
Ce qui déclenche l’envie de respirer n’est pas d’abord le manque d’oxygène.
C’est surtout l’accumulation du dioxyde de carbone.
Cela paraît être un détail. C’est en réalité une différence considérable, et elle explique une expérience que chacun a déjà faite.
Une expérience familière
Quand on retient son souffle, l’envie de respirer devient rapidement irrésistible.
On suppose spontanément que c’est parce que l’oxygène manque.
Ce n’est pas le signal principal que surveille l’organisme. Ce que détectent surtout les chémorécepteurs du sang et du cerveau, c’est l’augmentation du taux de dioxyde de carbone (CO₂), qui acidifie le sang. L’oxygène (O₂), lui, est en général loin d’être épuisé au moment où l’envie de respirer devient insupportable.1
Un avertissement vital
Ce mécanisme explique pourquoi retenir longtemps sa respiration sous l’eau est dangereux, même en eau peu profonde, surtout après avoir respiré très vite.2
L’hyperventilation préalable baisse artificiellement le taux de CO₂ sans augmenter sensiblement la quantité d’oxygène dans le sang. Résultat : le niveau d’oxygène peut chuter jusqu’à la perte de connaissance avant même que l’envie de respirer ne se fasse sentir. C’est ce que les spécialistes de la plongée en apnée appellent la syncope hypoxique, l’une des principales causes de noyade chez les nageurs expérimentés. (À ne pas confondre avec la « noyade sèche », expression qu’un consensus international d’experts de la noyade a recommandé de ne plus employer.)3
Cette page ne décrit aucune technique d’apnée, ne donne aucune durée et ne propose aucun exercice. Si un fait ne peut pas être écrit sans risque, il est écarté.
Un poumon n’est pas un sac
On se représente souvent les poumons comme deux sacs qui se remplissent et se vident.
Mais un simple sac n’offrirait pas une zone d’échange suffisante. Ce qui compte, ce n’est pas le volume : c’est la surface.
L’air arrive par la trachée, puis traverse les bronches et les bronchioles jusqu’à une multitude de petites cavités : les alvéoles pulmonaires.
Combien ? Un comptage direct, sur six poumons adultes, donne une moyenne de 480 millions.4
Mais c’est surtout la fourchette qui compte : de 274 à 790 millions. D’une personne à l’autre, le nombre varie presque du simple au triple.5
On reconnaît le motif de notre page sur le squelette : la moyenne est un calcul, la variation est le fait.
Et comme pour les os, ce nombre n’est pas fixé à la naissance : les alvéoles continuent de se former après la naissance, et leur multiplication se poursuit, plus lentement, jusqu’à l’adolescence.6
Ce qui varie, et ce qui ne varie pas
Voici le détail élégant de cette étude.
Les grands poumons ont beaucoup plus d’alvéoles que les petits. En revanche, la taille d’une alvéole, elle, reste à peu près constante — quelle que soit la taille du poumon.7
Autrement dit : un grand poumon n’a pas de plus grandes alvéoles. Il en a davantage.
Une explication géométrique est souvent avancée : si les alvéoles grossissaient, la surface d’échange augmenterait moins vite que le volume. En multipliant les petites cavités plutôt qu’en les agrandissant, le poumon garde une grande surface pour son volume.
Un millimètre cube de poumon contient environ cent soixante-dix alvéoles.8
Quelle surface, au juste ?
Dépliée, cette surface d’échange est immense — mais les chiffres publiés varient beaucoup : selon une revue récente, les estimations vont de soixante-dix à cent quarante mètres carrés.9
Ce qui fait consensus, c’est la finesse : entre l’air et le sang, la paroi mesure moins d’un micromètre par endroits — beaucoup moins que le diamètre d’un globule rouge qui passe derrière.10
Deux rappels d’autres pages
Dans l’espace, il n’y a rien à entendre — le son a besoin d’un milieu matériel pour se propager.11
À l’altitude de la Station spatiale internationale (ISS), il reste environ 90 % de la gravité terrestre (voir l’entrée 1.4), mais l’atmosphère y est quasi inexistante, ce qui impose une pressurisation artificielle constante.
Une précaution d’écriture
Cette page décrit le fonctionnement biologique standard de la respiration.
