
Cinq cent une espèces de grenouilles, de crapauds et de salamandres ont décliné à cause d’un seul champignon. Quatre-vingt-dix sont probablement éteintes.
Les auteurs de l’étude qui a établi ces chiffres écrivent qu’il s’agit de la plus grande perte de biodiversité jamais attribuée à une maladie.1
D’autres chercheurs contestent ce chiffre. Cette page raconte les deux.
Le champignon
Il s’appelle Batrachochytrium dendrobatidis, il attaque la peau des amphibiens, et il a été identifié à la fin des années 1990.2
Jusque-là, le phénomène restait incompréhensible. Des grenouilles disparaissaient dans des forêts intactes, sans déforestation, sans pollution visible, sans espèce introduite qui les aurait mangées. Les biologistes cherchaient une cause et n’en trouvaient aucune.
C’était une maladie. On ne l’avait pas vue parce qu’on ne la cherchait pas.
D’où il vient, et comment il a voyagé
Son origine est l’Asie de l’Est — la péninsule coréenne, selon l’analyse génétique la plus complète, publiée en 2018. Un indice l’avait fait soupçonner : c’est le seul endroit du monde où l’on n’observe pas de déclin. Là où un agent pathogène est ancien, les animaux ont eu le temps de s’y adapter.3
Ailleurs, il est arrivé récemment, et les amphibiens n’avaient aucune défense.
Comment est-il arrivé ailleurs ? Les chercheurs le disent dès la première phrase de leur article : le commerce et les aménagements humains ont fait tomber les barrières qui empêchaient les espèces de se disperser — et avec elles, leurs maladies.4
En 2019, les chercheurs le signalaient dans plus de soixante pays.5
Pourquoi celui-là a fait tant de dégâts
La plupart des agents pathogènes sont spécialisés : ils s’attaquent à une espèce, ou à une famille.
Celui-ci est généraliste. Il infecte les grenouilles en général — et l’on en compte plus de sept mille espèces.
Les chiffres, et leur contestation
L’étude publiée en 2019 établit ce qui suit.
Au moins 501 espèces ont décliné en un demi-siècle, dont quatre-vingt-dix présumées éteintes.6
Les déclins ont culminé dans les années 1980. Depuis, 12 % seulement des espèces touchées montrent des signes de rétablissement, tandis que 39 % déclinent encore.7
L’étude précise aussi qui a le plus souffert : les grenouilles de grande taille, au territoire restreint, vivant dans les climats humides des Amériques et d’Australie. Trois traits qui, réunis, ne laissent pas de refuge.8
Une estimation antérieure, en 2007, parlait d’environ deux cents espèces. Le nouveau chiffre la multiplie par deux et demi.9
La contestation
Un commentaire publié dans la même revue l’année suivante conteste ce chiffre. Ses auteurs ont réexaminé l’étude et jugent que les données et les méthodes qui attribuent au champignon le déclin de ces 501 espèces sont insuffisantes.10
Leur reproche principal porte sur la construction de la liste : elle a été établie par consultation d’experts, et la moitié des 501 espèces se trouvent dans quatre pays seulement. Or toutes les analyses de l’étude — sur la taille des animaux, l’altitude, le mode de vie — dépendent de quelles espèces y figurent.11
Ils ajoutent une phrase qui vaut d’être retenue : quelles espèces sont touchées, et combien, reste une question ouverte — importante, car protéger suppose du soutien public et une science solide.12
Les deux camps s’accordent sur un point : les amphibiens vont mal. On estime que plus de 40 % des espèces sont menacées d’extinction, toutes causes confondues. Le désaccord porte sur la part qui revient à ce champignon.13
Une grenouille boit par la peau
Elle ne boit pas avec la bouche. Elle absorbe l’eau par une zone de peau située sous le ventre et les cuisses, qu’on appelle la plaque ventrale.14
Cette peau n’est pas une simple barrière : elle laisse passer l’eau et les sels, et participe même à la respiration.
C’est une solution remarquable. C’est aussi une vulnérabilité, et les deux sont indissociables.
Le prix à payer
Faire entrer de l’eau et des sels à travers la peau coûte de l’énergie. Le transport des sels se fait par des pompes moléculaires, et l’ordre de grandeur est parlant : absorber dix-huit ions de sodium consomme à peu près autant qu’une molécule d’oxygène.15
Il y a un moment particulièrement délicat : la mue.
Selon les espèces et les conditions, un amphibien mue toutes les douze heures à tous les douze jours. Pendant qu’il change de peau, celle-ci devient temporairement plus perméable — l’animal compense en augmentant son activité de transport.
Chaque mue est un moment de fragilité, et il en vit un très souvent.
Pourquoi un champignon peut tuer
Le champignon augmente la perméabilité de la peau et réduit le fonctionnement des transporteurs de sels.
L’animal perd donc ses sels sans pouvoir les remplacer. La concentration de sodium dans son sang chute. Cette chute finit par provoquer une défaillance cardiaque.16
Ce qui rend le cas exemplaire
L’animal infecté réagit en muant plus souvent — ce qui pourrait sembler une bonne stratégie contre un champignon installé dans la peau. Pourtant, la mue ne fait pas reculer l’infection.
