
Vers 1242, un médecin né près de Damas décrit le passage du sang par les poumons. L’Europe ne lira son texte que près de sept siècles plus tard.
Personne ne lui a volé son texte, que l’on sache. Presque personne ne l’a lu.
C’est une façon d’être effacé à laquelle on ne pense jamais, et c’est peut-être la plus fréquente.
Le circuit du sang
Le sang ne se promène pas dans le corps : il suit un circuit fermé, toujours le même, poussé par une pompe qui ne s’arrête jamais.
Le cœur est cette pompe. Il a la taille d’un poing et compte quatre cavités : deux oreillettes en haut, qui reçoivent le sang qui arrive, et deux ventricules en bas, plus musclés, qui l’expulsent. Entre les cavités, des valves s’ouvrent et se referment dans un seul sens — c’est surtout leur fermeture qu’on entend battre, plus que le muscle. Elles se referment à chaque battement, plus de cent mille fois par jour, sans interruption, pendant toute une vie.1
Trois sortes de vaisseaux transportent ce sang, et leur forme correspond à leur travail.
- Les artères partent du cœur. Elles supportent une forte pression et ont des parois épaisses et élastiques.
- Les veines y reviennent. La pression y est faible, les parois plus fines, et beaucoup contiennent de petites valves qui empêchent le sang de redescendre lorsqu’on est debout.
- Les capillaires relient les deux. Ce sont des vaisseaux si fins qu’un globule rouge doit s’y engager à la file, un par un, et leur paroi ne fait qu’une cellule d’épaisseur. C’est là, pour l’essentiel, que les échanges se font avec les cellules — le reste du réseau sert surtout à transporter.2
Le circuit comporte deux boucles, et c’est le point qui a mis le plus longtemps à être compris. La petite boucle envoie le sang du cœur aux poumons, où il se charge d’oxygène et se débarrasse du dioxyde de carbone, puis le ramène au cœur. La grande boucle l’envoie ensuite dans tout le reste du corps, où les capillaires livrent l’oxygène et récupèrent les déchets, avant de le rendre au cœur. Deux tours pour un aller-retour complet.3
Le sang lui-même transporte plus que de l’oxygène : les nutriments venus de l’intestin, les hormones, les cellules de défense, la chaleur, et les déchets à conduire vers les reins et le foie.
C’est la petite boucle, et elle seule, que décrit le texte dont parle cette page — trois siècles avant qu’on ne la redécouvre en Europe.
Ce qu’on enseignait depuis mille ans
Galien, médecin de l’Antiquité, soutenait que le sang passait du côté droit du cœur au côté gauche en traversant des pores invisibles dans la cloison qui les sépare.4
Son autorité a duré plus de mille ans.
⚠ Précision importante : une grande partie de ses observations anatomiques portait sur des animaux, non sur des humains. On a donc enseigné pendant un millénaire une description du corps humain établie ailleurs.
Ce qu’écrit Ibn al-Nafis vers 1242
Un médecin né près de Damas, formé à l’hôpital Nuri, installé en Égypte à partir de 1236, rédige un commentaire sur un grand traité de médecine.5
Il a vingt-neuf ans.6
Il y rejette les pores de Galien, et il le fait d’une manière qui mérite d’être lue :
Il n’y a pas de passage entre ces deux cavités ; car la substance du cœur y est solide et n’a ni passage visible, comme le pensaient certains, ni passage invisible.7
La double négation est à noter. Galien avait proposé des pores invisibles — une hypothèse commode, puisqu’on ne peut pas montrer qu’une chose invisible n’existe pas. Ibn al-Nafis refuse les deux d’un coup.
Puis il décrit le trajet réel : le sang de la chambre droite doit parvenir à la gauche, mais sans passage direct. Il traverse donc l’artère pulmonaire jusqu’aux poumons, s’y mêle à l’air, et revient au cœur par la veine pulmonaire.8
C’est la première description connue de ce qu’on appelle aujourd’hui la circulation pulmonaire.
Environ trois cents ans avant les auteurs européens auxquels on l’attribue.
Il a prédit quelque chose qu’il ne pouvait pas voir
C’est là le détail le plus impressionnant, et la fiche aurait eu tort de le laisser de côté.
Si le sang passe de l’artère pulmonaire à la veine pulmonaire à travers le poumon, il faut bien qu’il existe un passage entre les deux. Ibn al-Nafis l’affirme : il doit y avoir de petits conduits reliant l’une à l’autre.9
Il ne les a jamais vus. Le microscope n’existait pas.
Ces conduits — les capillaires pulmonaires — ont été observés quatre cents ans plus tard.10
La démarche est familière : annoncer ce qui doit exister pour que le raisonnement tienne, puis attendre que l’instrument arrive. C’est ce que font Mendeleïev avec ses cases vides, et Darwin puis Wallace avec le papillon de nuit de Madagascar.11
Ici, l’attente a duré quatre siècles.
Un détail, pour finir : ce texte, écrit il y a près de huit cents ans, se lit encore aujourd’hui par qui connaît l’arabe.12
Ce qui s’est passé ensuite
Rien.
Il écrivait en arabe, et avant l’invention de l’imprimerie. Son manuscrit est resté dans des bibliothèques. La médecine européenne, autant qu’on puisse l’établir, ne s’en est pas servie : rien ne prouve qu’elle l’ait lu.
Le cœur ne reçoit pas l’ordre de battre
Un fait surprenant, et parfaitement établi, mérite d’être souligné.
