
En 1721, un homme réduit en esclavage explique à Boston comment se protéger de la variole. On se moque de l’érudit qui l’écoute.
La méthode divise pourtant la mortalité observée par près de six.
Puis les historiens de la médecine écrivent le récit, et son nom en disparaît souvent.
Maladies, épidémies, contagion
Une maladie infectieuse est causée par un agent pathogène qui entre dans le corps et s’y multiplie : une bactérie, un virus, un champignon, un parasite. C’est ce qui la distingue des maladies non transmissibles — un cancer, un diabète, une maladie cardiaque —, qui ne passent pas d’une personne à une autre.
Ces organismes circulent par un petit nombre de chemins, et les connaître aide à comprendre la plupart des mesures de santé publique :
- par l’air, dans les gouttelettes et les fines particules émises en toussant, en éternuant ou en parlant — la grippe, la tuberculose, la variole ;
- par l’eau ou les aliments contaminés — le choléra, la typhoïde ;
- par contact avec une personne (y compris par le sang ou les relations sexuelles), un animal ou un objet souillé ;
- par un animal vecteur qui transporte l’agent sans toujours en souffrir — le moustique pour le paludisme, la puce pour la peste.
Le mot épidémie ne désigne pas une maladie grave, mais une maladie qui se répand plus qu’attendu dans une population donnée, à un moment donné. Une maladie qui touche autant de monde que d’habitude reste à son niveau attendu ; si elle en touche nettement plus, c’est une épidémie. Quand le phénomène gagne plusieurs pays ou continents, on parle de pandémie. Quand une maladie est présente en permanence dans une région, à un niveau à peu près stable, elle y est endémique.1
Endémie et épidémie se définissent l’une par l’autre, et c’est ce qui rend l’affaire délicate. Le niveau endémique est le niveau attendu ; l’épidémie, c’est ce qui le dépasse. Il faut donc connaître l’habituel avant de pouvoir dire qu’on en sort — et c’est pourquoi la surveillance sanitaire compte les malades même quand rien ne se passe.
Contre tout cela, la médecine dispose de trois familles de moyens, et ils n’agissent pas au même moment. Empêcher l’infection — hygiène, eau propre, vaccination. Soigner la personne infectée — antibiotiques contre les bactéries, antiviraux contre certains virus, antiparasitaires, antifongiques, et soins de soutien. Interrompre la chaîne de transmission — isolement des malades, recherche des contacts, contrôle des moustiques.
Plusieurs de ces moyens ont été employés avant qu’on sache contre quoi on luttait. C’est le cas des deux histoires que raconte cette page. À Boston en 1721, on inocule sans rien savoir des virus. À Londres en 1854, on retire le bras d’une pompe sans rien savoir des bactéries. Dans les deux cas, l’intuition est juste — et met des décennies à être admise.
Ce qu’il savait
La méthode s’appelle la variolisation. Elle consiste, le plus souvent, à prélever de la matière sur les pustules d’un malade pour l’introduire sous la peau d’une personne saine via une légère incision.
Née en Asie, cette technique est déjà pratiquée en 1700 en Afrique, en Inde et dans l’Empire ottoman.2
Mise en garde : Cette pratique n’était pas sans risque. La National Library of Medicine (États-Unis) rappelle que la personne opérée pouvait en mourir, et transmettre la maladie autour d’elle.34
Onesimus
Vers 1707, à Boston, les fidèles du pasteur Cotton Mather lui offrent un homme africain réduit en esclavage. Mather l’appelle Onesimus.5
Mather lui demande s’il a déjà eu la variole. Sa réponse, telle que Mather la rapporte dans une lettre :
Il a répondu oui et non ; puis il m’a dit qu’il avait subi une opération, qui lui avait donné quelque chose de la variole et l’en préserverait à jamais ; ajoutant que cela était souvent pratiqué chez les Guramantese, et que quiconque avait le courage d’y recourir était pour toujours délivré de la crainte de la contagion.6
Oui et non. Une réponse qui n’a aucun sens dans le cadre de pensée de son interlocuteur — et c’est exactement ce qui la rend intéressante.
Puis vient une phrase qui change la nature de l’échange :
Il m’a décrit l’opération, et m’a montré la cicatrice sur son bras.7
Onesimus n’a pas seulement raconté. Il a produit une preuve. Une marque physique, observable, qu’on pouvait vérifier — et il savait ce qu’elle démontrait.
Mather vérifie ensuite auprès d’autres captifs africains à Boston, qui confirment la fréquence de cette pratique dans leurs régions d’origine. Il lit aussi des récits de procédés semblables employés en Turquie.8
Parallèlement, en 1717, Lady Mary Wortley Montagu découvre cette technique à Constantinople.9
Le savoir était sous les yeux de tous
Le fait le plus troublant de ce dossier est le suivant.
Ces cicatrices d’inoculation, les marchands d’esclaves savaient les reconnaître — et elles augmentaient le prix. Une personne immunisée contre la variole valait plus cher.10
Autrement dit : le savoir était visible sur les corps, et sa valeur commerciale était admise.
On regardait la cicatrice. On n’écoutait pas la personne.
Mather a posé la question. C’est tout ce qu’il a fait de différent — et cela a suffi.
L’épidémie de 1721
La variole frappe Boston, ville d’environ 11 000 habitants. Plus de 6 000 cas sont signalés — soit plus de la moitié de la population. On dénombre 844 décès, soit environ 1 malade sur 7.11
Mather tente de convaincre les médecins de la ville d’appliquer l’inoculation. Un seul accepte : Zabdiel Boylston. Il commence par son jeune fils et deux personnes qu’il tient en esclavage, Jack et Moll, puis plusieurs centaines d’habitants — les sources donnent de 242 à 287 personnes inoculées, dont six sont mortes.12
Les données chiffrées
- Parmi les personnes inoculées : environ 1 décès sur 40 (1 sur 46 dans le décompte publié par Boylston en 1726, qui compte plus d’inoculés).
- Parmi l’ensemble des malades de la ville : 1 décès sur 7.
- Ratio d’efficacité : Mortalité divisée par six à sept.13
En 1721, bien avant la formalisation de la méthode expérimentale moderne, cette intervention offre un comparatif chiffré entre deux groupes — imparfait, car les inoculés n’avaient pas été tirés au sort.
Une mortalité de 1 sur 40 à 1 sur 46 (2,2 à 2,5 %) reste un taux élevé. Son efficacité s’apprécie uniquement en comparaison du taux de 1 sur 7 environ (près de 15 %) observé chez les cas non inoculés.14
Pourquoi cela a été refusé
Les documents d’époque laissent voir trois motifs d’opposition, et ils ne pèsent pas du même poids :
- Sanitaire : la crainte de créer de nouveaux foyers en inoculant des personnes saines.
- Théologique : l’idée qu’intervenir revenait à contrarier la providence divine.
- Racial : le refus de valider un savoir transmis par un homme réduit en esclavage.15
L’hostilité ne s’est pas limitée aux mots : la maison de Mather a fait l’objet d’une tentative d’attentat à la grenade.16
On sait peu de chose de sa vie. En 1716, il avait obtenu de Mather une liberté partielle, en versant une somme pour l’achat d’un autre esclave, et lui devait encore des corvées. Il était marié et avait des enfants.17
La pompe de Soho : la suite du récit
À Londres, dans le quartier de Soho en 1854, 500 personnes meurent du choléra en dix jours.18
Le docteur John Snow conteste la théorie des miasmes (« le mauvais air ») et formule l’hypothèse d’une transmission hydrique. Il cartographie les décès et constate leur concentration autour de la pompe à eau de Broad Street. Il obtient le retrait de la manivelle de la pompe. L’épidémie s’arrête ensuite — mais elle refluait déjà avant ce retrait, et la carte qui a rendu l’enquête célèbre n’a été publiée qu’après coup. Le geste est devenu un symbole ; il n’a sans doute pas, à lui seul, mis fin à l’épidémie.19
Le refus de la théorie par le conseil sanitaire
Les autorités locales retirent la manivelle, mais rejettent l’explication scientifique de Snow.
Snow expose sa thèse dans l’édition augmentée de son livre, parue en 1855, sans obtenir l’adhésion de la communauté scientifique. Il faudra attendre 1884 pour que Robert Koch isole le bacille du choléra (Vibrio cholerae) en culture pure ; l’Italien Filippo Pacini l’avait pourtant observé au microscope dès 1854.20
La convergence des mesures sanitaires
La réforme sanitaire du XIXᵉ siècle s’est appuyée sur les deux théories :
- Les partisans des miasmes prônaient l’assainissement des eaux usées, l’aération des logements et le ramassage des ordures.