Elle ne va pas de soi pour tout le monde. Les personnes vivant avec de l’asthme, une BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive) ou sous assistance respiratoire expérimentent ce mécanisme différemment au quotidien.
Note 1
The major factor that stimulates the medulla oblongata and pons to produce respiration is surprisingly not oxygen concentration, but rather the concentration of carbon dioxide in the blood. […] A central chemoreceptor is one of the specialized receptors that are located in the brain and brainstem, whereas a peripheral chemoreceptor is one of the specialized receptors located in the carotid arteries and aortic arch. […] increased carbon dioxide levels lead to increased levels of hydrogen ions, decreasing pH.
Le principal facteur qui pousse le bulbe rachidien et le pont à déclencher la respiration n’est pas, contre toute attente, la concentration d’oxygène, mais celle du dioxyde de carbone dans le sang. […] Un chémorécepteur central est l’un des récepteurs spécialisés situés dans le cerveau et le tronc cérébral, tandis qu’un chémorécepteur périphérique est l’un des récepteurs spécialisés situés dans les artères carotides et la crosse de l’aorte. […] la hausse du taux de dioxyde de carbone entraîne une hausse du taux d’ions hydrogène, ce qui fait baisser le pH.
Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University
PaO2 is normally around 100 mmHg in eupnea. The mean PaO2 at breakpoint is typically 62 ±4 mmHg for breath-holds from maximal lung inflation with air (Lin et al. 1974). This low PaO2 at breakpoint, however, is not constant. A breakpoint still occurs for breath-holds from maximal inflation with 100% O2, even though the PaO2 at breakpoint (Lin et al. 1974) is remarkably higher (553 ±16 mmHg).
La PaO2 est normalement d’environ 100 mmHg en respiration calme. La PaO2 moyenne au point de rupture est typiquement de 62 ± 4 mmHg pour des apnées faites poumons remplis d’air au maximum (Lin et al. 1974). Cette PaO2 basse au point de rupture n’est cependant pas constante. Le point de rupture survient encore lors d’apnées faites poumons remplis au maximum d’O2 pur, alors même que la PaO2 au point de rupture (Lin et al. 1974) est nettement plus élevée (553 ± 16 mmHg).
Parkes, Michael, « Lack of a Role for Arterial Chemoreceptors in the Breakpoint of Breath-Holding », Physiology News, n° 70, The Physiological Society, printemps 2008, p. 34-35
Note 2
Hypoxic blackout is strongly associated with hyperventilation or a series of rapid breaths immediately before submersion. […] Shallow water blackout can occur in any body of water at any depth.
La syncope hypoxique est fortement associée à l’hyperventilation, ou à une série de respirations rapides, juste avant l’immersion. […] La syncope en eau peu profonde peut survenir dans n’importe quelle étendue d’eau, à n’importe quelle profondeur.
« Shallow Water Blackout », dans StatPearls, StatPearls Publishing, 2026
Note 3
This removes the chemical (CO2) that makes you feel the need to breathe without significantly increasing the amount of oxygen in your blood stream.
Cela élimine la substance chimique (le CO₂) qui vous fait ressentir le besoin de respirer, sans augmenter sensiblement la quantité d’oxygène dans votre sang.
Human Performance Resources by CHAMP (HPRC), Uniformed Services University, « Prevent shallow water blackout », 29 avril 2021
Hyperventilation before breath-holding reduces the arterial partial pressure of carbon dioxide (PaCO2) and delays the reemergence of the perceived need to breathe. Hyperventilation also modestly increases alveolar oxygen concentration, consequently raising the arterial partial pressure of oxygen (PaO2). However, this increase does not safely compensate for oxygen deficiency near the end of breath-holding limits.
L’hyperventilation avant l’apnée abaisse la pression partielle artérielle en dioxyde de carbone (PaCO₂) et retarde la réapparition du besoin ressenti de respirer. L’hyperventilation augmente aussi modestement la concentration alvéolaire en oxygène, et donc la pression partielle artérielle en oxygène (PaO₂). Cette hausse ne compense toutefois pas sans danger le manque d’oxygène à l’approche des limites de l’apnée.
« Shallow Water Blackout », dans StatPearls, StatPearls Publishing, 2026
Pre-dive hyperventilation lowers carbon dioxide levels significantly. Thus, subsequent elevation in carbon dioxide during submersion may not trigger the breathing impulse before loss of consciousness from hypoxemia occurs.