Le muscle cardiaque se contracte tout seul. Il n’attend aucun signal venu du cerveau.
Le rythme est produit à l’intérieur du cœur lui-même, par un petit groupe de cellules spécialisées qui se déclenchent régulièrement, sans qu’on leur demande rien.13
Le système nerveux ne commande pas : il modère. Il accélère le rythme pendant une course, le ralentit pendant le sommeil. Il ajuste un mouvement qui existait déjà sans lui.14
C’est pour cette raison qu’on parle d’automatisme cardiaque : le battement naît dans le cœur. Le rythme est dans le muscle, pas dans la commande.
Comment le vérifier
Pas en le devinant : en isolant.
Privé de toute commande nerveuse ou hormonale, ce petit groupe de cellules, le nœud sinusal, lancerait encore les battements, environ quatre-vingts à cent par minute.15
On supprime la commande supposée, et le phénomène continue. C’est le raisonnement le plus solide qui soit : pour savoir si quelque chose est la cause, il faut le retirer et observer.
Ce que cela dit du corps entier
C’est la quatrième fois, dans ce domaine, qu’une partie du corps agit sans que le cerveau l’ait ordonné.
La main se retire d’une brûlure avant que la douleur soit ressentie (voir l’entrée 8.5). Les bactéries de l’intestin font une partie du travail de digestion. Le système immunitaire trie des cellules sans consulter personne. Le cœur bat de lui-même.16
Le corps est beaucoup moins commandé qu’on ne le croit.
Ce n’est pas inquiétant, c’est même rassurant. Un corps qui aurait besoin d’un ordre pour chaque battement serait un corps très fragile — il suffirait d’une interruption pour que tout s’arrête.
Ce qui nous maintient en vie n’est pas seulement un chef d’orchestre. C’est aussi un ensemble de choses qui fonctionnent chacune de leur côté, et que le cerveau accorde.
La redécouverte, une histoire en soi
En 1924, un médecin égyptien, Muhyi al-Din al-Tatawi, étudie l’histoire de la médecine arabe dans une faculté allemande.17
Il travaille à la Bibliothèque d’État de Prusse, à Berlin. Il y trouve le manuscrit, jusque-là inconnu en Occident.18
Un orientaliste, Max Meyerhof, en établit ensuite lui-même des traductions en anglais, en français et en allemand.19
La question qu’il faut laisser ouverte
Reste le point sur lequel ce site refuse de trancher — et il faut expliquer pourquoi.
Un autre ouvrage d’Ibn al-Nafis, sur les remèdes composés, a été traduit en latin en 1547. Michel Servet publie sa description de la circulation pulmonaire en 1553. Colombo, son élève Valverde et Vésale dans les mêmes années.20
Les Européens l’avaient-ils donc lu ?
Les spécialistes ne sont pas d’accord.
Certains estiment que les auteurs européens ont repris ce concept dans leur « redécouverte ».
Un autre demande s’ils le connaissaient et ont choisi de ne pas le citer.
D’autres soulignent qu’il n’existe aucune preuve que Servet en ait eu connaissance.
Ce site a une règle, et elle vaut ici : devant une origine attribuée à l’extérieur, demander si elle a été montrée ou supposée.
Cette règle vaut dans les deux sens. Écrire « l’Europe a volé » serait commettre exactement la faute que nous reprochons ailleurs à d’autres. Écrire « il n’a eu aucune influence » serait la commettre à l’envers.
La transmission est possible, plausible, et non établie. C’est ce qu’il faut écrire.21
Une précision de justice
Établir qu’Ibn al-Nafis a décrit le premier la circulation pulmonaire ne diminue en rien William Harvey, dont le travail, quatre siècles plus tard, portait sur la circulation générale du sang dans tout le corps, et reposait sur des mesures.22
Ce n’est pas la même découverte.
Nous faisons la même remarque dans notre page sur les grands centres de savoir : corriger une attribution ne consiste pas à retirer à l’un pour donner à l’autre. Cela consiste à dire qui a fait quoi.
⚠ Michel Servet a été brûlé avec son livre à Genève en 1553, pour hérésie — essentiellement pour avoir nié la Trinité et le baptême des enfants. Sa description de la circulation pulmonaire, glissée dans cet ouvrage théologique, n’était pas la cause de sa condamnation ; elle a néanmoins failli disparaître avec presque tous les exemplaires du livre, brûlés eux aussi.
Note 1
The human heart consists of four chambers: The left side and the right side each have one atrium and one ventricle.
Le cœur humain compte quatre cavités : le côté gauche et le côté droit ont chacun une oreillette et un ventricule.
Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University
A typical heart is approximately the size of your fist […] a human heart would contract approximately 108,000 times in one day
Un cœur ordinaire a à peu près la taille de ton poing […] un cœur humain se contracterait environ 108 000 fois en un jour
Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University
Note 2
Exchange of gases and other substances occurs between the blood in capillaries and the surrounding cells and their tissue fluid (interstitial fluid). The diameter of a capillary lumen ranges from 5–10 micrometers; the smallest are just barely wide enough for an erythrocyte to squeeze through.
Les échanges de gaz et d’autres substances se font entre le sang des capillaires et les cellules environnantes et leur liquide tissulaire (liquide interstitiel). Le diamètre de la lumière d’un capillaire va de 5 à 10 micromètres ; les plus petits sont tout juste assez larges pour qu’un érythrocyte s’y faufile.
Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University
Note 3
The pulmonary circuit transports blood to and from the lungs, where it picks up oxygen and delivers carbon dioxide for exhalation. The systemic circuit transports oxygenated blood to virtually all of the tissues of the body and returns relatively deoxygenated blood and carbon dioxide to the heart to be sent back to the pulmonary circulation.
La circulation pulmonaire transporte le sang vers les poumons et depuis ceux-ci, où il se charge d’oxygène et cède le dioxyde de carbone à expirer. La circulation systémique transporte le sang oxygéné vers pratiquement tous les tissus du corps et ramène au cœur un sang relativement désoxygéné et le dioxyde de carbone, pour qu’ils soient renvoyés dans la circulation pulmonaire.
Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University
Note 4
Prior to Ibn Nafis' discovery, the accepted contemporary understanding was that of Galen. He had theorised that the blood reaching the right side of the heart passed through invisible pores in the cardiac septum to the left side of the heart […]
Avant la découverte d’Ibn Nafis, la conception admise à l’époque était celle de Galien. Il avait avancé que le sang parvenant au côté droit du cœur traversait des pores invisibles de la cloison cardiaque jusqu’au côté gauche du cœur […]
Al-Ghazal, Sharif Kaf et Zubairi, Rumaisa, « Ibn Al-Nafis – The First who Described the Pulmonary Blood Circulation », Journal of the British Islamic Medical Association, 2022
Note 5
was born in 1213 CE in Damascus. […] He was educated at Bimaristan Al-Noori, the medical college hospital founded by Noor al-Din l-Zingi. […] In 1236, Ibn Al Nafis moved to Egypt
est né en 1213 à Damas. […] Il fut formé au bimaristan al-Nouri, l’hôpital et école de médecine fondé par Nour al-Din Zengi. […] En 1236, Ibn al-Nafis s’installa en Égypte
Al-Ghazal, Sharif Kaf et Zubairi, Rumaisa, « Ibn Al-Nafis – The First who Described the Pulmonary Blood Circulation », Journal of the British Islamic Medical Association, 2022
Note 6
When he was only 29, he published his most important work, the Commentary on Anatomy in Avicenna's Canon
Alors qu’il n’avait que 29 ans, il publia son œuvre la plus importante, le Commentaire sur l’anatomie du Canon d’Avicenne
West, John B., « Ibn al-Nafis, the Pulmonary Circulation, and the Islamic Golden Age », Journal of Applied Physiology, vol. 105, n° 6, 2008, p. 1877-1880
Note 7
but there is no passage between these two cavities; for the substance of the heart is solid in this region and has neither a visible passage, as was thought by some persons, nor an invisible one
mais il n’y a pas de passage entre ces deux cavités ; car la substance du cœur est solide à cet endroit et n’a ni passage visible, comme le pensaient certains, ni passage invisible
West, John B., « Ibn al-Nafis, the Pulmonary Circulation, and the Islamic Golden Age », Journal of Applied Physiology, vol. 105, n° 6, 2008, p. 1877-1880
Note 8
blood from the venous circulation had to be directed through the pulmonary artery through the lungs to be "mixed with air" and drained back to the left side of the heart through the pulmonary vein
le sang de la circulation veineuse devait passer par l’artère pulmonaire, à travers les poumons, pour y être « mêlé à l’air », puis revenir au côté gauche du cœur par la veine pulmonaire
West, John B., « Ibn al-Nafis, the Pulmonary Circulation, and the Islamic Golden Age », Journal of Applied Physiology, vol. 105, n° 6, 2008, p. 1877-1880
Note 9
He also stated that there must be small communications or pores (manafidh in Arabic) between the pulmonary artery and vein
Il affirma aussi qu’il devait exister de petites communications ou de petits pores (manafidh en arabe) entre l’artère et la veine pulmonaires
West, John B., « Ibn al-Nafis, the Pulmonary Circulation, and the Islamic Golden Age », Journal of Applied Physiology, vol. 105, n° 6, 2008, p. 1877-1880
Note 10
a prediction that preceded by 400 years the discovery of the pulmonary capillaries by Marcello Malpighi
une prédiction qui a précédé de 400 ans la découverte des capillaires pulmonaires par Marcello Malpighi
West, John B., « Ibn al-Nafis, the Pulmonary Circulation, and the Islamic Golden Age », Journal of Applied Physiology, vol. 105, n° 6, 2008, p. 1877-1880
Note 11
entrées 4.3 et 6.2
Les faits relatifs à Mendeleïev, à la prédiction du papillon de Madagascar, au réflexe de retrait, au microbiote intestinal et au système immunitaire sont établis dans les entrées 4.3, 6.2, 8.5, 8.10 et 8.12, avec leurs sources
Note 12
although it was written nearly 800 years ago it can be read by people familiar with Arabic today
bien qu’il ait été écrit il y a près de 800 ans, il peut être lu aujourd’hui par qui connaît l’arabe
West, John B., « Ibn al-Nafis, the Pulmonary Circulation, and the Islamic Golden Age », Journal of Applied Physiology, vol. 105, n° 6, 2008, p. 1877-1880
Note 13
This property is known as autorhythmicity.
Cette propriété s’appelle l’automatisme.
Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University
Note 14
Even though cardiac muscle has autorhythmicity, heart rate is modulated by the endocrine and nervous systems.
Bien que le muscle cardiaque soit doté d’automatisme, la fréquence cardiaque est modulée par les systèmes endocrinien et nerveux.
Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University
Note 15
The SA node, without nervous or endocrine control, would initiate a heart impulse approximately 80–100 times per minute.