Et ces mues plus fréquentes pourraient gêner encore davantage le passage de l’eau et des sels à travers la peau.17
La défense pourrait même aggraver le problème.
Un dernier facteur : les plus petits individus sont les plus touchés. À masse égale, un petit animal a proportionnellement beaucoup plus de surface qu’un gros — donc plus de peau par laquelle perdre.
La leçon du cas
Ce n’est pas l’histoire d’un animal fragile.
C’est l’histoire d’une solution qui marchait très bien, et d’un agent qui s’est trouvé attaquer exactement l’endroit où elle marchait. Une peau qui laisse passer est un avantage — jusqu’au jour où quelque chose exploite précisément ce passage.
Rien dans le vivant n’est un avantage dans l’absolu. Tout dépend de ce qui arrive.
La peur et les serpents
Comme pour les requins, notre perception des serpents est faussée par une asymétrie d’attention. La peur qu’ils provoquent est universelle, mais la réalité statistique montre des disparités régionales et sanitaires majeures.
Selon les données mondiales, les morsures de serpents venimeux causent entre 81 000 et 138 000 morts par an, principalement dans les zones rurales d’Asie du Sud, d’Asie du Sud-Est et d’Afrique subsaharienne.18
Le problème n’est pas seulement la toxicité du venin : c’est l’accès aux soins.
En Europe ou en Amérique du Nord, la mortalité est quasi nulle en raison de la présence de sérums antivenimeux et d’infrastructures médicales rapides. Là où les morts se comptent par dizaines de milliers, le drame repose sur le manque d’accès aux traitements, le coût des antivenins et l’isolement géographique.
Ce qu’on peut faire, et les garde-fous
Il n’existe pas de traitement dans la nature contre le champignon.
Ce que recommandent les chercheurs est donc d’une autre nature : des garde-fous réglementaires.
Le vecteur principal de la propagation des maladies d’amphibiens reste le commerce d’animaux de compagnie exotiques et le trafic d’espèces. Sans contrôles sanitaires stricts aux frontières et sans encadrement ferme de ce marché, la dispersion de nouveaux agents pathogènes est inévitable.
La cause est connue, le mécanisme est compris, le vecteur est nommé — et le remède n’est pas médical. Il est réglementaire.
Toutes les questions scientifiques n’ont pas une réponse scientifique.
Une case, encore, et elle est bancale
Un mot sur le titre de cette page.
Si un groupe contient tous les descendants d’un ancêtre commun — la règle que nous expliquons ailleurs —, alors quelque chose cloche avec le mot « reptile ».
Les crocodiles sont plus proches parents des oiseaux qu’ils ne le sont des tortues ou des lézards.19
Au sens strict de la classification, donc, les oiseaux sont des reptiles, et la case « reptile » telle qu’on l’emploie tous les jours — écailleux, à sang froid, rampant — ne correspond à aucun groupe naturel.
C’est une case de langage courant, pas une case de parenté. Comme « poisson ». Comme « algue ». Comme « arbre ».
Elles sont commodes. Elles ne sont pas fausses. Elles ne disent simplement pas ce qu’on croit.
Note 1
The chytridiomycosis panzootic represents the greatest recorded loss of biodiversity attributable to a disease.
La panzootie de chytridiomycose représente la plus grande perte de biodiversité jamais enregistrée attribuable à une maladie.
Scheele, Ben C. et al., « Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity », Science, vol. 363, 2019, p. 1459-1463
Note 2
Epidermal changes caused by a chytridiomycete fungus (Chytridiomycota; Chytridiales) were found in sick and dead adult anurans collected from montane rain forests in Queensland (Australia) and Panama during mass mortality events associated with significant population declines.
Des altérations de l’épiderme causées par un champignon chytridiomycète (Chytridiomycota ; Chytridiales) ont été trouvées chez des anoures adultes malades et morts, récoltés dans des forêts tropicales de montagne du Queensland (Australie) et du Panama lors d’épisodes de mortalité massive associés à d’importants déclins de populations.
Berger, Lee et al., « Chytridiomycosis Causes Amphibian Mortality Associated with Population Declines in the Rain Forests of Australia and Central America », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 95, 1998, p. 9031-9036
Histologic examination of test frogs revealed that the pure culture infected the skin of test frogs, whereas the skin of control frogs remained free of infection. The fungus is described as Batrachochytrium dendrobatidis gen. et sp. nov.
L’examen histologique des grenouilles testées a montré que la culture pure infectait leur peau, alors que la peau des grenouilles témoins restait indemne. Le champignon est décrit sous le nom de Batrachochytrium dendrobatidis gen. et sp. nov.
Longcore, Joyce E., Pessier, Allan P. et Nichols, Donald K., « Batrachochytrium dendrobatidis gen. et sp. nov., a Chytrid Pathogenic to Amphibians », Mycologia, vol. 91, 1999, p. 219-227
Note 3
Scheele et al. found that the fungus has caused declines in amphibian populations everywhere except at its origin in Asia (see the Perspective by Greenberg and Palen).
