
Si une encyclopédie suivait le nombre d’espèces, la plupart de ses pages iraient à des animaux à six pattes.
Les livres ne font pas cela. La science non plus.
Cette page existe pour corriger cela.
Les proportions réelles
Notre page sur la classification (5.1) établit un fait documenté par le biologiste Robert May : l’effort mondial de description des espèces se répartit à peu près également entre trois grands ensembles — les vertébrés, les plantes et les invertébrés.1
Or :
- Les plantes comptent environ dix fois plus d’espèces connues que les vertébrés.
- Les invertébrés, environ cent fois plus.
Un tiers du budget et du temps de recherche pour chaque groupe, alors que l’un d’eux est cent fois plus vaste que les autres.
Pourquoi ce biais existe
Ce n’est pas une interprétation : c’est le constat explicite des chercheurs. Les mammifères et les oiseaux sont mieux étudiés parce que leurs traits ressemblent aux nôtres.2
Nous avons des yeux, ils ont des yeux. Nous avons une bouche à peu près à la même place. Ils expriment des attitudes que nous reconnaissons : la peur, la faim, l’attention. Une araignée ou un mille-pattes n’ont rien de tout cela sous une forme qui nous soit familière.
Nous étudions en priorité ce que nous reconnaissons.
Ce n’est pas une faute morale. C’est un biais cognitif et institutionnel : une inclinaison qui oriente la recherche sans qu’elle soit toujours consciente.
« Une affection démesurée pour les coléoptères »
On attribue au biologiste britannique J.B.S. Haldane une réplique célèbre. Interrogé par des théologiens sur ce que l’étude de la nature lui apprenait sur le Créateur, il aurait répondu que celui-ci devait avoir « une affection démesurée pour les coléoptères ».
Voici ce que l’histoire des sciences permet d’en établir :
- Le fond est solide : Haldane a exprimé cette idée à plusieurs reprises ; le paléontologue Stephen Jay Gould a remonté la piste en 1993.
- La forme exacte varie : Les citations au mot près qui circulent dans la littérature populaire dérivent de retranscriptions ultérieures secondaires.
- Le décor est sans doute apocryphe : La scène avec des théologiens vient d’un article de l’écologue G. Evelyn Hutchinson, qui la présente lui-même comme peut-être apocryphe.3
Le fait derrière le mot d’esprit
À l’époque où Haldane s’exprime, environ une espèce animale décrite sur quatre est un coléoptère.
Aujourd’hui, les ordres de grandeur restent saisissants. Les insectes sont le groupe d’animaux le plus divers de la planète : environ un million d’espèces nommées — à comparer aux quelque 6 500 espèces de mammifères.4
À eux seuls, ils représentent 85 % des espèces d’arthropodes, deux tiers des espèces animales, et près de la moitié de toutes les espèces connues sur Terre.5
Les coléoptères, ceux de la boutade, comptent pour environ 40 % des espèces d’arthropodes décrites — insectes, araignées et mille-pattes compris.6
Ce que les décomptes cachent
Une grande partie des espèces d’insectes au catalogue ne sont connues que par très peu d’exemplaires, parfois par un unique spécimen conservé dans un musée. L’essentiel du répertoire repose sur des observations non renouvelées.7
Ce que nous avons compté dépend de là où nous avons cherché.
Et combien y en a-t-il vraiment ?
Les estimations ont beaucoup bougé, et dans un sens qui vaut d’être noté. Il y a quelques décennies, on avançait trente millions d’espèces d’insectes ou davantage, à partir d’un raisonnement sur le nombre d’insectes propres à chaque espèce de plante.8
Les travaux récents jugent ces chiffres hautement improbables. En rassemblant plusieurs méthodes indépendantes, une synthèse de 2018 converge vers environ 5,5 millions d’espèces d’insectes — dont un million et demi de coléoptères — et sept millions d’arthropodes terrestres au total.9
Avec un million d’espèces nommées, cela signifie que 80 % des insectes restent à découvrir.10
Le sens de la révision mérite d’être retenu : ici, l’estimation a été divisée par cinq. Un chiffre qui bouge n’est pas forcément un chiffre qui monte.
Trois groupes que le titre annonce
Cette page porte trois noms dans son titre. Il serait paradoxal de dénoncer l’invisibilité de ces animaux sans jamais dire ce qu’ils sont.
Les trois appartiennent au même grand ensemble, celui des arthropodes : des animaux à squelette externe, articulé, qu’il faut abandonner pour grandir. Aucun d’eux ne grossit progressivement comme nous. Ils muent — ils sortent d’une carapace devenue trop petite, et la nouvelle durcit à l’air.11
| Pattes | Corps | Antennes | Ailes | |
|---|---|---|---|---|
| Insectes | 6 | 3 parties | 1 paire | souvent |
| Arachnides | 8 | 2 parties | aucune | jamais |
| Myriapodes | beaucoup | nombreux anneaux | 1 paire | jamais |
Sources du tableau12
Il suffit de compter les pattes pour trancher dans presque tous les cas. Une araignée n’est pas un insecte, et un mille-pattes non plus.
Un mille-pattes n’a jamais mille pattes. Selon les espèces, on en compte de quelques dizaines à un peu plus de sept cents. Le nom est une exagération ancienne, restée dans la langue — comme le poisson-chat, qui n’est pas un chat.
Deux vies dans une seule
Voici ce qui rend les insectes si difficiles à comparer au reste du monde animal.
Chez beaucoup d’entre eux, l’animal jeune et l’animal adulte ne se ressemblent pas du tout. Une chenille et un papillon sont le même individu. Une larve blanche dans le sol et un scarabée aussi.
