
Nous ne descendons pas des singes actuels.
Cette phrase est vraie, mais incomplète : elle ne dit pas ce qu’il faut mettre à la place.
Deux faits scientifiques la remplacent :
- Premièrement : nous sommes des cousins. Un chimpanzé actuel n’est pas notre ancêtre. Nous partageons un ancêtre commun qui vivait il y a 6 à 8 millions d’années, et qui n’était ni un humain ni un chimpanzé. Depuis cette séparation, les deux lignées ont eu exactement le même temps pour évoluer.
- Deuxièmement : nous sommes des grands singes. Selon les règles de la classification phylogénétique, un groupe comprend tous les descendants d’un ancêtre commun. Puisque nous descendons de l’ancêtre commun de tous les grands singes, lui-même un primate, l’espèce humaine est biologiquement un primate et un grand singe, au même titre que les oiseaux sont des dinosaures.1
La question de la coexistence
« Si nous descendons de cet ancêtre, pourquoi les autres singes existent-ils encore ? »
Une nouvelle espèce n’efface pas la précédente. Quand une population se sépare en deux groupes isolés, chaque groupe suit son propre chemin évolutif : une espèce donne naissance à deux lignées distinctes qui coexistent.2
L’erreur du modèle de l’échelle
L’idée que l’ancêtre commun ressemblait à un chimpanzé repose sur une idée reçue : la lignée des chimpanzés aurait stagné tandis que la lignée humaine aurait « progressé ». C’est une représentation erronée de l’évolution sous forme d’échelle.
En réalité, notre lignée et celle des chimpanzés se sont séparées il y a six à huit millions d’années. Depuis, les deux ont changé — et pas seulement la nôtre.3
Les deux espèces d’aujourd’hui sont récentes. Le chimpanzé (Pan troglodytes) ne s’est séparé du bonobo qu’il y a un million et demi à deux millions d’années ; Homo sapiens est apparu il y a environ 300 000 ans. Aucun des deux n’est l’ancêtre de l’autre, et aucun n’a « attendu » pendant que l’autre avançait.4
Aucune espèce vivante n’est plus « évoluée » qu’une autre : depuis leur ancêtre commun, toutes ont accumulé exactement la même durée d’évolution.5
Ce que cette classification ne dit pas
La position de l’espèce humaine dans le vivant ne fournit aucun élément d’analyse sur les variations intra-spécifiques humaines.
- Échelles distinctes : La classification phylogénétique compare des espèces. Les différences entre populations humaines relèvent de la génétique des populations.
- Consensus scientifique : La génétique établit que l’espèce humaine ne se divise pas en « races » biologiquement distinctes : la variation génétique est plus grande au sein des groupes qu’entre eux.6
Panorama de l’ordre des primates
L’ordre des primates regroupe plus de 500 espèces, réparties en 79 genres, dans les Amériques tropicales, l’Afrique continentale, Madagascar et l’Asie. La première division sépare deux sous-ordres : les strepsirrhiniens — lémurs, loris, galagos — et les haplorrhiniens, qui réunissent tous les autres, tarsiers compris. On y distingue les grands ensembles suivants :7
| Groupes principaux | Exemples d’espèces | Zone géographique |
|---|---|---|
| Strepsirrhiniens | Lémurs, loris, galagos | Madagascar, Afrique subsaharienne, Asie du Sud et du Sud-Est |
| Singes du Nouveau Monde (Platyrrhiniens) | Ouistitis, capucins, singes-hurleurs | Amérique centrale et du Sud |
| Singes de l’Ancien Monde (Cercopithécidés) | Macaques, babouins, mandrills | Afrique, Asie |
| Hylobatidés (petits singes) | Gibbons, siamangs | Asie du Sud-Est |
| Hominidés (Grands singes) | Orang-outans, gorilles, chimpanzés, bonobos, humains | Asie du Sud-Est et Afrique équatoriale ; l’humain partout |
Statut de conservation et enjeux juridiques
En 2017, une grande partie des primates non humains était menacée d’extinction.
- Deux chiffres, et ils ne mesurent pas la même chose. L’étude de référence de 2017 en donne deux côte à côte : environ 60 % des espèces menacées d’extinction, et environ 75 % dont les effectifs diminuent. Le second est plus élevé parce qu’une espèce peut décliner sans être encore classée comme menacée. Le premier compte un statut, le second une tendance.