Scheele et al. ont constaté que le champignon a provoqué des déclins de populations d’amphibiens partout, sauf dans sa région d’origine en Asie (voir la Perspective de Greenberg et Palen).
Scheele, Ben C. et al., « Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity », Science, vol. 363, 2019, p. 1459-1463
We used whole-genome sequencing to solve the spatiotemporal origins of the most devastating panzootic to date, caused by the fungus Batrachochytrium dendrobatidis, a proximate driver of global amphibian declines. We traced the source of B. dendrobatidis to the Korean peninsula, where one lineage, BdASIA-1, exhibits the genetic hallmarks of an ancestral population that seeded the panzootic.
Nous avons utilisé le séquençage du génome complet pour élucider les origines dans l’espace et dans le temps de la panzootie la plus dévastatrice à ce jour, causée par le champignon Batrachochytrium dendrobatidis, cause directe des déclins mondiaux d’amphibiens. Nous avons retracé la source de B. dendrobatidis jusqu’à la péninsule coréenne, où une lignée, BdASIA-1, présente les marques génétiques d’une population ancestrale à l’origine de la panzootie.
O’Hanlon, Simon J. et al., « Recent Asian Origin of Chytrid Fungi Causing Global Amphibian Declines », Science, vol. 360, 2018, p. 621-627
Note 4
Anthropogenic trade and development have broken down dispersal barriers, facilitating the spread of diseases that threaten Earth's biodiversity.
Le commerce et le développement humains ont abattu les barrières à la dispersion, facilitant la propagation de maladies qui menacent la biodiversité de la Terre.
Scheele, Ben C. et al., « Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity », Science, vol. 363, 2019, p. 1459-1463
Note 5
Human trade and development have helped spread chytridiomycosis to more than 60 countries
Le commerce et les aménagements humains ont contribué à répandre la chytridiomycose dans plus de 60 pays
Cornell Chronicle, « Study: Fungal disease decimates amphibians worldwide », 28 mars 2019
Note 6
its role in the decline of at least 501 amphibian species over the past half-century, including 90 presumed extinctions
son rôle dans le déclin d’au moins 501 espèces d’amphibiens au cours du dernier demi-siècle, dont 90 extinctions présumées
Scheele, Ben C. et al., « Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity », Science, vol. 363, 2019, p. 1459-1463
Note 7
Declines peaked in the 1980s, and only 12% of declined species show signs of recovery, whereas 39% are experiencing ongoing decline.
Les déclins ont culminé dans les années 1980, et seules 12 % des espèces en déclin montrent des signes de rétablissement, tandis que 39 % continuent de décliner.
Scheele, Ben C. et al., « Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity », Science, vol. 363, 2019, p. 1459-1463
Note 8
The effects of chytridiomycosis have been greatest in large-bodied, range-restricted anurans in wet climates in the Americas and Australia.
Les effets de la chytridiomycose ont été les plus forts chez les anoures de grande taille, à aire de répartition restreinte, des climats humides des Amériques et d’Australie.
Scheele, Ben C. et al., « Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity », Science, vol. 363, 2019, p. 1459-1463
Note 9
The global emergence and spread of the pathogenic, virulent, and highly transmissible fungus Batrachochytrium dendrobatidis, resulting in the disease chytridiomycosis, has caused the decline or extinction of up to about 200 species of frogs.
L’émergence et la propagation mondiales du champignon pathogène, virulent et très contagieux Batrachochytrium dendrobatidis, responsable de la chytridiomycose, ont provoqué le déclin ou l’extinction de jusqu’à environ 200 espèces de grenouilles.
Skerratt, Lee F. et al., « Spread of Chytridiomycosis Has Caused the Rapid Global Decline and Extinction of Frogs », EcoHealth, vol. 4, 2007, p. 125-134
Note 10
However, the data and methods implicating the disease chytridiomycosis in 501 amphibian species declines are deficient.
Cependant, les données et les méthodes qui impliquent la chytridiomycose dans le déclin de 501 espèces d’amphibiens sont déficientes.
Lambert, Max R. et al., « Comment on "Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity" », Science, vol. 367, eaay1838, 2020
Note 11
The authors generated "an expert-curated list" of 501 amphibian species (50% of which occur in only four countries)
Les auteurs ont établi « une liste établie par des experts » de 501 espèces d’amphibiens (dont 50 % ne vivent que dans quatre pays)
Lambert, Max R. et al., « Comment on "Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity" », Science, vol. 367, eaay1838, 2020
Scheele et al.'s analyses linking chytridiomycosis to amphibian traits (e.g., taxonomy, elevation, life history) hinge on which species were included in their analysis.
Les analyses de Scheele et al. qui relient la chytridiomycose à des caractères des amphibiens (par exemple la taxonomie, l’altitude, le cycle de vie) dépendent des espèces incluses dans leur analyse.
Lambert, Max R. et al., « Comment on "Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity" », Science, vol. 367, eaay1838, 2020
Note 12
Which species are affected, and how many, remains a critical unanswered question. Amphibians are imperiled; protective actions require public support and robust science.