Sans commande nerveuse ni hormonale, le nœud sinusal déclencherait une impulsion cardiaque environ 80 à 100 fois par minute.
Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University
Note 16
entrées 8.5, 8.10 et 8.12
Les faits relatifs à Mendeleïev, à la prédiction du papillon de Madagascar, au réflexe de retrait, au microbiote intestinal et au système immunitaire sont établis dans les entrées 4.3, 6.2, 8.5, 8.10 et 8.12, avec leurs sources
Note 17
In 1924 an Egyptian physician, Dr. Muhyo Al-Deen Altatawi, discovered a manuscript entitled
En 1924, un médecin égyptien, le docteur Muhyi al-Din al-Tatawi, découvrit un manuscrit intitulé
Al-Ghazal, Sharif Kaf et Zubairi, Rumaisa, « Ibn Al-Nafis – The First who Described the Pulmonary Blood Circulation », Journal of the British Islamic Medical Association, 2022
Note 18
A fascinating sidelight on Ibn al-Nafis is how the manuscript Commentary on Anatomy in Avicenna's Canon was made known to the Western world only about 80 years ago.
Un fait annexe fascinant concernant Ibn al-Nafis est la manière dont le manuscrit du Commentaire sur l’anatomie du Canon d’Avicenne n’a été porté à la connaissance du monde occidental qu’il y a environ 80 ans.
West, John B., « Ibn al-Nafis, the Pulmonary Circulation, and the Islamic Golden Age », Journal of Applied Physiology, vol. 105, n° 6, 2008, p. 1877-1880
Note 19
Max Meyrhof, an orientalist in Cairo came to know of Dr Tatawi's and took it upon himself to make translations in English, French and German.
Max Meyrhof, orientaliste au Caire, eut connaissance de celui du Dr Tatawi et se chargea lui-même d’en faire des traductions en anglais, en français et en allemand.
Al-Ghazal, Sharif Kaf et Zubairi, Rumaisa, « Ibn Al-Nafis – The First who Described the Pulmonary Blood Circulation », Journal of the British Islamic Medical Association, 2022
took it upon himself to make translations in English, French and German.
se chargea d’en faire des traductions en anglais, en français et en allemand.
Al-Ghazal, Sharif Kaf et Zubairi, Rumaisa, « Ibn Al-Nafis – The First who Described the Pulmonary Blood Circulation », Journal of the British Islamic Medical Association, 2022
Note 20
Andrea Alpago of Belluno translated some of Ibn Al-Nafis' writings into Latin in 1547
Andrea Alpago de Bellune traduisit en latin certains écrits d’Ibn al-Nafis en 1547
Al-Ghazal, Sharif Kaf et Zubairi, Rumaisa, « Ibn Al-Nafis – The First who Described the Pulmonary Blood Circulation », Journal of the British Islamic Medical Association, 2022
The translation was made by Andrea Alpago of Belluno
La traduction fut l’œuvre d’Andrea Alpago de Bellune
West, John B., « Ibn al-Nafis, the Pulmonary Circulation, and the Islamic Golden Age », Journal of Applied Physiology, vol. 105, n° 6, 2008, p. 1877-1880
Round this volume, the “Christianismi Restitutio,” or Restoration of Christianity, published in 1553, and that of the two smaller works by the same author, and also commented on, arose an ecclesiastical conflict of an almost unparalleled nature, one which brought the author to a martyred end. […] A portion of the “Christianismi Restitutio,” it is true, deals with the pulmonary circulation of the blood.
Autour de ce volume, la « Christianismi Restitutio », ou Restauration du christianisme, publiée en 1553, et autour des deux ouvrages plus petits du même auteur, également commentés, naquit un conflit ecclésiastique d’une nature presque sans équivalent, qui conduisit l’auteur au martyre. […] Une partie de la « Christianismi Restitutio », il est vrai, traite de la circulation pulmonaire du sang.
Cuthbertson, David, A Tragedy of the Reformation, Being the Authentic Narrative of the History and Burning of the “Christianismi Restitutio”, 1553, Édimbourg et Londres, Oliphant, Anderson & Ferrier, 1912
Later, the same ideas were expressed by Realdus Columbus, his student Juan Valverde
Plus tard, les mêmes idées furent exprimées par Realdo Colombo, son élève Juan Valverde
West, John B., « Ibn al-Nafis, the Pulmonary Circulation, and the Islamic Golden Age », Journal of Applied Physiology, vol. 105, n° 6, 2008, p. 1877-1880
Another similar description was given by Realdus Colombo in 1559 […] Andreas Vesalius described the pulmonary circulation in his book
Une autre description semblable fut donnée par Realdo Colombo en 1559 […] André Vésale décrivit la circulation pulmonaire dans son livre
Al-Ghazal, Sharif Kaf et Zubairi, Rumaisa, « Ibn Al-Nafis – The First who Described the Pulmonary Blood Circulation », Journal of the British Islamic Medical Association, 2022
Note 21
might suggest that the latter was aware of the earlier work
pourrait laisser penser que le second connaissait le travail du premier
West, John B., « Ibn al-Nafis, the Pulmonary Circulation, and the Islamic Golden Age », Journal of Applied Physiology, vol. 105, n° 6, 2008, p. 1877-1880
Note 22
Let us consider, arbitrarily or by experiment, that the left ventricle of the heart when filled in diastole, contains two or three ounces, or only an ounce and a half. In a cadaver I have found it holding more than three ounces. […] It must therefore be concluded that the blood in the animal body moves around in a circle continuously, and that the action or function of the heart is to accomplish this by pumping.
