Monde animal 5.10

Les marsupiaux et les monotrèmes

Le saviez-vous ?

En 1799, un savant anglais a pris une paire de ciseaux et découpé la peau d’un animal mort pour vérifier qu’on ne se moquait pas de lui.

Gravure ancienne coloriée d'un ornithorynque, animal brun au bec plat de canard et aux pattes palmées.
La toute première illustration publiée d’un ornithorynque, dessinée par Frederick Polydore Nodder pour la description de l’animal par George Shaw en 1799. Frederick Polydore Nodder, CC0, source

En 1799, un savant anglais a pris une paire de ciseaux et découpé la peau d’un animal mort pour vérifier qu’on ne se moquait pas de lui.

Les marques de ces coups de ciseaux seraient encore visibles sur la peau originale, conservée à Londres.

Ce qui est arrivé au British Museum

George Shaw dirige le département d’histoire naturelle du British Museum lorsqu’il reçoit une peau séchée envoyée de Nouvelle-Galles du Sud, en Australie.

L’animal est déroutant : un bec de canard, un corps de loutre, une queue plate de castor, des pattes palmées et griffues.

En 1799, Shaw le décrit dans The Naturalist’s Miscellany et lui donne un nom scientifique (Platypus anatinus). Mais il consigne aussi ses doutes par écrit : à première vue, écrit-il, ce bec « fait naturellement penser à quelque préparation trompeuse, obtenue par des moyens artificiels », et il avoue douter presque « du témoignage de [ses] propres yeux ».1

Il soupçonne un canular, cousu par un taxidermiste ou par des marins.

L’épreuve des ciseaux

Pour en avoir le cœur net, Shaw prend des ciseaux et entaille la peau autour du bec afin d’y déceler les traces d’une couture.2

Il n’en trouve aucune.

Une réserve, parce qu’elle porte justement sur ce que cette page raconte : les entailles seraient toujours visibles sur le spécimen conservé au Natural History Museum de Londres, mais cette présence est documentée par une historienne des sciences, non par une expertise matérielle récente du musée. D’autres travaux y voient une tradition orale d’institution. Le fait est solide sur le geste de Shaw, discuté sur la relique.

Devant un fait extraordinaire, la démarche logique consiste à vérifier l’hypothèse du trucage avant d’accepter l’extraordinaire. Shaw a conçu un test matériel aux résultats vérifiables.

Pourtant, le doute a persisté. Le chirurgien écossais Robert Knox, en 1823, expliquait encore ce soupçon par la provenance du spécimen : l’objet voyageait via l’océan Indien, route maritime où l’on attribuait aux marins chinois la capacité d’assembler de fausses créatures pour les revendre aux collectionneurs.3

La résistance d’un dogme

Une fois la preuve de la continuité de la peau établie, la logique académique imposait d’admettre la réalité de l’animal. Le scepticisme est pourtant resté de mise pendant des décennies.

La difficulté tenait à la définition du vivant :

  • Par définition européenne, un mammifère allaitait et mettait au monde des petits vivants.
  • L’ornithorynque allaite, mais il pond des œufs.4

La communauté scientifique européenne est restée divisée pendant plus de quatre-vingts ans face à cette incohérence théorique. En 1884, le biologiste William Hay Caldwell tranche le débat par un télégramme de quatre mots envoyé depuis l’Australie :5

« Monotrèmes ovipares, œuf méroblastique. »

Un savoir antérieur et documenté

Pendant que la science européenne débattait de l’existence ou de la classification de l’animal, les peuples aborigènes d’Australie le connaissaient parfaitement depuis des dizaines de milliers d’années.

Ils observaient son caractère nocturne, son mode de vie fouisseur, sa ponte, ainsi que l’éperon venimeux du mâle. Selon les langues locales, il portait les noms de mallingong, tambreet, boondaburra ou gaya-dari.6

Le récit de l’administrateur britannique David Collins signale déjà, à la date de novembre 1797, un animal trouvé au bord d’un lac près de la Hawkesbury. L’animal n’a donc pas été « découvert » en 1799 : il a été décrit pour la première fois par la science européenne à cette date.7

L’ironie d’un double baptême

L’histoire de sa dénomination scientifique illustre l’isolement des institutions scientifiques de l’époque :

  1. 1799 : George Shaw le nomme Platypus anatinus.
  2. 1800 : L’anatomiste allemand Johann Friedrich Blumenbach le nomme Ornithorhynchus paradoxus.8

Le terme Platypus étant déjà attribué à un genre de coléoptères, la nomenclature internationale a combiné le genre donné par Blumenbach et l’espèce donnée par Shaw : Ornithorhynchus anatinus.

Ce que cette histoire enseigne

L’histoire de l’ornithorynque illustre une impasse méthodique fréquente : lorsqu’un fait observé contredit une classification, la tentation initiale consiste à déclarer le fait impossible plutôt qu’à réviser la règle.

La définition du mammifère s’appuyait uniquement sur la faune connue en Occident. La découverte des monotrèmes n’a pas enfreint les lois de la biologie ; elle a contraint la biologie à élargir des catégories définies trop étroitement.