L’hyperventilation avant la plongée abaisse fortement le taux de dioxyde de carbone. Dès lors, la remontée ultérieure du dioxyde de carbone pendant l’immersion peut ne pas déclencher l’impulsion respiratoire avant que survienne la perte de connaissance due à l’hypoxémie.
« Shallow Water Blackout », dans StatPearls, StatPearls Publishing, 2026
This behavior constitutes the leading cause of drowning among experienced swimmers.
Ce comportement constitue la principale cause de noyade chez les nageurs expérimentés.
« Shallow Water Blackout », dans StatPearls, StatPearls Publishing, 2026
There was also consensus that the terms wet, dry, active, passive, silent, and secondary drowning should no longer be used.
Il y a eu aussi consensus pour ne plus employer les expressions noyade humide, sèche, active, passive, silencieuse et secondaire.
van Beeck, E. F., Branche, C. M., Szpilman, D., Modell, J. H. et Bierens, J. J. L. M., « A New Definition of Drowning: Towards Documentation and Prevention of a Global Public Health Problem », Bulletin of the World Health Organization, vol. 83, n° 11, 2005, p. 853-856
Note 4
In six adult human lungs, the mean alveolar number was 480 million
Dans six poumons humains adultes, le nombre moyen d’alvéoles était de 480 millions
Ochs, Matthias et al., « The Number of Alveoli in the Human Lung », American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, vol. 169, n° 1, 2004, p. 120-124
Note 5
range: 274-790 million; coefficient of variation: 37%
fourchette : de 274 à 790 millions ; coefficient de variation : 37 %
Ochs, Matthias et al., « The Number of Alveoli in the Human Lung », American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, vol. 169, n° 1, 2004, p. 120-124
Note 6
However, alveoli continue to develop and mature into childhood. A full complement of functional alveoli does not appear until around 8 years of age.
Toutefois, les alvéoles continuent de se développer et de mûrir pendant l’enfance. Le nombre complet d’alvéoles fonctionnelles n’est atteint que vers l’âge de 8 ans.
Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology 2e, OpenStax, Rice University, section 22.7 « Embryonic Development of the Respiratory System »
The number of alveoli in the human lung increased exponentially during the first 2 yr of life but continued to increase albeit at a reduced rate through adolescence.
Le nombre d’alvéoles du poumon humain a augmenté de façon exponentielle au cours des deux premières années de vie, mais il a continué d’augmenter, quoique à un rythme réduit, pendant toute l’adolescence.
Herring, Matt J. et al., « Growth of Alveoli during Postnatal Development in Humans Based on Stereological Estimation », American Journal of Physiology – Lung Cellular and Molecular Physiology, vol. 307, n° 4, 2014, p. L338-L344
Note 7
Alveolar number was closely related to total lung volume, with larger lungs having considerably more alveoli.
Le nombre d’alvéoles était étroitement lié au volume pulmonaire total, les poumons les plus grands ayant beaucoup plus d’alvéoles.
Ochs, Matthias et al., « The Number of Alveoli in the Human Lung », American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, vol. 169, n° 1, 2004, p. 120-124
The mean size of a single alveolus was rather constant […] irrespective of the lung size.
La taille moyenne d’une alvéole était plutôt constante […] quelle que soit la taille du poumon.
Ochs, Matthias et al., « The Number of Alveoli in the Human Lung », American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, vol. 169, n° 1, 2004, p. 120-124
Note 8
One cubic millimeter lung parenchyma would then contain around 170 alveoli.
Un millimètre cube de tissu pulmonaire contiendrait alors environ 170 alvéoles.
Ochs, Matthias et al., « The Number of Alveoli in the Human Lung », American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, vol. 169, n° 1, 2004, p. 120-124
Note 9
The physiological estimates for the pulmonary surface area ranged from 70 m2 to 140 m2 across our literature search
Les estimations physiologiques de la surface pulmonaire allaient de 70 m² à 140 m² dans les publications que nous avons recensées
Rao, Amogh Ananda et Johncy, Smilee, « Tennis Courts in the Human Body: A Review of the Misleading Metaphor in Medical Literature », Cureus, vol. 14, n° 1, e21474, 2022
Note 10
Taken together, the alveoli and capillary membranes form a respiratory membrane that is approximately 0.5 μm (micrometers) thick.