- Les partisans de la transmission infectieuse ciblaient la contamination des ressources en eau.
Une théorie erronée a ainsi contribué à la mise en œuvre de mesures de salubrité publique adéquates.
D’autres mesures qui ont mis du temps à convaincre
En 1847 à Vienne, Ignace Semmelweis démontre que le lavage des mains dans une solution chlorée par le personnel médical réduit drastiquement la mortalité maternelle par fièvre puerpérale. Sa publication de 1861 suscite un rejet institutionnel net avant d’être ultérieurement validée.21
Ce que ces histoires ont en commun
- Agir avant de comprendre : une mesure de protection peut être appliquée, parfois sous la contrainte, sans qu’on soit d’accord sur la raison pour laquelle elle marche.
- Ce qui convainc : des chiffres ne suffisent pas toujours à convaincre tant qu’on ne voit pas ce qui se passe à l’intérieur du corps.
- Des idées incomplètes : une explication fausse ou incomplète peut quand même conduire à des mesures qui protègent vraiment.
Mises au point historiographiques
- Sur Edward Jenner : Jenner n’a pas découvert le principe de l’immunisation activement induite. Il en a optimisé le procédé en 1796 en utilisant la variole bovine (vaccine), rendant ainsi le procédé beaucoup plus sûr.
- Sur la transmission du savoir : Cotton Mather nomme Onesimus et dit ce qu’il lui doit : c’est par lui qu’il a connu cette pratique, et il l’écrit dès 1716.22
Chronologie de l’éradication
| Année | Événement |
|---|---|
| 1721 | Inoculation à Boston par Zabdiel Boylston suite aux informations d’Onesimus. |
| 1796 | Développement du vaccin contre la variole par Edward Jenner à partir de la vaccine. |
| 1977 | Dernier cas naturel de variole au monde, en Somalie, en octobre. |
| 1980 | Le 8 mai, l’Assemblée mondiale de la santé déclare officiellement que « le monde et tous ses peuples ont gagné la liberté à l’égard de la variole ». |
Sources du tableau23
Note 1
Epidemic refers to an increase, often sudden, in the number of cases of a disease above what is normally expected
Le mot épidémie désigne une augmentation, souvent soudaine, du nombre de cas d’une maladie au-dessus de ce qui est normalement attendu
Centers for Disease Control and Prevention, Principles of Epidemiology in Public Health Practice
Note 2
In Asia, practitioners developed the technique of variolation—the deliberate infection with smallpox. […] By 1700, variolation had spread to Africa, India and the Ottoman Empire.
En Asie, des praticiens ont mis au point la technique de la variolisation — l’infection volontaire par la variole. […] En 1700, la variolisation s’était répandue en Afrique, en Inde et dans l’Empire ottoman.
U.S. National Library of Medicine, exposition en ligne « Smallpox: A Great and Terrible Scourge »
Note 3
Variolation was never risk-free. […] Not only could the patient die from the procedure […] the mild form of the disease which the patient contracted could spread, causing an epidemic.
La variolisation n’a jamais été sans risque. […] Non seulement le patient pouvait mourir de l’opération […] la forme légère de la maladie qu’il contractait pouvait se propager et provoquer une épidémie.
U.S. National Library of Medicine, exposition en ligne « Smallpox: A Great and Terrible Scourge »
Note 4
The earliest known descriptions of the practice in sub-Saharan Africa were given by African slaves in colonial America in the early and mid-eighteenth century. Subsequently it is mentioned in accounts from widely scattered parts of the continent. It seems to have been most extensively used in the Western and Central Sudan, Ethiopia and Southern Africa.
Les plus anciennes descriptions connues de cette pratique en Afrique subsaharienne ont été données par des esclaves africains dans l’Amérique coloniale, au début et au milieu du XVIIIᵉ siècle. Elle est ensuite mentionnée dans des récits venus de régions très dispersées du continent. Elle semble avoir été le plus largement employée dans le Soudan occidental et central, en Éthiopie et en Afrique australe.
Herbert, Eugenia W., « Smallpox Inoculation in Africa », The Journal of African History, vol. 16, n° 4, 1975, p. 539-559
Note 5
was gifted an enslaved African man by his congregation in 1707 […] Onesimus, as Mather called him
reçut en cadeau de ses fidèles, en 1707, un Africain réduit en esclavage […] Onesimus, comme l’appelait Mather
Wheeler, Rowan, « Onesimus Mather and the Origins of Inoculation in Boston », Paul Revere House, 22 août 2020
Note 6
he answered, both, Yes, and No; and then told me, that he had undergone an Operation, which had given him something of the Small-Pox, and would forever preserve him from it
il a répondu à la fois oui et non ; puis il m’a dit qu’il avait subi une opération, qui lui avait donné quelque chose de la variole et l’en préserverait à jamais
Mather, Cotton, lettre à la Royal Society de Londres, 1716, domaine public (le témoignage d’Onesimus dans son texte : la réponse « oui et non », la description de l’opération, et la cicatrice montrée sur le bras) ; et An Account of the Method and Success of Inoculating the Small-Pox in Boston in New-England, Londres, 1722
was often used among the Guramantese
était souvent pratiqué chez les Guramantese
Wheeler, Rowan, « Onesimus Mather and the Origins of Inoculation in Boston », Paul Revere House, 22 août 2020
whoever had the Courage to use it, was forever free from the Fear of the Contagion
quiconque avait le courage d’y recourir était pour toujours délivré de la crainte de la contagion
Mather, Cotton, lettre à la Royal Society de Londres, 1716, domaine public (le témoignage d’Onesimus dans son texte : la réponse « oui et non », la description de l’opération, et la cicatrice montrée sur le bras) ; et An Account of the Method and Success of Inoculating the Small-Pox in Boston in New-England, Londres, 1722
Note 7
He described the Operation to me, and showed me in his Arm the Scar.
Il m’a décrit l’opération, et m’a montré la cicatrice sur son bras.
Mather, Cotton, lettre à la Royal Society de Londres, 1716, domaine public (le témoignage d’Onesimus dans son texte : la réponse « oui et non », la description de l’opération, et la cicatrice montrée sur le bras) ; et An Account of the Method and Success of Inoculating the Small-Pox in Boston in New-England, Londres, 1722
Note 8
reports of similar procedures being used in Turkey
des récits de procédés semblables employés en Turquie
Wheeler, Rowan, « Onesimus Mather and the Origins of Inoculation in Boston », Paul Revere House, 22 août 2020
Note 9
In 1717, Lady Mary Wortley Montagu, the wife of the British ambassador, learned about variolation in Constantinople.
En 1717, Lady Mary Wortley Montagu, épouse de l’ambassadeur britannique, découvrit la variolisation à Constantinople.
U.S. National Library of Medicine, exposition en ligne « Smallpox: A Great and Terrible Scourge »
Note 10
Minardi, Margot, « The Boston Inoculation Controversy of 1721-1722: An Incident in the History of Race », The William and Mary Quarterly, vol. 61, n° 1, 2004, p. 47-76
Note 11
The 1721 epidemic killed around 844 of Boston’s 11,000 residents, or about 7.6% of the total citizenry.
L’épidémie de 1721 a tué environ 844 des 11 000 habitants de Boston, soit environ 7,6 % de l’ensemble de la population.
Gault, Edward S., « Smallpox in Boston: Inoculation and the Revere Family », Paul Revere House, 6 avril 2020
Out of a population of 11,000, over 6000 cases were reported with 850 dying from the disease.
Sur une population de 11 000 habitants, plus de 6 000 cas furent signalés, et 850 personnes moururent de la maladie.
Niederhuber, Matthew, « The Fight Over Inoculation During the 1721 Boston Smallpox Epidemic », Science in the News, Harvard University, 31 décembre 2014
Note 12
As the epidemic worsened, Cotton Mather reached out to the medical community of Boston, imploring them to use the inoculation method. One physician, Zabdiel Boylston, heeded his call, but most other doctors were hostile to the idea.
Alors que l’épidémie s’aggravait, Cotton Mather s’adressa au corps médical de Boston, l’implorant d’employer la méthode de l’inoculation. Un médecin, Zabdiel Boylston, répondit à son appel, mais la plupart des autres médecins étaient hostiles à l’idée.