Admettons, arbitrairement ou d’après l’expérience, que le ventricule gauche du cœur, rempli en diastole, contienne deux ou trois onces, ou seulement une once et demie. Sur un cadavre, je l’ai trouvé en contenir plus de trois onces. […] Il faut donc conclure que le sang, dans le corps de l’animal, se meut continuellement en cercle, et que l’action ou fonction du cœur est d’accomplir cela en pompant.
Harvey, William, Exercitatio Anatomica de Motu Cordis et Sanguinis in Animalibus, Francfort, 1628
Notes et sources
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Passage deux oreillettes en haut […] deux ventricules en bas […] des valves s’ouvrent et se referment dans un seul sens
The human heart consists of four chambers: The left side and the right side each have one atrium and one ventricle.
Traduction de la rédaction Le cœur humain compte quatre cavités : le côté gauche et le côté droit ont chacun une oreillette et un ventricule.
Source Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University, section 19.1, anatomie du cœur.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage Il a la taille d’un poing […] Elles se referment à chaque battement, plus de cent mille fois par jour
A typical heart is approximately the size of your fist […] a human heart would contract approximately 108,000 times in one day
Traduction de la rédaction Un cœur ordinaire a à peu près la taille de ton poing […] un cœur humain se contracterait environ 108 000 fois en un jour
Source Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University, section 19.1, anatomie du cœur.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Ce sont des vaisseaux si fins qu’un globule rouge doit s’y engager à la file […] C’est là, pour l’essentiel, que les échanges se font
Exchange of gases and other substances occurs between the blood in capillaries and the surrounding cells and their tissue fluid (interstitial fluid). The diameter of a capillary lumen ranges from 5–10 micrometers; the smallest are just barely wide enough for an erythrocyte to squeeze through.
Traduction de la rédaction Les échanges de gaz et d’autres substances se font entre le sang des capillaires et les cellules environnantes et leur liquide tissulaire (liquide interstitiel). Le diamètre de la lumière d’un capillaire va de 5 à 10 micromètres ; les plus petits sont tout juste assez larges pour qu’un érythrocyte s’y faufile.
Source Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University, section 20.1, sous-section « Capillaries », 1ᵉʳ paragraphe.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
- ↑
Passage La petite boucle envoie le sang du cœur aux poumons […] La grande boucle l’envoie ensuite dans tout le reste du corps
The pulmonary circuit transports blood to and from the lungs, where it picks up oxygen and delivers carbon dioxide for exhalation. The systemic circuit transports oxygenated blood to virtually all of the tissues of the body and returns relatively deoxygenated blood and carbon dioxide to the heart to be sent back to the pulmonary circulation.
Traduction de la rédaction La circulation pulmonaire transporte le sang vers les poumons et depuis ceux-ci, où il se charge d’oxygène et cède le dioxyde de carbone à expirer. La circulation systémique transporte le sang oxygéné vers pratiquement tous les tissus du corps et ramène au cœur un sang relativement désoxygéné et le dioxyde de carbone, pour qu’ils soient renvoyés dans la circulation pulmonaire.
Source Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University, section 19.1, sous-section « Chambers and Circulation through the Heart », 2ᵉ paragraphe.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Galien […] soutenait que le sang passait du côté droit du cœur au côté gauche en traversant des pores invisibles
Prior to Ibn Nafis' discovery, the accepted contemporary understanding was that of Galen. He had theorised that the blood reaching the right side of the heart passed through invisible pores in the cardiac septum to the left side of the heart […]
Traduction de la rédaction Avant la découverte d’Ibn Nafis, la conception admise à l’époque était celle de Galien. Il avait avancé que le sang parvenant au côté droit du cœur traversait des pores invisibles de la cloison cardiaque jusqu’au côté gauche du cœur […]
Source Al-Ghazal, Sharif Kaf et Zubairi, Rumaisa, « Ibn Al-Nafis – The First who Described the Pulmonary Blood Circulation », Journal of the British Islamic Medical Association, 2022, section « Discovery of the Pulmonary Circulation ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Un médecin né près de Damas, formé à l’hôpital Nuri, installé en Égypte à partir de 1236
was born in 1213 CE in Damascus. […] He was educated at Bimaristan Al-Noori, the medical college hospital founded by Noor al-Din l-Zingi. […] In 1236, Ibn Al Nafis moved to Egypt
Traduction de la rédaction est né en 1213 à Damas. […] Il fut formé au bimaristan al-Nouri, l’hôpital et école de médecine fondé par Nour al-Din Zengi. […] En 1236, Ibn al-Nafis s’installa en Égypte
Source Al-Ghazal, Sharif Kaf et Zubairi, Rumaisa, « Ibn Al-Nafis – The First who Described the Pulmonary Blood Circulation », Journal of the British Islamic Medical Association, 2022, biographie.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Il a vingt-neuf ans.