Quelles espèces sont touchées, et combien : c’est une question cruciale qui reste sans réponse. Les amphibiens sont en danger ; les mesures de protection exigent le soutien du public et une science solide.
Lambert, Max R. et al., « Comment on "Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity" », Science, vol. 367, eaay1838, 2020
Note 13
It is estimated that more than 40% of amphibian species face extinction
On estime que plus de 40 % des espèces d’amphibiens sont menacées d’extinction
Lambert, Max R. et al., « Comment on "Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity" », Science, vol. 367, eaay1838, 2020
Note 14
Regions of specialization for water absorption across the skin of Bufonid and Ranid anurans were identified by immunohistochemistry and Western blot analysis, using antibodies raised against arginine vasotocin (AVT)-stimulated aquaporins (AQPs) that are specific to absorbing regions of Hyla japonica. In Bufo marinus, labeling for Hyla urinary bladder-type AQP (AQP-h2), which is also localized in the urinary bladder, occurred in the ventral surface of the hindlimb, pelvic, and pectoral regions.
Les zones spécialisées dans l’absorption d’eau à travers la peau d’anoures bufonidés et ranidés ont été identifiées par immunohistochimie et Western blot, à l’aide d’anticorps dirigés contre des aquaporines (AQP) stimulées par l’arginine-vasotocine (AVT), propres aux zones absorbantes de Hyla japonica. Chez Bufo marinus, le marquage de l’AQP de type vessie urinaire de Hyla (AQP-h2), également présente dans la vessie, apparaissait sur la face ventrale des membres postérieurs et dans les régions pelvienne et pectorale.
Ogushi, Yuji et al., « The Water-Absorption Region of Ventral Skin of Several Semiterrestrial and Aquatic Anuran Amphibians Identified by Aquaporins », American Journal of Physiology – Regulatory, Integrative and Comparative Physiology, vol. 299, n° 5, 2010, p. R1150-R1162
Note 15
Values of dNa/dO2 in 10 skins varied significantly, ranging from 7.1 to 30.9 (as compared with Zerahn's and Leaf and Renshaw's values of about 18).
Les valeurs de dNa/dO2 sur 10 peaux variaient sensiblement, de 7,1 à 30,9 (à comparer aux valeurs d’environ 18 obtenues par Zerahn et par Leaf et Renshaw).
Vieira, F. L., Caplan, S. R. et Essig, A., « Energetics of Sodium Transport in Frog Skin: I. Oxygen Consumption in the Short-Circuited State », Journal of General Physiology, vol. 59, n° 1, 1972, p. 60-76
Note 16
In diseased individuals, electrolyte transport across the epidermis was inhibited by >50%, plasma sodium and potassium concentrations were respectively reduced by ~20% and ~50%, and asystolic cardiac arrest resulted in death.
Chez les individus malades, le transport des électrolytes à travers l’épiderme était réduit de plus de 50 %, les concentrations de sodium et de potassium dans le plasma baissaient respectivement d’environ 20 % et 50 %, et un arrêt cardiaque (asystolie) entraînait la mort.
Voyles, Jamie et al., « Pathogenesis of Chytridiomycosis, a Cause of Catastrophic Amphibian Declines », Science, vol. 326, 2009, p. 582-585
Note 17
We found that sloughing rate increased with Bd infection load in infected frogs, but sloughing itself did not affect Bd load on the ventral skin surface. […] Although an increased sloughing rate might be considered advantageous for Bd-infected animals, it does not appear to curb the progression of disease and may actually contribute to the loss of physiological homoeostasis seen in terminally ill frogs by further inhibiting water and electrolyte transport across the skin.
Nous avons constaté que la fréquence des mues augmentait avec la charge d’infection par Bd chez les grenouilles infectées, mais que la mue elle-même ne modifiait pas la charge de Bd sur la peau ventrale. […] Bien qu’une fréquence de mue accrue puisse être considérée comme avantageuse pour les animaux infectés, elle ne semble pas freiner la progression de la maladie et pourrait même contribuer à la perte d’équilibre physiologique observée chez les grenouilles en phase terminale, en gênant davantage le transport de l’eau et des électrolytes à travers la peau.
Ohmer, Michel E. B. et al., « Skin Sloughing Rate Increases with Chytrid Fungus Infection Load in a Susceptible Amphibian », Functional Ecology, vol. 29, 2015, p. 674-682
Note 18
Chaque année, entre 81 410 et 137 880 personnes décèdent suite à une morsure de serpent, […] C’est dans les pays dont le système de santé est fragile et qui disposent de peu de ressources médicales que la charge de morbidité est la plus élevée.
Organisation mondiale de la santé, « Envenimation par morsure de serpent », aide-mémoire
Note 19
Crown group Archosauria, which includes birds, dinosaurs, crocodylomorphs, and several extinct Mesozoic groups, is a primary division of the vertebrate tree of life.
Le groupe-couronne des Archosaures, qui comprend les oiseaux, les dinosaures, les crocodylomorphes et plusieurs groupes éteints du Mésozoïque, est une division majeure de l’arbre du vivant des vertébrés.