Ensemble, les membranes des alvéoles et des capillaires forment une membrane respiratoire d’environ 0,5 µm (micromètre) d’épaisseur.
Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University
Note 11
Les faits relatifs au son dans l’espace et à la gravité à l’altitude de la Station spatiale internationale sont établis dans les entrées 4.11 et 1.4, avec leurs sources
Notes et sources
- ↑
Passage Ce que détectent surtout les chémorécepteurs du sang et du cerveau, c’est l’augmentation du taux de dioxyde de carbone (CO₂), qui acidifie le sang.
The major factor that stimulates the medulla oblongata and pons to produce respiration is surprisingly not oxygen concentration, but rather the concentration of carbon dioxide in the blood. […] A central chemoreceptor is one of the specialized receptors that are located in the brain and brainstem, whereas a peripheral chemoreceptor is one of the specialized receptors located in the carotid arteries and aortic arch. […] increased carbon dioxide levels lead to increased levels of hydrogen ions, decreasing pH.
Traduction de la rédaction Le principal facteur qui pousse le bulbe rachidien et le pont à déclencher la respiration n’est pas, contre toute attente, la concentration d’oxygène, mais celle du dioxyde de carbone dans le sang. […] Un chémorécepteur central est l’un des récepteurs spécialisés situés dans le cerveau et le tronc cérébral, tandis qu’un chémorécepteur périphérique est l’un des récepteurs spécialisés situés dans les artères carotides et la crosse de l’aorte. […] la hausse du taux de dioxyde de carbone entraîne une hausse du taux d’ions hydrogène, ce qui fait baisser le pH.
Source Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University, chapitre 22.3, « The Process of Breathing », sous-titre « Factors That Affect the Rate and Depth of Respiration » (2ᵉ éd.).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage L’oxygène (O₂), lui, est en général loin d’être épuisé au moment où l’envie de respirer devient insupportable.
PaO2 is normally around 100 mmHg in eupnea. The mean PaO2 at breakpoint is typically 62 ±4 mmHg for breath-holds from maximal lung inflation with air (Lin et al. 1974). This low PaO2 at breakpoint, however, is not constant. A breakpoint still occurs for breath-holds from maximal inflation with 100% O2, even though the PaO2 at breakpoint (Lin et al. 1974) is remarkably higher (553 ±16 mmHg).
Traduction de la rédaction La PaO2 est normalement d’environ 100 mmHg en respiration calme. La PaO2 moyenne au point de rupture est typiquement de 62 ± 4 mmHg pour des apnées faites poumons remplis d’air au maximum (Lin et al. 1974). Cette PaO2 basse au point de rupture n’est cependant pas constante. Le point de rupture survient encore lors d’apnées faites poumons remplis au maximum d’O2 pur, alors même que la PaO2 au point de rupture (Lin et al. 1974) est nettement plus élevée (553 ± 16 mmHg).
Source Parkes, Michael, « Lack of a Role for Arterial Chemoreceptors in the Breakpoint of Breath-Holding », Physiology News, n° 70, The Physiological Society, printemps 2008, p. 34-35, paragraphe commençant par « First, if the carotid chemoreceptors and Pa02 were crucial ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
- ↑
Passage retenir longtemps sa respiration sous l’eau est dangereux, même en eau peu profonde, surtout après avoir respiré très vite
Hypoxic blackout is strongly associated with hyperventilation or a series of rapid breaths immediately before submersion. […] Shallow water blackout can occur in any body of water at any depth.
Traduction de la rédaction La syncope hypoxique est fortement associée à l’hyperventilation, ou à une série de respirations rapides, juste avant l’immersion. […] La syncope en eau peu profonde peut survenir dans n’importe quelle étendue d’eau, à n’importe quelle profondeur.
Source « Shallow Water Blackout », dans StatPearls, StatPearls Publishing, 2026, présentation de la syncope.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage L’hyperventilation préalable baisse artificiellement le taux de CO₂ sans augmenter sensiblement la quantité d’oxygène dans le sang.
This removes the chemical (CO2) that makes you feel the need to breathe without significantly increasing the amount of oxygen in your blood stream.
