
Les rats ont-ils propagé la peste noire ? Tout le monde le croit ; des chercheurs en débattent pourtant encore aujourd’hui.
Cette page explique pourquoi, et surtout comment se rouvre une question scientifique vieille de six siècles.
Ce qui fait un rongeur
Un rongeur ne se définit ni par sa taille, ni par sa queue, ni par son mode de vie. Il se définit par ses dents.
Tout rongeur possède, en haut comme en bas, une paire d’incisives qui ne cessent jamais de pousser. Elles n’ont d’émail que sur la face avant ; l’arrière, plus tendre, s’use plus vite, si bien que la dent s’affûte toute seule en biseau à chaque usage. Derrière ces incisives vient un large espace vide, sans aucune canine — les zoologistes l’appellent le diastème —, puis les molaires qui broient au fond.1
Cette architecture a deux conséquences directes. Elle permet de ronger n’importe quoi — bois, graines dures, plastique, câbles électriques — sans jamais émousser l’outil. Elle impose aussi une obligation : un rongeur qui cesse de ronger voit ses incisives continuer de croître jusqu’à l’empêcher de se nourrir, et dans les cas extrêmes jusqu’à transpercer sa propre mâchoire. L’outil est aussi une contrainte.
Cette seule innovation dentaire explique le succès du groupe. Elle ouvre l’accès à des ressources que presque personne d’autre ne peut exploiter — graines à coque dure, bois, racines —, et elle fonctionne aussi bien pour une souris de trente grammes que pour un capybara de soixante kilos.
« Petits mammifères » n’est pas un groupe
L’autre moitié du titre de cette page appelle une mise en garde. « Petits mammifères » ne désigne aucune parenté : c’est une commodité de langage qui rassemble des animaux de taille comparable et de familles très éloignées.
- Les musaraignes et les taupes ne sont pas des rongeurs mais des eulipotyphles. Une musaraigne ressemble à une souris, mais elle en est aussi éloignée qu’un chien l’est d’un cheval.
- Les lapins et les lièvres ne sont pas non plus des rongeurs : ce sont des lagomorphes, reconnaissables à une seconde paire de petites incisives cachée derrière la première.
- Les chauves-souris, deuxième groupe de mammifères par le nombre d’espèces, n’ont rien à voir avec les précédents.2
Ce que ces animaux ont en commun tient à ce que nous en faisons, non à ce qu’ils sont. On les regroupe parce qu’ils sont petits, discrets et souvent vus comme des nuisibles — et c’est précisément ce mélange qui a compliqué, pendant six siècles, la question posée par cette page : quel animal, exactement, transportait la peste ?
Ce qui est discuté
L’explication classique suit une chaîne en trois maillons : le rat, la puce du rat, puis l’humain.3
Des travaux plus récents proposent une autre voie : la transmission d’humain à humain, par des parasites qui vivent sur le corps et dans les vêtements — la puce de l’homme et le pou de corps.4
Personne ne conteste l’existence du bacille. Ce qui se discute, c’est la façon dont il s’est répandu.
Comment trancher une telle question
Il est impossible de retourner au XIVᵉ siècle pour observer les rats. Une équipe a donc procédé autrement en 2018, selon une méthode qui mérite d’être décrite.
Elle a construit trois modèles de propagation : l’un par les puces de rat, l’un par contagion pulmonaire d’humain à humain, l’un par les parasites humains. Puis elle a confronté chacun aux courbes de mortalité relevées lors de neuf épidémies européennes, de 1348 à 1813, dans des villes où l’on avait tenu des registres.5
La question devient alors mesurable : quel modèle reproduit le mieux la forme réelle des courbes ?
Réponse des auteurs : celui des parasites humains, pour sept des neuf épidémies ; pour les deux autres, il est impossible de départager.6
La contestation, publiée la même année
Une autre équipe a répondu dans la même revue que ce résultat est faiblement étayé. Son argument : montrer qu’un modèle l’emporte sur deux autres ne prouve pas qu’il soit le bon, car on n’a pas testé un scénario mixte — des rats et une contagion pulmonaire agissant ensemble.7
Les premiers auteurs ont répliqué. Leur réponse est un modèle de prudence, et la voici telle quelle : les parasites humains sont un vecteur plausible et vraisemblable — mais ils restent ouverts à d’autres scénarios qui expliqueraient aussi bien les faits.8
La formulation est révélatrice. Ils ne disent pas « nous avons prouvé ». Ils disent « notre explication tient, et nous écoutons les autres ».
En première approximation, tous les mammifères sont des rongeurs
Ce proverbe de mammalogistes est exact : les rongeurs représentent environ 40 à 42 % de l’ensemble des espèces de mammifères.9
À titre de comparaison, notre propre famille (les Hominidés) compte huit espèces vivantes depuis la description d’un troisième orang-outan, en 2017, soit environ 0,1 % du total des mammifères.10
Quarante-deux pour cent contre un dixième de pour cent.
L’illusion statistique
Le mot « mammifère » évoque spontanément un lion, un éléphant ou un dauphin.
Statistiquement, ce sont des exceptions. La règle chez les mammifères est un petit animal qui ronge.