Synthèse biologique des groupes

GroupeMode de reproductionCaractéristiques clésExemples
MonotrèmesOvipares (pondent des œufs), allaitement par suintement cutané sans tétons.Présence d’un cloaque, électroréception, perte de nombreux gènes de la digestion, 10 chromosomes sexuels chez l’ornithorynque.Ornithorynque, Échidnés.
MarsupiauxVivipares avec gestation courte, développement complété, chez la plupart des espèces, dans une poche abdominale (marsupium).Placentation rudimentaire ; chez la femelle de la plupart des espèces, deux utérus et deux vagins (trois chez le kangourou).Kangourou, Koala, Wombat, Opossum.
PlacentairesVivipares avec gestation longue grâce à un placenta complexe.Développement fœtal avancé à la naissance, présence de tétons.Homme, Baleine, Chauve-souris, Loutre.

Sources du tableau9

Ce qui leur arrive aujourd’hui

Ces groupes sont aussi les plus exposés, et le cas australien est exceptionnel à l’échelle du monde.

En deux siècles, l’Australie a perdu plus de 10 % de ses espèces de mammifères terrestres propres — sur 273 recensées. Ce chiffre est à mettre en regard de celui de l’Amérique du Nord continentale, qui n’a perdu qu’une seule espèce dans le même temps.10

Mais le plus instructif est d’en comprendre la raison. Ailleurs dans le monde, les extinctions se produisent là où les humains sont nombreux : destruction des milieux, chasse, aménagements. En Australie, c’est l’inverse. L’essentiel des pertes a eu lieu dans les déserts et les savanes tropicales — des régions éloignées des villes, et considérées comme peu modifiées.11

La cause principale n’est donc pas la présence humaine directe. Ce sont deux prédateurs introduits qui n’existaient pas sur ce continent : le chat et le renard roux. À quoi s’ajoutent des régimes de feux modifiés.12

La vague se lit d’ailleurs sur la carte : les pertes commencent dans le sud-est vers 1840, atteignent le centre vers 1890, s’y accélèrent entre 1930 et 1960, et se poursuivent dans le nord depuis les années 1960. Ce calendrier suit celui de la progression du chat, puis du renard, à travers le continent.13

Note 1

So accurate is the similitude that, at first view, it naturally excites the idea of some deceptive preparation by artificial means: […] On a subject so extraordinary as the present, a degree of scepticism is not only pardonable, but laudable; and I ought perhaps to acknowledge that I almost doubt the testimony of my own eyes with respect to the structure of this animal's beak;

La ressemblance est si exacte qu’au premier coup d’œil elle fait naturellement penser à quelque préparation trompeuse obtenue par des moyens artificiels : […] Sur un sujet aussi extraordinaire, un certain scepticisme est non seulement pardonnable, mais louable ; et je devrais peut-être reconnaître que je doute presque du témoignage de mes propres yeux quant à la structure du bec de cet animal ;

Shaw, George, The Naturalist’s Miscellany, vol. 10, Londres, 1799

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Note 2

Ritvo, Harriet, The Platypus and the Mermaid and Other Figments of the Classifying Imagination, Harvard University Press, 1997

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Note 3

It is well known that the specimens of this very extra-ordinary animal first brought to Europe were considered by many as impositions. They reached England by vessels which had navigated the Indian seas, a circumstance in itself sufficient to rouse the suspicions of the scientific naturalist, aware of the monstrous impostures which the artful Chinese had so frequently practised on European adventurers; […]

On sait bien que les spécimens de cet animal tout à fait extraordinaire, les premiers apportés en Europe, furent considérés par beaucoup comme des supercheries. Ils arrivèrent en Angleterre à bord de navires qui avaient parcouru les mers de l’Inde, circonstance suffisante en elle-même pour éveiller les soupçons du naturaliste savant, qui connaissait les monstrueuses impostures que les habiles Chinois avaient si souvent pratiquées sur les aventuriers européens ; […]

Knox, Robert, « Observations on the Anatomy of the Duck-billed Animal of New South Wales », Memoirs of the Wernerian Natural History Society, vol. 5, 1re partie, 1824, p. 26-41, domaine public

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Note 4

In the following week (August 24) I shot an Ornithorhynchus whose first egg had been laid; her second egg was in a partially dilated os uteri.

La semaine suivante (24 août), j’abattis un ornithorynque dont le premier œuf avait été pondu ; son second œuf se trouvait dans un col de l’utérus partiellement dilaté.

Caldwell, William Hay, « The Embryology of Monotremata and Marsupialia », Philosophical Transactions of the Royal Society of London B, vol. 178, 1887, p. 463-486

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Note 5

On the 29th I sent in the telegram "Monotremes oviparous, ovum meroblastic" to a neighbouring station, where it would meet the passing mail-man, addressed to my friend Professor Liversidge, of the Sydney University, asking him to forward it to the British Association at Montreal. […] Telegram, " Monotremes oviparous, ovum meroblastic." Read in Montreal, Sept. 2, 1884.

Le 29, j’ai envoyé le télégramme « Monotrèmes ovipares, œuf méroblastique » à une station voisine, où il rencontrerait le facteur de passage, adressé à mon ami le professeur Liversidge, de l’université de Sydney, en lui demandant de le transmettre à la British Association à Montréal. […] Télégramme, « Monotrèmes ovipares, œuf méroblastique. » Lu à Montréal le 2 septembre 1884.

Caldwell, William Hay, « The Embryology of Monotremata and Marsupialia », Philosophical Transactions of the Royal Society of London B, vol. 178, 1887, p. 463-486

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Note 6

Platypuses have many Aboriginal names including Mallangong, Tambreet, Gaya-dari, Boonaburra, and Lare-re-lar (Pike 1997; McKay et al. 2001).