Niederhuber, Matthew, « The Fight Over Inoculation During the 1721 Boston Smallpox Epidemic », Science in the News, Harvard University, 31 décembre 2014
Only one doctor listened and heeded Mather's arguments
Un seul médecin écouta Mather et suivit ses arguments
Wheeler, Rowan, « Onesimus Mather and the Origins of Inoculation in Boston », Paul Revere House, 22 août 2020
testing the procedure on his young son and on two of his enslaved persons, Jack and Moll […] 242 recorded inoculations […] Only six of Boylston's patients died
après avoir essayé l’opération sur son jeune fils et sur deux des personnes qu’il tenait en esclavage, Jack et Moll […] 242 inoculations enregistrées […] Seuls six des patients de Boylston moururent
Wheeler, Rowan, « Onesimus Mather and the Origins of Inoculation in Boston », Paul Revere House, 22 août 2020
Of 287 inoculation patients, only six died.
Sur 287 personnes inoculées, six seulement sont mortes.
Gershon, Livia, « The Hellfire Preacher Who Promoted Inoculation », JSTOR Daily, 7 mars 2021
Note 13
And that out of 274, fix died […] then the Proportion that dies under Inoculation may be one in 4<5, or thereabout. […] fo that the Proportion that died of the natural Small-Pox there, appears to be one in fix, or between that of fix and feven.
Et que sur 274, six moururent […] alors la proportion de ceux qui meurent de l’inoculation pourrait être d’un sur 46, ou à peu près. […] de sorte que la proportion de ceux qui moururent de la variole naturelle y paraît être d’un sur six, ou entre six et sept.
Boylston, Zabdiel, An Historical Account of the Small-Pox Inoculated in New England, Londres, S. Chandler, 1726
just six, or about one in 40, succumbed to the illness. […] Citywide the death toll approached 850, or a mortality rate of one in seven out of the entire infected population.
six seulement, soit environ un sur 40, ont succombé à la maladie. […] Dans toute la ville, le nombre de morts a approché 850, soit une mortalité d’un sur sept dans l’ensemble de la population atteinte.
Accardo, Peter X., « Three Bostonians and the Smallpox Epidemic of 1721 », Houghton Library Blog, Harvard University, 4 juin 2020
Note 14
Boylston, who had personally inoculated some 287 people, recorded that of those inoculated only 2% had died. […] In comparison, the mortality rate of the naturally occurring disease during that year was 14.8%
Boylston, qui avait inoculé lui-même quelque 287 personnes, nota que seuls 2 % des inoculés étaient morts. […] En comparaison, la mortalité de la maladie contractée naturellement cette année-là était de 14,8 %
Niederhuber, Matthew, « The Fight Over Inoculation During the 1721 Boston Smallpox Epidemic », Science in the News, Harvard University, 31 décembre 2014
Note 15
The criticism of Boylston and Mather relied on anti-Black sentiment. […] Dr. Douglass criticized Mather’s suggestions, claiming that trusting only word-of-mouth accounts without scientific trials was dangerous, especially when that knowledge came from enslaved people he personally deemed incapable of rational thought.
Les critiques adressées à Boylston et à Mather reposaient sur un sentiment anti-Noirs. […] Le docteur Douglass critiqua les propositions de Mather, affirmant qu’il était dangereux de se fier aux seuls récits de bouche à oreille sans essais scientifiques, surtout quand ce savoir venait de personnes réduites en esclavage qu’il jugeait lui-même incapables de pensée rationnelle.
Wheeler, Rowan, « Onesimus Mather and the Origins of Inoculation in Boston », Paul Revere House, 22 août 2020
Note 16
Around three o’clock on the morning of November 14, a crude grenade made of black powder and turpentine sailed through a window of Cotton Mather’s house in Boston. It landed in Mather’s guest room but failed to explode, thus sparing the life of his nephew.
Vers trois heures du matin, le 14 novembre, une grenade grossière faite de poudre noire et de térébenthine traversa une fenêtre de la maison de Cotton Mather, à Boston. Elle atterrit dans la chambre d’amis de Mather mais n’explosa pas, épargnant ainsi la vie de son neveu.
O’Brien, Frederic D., « 1721: Two Hundred Seventy-Five Years Ago », American Heritage, vol. 47, n° 7, novembre 1996
Note 17
a Summ, towards the purchase of a Negro-Lad […] including shoveling snow and chopping wood for fuel […] was married with children
une somme, pour l’achat d’un jeune Noir […] notamment déblayer la neige et fendre le bois de chauffage […] était marié et avait des enfants
Wheeler, Rowan, « Onesimus Mather and the Origins of Inoculation in Boston », Paul Revere House, 22 août 2020
Note 18
Within two hundred and fifty yards of the spot where Cambridge Street joins Broad Street, there were upwards of five hundred fatal attacks of cholera in ten days.
Dans un rayon de deux cent cinquante yards autour de l’endroit où Cambridge Street rejoint Broad Street, il y eut plus de cinq cents cas mortels de choléra en dix jours.
Snow, John, On the Mode of Communication of Cholera, John Churchill, Londres, 1855
Note 19
On proceeding to the spot, I found that nearly all the deaths had taken place within a short distance of the pump. […] The deaths which occurred during this fatal outbreak of cholera are indicated in the accompanying map […]
M’étant rendu sur les lieux, je constatai que presque tous les décès étaient survenus à faible distance de la pompe. […] Les décès survenus pendant cette épidémie meurtrière de choléra sont indiqués sur la carte ci-jointe […]
Snow, John, On the Mode of Communication of Cholera, John Churchill, Londres, 1855
In consequence of what I said, the handle of the pump was removed on the following day. The number of attacks of cholera had been diminished before this measure was adopted, but whether they had diminished in a greater proportion than might be accounted for by the flight of the great bulk of the population I am unable to say. […] For the 1854 cholera outbreak in London's Broad Street region, he presented two maps. The first was shown on December 4, 1854 at a meeting of the Epidemiological Society of London. Several months later he published this map in his book, On the Mode of Communication of Cholera, 2nd Edition.
À la suite de ce que j’ai dit, la manivelle de la pompe a été retirée le lendemain. Le nombre des cas de choléra avait diminué avant l’adoption de cette mesure, mais je ne saurais dire s’il avait diminué dans une proportion plus forte que ne l’expliquerait la fuite de la plus grande partie de la population. […] Pour l’épidémie de choléra de 1854 dans le quartier de Broad Street, à Londres, il a présenté deux cartes. La première a été montrée le 4 décembre 1854 lors d’une réunion de l’Epidemiological Society of London. Quelques mois plus tard, il a publié cette carte dans son livre On the Mode of Communication of Cholera, 2ᵉ édition.
Snow, John, lettre au rédacteur du Medical Times and Gazette, 23 septembre 1854, domaine public, reproduite sur le site « Cholera in St. James » (Michigan State University) ; et UCLA Fielding School of Public Health, Department of Epidemiology, « Map, Myth and Error Making in BS Pump Outbreak », dossier en ligne consacré à John Snow
Note 20
The first edition of this work, which was published in August 1849, was only a slender pamphlet. I have, since that time, written various papers on the same subject, which have been read at the Medical Societies, and published in the medical journals. The present edition contains the substance of all these articles, together with much new matter, the greater part of which is derived from my own recent inquiries.
La première édition de cet ouvrage, publiée en août 1849, n’était qu’une mince brochure. J’ai, depuis lors, écrit divers articles sur le même sujet, lus devant les sociétés médicales et publiés dans les revues médicales. La présente édition contient la substance de tous ces articles, ainsi que beaucoup de matière nouvelle, dont la plus grande partie provient de mes propres recherches récentes.
Snow, John, On the Mode of Communication of Cholera, John Churchill, Londres, 1855
Snow’s empirically plausible explanation of a waterborne ‘cholera poison’ was rejected in 1855 by the Committee for Scientific Inquiries […] Snow’s idea of a waterborne poison did not catch on.
L’explication de Snow, empiriquement plausible, d’un « poison cholérique » transmis par l’eau fut rejetée en 1855 par le Committee for Scientific Inquiries […] L’idée de Snow d’un poison transmis par l’eau ne s’imposa pas.