Entre les deux, une réorganisation profonde du corps : c’est la métamorphose.13
Cela ne relève pas de la curiosité. Cela change la façon dont l’espèce occupe le monde :
- La chenille mange des feuilles ; le papillon boit du nectar.
- La larve vit dans l’eau ; l’adulte vole.
- Les deux formes ne se disputent ni la même nourriture ni le même espace.
Un même animal exploite deux milieux au cours de sa vie, sans jamais se concurrencer lui-même. C’est l’une des explications avancées à leur extraordinaire diversité.
Toutes les espèces ne fonctionnent pas ainsi : chez les sauterelles ou les punaises, le jeune ressemble déjà à l’adulte en plus petit et change par mues successives, sans bouleversement.14
Ils volaient les premiers
Un dernier fait, qui remet les proportions en place aussi sûrement que les décomptes du début de cette page.
Les insectes ont conquis les airs peut-être quatre-vingt-dix millions d’années avant le premier vertébré volant. Quand les reptiles volants sont apparus, l’air était occupé depuis très longtemps.15
Ce ne sont donc pas de petits animaux venus s’ajouter en marge d’un monde de vertébrés. Ils étaient là avant, en plus grand nombre, et dans plus d’endroits.16
Pourquoi cela compte
Ce que l’on apprend du monde vivant façonne l’idée que l’on s’en fait. Si l’imagerie collective ne montre que des animaux à fourrure ou à plumes, nous construisons l’illusion d’un monde peuplé de grands animaux, où les insectes ne seraient qu’un décor secondaire.
Ce monde-là n’existe pas.
Ce biais a des conséquences concrètes sur les choix de conservation, les financements de la recherche et la perception des effondrements de biodiversité. On ne protège que ce que l’on voit.17
Corriger une proportion n’est pas un exercice de comptabilité : c’est réaligner notre représentation sur le réel.
Note 1
Part of the problem is that taxonomic effort is approximately divided 1∶1∶1 among vertebrates, plants, and invertebrates, whereas plant species are roughly 10 times, and invertebrates 100 times, more numerous than vertebrates […]
Une partie du problème est que l’effort taxonomique se répartit à peu près à parts égales (1:1:1) entre vertébrés, plantes et invertébrés, alors que les espèces de plantes sont environ 10 fois, et les invertébrés 100 fois, plus nombreuses que les vertébrés […]
May, Robert M., « Why Worry about How Many Species and Their Loss? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001130, 2011
Note 2
Mammals and birds are the best known, again reflecting our narcissism: their features are akin to our own.
Les mammifères et les oiseaux sont les mieux connus, ce qui reflète encore notre narcissisme : leurs traits ressemblent aux nôtres.
May, Robert M., « Why Worry about How Many Species and Their Loss? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001130, 2011
Note 3
Many have looked for the origins of the quotation, and everyone agrees that he uttered a sentiment like the quotation on several occasions, but no one has confirmed that he ever actually stated it just this way. […] Haldane was purportedly asked by a theologically-minded audience what could be inferred about God from a study of His creation.
Beaucoup ont cherché l’origine de la citation, et tous s’accordent à dire qu’il a exprimé à plusieurs reprises une idée semblable, mais personne n’a confirmé qu’il l’ait jamais formulée exactement ainsi. […] On aurait demandé à Haldane, devant un public porté sur la théologie, ce que l’on pouvait déduire de Dieu à partir de l’étude de sa création.
Ashworth, William B., Jr., « J. B. S. Haldane », Scientist of the Day, Linda Hall Library, 5 novembre 2018
Gould's essay, entitled "A Special Fondness for Beetles" (Gould, 1995), cites, from one of Hutchinson's papers, the following paragraph: "There is a story, perhaps apocryphal, of the distinguished British biologist, J.B.S. Haldane, who found himself in the company of a group of theologians.
L’essai de Gould, intitulé « A Special Fondness for Beetles » (Gould, 1995), cite, tiré de l’un des articles de Hutchinson, le paragraphe suivant : « Il existe une histoire, peut-être apocryphe, sur l’éminent biologiste britannique J.B.S. Haldane, qui se trouva en compagnie d’un groupe de théologiens.
Bonatti, Enrico, « Hutchinson’s Tree », Journal of Limnology, vol. 80, n° 3, 2021
There is a story, perhaps apocryphal, of the distinguished British biologist, J.B.S. Haldane, who found himself in the company of a group of theologians. On being asked what one could conclude as to the nature of the Creator from a study of his creation, Haldane is said to have answered "An inordinate fondness for beetles!".
On raconte une histoire, peut-être apocryphe, sur l’éminent biologiste britannique J.B.S. Haldane, qui se trouvait en compagnie d’un groupe de théologiens. Comme on lui demandait ce que l’on pouvait conclure de la nature du Créateur à partir de l’étude de sa création, Haldane aurait répondu : « Une affection démesurée pour les coléoptères ! ».
Bonatti, Enrico, « Hutchinson’s Tree », Journal of Limnology, vol. 80, n° 3, 2021
Note 4
Insects are the most diverse group of organisms on Earth with 952,794 described species
Les insectes sont le groupe d’organismes le plus diversifié sur Terre, avec 952 794 espèces décrites
Hébert, Christian, « Forest Arthropod Diversity », dans Forest Entomology and Pathology, Springer, 2023, p. 45-90
We found 6,495 species of currently recognized mammals (96 recently extinct, 6,399 extant), compared to 5,416 in MSW3 (75 extinct, 5,341 extant)—an increase of 1,079 species in about 13 years, including 11 species newly described as having gone extinct in the last 500 years.
Nous avons recensé 6 495 espèces de mammifères actuellement reconnues (96 éteintes récemment, 6 399 actuelles), contre 5 416 dans MSW3 (75 éteintes, 5 341 actuelles) — une hausse de 1 079 espèces en environ 13 ans, dont 11 espèces nouvellement décrites comme éteintes au cours des 500 dernières années.