- La menace n’est pas répartie également. Elle touche 87 % des espèces de Madagascar, 73 % en Asie, mais 37 % en Afrique continentale et 36 % dans les Amériques tropicales. Une moyenne mondiale de 60 % masque un écart de plus du simple au double entre régions.
- La cause est nommée sans détour : la demande des marchés, mondiaux et locaux, qui entraîne la destruction des forêts — agriculture industrielle, élevage extensif, exploitation forestière, mines, forages, barrages, routes nouvelles.
- Un chiffre qui bouge. Les décomptes d’espèces et la part évaluée comme menacée changent d’une version de la Liste rouge à l’autre. Deux causes peuvent s’y mêler : des espèces se dégradent réellement, et de nouvelles espèces sont décrites puis évaluées à leur tour. Une proportion qui augmente ne dit pas à elle seule laquelle des deux causes domine.
- Débats juridiques : Des mouvements, comme le Great Ape Project, plaident pour étendre aux grands singes non humains des droits fondamentaux : le droit à la vie, la protection de la liberté individuelle et l’interdiction de la torture.8
Note 1
DNA also shows that our species and chimpanzees diverged from a common ancestor species that lived between 8 and 6 million years ago.
L’ADN montre aussi que notre espèce et les chimpanzés ont divergé à partir d’une espèce ancestrale commune qui vivait il y a entre 8 et 6 millions d’années.
Smithsonian Institution, Human Origins Program, « Genetics »
Note 2
In this highly simplified phylogeny, a speciation event occurred resulting in two lineages. […] Since that speciation event, both lineages have had an equal amount of time to evolve. […] Evolution produces a pattern of relationships among lineages that is tree-like, not ladder-like.
Dans cet arbre très simplifié, un événement de spéciation a donné deux lignées. […] Depuis cet événement, les deux lignées ont eu exactement autant de temps pour évoluer. […] L’évolution produit un schéma de parenté entre lignées en forme d’arbre, pas d’échelle.
University of California Museum of Paleontology, Understanding Evolution, « Trees, not ladders »
Note 3
DNA also shows that our species and chimpanzees diverged from a common ancestor species that lived between 8 and 6 million years ago.
L’ADN montre aussi que notre espèce et les chimpanzés ont divergé à partir d’une espèce ancestrale commune qui vivait il y a entre 8 et 6 millions d’années.
Smithsonian Institution, Human Origins Program, « Genetics »
Note 4
They diverged from a common ancestor between 1.5 and 2 million years ago and live in different areas of tropical Africa. […] The study confirmed a main separation between chimpanzees and bonobos approximately 1.5 million years ago, and the presence of four chimpanzee subspecies in different regions.
Ils ont divergé d’un ancêtre commun il y a entre 1,5 et 2 millions d’années et vivent dans des régions différentes de l’Afrique tropicale. […] L’étude a confirmé une séparation principale entre chimpanzés et bonobos il y a environ 1,5 million d’années, ainsi que l’existence de quatre sous-espèces de chimpanzés dans des régions différentes.
Wellcome Sanger Institute, « Ancient Interbreeding between Chimpanzees and Bonobos Revealed », communiqué de presse sur une étude dirigée par Tomàs Marquès-Bonet et publiée dans Science, en accès libre
In combination with an age of 315 ± 34 thousand years (as determined by thermoluminescence dating), this evidence makes Jebel Irhoud the oldest and richest African Middle Stone Age hominin site that documents early stages of the H. sapiens clade in which key features of modern morphology were established.
Combinés à un âge de 315 ± 34 milliers d’années (déterminé par thermoluminescence), ces éléments font de Jebel Irhoud le site à hominines du Middle Stone Age africain le plus ancien et le plus riche documentant les premiers stades du clade H. sapiens, où se sont mis en place des traits clés de la morphologie moderne.
Hublin, Jean-Jacques et al., « New Fossils from Jebel Irhoud, Morocco, and the Pan-African Origin of Homo sapiens », Nature, vol. 546, 2017, p. 289-292
Note 5
Any other interpretation runs the risk of invoking the fallacy of a progressive evolutionary scale. […] The lineages leading to contemporary species have all been evolving for exactly the same amount of time.
