
Combien l’être humain a-t-il de sens ?
Cinq, répond-on d’ordinaire. Mais comment appeler ce qui permet de savoir, les yeux fermés, où se trouve sa main ?
Ce que le compte de cinq laisse de côté
La vue, l’ouïe, l’odorat, le goût, le toucher.
L’équilibre ? Il a ses organes, dans l’oreille interne. Quand il se dérègle, la tête tourne.
La position du corps ? On sait où sont ses pieds sans les regarder. Cette information vient bien de quelque part.
La température ? La douleur ? La faim, la soif, l’envie de respirer ?
Chacune de ces choses a des récepteurs, des nerfs, un traitement. Alors pourquoi cinq ?
Parce que quelqu’un a choisi cinq, il y a très longtemps, en retenant les sens tournés vers l’extérieur et perçus consciemment. C’est un découpage, pas un décompte.
Les spécialistes en proposent aujourd’hui plusieurs, selon les critères retenus — et il n’y a pas de réponse unique.
Le principe revient souvent sur ce site : pour compter, il faut d’abord décider ce qu’on compte.
La carte de la langue
Ce cas permet de suivre l’erreur pas à pas.
Ce schéma est peut-être familier : la langue divisée en zones, le sucré à la pointe, l’amer au fond, l’acide sur les côtés.
Il est faux. Il ne vient pas d’une expérience ratée : il vient d’un graphique mal lu.
Un travail allemand du début du XXᵉ siècle montrait des différences de sensibilité selon les régions de la langue — des différences de degré, pas des zones exclusives. Repris en 1942 dans un ouvrage américain, le graphique a été interprété comme une carte de territoires.1
Il a été réfuté en 1974, et un détail rend la réfutation savoureuse.
L’étude a mesuré les seuils de détection en plusieurs points de la langue et du palais. Elle a trouvé des différences — plus marquées, même, que ce qu’on rapportait avant.2
Mais elles n’allaient pas dans le sens de la carte. Contrairement aux données anciennes, l’amer se détectait mieux à l’avant de la langue qu’à l’arrière.3
Exactement l’inverse de ce que le schéma enseigne.
Le mythe reste pourtant tenace.4
Le second étage
Le plus instructif dans ce dossier est ce que presque personne ne dit.
Cette étude de 1974 est aujourd’hui citée partout comme la preuve qu’il n’y a aucune différence entre les régions de la langue.5
Ce n’est pas ce qu’elle dit. Elle montre que les différences existent — elles ne sont simplement pas celles de la carte, et ce ne sont pas des territoires exclusifs. Des travaux récents relèvent que cette nuance de ses données a été négligée, précisément parce qu’on ne cite son article que pour démolir le mythe.6
Le point mérite qu’on s’y arrête. Le schéma faux a été simplifié en circulant. Puis la réfutation du schéma a été simplifiée à son tour, dans l’autre sens.
Le même mécanisme, appliqué deux fois, dans les deux camps. Une idée voyage mal, qu’elle soit vraie ou fausse.
Combien de sens, au juste ?
Cinq, dit-on. La liste vient d’Aristote, il y a près de deux mille quatre cents ans.7
Elle laisse de côté plusieurs sens, parmi lesquels :
- La proprioception — savoir où sont ses membres sans les regarder. Toucher son nez les yeux fermés suffit à la mettre en œuvre.
- L’équilibrioception — l’équilibre, capté dans l’oreille interne.
- La thermoception — le chaud et le froid.
- La nociception — la détection des dommages, distincte du toucher.
- L’intéroception — la famille de sens qui renseigne sur l’intérieur du corps : la faim, la soif, le besoin de respirer, le battement du cœur.
- La chronoception — la perception du temps qui passe, que certains ajoutent à la liste sans organe dédié.8
Alors, combien ?
Les spécialistes proposent des nombres très différents : au moins dix, plus probablement vingt et un, et jusqu’à trente-trois pour les décomptes les plus fins.9
Trois, cinq, dix, vingt et un, trente-trois.
Aucun n’est faux. La réponse dépend en partie de ce que l’on accepte de compter comme un « sens ».10
Et l’éventail est large. Selon le critère retenu, on arrive à trois grandes familles (chimique, mécanique, lumineuse), ou à dix sens couramment admis, ou à vingt et un, ou — pour les décomptes les plus fins — jusqu’à trente-trois.11
On peut compter « le toucher » comme un sens, ou compter séparément la pression, la vibration, l’étirement, la température et la douleur. Le corps ne change pas. C’est le classement qui change.
Interactivité
Combien de sens ?
Cinq sens, dit-on depuis Aristote : la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher. Mais comment les compte-t-on ?
La question
Avons-nous vraiment cinq sens ?
Ce que vous faites Affinez le découpage, de trois familles à trente-trois sens. Le corps reste le même ; seul le classement change.
Sans JavaScript, voici les données de l’animation.
| Nombre | Découpage | Source |
|---|---|---|
| 3 | trois grandes familles : chimique, mécanique, lumineuse | 1 |
| 5 | la liste d’Aristote | 2 |
| 10 | au moins dix sens couramment admis | 3 |
| 21 | plus probablement vingt et un | 3 |
| 33 | jusqu’à trente-trois, pour les décomptes les plus fins | 3 |
| Sens | Ce qu’il capte | Source |
|---|---|---|
| la proprioception | savoir où sont ses membres sans les regarder | 4 |
| l’intéroception | l’intérieur du corps : la faim, la soif, le besoin de respirer | 5 |
Au-delà de cinq, les cases ne portent pas de nom : elles montrent seulement combien de sens on compte selon le découpage.