Trois grands groupes rassemblent à eux seuls plus de 70 % des espèces de mammifères :
- Les rongeurs (Rodentia) : ~40 %
- Les chauves-souris (Chiroptera) : ~22 %
- Les insectivores/eulipotyphles (hérissons, musaraignes) : ~9 %
Les primates représentent environ 8 %, les carnivores 5 %, et les éléphants à peine 0,05 % (trois espèces actuelles).
Une concentration interne
Même au sein de l’ordre des rongeurs, la diversité est très inégalement répartie. Sur une trentaine de familles recensées, quelques-unes concentrent l’essentiel des espèces : les muridés (rats et souris de l’Ancien Monde) et les cricétidés (hamsters, campagnols, rats et souris du Nouveau Monde) en réunissent à eux seuls plus de la moitié.11
Une précision sur l’unité de mesure
Dire que les rongeurs forment « le plus grand ordre de mammifères » est vrai en nombre d’espèces identifiées.
Cela n’implique pas nécessairement qu’ils soient supérieurs en nombre d’individus absolus, ni en biomasse totale (masse de matière vivante). Un superlatif scientifique dépend toujours de son unité de compte.
Les clés du succès évolutif
La diversification des rongeurs repose sur trois traits biologiques combinés :
- Une taille corporelle réduite permettant d’exploiter de micro-habitats.
- Un cycle de reproduction rapide et à forte descendance.
- Une capacité d’adaptation alimentaire (denture à croissance continue dédiée au rongeage).
Leur plage de variation reste spectaculaire : elle s’étend de la souris pygmée (~5 grammes) au capybara (plus de 60 kilogrammes). Ils occupent tous les continents à l’exception de l’Antarctique.12
Ce que cela nous apprend
Au-delà de la zoologie et de l’histoire, ce dossier illustre un principe épistémologique central :
L’ancienneté d’une idée ou son ancrage culturel mesurent sa diffusion, non sa validité scientifique.
À la fin du XIXᵉ siècle, on découvre que la puce du rat transmet la peste de son époque. Cette théorie du rat a ensuite été appliquée à rebours à la peste noire, par analogie — et elle est devenue un savoir scolaire que plus personne n’interrogeait.13
Remplacer une idée reçue ne demande pas toujours de nouvelles fouilles. Il suffit parfois d’une nouvelle méthode d’analyse, capable de tester ce qu’on croyait déjà savoir.
Il faut souligner où en est cette page : la question n’est pas tranchée. Ce qui a changé, ce n’est pas la réponse — c’est que l’on sait désormais comment la poser.14
Précautions de vocabulaire
Ce site traite des espèces animales sans anthropomorphisme ni jugement éthique :
- Le terme « nuisible » est écarté : il ne décrit pas une propriété biologique de l’animal, mais un conflit d’intérêts situé dans un contexte humain donné.
- Les notions d’hygiène ou d’épidémiologie sont abordées d’un point de vue strictement écologique et fonctionnel.
Note 1
Constantly growing, elongated rodent incisors show adaptations and optimizations that exceed those of human teeth. Rodent incisors can be recognized by their orange-brown color and their specific architecture, in which hard enamel selectively covers only the labial surface of the incisors, making them a self-sharpening device.
Les incisives des rongeurs, allongées et en croissance constante, présentent des adaptations et des optimisations qui dépassent celles des dents humaines. On reconnaît les incisives des rongeurs à leur couleur brun orangé et à leur architecture particulière, dans laquelle l’émail dur ne recouvre sélectivement que la face labiale des incisives, ce qui en fait un dispositif autoaffûtant.
Max Planck Institute for Solid State Research, groupe Microstructure Property Synergy in Functional Materials, « Rodent Teeth: Ingenious Architecture of Natural Functional Materials to Inspire Human Dentistry », page de recherche
Although morphologically diverse, universal characters include one upper and one lower, ever-growing incisor on each side, always separated by a diastema from the cheek teeth; there are no canines (Fig. 1).
Malgré leur diversité morphologique, ils ont en commun une incisive supérieure et une incisive inférieure à croissance continue de chaque côté, toujours séparées des dents jugales par un diastème ; il n’y a pas de canines (fig. 1).
University of Texas at El Paso, UTEP Biodiversity Collections (site d’Arthur H. Harris sur les vertébrés du Pléistocène du Nouveau-Mexique), « Rodentia », mise à jour du 21 novembre 2008
Note 2
Family: Soricidae (487 species - shrews) […] Family: Talpidae (62 species - moles, desmans, shrew-moles) […] Family: Leporidae (68 species - rabbits, hares)
Famille : Soricidae (487 espèces — musaraignes) […] Famille : Talpidae (62 espèces — taupes, desmans, taupes-musaraignes) […] Famille : Leporidae (68 espèces — lapins, lièvres)
University of Glasgow, School of Biodiversity, One Health & Veterinary Medicine, Hunterian Taxonomy, « Order - Eulipotyphla » et « Order - Lagomorpha », classification fondée sur le Catalogue of Life (mars 2025)
Note 3
While it is commonly assumed that rats and their fleas spread plague during the Second Pandemic, there is little historical and archaeological support for such a claim. […] Bubonic plague is typically transmitted to humans from wild or commensal rodents (3), […]
Alors qu’on suppose couramment que les rats et leurs puces ont propagé la peste pendant la deuxième pandémie, cette affirmation trouve peu d’appui historique et archéologique. […] La peste bubonique est généralement transmise à l’humain à partir de rongeurs sauvages ou commensaux (3), […]
Dean, Katharine R. et al., « Human Ectoparasites and the Spread of Plague in Europe during the Second Pandemic », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 115, n° 6, 2018, p. 1304-1309
Note 4
human ectoparasite vectors, such as human fleas (Pulex irritans) or body lice (Pediculus humanus humanus)
des vecteurs ectoparasites humains, comme la puce de l’homme (Pulex irritans) ou le pou de corps (Pediculus humanus humanus)
Dean, Katharine R. et al., « Human Ectoparasites and the Spread of Plague in Europe during the Second Pandemic », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 115, n° 6, 2018, p. 1304-1309
Our results support that human ectoparasites were primary vectors for plague during the Second Pandemic, including the Black Death (1346-1353), ultimately challenging the assumption that plague in Europe was predominantly spread by rats.