Les ornithorynques portent de nombreux noms aborigènes, dont Mallangong, Tambreet, Gaya-dari, Boonaburra et Lare-re-lar (Pike 1997 ; McKay et al. 2001).

Bino, Gilad et al., « The Platypus: Evolutionary History, Biology, and an Uncertain Future », Journal of Mammalogy, vol. 100, n° 2, 2019, p. 308-327

With the name of boondaburra, mallingong or tambreet, Aboriginal legend talks of a union

Sous le nom de boondaburra, mallingong ou tambreet, la légende aborigène parle d’une union

Manchester Museum, University of Manchester, « Platypus (Ornithorhynchus anatinus) », Museum Collections, en accès libre

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Note 7

In the second volume of Collins’s _Account of the English Colony in New South Wales_ (1802, p. 62), under date ‘November, 1797,’ there occurs the following account of what was apparently the first platypus captured by a European:-- […] The Kangaroo, the Dog, the Opossum, the Flying Squirrel, the Kangaroo Rat, a spotted Rat, the common Rat, and the large Fox-bat (if entitled to a place in this society), made up the whole catalogue of animals that were known at this time, with the exception which must now be made of an amphibious animal, of the mole species, one of which had been lately found on the banks of a lake near the Hawkesbury.

Dans le second volume de l’Account of the English Colony in New South Wales de Collins (1802, p. 62), à la date de « novembre 1797 », figure le récit suivant de ce qui fut apparemment le premier ornithorynque capturé par un Européen : […] Le kangourou, le chien, l’opossum, l’écureuil volant, le rat-kangourou, un rat tacheté, le rat commun et la grande roussette (si elle a droit à une place dans cette société) composaient tout le catalogue des animaux connus à cette époque, à l’exception qu’il faut désormais faire d’un animal amphibie, de l’espèce de la taupe, dont un exemplaire venait d’être trouvé au bord d’un lac près de la Hawkesbury.

Burrell, Harry, The Platypus: Its Discovery, Zoological Position, Form and Characteristics, Habits, Life History, etc., Sydney, Angus & Robertson, 1927

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Note 8

In 1800 the German anatomist Blumenbach received a skin from Sir Joseph Banks (one of two sent by Governor Hunter), and described it as _Ornithorhynchus paradoxus_.

En 1800, l’anatomiste allemand Blumenbach reçut de Sir Joseph Banks une peau (l’une des deux envoyées par le gouverneur Hunter) et la décrivit sous le nom d’Ornithorhynchus paradoxus.

Burrell, Harry, The Platypus: Its Discovery, Zoological Position, Form and Characteristics, Habits, Life History, etc., Sydney, Angus & Robertson, 1927

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Note 9

Recordings of cortical evoked potentials showed that the bill of the platypus, previously considered to be exclusively mechanoreceptive, is also an electroreceptive organ with behavioural and electrophysiological sensitivity of ∼50 µV cm−1.

Des enregistrements de potentiels évoqués corticaux ont montré que le bec de l’ornithorynque, que l’on croyait jusque-là uniquement mécanorécepteur, est aussi un organe électrorécepteur, d’une sensibilité comportementale et électrophysiologique d’environ 50 µV/cm.

Scheich, Henning et al., « Electroreception and Electrolocation in Platypus », Nature, vol. 319, 1986, p. 401-402

In the final curated platypus genome (mOrnAna1) 98% of the sequence was assigned to the 21 autosomes, 5 X and 5 Y chromosomes […] Analysis of genes involved in stomach function revealed that the considerable loss of digestive genes […] is shared with echidna and probably occurred in the monotreme ancestor

Dans le génome final et vérifié de l’ornithorynque (mOrnAna1), 98 % de la séquence a été attribuée aux 21 autosomes, aux 5 chromosomes X et aux 5 chromosomes Y […] L’analyse des gènes impliqués dans le fonctionnement de l’estomac a montré que l’importante perte de gènes digestifs […] est partagée avec l’échidné et s’est probablement produite chez l’ancêtre des monotrèmes

Zhou, Yang et al., « Platypus and Echidna Genomes Reveal Mammalian Biology and Evolution », Nature, vol. 592, 2021, p. 756-762

Like monotremes, the embryos of marsupials are nourished during a short gestational period (about a month in kangaroos) by a yolk-sac placenta, but with no intervening egg shell. […] Most, but not all, species of marsupials possess a pouch in which the very premature young reside, receiving milk and continuing their development.

Comme chez les monotrèmes, les embryons des marsupiaux sont nourris pendant une courte gestation (environ un mois chez les kangourous) par un placenta vitellin, mais sans coquille interposée. […] La plupart des espèces de marsupiaux, mais pas toutes, possèdent une poche dans laquelle les petits, très prématurés, séjournent, reçoivent du lait et poursuivent leur développement.

Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, 2018, section 29.6 « Mammals »

Where kangaroos – and most marsupials – differ is that instead of having a single vagina and uterus, they have two completely separate pairs of vagini and uteri. […] Incredibly, the third vagina only forms when a female kangaroo becomes pregnant, creating a more direct route for a joey to be born.

Là où les kangourous – et la plupart des marsupiaux – diffèrent, c’est qu’au lieu d’un vagin et d’un utérus uniques, ils ont deux paires entièrement séparées de vagins et d’utérus. […] Fait étonnant, le troisième vagin ne se forme que lorsqu’une femelle kangourou devient gestante, ouvrant au petit une voie plus directe pour naître.