Burgin, Connor J. et al., « How Many Species of Mammals Are There? », Journal of Mammalogy, vol. 99, n° 1, 2018, p. 1-14, en accès libre ; et Mammal Diversity Database, American Society of Mammalogists
Note 5
They account for 85% of arthropod species, 67% of animal species and 47% of all species currently known on the planet
Ils représentent 85 % des espèces d’arthropodes, 67 % des espèces animales et 47 % de toutes les espèces connues à ce jour sur la planète
Hébert, Christian, « Forest Arthropod Diversity », dans Forest Entomology and Pathology, Springer, 2023, p. 45-90
Note 6
which focused on the species richness of beetles and argued that because this taxon accounts for around 40% of all described species of arthropods
qui portait sur la richesse en espèces des coléoptères et soutenait que, ce groupe représentant environ 40 % de toutes les espèces d’arthropodes décrites
Stork, Nigel E., « How Many Species of Insects and Other Terrestrial Arthropods Are There on Earth? », Annual Review of Entomology, vol. 63, 2018, p. 31-45
Note 7
Recent reviews suggest that in tropical arthropod samples, 30% of all species are represented by only one specimen […] Here, we first demonstrate that rare species are similarly common in specimen samples used for taxonomic research
Des synthèses récentes suggèrent que, dans les échantillons d’arthropodes tropicaux, 30 % de toutes les espèces sont représentées par un seul spécimen […] Ici, nous montrons d’abord que les espèces rares sont tout aussi fréquentes dans les échantillons de spécimens utilisés pour la recherche taxonomique
Lim, Gwynne S., Balke, Michael et Meier, Rudolf, « Determining Species Boundaries in a World Full of Rarity », Systematic Biology, vol. 61, 2012, p. 165-169
Note 8
Previous estimates of 30 million species or more based on the host specificity of insects to plants now seem extremely unlikely.
Les estimations antérieures de 30 millions d’espèces ou plus, fondées sur la spécificité des insectes envers leurs plantes hôtes, paraissent aujourd’hui extrêmement improbables.
Stork, Nigel E., « How Many Species of Insects and Other Terrestrial Arthropods Are There on Earth? », Annual Review of Entomology, vol. 63, 2018, p. 31-45
Note 9
Taking the mean of most of these new estimates indicates that globally there are approximately 1.5 million, 5.5 million, and 7 million species of beetles, insects, and terrestrial arthropods, respectively.
La moyenne de la plupart de ces nouvelles estimations indique qu’il existe dans le monde environ 1,5 million d’espèces de coléoptères, 5,5 millions d’espèces d’insectes et 7 millions d’espèces d’arthropodes terrestres.
Stork, Nigel E., « How Many Species of Insects and Other Terrestrial Arthropods Are There on Earth? », Annual Review of Entomology, vol. 63, 2018, p. 31-45
Note 10
With 1 million insect species named, this suggests that 80% remain to be discovered
Avec un million d’espèces d’insectes nommées, cela laisse penser que 80 % restent à découvrir
Stork, Nigel E., « How Many Species of Insects and Other Terrestrial Arthropods Are There on Earth? », Annual Review of Entomology, vol. 63, 2018, p. 31-45
Note 11
The arthropods, one of the most successful taxonomic groups on the planet, are coelomate organisms characterized by a hard exoskeleton and jointed appendages. […] In order to grow, the arthropod must shed the exoskeleton during a process called ecdysis (“to strip off”) […]
Les arthropodes, l’un des groupes taxinomiques qui ont le mieux réussi sur la planète, sont des organismes cœlomates caractérisés par un exosquelette rigide et des appendices articulés. […] Pour grandir, l’arthropode doit se débarrasser de son exosquelette, au cours d’un processus appelé ecdysis (« se dépouiller ») […]
Rye, Connie, Wise, Robert, Jurukovski, Vladimir, DeSaix, Jean, Choi, Jung et Avissar, Yael, Biology, OpenStax, 2016, chapitre 28, § 28.4 « Superphylum Ecdysozoa »
Note 12
The body of an adult insect has three parts: the head, the thorax and the abdomen. […] The body of an arachnid generally has two parts: the cephalothorax (a combined head and thorax) and the abdomen. […] Arachnids do not have antennae. […] Adult insects have a pair of antennae usually located between or in front of the compound eyes. […] Spiders, mites, and ticks (Arachnids) have eight legs while adult insects have six legs.
Le corps d’un insecte adulte a trois parties : la tête, le thorax et l’abdomen. […] Le corps d’un arachnide a en général deux parties : le céphalothorax (tête et thorax réunis) et l’abdomen. […] Les arachnides n’ont pas d’antennes. […] Les insectes adultes ont une paire d’antennes, situées d’ordinaire entre les yeux composés ou devant eux. […] Les araignées, les acariens et les tiques (arachnides) ont huit pattes, alors que les insectes adultes en ont six.
Dombroskie, Jason J., Gabriel, Steve et Brewer, Lori, « Basic Entomology for Identification », fiche, Cornell University (Cornell Cooperative Extension), janvier 2013
Subphylum Myriapoda comprises arthropods with numerous legs. […] Although the name is misleading, suggesting that thousands of legs are present in these invertebrates, the number of legs typically varies from 10 to 750. […] Millipedes have two pairs of legs per segment, positioned under the body, as compared to centipedes, who have one pair per segment, positioned laterally to the body (Figure 28.40b).