Dean, Michael Emmans, « Selective Suppression by the Medical Establishment of Unwelcome Research Findings: The Cholera Treatment Evaluation by the General Board of Health, London 1854 », Journal of the Royal Society of Medicine, vol. 109, n° 5, 2016, p. 200-205
[…] in dem Bericht über die Konferenz ist die Art und Weise, in welcher die Kommabazillen zu isolieren und in Reinkulturen zu züchten sind, ganz genau beschrieben.
[…] dans le compte rendu de la conférence, la manière d’isoler les bacilles virgules et de les cultiver en cultures pures est décrite de façon tout à fait précise.
Koch, Robert, « Über die Cholerabakterien », Deutsche Medizinische Wochenschrift, vol. 10, 1884, p. 725-728 (repris dans Koch, Robert, Gesammelte Werke, t. II, Georg Thieme, Leipzig, 1912)
looked through his powerful gifted microscope at a previously unknown organism, Vibrio cholerae […] On January 7, 1884, Koch announced in a dispatch that he had successfully isolated the bacillus in pure culture.
observa, dans son puissant microscope, un organisme jusque-là inconnu, Vibrio cholerae […] Le 7 janvier 1884, Koch annonça dans une dépêche qu’il avait réussi à isoler le bacille en culture pure.
UCLA Fielding School of Public Health, Department of Epidemiology, « First Discoverer of Vibrio Cholerae », dossier en ligne consacré à John Snow
Note 21
Um die an der Hand klebenden Cadavertheile zu zerstören, benützte ich, ohne mich jedoch des Tages zu erinnern, beiläufig von Mitte Mai 1847 angefangen, die Chlorina liquida, mit welcher ich und jeder Schüler vor der Untersuchung seine Hände waschen musste. […] Im Jahre 1847, wo gegen Mitte Mai die Chlorwaschungen eingeführt wurden, starben an der ersten Abtheilung von 3490 verpflegten Wöchnerinnen 176 […]. Im Jahre 1848, wo das ganze Jahr hindurch die Chlorwaschungen emsig geübt wurden, starben von 3556 Wöchnerinnen 45 […]
Pour détruire les particules de cadavre collées à la main, j’ai employé, sans me souvenir toutefois du jour exact, à partir de la mi-mai 1847 environ, la Chlorina liquida, avec laquelle moi-même et chaque élève devions nous laver les mains avant l’examen. […] En 1847, année où les lavages au chlore furent introduits vers la mi-mai, il mourut à la première division 176 des 3490 accouchées soignées […]. En 1848, année où les lavages au chlore furent pratiqués avec zèle toute l’année, il mourut 45 accouchées sur 3556 […]
Semmelweis, Ignaz, Die Ätiologie, der Begriff und die Prophylaxis des Kindbettfiebers, Pest-Vienne-Leipzig, 1861
Um die an der Hand klebenden Cadavertheile zu zerstören, benützte ich, ohne mich jedoch des Tages zu erinnern, beiläufig von Mitte Mai 1847 angefangen, die Chlorina liquida, mit welcher ich und jeder Schüler vor der Untersuchung seine Hände waschen musste. […] Im Jahre 1847, wo gegen Mitte Mai die Chlorwaschungen eingeführt wurden, starben an der ersten Abtheilung von 3490 verpflegten Wöchnerinnen 176 […]. Im Jahre 1848, wo das ganze Jahr hindurch die Chlorwaschungen emsig geübt wurden, starben von 3556 Wöchnerinnen 45 […]
Pour détruire les particules de cadavre collées à la main, j’ai employé, sans me souvenir toutefois du jour exact, à partir de la mi-mai 1847 environ, la Chlorina liquida, avec laquelle moi-même et chaque élève devions nous laver les mains avant l’examen. […] En 1847, année où les lavages au chlore furent introduits vers la mi-mai, il mourut à la première division 176 des 3490 accouchées soignées […]. En 1848, année où les lavages au chlore furent pratiqués avec zèle toute l’année, il mourut 45 accouchées sur 3556 […]
Semmelweis, Ignaz, Die Ätiologie, der Begriff und die Prophylaxis des Kindbettfiebers, Pest-Vienne-Leipzig, 1861
Note 22
One of the first methods for controlling smallpox was variolation, a process named after the virus that causes smallpox (variola virus). During variolation, people who had never had smallpox were exposed to material from smallpox sores (pustules) by scratching the material into their arm or inhaling it through the nose. […] Jenner also knew about variolation and guessed that exposure to cowpox could be used to protect against smallpox.
L’une des premières méthodes de lutte contre la variole fut la variolisation, procédé nommé d’après le virus qui cause la variole (virus variolique). Lors de la variolisation, des personnes qui n’avaient jamais eu la variole étaient exposées à de la matière prélevée sur des lésions de variole (pustules), en la faisant pénétrer par scarification dans le bras ou en l’inhalant par le nez. […] Jenner connaissait aussi la variolisation et supposa qu’une exposition à la vaccine pourrait servir à protéger de la variole.
Centers for Disease Control and Prevention, « History of Smallpox », page revue le 23 octobre 2024
In Massachusetts, Cotton Mather learned about the practice from his slave, Onesimus.
Dans le Massachusetts, Cotton Mather apprit l’existence de cette pratique par son esclave, Onesimus.
U.S. National Library of Medicine, exposition en ligne « Smallpox: A Great and Terrible Scourge »
The basis for vaccination began in 1796 when the English doctor Edward Jenner noticed that milkmaids who had gotten cowpox were protected from smallpox. Jenner also knew about variolation and guessed that exposure to cowpox could be used to protect against smallpox. To test his theory, Dr. Jenner took material from a cowpox sore on milkmaid Sarah Nelmes' hand and inoculated it into the arm of James Phipps, the 8-year-old son of Jenner's gardener.
Le fondement de la vaccination date de 1796, quand le médecin anglais Edward Jenner remarqua que les vachères qui avaient contracté la vaccine étaient protégées de la variole. Jenner connaissait aussi la variolisation et supposa qu’une exposition à la vaccine pourrait servir à protéger de la variole. Pour vérifier sa théorie, le Dr Jenner préleva de la matière sur une lésion de vaccine de la main de la vachère Sarah Nelmes et l’inocula dans le bras de James Phipps, le fils de huit ans de son jardinier.
Centers for Disease Control and Prevention, « History of Smallpox », page revue le 23 octobre 2024
Note 23
The world and all its peoples have won freedom from smallpox
Le monde et tous ses peuples ont gagné la liberté à l’égard de la variole
Organisation mondiale de la santé, résolution WHA33.3 de la trente-troisième Assemblée mondiale de la santé, 8 mai 1980
In October, 1977, Ali Maow Maalin of Somalia contracted variola minor […] becoming the last person in the world to contract smallpox naturally
En octobre 1977, Ali Maow Maalin, en Somalie, contracta la variole mineure […] devenant la dernière personne au monde à contracter la variole de manière naturelle
U.S. National Library of Medicine, exposition en ligne « Smallpox: A Great and Terrible Scourge »
Notes et sources
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Passage Le mot épidémie ne désigne pas une maladie grave, mais une maladie qui se répand plus qu’attendu […] Le niveau endémique est le niveau attendu
Epidemic refers to an increase, often sudden, in the number of cases of a disease above what is normally expected
Traduction de la rédaction Le mot épidémie désigne une augmentation, souvent soudaine, du nombre de cas d’une maladie au-dessus de ce qui est normalement attendu
Source Centers for Disease Control and Prevention, Principles of Epidemiology in Public Health Practice, leçon 1, section 11.
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Passage Née en Asie, cette technique est déjà pratiquée en 1700 en Afrique, en Inde et dans l’Empire ottoman.
In Asia, practitioners developed the technique of variolation—the deliberate infection with smallpox. […] By 1700, variolation had spread to Africa, India and the Ottoman Empire.
Traduction de la rédaction En Asie, des praticiens ont mis au point la technique de la variolisation — l’infection volontaire par la variole. […] En 1700, la variolisation s’était répandue en Afrique, en Inde et dans l’Empire ottoman.
Source U.S. National Library of Medicine, exposition en ligne « Smallpox: A Great and Terrible Scourge », page « Variolation » — https://www.nlm.nih.gov/exhibition/smallpox/sp_variolation.html.
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Passage la personne opérée pouvait en mourir, et transmettre la maladie autour d’elle
Variolation was never risk-free. […] Not only could the patient die from the procedure […] the mild form of the disease which the patient contracted could spread, causing an epidemic.