Traduction de la rédaction Cela élimine la substance chimique (le CO₂) qui vous fait ressentir le besoin de respirer, sans augmenter sensiblement la quantité d’oxygène dans votre sang.
Source Human Performance Resources by CHAMP (HPRC), Uniformed Services University, « Prevent shallow water blackout », 29 avril 2021, section « Hyperventilation ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage L’hyperventilation préalable baisse artificiellement le taux de CO₂ sans augmenter sensiblement la quantité d’oxygène dans le sang.
Hyperventilation before breath-holding reduces the arterial partial pressure of carbon dioxide (PaCO2) and delays the reemergence of the perceived need to breathe. Hyperventilation also modestly increases alveolar oxygen concentration, consequently raising the arterial partial pressure of oxygen (PaO2). However, this increase does not safely compensate for oxygen deficiency near the end of breath-holding limits.
Traduction de la rédaction L’hyperventilation avant l’apnée abaisse la pression partielle artérielle en dioxyde de carbone (PaCO₂) et retarde la réapparition du besoin ressenti de respirer. L’hyperventilation augmente aussi modestement la concentration alvéolaire en oxygène, et donc la pression partielle artérielle en oxygène (PaO₂). Cette hausse ne compense toutefois pas sans danger le manque d’oxygène à l’approche des limites de l’apnée.
Source « Shallow Water Blackout », dans StatPearls, StatPearls Publishing, 2026, § « Pathophysiology », 5ᵉ paragraphe.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage le niveau d’oxygène peut chuter jusqu’à la perte de connaissance avant même que l’envie de respirer ne se fasse sentir
Pre-dive hyperventilation lowers carbon dioxide levels significantly. Thus, subsequent elevation in carbon dioxide during submersion may not trigger the breathing impulse before loss of consciousness from hypoxemia occurs.
Traduction de la rédaction L’hyperventilation avant la plongée abaisse fortement le taux de dioxyde de carbone. Dès lors, la remontée ultérieure du dioxyde de carbone pendant l’immersion peut ne pas déclencher l’impulsion respiratoire avant que survienne la perte de connaissance due à l’hypoxémie.
Source « Shallow Water Blackout », dans StatPearls, StatPearls Publishing, 2026, § « Pathophysiology », 5ᵉ paragraphe.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage la syncope hypoxique, l’une des principales causes de noyade chez les nageurs expérimentés
This behavior constitutes the leading cause of drowning among experienced swimmers.
Traduction de la rédaction Ce comportement constitue la principale cause de noyade chez les nageurs expérimentés.
Source « Shallow Water Blackout », dans StatPearls, StatPearls Publishing, 2026, introduction.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage la « noyade sèche », expression qu’un consensus international d’experts de la noyade a recommandé de ne plus employer
There was also consensus that the terms wet, dry, active, passive, silent, and secondary drowning should no longer be used.
Traduction de la rédaction Il y a eu aussi consensus pour ne plus employer les expressions noyade humide, sèche, active, passive, silencieuse et secondaire.
Source van Beeck, E. F., Branche, C. M., Szpilman, D., Modell, J. H. et Bierens, J. J. L. M., « A New Definition of Drowning: Towards Documentation and Prevention of a Global Public Health Problem », Bulletin of the World Health Organization, vol. 83, n° 11, 2005, p. 853-856, résumé ; le corps de l’article revient sur les expressions trompeuses.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Un comptage direct, sur six poumons adultes, donne une moyenne de 480 millions.
In six adult human lungs, the mean alveolar number was 480 million
Traduction de la rédaction Dans six poumons humains adultes, le nombre moyen d’alvéoles était de 480 millions
Source Ochs, Matthias et al., « The Number of Alveoli in the Human Lung », American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, vol. 169, n° 1, 2004, p. 120-124, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage de 274 à 790 millions. D’une personne à l’autre, le nombre varie presque du simple au triple.
range: 274-790 million; coefficient of variation: 37%
Traduction de la rédaction fourchette : de 274 à 790 millions ; coefficient de variation : 37 %
Source Ochs, Matthias et al., « The Number of Alveoli in the Human Lung », American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, vol. 169, n° 1, 2004, p. 120-124, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage les alvéoles continuent de se former après la naissance
However, alveoli continue to develop and mature into childhood. A full complement of functional alveoli does not appear until around 8 years of age.
