Monde animal 5.6

Les oiseaux

Le saviez-vous ?

Il y a des dinosaures dans nos jardins.

Squelette fossile aplati dans une dalle de pierre claire, avec des empreintes de plumes autour des ailes et de la longue queue.
Le spécimen de Berlin d’Archaeopteryx lithographica, fossile original exposé au musée d’histoire naturelle de Berlin (photographie de H. Raab, 2009). H. Raab ( User: Vesta ), CC BY-SA 3.0, source

Il y a des dinosaures dans nos jardins.

Ce n’est pas une façon de parler, ni une exagération destinée à attirer l’attention. C’est ce que dit la classification scientifique aujourd’hui, et le verbe compte :

les oiseaux ne descendent pas des dinosaures. Ils en sont.

Pourquoi « sont » et pas « descendent de »

Depuis une trentaine d’années, on classe les êtres vivants d’une façon précise : un groupe contient tous les descendants d’un ancêtre commun. Sans exception, sans porte de sortie.

Si les oiseaux descendent des dinosaures théropodes, alors ils sont dans le groupe des dinosaures. On ne peut pas les en sortir sans casser la règle.1

Les spécialistes emploient une comparaison qui rend cela évident : de même que les humains sont des mammifères, les oiseaux sont des dinosaures.

Personne ne dit « les humains descendent des mammifères ». On dit qu’ils en sont. Il en va de même ici.

L’erreur symétrique est à éviter : cela ne signifie pas que les dinosaures sont tous des oiseaux. L’inclusion ne fonctionne que dans un sens. Toutes les tomates sont des fruits ; tous les fruits ne sont pas des tomates.

Une conséquence de taille

On apprend généralement que les dinosaures ont disparu il y a soixante-six millions d’années.

C’est faux.

Une lignée a survécu. Elle est passée par la crise, elle s’est diversifiée, et elle est aujourd’hui devant nos fenêtres.

Comment on en est arrivé là

Cette idée n’est pas neuve. En 1860, on trouve une plume fossile dans un calcaire d’Allemagne ; en 1861, on décrit Archaeopteryx — deux ans à peine après la publication du livre de Darwin. Une parenté entre oiseaux et dinosaures est proposée dès le XIXᵉ siècle.2

Mais elle est restée discutée longtemps. Ce sont surtout des fossiles chinois trouvés à la fin des années 1990 dans la province du Liaoning, conservés dans des sédiments très fins de fonds de lacs — des dinosaures comme Sinosauropteryx, dont la peau portait des structures qui pourraient renseigner sur l’origine des plumes —, qui ont fourni les formes intermédiaires décisives.3

L’argument qui change tout

On pourrait s’attendre à ce qu’un spécialiste défende cette idée en alignant des ressemblances de squelette. Il y en a beaucoup, et elles comptent.

Mais l’argument décisif est ailleurs :

Si l’hypothèse était fausse, nous serions aujourd’hui aussi incertains sur l’origine des oiseaux qu’il y a trente ans.

Or c’est l’inverse qui s’est produit. Les fossiles nouveaux s’y insèrent. Des choses qu’on ne cherchait pas à expliquer s’expliquent d’elles-mêmes.4

Un exemple : pourquoi les oiseaux volent-ils avec leurs seuls membres antérieurs ? Parce qu’ils héritent leur bipédie des théropodes : leurs pattes arrière étaient déjà occupées à marcher.5

Personne n’a construit l’hypothèse pour expliquer cela. Cela vient en plus.

« Cervelle d’oiseau »

C’est une insulte. Elle repose sur une observation exacte : le cerveau d’un oiseau est vraiment très petit.

Une mésange a un cerveau qui pèse moins d’un gramme. Un corbeau, une quinzaine de grammes. Un chimpanzé, environ quatre cents.

Pourtant.

Ce qu’on a compté en 2016

Une étude a fait quelque chose que personne n’avait fait : compter les neurones, chez vingt-huit espèces d’oiseaux.6

Les auteurs posent le problème avec rigueur : de petits cerveaux devraient traiter moins d’information. C’est ce que prédit la théorie. Or certains oiseaux atteignent des performances de primates. Il y avait donc quelque chose à expliquer.7

Résultat du comptage : les cerveaux des perroquets et des oiseaux chanteurs contiennent en moyenne deux fois plus de neurones que ceux de primates de même masse.8

Deux fois plus, dans le même poids. Les neurones aviaires sont simplement plus petits et plus serrés.9

Un second effet s’ajoute au premier : chez les corvidés et les perroquets, une part bien plus grande de ces neurones se trouve dans la partie avant du cerveau — celle qui est associée aux fonctions les plus complexes — que chez les primates ou les autres mammifères.10

Les deux effets cumulés conduisent à la phrase qui conclut l’étude : les grands perroquets et les corvidés ont, dans cette partie du cerveau, autant ou plus de neurones que des singes dont le cerveau est bien plus gros.11

Le comptage a été élargi depuis. Une étude de 2022 a estimé le nombre de neurones chez cent onze espèces réparties en vingt-quatre familles, et a relié ces nombres à la capacité d’inventer des comportements nouveaux. Vingt-huit espèces suffisaient à établir le fait ; cent onze permettent de dire à quoi il correspond.12

Ce que ces oiseaux savent faire

Une synthèse comparant de nombreuses épreuves a conclu que les corvidés font souvent jeu égal avec les primates, et que corvidés et perroquets réussissent de façon comparable.13

Avec un cerveau de un à vingt-cinq grammes, contre environ quatre cents.