Marshall, Candice, « Did You Know Kangaroos Have Three Vaginas? », Australian Geographic, 19 décembre 2022

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Note 10

The highly distinctive and mostly endemic Australian land mammal fauna has suffered an extraordinary rate of extinction (>10% of the 273 endemic terrestrial species) over the last ~200 y

La faune de mammifères terrestres d’Australie, très particulière et en grande partie endémique, a subi un taux d’extinction extraordinaire (plus de 10 % des 273 espèces terrestres endémiques) au cours des quelque 200 dernières années

Woinarski, John C. Z., Burbidge, Andrew A. et Harrison, Peter L., « Ongoing Unraveling of a Continental Fauna: Decline and Extinction of Australian Mammals since European Settlement », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 112, 2015, p. 4531-4540

in comparison, only one native land mammal from continental North America became extinct

en comparaison, un seul mammifère terrestre indigène d’Amérique du Nord continentale a disparu

Woinarski, John C. Z., Burbidge, Andrew A. et Harrison, Peter L., « Ongoing Unraveling of a Continental Fauna: Decline and Extinction of Australian Mammals since European Settlement », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 112, 2015, p. 4531-4540

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Note 11

Much of the loss of Australian land mammal fauna (particularly in the vast deserts and tropical savannas) has been in areas that are remote from human population centers and recognized as relatively unmodified at global scale.

Une grande partie de la perte des mammifères terrestres australiens (en particulier dans les vastes déserts et les savanes tropicales) a eu lieu dans des zones éloignées des centres de population humaine et reconnues comme relativement peu modifiées à l’échelle mondiale.

Woinarski, John C. Z., Burbidge, Andrew A. et Harrison, Peter L., « Ongoing Unraveling of a Continental Fauna: Decline and Extinction of Australian Mammals since European Settlement », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 112, 2015, p. 4531-4540

In contrast to general patterns of extinction on other continents where the main cause is habitat loss, hunting, and impacts of human development

Contrairement au schéma général des extinctions sur les autres continents, dont les causes principales sont la perte d’habitat, la chasse et les effets du développement humain

Woinarski, John C. Z., Burbidge, Andrew A. et Harrison, Peter L., « Ongoing Unraveling of a Continental Fauna: Decline and Extinction of Australian Mammals since European Settlement », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 112, 2015, p. 4531-4540

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Note 12

the loss of Australian land mammals is most likely due primarily to predation by introduced species, particularly the feral cat, Felis catus, and European red fox, Vulpes vulpes, and changed fire regimes

la disparition des mammifères terrestres australiens est très probablement due d’abord à la prédation par des espèces introduites, en particulier le chat haret, Felis catus, et le renard roux européen, Vulpes vulpes, ainsi qu’à la modification des régimes de feux

Woinarski, John C. Z., Burbidge, Andrew A. et Harrison, Peter L., « Ongoing Unraveling of a Continental Fauna: Decline and Extinction of Australian Mammals since European Settlement », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 112, 2015, p. 4531-4540

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Note 13

a broad sequential wave of mammal losses, beginning from the first settled areas in southeastern Australia […] from the 1840s, reaching central Australia in the 1890s with rapid declines there particularly over the period of 1930–1960, and marked losses continuing from about the 1960s to the present day in much of northern Australia

une large vague successive de pertes de mammifères, commençant dans les premières zones colonisées du sud-est de l’Australie […] à partir des années 1840, atteignant l’Australie centrale dans les années 1890 avec des déclins rapides, en particulier sur la période 1930-1960, et des pertes marquées se poursuivant depuis les années 1960 environ jusqu’à aujourd’hui dans une grande partie du nord de l’Australie

Woinarski, John C. Z., Burbidge, Andrew A. et Harrison, Peter L., « Ongoing Unraveling of a Continental Fauna: Decline and Extinction of Australian Mammals since European Settlement », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 112, 2015, p. 4531-4540

Much of this timing was coincident with the continent-wide spread of the introduced cat Felis catus and the slightly later and only marginally less extensive spread of the introduced red fox Vulpes vulpes

Ce calendrier coïncidait en grande partie avec l’expansion, à l’échelle du continent, du chat introduit Felis catus, puis, un peu plus tard et à peine moins largement, du renard roux introduit Vulpes vulpes

Woinarski, John C. Z., Burbidge, Andrew A. et Harrison, Peter L., « Ongoing Unraveling of a Continental Fauna: Decline and Extinction of Australian Mammals since European Settlement », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 112, 2015, p. 4531-4540

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Notes et sources

  1. ↑

    Passage En 1799, Shaw le décrit […] à première vue, écrit-il, ce bec « fait naturellement penser à quelque préparation trompeuse, obtenue par des moyens artificiels », et il avoue douter presque « du témoignage de [ses] propres yeux ».

    So accurate is the similitude that, at first view, it naturally excites the idea of some deceptive preparation by artificial means: […] On a subject so extraordinary as the present, a degree of scepticism is not only pardonable, but laudable; and I ought perhaps to acknowledge that I almost doubt the testimony of my own eyes with respect to the structure of this animal's beak;

    Traduction de la rédaction La ressemblance est si exacte qu’au premier coup d’œil elle fait naturellement penser à quelque préparation trompeuse obtenue par des moyens artificiels : […] Sur un sujet aussi extraordinaire, un certain scepticisme est non seulement pardonnable, mais louable ; et je devrais peut-être reconnaître que je doute presque du témoignage de mes propres yeux quant à la structure du bec de cet animal ;

    Source Shaw, George, The Naturalist’s Miscellany, vol. 10, Londres, 1799, texte anglais de la notice « The Duck-Billed Platypus, Platypus anatinus » (pl. 385-386), n° CXVIII, juin 1799.