Le sous-embranchement des myriapodes regroupe des arthropodes aux pattes nombreuses. […] Bien que leur nom soit trompeur, en laissant croire que ces invertébrés ont des milliers de pattes, le nombre de pattes varie en général de 10 à 750. […] Les diplopodes (mille-pattes) ont deux paires de pattes par segment, placées sous le corps, alors que les chilopodes (scolopendres) en ont une paire par segment, placée sur les côtés du corps (figure 28.40b).
Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, 2018, section 28.6 « Superphylum Ecdysozoa: Arthropods »
Note 13
resting stage during which tissues are reorganized from larval form to adult form. The pupa is the third body form in the life cycle of insects that undergo complete metamorphosis (like caterpillars).
stade de repos au cours duquel les tissus sont réorganisés de la forme larvaire à la forme adulte. La nymphe est la troisième forme corporelle du cycle de vie des insectes à métamorphose complète (comme les chenilles).
Dr. Biology, « Complete Metamorphosis », Ask A Biologist, Arizona State University, School of Life Sciences
Note 14
Those which have immature stages similar in shape to the adult minus the wings are called 'hemimetabolous', meaning they undergo partial or incomplete (hemi = part) change. […] Typical hemimetabolous insects are the Hemiptera (Scales, Aphids, Whitefly, Cicadas, Leafhoppers and True Bugs), Orthoptera (Grasshoppers and Crickets), […]
Ceux dont les stades immatures ont une forme semblable à celle de l’adulte, les ailes en moins, sont dits « hémimétaboles », c’est-à-dire qu’ils subissent un changement partiel ou incomplet (hemi = partie). […] Les insectes hémimétaboles typiques sont les hémiptères (cochenilles, pucerons, aleurodes, cigales, cicadelles et punaises), les orthoptères (sauterelles et grillons), […]
Britton, David, « Metamorphosis: A Remarkable Change », Australian Museum, mise à jour du 20 novembre 2019
Note 15
Insects were the first animals to evolve powered flight and did so perhaps 90 million years before the first flight among vertebrates.
Les insectes ont été les premiers animaux à acquérir le vol battu, et ils l’ont fait peut-être 90 millions d’années avant le premier vol chez les vertébrés.
Knecht, Richard J., Engel, Michael S. et Benner, Jacob S., « Late Carboniferous Paleoichnology Reveals the Oldest Full-body Impression of a Flying Insect », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 108, 2011, p. 6515-6519
Paleozoic myriapods include possibly the earliest land animals
Les myriapodes du Paléozoïque comptent peut-être parmi les premiers animaux terrestres
Shear, William A. et Kukalová-Peck, Jarmila, « The Ecology of Paleozoic Terrestrial Arthropods », Canadian Journal of Zoology, vol. 68, 1990, p. 1807-1834
Note 16
Major sections cover the relationships and evolution of each order of hexapod. The book also chronicles major episodes in the evolutionary history of insects: their modest beginnings in the Devonian, the origin of wings hundreds of millions of years before pterosaurs and birds, […]
De grandes sections traitent des relations et de l’évolution de chaque ordre d’hexapodes. Le livre retrace aussi les grands épisodes de l’histoire évolutive des insectes : leurs modestes débuts au Dévonien, l’origine des ailes des centaines de millions d’années avant les ptérosaures et les oiseaux, […]
Grimaldi, David et Engel, Michael S., Evolution of the Insects, Cambridge University Press, 2005, pages liminaires (présentation de l’éditeur et table des matières)
Note 17
Conservation efforts have largely been focused on charismatic megafauna, especially birds and mammals, with little thought on ecosystem connectivity […] Partly to blame for these biases is a lack of capacity and data, which, in the view of policymakers, leads to a lack of funding, which in turn, feeds back into lack of capacity and data, in a continuous cycle.
Les efforts de conservation se sont surtout concentrés sur la mégafaune charismatique, en particulier les oiseaux et les mammifères, sans guère penser à la connectivité des écosystèmes […] Ces biais s’expliquent en partie par un manque de moyens et de données, qui, aux yeux des décideurs, entraîne un manque de financements, lequel nourrit à son tour le manque de moyens et de données, dans un cercle continu.
Cardoso, Pedro et al., « Scientists’ Warning to Humanity on Insect Extinctions », Biological Conservation, vol. 242, 108426, 2020
Notes et sources
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Passage l’effort mondial de description des espèces se répartit à peu près également entre trois grands ensembles
Part of the problem is that taxonomic effort is approximately divided 1∶1∶1 among vertebrates, plants, and invertebrates, whereas plant species are roughly 10 times, and invertebrates 100 times, more numerous than vertebrates […]
Traduction de la rédaction Une partie du problème est que l’effort taxonomique se répartit à peu près à parts égales (1:1:1) entre vertébrés, plantes et invertébrés, alors que les espèces de plantes sont environ 10 fois, et les invertébrés 100 fois, plus nombreuses que les vertébrés […]
Source May, Robert M., « Why Worry about How Many Species and Their Loss? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001130, 2011, troisième paragraphe du corps de l’article (« Part of the problem… »).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
- ↑
Passage Les mammifères et les oiseaux sont mieux étudiés parce que leurs traits ressemblent aux nôtres.
Mammals and birds are the best known, again reflecting our narcissism: their features are akin to our own.
Traduction de la rédaction Les mammifères et les oiseaux sont les mieux connus, ce qui reflète encore notre narcissisme : leurs traits ressemblent aux nôtres.
Source May, Robert M., « Why Worry about How Many Species and Their Loss? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001130, 2011, troisième paragraphe du corps de l’article.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Haldane a exprimé cette idée à plusieurs reprises […] Le décor est sans doute apocryphe
Many have looked for the origins of the quotation, and everyone agrees that he uttered a sentiment like the quotation on several occasions, but no one has confirmed that he ever actually stated it just this way. […] Haldane was purportedly asked by a theologically-minded audience what could be inferred about God from a study of His creation.