Toute autre interprétation risque de faire appel au sophisme d’une échelle évolutive progressive. […] Les lignées menant aux espèces actuelles ont toutes évolué pendant exactement la même durée.
Gregory, T. Ryan, « Understanding Evolutionary Trees », Evolution: Education and Outreach, vol. 1, 2008, p. 121-137
Note 6
Race does not provide an accurate representation of human biological variation. It was never accurate in the past, and it remains inaccurate when referencing contemporary human populations. Humans are not divided biologically into distinct continental types or racial genetic clusters.
La race ne donne pas une représentation exacte de la variation biologique humaine. Elle n’a jamais été exacte par le passé, et elle reste inexacte lorsqu’on l’applique aux populations humaines actuelles. Les humains ne se divisent pas biologiquement en types continentaux distincts ni en groupes génétiques raciaux.
American Association of Biological Anthropologists, « AABA Statement on Race & Racism », 27 mars 2019, en accès libre
There is more genetic variation within self-identified racial groups than between them.
Il y a plus de variation génétique au sein des groupes raciaux auto-identifiés qu’entre eux.
National Human Genome Research Institute, « Race », Talking Glossary of Genomic and Genetic Terms, en accès libre
Note 7
Current information shows the existence of 504 species in 79 genera distributed in the Neotropics, mainland Africa, Madagascar, and Asia.
Les données actuelles montrent l’existence de 504 espèces réparties en 79 genres, présentes dans les néotropiques, en Afrique continentale, à Madagascar et en Asie.
Estrada, Alejandro et al., « Impending Extinction Crisis of the World’s Primates: Why Primates Matter », Science Advances, vol. 3, e1600946, 2017
Order Primates is divided into two groups: Strepsirrhini (“turned-nosed”) and Haplorhini (“simple-nosed”) primates. Strepsirrhines, also called the wet-nosed primates, include prosimians like the bush babies and pottos of Africa, the lemurs of Madagascar, and the lorises of Southeast Asia. Haplorhines, or dry-nosed primates, include tarsiers (Figure 29.42) and simians (New World monkeys, Old World monkeys, apes, and humans).
L’ordre des primates se divise en deux groupes : les strepsirrhiniens (« au nez retourné ») et les haplorrhiniens (« au nez simple »). Les strepsirrhiniens, ou primates à nez humide, comprennent des prosimiens comme les galagos et les pottos d’Afrique, les lémurs de Madagascar et les loris d’Asie du Sud-Est. Les haplorrhiniens, ou primates à nez sec, comprennent les tarsiers (figure 29.42) et les simiens (singes du Nouveau Monde, singes de l’Ancien Monde, grands singes et humains).
Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, chapitre 29.7 « The Evolution of Primates »
Note 8
~60% of primate species are now threatened with extinction and ~75% have declining populations
environ 60 % des espèces de primates sont aujourd’hui menacées d’extinction et environ 75 % ont des populations en déclin
Estrada, Alejandro et al., « Impending Extinction Crisis of the World’s Primates: Why Primates Matter », Science Advances, vol. 3, e1600946, 2017
87% of species in Madagascar are threatened, as are 73% in Asia, 37% in mainland Africa, and 36% in the Neotropics
87 % des espèces de Madagascar sont menacées, comme 73 % en Asie, 37 % en Afrique continentale et 36 % dans les néotropiques
Estrada, Alejandro et al., « Impending Extinction Crisis of the World’s Primates: Why Primates Matter », Science Advances, vol. 3, e1600946, 2017
mainly global and local market demands, leading to extensive habitat loss through the expansion of industrial agriculture, large-scale cattle ranching, logging, oil and gas drilling, mining, dam building, and the construction of new road networks
principalement la demande des marchés, mondiaux et locaux, qui entraîne une vaste perte d’habitat par l’expansion de l’agriculture industrielle, de l’élevage bovin à grande échelle, de l’exploitation forestière, des forages pétroliers et gaziers, des mines, de la construction de barrages et de nouveaux réseaux routiers
Estrada, Alejandro et al., « Impending Extinction Crisis of the World’s Primates: Why Primates Matter », Science Advances, vol. 3, e1600946, 2017
So far around 45,000 of these have been assessed for inclusion on the IUCN Red List. […] It is important to recognize that species may change in Red List category just because better information has become available; a category change does not necessarily mean that the species' status has changed.