À retenir Trois, cinq, dix, vingt et un, trente-trois : aucun nombre n’est faux. Il dépend de la façon dont on découpe nos systèmes sensoriels.
Crédits des photos 5
- L’œil en coupe : gravure tirée d’Henry Fox Hewes, Anatomy, Physiology and Hygiene for High Schools, 1900. Henry Fox Hewes, Domaine public, source
- Le pavillon de l’oreille, face externe : planche 904 de l’Anatomie de Gray, dessinée par Henry Vandyke Carter. Henry Vandyke Carter, Domaine public, source
- La cavité nasale en coupe, avec les nerfs de l’odorat : gravure tirée de Jerome Walker, Anatomy, Physiology and Hygiene, 1900. Jerome Walker, Domaine public, source
- La face supérieure de la langue et ses papilles : gravure d’Henry Vandyke Carter pour l’Anatomie de Gray, 1860. Henry Vandyke Carter, Domaine public, source
- La paume de la main : gravure de l’Anatomie de Gray, édition de 1897. Henry Gray et Henry Vandyke Carter, Domaine public, source
Sources 5
Arney, Kat, « Myth: You have five senses », The Naked Scientists, 14 mars 2017, texte de l’émission, passage sur l’approche « réductionniste ».
And if you want to get really reductionist about it all, you could argue that humans have just three senses, based on the kind of input coming into the nervous system - mechanical senses that measure physical changes (which would include touch, hearing and proprioception), light detection, and chemical sensing, which takes in taste, smell and all the sensory inputs that come from chemical signals within the body.
Traduction de la rédaction Et si l’on veut être vraiment réductionniste, on peut soutenir que les humains n’ont que trois sens, selon le type d’information qui entre dans le système nerveux : les sens mécaniques, qui mesurent des changements physiques (ce qui inclut le toucher, l’ouïe et la proprioception), la détection de la lumière, et la détection chimique, qui englobe le goût, l’odorat et toutes les informations sensorielles issues de signaux chimiques à l’intérieur du corps.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Aristote, De l’âme, livre II, chap. 6-11, et livre III, chap. 1, livre III, chap. 1 (424 b 22), première phrase ; traduction anglaise de J. A. Smith (la page MIT ne donne pas la pagination Bekker).
That there is no sixth sense in addition to the five enumerated-sight,hearing, smell, taste, touch-may be established by the following considerations:
Traduction de la rédaction Qu’il n’existe pas de sixième sens en plus des cinq énumérés — la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût, le toucher —, on peut l’établir par les considérations suivantes :
Domaine public ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Howes, David, Sensorium: Contextualizing the Senses and Cognition in History and Across Cultures, Cambridge University Press, coll. « Elements in Histories of Emotions and the Senses », 2024, extrait publié par l’éditeur (p. 1-8), section 1, p. 3.
Sensory scientists will object that the list does not stop at six, that thanks to advances in neurobiology we now know that there are at least ten senses, but more likely twenty-one, and radical estimates put the number as high as thirty-three (Durie 2005).
Traduction de la rédaction Les spécialistes des sens objecteront que la liste ne s’arrête pas à six, et que, grâce aux progrès de la neurobiologie, on sait aujourd’hui qu’il existe au moins dix sens, plus probablement vingt et un, et que des estimations radicales en portent le nombre jusqu’à trente-trois (Durie 2005).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University, section 14.1, sous-sections « Structural Receptor Types » et « Sensory Modalities ».
Finally, a proprioceptor is a receptor located near a moving part of the body, such as a muscle, that interprets the positions of the tissues as they move. […] General senses often contribute to the sense of touch, as described above, or to proprioception (body position) and kinesthesia (body movement), or to a visceral sense (sense associated with the internal organs), which is most important to autonomic functions.
Traduction de la rédaction Enfin, un propriocepteur est un récepteur situé près d’une partie mobile du corps, comme un muscle, qui interprète la position des tissus quand ils bougent. […] Les sens généraux contribuent souvent au sens du toucher, comme décrit plus haut, ou à la proprioception (position du corps) et à la kinesthésie (mouvement du corps), ou à un sens viscéral (sens associé aux organes internes), surtout important pour les fonctions autonomes.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
National Institutes of Health (NCCIH et instituts participants), « Notice of Special Interest (NOSI): Promoting Research on Interoception and Its Impact on Health and Disease », NOT-AT-21-002, 22 janvier 2021, section « Terminology for Interoception Research ».
Interoception includes the processes by which an organism senses, interprets, integrates, and regulates internal signals.
Traduction de la rédaction L’intéroception englobe les processus par lesquels un organisme perçoit, interprète, intègre et régule les signaux internes.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Pourquoi cinq a survécu
Non parce que c’est le nombre juste, mais parce qu’il est simple, ancien, et facile à retenir.
C’est un cas très pur d’un phénomène fréquent : un classement pratique qui finit par être pris pour une description de la réalité.