Traduction de la rédaction Beaucoup ont cherché l’origine de la citation, et tous s’accordent à dire qu’il a exprimé à plusieurs reprises une idée semblable, mais personne n’a confirmé qu’il l’ait jamais formulée exactement ainsi. […] On aurait demandé à Haldane, devant un public porté sur la théologie, ce que l’on pouvait déduire de Dieu à partir de l’étude de sa création.
Source Ashworth, William B., Jr., « J. B. S. Haldane », Scientist of the Day, Linda Hall Library, 5 novembre 2018, paragraphe sur la citation des coléoptères (« But to most biologists, Haldane is best known… »), 2ᵉ et 4ᵉ phrases.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage La scène avec des théologiens vient d’un article de l’écologue G. Evelyn Hutchinson, qui la présente lui-même comme peut-être apocryphe.
Gould's essay, entitled "A Special Fondness for Beetles" (Gould, 1995), cites, from one of Hutchinson's papers, the following paragraph: "There is a story, perhaps apocryphal, of the distinguished British biologist, J.B.S. Haldane, who found himself in the company of a group of theologians.
Traduction de la rédaction L’essai de Gould, intitulé « A Special Fondness for Beetles » (Gould, 1995), cite, tiré de l’un des articles de Hutchinson, le paragraphe suivant : « Il existe une histoire, peut-être apocryphe, sur l’éminent biologiste britannique J.B.S. Haldane, qui se trouva en compagnie d’un groupe de théologiens.
Source Bonatti, Enrico, « Hutchinson’s Tree », Journal of Limnology, vol. 80, n° 3, 2021, première page de l’article (p. 242), 1ᵉʳ paragraphe.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage La scène avec des théologiens […] qui la présente lui-même comme peut-être apocryphe.
There is a story, perhaps apocryphal, of the distinguished British biologist, J.B.S. Haldane, who found himself in the company of a group of theologians. On being asked what one could conclude as to the nature of the Creator from a study of his creation, Haldane is said to have answered "An inordinate fondness for beetles!".
Traduction de la rédaction On raconte une histoire, peut-être apocryphe, sur l’éminent biologiste britannique J.B.S. Haldane, qui se trouvait en compagnie d’un groupe de théologiens. Comme on lui demandait ce que l’on pouvait conclure de la nature du Créateur à partir de l’étude de sa création, Haldane aurait répondu : « Une affection démesurée pour les coléoptères ! ».
Source Bonatti, Enrico, « Hutchinson’s Tree », Journal of Limnology, vol. 80, n° 3, 2021, résumé.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Les insectes sont le groupe d’animaux le plus divers de la planète : environ un million d’espèces nommées
Insects are the most diverse group of organisms on Earth with 952,794 described species
Traduction de la rédaction Les insectes sont le groupe d’organismes le plus diversifié sur Terre, avec 952 794 espèces décrites
Source Hébert, Christian, « Forest Arthropod Diversity », dans Forest Entomology and Pathology, Springer, 2023, p. 45-90, § 3.1 Introduction.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage à comparer aux quelque 6 500 espèces de mammifères
We found 6,495 species of currently recognized mammals (96 recently extinct, 6,399 extant), compared to 5,416 in MSW3 (75 extinct, 5,341 extant)—an increase of 1,079 species in about 13 years, including 11 species newly described as having gone extinct in the last 500 years.
Traduction de la rédaction Nous avons recensé 6 495 espèces de mammifères actuellement reconnues (96 éteintes récemment, 6 399 actuelles), contre 5 416 dans MSW3 (75 éteintes, 5 341 actuelles) — une hausse de 1 079 espèces en environ 13 ans, dont 11 espèces nouvellement décrites comme éteintes au cours des 500 dernières années.
Source Burgin, Connor J. et al., « How Many Species of Mammals Are There? », Journal of Mammalogy, vol. 99, n° 1, 2018, p. 1-14, en accès libre ; et Mammal Diversity Database, American Society of Mammalogists, Burgin et al. 2018, résumé (abstract).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage ils représentent 85 % des espèces d’arthropodes, deux tiers des espèces animales, et près de la moitié de toutes les espèces connues sur Terre
They account for 85% of arthropod species, 67% of animal species and 47% of all species currently known on the planet
Traduction de la rédaction Ils représentent 85 % des espèces d’arthropodes, 67 % des espèces animales et 47 % de toutes les espèces connues à ce jour sur la planète
Source Hébert, Christian, « Forest Arthropod Diversity », dans Forest Entomology and Pathology, Springer, 2023, p. 45-90, § 3.1 Introduction.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Les coléoptères, ceux de la boutade, comptent pour environ 40 % des espèces d’arthropodes décrites — insectes, araignées et mille-pattes compris.
which focused on the species richness of beetles and argued that because this taxon accounts for around 40% of all described species of arthropods
Traduction de la rédaction qui portait sur la richesse en espèces des coléoptères et soutenait que, ce groupe représentant environ 40 % de toutes les espèces d’arthropodes décrites
Source Stork, Nigel E., « How Many Species of Insects and Other Terrestrial Arthropods Are There on Earth? », Annual Review of Entomology, vol. 63, 2018, p. 31-45, p. 37.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Une grande partie des espèces d’insectes au catalogue ne sont connues que par très peu d’exemplaires, parfois par un unique spécimen
Recent reviews suggest that in tropical arthropod samples, 30% of all species are represented by only one specimen […] Here, we first demonstrate that rare species are similarly common in specimen samples used for taxonomic research
Traduction de la rédaction Des synthèses récentes suggèrent que, dans les échantillons d’arthropodes tropicaux, 30 % de toutes les espèces sont représentées par un seul spécimen […] Ici, nous montrons d’abord que les espèces rares sont tout aussi fréquentes dans les échantillons de spécimens utilisés pour la recherche taxonomique
Source Lim, Gwynne S., Balke, Michael et Meier, Rudolf, « Determining Species Boundaries in a World Full of Rarity », Systematic Biology, vol. 61, 2012, p. 165-169, extrait d’ouverture (accès libre sur la page de l’éditeur).