À ce jour, environ 45 000 d’entre elles ont été évaluées en vue de leur inscription sur la Liste rouge de l’UICN. […] Il importe de reconnaître que des espèces peuvent changer de catégorie de la Liste rouge simplement parce qu’une meilleure information est devenue disponible ; un changement de catégorie ne signifie pas nécessairement que le statut de l’espèce a changé.
UICN, Guidelines for Appropriate Uses of Red List Data, s. d.
The right to life, the protection of individual liberty and the prohibition of torture are proposed by the Great Ape Project as minimum conditions in the relationship between men and great apes. […] We propose to extend the granting of rights on an equal basis to all hominids/great apes: humans, chimpanzees, bonobos, gorillas and orangutans.
Le droit à la vie, la protection de la liberté individuelle et l’interdiction de la torture sont proposés par le Great Ape Project comme conditions minimales de la relation entre les hommes et les grands singes. […] Nous proposons d’étendre l’octroi de droits, sur un pied d’égalité, à tous les hominidés / grands singes : humains, chimpanzés, bonobos, gorilles et orangs-outans.
Projeto GAP (Great Ape Project), « World Declaration on Great Apes Rights », s. d.
Notes et sources
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Passage Nous partageons un ancêtre commun qui vivait il y a 6 à 8 millions d’années
DNA also shows that our species and chimpanzees diverged from a common ancestor species that lived between 8 and 6 million years ago.
Traduction de la rédaction L’ADN montre aussi que notre espèce et les chimpanzés ont divergé à partir d’une espèce ancestrale commune qui vivait il y a entre 8 et 6 millions d’années.
Source Smithsonian Institution, Human Origins Program, « Genetics », section « Primate Family Tree ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Une nouvelle espèce n’efface pas la précédente […] une espèce donne naissance à deux lignées distinctes qui coexistent
In this highly simplified phylogeny, a speciation event occurred resulting in two lineages. […] Since that speciation event, both lineages have had an equal amount of time to evolve. […] Evolution produces a pattern of relationships among lineages that is tree-like, not ladder-like.
Traduction de la rédaction Dans cet arbre très simplifié, un événement de spéciation a donné deux lignées. […] Depuis cet événement, les deux lignées ont eu exactement autant de temps pour évoluer. […] L’évolution produit un schéma de parenté entre lignées en forme d’arbre, pas d’échelle.
Source University of California Museum of Paleontology, Understanding Evolution, « Trees, not ladders », page pédagogique « Trees, not ladders » (Evolution 101, evo_07).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage notre lignée et celle des chimpanzés se sont séparées il y a six à huit millions d’années
DNA also shows that our species and chimpanzees diverged from a common ancestor species that lived between 8 and 6 million years ago.
Traduction de la rédaction L’ADN montre aussi que notre espèce et les chimpanzés ont divergé à partir d’une espèce ancestrale commune qui vivait il y a entre 8 et 6 millions d’années.
Source Smithsonian Institution, Human Origins Program, « Genetics », section « Primate Family Tree ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Le chimpanzé (Pan troglodytes) ne s’est séparé du bonobo qu’il y a un million et demi à deux millions d’années
They diverged from a common ancestor between 1.5 and 2 million years ago and live in different areas of tropical Africa. […] The study confirmed a main separation between chimpanzees and bonobos approximately 1.5 million years ago, and the presence of four chimpanzee subspecies in different regions.
Traduction de la rédaction Ils ont divergé d’un ancêtre commun il y a entre 1,5 et 2 millions d’années et vivent dans des régions différentes de l’Afrique tropicale. […] L’étude a confirmé une séparation principale entre chimpanzés et bonobos il y a environ 1,5 million d’années, ainsi que l’existence de quatre sous-espèces de chimpanzés dans des régions différentes.
Source Wellcome Sanger Institute, « Ancient Interbreeding between Chimpanzees and Bonobos Revealed », communiqué de presse sur une étude dirigée par Tomàs Marquès-Bonet et publiée dans Science, en accès libre, texte du communiqué.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
Passage Homo sapiens est apparu il y a environ 300 000 ans
In combination with an age of 315 ± 34 thousand years (as determined by thermoluminescence dating), this evidence makes Jebel Irhoud the oldest and richest African Middle Stone Age hominin site that documents early stages of the H. sapiens clade in which key features of modern morphology were established.