Traduction de la rédaction Toutefois, les alvéoles continuent de se développer et de mûrir pendant l’enfance. Le nombre complet d’alvéoles fonctionnelles n’est atteint que vers l’âge de 8 ans.
Source Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology 2e, OpenStax, Rice University, section 22.7 « Embryonic Development of the Respiratory System », section 22.7, sous-section « Weeks 24–Term », 1er paragraphe.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage leur multiplication se poursuit, plus lentement, jusqu’à l’adolescence
The number of alveoli in the human lung increased exponentially during the first 2 yr of life but continued to increase albeit at a reduced rate through adolescence.
Traduction de la rédaction Le nombre d’alvéoles du poumon humain a augmenté de façon exponentielle au cours des deux premières années de vie, mais il a continué d’augmenter, quoique à un rythme réduit, pendant toute l’adolescence.
Source Herring, Matt J. et al., « Growth of Alveoli during Postnatal Development in Humans Based on Stereological Estimation », American Journal of Physiology – Lung Cellular and Molecular Physiology, vol. 307, n° 4, 2014, p. L338-L344, résumé.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Les grands poumons ont beaucoup plus d’alvéoles que les petits.
Alveolar number was closely related to total lung volume, with larger lungs having considerably more alveoli.
Traduction de la rédaction Le nombre d’alvéoles était étroitement lié au volume pulmonaire total, les poumons les plus grands ayant beaucoup plus d’alvéoles.
Source Ochs, Matthias et al., « The Number of Alveoli in the Human Lung », American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, vol. 169, n° 1, 2004, p. 120-124, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage la taille d’une alvéole, elle, reste à peu près constante — quelle que soit la taille du poumon
The mean size of a single alveolus was rather constant […] irrespective of the lung size.
Traduction de la rédaction La taille moyenne d’une alvéole était plutôt constante […] quelle que soit la taille du poumon.
Source Ochs, Matthias et al., « The Number of Alveoli in the Human Lung », American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, vol. 169, n° 1, 2004, p. 120-124, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Un millimètre cube de poumon contient environ cent soixante-dix alvéoles.
One cubic millimeter lung parenchyma would then contain around 170 alveoli.
Traduction de la rédaction Un millimètre cube de tissu pulmonaire contiendrait alors environ 170 alvéoles.
Source Ochs, Matthias et al., « The Number of Alveoli in the Human Lung », American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, vol. 169, n° 1, 2004, p. 120-124, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
- ↑
Passage les chiffres publiés varient beaucoup : selon une revue récente, les estimations vont de soixante-dix à cent quarante mètres carrés
The physiological estimates for the pulmonary surface area ranged from 70 m2 to 140 m2 across our literature search
Traduction de la rédaction Les estimations physiologiques de la surface pulmonaire allaient de 70 m² à 140 m² dans les publications que nous avons recensées
Source Rao, Amogh Ananda et Johncy, Smilee, « Tennis Courts in the Human Body: A Review of the Misleading Metaphor in Medical Literature », Cureus, vol. 14, n° 1, e21474, 2022, section « The alveoli ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 26 octobre 2026
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Passage entre l’air et le sang, la paroi mesure moins d’un micromètre par endroits
Taken together, the alveoli and capillary membranes form a respiratory membrane that is approximately 0.5 μm (micrometers) thick.
Traduction de la rédaction Ensemble, les membranes des alvéoles et des capillaires forment une membrane respiratoire d’environ 0,5 µm (micromètre) d’épaisseur.
Source Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University, chapitre 22.1, « Organs and Structures of the Respiratory System », sous-titre « Alveoli », 4ᵉ et dernier paragraphe (2ᵉ éd.).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Dans l’espace, il n’y a rien à entendre […] il reste environ 90 % de la gravité terrestre
Source Les faits relatifs au son dans l’espace et à la gravité à l’altitude de la Station spatiale internationale sont établis dans les entrées 4.11 et 1.4, avec leurs sources, faits établis ailleurs avec leurs sources.