Accès payant · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Il y a quelques décennies, on avançait trente millions d’espèces d’insectes ou davantage, à partir d’un raisonnement sur le nombre d’insectes propres à chaque espèce de plante. Les travaux récents jugent ces chiffres hautement improbables.
Previous estimates of 30 million species or more based on the host specificity of insects to plants now seem extremely unlikely.
Traduction de la rédaction Les estimations antérieures de 30 millions d’espèces ou plus, fondées sur la spécificité des insectes envers leurs plantes hôtes, paraissent aujourd’hui extrêmement improbables.
Source Stork, Nigel E., « How Many Species of Insects and Other Terrestrial Arthropods Are There on Earth? », Annual Review of Entomology, vol. 63, 2018, p. 31-45, résumé.
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Passage ils convergent aujourd’hui vers environ 5,5 millions d’espèces d’insectes — dont un million et demi de coléoptères — et sept millions d’arthropodes terrestres au total
Taking the mean of most of these new estimates indicates that globally there are approximately 1.5 million, 5.5 million, and 7 million species of beetles, insects, and terrestrial arthropods, respectively.
Traduction de la rédaction La moyenne de la plupart de ces nouvelles estimations indique qu’il existe dans le monde environ 1,5 million d’espèces de coléoptères, 5,5 millions d’espèces d’insectes et 7 millions d’espèces d’arthropodes terrestres.
Source Stork, Nigel E., « How Many Species of Insects and Other Terrestrial Arthropods Are There on Earth? », Annual Review of Entomology, vol. 63, 2018, p. 31-45, résumé.
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Passage Avec un million d’espèces nommées, cela signifie que 80 % des insectes restent à découvrir.
With 1 million insect species named, this suggests that 80% remain to be discovered
Traduction de la rédaction Avec un million d’espèces d’insectes nommées, cela laisse penser que 80 % restent à découvrir
Source Stork, Nigel E., « How Many Species of Insects and Other Terrestrial Arthropods Are There on Earth? », Annual Review of Entomology, vol. 63, 2018, p. 31-45, résumé.
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Passage des animaux à squelette externe, articulé, qu’il faut abandonner pour grandir […] Ils muent
The arthropods, one of the most successful taxonomic groups on the planet, are coelomate organisms characterized by a hard exoskeleton and jointed appendages. […] In order to grow, the arthropod must shed the exoskeleton during a process called ecdysis (“to strip off”) […]
Traduction de la rédaction Les arthropodes, l’un des groupes taxinomiques qui ont le mieux réussi sur la planète, sont des organismes cœlomates caractérisés par un exosquelette rigide et des appendices articulés. […] Pour grandir, l’arthropode doit se débarrasser de son exosquelette, au cours d’un processus appelé ecdysis (« se dépouiller ») […]
Source Rye, Connie, Wise, Robert, Jurukovski, Vladimir, DeSaix, Jean, Choi, Jung et Avissar, Yael, Biology, OpenStax, 2016, chapitre 28, § 28.4 « Superphylum Ecdysozoa », § 28.4 « Superphylum Ecdysozoa », sous-partie « Phylum Nematoda », 2e paragraphe ; sous-partie « Phylum Arthropoda », rubrique « Morphology ».
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Passage Insectes […] 6 […] 3 parties […] 1 paire […] Arachnides […] 8 […] 2 parties […] aucune
The body of an adult insect has three parts: the head, the thorax and the abdomen. […] The body of an arachnid generally has two parts: the cephalothorax (a combined head and thorax) and the abdomen. […] Arachnids do not have antennae. […] Adult insects have a pair of antennae usually located between or in front of the compound eyes. […] Spiders, mites, and ticks (Arachnids) have eight legs while adult insects have six legs.
Traduction de la rédaction Le corps d’un insecte adulte a trois parties : la tête, le thorax et l’abdomen. […] Le corps d’un arachnide a en général deux parties : le céphalothorax (tête et thorax réunis) et l’abdomen. […] Les arachnides n’ont pas d’antennes. […] Les insectes adultes ont une paire d’antennes, situées d’ordinaire entre les yeux composés ou devant eux. […] Les araignées, les acariens et les tiques (arachnides) ont huit pattes, alors que les insectes adultes en ont six.
Source Dombroskie, Jason J., Gabriel, Steve et Brewer, Lori, « Basic Entomology for Identification », fiche, Cornell University (Cornell Cooperative Extension), janvier 2013, fiche, p. 1 (rubrique « Body Parts », tête et antennes) et p. 2 (pattes).
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Passage Myriapodes […] nombreux anneaux
Subphylum Myriapoda comprises arthropods with numerous legs. […] Although the name is misleading, suggesting that thousands of legs are present in these invertebrates, the number of legs typically varies from 10 to 750. […] Millipedes have two pairs of legs per segment, positioned under the body, as compared to centipedes, who have one pair per segment, positioned laterally to the body (Figure 28.40b).
Traduction de la rédaction Le sous-embranchement des myriapodes regroupe des arthropodes aux pattes nombreuses. […] Bien que leur nom soit trompeur, en laissant croire que ces invertébrés ont des milliers de pattes, le nombre de pattes varie en général de 10 à 750. […] Les diplopodes (mille-pattes) ont deux paires de pattes par segment, placées sous le corps, alors que les chilopodes (scolopendres) en ont une paire par segment, placée sur les côtés du corps (figure 28.40b).