Nos résultats appuient l’idée que les ectoparasites humains ont été les principaux vecteurs de la peste pendant la deuxième pandémie, y compris la peste noire (1346-1353), ce qui remet finalement en cause l’hypothèse selon laquelle la peste aurait été surtout propagée par les rats en Europe.
Dean, Katharine R. et al., « Human Ectoparasites and the Spread of Plague in Europe during the Second Pandemic », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 115, n° 6, 2018, p. 1304-1309
Note 5
We used Bayesian MCMC and the mortality data to fit the three transmission models: human ectoparasite plague (EP), pneumonic plague (PP), and rat-borne plague (RP) (Fig. 1).
Nous avons utilisé une méthode MCMC bayésienne et les données de mortalité pour ajuster les trois modèles de transmission : peste par ectoparasites humains (EP), peste pulmonaire (PP) et peste transmise par les rats (RP) (fig. 1).
Dean, Katharine R. et al., « Human Ectoparasites and the Spread of Plague in Europe during the Second Pandemic », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 115, n° 6, 2018, p. 1304-1309
for nine plague outbreaks: (A) Givry, France (1348), (B) Florence, Italy (1400), (C) Barcelona, Spain (1490), (D) London, England (1563), (E) Eyam, England (1665), (F) Gdansk, Poland (1709), (G) Stockholm, Sweden (1710), (H) Moscow, Russia (1772), and (I) Island of Malta, Malta (1813).
pour neuf épidémies de peste : (A) Givry, France (1348), (B) Florence, Italie (1400), (C) Barcelone, Espagne (1490), (D) Londres, Angleterre (1563), (E) Eyam, Angleterre (1665), (F) Gdansk, Pologne (1709), (G) Stockholm, Suède (1710), (H) Moscou, Russie (1772) et (I) île de Malte, Malte (1813).
Dean, Katharine R. et al., « Human Ectoparasites and the Spread of Plague in Europe during the Second Pandemic », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 115, n° 6, 2018, p. 1304-1309
Note 6
we found that this model fits mortality curves from nine outbreaks in Europe better than models for pneumonic or rodent transmission […] the human ectoparasite model had the lowest BIC value for all outbreaks, except Eyam and Givry […] For Eyam and Givry, the difference between the human ectoparasite model and another model was less than 10
nous avons constaté que ce modèle reproduit les courbes de mortalité de neuf épidémies en Europe mieux que les modèles de transmission pulmonaire ou par les rongeurs […] le modèle des ectoparasites humains avait la valeur de BIC la plus basse pour toutes les épidémies, sauf Eyam et Givry […] Pour Eyam et Givry, l’écart entre le modèle des ectoparasites humains et un autre modèle était inférieur à 10
Dean, Katharine R. et al., « Human Ectoparasites and the Spread of Plague in Europe during the Second Pandemic », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 115, n° 6, 2018, p. 1304-1309
Note 7
Human ectoparasite transmission of the plague during the Second Pandemic is only weakly supported by proposed mathematical models […] In particular, the authors’ model provides no evidence that human ectoparasite transmission was more likely to have driven the plague patterns than a highly plausible combination of pneumonic and rat-flea transmission.
La transmission de la peste par les ectoparasites humains pendant la deuxième pandémie n’est que faiblement étayée par les modèles mathématiques proposés […] En particulier, le modèle des auteurs n’apporte aucune preuve que la transmission par les ectoparasites humains ait plus probablement produit les épidémies de peste qu’une combinaison, très plausible, de transmission pulmonaire et de transmission par les puces des rats.
Park, Sang Woo et al., « Human Ectoparasite Transmission of the Plague during the Second Pandemic Is Only Weakly Supported by Proposed Mathematical Models », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 115, n° 34, 2018, p. E7892-E7893
First, Park et al. (1) state that our study cannot provide evidence that human ectoparasite transmission was more likely than a mixed pneumonic and rat-flea transmission. […] we did not model mixed transmission routes
D’abord, Park et al. (1) affirment que notre étude ne peut pas prouver que la transmission par les ectoparasites humains était plus probable qu’une transmission mixte, pulmonaire et par les puces de rat. […] nous n’avons pas modélisé de voies de transmission mixtes
Dean, Katharine R. et al., « Reply to Park et al.: Human Ectoparasite Transmission of Plague during the Second Pandemic Is Still Plausible », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 115, n° 34, 2018, p. E7894-E7895
Note 8
Our results support our conclusion that human ectoparasites are a plausible and likely vector […] However, we are open to alternative scenarios that could similarly explain the epidemiology of plague
Nos résultats confirment notre conclusion selon laquelle les ectoparasites humains sont un vecteur plausible et probable […] Nous restons cependant ouverts à d’autres scénarios qui pourraient expliquer aussi bien l’épidémiologie de la peste
Dean, Katharine R. et al., « Reply to Park et al.: Human Ectoparasite Transmission of Plague during the Second Pandemic Is Still Plausible », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 115, n° 34, 2018, p. E7894-E7895
Note 9
“Rodents and bats together make up almost two-thirds of mammal diversity,” Upham said, about 41% rodents and 22% bats.
