouges forment l’essentiel.
The vast majority of the bacteria reside in the colon […] The cell count is dominated by red blood cells (84%).
Traduction de la rédaction La grande majorité des bactéries se trouve dans le côlon […] Le décompte des cellules est dominé par les globules rouges (84 %).
Source Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016, corps de l’article.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage On a répété pendant plus de quarante ans qu’un corps humain contenait dix fois plus de bactéries que de cellules humaines. Ce chiffre rond découlait d’une estimation rapide réalisée en 1972.
all papers regarding the number of bacteria in the human gastrointestinal tract that gave reference to the value stated could be traced to a single back-of-the-envelope estimate
Traduction de la rédaction tous les articles sur le nombre de bactéries du tube digestif humain qui donnaient une référence pour cette valeur remontaient à une seule estimation faite à la va-vite
Source Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016, historique du rapport 10:1 ; l’estimation d’origine est celle de Luckey (1972).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
- ↑
Passage notre page sur l’alimentation retrace le parcours du piment depuis les Amériques jusqu’à la Chine […] l’histoire des onze foyers indépendants de domestication
Source Les faits relatifs à l’alimentation, aux techniques de conservation et à l’agriculture sont établis dans les entrées 2.9, 2.10 et 9.11, avec leurs sources, faits établis ailleurs avec leurs sources.
Établi dans d’autres fiches, avec leurs sources · vérifié le 9 septembre 2026
Références bibliographiques
12
- Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology 2e, OpenStax, Rice University, section 23.3 « The Mouth, Pharynx, and Esophagus », en accès libre (les phases involontaires de la déglutition ; le péristaltisme qui pousse le bol alimentaire vers l’estomac). https://openstax.org/books/anatomy-and-physiology-2e/pages/23-3-the-mouth-pharynx-and-esophagus
- Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology 2e, OpenStax, Rice University, section 23.4 « The Stomach », en accès libre (la forte acidité du contenu gastrique, pH 1,5 à 3,5, qui dénature les protéines et tue une grande partie des bactéries ingérées). https://openstax.org/books/anatomy-and-physiology-2e/pages/23-4-the-stomach
- Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, section 34.2 « Nutrition and Energy Production », en accès libre (vitamines et minéraux, nutriments essentiels que le corps ne produit pas et qui doivent venir de l’alimentation). https://openstax.org/books/biology-2e/pages/34-2-nutrition-and-energy-production
- Guyton, Arthur C. et Hall, John E., Guyton and Hall Textbook of Medical Physiology, Elsevier, 2020, section sur le système digestif, en bibliothèque (péristaltisme, sucs gastriques, villosités intestinales).
- Helander, Herbert F. et Fändriks, Lars, « Surface Area of the Digestive Tract Revisited », Scandinavian Journal of Gastroenterology, vol. 49, n° 6, 2014, p. 681-689, accès payant (une surface totale d’environ 32 m², dont 30 pour l’intestin grêle ; les mesures antérieures de 180 à 300 m² ; les biais tenant aux mesures post mortem ou peropératoires ; une longueur d’intestin grêle d’environ 300 cm par imagerie, moitié moindre qu’en chirurgie). https://doi.org/10.3109/00365521.2014.898326
- Organisation mondiale de la santé et Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, Vitamin and Mineral Requirements in Human Nutrition, 2004, en accès libre (les besoins en vitamines et en sels minéraux, et les conséquences de leur absence). https://www.who.int/publications/i/item/9241546123
- Rao, Amogh Ananda et Johncy, Smilee, « Tennis Courts in the Human Body: A Review of the Misleading Metaphor in Medical Literature », Cureus, vol. 14, n° 1, e21474, 2022, en accès libre (le recensement des ouvrages reprenant l’analogie du court de tennis ; la surface réelle d’environ 32 m² ; la comparaison avec un terrain de badminton). https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8863270/
- Rowland, Ian et al., « Gut Microbiota Functions: Metabolism of Nutrients and Other Food Components », European Journal of Nutrition, vol. 57, 2018, p. 1-24, en accès libre (la fermentation des fibres, les acides gras à chaîne courte, la vitamine K).
- Les faits relatifs à l’alimentation, aux techniques de conservation et à l’agriculture sont établis dans les entrées 2.9, 2.10 et 9.11, avec leurs sources.
- Sender, Ron, Fuchs, Shai et Milo, Ron, « Revised Estimates for the Number of Human and Bacteria Cells in the Body », PLOS Biology, vol. 14, n° 8, e1002533, 2016, en accès libre (l’origine du rapport de dix pour un ; environ 38 000 milliards de bactéries pour 30 000 milliards de cellules humaines ; voir aussi l’entrée 6.14). https://doi.org/10.1371/journal.pbio.1002533
- U.S. Geological Survey, « The Water in You: Water and the Human Body », 22 mai 2019, en accès libre (la part de l’eau dans le corps adulte, chez l’homme et chez la femme). https://www.usgs.gov/special-topics/water-science-school/science/water-you-water-and-human-body
- « Villi within the Small Intestine », Science Learning Hub – Pokapū Akoranga Pūtaiao, University of Waikato, 2011, mis à jour le 26 août 2025, en accès libre. https://www.sciencelearn.org.nz/images/2259-villi-in-the-small-intestine
Une erreur, un doute ? Écrivez-nous.