Traduction de la rédaction La variolisation n’a jamais été sans risque. […] Non seulement le patient pouvait mourir de l’opération […] la forme légère de la maladie qu’il contractait pouvait se propager et provoquer une épidémie.
Source U.S. National Library of Medicine, exposition en ligne « Smallpox: A Great and Terrible Scourge », page « Variolation » — https://www.nlm.nih.gov/exhibition/smallpox/sp_variolation.html.
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Pour l’ensemble de cette partie
Passage la pratique de l’inoculation en Afrique subsaharienne
The earliest known descriptions of the practice in sub-Saharan Africa were given by African slaves in colonial America in the early and mid-eighteenth century. Subsequently it is mentioned in accounts from widely scattered parts of the continent. It seems to have been most extensively used in the Western and Central Sudan, Ethiopia and Southern Africa.
Traduction de la rédaction Les plus anciennes descriptions connues de cette pratique en Afrique subsaharienne ont été données par des esclaves africains dans l’Amérique coloniale, au début et au milieu du XVIIIᵉ siècle. Elle est ensuite mentionnée dans des récits venus de régions très dispersées du continent. Elle semble avoir été le plus largement employée dans le Soudan occidental et central, en Éthiopie et en Afrique australe.
Source Herbert, Eugenia W., « Smallpox Inoculation in Africa », The Journal of African History, vol. 16, n° 4, 1975, p. 539-559, résumé (page de l’éditeur).
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Passage Vers 1707, à Boston, les fidèles du pasteur Cotton Mather lui offrent un homme africain réduit en esclavage. Mather l’appelle Onesimus.
was gifted an enslaved African man by his congregation in 1707 […] Onesimus, as Mather called him
Traduction de la rédaction reçut en cadeau de ses fidèles, en 1707, un Africain réduit en esclavage […] Onesimus, comme l’appelait Mather
Source Wheeler, Rowan, « Onesimus Mather and the Origins of Inoculation in Boston », Paul Revere House, 22 août 2020, début de l’article.
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Passage Il a répondu oui et non ; puis il m’a dit qu’il avait subi une opération, qui lui avait donné quelque chose de la variole et l’en préserverait à jamais
he answered, both, Yes, and No; and then told me, that he had undergone an Operation, which had given him something of the Small-Pox, and would forever preserve him from it
Traduction de la rédaction il a répondu à la fois oui et non ; puis il m’a dit qu’il avait subi une opération, qui lui avait donné quelque chose de la variole et l’en préserverait à jamais
Source Mather, Cotton, lettre à la Royal Society de Londres, 1716, domaine public (le témoignage d’Onesimus dans son texte : la réponse « oui et non », la description de l’opération, et la cicatrice montrée sur le bras) ; et An Account of the Method and Success of Inoculating the Small-Pox in Boston in New-England, Londres, 1722, lettre de 1716.
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Passage ajoutant que cela était souvent pratiqué chez les Guramantese
was often used among the Guramantese
Traduction de la rédaction était souvent pratiqué chez les Guramantese
Source Wheeler, Rowan, « Onesimus Mather and the Origins of Inoculation in Boston », Paul Revere House, 22 août 2020, citation de la lettre de Mather.
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Passage quiconque avait le courage d’y recourir était pour toujours délivré de la crainte de la contagion
whoever had the Courage to use it, was forever free from the Fear of the Contagion
Traduction de la rédaction quiconque avait le courage d’y recourir était pour toujours délivré de la crainte de la contagion
Source Mather, Cotton, lettre à la Royal Society de Londres, 1716, domaine public (le témoignage d’Onesimus dans son texte : la réponse « oui et non », la description de l’opération, et la cicatrice montrée sur le bras) ; et An Account of the Method and Success of Inoculating the Small-Pox in Boston in New-England, Londres, 1722, lettre de 1716.
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Passage Il m’a décrit l’opération, et m’a montré la cicatrice sur son bras.
He described the Operation to me, and showed me in his Arm the Scar.
Traduction de la rédaction Il m’a décrit l’opération, et m’a montré la cicatrice sur son bras.
Source Mather, Cotton, lettre à la Royal Society de Londres, 1716, domaine public (le témoignage d’Onesimus dans son texte : la réponse « oui et non », la description de l’opération, et la cicatrice montrée sur le bras) ; et An Account of the Method and Success of Inoculating the Small-Pox in Boston in New-England, Londres, 1722, lettre de 1716.
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Passage Il lit aussi des récits de procédés semblables employés en Turquie.
reports of similar procedures being used in Turkey
Traduction de la rédaction des récits de procédés semblables employés en Turquie
Source Wheeler, Rowan, « Onesimus Mather and the Origins of Inoculation in Boston », Paul Revere House, 22 août 2020, paragraphe sur les recherches de Mather.
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Passage Parallèlement, en 1717, Lady Mary Wortley Montagu découvre cette technique à Constantinople.
In 1717, Lady Mary Wortley Montagu, the wife of the British ambassador, learned about variolation in Constantinople.
Traduction de la rédaction En 1717, Lady Mary Wortley Montagu, épouse de l’ambassadeur britannique, découvrit la variolisation à Constantinople.
Source U.S. National Library of Medicine, exposition en ligne « Smallpox: A Great and Terrible Scourge », page « Variolation » — https://www.nlm.nih.gov/exhibition/smallpox/sp_variolation.html.
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Passage Ces cicatrices d’inoculation, les marchands d’esclaves savaient les reconnaître — et elles augmentaient le prix. Une personne immunisée contre la variole valait plus cher.
Source Minardi, Margot, « The Boston Inoculation Controversy of 1721-1722: An Incident in the History of Race », The William and Mary Quarterly, vol. 61, n° 1, 2004, p. 47-76.
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Passage La variole frappe Boston, ville d’environ 11 000 habitants […] On dénombre 844 décès
The 1721 epidemic killed around 844 of Boston’s 11,000 residents, or about 7.6% of the total citizenry.
Traduction de la rédaction L’épidémie de 1721 a tué environ 844 des 11 000 habitants de Boston, soit environ 7,6 % de l’ensemble de la population.
Source Gault, Edward S., « Smallpox in Boston: Inoculation and the Revere Family », Paul Revere House, 6 avril 2020, paragraphe sur le bilan de Boylston (phrase qui précède la mention de ses 247 inoculés).
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Passage Plus de 6 000 cas sont signalés — soit plus de la moitié de la population
Out of a population of 11,000, over 6000 cases were reported with 850 dying from the disease.
Traduction de la rédaction Sur une population de 11 000 habitants, plus de 6 000 cas furent signalés, et 850 personnes moururent de la maladie.
Source Niederhuber, Matthew, « The Fight Over Inoculation During the 1721 Boston Smallpox Epidemic », Science in the News, Harvard University, 31 décembre 2014, section « The Boston Epidemic », 1ᵉʳ paragraphe, 2ᵉ phrase.
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Passage Un seul accepte : Zabdiel Boylston.
As the epidemic worsened, Cotton Mather reached out to the medical community of Boston, imploring them to use the inoculation method. One physician, Zabdiel Boylston, heeded his call, but most other doctors were hostile to the idea.
Traduction de la rédaction Alors que l’épidémie s’aggravait, Cotton Mather s’adressa au corps médical de Boston, l’implorant d’employer la méthode de l’inoculation. Un médecin, Zabdiel Boylston, répondit à son appel, mais la plupart des autres médecins étaient hostiles à l’idée.
Source Niederhuber, Matthew, « The Fight Over Inoculation During the 1721 Boston Smallpox Epidemic », Science in the News, Harvard University, 31 décembre 2014, paragraphe sur l’appel de Mather aux médecins de Boston.
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Passage Mather tente de convaincre les médecins de la ville d’appliquer l’inoculation. Un seul accepte : Zabdiel Boylston.
Only one doctor listened and heeded Mather's arguments
Traduction de la rédaction Un seul médecin écouta Mather et suivit ses arguments
Source Wheeler, Rowan, « Onesimus Mather and the Origins of Inoculation in Boston », Paul Revere House, 22 août 2020, paragraphe sur l’épidémie de 1721.
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Passage Il commence par son jeune fils et deux personnes qu’il tient en esclavage, Jack et Moll, puis plusieurs centaines d’habitants — les sources donnent de 242 à 287 personnes inoculées, dont six sont mortes.
testing the procedure on his young son and on two of his enslaved persons, Jack and Moll […] 242 recorded inoculations […] Only six of Boylston's patients died
Traduction de la rédaction après avoir essayé l’opération sur son jeune fils et sur deux des personnes qu’il tenait en esclavage, Jack et Moll […] 242 inoculations enregistrées […] Seuls six des patients de Boylston moururent
Source Wheeler, Rowan, « Onesimus Mather and the Origins of Inoculation in Boston », Paul Revere House, 22 août 2020, paragraphes sur la campagne de Boylston.