Les sens du découpage à cinq ont un point commun : ce sont les cinq sens qui pointent vers l’extérieur, et dont on peut montrer l’organe sur un visage. Ceux qui manquent sont surtout ceux qui regardent vers l’intérieur — et qui n’ont pas d’organe visible à désigner.
On a compté ce qui se voyait.
Une réserve honnête
Une molécule très présente dans l’œil humain, le cryptochrome, peut réagir aux champs magnétiques : une étude l’a montré en laboratoire, chez des mouches. Une étude plus récente, menée sur un très grand nombre de mouches, n’a pourtant trouvé aucun signe d’un sens magnétique chez elles.12
Mais aucun sens magnétique conscient n’a été démontré chez l’humain. Réagir n’est pas percevoir, et cette page ne franchira pas ce pas. Pour l’ultraviolet et les rayonnements que notre œil ne capte pas, voir l’entrée 4.14 Le spectre électromagnétique. Pour la magnétoréception animale, voir l’entrée 5.14 Les comportements sociaux et la migration, où elle est traitée avec ses mécanismes.13
Percevoir, c’est interpréter
Il reste le point le plus important de cette page.
Nous ne recevons pas le monde. Nous le reconstruisons — en permanence, à partir de signaux incomplets, et en comblant les manques avec ce que nous nous attendons à trouver.
Ce site en donne deux exemples, dans deux domaines très éloignés :
- Les canaux de Mars. Pendant des décennies, des astronomes compétents ont dessiné des lignes droites à la surface de Mars (voir l’entrée 1.14). Il n’y en a pas. L’instrument produisait des taches à la limite du visible, et l’œil — qui cherche des formes — les a reliées. Puis, une fois le mot « canaux » posé, d’autres les ont vus à leur tour.
- Les couleurs. Une pomme n’est pas rouge. Elle renvoie une certaine lumière, que l’œil capte et que le cerveau interprète comme du rouge.14
Dans les deux cas : ce qui est perçu est déjà une interprétation.
Cela ne veut pas dire que rien n’est réel. Cela veut dire qu’entre le monde et celui qui le perçoit, il y a un traitement — et que ce traitement a des règles, qu’on peut étudier, et parfois prendre en défaut.
Et ce que nous n’écrirons pas
Une dernière chose, et cela concerne une règle de ce site.
Nous n’écrivons jamais « on voit », « on entend », « on sent » comme si cela allait de soi pour tout le monde.
Certains lecteurs de cette page sont sourds. D’autres sont aveugles. D’autres perçoivent autrement, plus intensément ou moins.
Ce n’est pas une manière plus polie d’écrire. C’est une manière plus exacte. Une phrase qui suppose un lecteur type décrit mal la réalité — et elle la décrit mal pour tout le monde, pas seulement pour ceux qu’elle exclut.
Note 1
Süß wird an allen Punkten der Zungengeschmackszone empfunden, aber in abgestufter Intensität. […] Bitter wird an allen Punkten der Zungengeschmackszone empfunden, aber in verschiedenen Intensitätsgraden. […] Salz wird an allen Punkten der Zungengeschmackszone empfunden und zwar in annähernd gleicher Intensität.
Le sucré est perçu en tous les points de la zone gustative de la langue, mais avec une intensité graduée. […] L’amer est perçu en tous les points de la zone gustative de la langue, mais à des degrés d’intensité différents. […] Le salé est perçu en tous les points de la zone gustative de la langue, et cela avec une intensité à peu près égale.
Hänig, David P., « Zur Psychophysik des Geschmackssinnes », Philosophische Studien, vol. 17, 1901, p. 576-623
The origin is most likely a book written by Harvard University’s Edwin Boring in 1942. […] Thus, Hänig’s result that sweet thresholds were slightly lower on the front of the tongue and bitter thresholds were slightly lower on the back was misconstrued and turned into the notion that we taste sweet on the front of our tongues, bitter on the back, etc.
L’origine en est très probablement un livre écrit en 1942 par Edwin Boring, de l’université Harvard. […] Ainsi, le résultat de Hänig, selon lequel les seuils du sucré étaient légèrement plus bas à l’avant de la langue et ceux de l’amer légèrement plus bas à l’arrière, a été mal compris et transformé en l’idée que nous goûtons le sucré à l’avant de la langue, l’amer à l’arrière, etc.
Wolfe, Jeremy M. et al., Sensation and Perception, 4ᵉ éd., Sinauer Associates, 2015, site compagnon, essai 15.1 « Scientific Urban Legend—The Bogus Tongue Map »
Note 2
The results showed greater differences between loci than previously reported.
Les résultats ont montré entre les zones des différences plus grandes que celles rapportées jusque-là.
Collings, Virginia B., « Human Taste Response as a Function of Locus of Stimulation on the Tongue and Soft Palate », Perception & Psychophysics, vol. 16, n° 1, 1974, p. 169-174
Note 3
Contrary to older data, the threshold for bitter was found to be lower for the fungiform papillae at the front of the tongue and for the soft palate than for the vallate papillae.
Contrairement aux données anciennes, le seuil de l’amer s’est révélé plus bas pour les papilles fongiformes de l’avant de la langue et pour le voile du palais que pour les papilles caliciformes.