« Les rongeurs et les chauves-souris représentent à eux deux près des deux tiers de la diversité des mammifères », a déclaré Upham : environ 41 % de rongeurs et 22 % de chauves-souris.
Harrod, Gabriela, « Thousands of Mammals and Counting: The Planet’s Hidden Diversity Keeps Growing », ASU News, Arizona State University, 5 novembre 2025, en accès libre
Note 10
Six extant species of non-human great apes are currently recognized: Sumatran and Bornean orangutans, eastern and western gorillas, and chimpanzees and bonobos […] The new species, Pongo tapanuliensis, encompasses the Batang Toru population
Six espèces actuelles de grands singes non humains sont reconnues à ce jour : les orangs-outans de Sumatra et de Bornéo, les gorilles de l’Est et de l’Ouest, et les chimpanzés et les bonobos […] La nouvelle espèce, Pongo tapanuliensis, comprend la population de Batang Toru
Nater, Alexander et al., « Morphometric, Behavioral, and Genomic Evidence for a New Orangutan Species », Current Biology, vol. 27, n° 22, 2017, p. 3487-3498
Note 11
As a result rodents represent nearly half of the current mammalian diversity with more than 2,261 species organized into 474 genera. […] Most shifts in diversification rates (Table 1, Figure 2) are located within the two most speciose muroid families: the Cricetidae (681 species) and the Muridae (728 species).
De ce fait, les rongeurs représentent près de la moitié de la diversité actuelle des mammifères, avec plus de 2 261 espèces réparties en 474 genres. […] La plupart des changements de rythme de diversification (tableau 1, figure 2) se situent dans les deux familles de muroïdes les plus riches en espèces : les Cricétidés (681 espèces) et les Muridés (728 espèces).
Fabre, Pierre-Henri et al., « A Glimpse on the Pattern of Rodent Diversification: A Phylogenetic Approach », BMC Evolutionary Biology, vol. 12, 88, 2012
Note 12
The adults of this species have a total length of about 97 mm, with tails of 41 mm and a mass of 5.5 g (Skinner & Chimimba 2005).
Les adultes de cette espèce mesurent environ 97 mm de longueur totale, avec une queue de 41 mm, pour une masse de 5,5 g (Skinner et Chimimba 2005).
South African National Biodiversity Institute (SANBI), « Pygmy Mouse (Mus minutoides) », Red List of South African Species
Capybaras are the largest of rodents, weighing from 35 to 66 kg and standing up to 0.6 meters at the shoulder, […]
Les capybaras sont les plus grands des rongeurs : ils pèsent de 35 à 66 kg et mesurent jusqu’à 0,6 mètre au garrot, […]
Frens, Kathryn, « Hydrochoerus hydrochaeris (capybara) », Animal Diversity Web, University of Michigan Museum of Zoology, 2009
Note 13
La puce paraît être l'intermédiaire habituel de la transmission ; toutefois, de nouvelles recherches sont nécessaires avant de pouvoir lui attribuer un rôle exclusif. […] 7° La puce qui a absorbé du sang septique sur un animal pestiféré conserve, pendant une durée encore indéterminée, le microbe en culture dans le tube digestif, et l'inoculation au rat du contenu intestinal peut lui donner la peste ;
Simond, Paul-Louis, « La propagation de la peste », Annales de l’Institut Pasteur, vol. 12, 1898, p. 625-687
Note 14
Only a few of the archaeological finds from medieval harbour towns in Norway contain rat bones. There are no finds of black rats from the many archaeological excavations in rural areas or from the inland town of Hamar.
Seules quelques-unes des trouvailles archéologiques des villes portuaires médiévales de Norvège contiennent des os de rats. Aucun rat noir n’a été trouvé dans les nombreuses fouilles archéologiques des zones rurales, ni dans la ville intérieure de Hamar.
Hufthammer, Anne Karin et Walløe, Lars, « Rats Cannot Have Been Intermediate Hosts for Yersinia pestis during Medieval Plague Epidemics in Northern Europe », Journal of Archaeological Science, vol. 40, 2013, p. 1752-1759
Notes et sources
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Passage une paire d’incisives qui ne cessent jamais de pousser. Elles n’ont d’émail que sur la face avant […] la dent s’affûte toute seule
Constantly growing, elongated rodent incisors show adaptations and optimizations that exceed those of human teeth. Rodent incisors can be recognized by their orange-brown color and their specific architecture, in which hard enamel selectively covers only the labial surface of the incisors, making them a self-sharpening device.
Traduction de la rédaction Les incisives des rongeurs, allongées et en croissance constante, présentent des adaptations et des optimisations qui dépassent celles des dents humaines. On reconnaît les incisives des rongeurs à leur couleur brun orangé et à leur architecture particulière, dans laquelle l’émail dur ne recouvre sélectivement que la face labiale des incisives, ce qui en fait un dispositif autoaffûtant.