Brusatte, Stephen L. et al., « The Higher-Level Phylogeny of Archosauria », Journal of Systematic Palaeontology, vol. 8, 2010, p. 3-47
Notes et sources
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Passage il s’agit de la plus grande perte de biodiversité jamais attribuée à une maladie
The chytridiomycosis panzootic represents the greatest recorded loss of biodiversity attributable to a disease.
Traduction de la rédaction La panzootie de chytridiomycose représente la plus grande perte de biodiversité jamais enregistrée attribuable à une maladie.
Source Scheele, Ben C. et al., « Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity », Science, vol. 363, 2019, p. 1459-1463, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage il attaque la peau des amphibiens, et il a été identifié à la fin des années 1990
Epidermal changes caused by a chytridiomycete fungus (Chytridiomycota; Chytridiales) were found in sick and dead adult anurans collected from montane rain forests in Queensland (Australia) and Panama during mass mortality events associated with significant population declines.
Traduction de la rédaction Des altérations de l’épiderme causées par un champignon chytridiomycète (Chytridiomycota ; Chytridiales) ont été trouvées chez des anoures adultes malades et morts, récoltés dans des forêts tropicales de montagne du Queensland (Australie) et du Panama lors d’épisodes de mortalité massive associés à d’importants déclins de populations.
Source Berger, Lee et al., « Chytridiomycosis Causes Amphibian Mortality Associated with Population Declines in the Rain Forests of Australia and Central America », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 95, 1998, p. 9031-9036, résumé (abstract), première phrase ; PNAS, 21 juillet 1998.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage Batrachochytrium dendrobatidis
Histologic examination of test frogs revealed that the pure culture infected the skin of test frogs, whereas the skin of control frogs remained free of infection. The fungus is described as Batrachochytrium dendrobatidis gen. et sp. nov.
Traduction de la rédaction L’examen histologique des grenouilles testées a montré que la culture pure infectait leur peau, alors que la peau des grenouilles témoins restait indemne. Le champignon est décrit sous le nom de Batrachochytrium dendrobatidis gen. et sp. nov.
Source Longcore, Joyce E., Pessier, Allan P. et Nichols, Donald K., « Batrachochytrium dendrobatidis gen. et sp. nov., a Chytrid Pathogenic to Amphibians », Mycologia, vol. 91, 1999, p. 219-227, résumé (deux dernières phrases).
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage Son origine est l’Asie […] c’est le seul endroit du monde où l’on n’observe pas de déclin.
Scheele et al. found that the fungus has caused declines in amphibian populations everywhere except at its origin in Asia (see the Perspective by Greenberg and Palen).
Traduction de la rédaction Scheele et al. ont constaté que le champignon a provoqué des déclins de populations d’amphibiens partout, sauf dans sa région d’origine en Asie (voir la Perspective de Greenberg et Palen).
Source Scheele, Ben C. et al., « Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity », Science, vol. 363, 2019, p. 1459-1463, résumé de la rédaction de Science (« The demise of amphibians? »).
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage Son origine est l’Asie de l’Est — la péninsule coréenne, selon l’analyse génétique la plus complète, publiée en 2018.
We used whole-genome sequencing to solve the spatiotemporal origins of the most devastating panzootic to date, caused by the fungus Batrachochytrium dendrobatidis, a proximate driver of global amphibian declines. We traced the source of B. dendrobatidis to the Korean peninsula, where one lineage, BdASIA-1, exhibits the genetic hallmarks of an ancestral population that seeded the panzootic.
Traduction de la rédaction Nous avons utilisé le séquençage du génome complet pour élucider les origines dans l’espace et dans le temps de la panzootie la plus dévastatrice à ce jour, causée par le champignon Batrachochytrium dendrobatidis, cause directe des déclins mondiaux d’amphibiens. Nous avons retracé la source de B. dendrobatidis jusqu’à la péninsule coréenne, où une lignée, BdASIA-1, présente les marques génétiques d’une population ancestrale à l’origine de la panzootie.
Source O’Hanlon, Simon J. et al., « Recent Asian Origin of Chytrid Fungi Causing Global Amphibian Declines », Science, vol. 360, 2018, p. 621-627, résumé.
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage le commerce et les aménagements humains ont fait tomber les barrières qui empêchaient les espèces de se disperser — et avec elles, leurs maladies
Anthropogenic trade and development have broken down dispersal barriers, facilitating the spread of diseases that threaten Earth's biodiversity.
Traduction de la rédaction Le commerce et le développement humains ont abattu les barrières à la dispersion, facilitant la propagation de maladies qui menacent la biodiversité de la Terre.
Source Scheele, Ben C. et al., « Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity », Science, vol. 363, 2019, p. 1459-1463, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage En 2019, les chercheurs le signalaient dans plus de soixante pays.