Source Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, 2018, section 28.6 « Superphylum Ecdysozoa: Arthropods », section 28.6, rubrique « Subphylum Myriapoda », 1er et 2ᵉ paragraphes.
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Passage Entre les deux, une réorganisation profonde du corps : c’est la métamorphose
resting stage during which tissues are reorganized from larval form to adult form. The pupa is the third body form in the life cycle of insects that undergo complete metamorphosis (like caterpillars).
Traduction de la rédaction stade de repos au cours duquel les tissus sont réorganisés de la forme larvaire à la forme adulte. La nymphe est la troisième forme corporelle du cycle de vie des insectes à métamorphose complète (comme les chenilles).
Source Dr. Biology, « Complete Metamorphosis », Ask A Biologist, Arizona State University, School of Life Sciences, lexique « Words to know », entrée « Pupa ».
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Passage chez les sauterelles ou les punaises, le jeune ressemble déjà à l’adulte
Those which have immature stages similar in shape to the adult minus the wings are called 'hemimetabolous', meaning they undergo partial or incomplete (hemi = part) change. […] Typical hemimetabolous insects are the Hemiptera (Scales, Aphids, Whitefly, Cicadas, Leafhoppers and True Bugs), Orthoptera (Grasshoppers and Crickets), […]
Traduction de la rédaction Ceux dont les stades immatures ont une forme semblable à celle de l’adulte, les ailes en moins, sont dits « hémimétaboles », c’est-à-dire qu’ils subissent un changement partiel ou incomplet (hemi = partie). […] Les insectes hémimétaboles typiques sont les hémiptères (cochenilles, pucerons, aleurodes, cigales, cicadelles et punaises), les orthoptères (sauterelles et grillons), […]
Source Britton, David, « Metamorphosis: A Remarkable Change », Australian Museum, mise à jour du 20 novembre 2019, rubrique « What is Metamorphosis? », 2e paragraphe ; rubrique « Hemimetabolous (incomplete metamorphosis) », 1er paragraphe.
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Passage Les insectes ont conquis les airs peut-être quatre-vingt-dix millions d’années avant le premier vertébré volant.
Insects were the first animals to evolve powered flight and did so perhaps 90 million years before the first flight among vertebrates.
Traduction de la rédaction Les insectes ont été les premiers animaux à acquérir le vol battu, et ils l’ont fait peut-être 90 millions d’années avant le premier vol chez les vertébrés.
Source Knecht, Richard J., Engel, Michael S. et Benner, Jacob S., « Late Carboniferous Paleoichnology Reveals the Oldest Full-body Impression of a Flying Insect », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 108, 2011, p. 6515-6519, résumé, 1re phrase.
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Passage les myriapodes, peut-être parmi les premiers animaux terrestres
Paleozoic myriapods include possibly the earliest land animals
Traduction de la rédaction Les myriapodes du Paléozoïque comptent peut-être parmi les premiers animaux terrestres
Source Shear, William A. et Kukalová-Peck, Jarmila, « The Ecology of Paleozoic Terrestrial Arthropods », Canadian Journal of Zoology, vol. 68, 1990, p. 1807-1834, résumé.
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Pour l’ensemble de cette partie
Passage l’origine du vol chez les insectes ; l’histoire évolutive des ordres
Major sections cover the relationships and evolution of each order of hexapod. The book also chronicles major episodes in the evolutionary history of insects: their modest beginnings in the Devonian, the origin of wings hundreds of millions of years before pterosaurs and birds, […]
Traduction de la rédaction De grandes sections traitent des relations et de l’évolution de chaque ordre d’hexapodes. Le livre retrace aussi les grands épisodes de l’histoire évolutive des insectes : leurs modestes débuts au Dévonien, l’origine des ailes des centaines de millions d’années avant les ptérosaures et les oiseaux, […]
Source Grimaldi, David et Engel, Michael S., Evolution of the Insects, Cambridge University Press, 2005, pages liminaires (présentation de l’éditeur et table des matières), pages liminaires, présentation de l’ouvrage (1ʳᵉ page, avant la page de titre), 6ᵉ et 7ᵉ phrases ; voir aussi la table des matières, p. vii (chap. 6 « Insects Take to the Skies », chap. 5 à 13 consacrés aux ordres).
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Passage Ce biais a des conséquences concrètes sur les choix de conservation, les financements de la recherche
Conservation efforts have largely been focused on charismatic megafauna, especially birds and mammals, with little thought on ecosystem connectivity […] Partly to blame for these biases is a lack of capacity and data, which, in the view of policymakers, leads to a lack of funding, which in turn, feeds back into lack of capacity and data, in a continuous cycle.
Traduction de la rédaction Les efforts de conservation se sont surtout concentrés sur la mégafaune charismatique, en particulier les oiseaux et les mammifères, sans guère penser à la connectivité des écosystèmes […] Ces biais s’expliquent en partie par un manque de moyens et de données, qui, aux yeux des décideurs, entraîne un manque de financements, lequel nourrit à son tour le manque de moyens et de données, dans un cercle continu.
Source Cardoso, Pedro et al., « Scientists’ Warning to Humanity on Insect Extinctions », Biological Conservation, vol. 242, 108426, 2020, Section 5 « We need immediate action ».