Source Max Planck Institute for Solid State Research, groupe Microstructure Property Synergy in Functional Materials, « Rodent Teeth: Ingenious Architecture of Natural Functional Materials to Inspire Human Dentistry », page de recherche, paragraphe d’ouverture de la page.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage espace vide, sans aucune canine — les zoologistes l’appellent le diastème
Although morphologically diverse, universal characters include one upper and one lower, ever-growing incisor on each side, always separated by a diastema from the cheek teeth; there are no canines (Fig. 1).
Traduction de la rédaction Malgré leur diversité morphologique, ils ont en commun une incisive supérieure et une incisive inférieure à croissance continue de chaque côté, toujours séparées des dents jugales par un diastème ; il n’y a pas de canines (fig. 1).
Source University of Texas at El Paso, UTEP Biodiversity Collections (site d’Arthur H. Harris sur les vertébrés du Pléistocène du Nouveau-Mexique), « Rodentia », mise à jour du 21 novembre 2008, 2ᵉ paragraphe (« Although morphologically diverse »).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage Les musaraignes et les taupes ne sont pas des rongeurs mais des eulipotyphles […] Les lapins et les lièvres […] sont des lagomorphes
Family: Soricidae (487 species - shrews) […] Family: Talpidae (62 species - moles, desmans, shrew-moles) […] Family: Leporidae (68 species - rabbits, hares)
Traduction de la rédaction Famille : Soricidae (487 espèces — musaraignes) […] Famille : Talpidae (62 espèces — taupes, desmans, taupes-musaraignes) […] Famille : Leporidae (68 espèces — lapins, lièvres)
Source University of Glasgow, School of Biodiversity, One Health & Veterinary Medicine, Hunterian Taxonomy, « Order - Eulipotyphla » et « Order - Lagomorpha », classification fondée sur le Catalogue of Life (mars 2025), page « Order - Eulipotyphla », liste des familles ; page « Order - Lagomorpha », liste des familles (classification fondée sur le Catalogue of Life, mars 2025).
Accès libre ouvrir la source 1 ouvrir la source 2 · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage L’explication classique suit une chaîne en trois maillons : le rat, la puce du rat, puis l’humain.
While it is commonly assumed that rats and their fleas spread plague during the Second Pandemic, there is little historical and archaeological support for such a claim. […] Bubonic plague is typically transmitted to humans from wild or commensal rodents (3), […]
Traduction de la rédaction Alors qu’on suppose couramment que les rats et leurs puces ont propagé la peste pendant la deuxième pandémie, cette affirmation trouve peu d’appui historique et archéologique. […] La peste bubonique est généralement transmise à l’humain à partir de rongeurs sauvages ou commensaux (3), […]
Source Dean, Katharine R. et al., « Human Ectoparasites and the Spread of Plague in Europe during the Second Pandemic », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 115, n° 6, 2018, p. 1304-1309, p. 1304, encadré « Significance » ; introduction, 2e paragraphe.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage la puce de l’homme et le pou de corps
human ectoparasite vectors, such as human fleas (Pulex irritans) or body lice (Pediculus humanus humanus)
Traduction de la rédaction des vecteurs ectoparasites humains, comme la puce de l’homme (Pulex irritans) ou le pou de corps (Pediculus humanus humanus)
Source Dean, Katharine R. et al., « Human Ectoparasites and the Spread of Plague in Europe during the Second Pandemic », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 115, n° 6, 2018, p. 1304-1309, résumé.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage Des travaux plus récents proposent une autre voie : la transmission d’humain à humain
Our results support that human ectoparasites were primary vectors for plague during the Second Pandemic, including the Black Death (1346-1353), ultimately challenging the assumption that plague in Europe was predominantly spread by rats.
Traduction de la rédaction Nos résultats appuient l’idée que les ectoparasites humains ont été les principaux vecteurs de la peste pendant la deuxième pandémie, y compris la peste noire (1346-1353), ce qui remet finalement en cause l’hypothèse selon laquelle la peste aurait été surtout propagée par les rats en Europe.
Source Dean, Katharine R. et al., « Human Ectoparasites and the Spread of Plague in Europe during the Second Pandemic », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 115, n° 6, 2018, p. 1304-1309, résumé.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage trois modèles de propagation : l’un par les puces de rat, l’un par contagion pulmonaire d’humain à humain, l’un par les parasites humains
We used Bayesian MCMC and the mortality data to fit the three transmission models: human ectoparasite plague (EP), pneumonic plague (PP), and rat-borne plague (RP) (Fig. 1).
Traduction de la rédaction Nous avons utilisé une méthode MCMC bayésienne et les données de mortalité pour ajuster les trois modèles de transmission : peste par ectoparasites humains (EP), peste pulmonaire (PP) et peste transmise par les rats (RP) (fig. 1).
Source Dean, Katharine R. et al., « Human Ectoparasites and the Spread of Plague in Europe during the Second Pandemic », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 115, n° 6, 2018, p. 1304-1309, Résultats, « Model Fit and Selection ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage courbes de mortalité relevées lors de neuf épidémies européennes, de 1348 à 1813
for nine plague outbreaks: (A) Givry, France (1348), (B) Florence, Italy (1400), (C) Barcelona, Spain (1490), (D) London, England (1563), (E) Eyam, England (1665), (F) Gdansk, Poland (1709), (G) Stockholm, Sweden (1710), (H) Moscow, Russia (1772), and (I) Island of Malta, Malta (1813).