Human trade and development have helped spread chytridiomycosis to more than 60 countries
Traduction de la rédaction Le commerce et les aménagements humains ont contribué à répandre la chytridiomycose dans plus de 60 pays
Source Cornell Chronicle, « Study: Fungal disease decimates amphibians worldwide », 28 mars 2019, paragraphe 2.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 26 octobre 2026
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Passage Au moins 501 espèces ont décliné en un demi-siècle, dont quatre-vingt-dix présumées éteintes.
its role in the decline of at least 501 amphibian species over the past half-century, including 90 presumed extinctions
Traduction de la rédaction son rôle dans le déclin d’au moins 501 espèces d’amphibiens au cours du dernier demi-siècle, dont 90 extinctions présumées
Source Scheele, Ben C. et al., « Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity », Science, vol. 363, 2019, p. 1459-1463, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Les déclins ont culminé dans les années 1980. Depuis, 12 % seulement des espèces touchées montrent des signes de rétablissement, tandis que 39 % déclinent encore.
Declines peaked in the 1980s, and only 12% of declined species show signs of recovery, whereas 39% are experiencing ongoing decline.
Traduction de la rédaction Les déclins ont culminé dans les années 1980, et seules 12 % des espèces en déclin montrent des signes de rétablissement, tandis que 39 % continuent de décliner.
Source Scheele, Ben C. et al., « Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity », Science, vol. 363, 2019, p. 1459-1463, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage les grenouilles de grande taille, au territoire restreint, vivant dans les climats humides des Amériques et d’Australie
The effects of chytridiomycosis have been greatest in large-bodied, range-restricted anurans in wet climates in the Americas and Australia.
Traduction de la rédaction Les effets de la chytridiomycose ont été les plus forts chez les anoures de grande taille, à aire de répartition restreinte, des climats humides des Amériques et d’Australie.
Source Scheele, Ben C. et al., « Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity », Science, vol. 363, 2019, p. 1459-1463, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Une estimation antérieure, en 2007, parlait d’environ deux cents espèces.
The global emergence and spread of the pathogenic, virulent, and highly transmissible fungus Batrachochytrium dendrobatidis, resulting in the disease chytridiomycosis, has caused the decline or extinction of up to about 200 species of frogs.
Traduction de la rédaction L’émergence et la propagation mondiales du champignon pathogène, virulent et très contagieux Batrachochytrium dendrobatidis, responsable de la chytridiomycose, ont provoqué le déclin ou l’extinction de jusqu’à environ 200 espèces de grenouilles.
Source Skerratt, Lee F. et al., « Spread of Chytridiomycosis Has Caused the Rapid Global Decline and Extinction of Frogs », EcoHealth, vol. 4, 2007, p. 125-134, résumé.
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage Ses auteurs ont réexaminé l’étude et jugent que les données et les méthodes qui attribuent au champignon le déclin de ces 501 espèces sont insuffisantes.
However, the data and methods implicating the disease chytridiomycosis in 501 amphibian species declines are deficient.
Traduction de la rédaction Cependant, les données et les méthodes qui impliquent la chytridiomycose dans le déclin de 501 espèces d’amphibiens sont déficientes.
Source Lambert, Max R. et al., « Comment on "Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity" », Science, vol. 367, eaay1838, 2020, résumé du commentaire.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage elle a été établie par consultation d’experts, et la moitié des 501 espèces se trouvent dans quatre pays seulement
The authors generated "an expert-curated list" of 501 amphibian species (50% of which occur in only four countries)
Traduction de la rédaction Les auteurs ont établi « une liste établie par des experts » de 501 espèces d’amphibiens (dont 50 % ne vivent que dans quatre pays)
Source Lambert, Max R. et al., « Comment on "Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity" », Science, vol. 367, eaay1838, 2020, corps du commentaire.
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Passage toutes les analyses de l’étude — sur la taille des animaux, l’altitude, le mode de vie — dépendent de quelles espèces y figurent
Scheele et al.'s analyses linking chytridiomycosis to amphibian traits (e.g., taxonomy, elevation, life history) hinge on which species were included in their analysis.
Traduction de la rédaction Les analyses de Scheele et al. qui relient la chytridiomycose à des caractères des amphibiens (par exemple la taxonomie, l’altitude, le cycle de vie) dépendent des espèces incluses dans leur analyse.
Source Lambert, Max R. et al., « Comment on "Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity" », Science, vol. 367, eaay1838, 2020, corps du commentaire.
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Passage quelles espèces sont touchées, et combien, reste une question ouverte — importante, car protéger suppose du soutien public et une science solide
Which species are affected, and how many, remains a critical unanswered question. Amphibians are imperiled; protective actions require public support and robust science.
Traduction de la rédaction Quelles espèces sont touchées, et combien : c’est une question cruciale qui reste sans réponse. Les amphibiens sont en danger ; les mesures de protection exigent le soutien du public et une science solide.
Source Lambert, Max R. et al., « Comment on "Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity" », Science, vol. 367, eaay1838, 2020, résumé du commentaire.
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Passage on estime que plus de 40 % des espèces sont menacées d’extinction, toutes causes confondues
It is estimated that more than 40% of amphibian species face extinction
Traduction de la rédaction On estime que plus de 40 % des espèces d’amphibiens sont menacées d’extinction
Source Lambert, Max R. et al., « Comment on "Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity" », Science, vol. 367, eaay1838, 2020, corps du commentaire.