Collings, Virginia B., « Human Taste Response as a Function of Locus of Stimulation on the Tongue and Soft Palate », Perception & Psychophysics, vol. 16, n° 1, 1974, p. 169-174
Note 4
the persistent myth of the tongue map
le mythe tenace de la carte de la langue
Higgins, Molly J. et Hayes, John E., « Regional Variation of Bitter Taste and Aftertaste in Humans », Chemical Senses, vol. 44, n° 9, 2019, p. 721-732
Note 5
this nuance in Collings' data has presumably been overlooked, as her work is most often cited as a means to debunk the persistent myth of the tongue map
cette nuance des données de Collings a sans doute été négligée, parce que son travail est le plus souvent cité pour démolir le mythe tenace de la carte de la langue
Higgins, Molly J. et Hayes, John E., « Regional Variation of Bitter Taste and Aftertaste in Humans », Chemical Senses, vol. 44, n° 9, 2019, p. 721-732
Note 6
other psychophysical data suggest there may be some subtle regional variation in suprathreshold intensity, especially for bitterness
d’autres données psychophysiques laissent penser qu’il existe une légère variation régionale de l’intensité au-dessus du seuil, surtout pour l’amer
Higgins, Molly J. et Hayes, John E., « Regional Variation of Bitter Taste and Aftertaste in Humans », Chemical Senses, vol. 44, n° 9, 2019, p. 721-732
Note 7
That there is no sixth sense in addition to the five enumerated-sight,hearing, smell, taste, touch-may be established by the following considerations:
Qu’il n’existe pas de sixième sens en plus des cinq énumérés — la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût, le toucher —, on peut l’établir par les considérations suivantes :
Aristote, De l’âme, livre II, chap. 6-11, et livre III, chap. 1
Note 8
Finally, a proprioceptor is a receptor located near a moving part of the body, such as a muscle, that interprets the positions of the tissues as they move. […] General senses often contribute to the sense of touch, as described above, or to proprioception (body position) and kinesthesia (body movement), or to a visceral sense (sense associated with the internal organs), which is most important to autonomic functions.
Enfin, un propriocepteur est un récepteur situé près d’une partie mobile du corps, comme un muscle, qui interprète la position des tissus quand ils bougent. […] Les sens généraux contribuent souvent au sens du toucher, comme décrit plus haut, ou à la proprioception (position du corps) et à la kinesthésie (mouvement du corps), ou à un sens viscéral (sens associé aux organes internes), surtout important pour les fonctions autonomes.
Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University
Interoception includes the processes by which an organism senses, interprets, integrates, and regulates internal signals.
L’intéroception englobe les processus par lesquels un organisme perçoit, interprète, intègre et régule les signaux internes.
National Institutes of Health (NCCIH et instituts participants), « Notice of Special Interest (NOSI): Promoting Research on Interoception and Its Impact on Health and Disease », NOT-AT-21-002, 22 janvier 2021
Note 9
Sensory scientists will object that the list does not stop at six, that thanks to advances in neurobiology we now know that there are at least ten senses, but more likely twenty-one, and radical estimates put the number as high as thirty-three (Durie 2005).
Les spécialistes des sens objecteront que la liste ne s’arrête pas à six, et que, grâce aux progrès de la neurobiologie, on sait aujourd’hui qu’il existe au moins dix sens, plus probablement vingt et un, et que des estimations radicales en portent le nombre jusqu’à trente-trois (Durie 2005).
Howes, David, Sensorium: Contextualizing the Senses and Cognition in History and Across Cultures, Cambridge University Press, coll. « Elements in Histories of Emotions and the Senses », 2024, extrait publié par l’éditeur (p. 1-8)
Note 10
Perhaps surprisingly, the issue remains controversial, partly because it is not clear exactly what should count as a ‘sense’.
Contre toute attente peut-être, la question reste controversée, en partie parce qu’on ne sait pas exactement ce qui doit compter comme un « sens ».
Wilson, Keith A., « How Many Senses? Multisensory Perception Beyond the Five Senses », Sabah Ülkesi, n° 66, 2021, p. 76-79, résumé
Note 11
Sensory scientists will object that the list does not stop at six, that thanks to advances in neurobiology we now know that there are at least ten senses, but more likely twenty-one, and radical estimates put the number as high as thirty-three (Durie 2005).
Les spécialistes des sens objecteront que la liste ne s’arrête pas à six, et que, grâce aux progrès de la neurobiologie, on sait aujourd’hui qu’il existe au moins dix sens, plus probablement vingt et un, et que des estimations radicales en portent le nombre jusqu’à trente-trois (Durie 2005).
Howes, David, Sensorium: Contextualizing the Senses and Cognition in History and Across Cultures, Cambridge University Press, coll. « Elements in Histories of Emotions and the Senses », 2024, extrait publié par l’éditeur (p. 1-8)
And if you want to get really reductionist about it all, you could argue that humans have just three senses, based on the kind of input coming into the nervous system - mechanical senses that measure physical changes (which would include touch, hearing and proprioception), light detection, and chemical sensing, which takes in taste, smell and all the sensory inputs that come from chemical signals within the body.