Traduction de la rédaction pour neuf épidémies de peste : (A) Givry, France (1348), (B) Florence, Italie (1400), (C) Barcelone, Espagne (1490), (D) Londres, Angleterre (1563), (E) Eyam, Angleterre (1665), (F) Gdansk, Pologne (1709), (G) Stockholm, Suède (1710), (H) Moscou, Russie (1772) et (I) île de Malte, Malte (1813).
Source Dean, Katharine R. et al., « Human Ectoparasites and the Spread of Plague in Europe during the Second Pandemic », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 115, n° 6, 2018, p. 1304-1309, légende de la figure 1.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage celui des parasites humains, pour sept des neuf épidémies
we found that this model fits mortality curves from nine outbreaks in Europe better than models for pneumonic or rodent transmission […] the human ectoparasite model had the lowest BIC value for all outbreaks, except Eyam and Givry […] For Eyam and Givry, the difference between the human ectoparasite model and another model was less than 10
Traduction de la rédaction nous avons constaté que ce modèle reproduit les courbes de mortalité de neuf épidémies en Europe mieux que les modèles de transmission pulmonaire ou par les rongeurs […] le modèle des ectoparasites humains avait la valeur de BIC la plus basse pour toutes les épidémies, sauf Eyam et Givry […] Pour Eyam et Givry, l’écart entre le modèle des ectoparasites humains et un autre modèle était inférieur à 10
Source Dean, Katharine R. et al., « Human Ectoparasites and the Spread of Plague in Europe during the Second Pandemic », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 115, n° 6, 2018, p. 1304-1309, résumé ; Résultats, « Model Fit and Selection » (p. 5 du PDF).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Une autre équipe a répondu dans la même revue que ce résultat est faiblement étayé.
Human ectoparasite transmission of the plague during the Second Pandemic is only weakly supported by proposed mathematical models […] In particular, the authors’ model provides no evidence that human ectoparasite transmission was more likely to have driven the plague patterns than a highly plausible combination of pneumonic and rat-flea transmission.
Traduction de la rédaction La transmission de la peste par les ectoparasites humains pendant la deuxième pandémie n’est que faiblement étayée par les modèles mathématiques proposés […] En particulier, le modèle des auteurs n’apporte aucune preuve que la transmission par les ectoparasites humains ait plus probablement produit les épidémies de peste qu’une combinaison, très plausible, de transmission pulmonaire et de transmission par les puces des rats.
Source Park, Sang Woo et al., « Human Ectoparasite Transmission of the Plague during the Second Pandemic Is Only Weakly Supported by Proposed Mathematical Models », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 115, n° 34, 2018, p. E7892-E7893, Park et al., lettre à PNAS : titre, puis corps de la lettre (p. E7892).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
Passage on n’a pas testé un scénario mixte — des rats et une contagion pulmonaire agissant ensemble
First, Park et al. (1) state that our study cannot provide evidence that human ectoparasite transmission was more likely than a mixed pneumonic and rat-flea transmission. […] we did not model mixed transmission routes
Traduction de la rédaction D’abord, Park et al. (1) affirment que notre étude ne peut pas prouver que la transmission par les ectoparasites humains était plus probable qu’une transmission mixte, pulmonaire et par les puces de rat. […] nous n’avons pas modélisé de voies de transmission mixtes
Source Dean, Katharine R. et al., « Reply to Park et al.: Human Ectoparasite Transmission of Plague during the Second Pandemic Is Still Plausible », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 115, n° 34, 2018, p. E7894-E7895, réponse des auteurs, premier point.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage les parasites humains sont un vecteur plausible et vraisemblable — mais ils restent ouverts à d’autres scénarios
Our results support our conclusion that human ectoparasites are a plausible and likely vector […] However, we are open to alternative scenarios that could similarly explain the epidemiology of plague
Traduction de la rédaction Nos résultats confirment notre conclusion selon laquelle les ectoparasites humains sont un vecteur plausible et probable […] Nous restons cependant ouverts à d’autres scénarios qui pourraient expliquer aussi bien l’épidémiologie de la peste
Source Dean, Katharine R. et al., « Reply to Park et al.: Human Ectoparasite Transmission of Plague during the Second Pandemic Is Still Plausible », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 115, n° 34, 2018, p. E7894-E7895, réponse des auteurs, conclusion.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage les rongeurs représentent environ 40 à 42 % de l’ensemble des espèces de mammifères.
“Rodents and bats together make up almost two-thirds of mammal diversity,” Upham said, about 41% rodents and 22% bats.
Traduction de la rédaction « Les rongeurs et les chauves-souris représentent à eux deux près des deux tiers de la diversité des mammifères », a déclaré Upham : environ 41 % de rongeurs et 22 % de chauves-souris.