    Domaine public ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  2. ↑

    Passage Shaw prend des ciseaux et entaille la peau autour du bec afin d’y déceler les traces d’une couture. Il n’en trouve aucune.

    Source Ritvo, Harriet, The Platypus and the Mermaid and Other Figments of the Classifying Imagination, Harvard University Press, 1997, chapitre sur la réception des spécimens australiens.

    Titre en français L’ornithorynque, la sirène et autres fictions de l’imagination classificatrice

    En bibliothèque · vérifié le 9 septembre 2026

  3. ↑

    Passage Le chirurgien écossais Robert Knox, en 1823, expliquait encore ce soupçon par la provenance du spécimen

    It is well known that the specimens of this very extra-ordinary animal first brought to Europe were considered by many as impositions. They reached England by vessels which had navigated the Indian seas, a circumstance in itself sufficient to rouse the suspicions of the scientific naturalist, aware of the monstrous impostures which the artful Chinese had so frequently practised on European adventurers; […]

    Traduction de la rédaction On sait bien que les spécimens de cet animal tout à fait extraordinaire, les premiers apportés en Europe, furent considérés par beaucoup comme des supercheries. Ils arrivèrent en Angleterre à bord de navires qui avaient parcouru les mers de l’Inde, circonstance suffisante en elle-même pour éveiller les soupçons du naturaliste savant, qui connaissait les monstrueuses impostures que les habiles Chinois avaient si souvent pratiquées sur les aventuriers européens ; […]

    Source Knox, Robert, « Observations on the Anatomy of the Duck-billed Animal of New South Wales », Memoirs of the Wernerian Natural History Society, vol. 5, 1re partie, 1824, p. 26-41, domaine public, début de l’article (art. III, lu le 17 mai 1823), p. 27 du vol. V, 1re partie.

    Domaine public ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  4. ↑

    Passage L’ornithorynque […] pond des œufs.

    In the following week (August 24) I shot an Ornithorhynchus whose first egg had been laid; her second egg was in a partially dilated os uteri.

    Traduction de la rédaction La semaine suivante (24 août), j’abattis un ornithorynque dont le premier œuf avait été pondu ; son second œuf se trouvait dans un col de l’utérus partiellement dilaté.

    Source Caldwell, William Hay, « The Embryology of Monotremata and Marsupialia », Philosophical Transactions of the Royal Society of London B, vol. 178, 1887, p. 463-486, récit de la récolte des œufs (texte transcrit sur Embryology UNSW, sans pagination d’origine).

    Domaine public ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  5. ↑

    Passage En 1884, le biologiste William Hay Caldwell tranche le débat par un télégramme de quatre mots

    On the 29th I sent in the telegram "Monotremes oviparous, ovum meroblastic" to a neighbouring station, where it would meet the passing mail-man, addressed to my friend Professor Liversidge, of the Sydney University, asking him to forward it to the British Association at Montreal. […] Telegram, " Monotremes oviparous, ovum meroblastic." Read in Montreal, Sept. 2, 1884.

    Traduction de la rédaction Le 29, j’ai envoyé le télégramme « Monotrèmes ovipares, œuf méroblastique » à une station voisine, où il rencontrerait le facteur de passage, adressé à mon ami le professeur Liversidge, de l’université de Sydney, en lui demandant de le transmettre à la British Association à Montréal. […] Télégramme, « Monotrèmes ovipares, œuf méroblastique. » Lu à Montréal le 2 septembre 1884.

    Source Caldwell, William Hay, « The Embryology of Monotremata and Marsupialia », Philosophical Transactions of the Royal Society of London B, vol. 178, 1887, p. 463-486, introduction (récit de la récolte des œufs) ; bibliographie, n° 15 (texte transcrit sur Embryology UNSW, sans pagination d’origine).

    Domaine public ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  6. ↑

    Passage Selon les langues locales, il portait les noms de mallingong, tambreet, boondaburra ou gaya-dari.

    Platypuses have many Aboriginal names including Mallangong, Tambreet, Gaya-dari, Boonaburra, and Lare-re-lar (Pike 1997; McKay et al. 2001).

    Traduction de la rédaction Les ornithorynques portent de nombreux noms aborigènes, dont Mallangong, Tambreet, Gaya-dari, Boonaburra et Lare-re-lar (Pike 1997 ; McKay et al. 2001).

    Source Bino, Gilad et al., « The Platypus: Evolutionary History, Biology, and an Uncertain Future », Journal of Mammalogy, vol. 100, n° 2, 2019, p. 308-327, section « Aboriginal Knowledge and Use », paragraphe unique.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage il portait les noms de mallingong, tambreet, boondaburra

    With the name of boondaburra, mallingong or tambreet, Aboriginal legend talks of a union

    Traduction de la rédaction Sous le nom de boondaburra, mallingong ou tambreet, la légende aborigène parle d’une union

    Source Manchester Museum, University of Manchester, « Platypus (Ornithorhynchus anatinus) », Museum Collections, en accès libre, corps de la notice.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  7. ↑

    Passage Le récit de l’administrateur britannique David Collins signale déjà, à la date de novembre 1797, un animal trouvé au bord d’un lac près de la Hawkesbury.