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Références bibliographiques
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- Ashworth, William B., Jr., « J. B. S. Haldane », Scientist of the Day, Linda Hall Library, 5 novembre 2018, en accès libre (une idée exprimée à plusieurs reprises par Haldane, dont la formule exacte n’est pas confirmée ; la question « prétendument » posée par un public porté sur la théologie). https://www.lindahall.org/about/news/scientist-of-the-day/j-b-s-haldane/
- Bonatti, Enrico, « Hutchinson’s Tree », Journal of Limnology, vol. 80, n° 3, 2021, en accès libre (le récit de Hutchinson : Haldane parmi un groupe de théologiens, histoire « peut-être apocryphe »). https://www.jlimnol.it/jlimnol/article/view/2034
- Britton, David, « Metamorphosis: A Remarkable Change », Australian Museum, mise à jour du 20 novembre 2019, en accès libre (les insectes hémimétaboles, dont les jeunes ressemblent à l’adulte sans ailes : punaises, sauterelles, grillons). https://australian.museum/learn/animals/insects/metamorphosis-a-remarkable-change/
- Burgin, Connor J. et al., « How Many Species of Mammals Are There? », Journal of Mammalogy, vol. 99, n° 1, 2018, p. 1-14, en accès libre ; et Mammal Diversity Database, American Society of Mammalogists, en accès libre (le nombre d’espèces de mammifères). https://www.mammaldiversity.org/
- Cardoso, Pedro et al., « Scientists’ Warning to Humanity on Insect Extinctions », Biological Conservation, vol. 242, 108426, 2020, en accès libre (le lien entre biais de représentation et choix de conservation).
- Clark, Mary Ann, Douglas, Matthew et Choi, Jung, Biology 2e, OpenStax, 2018, section 28.6 « Superphylum Ecdysozoa: Arthropods », en accès libre (les myriapodes, aux pattes nombreuses — de 10 à 750 —, une ou deux paires par segment du corps). https://openstax.org/books/biology-2e/pages/28-6-superphylum-ecdysozoa-arthropods
- Dombroskie, Jason J., Gabriel, Steve et Brewer, Lori, « Basic Entomology for Identification », fiche, Cornell University (Cornell Cooperative Extension), janvier 2013, en accès libre (six pattes, trois parties du corps et une paire d’antennes chez l’insecte adulte ; huit pattes, deux parties et pas d’antennes chez les arachnides). https://dlc.cce.cornell.edu/pluginfile.php/344687/mod_lesson/page_contents/6946/Factsheet%20Basic%20Entomology%20for%20Identification%20%5B2%20pgs%5D.pdf
- Dr. Biology, « Complete Metamorphosis », Ask A Biologist, Arizona State University, School of Life Sciences, en accès libre (la réorganisation des tissus pendant la nymphose). https://askabiologist.asu.edu/complete-metamorphosis
- Gould, Stephen Jay, « A Special Fondness for Beetles », Natural History, janvier 1993 ; repris dans Dinosaur in a Haystack, Harmony, 1995, en bibliothèque (l’enquête sur la citation de Haldane : la trace de 1951, les variantes, le dîner apocryphe).
- Grimaldi, David et Engel, Michael S., Evolution of the Insects, Cambridge University Press, 2005, en bibliothèque (l’origine du vol chez les insectes ; l’histoire évolutive des ordres).
- Gullan, Penelope J. et Cranston, Peter S., The Insects: An Outline of Entomology, Wiley-Blackwell, 2014, en bibliothèque (la structure des trois groupes, la mue, et les deux types de développement).
- Hébert, Christian, « Forest Arthropod Diversity », dans Forest Entomology and Pathology, Springer, 2023, p. 45-90, en accès libre (les insectes comme groupe le plus divers, d’après le Catalogue of Life : part des arthropodes, des animaux et de l’ensemble des espèces connues). https://doi.org/10.1007/978-3-031-11553-0_3
- Hutchinson, G. Evelyn, « Homage to Santa Rosalia or Why Are There So Many Kinds of Animals? », The American Naturalist, vol. 93, 1959, p. 145-159, accès payant (la version du dîner avec les théologiens, qui a fixé l’anecdote).
- Knecht, Richard J., Engel, Michael S. et Benner, Jacob S., « Late Carboniferous Paleoichnology Reveals the Oldest Full-body Impression of a Flying Insect », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 108, 2011, p. 6515-6519, en accès libre (les insectes premiers animaux à voler).
- Lim, Gwynne S., Balke, Michael et Meier, Rudolf, « Determining Species Boundaries in a World Full of Rarity », Systematic Biology, vol. 61, 2012, p. 165-169, accès payant (la part des espèces connues par un seul spécimen).
- May, Robert M., « Why Worry about How Many Species and Their Loss? », PLoS Biology, vol. 9, n° 8, e1001130, 2011, en accès libre (l’effort de description en trois tiers et le biais vers les espèces qui nous ressemblent).
- Rye, Connie, Wise, Robert, Jurukovski, Vladimir, DeSaix, Jean, Choi, Jung et Avissar, Yael, Biology, OpenStax, 2016, en accès libre (l’exosquelette et les appendices articulés des arthropodes ; la mue nécessaire à la croissance). https://openstax.org/books/biology/pages/28-4-superphylum-ecdysozoa
- Shear, William A. et Kukalová-Peck, Jarmila, « The Ecology of Paleozoic Terrestrial Arthropods », Canadian Journal of Zoology, vol. 68, 1990, p. 1807-1834, accès payant (les myriapodes, peut-être parmi les premiers animaux terrestres).
- Stork, Nigel E., « How Many Species of Insects and Other Terrestrial Arthropods Are There on Earth? », Annual Review of Entomology, vol. 63, 2018, p. 31-45, accès payant (les estimations révisées : environ 1,5 million de coléoptères, 5,5 millions d’insectes et 7 millions d’arthropodes terrestres ; l’abandon des estimations à trente millions ; la part des coléoptères parmi les arthropodes décrits ; les 80 % restant à découvrir). https://doi.org/10.1146/annurev-ento-020117-043348
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