When he was only 29, he published his most important work, the Commentary on Anatomy in Avicenna's Canon
Traduction de la rédaction Alors qu’il n’avait que 29 ans, il publia son œuvre la plus importante, le Commentaire sur l’anatomie du Canon d’Avicenne
Source West, John B., « Ibn al-Nafis, the Pulmonary Circulation, and the Islamic Golden Age », Journal of Applied Physiology, vol. 105, n° 6, 2008, p. 1877-1880, présentation de l’œuvre.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Il n’y a pas de passage entre ces deux cavités ; car la substance du cœur y est solide et n’a ni passage visible, comme le pensaient certains, ni passage invisible.
but there is no passage between these two cavities; for the substance of the heart is solid in this region and has neither a visible passage, as was thought by some persons, nor an invisible one
Traduction de la rédaction mais il n’y a pas de passage entre ces deux cavités ; car la substance du cœur est solide à cet endroit et n’a ni passage visible, comme le pensaient certains, ni passage invisible
Source West, John B., « Ibn al-Nafis, the Pulmonary Circulation, and the Islamic Golden Age », Journal of Applied Physiology, vol. 105, n° 6, 2008, p. 1877-1880, traduction du folio 46 r.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Il traverse donc l’artère pulmonaire jusqu’aux poumons, s’y mêle à l’air, et revient au cœur par la veine pulmonaire.
blood from the venous circulation had to be directed through the pulmonary artery through the lungs to be "mixed with air" and drained back to the left side of the heart through the pulmonary vein
Traduction de la rédaction le sang de la circulation veineuse devait passer par l’artère pulmonaire, à travers les poumons, pour y être « mêlé à l’air », puis revenir au côté gauche du cœur par la veine pulmonaire
Source West, John B., « Ibn al-Nafis, the Pulmonary Circulation, and the Islamic Golden Age », Journal of Applied Physiology, vol. 105, n° 6, 2008, p. 1877-1880, présentation de l’œuvre.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
- ↑
Passage il doit y avoir de petits conduits reliant l’une à l’autre
He also stated that there must be small communications or pores (manafidh in Arabic) between the pulmonary artery and vein
Traduction de la rédaction Il affirma aussi qu’il devait exister de petites communications ou de petits pores (manafidh en arabe) entre l’artère et la veine pulmonaires
Source West, John B., « Ibn al-Nafis, the Pulmonary Circulation, and the Islamic Golden Age », Journal of Applied Physiology, vol. 105, n° 6, 2008, p. 1877-1880, résumé.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
- ↑
Passage Ces conduits — les capillaires pulmonaires — ont été observés quatre cents ans plus tard.
a prediction that preceded by 400 years the discovery of the pulmonary capillaries by Marcello Malpighi
Traduction de la rédaction une prédiction qui a précédé de 400 ans la découverte des capillaires pulmonaires par Marcello Malpighi
Source West, John B., « Ibn al-Nafis, the Pulmonary Circulation, and the Islamic Golden Age », Journal of Applied Physiology, vol. 105, n° 6, 2008, p. 1877-1880, résumé.
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Passage C’est ce que font Mendeleïev avec ses cases vides, et Darwin puis Wallace avec le papillon de nuit de Madagascar.
entrées 4.3 et 6.2
Source Les faits relatifs à Mendeleïev, à la prédiction du papillon de Madagascar, au réflexe de retrait, au microbiote intestinal et au système immunitaire sont établis dans les entrées 4.3, 6.2, 8.5, 8.10 et 8.12, avec leurs sources, faits établis ailleurs avec leurs sources.
Établi dans d’autres fiches, avec leurs sources · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage ce texte, écrit il y a près de huit cents ans, se lit encore aujourd’hui par qui connaît l’arabe
although it was written nearly 800 years ago it can be read by people familiar with Arabic today
Traduction de la rédaction bien qu’il ait été écrit il y a près de 800 ans, il peut être lu aujourd’hui par qui connaît l’arabe
Source West, John B., « Ibn al-Nafis, the Pulmonary Circulation, and the Islamic Golden Age », Journal of Applied Physiology, vol. 105, n° 6, 2008, p. 1877-1880, légende de la figure.
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Passage Le rythme est produit à l’intérieur du cœur lui-même, par un petit groupe de cellules spécialisées
This property is known as autorhythmicity.
Traduction de la rédaction Cette propriété s’appelle l’automatisme.
Source Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University, section 19.2, activité électrique du muscle cardiaque.
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Passage Le système nerveux ne commande pas : il modère.
Even though cardiac muscle has autorhythmicity, heart rate is modulated by the endocrine and nervous systems.
Traduction de la rédaction Bien que le muscle cardiaque soit doté d’automatisme, la fréquence cardiaque est modulée par les systèmes endocrinien et nerveux.
Source Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University, section 19.2, activité électrique du muscle cardiaque.
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Passage Privé de toute commande nerveuse ou hormonale, ce petit groupe de cellules, le nœud sinusal, lancerait encore les battements, environ quatre-vingts à cent par minute.
The SA node, without nervous or endocrine control, would initiate a heart impulse approximately 80–100 times per minute.
Traduction de la rédaction Sans commande nerveuse ni hormonale, le nœud sinusal déclencherait une impulsion cardiaque environ 80 à 100 fois par minute.
Source Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University, section 19.2, activité électrique du muscle cardiaque.
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Passage La main se retire d’une brûlure avant que la douleur soit ressentie […] Les bactéries de l’intestin font une partie du travail de digestion. Le système immunitaire trie des cellules
entrées 8.5, 8.10 et 8.12
Source Les faits relatifs à Mendeleïev, à la prédiction du papillon de Madagascar, au réflexe de retrait, au microbiote intestinal et au système immunitaire sont établis dans les entrées 4.3, 6.2, 8.5, 8.10 et 8.12, avec leurs sources, faits établis ailleurs avec leurs sources.
Établi dans d’autres fiches, avec leurs sources · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage En 1924, un médecin égyptien, Muhyi al-Din al-Tatawi […] Il y trouve le manuscrit, jusque-là inconnu en Occident.