Établi dans d’autres fiches, avec leurs sources · vérifié le 24 octobre 2026
Références bibliographiques
14
- Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology 2e, OpenStax, Rice University, section 22.7 « Embryonic Development of the Respiratory System », en accès libre (les alvéoles qui continuent de se développer après la naissance, jusque vers 8 ans). https://openstax.org/books/anatomy-and-physiology-2e/pages/22-7-embryonic-development-of-the-respiratory-system
- Betts, J. Gordon et al., Anatomy and Physiology, OpenStax, Rice University, 2ᵉ éd., en accès libre (le dioxyde de carbone, principal stimulus de la respiration, détecté par les chémorécepteurs centraux et périphériques ; la membrane respiratoire, épaisse d’environ 0,5 µm). https://openstax.org/details/books/anatomy-and-physiology
- Craig, Alan B., « Causes of Loss of Consciousness during Underwater Swimming », Journal of Applied Physiology, vol. 16, 1961, p. 583-586, accès payant (la description initiale du mécanisme de la syncope liée à l’hyperventilation préalable).
- Hall, John E., Guyton and Hall Textbook of Medical Physiology, Elsevier, 2020, en bibliothèque (les mécanismes de régulation de la ventilation).
- Herring, Matt J. et al., « Growth of Alveoli during Postnatal Development in Humans Based on Stereological Estimation », American Journal of Physiology – Lung Cellular and Molecular Physiology, vol. 307, n° 4, 2014, p. L338-L344, en accès libre (la formation des alvéoles après la naissance, rapide les deux premières années, puis ralentie jusqu’à l’adolescence). https://doi.org/10.1152/ajplung.00094.2014
- Human Performance Resources by CHAMP (HPRC), Uniformed Services University, « Prevent shallow water blackout », 29 avril 2021, en accès libre (l’hyperventilation chasse le CO₂ sans augmenter sensiblement l’oxygène du sang). https://hprc-online.org/physical-fitness/injury-prevention/prevent-shallow-water-blackout
- Les faits relatifs au son dans l’espace et à la gravité à l’altitude de la Station spatiale internationale sont établis dans les entrées 4.11 et 1.4, avec leurs sources.
- Lindholm, Peter et Lundgren, Claes E. G., « The Physiology and Pathophysiology of Human Breath-Hold Diving », Journal of Applied Physiology, vol. 106, 2009, p. 284-292, en accès libre (la syncope hypoxique de l’apnéiste, ses causes et sa prévention).
- Ochs, Matthias et al., « The Number of Alveoli in the Human Lung », American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, vol. 169, n° 1, 2004, p. 120-124, accès payant (une moyenne de 480 millions d’alvéoles, dans une fourchette de 274 à 790 millions ; le nombre proportionnel au volume pulmonaire alors que la taille d’une alvéole reste constante ; environ 170 alvéoles par millimètre cube). https://doi.org/10.1164/rccm.200308-1107OC
- Parkes, Michael, « Lack of a Role for Arterial Chemoreceptors in the Breakpoint of Breath-Holding », Physiology News, n° 70, The Physiological Society, printemps 2008, p. 34-35, en accès libre. https://doi.org/10.36866/pn.70.34
- Rao, Amogh Ananda et Johncy, Smilee, « Tennis Courts in the Human Body: A Review of the Misleading Metaphor in Medical Literature », Cureus, vol. 14, n° 1, e21474, 2022, en accès libre (les estimations publiées de la surface pulmonaire, de 70 à 140 m²). https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8863270/
- « Shallow Water Blackout », dans StatPearls, StatPearls Publishing, 2026, mise à jour du 8 juin 2026, en accès libre (la syncope liée à l’hyperventilation avant l’immersion ; la hausse seulement modeste de l’oxygène alvéolaire ; le danger à toute profondeur ; la noyade des nageurs expérimentés). https://www.statpearls.com/point-of-care/31580
- van Beeck, E. F., Branche, C. M., Szpilman, D., Modell, J. H. et Bierens, J. J. L. M., « A New Definition of Drowning: Towards Documentation and Prevention of a Global Public Health Problem », Bulletin of the World Health Organization, vol. 83, n° 11, 2005, p. 853-856, en accès libre (le consensus international pour abandonner les expressions « noyade sèche », « humide » ou « secondaire »). https://scielosp.org/article/bwho/2005.v83n11/853-856
- West, John B. et Luks, Andrew M., West’s Respiratory Physiology: The Essentials, Wolters Kluwer, 2020, en bibliothèque (les chémorécepteurs et le pilotage de la ventilation par le dioxyde de carbone ; la finesse de la barrière entre l’air et le sang).
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