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Passage Elle absorbe l’eau par une zone de peau située sous le ventre et les cuisses
Regions of specialization for water absorption across the skin of Bufonid and Ranid anurans were identified by immunohistochemistry and Western blot analysis, using antibodies raised against arginine vasotocin (AVT)-stimulated aquaporins (AQPs) that are specific to absorbing regions of Hyla japonica. In Bufo marinus, labeling for Hyla urinary bladder-type AQP (AQP-h2), which is also localized in the urinary bladder, occurred in the ventral surface of the hindlimb, pelvic, and pectoral regions.
Traduction de la rédaction Les zones spécialisées dans l’absorption d’eau à travers la peau d’anoures bufonidés et ranidés ont été identifiées par immunohistochimie et Western blot, à l’aide d’anticorps dirigés contre des aquaporines (AQP) stimulées par l’arginine-vasotocine (AVT), propres aux zones absorbantes de Hyla japonica. Chez Bufo marinus, le marquage de l’AQP de type vessie urinaire de Hyla (AQP-h2), également présente dans la vessie, apparaissait sur la face ventrale des membres postérieurs et dans les régions pelvienne et pectorale.
Source Ogushi, Yuji et al., « The Water-Absorption Region of Ventral Skin of Several Semiterrestrial and Aquatic Anuran Amphibians Identified by Aquaporins », American Journal of Physiology – Regulatory, Integrative and Comparative Physiology, vol. 299, n° 5, 2010, p. R1150-R1162, résumé, 1re et 2e phrases (notice du dépôt institutionnel de l’UNLV).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage absorber dix-huit ions de sodium consomme à peu près autant qu’une molécule d’oxygène
Values of dNa/dO2 in 10 skins varied significantly, ranging from 7.1 to 30.9 (as compared with Zerahn's and Leaf and Renshaw's values of about 18).
Traduction de la rédaction Les valeurs de dNa/dO2 sur 10 peaux variaient sensiblement, de 7,1 à 30,9 (à comparer aux valeurs d’environ 18 obtenues par Zerahn et par Leaf et Renshaw).
Source Vieira, F. L., Caplan, S. R. et Essig, A., « Energetics of Sodium Transport in Frog Skin: I. Oxygen Consumption in the Short-Circuited State », Journal of General Physiology, vol. 59, n° 1, 1972, p. 60-76, résumé.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage L’animal perd donc ses sels sans pouvoir les remplacer […] Cette chute finit par provoquer une défaillance cardiaque.
In diseased individuals, electrolyte transport across the epidermis was inhibited by >50%, plasma sodium and potassium concentrations were respectively reduced by ~20% and ~50%, and asystolic cardiac arrest resulted in death.
Traduction de la rédaction Chez les individus malades, le transport des électrolytes à travers l’épiderme était réduit de plus de 50 %, les concentrations de sodium et de potassium dans le plasma baissaient respectivement d’environ 20 % et 50 %, et un arrêt cardiaque (asystolie) entraînait la mort.
Source Voyles, Jamie et al., « Pathogenesis of Chytridiomycosis, a Cause of Catastrophic Amphibian Declines », Science, vol. 326, 2009, p. 582-585, résumé.
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage L’animal infecté réagit en muant plus souvent […] Et ces mues plus fréquentes pourraient gêner encore davantage le passage de l’eau et des sels à travers la peau.
We found that sloughing rate increased with Bd infection load in infected frogs, but sloughing itself did not affect Bd load on the ventral skin surface. […] Although an increased sloughing rate might be considered advantageous for Bd-infected animals, it does not appear to curb the progression of disease and may actually contribute to the loss of physiological homoeostasis seen in terminally ill frogs by further inhibiting water and electrolyte transport across the skin.
Traduction de la rédaction Nous avons constaté que la fréquence des mues augmentait avec la charge d’infection par Bd chez les grenouilles infectées, mais que la mue elle-même ne modifiait pas la charge de Bd sur la peau ventrale. […] Bien qu’une fréquence de mue accrue puisse être considérée comme avantageuse pour les animaux infectés, elle ne semble pas freiner la progression de la maladie et pourrait même contribuer à la perte d’équilibre physiologique observée chez les grenouilles en phase terminale, en gênant davantage le transport de l’eau et des électrolytes à travers la peau.
Source Ohmer, Michel E. B. et al., « Skin Sloughing Rate Increases with Chytrid Fungus Infection Load in a Susceptible Amphibian », Functional Ecology, vol. 29, 2015, p. 674-682, résumé (abstract), points 4 et 5.
Accès libre · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage les morsures de serpents venimeux causent entre 81 000 et 138 000 morts par an […] Le problème n’est pas seulement la toxicité du venin : c’est l’accès aux soins.
Chaque année, entre 81 410 et 137 880 personnes décèdent suite à une morsure de serpent, […] C’est dans les pays dont le système de santé est fragile et qui disposent de peu de ressources médicales que la charge de morbidité est la plus élevée.
Source Organisation mondiale de la santé, « Envenimation par morsure de serpent », aide-mémoire, « Principaux repères » (1re phrase) puis « Vue d’ensemble ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage Les crocodiles sont plus proches parents des oiseaux qu’ils ne le sont des tortues ou des lézards.