Traduction de la rédaction Combinés à un âge de 315 ± 34 milliers d’années (déterminé par thermoluminescence), ces éléments font de Jebel Irhoud le site à hominines du Middle Stone Age africain le plus ancien et le plus riche documentant les premiers stades du clade H. sapiens, où se sont mis en place des traits clés de la morphologie moderne.
Source Hublin, Jean-Jacques et al., « New Fossils from Jebel Irhoud, Morocco, and the Pan-African Origin of Homo sapiens », Nature, vol. 546, 2017, p. 289-292, résumé.
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage C’est une représentation erronée de l’évolution sous forme d’échelle […] depuis leur ancêtre commun, toutes ont accumulé exactement la même durée d’évolution
Any other interpretation runs the risk of invoking the fallacy of a progressive evolutionary scale. […] The lineages leading to contemporary species have all been evolving for exactly the same amount of time.
Traduction de la rédaction Toute autre interprétation risque de faire appel au sophisme d’une échelle évolutive progressive. […] Les lignées menant aux espèces actuelles ont toutes évolué pendant exactement la même durée.
Source Gregory, T. Ryan, « Understanding Evolutionary Trees », Evolution: Education and Outreach, vol. 1, 2008, p. 121-137, sections « Misconception #6: Long Branch Implies no Change » et « Misconception #7: Different Lineage Ages for Modern Species » (légende de la figure 16).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage La génétique établit que l’espèce humaine ne se divise pas en « races » biologiquement distinctes
Race does not provide an accurate representation of human biological variation. It was never accurate in the past, and it remains inaccurate when referencing contemporary human populations. Humans are not divided biologically into distinct continental types or racial genetic clusters.
Traduction de la rédaction La race ne donne pas une représentation exacte de la variation biologique humaine. Elle n’a jamais été exacte par le passé, et elle reste inexacte lorsqu’on l’applique aux populations humaines actuelles. Les humains ne se divisent pas biologiquement en types continentaux distincts ni en groupes génétiques raciaux.
Source American Association of Biological Anthropologists, « AABA Statement on Race & Racism », 27 mars 2019, en accès libre, « Executive Summary », premier paragraphe.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage la variation génétique est plus grande au sein des groupes qu’entre eux.
There is more genetic variation within self-identified racial groups than between them.
Traduction de la rédaction Il y a plus de variation génétique au sein des groupes raciaux auto-identifiés qu’entre eux.
Source National Human Genome Research Institute, « Race », Talking Glossary of Genomic and Genetic Terms, en accès libre, section « Narration » (texte de Vence L. Bonham Jr.), et non la définition.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage plus de 500 espèces, réparties en 79 genres, dans les Amériques tropicales, l’Afrique continentale, Madagascar et l’Asie
Current information shows the existence of 504 species in 79 genera distributed in the Neotropics, mainland Africa, Madagascar, and Asia.
Traduction de la rédaction Les données actuelles montrent l’existence de 504 espèces réparties en 79 genres, présentes dans les néotropiques, en Afrique continentale, à Madagascar et en Asie.
Source Estrada, Alejandro et al., « Impending Extinction Crisis of the World’s Primates: Why Primates Matter », Science Advances, vol. 3, e1600946, 2017, résumé.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage La première division sépare deux sous-ordres : les strepsirrhiniens — lémurs, loris, galagos — et les haplorrhiniens, qui réunissent tous les autres, tarsiers compris.
Order Primates is divided into two groups: Strepsirrhini (“turned-nosed”) and Haplorhini (“simple-nosed”) primates. Strepsirrhines, also called the wet-nosed primates, include prosimians like the bush babies and pottos of Africa, the lemurs of Madagascar, and the lorises of Southeast Asia. Haplorhines, or dry-nosed primates, include tarsiers (Figure 29.42) and simians (New World monkeys, Old World monkeys, apes, and humans).