Source Harrod, Gabriela, « Thousands of Mammals and Counting: The Planet’s Hidden Diversity Keeps Growing », ASU News, Arizona State University, 5 novembre 2025, en accès libre, article du 5 novembre 2025, propos de Nathan Upham (« one of the scientists leading this database », à propos de la Mammal Diversity Database).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
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Passage notre propre famille (les Hominidés) compte huit espèces vivantes depuis la description d’un troisième orang-outan, en 2017
Six extant species of non-human great apes are currently recognized: Sumatran and Bornean orangutans, eastern and western gorillas, and chimpanzees and bonobos […] The new species, Pongo tapanuliensis, encompasses the Batang Toru population
Traduction de la rédaction Six espèces actuelles de grands singes non humains sont reconnues à ce jour : les orangs-outans de Sumatra et de Bornéo, les gorilles de l’Est et de l’Ouest, et les chimpanzés et les bonobos […] La nouvelle espèce, Pongo tapanuliensis, comprend la population de Batang Toru
Source Nater, Alexander et al., « Morphometric, Behavioral, and Genomic Evidence for a New Orangutan Species », Current Biology, vol. 27, n° 22, 2017, p. 3487-3498, résumé.
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Passage quelques-unes concentrent l’essentiel des espèces : les muridés […] et les cricétidés […] en réunissent à eux seuls plus de la moitié
As a result rodents represent nearly half of the current mammalian diversity with more than 2,261 species organized into 474 genera. […] Most shifts in diversification rates (Table 1, Figure 2) are located within the two most speciose muroid families: the Cricetidae (681 species) and the Muridae (728 species).
Traduction de la rédaction De ce fait, les rongeurs représentent près de la moitié de la diversité actuelle des mammifères, avec plus de 2 261 espèces réparties en 474 genres. […] La plupart des changements de rythme de diversification (tableau 1, figure 2) se situent dans les deux familles de muroïdes les plus riches en espèces : les Cricétidés (681 espèces) et les Muridés (728 espèces).
Source Fabre, Pierre-Henri et al., « A Glimpse on the Pattern of Rodent Diversification: A Phylogenetic Approach », BMC Evolutionary Biology, vol. 12, 88, 2012, Background ; Results, « Imbalance and shifts in diversification rate within rodents ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage de la souris pygmée (~5 grammes)
The adults of this species have a total length of about 97 mm, with tails of 41 mm and a mass of 5.5 g (Skinner & Chimimba 2005).
Traduction de la rédaction Les adultes de cette espèce mesurent environ 97 mm de longueur totale, avec une queue de 41 mm, pour une masse de 5,5 g (Skinner et Chimimba 2005).
Source South African National Biodiversity Institute (SANBI), « Pygmy Mouse (Mus minutoides) », Red List of South African Species, notice Mus minutoides, partie habitat et écologie, paragraphe commençant par « The colloquial name is appropriate ».
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Passage au capybara (plus de 60 kilogrammes)
Capybaras are the largest of rodents, weighing from 35 to 66 kg and standing up to 0.6 meters at the shoulder, […]
Traduction de la rédaction Les capybaras sont les plus grands des rongeurs : ils pèsent de 35 à 66 kg et mesurent jusqu’à 0,6 mètre au garrot, […]
Source Frens, Kathryn, « Hydrochoerus hydrochaeris (capybara) », Animal Diversity Web, University of Michigan Museum of Zoology, 2009, section « Physical Description ».
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Passage À la fin du XIXᵉ siècle, on découvre que la puce du rat transmet la peste de son époque.
La puce paraît être l'intermédiaire habituel de la transmission ; toutefois, de nouvelles recherches sont nécessaires avant de pouvoir lui attribuer un rôle exclusif. […] 7° La puce qui a absorbé du sang septique sur un animal pestiféré conserve, pendant une durée encore indéterminée, le microbe en culture dans le tube digestif, et l'inoculation au rat du contenu intestinal peut lui donner la peste ;
Source Simond, Paul-Louis, « La propagation de la peste », Annales de l’Institut Pasteur, vol. 12, 1898, p. 625-687, fin de l’article : discussion sur le rôle des parasites, puis conclusions (7°) (vues 53 et 55 de la numérisation archive.org du fascicule n° 10, oct. 1898).
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Pour l’ensemble de cette partie
Passage l’argument de l’absence de rats dans l’Europe du Nord médiévale
Only a few of the archaeological finds from medieval harbour towns in Norway contain rat bones. There are no finds of black rats from the many archaeological excavations in rural areas or from the inland town of Hamar.
Traduction de la rédaction Seules quelques-unes des trouvailles archéologiques des villes portuaires médiévales de Norvège contiennent des os de rats. Aucun rat noir n’a été trouvé dans les nombreuses fouilles archéologiques des zones rurales, ni dans la ville intérieure de Hamar.
Source Hufthammer, Anne Karin et Walløe, Lars, « Rats Cannot Have Been Intermediate Hosts for Yersinia pestis during Medieval Plague Epidemics in Northern Europe », Journal of Archaeological Science, vol. 40, 2013, p. 1752-1759, résumé.
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Références bibliographiques
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- Benedictow, Ole J., The Black Death, 1346-1353: The Complete History, Boydell Press, 2004, en bibliothèque (la thèse classique du rat, défendue).
- Burgin, Connor J. et al., « How Many Species of Mammals Are There? », Journal of Mammalogy, vol. 99, n° 1, 2018, p. 1-14, en accès libre ; et Mammal Diversity Database, American Society of Mammalogists, en accès libre (les proportions d’espèces par ordre). https://www.mammaldiversity.org/
- Cox, Philip G. et Hautier, Lionel (dir.), Evolution of the Rodents, Cambridge University Press, 2015, en bibliothèque (les incisives à croissance continue, l’émail limité à la face avant, l’auto-affûtage, le diastème).