In 1924 an Egyptian physician, Dr. Muhyo Al-Deen Altatawi, discovered a manuscript entitled
Traduction de la rédaction En 1924, un médecin égyptien, le docteur Muhyi al-Din al-Tatawi, découvrit un manuscrit intitulé
Source Al-Ghazal, Sharif Kaf et Zubairi, Rumaisa, « Ibn Al-Nafis – The First who Described the Pulmonary Blood Circulation », Journal of the British Islamic Medical Association, 2022, sur la redécouverte.
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Passage Il y trouve le manuscrit, jusque-là inconnu en Occident.
A fascinating sidelight on Ibn al-Nafis is how the manuscript Commentary on Anatomy in Avicenna's Canon was made known to the Western world only about 80 years ago.
Traduction de la rédaction Un fait annexe fascinant concernant Ibn al-Nafis est la manière dont le manuscrit du Commentaire sur l’anatomie du Canon d’Avicenne n’a été porté à la connaissance du monde occidental qu’il y a environ 80 ans.
Source West, John B., « Ibn al-Nafis, the Pulmonary Circulation, and the Islamic Golden Age », Journal of Applied Physiology, vol. 105, n° 6, 2008, p. 1877-1880, section « Pulmonary Circulation ».
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Passage Un orientaliste, Max Meyerhof, en établit ensuite lui-même des traductions
Max Meyrhof, an orientalist in Cairo came to know of Dr Tatawi's and took it upon himself to make translations in English, French and German.
Traduction de la rédaction Max Meyrhof, orientaliste au Caire, eut connaissance de celui du Dr Tatawi et se chargea lui-même d’en faire des traductions en anglais, en français et en allemand.
Source Al-Ghazal, Sharif Kaf et Zubairi, Rumaisa, « Ibn Al-Nafis – The First who Described the Pulmonary Blood Circulation », Journal of the British Islamic Medical Association, 2022, section « Discovery of the Pulmonary Circulation ».
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Passage Un orientaliste, Max Meyerhof, en établit ensuite lui-même des traductions en anglais, en français et en allemand.
took it upon himself to make translations in English, French and German.
Traduction de la rédaction se chargea d’en faire des traductions en anglais, en français et en allemand.
Source Al-Ghazal, Sharif Kaf et Zubairi, Rumaisa, « Ibn Al-Nafis – The First who Described the Pulmonary Blood Circulation », Journal of the British Islamic Medical Association, 2022, sur la redécouverte.
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Passage Un autre ouvrage d’Ibn al-Nafis, sur les remèdes composés, a été traduit en latin en 1547.
Andrea Alpago of Belluno translated some of Ibn Al-Nafis' writings into Latin in 1547
Traduction de la rédaction Andrea Alpago de Bellune traduisit en latin certains écrits d’Ibn al-Nafis en 1547
Source Al-Ghazal, Sharif Kaf et Zubairi, Rumaisa, « Ibn Al-Nafis – The First who Described the Pulmonary Blood Circulation », Journal of the British Islamic Medical Association, 2022, sur la transmission vers l’Europe ; West 2008 précise que cette traduction porte sur le Commentaire sur les remèdes composés.
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Passage Un autre ouvrage d’Ibn al-Nafis, sur les remèdes composés, a été traduit en latin en 1547.
The translation was made by Andrea Alpago of Belluno
Traduction de la rédaction La traduction fut l’œuvre d’Andrea Alpago de Bellune
Source West, John B., « Ibn al-Nafis, the Pulmonary Circulation, and the Islamic Golden Age », Journal of Applied Physiology, vol. 105, n° 6, 2008, p. 1877-1880, sur la traduction latine de 1547 d’un autre livre d’Ibn al-Nafis.
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Passage Michel Servet publie sa description de la circulation pulmonaire en 1553.
Round this volume, the “Christianismi Restitutio,” or Restoration of Christianity, published in 1553, and that of the two smaller works by the same author, and also commented on, arose an ecclesiastical conflict of an almost unparalleled nature, one which brought the author to a martyred end. […] A portion of the “Christianismi Restitutio,” it is true, deals with the pulmonary circulation of the blood.
Traduction de la rédaction Autour de ce volume, la « Christianismi Restitutio », ou Restauration du christianisme, publiée en 1553, et autour des deux ouvrages plus petits du même auteur, également commentés, naquit un conflit ecclésiastique d’une nature presque sans équivalent, qui conduisit l’auteur au martyre. […] Une partie de la « Christianismi Restitutio », il est vrai, traite de la circulation pulmonaire du sang.
Source Cuthbertson, David, A Tragedy of the Reformation, Being the Authentic Narrative of the History and Burning of the “Christianismi Restitutio”, 1553, Édimbourg et Londres, Oliphant, Anderson & Ferrier, 1912, préface, p. 9 (vue 17 du scan) et p. 57 (vue 87 du scan).
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Passage Colombo, son élève Valverde et Vésale dans les mêmes années.
Later, the same ideas were expressed by Realdus Columbus, his student Juan Valverde
Traduction de la rédaction Plus tard, les mêmes idées furent exprimées par Realdo Colombo, son élève Juan Valverde
Source West, John B., « Ibn al-Nafis, the Pulmonary Circulation, and the Islamic Golden Age », Journal of Applied Physiology, vol. 105, n° 6, 2008, p. 1877-1880, sur les auteurs européens du XVIᵉ siècle.
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Passage Colombo, son élève Valverde et Vésale dans les mêmes années.