    In the second volume of Collins’s _Account of the English Colony in New South Wales_ (1802, p. 62), under date ‘November, 1797,’ there occurs the following account of what was apparently the first platypus captured by a European:-- […] The Kangaroo, the Dog, the Opossum, the Flying Squirrel, the Kangaroo Rat, a spotted Rat, the common Rat, and the large Fox-bat (if entitled to a place in this society), made up the whole catalogue of animals that were known at this time, with the exception which must now be made of an amphibious animal, of the mole species, one of which had been lately found on the banks of a lake near the Hawkesbury.

    Traduction de la rédaction Dans le second volume de l’Account of the English Colony in New South Wales de Collins (1802, p. 62), à la date de « novembre 1797 », figure le récit suivant de ce qui fut apparemment le premier ornithorynque capturé par un Européen : […] Le kangourou, le chien, l’opossum, l’écureuil volant, le rat-kangourou, un rat tacheté, le rat commun et la grande roussette (si elle a droit à une place dans cette société) composaient tout le catalogue des animaux connus à cette époque, à l’exception qu’il faut désormais faire d’un animal amphibie, de l’espèce de la taupe, dont un exemplaire venait d’être trouvé au bord d’un lac près de la Hawkesbury.

    Source Burrell, Harry, The Platypus: Its Discovery, Zoological Position, Form and Characteristics, Habits, Life History, etc., Sydney, Angus & Robertson, 1927, chap. II (« Discovery and Early Descriptions »), présentation et début de la citation de Collins (vol. 2, 1802, p. 62).

    Domaine public ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  8. ↑

    Passage 1800 : L’anatomiste allemand Johann Friedrich Blumenbach le nomme Ornithorhynchus paradoxus.

    In 1800 the German anatomist Blumenbach received a skin from Sir Joseph Banks (one of two sent by Governor Hunter), and described it as _Ornithorhynchus paradoxus_.

    Traduction de la rédaction En 1800, l’anatomiste allemand Blumenbach reçut de Sir Joseph Banks une peau (l’une des deux envoyées par le gouverneur Hunter) et la décrivit sous le nom d’Ornithorhynchus paradoxus.

    Source Burrell, Harry, The Platypus: Its Discovery, Zoological Position, Form and Characteristics, Habits, Life History, etc., Sydney, Angus & Robertson, 1927, chap. I, 1er paragraphe, phrase suivant la mention de la description de Shaw (1799).

    Domaine public ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  9. ↑

    Passage électroréception du bec

    Recordings of cortical evoked potentials showed that the bill of the platypus, previously considered to be exclusively mechanoreceptive, is also an electroreceptive organ with behavioural and electrophysiological sensitivity of ∼50 µV cm−1.

    Traduction de la rédaction Des enregistrements de potentiels évoqués corticaux ont montré que le bec de l’ornithorynque, que l’on croyait jusque-là uniquement mécanorécepteur, est aussi un organe électrorécepteur, d’une sensibilité comportementale et électrophysiologique d’environ 50 µV/cm.

    Source Scheich, Henning et al., « Electroreception and Electrolocation in Platypus », Nature, vol. 319, 1986, p. 401-402, résumé (avant-dernière phrase).

    Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026

    Passage perte de nombreux gènes de la digestion, 10 chromosomes sexuels chez l’ornithorynque

    In the final curated platypus genome (mOrnAna1) 98% of the sequence was assigned to the 21 autosomes, 5 X and 5 Y chromosomes […] Analysis of genes involved in stomach function revealed that the considerable loss of digestive genes […] is shared with echidna and probably occurred in the monotreme ancestor

    Traduction de la rédaction Dans le génome final et vérifié de l’ornithorynque (mOrnAna1), 98 % de la séquence a été attribuée aux 21 autosomes, aux 5 chromosomes X et aux 5 chromosomes Y […] L’analyse des gènes impliqués dans le fonctionnement de l’estomac a montré que l’importante perte de gènes digestifs […] est partagée avec l’échidné et s’est probablement produite chez l’ancêtre des monotrèmes

    Source Zhou, Yang et al., « Platypus and Echidna Genomes Reveal Mammalian Biology and Evolution », Nature, vol. 592, 2021, p. 756-762, section « Chromosome-scale monotreme genomes » ; section « Eco-evolutionary adaptation of diet ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

    Passage Marsupiaux […] Vivipares avec gestation courte, développement complété, chez la plupart des espèces, dans une poche abdominale (marsupium).

    Like monotremes, the embryos of marsupials are nourished during a short gestational period (about a month in kangaroos) by a yolk-sac placenta, but with no intervening egg shell. […] Most, but not all, species of marsupials possess a pouch in which the very premature young reside, receiving milk and continuing their development.

    Traduction de la rédaction Comme chez les monotrèmes, les embryons des marsupiaux sont nourris pendant une courte gestation (environ un mois chez les kangourous) par un placenta vitellin, mais sans coquille interposée. […] La plupart des espèces de marsupiaux, mais pas toutes, possèdent une poche dans laquelle les petits, très prématurés, séjournent, reçoivent du lait et poursuivent leur développement.

    Source Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, 2018, section 29.6 « Mammals », § 29.6, sous-section « Living Mammals », paragraphe sur les marsupiaux.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage chez la femelle de la plupart des espèces, deux utérus et deux vagins (trois chez le kangourou).

    Where kangaroos – and most marsupials – differ is that instead of having a single vagina and uterus, they have two completely separate pairs of vagini and uteri. […] Incredibly, the third vagina only forms when a female kangaroo becomes pregnant, creating a more direct route for a joey to be born.