Traduction de la rédaction L’ordre des primates se divise en deux groupes : les strepsirrhiniens (« au nez retourné ») et les haplorrhiniens (« au nez simple »). Les strepsirrhiniens, ou primates à nez humide, comprennent des prosimiens comme les galagos et les pottos d’Afrique, les lémurs de Madagascar et les loris d’Asie du Sud-Est. Les haplorrhiniens, ou primates à nez sec, comprennent les tarsiers (figure 29.42) et les simiens (singes du Nouveau Monde, singes de l’Ancien Monde, grands singes et humains).
Source Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, chapitre 29.7 « The Evolution of Primates », chapitre 29.7 « The Evolution of Primates », sous-section « Characteristics of Primates », 2e paragraphe.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage environ 60 % des espèces menacées d’extinction, et environ 75 % dont les effectifs diminuent
~60% of primate species are now threatened with extinction and ~75% have declining populations
Traduction de la rédaction environ 60 % des espèces de primates sont aujourd’hui menacées d’extinction et environ 75 % ont des populations en déclin
Source Estrada, Alejandro et al., « Impending Extinction Crisis of the World’s Primates: Why Primates Matter », Science Advances, vol. 3, e1600946, 2017, résumé.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage 87 % des espèces de Madagascar, 73 % en Asie, mais 37 % en Afrique continentale et 36 % dans les Amériques tropicales
87% of species in Madagascar are threatened, as are 73% in Asia, 37% in mainland Africa, and 36% in the Neotropics
Traduction de la rédaction 87 % des espèces de Madagascar sont menacées, comme 73 % en Asie, 37 % en Afrique continentale et 36 % dans les néotropiques
Source Estrada, Alejandro et al., « Impending Extinction Crisis of the World’s Primates: Why Primates Matter », Science Advances, vol. 3, e1600946, 2017, corps de l’article.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage la demande des marchés, mondiaux et locaux, qui entraîne la destruction des forêts — agriculture industrielle, élevage extensif, exploitation forestière, mines, forages, barrages, routes nouvelles
mainly global and local market demands, leading to extensive habitat loss through the expansion of industrial agriculture, large-scale cattle ranching, logging, oil and gas drilling, mining, dam building, and the construction of new road networks
Traduction de la rédaction principalement la demande des marchés, mondiaux et locaux, qui entraîne une vaste perte d’habitat par l’expansion de l’agriculture industrielle, de l’élevage bovin à grande échelle, de l’exploitation forestière, des forages pétroliers et gaziers, des mines, de la construction de barrages et de nouveaux réseaux routiers
Source Estrada, Alejandro et al., « Impending Extinction Crisis of the World’s Primates: Why Primates Matter », Science Advances, vol. 3, e1600946, 2017, résumé.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage Les décomptes d’espèces et la part évaluée comme menacée changent d’une version de la Liste rouge à l’autre.
So far around 45,000 of these have been assessed for inclusion on the IUCN Red List. […] It is important to recognize that species may change in Red List category just because better information has become available; a category change does not necessarily mean that the species' status has changed.
Traduction de la rédaction À ce jour, environ 45 000 d’entre elles ont été évaluées en vue de leur inscription sur la Liste rouge de l’UICN. […] Il importe de reconnaître que des espèces peuvent changer de catégorie de la Liste rouge simplement parce qu’une meilleure information est devenue disponible ; un changement de catégorie ne signifie pas nécessairement que le statut de l’espèce a changé.
Source UICN, Guidelines for Appropriate Uses of Red List Data, s. d., « The IUCN Red List of Threatened Species™ - the key facts », point 3b ; puis tableau « appropriate and inappropriate uses », ligne « Monitoring and evaluation », colonne « Inappropriate uses ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage Des mouvements, comme le Great Ape Project, plaident pour étendre aux grands singes non humains des droits fondamentaux : le droit à la vie, la protection de la liberté individuelle et l’interdiction de la torture.
The right to life, the protection of individual liberty and the prohibition of torture are proposed by the Great Ape Project as minimum conditions in the relationship between men and great apes. […] We propose to extend the granting of rights on an equal basis to all hominids/great apes: humans, chimpanzees, bonobos, gorillas and orangutans.