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Passage les sources donnent de 242 à 287 personnes inoculées, dont six sont mortes
Of 287 inoculation patients, only six died.
Traduction de la rédaction Sur 287 personnes inoculées, six seulement sont mortes.
Source Gershon, Livia, « The Hellfire Preacher Who Promoted Inoculation », JSTOR Daily, 7 mars 2021, paragraphe sur la fin de l’épidémie.
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Passage Parmi les personnes inoculées : environ 1 décès sur 40 (1 sur 46 dans le décompte publié par Boylston en 1726, qui compte plus d’inoculés). […] Parmi l’ensemble des malades de la ville : 1 décès sur 7.
And that out of 274, fix died […] then the Proportion that dies under Inoculation may be one in 4<5, or thereabout. […] fo that the Proportion that died of the natural Small-Pox there, appears to be one in fix, or between that of fix and feven.
Traduction de la rédaction Et que sur 274, six moururent […] alors la proportion de ceux qui meurent de l’inoculation pourrait être d’un sur 46, ou à peu près. […] de sorte que la proportion de ceux qui moururent de la variole naturelle y paraît être d’un sur six, ou entre six et sept.
Source Boylston, Zabdiel, An Historical Account of the Small-Pox Inoculated in New England, Londres, S. Chandler, 1726, texte OCR de la numérisation Wellcome (s longs lus « f » ; « 4<5 » est 46 dans l’imprimé, soit 274/6), passage sur la proportion des morts ; le décompte de 274 inoculés précède.
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Passage Parmi les personnes inoculées : environ 1 décès sur 40 […] Parmi l’ensemble des malades de la ville : 1 décès sur 7.
just six, or about one in 40, succumbed to the illness. […] Citywide the death toll approached 850, or a mortality rate of one in seven out of the entire infected population.
Traduction de la rédaction six seulement, soit environ un sur 40, ont succombé à la maladie. […] Dans toute la ville, le nombre de morts a approché 850, soit une mortalité d’un sur sept dans l’ensemble de la population atteinte.
Source Accardo, Peter X., « Three Bostonians and the Smallpox Epidemic of 1721 », Houghton Library Blog, Harvard University, 4 juin 2020, billet entier.
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Passage Une mortalité de 1 sur 40 à 1 sur 46 (2,2 à 2,5 %) reste un taux élevé. Son efficacité s’apprécie uniquement en comparaison du taux de 1 sur 7 environ (près de 15 %) observé chez les cas non inoculés.
Boylston, who had personally inoculated some 287 people, recorded that of those inoculated only 2% had died. […] In comparison, the mortality rate of the naturally occurring disease during that year was 14.8%
Traduction de la rédaction Boylston, qui avait inoculé lui-même quelque 287 personnes, nota que seuls 2 % des inoculés étaient morts. […] En comparaison, la mortalité de la maladie contractée naturellement cette année-là était de 14,8 %
Source Niederhuber, Matthew, « The Fight Over Inoculation During the 1721 Boston Smallpox Epidemic », Science in the News, Harvard University, 31 décembre 2014, paragraphe sur les résultats de Boylston.
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Passage le refus de valider un savoir transmis par un homme réduit en esclavage
The criticism of Boylston and Mather relied on anti-Black sentiment. […] Dr. Douglass criticized Mather’s suggestions, claiming that trusting only word-of-mouth accounts without scientific trials was dangerous, especially when that knowledge came from enslaved people he personally deemed incapable of rational thought.
Traduction de la rédaction Les critiques adressées à Boylston et à Mather reposaient sur un sentiment anti-Noirs. […] Le docteur Douglass critiqua les propositions de Mather, affirmant qu’il était dangereux de se fier aux seuls récits de bouche à oreille sans essais scientifiques, surtout quand ce savoir venait de personnes réduites en esclavage qu’il jugeait lui-même incapables de pensée rationnelle.
Source Wheeler, Rowan, « Onesimus Mather and the Origins of Inoculation in Boston », Paul Revere House, 22 août 2020, 9ᵉ paragraphe de l’article (sans intertitre).
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Passage la maison de Mather a fait l’objet d’une tentative d’attentat à la grenade
Around three o’clock on the morning of November 14, a crude grenade made of black powder and turpentine sailed through a window of Cotton Mather’s house in Boston. It landed in Mather’s guest room but failed to explode, thus sparing the life of his nephew.
Traduction de la rédaction Vers trois heures du matin, le 14 novembre, une grenade grossière faite de poudre noire et de térébenthine traversa une fenêtre de la maison de Cotton Mather, à Boston. Elle atterrit dans la chambre d’amis de Mather mais n’explosa pas, épargnant ainsi la vie de son neveu.
Source O’Brien, Frederic D., « 1721: Two Hundred Seventy-Five Years Ago », American Heritage, vol. 47, n° 7, novembre 1996, 1er paragraphe, 1re et 2e phrases.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage En 1716, il avait obtenu de Mather une liberté partielle, en versant une somme pour l’achat d’un autre esclave, et lui devait encore des corvées. Il était marié et avait des enfants.
a Summ, towards the purchase of a Negro-Lad […] including shoveling snow and chopping wood for fuel […] was married with children
Traduction de la rédaction une somme, pour l’achat d’un jeune Noir […] notamment déblayer la neige et fendre le bois de chauffage […] était marié et avait des enfants
Source Wheeler, Rowan, « Onesimus Mather and the Origins of Inoculation in Boston », Paul Revere House, 22 août 2020, paragraphes sur l’affranchissement de 1716 et la famille d’Onesimus.
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Passage À Londres, dans le quartier de Soho en 1854, 500 personnes meurent du choléra en dix jours
Within two hundred and fifty yards of the spot where Cambridge Street joins Broad Street, there were upwards of five hundred fatal attacks of cholera in ten days.
Traduction de la rédaction Dans un rayon de deux cent cinquante yards autour de l’endroit où Cambridge Street rejoint Broad Street, il y eut plus de cinq cents cas mortels de choléra en dix jours.
Source Snow, John, On the Mode of Communication of Cholera, John Churchill, Londres, 1855, p. 38, 1er paragraphe du chapitre « The cholera near Golden Square ».
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Passage Il cartographie les décès et constate leur concentration autour de la pompe à eau de Broad Street.
On proceeding to the spot, I found that nearly all the deaths had taken place within a short distance of the pump. […] The deaths which occurred during this fatal outbreak of cholera are indicated in the accompanying map […]
Traduction de la rédaction M’étant rendu sur les lieux, je constatai que presque tous les décès étaient survenus à faible distance de la pompe. […] Les décès survenus pendant cette épidémie meurtrière de choléra sont indiqués sur la carte ci-jointe […]
Source Snow, John, On the Mode of Communication of Cholera, John Churchill, Londres, 1855, p. 39 (chapitre « The cholera near Golden Square ») et p. 45 (début de l’explication de la carte).
Domaine public ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage elle refluait déjà avant ce retrait, et la carte qui a rendu l’enquête célèbre n’a été publiée qu’après coup
In consequence of what I said, the handle of the pump was removed on the following day. The number of attacks of cholera had been diminished before this measure was adopted, but whether they had diminished in a greater proportion than might be accounted for by the flight of the great bulk of the population I am unable to say. […] For the 1854 cholera outbreak in London's Broad Street region, he presented two maps. The first was shown on December 4, 1854 at a meeting of the Epidemiological Society of London. Several months later he published this map in his book, On the Mode of Communication of Cholera, 2nd Edition.
Traduction de la rédaction À la suite de ce que j’ai dit, la manivelle de la pompe a été retirée le lendemain. Le nombre des cas de choléra avait diminué avant l’adoption de cette mesure, mais je ne saurais dire s’il avait diminué dans une proportion plus forte que ne l’expliquerait la fuite de la plus grande partie de la population. […] Pour l’épidémie de choléra de 1854 dans le quartier de Broad Street, à Londres, il a présenté deux cartes. La première a été montrée le 4 décembre 1854 lors d’une réunion de l’Epidemiological Society of London. Quelques mois plus tard, il a publié cette carte dans son livre On the Mode of Communication of Cholera, 2ᵉ édition.