Une corneille de Nouvelle-Calédonie sait résoudre des problèmes où il faut utiliser un outil pour obtenir un autre outil, qui servira ensuite à atteindre la nourriture. Deux étapes indirectes avant la récompense.14

Une efficacité énergétique inédite

Les neurones d’oiseaux consomment environ trois fois moins de sucre que ceux des mammifères, selon une mesure faite sur des pigeons en 2022.15

Plus petits, plus serrés, moins gourmands. Ce n’est pas la même solution que la nôtre — c’est une autre solution au même problème.

Tout cela invite à se méfier de toute conclusion tirée de la seule taille d’un animal.

La nuance nécessaire

Les chercheurs signalent eux-mêmes que la comparaison entre les zones avant du cerveau des oiseaux et celles des mammifères a ses limites : ces structures ont une origine commune, mais elles ne sont pas organisées de la même façon : en couches chez les mammifères, en amas de neurones chez les oiseaux.16

Un autre résultat de l’étude mérite d’être noté, parce qu’il tempère l’enthousiasme : chez les oiseaux, gagner des neurones coûte cher en volume. Multiplier par dix le nombre de neurones multiplie la masse du cerveau par quatorze ou dix-sept, selon les groupes. La densité a donc une limite.17

Ce que l’insulte disait vraiment

« Cervelle d’oiseau » ne décrivait pas les oiseaux. Elle décrivait un biais : celui qui consiste à croire qu’on peut juger une capacité à la seule taille d’un organe.

L’observation était juste. La conclusion était fausse.

Ce qui reste discuté

Il faut le préciser, faute de quoi cette page serait trop lisse.

À l’intérieur du consensus, la suite exacte des événements est disputée. De quel groupe précis les oiseaux sortent-ils ? Comment le vol a-t-il commencé — en sautant depuis des branches, en courant, autrement ?18

Ces questions ne sont pas tranchées. Ce n’est pas un aveu de faiblesse : c’est la différence entre « nous savons que » et « nous savons comment ». On peut être sûr du premier tout en discutant le second.

Encore une case, encore des bords flous

« Les oiseaux sont des dinosaures » a la même forme logique que « les humains sont des singes » ou « la tomate est un fruit ». À chaque fois, la classification range quelque chose là où le langage courant ne l’aurait pas mis.

La surprise vient toujours du même endroit : nous avions fabriqué nos cases avant de connaître les parentés.

Note 1

Using proper terminology, birds are avian dinosaurs; other dinosaurs are non-avian dinosaurs, and (strange as it may sound) birds are technically considered reptiles. […] In fact, the evidence is overwhelmingly in favor of birds being the descendants of a maniraptoran dinosaur, probably something similar (but not identical) to a small dromaeosaur.

En termes exacts, les oiseaux sont des dinosaures aviens ; les autres dinosaures sont des dinosaures non aviens, et (aussi étrange que cela puisse paraître) les oiseaux sont techniquement considérés comme des reptiles. […] En fait, les indices plaident massivement pour que les oiseaux soient les descendants d’un dinosaure maniraptorien, probablement quelque chose de semblable (mais pas identique) à un petit droméosaure.

University of California Museum of Paleontology, « Are Birds Really Dinosaurs? », page consultée le 28 octobre 2026

Voir la note complète ↓

Note 2

Archaeopteryx lithographica (Vogel-Feder) und Pterodactylus von Solnhofen

Archaeopteryx lithographica (plume d’oiseau) et Pterodactylus de Solnhofen

Meyer, Hermann von, notice sur Archaeopteryx, Neues Jahrbuch für Mineralogie, 1861

Voir la note complète ↓

Note 3

Two spectacular fossilized dinosaur skeletons were recently discovered in Liaoning in northeastern China. […] Both specimens have interesting integumentary structures that could provide information about the origin of feathers.

Deux spectaculaires squelettes fossiles de dinosaures ont été découverts récemment au Liaoning, dans le nord-est de la Chine. […] Les deux spécimens présentent d’intéressantes structures tégumentaires qui pourraient renseigner sur l’origine des plumes.