Traduction de la rédaction Le droit à la vie, la protection de la liberté individuelle et l’interdiction de la torture sont proposés par le Great Ape Project comme conditions minimales de la relation entre les hommes et les grands singes. […] Nous proposons d’étendre l’octroi de droits, sur un pied d’égalité, à tous les hominidés / grands singes : humains, chimpanzés, bonobos, gorilles et orangs-outans.
Source Projeto GAP (Great Ape Project), « World Declaration on Great Apes Rights », s. d., page « World Declaration on Great Apes Rights », introduction, avant la liste des trois principes.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Références bibliographiques
15
- American Association of Biological Anthropologists, « AABA Statement on Race & Racism », 27 mars 2019, en accès libre (la race ne rend pas compte de la variation biologique humaine ; pas de types continentaux ni de groupes génétiques raciaux distincts). https://bioanth.org/about/aaba-statement-on-race-racism/
- Cavalieri, Paola et Singer, Peter (dir.), The Great Ape Project: Equality Beyond Humanity, Fourth Estate, 1993, en bibliothèque (le débat sur un statut juridique des grands singes).
- Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, en accès libre (la division des primates en strepsirrhiniens et haplorrhiniens, tarsiers compris chez les seconds). https://openstax.org/details/books/biology-2e
- Estrada, Alejandro et al., « Impending Extinction Crisis of the World’s Primates: Why Primates Matter », Science Advances, vol. 3, e1600946, 2017, en accès libre (504 espèces en 79 genres ; environ 60 % menacées et 75 % en déclin ; la répartition régionale de la menace ; les causes nommées). https://doi.org/10.1126/sciadv.1600946
- Fleagle, John G., Primate Adaptation and Evolution, Academic Press, 2013, en bibliothèque (les sous-ordres et les grands ensembles de primates).
- Gregory, T. Ryan, « Understanding Evolutionary Trees », Evolution: Education and Outreach, vol. 1, 2008, p. 121-137, en accès libre (l’échelle des êtres et les représentations linéaires de l’évolution).
- Hublin, Jean-Jacques et al., « New Fossils from Jebel Irhoud, Morocco, and the Pan-African Origin of Homo sapiens », Nature, vol. 546, 2017, p. 289-292, accès payant (l’âge d’apparition de notre espèce ; voir l’entrée 3.1).
- Lewontin, Richard C., « The Apportionment of Human Diversity », Evolutionary Biology, vol. 6, 1972, p. 381-398, en bibliothèque (la répartition de la diversité génétique humaine ; voir l’entrée 2.1).
- National Human Genome Research Institute, « Race », Talking Glossary of Genomic and Genetic Terms, en accès libre (plus de variation génétique au sein des groupes qu’entre eux). https://www.genome.gov/genetics-glossary/Race
- Projeto GAP (Great Ape Project), « World Declaration on Great Apes Rights », s. d., en accès libre (les trois droits — vie, liberté individuelle, interdiction de la torture — que le mouvement demande d’étendre aux grands singes). https://www.projetogap.org/en/orld-declaration-of-the-rights-of-great-apes/
- Smithsonian Institution, Human Origins Program, « Genetics », en accès libre (l’ancêtre commun des humains et des chimpanzés, qui vivait il y a 8 à 6 millions d’années). https://humanorigins.si.edu/evidence/genetics
- UICN, Guidelines for Appropriate Uses of Red List Data, s. d., en accès libre (un changement de catégorie peut tenir à une meilleure information, sans changement réel du statut ; une évaluation encore partielle). https://portals.iucn.org/library/sites/library/files/documents/Rep-2009-007.pdf
- UICN, Liste rouge des espèces menacées, ordre Primates, en accès libre (les proportions de menace, qui évoluent à chaque version). https://www.iucnredlist.org/
- University of California Museum of Paleontology, Understanding Evolution, « Trees, not ladders », en accès libre (la lecture des arbres et la coexistence des lignées). https://evolution.berkeley.edu/
- Wellcome Sanger Institute, « Ancient Interbreeding between Chimpanzees and Bonobos Revealed », communiqué de presse sur une étude dirigée par Tomàs Marquès-Bonet et publiée dans Science, en accès libre (la séparation entre chimpanzés et bonobos, il y a 1,5 à 2 millions d’années). https://www.sanger.ac.uk/news/view/ancient-interbreeding-between-chimpanzees-and-bonobos-revealed
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