    Traduction de la rédaction Là où les kangourous – et la plupart des marsupiaux – diffèrent, c’est qu’au lieu d’un vagin et d’un utérus uniques, ils ont deux paires entièrement séparées de vagins et d’utérus. […] Fait étonnant, le troisième vagin ne se forme que lorsqu’une femelle kangourou devient gestante, ouvrant au petit une voie plus directe pour naître.

    Source Marshall, Candice, « Did You Know Kangaroos Have Three Vaginas? », Australian Geographic, 19 décembre 2022, 14ᵉ paragraphe et 19ᵉ paragraphe.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  10. ↑

    Passage l’Australie a perdu plus de 10 % de ses espèces de mammifères terrestres propres — sur 273 recensées

    The highly distinctive and mostly endemic Australian land mammal fauna has suffered an extraordinary rate of extinction (>10% of the 273 endemic terrestrial species) over the last ~200 y

    Traduction de la rédaction La faune de mammifères terrestres d’Australie, très particulière et en grande partie endémique, a subi un taux d’extinction extraordinaire (plus de 10 % des 273 espèces terrestres endémiques) au cours des quelque 200 dernières années

    Source Woinarski, John C. Z., Burbidge, Andrew A. et Harrison, Peter L., « Ongoing Unraveling of a Continental Fauna: Decline and Extinction of Australian Mammals since European Settlement », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 112, 2015, p. 4531-4540, résumé.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage l’Amérique du Nord continentale, qui n’a perdu qu’une seule espèce dans le même temps

    in comparison, only one native land mammal from continental North America became extinct

    Traduction de la rédaction en comparaison, un seul mammifère terrestre indigène d’Amérique du Nord continentale a disparu

    Source Woinarski, John C. Z., Burbidge, Andrew A. et Harrison, Peter L., « Ongoing Unraveling of a Continental Fauna: Decline and Extinction of Australian Mammals since European Settlement », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 112, 2015, p. 4531-4540, résumé.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  11. ↑

    Passage L’essentiel des pertes a eu lieu dans les déserts et les savanes tropicales — des régions éloignées des villes, et considérées comme peu modifiées.

    Much of the loss of Australian land mammal fauna (particularly in the vast deserts and tropical savannas) has been in areas that are remote from human population centers and recognized as relatively unmodified at global scale.

    Traduction de la rédaction Une grande partie de la perte des mammifères terrestres australiens (en particulier dans les vastes déserts et les savanes tropicales) a eu lieu dans des zones éloignées des centres de population humaine et reconnues comme relativement peu modifiées à l’échelle mondiale.

    Source Woinarski, John C. Z., Burbidge, Andrew A. et Harrison, Peter L., « Ongoing Unraveling of a Continental Fauna: Decline and Extinction of Australian Mammals since European Settlement », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 112, 2015, p. 4531-4540, résumé.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage Ailleurs dans le monde, les extinctions se produisent là où les humains sont nombreux : destruction des milieux, chasse, aménagements.

    In contrast to general patterns of extinction on other continents where the main cause is habitat loss, hunting, and impacts of human development

    Traduction de la rédaction Contrairement au schéma général des extinctions sur les autres continents, dont les causes principales sont la perte d’habitat, la chasse et les effets du développement humain

    Source Woinarski, John C. Z., Burbidge, Andrew A. et Harrison, Peter L., « Ongoing Unraveling of a Continental Fauna: Decline and Extinction of Australian Mammals since European Settlement », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 112, 2015, p. 4531-4540, résumé.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  12. ↑

    Passage deux prédateurs introduits qui n’existaient pas sur ce continent : le chat et le renard roux. À quoi s’ajoutent des régimes de feux modifiés.

    the loss of Australian land mammals is most likely due primarily to predation by introduced species, particularly the feral cat, Felis catus, and European red fox, Vulpes vulpes, and changed fire regimes

    Traduction de la rédaction la disparition des mammifères terrestres australiens est très probablement due d’abord à la prédation par des espèces introduites, en particulier le chat haret, Felis catus, et le renard roux européen, Vulpes vulpes, ainsi qu’à la modification des régimes de feux

    Source Woinarski, John C. Z., Burbidge, Andrew A. et Harrison, Peter L., « Ongoing Unraveling of a Continental Fauna: Decline and Extinction of Australian Mammals since European Settlement », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 112, 2015, p. 4531-4540, résumé.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  13. ↑

    Passage les pertes commencent dans le sud-est vers 1840, atteignent le centre vers 1890, s’y accélèrent entre 1930 et 1960, et se poursuivent dans le nord depuis les années 1960

    a broad sequential wave of mammal losses, beginning from the first settled areas in southeastern Australia […] from the 1840s, reaching central Australia in the 1890s with rapid declines there particularly over the period of 1930–1960, and marked losses continuing from about the 1960s to the present day in much of northern Australia

    Traduction de la rédaction une large vague successive de pertes de mammifères, commençant dans les premières zones colonisées du sud-est de l’Australie […] à partir des années 1840, atteignant l’Australie centrale dans les années 1890 avec des déclins rapides, en particulier sur la période 1930-1960, et des pertes marquées se poursuivant depuis les années 1960 environ jusqu’à aujourd’hui dans une grande partie du nord de l’Australie

    Source Woinarski, John C. Z., Burbidge, Andrew A. et Harrison, Peter L., « Ongoing Unraveling of a Continental Fauna: Decline and Extinction of Australian Mammals since European Settlement », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 112, 2015, p. 4531-4540, section « The Pattern and Drivers of Terrestrial Mammal Decline Since European Settlement of Australia ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage Ce calendrier suit celui de la progression du chat, puis du renard, à travers le continent.