- Dean, Katharine R. et al., « Human Ectoparasites and the Spread of Plague in Europe during the Second Pandemic », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 115, n° 6, 2018, p. 1304-1309, en accès libre (les trois modèles comparés sur neuf épidémies européennes ; la puce de l’homme et le pou de corps ; la conclusion en faveur des parasites humains). https://doi.org/10.1073/pnas.1715640115
- Dean, Katharine R. et al., « Reply to Park et al.: Human Ectoparasite Transmission of Plague during the Second Pandemic Is Still Plausible », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 115, n° 34, 2018, p. E7894-E7895, en accès libre (l’objection du scénario mixte non testé, reconnue ; les parasites humains comme vecteur plausible et vraisemblable, sans exclure d’autres scénarios). https://doi.org/10.1073/pnas.1810221115
- Fabre, Pierre-Henri et al., « A Glimpse on the Pattern of Rodent Diversification: A Phylogenetic Approach », BMC Evolutionary Biology, vol. 12, 88, 2012, en accès libre (la répartition très inégale des espèces entre familles de rongeurs). https://doi.org/10.1186/1471-2148-12-88
- Frens, Kathryn, « Hydrochoerus hydrochaeris (capybara) », Animal Diversity Web, University of Michigan Museum of Zoology, 2009, en accès libre (le capybara, plus grand des rongeurs, de 35 à 66 kg). https://animaldiversity.org/accounts/Hydrochoerus_hydrochaeris/
- Harrod, Gabriela, « Thousands of Mammals and Counting: The Planet’s Hidden Diversity Keeps Growing », ASU News, Arizona State University, 5 novembre 2025, en accès libre (la part des rongeurs, environ 41 %, et des chauves-souris, 22 %, dans la Mammal Diversity Database mise à jour). https://news.asu.edu/20251105-science-and-technology-thousands-mammals-and-counting-hidden-biodiversity-growing
- Hufthammer, Anne Karin et Walløe, Lars, « Rats Cannot Have Been Intermediate Hosts for Yersinia pestis during Medieval Plague Epidemics in Northern Europe », Journal of Archaeological Science, vol. 40, 2013, p. 1752-1759, accès payant (l’argument de l’absence de rats dans l’Europe du Nord médiévale).
- Kingdon, Jonathan et al. (dir.), Mammals of Africa, Bloomsbury, 2013, en bibliothèque ; et Moreira, José R. et al. (dir.), Capybara, Springer, 2013, en bibliothèque (les extrêmes de taille chez les rongeurs).
- Max Planck Institute for Solid State Research, groupe Microstructure Property Synergy in Functional Materials, « Rodent Teeth: Ingenious Architecture of Natural Functional Materials to Inspire Human Dentistry », page de recherche, en accès libre (les incisives à croissance constante, l’émail sur la seule face labiale, l’auto-affûtage). https://fkf.mpg.de/8401030/rodent-teeth
- Nater, Alexander et al., « Morphometric, Behavioral, and Genomic Evidence for a New Orangutan Species », Current Biology, vol. 27, n° 22, 2017, p. 3487-3498, accès payant (la description d’une troisième espèce d’orang-outan, qui porte les Hominidés à huit espèces vivantes). https://doi.org/10.1016/j.cub.2017.09.047
- Park, Sang Woo et al., « Human Ectoparasite Transmission of the Plague during the Second Pandemic Is Only Weakly Supported by Proposed Mathematical Models », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 115, n° 34, 2018, p. E7892-E7893, en accès libre (l’objection : un scénario mixte n’a pas été testé). https://doi.org/10.1073/pnas.1809775115
- Simond, Paul-Louis, « La propagation de la peste », Annales de l’Institut Pasteur, vol. 12, 1898, p. 625-687, domaine public (la découverte du rôle de la puce du rat).
- South African National Biodiversity Institute (SANBI), « Pygmy Mouse (Mus minutoides) », Red List of South African Species, en accès libre (la masse de la souris pygmée, 5,5 g). https://speciesstatus.sanbi.org/taxa/detail/2142/
- University of Glasgow, School of Biodiversity, One Health & Veterinary Medicine, Hunterian Taxonomy, « Order - Eulipotyphla » et « Order - Lagomorpha », classification fondée sur le Catalogue of Life (mars 2025), en accès libre (musaraignes et taupes parmi les eulipotyphles ; lapins et lièvres parmi les lagomorphes). https://www.gla.ac.uk/schools/bohvm/taxonomy/chordata/vertebrata/mammalia/eulipotyphla/
- University of Texas at El Paso, UTEP Biodiversity Collections (site d’Arthur H. Harris sur les vertébrés du Pléistocène du Nouveau-Mexique), « Rodentia », mise à jour du 21 novembre 2008, en accès libre (le diastème entre incisives et dents jugales ; l’absence de canines). https://www.utep.edu/LEB/PleistNM/taxaMamm/rodentia.htm
- Wilson, Don E. et Reeder, DeeAnn M. (dir.), Mammal Species of the World, Johns Hopkins University Press, 2005, en bibliothèque (la référence taxinomique des mammifères).
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