Source Snow, John, lettre au rédacteur du Medical Times and Gazette, 23 septembre 1854, domaine public, reproduite sur le site « Cholera in St. James » (Michigan State University) ; et UCLA Fielding School of Public Health, Department of Epidemiology, « Map, Myth and Error Making in BS Pump Outbreak », dossier en ligne consacré à John Snow, lettre de Snow, 3ᵉ paragraphe (page MSU) ; puis page UCLA, 1er paragraphe (« Mapping the Broad Street Pump Outbreak »).
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Passage Snow expose sa thèse dans l’édition augmentée de son livre, parue en 1855
The first edition of this work, which was published in August 1849, was only a slender pamphlet. I have, since that time, written various papers on the same subject, which have been read at the Medical Societies, and published in the medical journals. The present edition contains the substance of all these articles, together with much new matter, the greater part of which is derived from my own recent inquiries.
Traduction de la rédaction La première édition de cet ouvrage, publiée en août 1849, n’était qu’une mince brochure. J’ai, depuis lors, écrit divers articles sur le même sujet, lus devant les sociétés médicales et publiés dans les revues médicales. La présente édition contient la substance de tous ces articles, ainsi que beaucoup de matière nouvelle, dont la plus grande partie provient de mes propres recherches récentes.
Source Snow, John, On the Mode of Communication of Cholera, John Churchill, Londres, 1855, préface, 1er paragraphe.
Domaine public ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage sans obtenir l’adhésion de la communauté scientifique
Snow’s empirically plausible explanation of a waterborne ‘cholera poison’ was rejected in 1855 by the Committee for Scientific Inquiries […] Snow’s idea of a waterborne poison did not catch on.
Traduction de la rédaction L’explication de Snow, empiriquement plausible, d’un « poison cholérique » transmis par l’eau fut rejetée en 1855 par le Committee for Scientific Inquiries […] L’idée de Snow d’un poison transmis par l’eau ne s’imposa pas.
Source Dean, Michael Emmans, « Selective Suppression by the Medical Establishment of Unwelcome Research Findings: The Cholera Treatment Evaluation by the General Board of Health, London 1854 », Journal of the Royal Society of Medicine, vol. 109, n° 5, 2016, p. 200-205, p. 201 (section « Scientific inquiries », commencée p. 200) et p. 204 (conclusion).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage Il faudra attendre 1884 pour que Robert Koch isole le bacille du choléra (Vibrio cholerae) en culture pure
[…] in dem Bericht über die Konferenz ist die Art und Weise, in welcher die Kommabazillen zu isolieren und in Reinkulturen zu züchten sind, ganz genau beschrieben.
Traduction de la rédaction […] dans le compte rendu de la conférence, la manière d’isoler les bacilles virgules et de les cultiver en cultures pures est décrite de façon tout à fait précise.
Source Koch, Robert, « Über die Cholerabakterien », Deutsche Medizinische Wochenschrift, vol. 10, 1884, p. 725-728 (repris dans Koch, Robert, Gesammelte Werke, t. II, Georg Thieme, Leipzig, 1912), vue 84 de la numérisation des Gesammelte Werke, t. II (article « Über die Cholerabakterien », qui commence vue 81 avec la mention « Aus Deutsche Medizinische Wochenschrift, 1884 »).
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Passage Il faudra attendre 1884 pour que Robert Koch isole le bacille du choléra (Vibrio cholerae) en culture pure ; l’Italien Filippo Pacini l’avait pourtant observé au microscope dès 1854.
looked through his powerful gifted microscope at a previously unknown organism, Vibrio cholerae […] On January 7, 1884, Koch announced in a dispatch that he had successfully isolated the bacillus in pure culture.
Traduction de la rédaction observa, dans son puissant microscope, un organisme jusque-là inconnu, Vibrio cholerae […] Le 7 janvier 1884, Koch annonça dans une dépêche qu’il avait réussi à isoler le bacille en culture pure.
Source UCLA Fielding School of Public Health, Department of Epidemiology, « First Discoverer of Vibrio Cholerae », dossier en ligne consacré à John Snow, paragraphes sur Pacini (1854) et sur Koch (1883-1884).
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Passage Ignace Semmelweis démontre que le lavage des mains dans une solution chlorée […] réduit drastiquement la mortalité maternelle
Um die an der Hand klebenden Cadavertheile zu zerstören, benützte ich, ohne mich jedoch des Tages zu erinnern, beiläufig von Mitte Mai 1847 angefangen, die Chlorina liquida, mit welcher ich und jeder Schüler vor der Untersuchung seine Hände waschen musste. […] Im Jahre 1847, wo gegen Mitte Mai die Chlorwaschungen eingeführt wurden, starben an der ersten Abtheilung von 3490 verpflegten Wöchnerinnen 176 […]. Im Jahre 1848, wo das ganze Jahr hindurch die Chlorwaschungen emsig geübt wurden, starben von 3556 Wöchnerinnen 45 […]
Traduction de la rédaction Pour détruire les particules de cadavre collées à la main, j’ai employé, sans me souvenir toutefois du jour exact, à partir de la mi-mai 1847 environ, la Chlorina liquida, avec laquelle moi-même et chaque élève devions nous laver les mains avant l’examen. […] En 1847, année où les lavages au chlore furent introduits vers la mi-mai, il mourut à la première division 176 des 3490 accouchées soignées […]. En 1848, année où les lavages au chlore furent pratiqués avec zèle toute l’année, il mourut 45 accouchées sur 3556 […]
Source Semmelweis, Ignaz, Die Ätiologie, der Begriff und die Prophylaxis des Kindbettfiebers, Pest-Vienne-Leipzig, 1861, p. 55 (vue 63 : lavage des mains à la Chlorina liquida) et p. 56 (vue 64 : mortalité de 1847 et 1848 à la première division) de la numérisation Wellcome.
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Passage En 1847 à Vienne, Ignace Semmelweis démontre que le lavage des mains dans une solution chlorée par le personnel médical réduit drastiquement la mortalité maternelle par fièvre puerpérale. Sa publication de 1861
Um die an der Hand klebenden Cadavertheile zu zerstören, benützte ich, ohne mich jedoch des Tages zu erinnern, beiläufig von Mitte Mai 1847 angefangen, die Chlorina liquida, mit welcher ich und jeder Schüler vor der Untersuchung seine Hände waschen musste. […] Im Jahre 1847, wo gegen Mitte Mai die Chlorwaschungen eingeführt wurden, starben an der ersten Abtheilung von 3490 verpflegten Wöchnerinnen 176 […]. Im Jahre 1848, wo das ganze Jahr hindurch die Chlorwaschungen emsig geübt wurden, starben von 3556 Wöchnerinnen 45 […]
Traduction de la rédaction Pour détruire les particules de cadavre collées à la main, j’ai employé, sans me souvenir toutefois du jour exact, à partir de la mi-mai 1847 environ, la Chlorina liquida, avec laquelle moi-même et chaque élève devions nous laver les mains avant l’examen. […] En 1847, année où les lavages au chlore furent introduits vers la mi-mai, il mourut à la première division 176 des 3490 accouchées soignées […]. En 1848, année où les lavages au chlore furent pratiqués avec zèle toute l’année, il mourut 45 accouchées sur 3556 […]
Source Semmelweis, Ignaz, Die Ätiologie, der Begriff und die Prophylaxis des Kindbettfiebers, Pest-Vienne-Leipzig, 1861, p. 55 (vue 63 : lavage des mains à la Chlorina liquida) et p. 56 (vue 64 : mortalité de 1847 et 1848 à la première division) de la numérisation Wellcome.
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Passage Jenner n’a pas découvert le principe de l’immunisation activement induite.
One of the first methods for controlling smallpox was variolation, a process named after the virus that causes smallpox (variola virus). During variolation, people who had never had smallpox were exposed to material from smallpox sores (pustules) by scratching the material into their arm or inhaling it through the nose. […] Jenner also knew about variolation and guessed that exposure to cowpox could be used to protect against smallpox.
Traduction de la rédaction L’une des premières méthodes de lutte contre la variole fut la variolisation, procédé nommé d’après le virus qui cause la variole (virus variolique). Lors de la variolisation, des personnes qui n’avaient jamais eu la variole étaient exposées à de la matière prélevée sur des lésions de variole (pustules), en la faisant pénétrer par scarification dans le bras ou en l’inhalant par le nez. […] Jenner connaissait aussi la variolisation et supposa qu’une exposition à la vaccine pourrait servir à protéger de la variole.