Et si l’on veut être vraiment réductionniste, on peut soutenir que les humains n’ont que trois sens, selon le type d’information qui entre dans le système nerveux : les sens mécaniques, qui mesurent des changements physiques (ce qui inclut le toucher, l’ouïe et la proprioception), la détection de la lumière, et la détection chimique, qui englobe le goût, l’odorat et toutes les informations sensorielles issues de signaux chimiques à l’intérieur du corps.
Arney, Kat, « Myth: You have five senses », The Naked Scientists, 14 mars 2017
Note 12
human CRY2, which is heavily expressed in the retina, […] can function as a magnetosensor in the magnetoreception system of Drosophila
le CRY2 humain, très présent dans la rétine, […] peut fonctionner comme capteur magnétique dans le système de magnétoréception de la drosophile
Foley, Lauren E., Gegear, Robert J. et Reppert, Steven M., « Human Cryptochrome Exhibits Light-Dependent Magnetosensitivity », Nature Communications, vol. 2, article 356, 2011
testing magnetic field effects on 97,658 flies moving in a two-arm maze […] Our findings therefore cast considerable doubt on the existence of magnetic sensing in Drosophila
en testant les effets du champ magnétique sur 97 658 mouches se déplaçant dans un labyrinthe à deux bras […] Nos résultats jettent donc un doute considérable sur l’existence d’un sens magnétique chez la drosophile
Bassetto, Marco, Reichl, Thomas, Kobylkov, Dmitry, Kattnig, Daniel R., Winklhofer, Michael, Hore, P. J. et Mouritsen, Henrik, « No Evidence for Magnetic Field Effects on the Behaviour of Drosophila », Nature, vol. 620, 2023, p. 595-599
Note 13
Although many migrating and homing animals are sensitive to Earth’s magnetic field, most humans are not consciously aware of the geomagnetic stimuli that we encounter in everyday life. […] After experimental sessions, participants reported that they could not discern when or if any magnetic field changes had occurred.
Bien que de nombreux animaux migrateurs ou capables de retrouver leur gîte soient sensibles au champ magnétique terrestre, la plupart des humains n’ont pas conscience des stimuli géomagnétiques que nous rencontrons dans la vie quotidienne. […] Après les séances expérimentales, les participants ont déclaré qu’ils ne pouvaient pas discerner quand ni même si des changements du champ magnétique avaient eu lieu.
Wang, Connie X. et al., « Transduction of the Geomagnetic Field as Evidenced from Alpha-Band Activity in the Human Brain », eNeuro, vol. 6, n° 2, 2019
Note 14
Les faits relatifs aux canaux de Mars sont établis dans l’entrée 1.14, avec leurs sources
Notes et sources
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Passage Un travail allemand du début du XXᵉ siècle montrait des différences de sensibilité selon les régions de la langue — des différences de degré, pas des zones exclusives.
Süß wird an allen Punkten der Zungengeschmackszone empfunden, aber in abgestufter Intensität. […] Bitter wird an allen Punkten der Zungengeschmackszone empfunden, aber in verschiedenen Intensitätsgraden. […] Salz wird an allen Punkten der Zungengeschmackszone empfunden und zwar in annähernd gleicher Intensität.
Traduction de la rédaction Le sucré est perçu en tous les points de la zone gustative de la langue, mais avec une intensité graduée. […] L’amer est perçu en tous les points de la zone gustative de la langue, mais à des degrés d’intensité différents. […] Le salé est perçu en tous les points de la zone gustative de la langue, et cela avec une intensité à peu près égale.
Source Hänig, David P., « Zur Psychophysik des Geschmackssinnes », Philosophische Studien, vol. 17, 1901, p. 576-623, p. 600, 605 et 608 : point 1 des conclusions numérotées des sections sur le sucré, l’amer et le salé.
Domaine public ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage Repris en 1942 dans un ouvrage américain, le graphique a été interprété comme une carte de territoires.
The origin is most likely a book written by Harvard University’s Edwin Boring in 1942. […] Thus, Hänig’s result that sweet thresholds were slightly lower on the front of the tongue and bitter thresholds were slightly lower on the back was misconstrued and turned into the notion that we taste sweet on the front of our tongues, bitter on the back, etc.
Traduction de la rédaction L’origine en est très probablement un livre écrit en 1942 par Edwin Boring, de l’université Harvard. […] Ainsi, le résultat de Hänig, selon lequel les seuils du sucré étaient légèrement plus bas à l’avant de la langue et ceux de l’amer légèrement plus bas à l’arrière, a été mal compris et transformé en l’idée que nous goûtons le sucré à l’avant de la langue, l’amer à l’arrière, etc.
Source Wolfe, Jeremy M. et al., Sensation and Perception, 4ᵉ éd., Sinauer Associates, 2015, site compagnon, essai 15.1 « Scientific Urban Legend—The Bogus Tongue Map », essai 15.1 (« Scientific Urban Legend—The Bogus Tongue Map »), 1er paragraphe.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage L’étude a mesuré les seuils de détection en plusieurs points de la langue et du palais. Elle a trouvé des différences — plus marquées, même, que ce qu’on rapportait avant.
The results showed greater differences between loci than previously reported.
Traduction de la rédaction Les résultats ont montré entre les zones des différences plus grandes que celles rapportées jusque-là.