    Much of this timing was coincident with the continent-wide spread of the introduced cat Felis catus and the slightly later and only marginally less extensive spread of the introduced red fox Vulpes vulpes

    Traduction de la rédaction Ce calendrier coïncidait en grande partie avec l’expansion, à l’échelle du continent, du chat introduit Felis catus, puis, un peu plus tard et à peine moins largement, du renard roux introduit Vulpes vulpes

    Source Woinarski, John C. Z., Burbidge, Andrew A. et Harrison, Peter L., « Ongoing Unraveling of a Continental Fauna: Decline and Extinction of Australian Mammals since European Settlement », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 112, 2015, p. 4531-4540, corps de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

Références bibliographiques

16
  • Bino, Gilad et al., « The Platypus: Evolutionary History, Biology, and an Uncertain Future », Journal of Mammalogy, vol. 100, n° 2, 2019, p. 308-327, en accès libre (les noms aborigènes de l’ornithorynque, dont Mallangong, Tambreet, Gaya-dari et Boonaburra). https://doi.org/10.1093/jmammal/gyz058
  • Blumenbach, Johann Friedrich, « Über das Schnabelthier (Ornithorhynchus paradoxus), ein neuentdecktes Geschlecht von Säugthieren des fünften Welttheils », Magazin für den neuesten Zustand der Naturkunde, vol. 2, 1800, p. 205-214, domaine public (le second nom donné à l’animal).
  • Burrell, Harry, The Platypus: Its Discovery, Zoological Position, Form and Characteristics, Habits, Life History, etc., Sydney, Angus & Robertson, 1927, domaine public (le récit de Collins daté de novembre 1797, cité d’après le vol. 2 de 1802, les observations de chasse aborigène transmises par le gouverneur Hunter à Home, et le nom donné par Blumenbach en 1800). https://www.gutenberg.org/ebooks/78386
  • Caldwell, William Hay, « The Embryology of Monotremata and Marsupialia », Philosophical Transactions of the Royal Society of London B, vol. 178, 1887, p. 463-486, domaine public (le récit de première main de l’envoi du télégramme et la démonstration de la ponte).
  • Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, 2018, section 29.6 « Mammals », en accès libre (la courte gestation des marsupiaux et la poche, présente chez la plupart des espèces). https://openstax.org/books/biology-2e/pages/29-6-mammals
  • Collins, David, An Account of the English Colony in New South Wales, Londres, 1802, domaine public (l’animal signalé en novembre 1797 près de la Hawkesbury). https://gutenberg.org/ebooks/12565
  • Knox, Robert, « Observations on the Anatomy of the Duck-billed Animal of New South Wales », Memoirs of the Wernerian Natural History Society, vol. 5, 1re partie, 1824, p. 26-41, domaine public (le soupçon lié à la route de l’océan Indien).
  • Manchester Museum, University of Manchester, « Platypus (Ornithorhynchus anatinus) », Museum Collections, en accès libre (les noms boondaburra, mallingong et tambreet). https://museumcollections.manchester.ac.uk/collections/narrative/20e4d2fe-9df7-37ae-aa3a-eeb04983c452
  • Marshall, Candice, « Did You Know Kangaroos Have Three Vaginas? », Australian Geographic, 19 décembre 2022, en accès libre (avec Mark Eldridge, de l’Australian Museum : les deux utérus et les deux vagins de la plupart des marsupiaux ; le troisième vagin formé à la gestation chez le kangourou). https://www.australiangeographic.com.au/news/2022/12/did-you-know-kangaroos-have-three-vaginas/
  • Moyal, Ann, Platypus: The Extraordinary Story of How a Curious Creature Baffled the World, Washington, Smithsonian Institution Press, 2001, en bibliothèque (l’histoire complète, de 1799 à 1884 ; les noms aborigènes).
  • Ritvo, Harriet, The Platypus and the Mermaid and Other Figments of the Classifying Imagination, Harvard University Press, 1997, en bibliothèque (les coups de ciseaux et la réception des spécimens australiens).
  • Scheich, Henning et al., « Electroreception and Electrolocation in Platypus », Nature, vol. 319, 1986, p. 401-402, accès payant (l’électroréception du bec).
  • Shaw, George, The Naturalist’s Miscellany, vol. 10, Londres, 1799, domaine public (la description de l’animal et les réserves écrites sur l’authenticité de la peau).
  • Tyndale-Biscoe, Hugh, Life of Marsupials, CSIRO Publishing, 2005, en bibliothèque (la biologie des marsupiaux : gestation courte, poche, appareil reproducteur).
  • Woinarski, John C. Z., Burbidge, Andrew A. et Harrison, Peter L., « Ongoing Unraveling of a Continental Fauna: Decline and Extinction of Australian Mammals since European Settlement », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 112, 2015, p. 4531-4540, en accès libre (plus de 10 % des 273 espèces terrestres propres éteintes ; la comparaison avec l’Amérique du Nord ; les pertes dans des régions éloignées et peu modifiées ; le chat, le renard roux et les régimes de feux ; la vague chronologique des disparitions). https://doi.org/10.1073/pnas.1417301112
  • Zhou, Yang et al., « Platypus and Echidna Genomes Reveal Mammalian Biology and Evolution », Nature, vol. 592, 2021, p. 756-762, en accès libre (les dix chromosomes sexuels et la perte des gènes de l’estomac).

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