Source Centers for Disease Control and Prevention, « History of Smallpox », page revue le 23 octobre 2024, section « Early control efforts », paragraphes sur la variolisation et sur Jenner.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage Cotton Mather nomme Onesimus et dit ce qu’il lui doit : c’est par lui qu’il a connu cette pratique, et il l’écrit dès 1716.
In Massachusetts, Cotton Mather learned about the practice from his slave, Onesimus.
Traduction de la rédaction Dans le Massachusetts, Cotton Mather apprit l’existence de cette pratique par son esclave, Onesimus.
Source U.S. National Library of Medicine, exposition en ligne « Smallpox: A Great and Terrible Scourge », page « Variolation » — https://www.nlm.nih.gov/exhibition/smallpox/sp_variolation.html.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage Il en a optimisé le procédé en 1796 en utilisant la variole bovine (vaccine)
The basis for vaccination began in 1796 when the English doctor Edward Jenner noticed that milkmaids who had gotten cowpox were protected from smallpox. Jenner also knew about variolation and guessed that exposure to cowpox could be used to protect against smallpox. To test his theory, Dr. Jenner took material from a cowpox sore on milkmaid Sarah Nelmes' hand and inoculated it into the arm of James Phipps, the 8-year-old son of Jenner's gardener.
Traduction de la rédaction Le fondement de la vaccination date de 1796, quand le médecin anglais Edward Jenner remarqua que les vachères qui avaient contracté la vaccine étaient protégées de la variole. Jenner connaissait aussi la variolisation et supposa qu’une exposition à la vaccine pourrait servir à protéger de la variole. Pour vérifier sa théorie, le Dr Jenner préleva de la matière sur une lésion de vaccine de la main de la vachère Sarah Nelmes et l’inocula dans le bras de James Phipps, le fils de huit ans de son jardinier.
Source Centers for Disease Control and Prevention, « History of Smallpox », page revue le 23 octobre 2024, section « Early control efforts », paragraphe sur Jenner.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Le 8 mai, l’Assemblée mondiale de la santé déclare officiellement que « le monde et tous ses peuples ont gagné la liberté à l’égard de la variole ».
The world and all its peoples have won freedom from smallpox
Traduction de la rédaction Le monde et tous ses peuples ont gagné la liberté à l’égard de la variole
Source Organisation mondiale de la santé, résolution WHA33.3 de la trente-troisième Assemblée mondiale de la santé, 8 mai 1980.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage 1977 […] Dernier cas naturel de variole au monde, en Somalie, en octobre.
In October, 1977, Ali Maow Maalin of Somalia contracted variola minor […] becoming the last person in the world to contract smallpox naturally
Traduction de la rédaction En octobre 1977, Ali Maow Maalin, en Somalie, contracta la variole mineure […] devenant la dernière personne au monde à contracter la variole de manière naturelle
Source U.S. National Library of Medicine, exposition en ligne « Smallpox: A Great and Terrible Scourge », page « Success » — https://www.nlm.nih.gov/exhibition/smallpox/sp_success.html.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Références bibliographiques
24
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- Blake, John B., « The Inoculation Controversy in Boston: 1721-1722 », The New England Quarterly, vol. 25, n° 4, 1952, p. 489-506, accès payant (les chiffres de l’épidémie, l’attentat contre la maison de Mather).
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- Centers for Disease Control and Prevention, « History of Smallpox », page revue le 23 octobre 2024, en accès libre. https://www.cdc.gov/smallpox/about/history.html
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- Gershon, Livia, « The Hellfire Preacher Who Promoted Inoculation », JSTOR Daily, 7 mars 2021, en accès libre (le nombre des inoculés de 1721-1722 et de leurs morts). https://daily.jstor.org/the-hellfire-preacher-who-promoted-inoculation/
- Herbert, Eugenia W., « Smallpox Inoculation in Africa », The Journal of African History, vol. 16, n° 4, 1975, p. 539-559, accès payant, résumé en accès libre (la pratique de l’inoculation en Afrique subsaharienne). https://doi.org/10.1017/S0021853700014547
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- Mather, Cotton, lettre à la Royal Society de Londres, 1716, domaine public (le témoignage d’Onesimus dans son texte : la réponse « oui et non », la description de l’opération, et la cicatrice montrée sur le bras) ; et An Account of the Method and Success of Inoculating the Small-Pox in Boston in New-England, Londres, 1722, domaine public (le récit de la campagne, où Onesimus est crédité par son nom).
- Minardi, Margot, « The Boston Inoculation Controversy of 1721-1722: An Incident in the History of Race », The William and Mary Quarterly, vol. 61, n° 1, 2004, p. 47-76, accès payant (la dimension raciale de l’opposition ; la valeur marchande attachée aux personnes immunisées et aux cicatrices d’inoculation).
- Niederhuber, Matthew, « The Fight Over Inoculation During the 1721 Boston Smallpox Epidemic », Science in the News, Harvard University, 31 décembre 2014, en accès libre (2 % de morts chez les inoculés de Boylston, 14,8 % pour la variole naturelle). https://sites.harvard.edu/sitn/2014/12/31/the-fight-over-inoculation-during-the-1721-boston-smallpox-epidemic
- O’Brien, Frederic D., « 1721: Two Hundred Seventy-Five Years Ago », American Heritage, vol. 47, n° 7, novembre 1996, en accès libre (la grenade de poudre noire et de térébenthine lancée chez Mather, qui n’explosa pas). https://www.americanheritage.com/1721-two-hundred-seventy-five-years-ago
- Organisation mondiale de la santé, résolution WHA33.3 de la trente-troisième Assemblée mondiale de la santé, 8 mai 1980, en accès libre (la déclaration d’éradication et sa formule : le monde et tous ses peuples ont gagné la liberté à l’égard de la variole). https://www.who.int/publications/i/item/WHA33-3
- Semmelweis, Ignaz, Die Ätiologie, der Begriff und die Prophylaxis des Kindbettfiebers, Pest-Vienne-Leipzig, 1861, domaine public (la démonstration du lavage des mains).
- Snow, John, On the Mode of Communication of Cholera, John Churchill, Londres, 1855, domaine public (la thèse hydrique et la carte de Broad Street).
- Snow, John, lettre au rédacteur du Medical Times and Gazette, 23 septembre 1854, domaine public, reproduite sur le site « Cholera in St. James » (Michigan State University) (le retrait de la manivelle le lendemain de son entrevue avec le conseil de paroisse ; des cas déjà en baisse avant ce retrait). https://johnsnow.matrix.msu.edu/broadstpump/snow-the-pump-handle/
- U.S. National Library of Medicine, exposition en ligne « Smallpox: A Great and Terrible Scourge », en accès libre (la variolisation née en Asie et répandue en Afrique, en Inde et dans l’Empire ottoman, et ses risques ; Lady Mary Wortley Montagu à Constantinople en 1717 ; Onesimus, source de Mather ; le dernier cas naturel, en Somalie en 1977). https://www.nlm.nih.gov/exhibition/smallpox/
- UCLA Fielding School of Public Health, Department of Epidemiology, « First Discoverer of Vibrio Cholerae », dossier en ligne consacré à John Snow, en accès libre (l’observation de Vibrio cholerae par Filippo Pacini en 1854 ; l’isolement du bacille en culture pure par Robert Koch en 1884). https://epi-snow.ph.ucla.edu/Stream5_additionalitems_g.html
- UCLA Fielding School of Public Health, Department of Epidemiology, « Map, Myth and Error Making in BS Pump Outbreak », dossier en ligne consacré à John Snow, en accès libre (la carte montrée le 4 décembre 1854, puis publiée quelques mois plus tard dans la 2ᵉ édition de On the Mode of Communication of Cholera). https://epi-snow.ph.ucla.edu/Stream2_BSPoutbreak_f.html
- Wheeler, Rowan, « Onesimus Mather and the Origins of Inoculation in Boston », Paul Revere House, 22 août 2020, en accès libre (l’arrivée d’Onesimus chez Mather, sa réponse sur les Guramantese, son affranchissement partiel en 1716, sa famille ; les premiers inoculés de Boylston et le nombre de ses patients morts). https://www.paulreverehouse.org/onesimus-mather-and-the-origins-of-inoculation-in-boston/
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