Source Collings, Virginia B., « Human Taste Response as a Function of Locus of Stimulation on the Tongue and Soft Palate », Perception & Psychophysics, vol. 16, n° 1, 1974, p. 169-174, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Contrairement aux données anciennes, l’amer se détectait mieux à l’avant de la langue qu’à l’arrière.
Contrary to older data, the threshold for bitter was found to be lower for the fungiform papillae at the front of the tongue and for the soft palate than for the vallate papillae.
Traduction de la rédaction Contrairement aux données anciennes, le seuil de l’amer s’est révélé plus bas pour les papilles fongiformes de l’avant de la langue et pour le voile du palais que pour les papilles caliciformes.
Source Collings, Virginia B., « Human Taste Response as a Function of Locus of Stimulation on the Tongue and Soft Palate », Perception & Psychophysics, vol. 16, n° 1, 1974, p. 169-174, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Le mythe reste pourtant tenace.
the persistent myth of the tongue map
Traduction de la rédaction le mythe tenace de la carte de la langue
Source Higgins, Molly J. et Hayes, John E., « Regional Variation of Bitter Taste and Aftertaste in Humans », Chemical Senses, vol. 44, n° 9, 2019, p. 721-732, discussion de l’article.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Cette étude de 1974 est aujourd’hui citée partout comme la preuve qu’il n’y a aucune différence entre les régions de la langue.
this nuance in Collings' data has presumably been overlooked, as her work is most often cited as a means to debunk the persistent myth of the tongue map
Traduction de la rédaction cette nuance des données de Collings a sans doute été négligée, parce que son travail est le plus souvent cité pour démolir le mythe tenace de la carte de la langue
Source Higgins, Molly J. et Hayes, John E., « Regional Variation of Bitter Taste and Aftertaste in Humans », Chemical Senses, vol. 44, n° 9, 2019, p. 721-732, discussion de l’article.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Elle montre que les différences existent — elles ne sont simplement pas celles de la carte
other psychophysical data suggest there may be some subtle regional variation in suprathreshold intensity, especially for bitterness
Traduction de la rédaction d’autres données psychophysiques laissent penser qu’il existe une légère variation régionale de l’intensité au-dessus du seuil, surtout pour l’amer
Source Higgins, Molly J. et Hayes, John E., « Regional Variation of Bitter Taste and Aftertaste in Humans », Chemical Senses, vol. 44, n° 9, 2019, p. 721-732, discussion de l’article.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage La liste vient d’Aristote
That there is no sixth sense in addition to the five enumerated-sight,hearing, smell, taste, touch-may be established by the following considerations:
Traduction de la rédaction Qu’il n’existe pas de sixième sens en plus des cinq énumérés — la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût, le toucher —, on peut l’établir par les considérations suivantes :
Source Aristote, De l’âme, livre II, chap. 6-11, et livre III, chap. 1, livre III, chap. 1 (424 b 22), première phrase ; traduction anglaise de J. A. Smith (la page MIT ne donne pas la pagination Bekker).
Domaine public ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage La proprioception — savoir où sont ses membres sans les regarder.
Finally, a proprioceptor is a receptor located near a moving part of the body, such as a muscle, that interprets the positions of the tissues as they move. […] General senses often contribute to the sense of touch, as described above, or to proprioception (body position) and kinesthesia (body movement), or to a visceral sense (sense associated with the internal organs), which is most important to autonomic functions.
Traduction de la rédaction Enfin, un propriocepteur est un récepteur situé près d’une partie mobile du corps, comme un muscle, qui interprète la position des tissus quand ils bougent. […] Les sens généraux contribuent souvent au sens du toucher, comme décrit plus haut, ou à la proprioception (position du corps) et à la kinesthésie (mouvement du corps), ou à un sens viscéral (sens associé aux organes internes), surtout important pour les fonctions autonomes.
Source Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University, section 14.1, sous-sections « Structural Receptor Types » et « Sensory Modalities ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage L’intéroception — la famille de sens qui renseigne sur l’intérieur du corps
Interoception includes the processes by which an organism senses, interprets, integrates, and regulates internal signals.
Traduction de la rédaction L’intéroception englobe les processus par lesquels un organisme perçoit, interprète, intègre et régule les signaux internes.
Source National Institutes of Health (NCCIH et instituts participants), « Notice of Special Interest (NOSI): Promoting Research on Interoception and Its Impact on Health and Disease », NOT-AT-21-002, 22 janvier 2021, section « Terminology for Interoception Research ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Les spécialistes proposent des nombres très différents : au moins dix, plus probablement vingt et un, et jusqu’à trente-trois pour les décomptes les plus fins.
Sensory scientists will object that the list does not stop at six, that thanks to advances in neurobiology we now know that there are at least ten senses, but more likely twenty-one, and radical estimates put the number as high as thirty-three (Durie 2005).
Traduction de la rédaction Les spécialistes des sens objecteront que la liste ne s’arrête pas à six, et que, grâce aux progrès de la neurobiologie, on sait aujourd’hui qu’il existe au moins dix sens, plus probablement vingt et un, et que des estimations radicales en portent le nombre jusqu’à trente-trois (Durie 2005).
Source Howes, David, Sensorium: Contextualizing the Senses and Cognition in History and Across Cultures, Cambridge University Press, coll. « Elements in Histories of Emotions and the Senses », 2024, extrait publié par l’éditeur (p. 1-8), section 1, p. 3.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage La réponse dépend en partie de ce que l’on accepte de compter comme un « sens ».