Crown group Archosauria, which includes birds, dinosaurs, crocodylomorphs, and several extinct Mesozoic groups, is a primary division of the vertebrate tree of life.
Traduction de la rédaction Le groupe-couronne des Archosaures, qui comprend les oiseaux, les dinosaures, les crocodylomorphes et plusieurs groupes éteints du Mésozoïque, est une division majeure de l’arbre du vivant des vertébrés.
Source Brusatte, Stephen L. et al., « The Higher-Level Phylogeny of Archosauria », Journal of Systematic Palaeontology, vol. 8, 2010, p. 3-47, résumé.
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
Références bibliographiques
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- Berger, Lee et al., « Chytridiomycosis Causes Amphibian Mortality Associated with Population Declines in the Rain Forests of Australia and Central America », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 95, 1998, p. 9031-9036, en accès libre (l’identification du champignon).
- Brusatte, Stephen L. et al., « The Higher-Level Phylogeny of Archosauria », Journal of Systematic Palaeontology, vol. 8, 2010, p. 3-47, accès payant (crocodiles et oiseaux, plus proches entre eux que des tortues et des lézards).
- Cornell Chronicle, « Study: Fungal disease decimates amphibians worldwide », 28 mars 2019, en accès libre (la présentation de l’étude de 2019 ; plus de soixante pays touchés). https://news.cornell.edu/node/308841
- Hillman, Stanley S., Withers, Philip C., Drewes, Robert C. et Hillyard, Stanley D., Ecological and Environmental Physiology of Amphibians, Oxford University Press, 2008, en bibliothèque (la plaque ventrale, les pompes à sodium et leur coût énergétique).
- Lambert, Max R. et al., « Comment on "Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity" », Science, vol. 367, eaay1838, 2020, accès payant (le réexamen de l’étude : preuves jugées insuffisantes, liste établie par consultation d’experts, concentration sur quatre pays, question laissée ouverte). https://doi.org/10.1126/science.aay1838
- Longcore, Joyce E., Pessier, Allan P. et Nichols, Donald K., « Batrachochytrium dendrobatidis gen. et sp. nov., a Chytrid Pathogenic to Amphibians », Mycologia, vol. 91, 1999, p. 219-227, accès payant (la description et le nom).
- O’Hanlon, Simon J. et al., « Recent Asian Origin of Chytrid Fungi Causing Global Amphibian Declines », Science, vol. 360, 2018, p. 621-627, accès payant (l’origine en Asie de l’Est et la diffusion par le commerce).
- Ogushi, Yuji et al., « The Water-Absorption Region of Ventral Skin of Several Semiterrestrial and Aquatic Anuran Amphibians Identified by Aquaporins », American Journal of Physiology – Regulatory, Integrative and Comparative Physiology, vol. 299, n° 5, 2010, p. R1150-R1162, résumé en accès libre (les zones de peau ventrale spécialisées dans l’absorption d’eau : face ventrale des cuisses, région pelvienne). https://oasis.library.unlv.edu/dental_fac_articles/44/
- Ohmer, Michel E. B. et al., « Skin Sloughing Rate Increases with Chytrid Fungus Infection Load in a Susceptible Amphibian », Functional Ecology, vol. 29, 2015, p. 674-682, en accès libre (la mue plus fréquente chez les animaux infectés).
- Organisation mondiale de la santé, « Envenimation par morsure de serpent », aide-mémoire, en accès libre (le nombre annuel de décès et la question de l’accès aux soins). https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/snakebite-envenoming
- Scheele, Ben C. et al., « Amphibian Fungal Panzootic Causes Catastrophic and Ongoing Loss of Biodiversity », Science, vol. 363, 2019, p. 1459-1463, accès payant (les 501 espèces et les 90 extinctions présumées ; le pic des années 1980 ; 12 % en rétablissement et 39 % en déclin ; les traits des espèces les plus touchées ; le rôle du commerce et des aménagements ; la plus grande perte de biodiversité attribuée à une maladie). https://doi.org/10.1126/science.aav0379
- Skerratt, Lee F. et al., « Spread of Chytridiomycosis Has Caused the Rapid Global Decline and Extinction of Frogs », EcoHealth, vol. 4, 2007, p. 125-134, accès payant (l’estimation antérieure d’environ deux cents espèces).
- Vieira, F. L., Caplan, S. R. et Essig, A., « Energetics of Sodium Transport in Frog Skin: I. Oxygen Consumption in the Short-Circuited State », Journal of General Physiology, vol. 59, n° 1, 1972, p. 60-76, en accès libre (le rapport sodium transporté / oxygène consommé, environ 18 selon les mesures classiques, de 7,1 à 30,9 selon les peaux). https://doi.org/10.1085/jgp.59.1.60
- Voyles, Jamie et al., « Pathogenesis of Chytridiomycosis, a Cause of Catastrophic Amphibian Declines », Science, vol. 326, 2009, p. 582-585, accès payant (la perte de sodium par la peau et l’arrêt cardiaque).
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