Another similar description was given by Realdus Colombo in 1559 […] Andreas Vesalius described the pulmonary circulation in his book
Traduction de la rédaction Une autre description semblable fut donnée par Realdo Colombo en 1559 […] André Vésale décrivit la circulation pulmonaire dans son livre
Source Al-Ghazal, Sharif Kaf et Zubairi, Rumaisa, « Ibn Al-Nafis – The First who Described the Pulmonary Blood Circulation », Journal of the British Islamic Medical Association, 2022, sur les auteurs européens du XVIᵉ siècle.
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Passage Les spécialistes ne sont pas d’accord. […] La transmission est possible, plausible, et non établie.
might suggest that the latter was aware of the earlier work
Traduction de la rédaction pourrait laisser penser que le second connaissait le travail du premier
Source West, John B., « Ibn al-Nafis, the Pulmonary Circulation, and the Islamic Golden Age », Journal of Applied Physiology, vol. 105, n° 6, 2008, p. 1877-1880, sur la ressemblance des textes de Servet et d’Ibn al-Nafis, présentée comme un indice et non une preuve.
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Passage William Harvey, dont le travail […] portait sur la circulation générale du sang dans tout le corps, et reposait sur des mesures
Let us consider, arbitrarily or by experiment, that the left ventricle of the heart when filled in diastole, contains two or three ounces, or only an ounce and a half. In a cadaver I have found it holding more than three ounces. […] It must therefore be concluded that the blood in the animal body moves around in a circle continuously, and that the action or function of the heart is to accomplish this by pumping.
Traduction de la rédaction Admettons, arbitrairement ou d’après l’expérience, que le ventricule gauche du cœur, rempli en diastole, contienne deux ou trois onces, ou seulement une once et demie. Sur un cadavre, je l’ai trouvé en contenir plus de trois onces. […] Il faut donc conclure que le sang, dans le corps de l’animal, se meut continuellement en cercle, et que l’action ou fonction du cœur est d’accomplir cela en pompant.
Source Harvey, William, Exercitatio Anatomica de Motu Cordis et Sanguinis in Animalibus, Francfort, 1628, chap. IX et chap. XIV, traduction anglaise de C. D. Leake jointe au fac-similé (Springfield, Thomas, 1928), images 173-174 et 205 du scan.
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Références bibliographiques
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- Al-Ghazal, Sharif Kaf et Zubairi, Rumaisa, « Ibn Al-Nafis – The First who Described the Pulmonary Blood Circulation », Journal of the British Islamic Medical Association, 2022, en accès libre (les éléments biographiques, la traduction latine de 1547, les auteurs européens du XVIᵉ siècle, la redécouverte de 1924, les traductions de Meyerhof). https://jbima.com/?p=3077
- Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University, en accès libre (l’anatomie du cœur et des vaisseaux ; la double circulation ; les échanges limités aux capillaires ; l’automatisme du nœud sinusal). https://openstax.org/details/books/anatomy-and-physiology
- Cuthbertson, David, A Tragedy of the Reformation, Being the Authentic Narrative of the History and Burning of the “Christianismi Restitutio”, 1553, Édimbourg et Londres, Oliphant, Anderson & Ferrier, 1912, domaine public (la publication de la Christianismi Restitutio en 1553 et le passage sur la circulation pulmonaire). https://archive.org/details/tragedyofreforma00cuthrich
- Furley, David J. et Wilkie, James S. (trad.), Galen on Respiration and the Arteries, Princeton University Press, 1984, en bibliothèque (les pores septaux de Galien et leur origine dans la dissection animale).
- Haddad, Sami I. et Khairallah, Amin A., « A Forgotten Chapter in the History of the Circulation of the Blood », Annals of Surgery, vol. 104, n° 1, 1936, p. 1-8, en accès libre (l’un des premiers articles occidentaux à faire connaître la découverte de 1924). https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC1390327/
- Harvey, William, Exercitatio Anatomica de Motu Cordis et Sanguinis in Animalibus, Francfort, 1628, domaine public (la circulation générale démontrée par la mesure).
- Ibn al-Nafis, Sharh Tashrih al-Qanun [Commentaire sur l’anatomie du Canon d’Avicenne], vers 1242, manuscrit de la Bibliothèque d’État de Prusse, Berlin, en bibliothèque (le texte d’origine, redécouvert en 1924).
- Les faits relatifs à Mendeleïev, à la prédiction du papillon de Madagascar, au réflexe de retrait, au microbiote intestinal et au système immunitaire sont établis dans les entrées 4.3, 6.2, 8.5, 8.10 et 8.12, avec leurs sources.
- Meyerhof, Max, « Ibn An-Nafis (XIIIth Cent.) and His Theory of the Lesser Circulation », Isis, vol. 23, n° 1, 1935, p. 100-120, accès payant (le travail de traduction et de diffusion).
- Servet, Michel, Christianismi Restitutio, 1553, domaine public (l’ouvrage théologique contenant la description de la circulation pulmonaire).
- West, John B., « Ibn al-Nafis, the Pulmonary Circulation, and the Islamic Golden Age », Journal of Applied Physiology, vol. 105, n° 6, 2008, p. 1877-1880, en accès libre (l’âge de l’auteur ; le refus simultané des passages visibles et invisibles ; la prédiction de petits conduits entre artère et veine pulmonaires, quatre cents ans avant l’observation des capillaires ; le manuscrit retrouvé à Berlin et resté inconnu en Occident jusqu’alors ; la lisibilité du texte arabe aujourd’hui). https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC2612469/
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