Perhaps surprisingly, the issue remains controversial, partly because it is not clear exactly what should count as a ‘sense’.
Traduction de la rédaction Contre toute attente peut-être, la question reste controversée, en partie parce qu’on ne sait pas exactement ce qui doit compter comme un « sens ».
Source Wilson, Keith A., « How Many Senses? Multisensory Perception Beyond the Five Senses », Sabah Ülkesi, n° 66, 2021, p. 76-79, résumé, résumé, 4e phrase.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage ou à dix sens couramment admis, ou à vingt et un, ou — pour les décomptes les plus fins — jusqu’à trente-trois
Sensory scientists will object that the list does not stop at six, that thanks to advances in neurobiology we now know that there are at least ten senses, but more likely twenty-one, and radical estimates put the number as high as thirty-three (Durie 2005).
Traduction de la rédaction Les spécialistes des sens objecteront que la liste ne s’arrête pas à six, et que, grâce aux progrès de la neurobiologie, on sait aujourd’hui qu’il existe au moins dix sens, plus probablement vingt et un, et que des estimations radicales en portent le nombre jusqu’à trente-trois (Durie 2005).
Source Howes, David, Sensorium: Contextualizing the Senses and Cognition in History and Across Cultures, Cambridge University Press, coll. « Elements in Histories of Emotions and the Senses », 2024, extrait publié par l’éditeur (p. 1-8), section 1, p. 3.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage on arrive à trois grandes familles (chimique, mécanique, lumineuse)
And if you want to get really reductionist about it all, you could argue that humans have just three senses, based on the kind of input coming into the nervous system - mechanical senses that measure physical changes (which would include touch, hearing and proprioception), light detection, and chemical sensing, which takes in taste, smell and all the sensory inputs that come from chemical signals within the body.
Traduction de la rédaction Et si l’on veut être vraiment réductionniste, on peut soutenir que les humains n’ont que trois sens, selon le type d’information qui entre dans le système nerveux : les sens mécaniques, qui mesurent des changements physiques (ce qui inclut le toucher, l’ouïe et la proprioception), la détection de la lumière, et la détection chimique, qui englobe le goût, l’odorat et toutes les informations sensorielles issues de signaux chimiques à l’intérieur du corps.
Source Arney, Kat, « Myth: You have five senses », The Naked Scientists, 14 mars 2017, texte de l’émission, passage sur l’approche « réductionniste ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Une molécule très présente dans l’œil humain, le cryptochrome, peut réagir aux champs magnétiques : une étude l’a montré en laboratoire, chez des mouches.
human CRY2, which is heavily expressed in the retina, […] can function as a magnetosensor in the magnetoreception system of Drosophila
Traduction de la rédaction le CRY2 humain, très présent dans la rétine, […] peut fonctionner comme capteur magnétique dans le système de magnétoréception de la drosophile
Source Foley, Lauren E., Gegear, Robert J. et Reppert, Steven M., « Human Cryptochrome Exhibits Light-Dependent Magnetosensitivity », Nature Communications, vol. 2, article 356, 2011, résumé.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage Une étude plus récente, menée sur un très grand nombre de mouches, n’a pourtant trouvé aucun signe d’un sens magnétique chez elles.
testing magnetic field effects on 97,658 flies moving in a two-arm maze […] Our findings therefore cast considerable doubt on the existence of magnetic sensing in Drosophila
Traduction de la rédaction en testant les effets du champ magnétique sur 97 658 mouches se déplaçant dans un labyrinthe à deux bras […] Nos résultats jettent donc un doute considérable sur l’existence d’un sens magnétique chez la drosophile
Source Bassetto, Marco, Reichl, Thomas, Kobylkov, Dmitry, Kattnig, Daniel R., Winklhofer, Michael, Hore, P. J. et Mouritsen, Henrik, « No Evidence for Magnetic Field Effects on the Behaviour of Drosophila », Nature, vol. 620, 2023, p. 595-599, résumé.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 26 octobre 2026
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Passage aucun sens magnétique conscient n’a été démontré chez l’humain
Although many migrating and homing animals are sensitive to Earth’s magnetic field, most humans are not consciously aware of the geomagnetic stimuli that we encounter in everyday life. […] After experimental sessions, participants reported that they could not discern when or if any magnetic field changes had occurred.
Traduction de la rédaction Bien que de nombreux animaux migrateurs ou capables de retrouver leur gîte soient sensibles au champ magnétique terrestre, la plupart des humains n’ont pas conscience des stimuli géomagnétiques que nous rencontrons dans la vie quotidienne. […] Après les séances expérimentales, les participants ont déclaré qu’ils ne pouvaient pas discerner quand ni même si des changements du champ magnétique avaient eu lieu.
Source Wang, Connie X. et al., « Transduction of the Geomagnetic Field as Evidenced from Alpha-Band Activity in the Human Brain », eNeuro, vol. 6, n° 2, 2019, « Significance Statement » ; § « Results » (réponse neuronale aux stimuli géomagnétiques).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Pendant des décennies, des astronomes compétents ont dessiné des lignes droites à la surface de Mars.
Source Les faits relatifs aux canaux de Mars sont établis dans l’entrée 1.14, avec leurs sources, faits établis ailleurs avec leurs sources.
Établi dans d’autres fiches, avec leurs sources · vérifié le 24 octobre 2026
Références bibliographiques
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- Aristote, De l’âme, livre II, chap. 6-11, et livre III, chap. 1, domaine public (la liste des cinq sens).
- Arney, Kat, « Myth: You have five senses », The Naked Scientists, 14 mars 2017, en accès libre. https://www.thenakedscientists.com/node/190360
- Bassetto, Marco, Reichl, Thomas, Kobylkov, Dmitry, Kattnig, Daniel R., Winklhofer, Michael, Hore, P. J. et Mouritsen, Henrik, « No Evidence for Magnetic Field Effects on the Behaviour of Drosophila », Nature, vol. 620, 2023, p. 595-599, en accès libre (près de cent mille mouches testées dans un labyrinthe : aucun signe d’un sens magnétique). https://doi.org/10.1038/s41586-023-06397-7
- Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University, en accès libre (la proprioception, sens de la position du corps). https://openstax.org/details/books/anatomy-and-physiology
- Boring, Edwin G., Sensation and Perception in the History of Experimental Psychology, Appleton-Century, 1942, en bibliothèque (le graphique dérivé, interprété par la suite comme une carte de territoires).
- Collings, Virginia B., « Human Taste Response as a Function of Locus of Stimulation on the Tongue and Soft Palate », Perception & Psychophysics, vol. 16, n° 1, 1974, p. 169-174, accès payant (des différences entre zones plus marquées que rapporté auparavant ; un seuil de l’amer plus bas à l’avant de la langue qu’à l’arrière, contrairement aux données anciennes). https://doi.org/10.3758/BF03203270
- Craig, A. D. (Bud), « Interoception: The Sense of the Physiological Condition of the Body », Current Opinion in Neurobiology, vol. 13, 2003, p. 500-505, accès payant (l’intéroception comme famille de sens distincte).
- Durie, Bruce, « Senses Special: Doors of Perception », New Scientist, n° 2484, 29 janvier 2005, p. 33-36, accès payant (la réponse qui dépend de la façon dont on découpe les systèmes sensoriels ; les décomptes concurrents : trois familles de stimulus, dix sens admis, vingt et un, et jusqu’à trente-trois).
- Foley, Lauren E., Gegear, Robert J. et Reppert, Steven M., « Human Cryptochrome Exhibits Light-Dependent Magnetosensitivity », Nature Communications, vol. 2, article 356, 2011, en accès libre (le cryptochrome humain, très présent dans la rétine, fonctionne comme capteur magnétique une fois fabriqué par des drosophiles). https://doi.org/10.1038/ncomms1364
- Hänig, David P., « Zur Psychophysik des Geschmackssinnes », Philosophische Studien, vol. 17, 1901, p. 576-623, domaine public (l’étude d’origine, sur des différences de seuils et non des zones exclusives).
- Higgins, Molly J. et Hayes, John E., « Regional Variation of Bitter Taste and Aftertaste in Humans », Chemical Senses, vol. 44, n° 9, 2019, p. 721-732, en accès libre (la nuance des données de 1974, négligée parce que l’article n’est cité que pour réfuter la carte ; la persistance du mythe ; les variations régionales subtiles d’intensité). https://doi.org/10.1093/chemse/bjz064
- Howes, David, Sensorium: Contextualizing the Senses and Cognition in History and Across Cultures, Cambridge University Press, coll. « Elements in Histories of Emotions and the Senses », 2024, extrait publié par l’éditeur (p. 1-8), en accès libre. https://assets.cambridge.org/97810095/17225/excerpt/9781009517225_excerpt.pdf
- Les faits relatifs aux canaux de Mars sont établis dans l’entrée 1.14, avec leurs sources.
- National Institutes of Health (NCCIH et instituts participants), « Notice of Special Interest (NOSI): Promoting Research on Interoception and Its Impact on Health and Disease », NOT-AT-21-002, 22 janvier 2021, en accès libre (la définition de l’intéroception, perception des signaux internes de l’organisme). https://grants.nih.gov/grants/guide/notice-files/NOT-AT-21-002.html
- Sherrington, Charles S., The Integrative Action of the Nervous System, Yale University Press, 1906, domaine public (l’introduction du terme « proprioception »).
- Wang, Connie X. et al., « Transduction of the Geomagnetic Field as Evidenced from Alpha-Band Activity in the Human Brain », eNeuro, vol. 6, n° 2, 2019, en accès libre (une réponse cérébrale mesurée, sans perception consciente démontrée).
- Wilson, Keith A., « How Many Senses? Multisensory Perception Beyond the Five Senses », Sabah Ülkesi, n° 66, 2021, p. 76-79, dépôt de l’University College Dublin (CC BY-NC-ND), en accès libre. https://hdl.handle.net/10197/26477
- Wolfe, Jeremy M. et al., Sensation and Perception, 4ᵉ éd., Sinauer Associates, 2015, site compagnon, essai 15.1 « Scientific Urban Legend—The Bogus Tongue Map », en accès libre. https://learninglink.oup.com/public/files/cdn/wolfe4e/essay15.01.html
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