Chen, Pei-ji, Dong, Zhi-ming et Zhen, Shuo-nan, « An Exceptionally Well-Preserved Theropod Dinosaur from the Yixian Formation of China », Nature, vol. 391, 1998, p. 147-152

Voir la note complète ↓

Note 4

The ever-growing fossil record of early birds and their closest dinosaurian relatives, which can be placed in a well-resolved family tree (Figure 1), allow unprecedented insight […]

Le registre fossile sans cesse plus riche des premiers oiseaux et de leurs plus proches parents dinosauriens, qui peut être placé dans un arbre généalogique bien résolu (figure 1), offre un éclairage sans précédent […]

Brusatte, Stephen L., O’Connor, Jingmai K. et Jarvis, Erich D., « The Origin and Diversification of Birds », Current Biology, vol. 25, 2015, p. R888-R898

Voir la note complète ↓

Note 5

Birds evolved from and are phylogenetically recognized as members of the theropod dinosaurs; […] The ancestors of birds were bipedal, terrestrial, agile, cursorial and carnivorous or omnivorous.

Les oiseaux sont issus des dinosaures théropodes et sont reconnus, en phylogénie, comme en faisant partie ; […] Les ancêtres des oiseaux étaient bipèdes, terrestres, agiles, coureurs, et carnivores ou omnivores.

Padian, Kevin et Chiappe, Luis M., « The Origin and Early Evolution of Birds », Biological Reviews, vol. 73, 1998, p. 1-42

Voir la note complète ↓

Note 6

We investigated the cellular composition of the brains of 28 avian species

Nous avons étudié la composition cellulaire du cerveau de 28 espèces d’oiseaux

Olkowicz, Seweryn et al., « Birds Have Primate-like Numbers of Neurons in the Forebrain », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 113, n° 26, 2016, p. 7255-7260

Voir la note complète ↓

Note 7

Some birds achieve primate-like levels of cognition, even though their brains tend to be much smaller in absolute size. This poses a fundamental problem […] because small brains are expected to have a lower information-processing capacity.

Certains oiseaux atteignent des niveaux de cognition comparables à ceux des primates, alors que leur cerveau tend à être beaucoup plus petit en taille absolue. Cela pose un problème fondamental […] car on s’attend à ce que de petits cerveaux aient une moindre capacité de traitement de l’information.

Olkowicz, Seweryn et al., « Birds Have Primate-like Numbers of Neurons in the Forebrain », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 113, n° 26, 2016, p. 7255-7260

Voir la note complète ↓

Note 8

the brains of parrots and songbirds contain on average twice as many neurons as primate brains of the same mass

le cerveau des perroquets et des oiseaux chanteurs contient en moyenne deux fois plus de neurones que celui des primates de même masse

Olkowicz, Seweryn et al., « Birds Have Primate-like Numbers of Neurons in the Forebrain », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 113, n° 26, 2016, p. 7255-7260

Voir la note complète ↓

Note 9

indicating that avian brains have higher neuron packing densities than mammalian brains […] Avian brains seem to consist of small, tightly packed neurons

ce qui indique que les cerveaux d’oiseaux ont des densités de neurones plus élevées que ceux des mammifères […] Les cerveaux d’oiseaux semblent constitués de neurones petits et serrés

Olkowicz, Seweryn et al., « Birds Have Primate-like Numbers of Neurons in the Forebrain », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 113, n° 26, 2016, p. 7255-7260

Voir la note complète ↓

Note 10

corvids and parrots have much higher proportions of brain neurons located in the pallial telencephalon compared with primates or other mammals and birds

les corvidés et les perroquets ont une part bien plus grande de leurs neurones située dans le télencéphale palléal que les primates ou les autres mammifères et oiseaux

Olkowicz, Seweryn et al., « Birds Have Primate-like Numbers of Neurons in the Forebrain », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 113, n° 26, 2016, p. 7255-7260

Voir la note complète ↓

Note 11

large-brained parrots and corvids have forebrain neuron counts equal to or greater than primates with much larger brains

les perroquets et corvidés à gros cerveau ont autant ou plus de neurones dans le cerveau antérieur que des primates au cerveau bien plus gros

Olkowicz, Seweryn et al., « Birds Have Primate-like Numbers of Neurons in the Forebrain », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 113, n° 26, 2016, p. 7255-7260

Voir la note complète ↓

Note 12

Using estimation data on neuron numbers in 111 bird species across 24 families, the authors show that number of neurons is positively associated with innovation propensity and encephalization. […] On the basis of estimations of neuron numbers for 111 bird species, we show here that the number of neurons in the pallial telencephalon is positively associated with a major expression of intelligence: innovation propensity.

À partir d’estimations du nombre de neurones chez 111 espèces d’oiseaux de 24 familles, les auteurs montrent que le nombre de neurones est positivement associé à la propension à innover et à l’encéphalisation. […] À partir d’estimations du nombre de neurones pour 111 espèces d’oiseaux, nous montrons ici que le nombre de neurones du télencéphale pallial est positivement associé à une expression majeure de l’intelligence : la propension à innover.

Sol, Daniel et al., « Neuron Numbers Link Innovativeness with Both Absolute and Relative Brain Size in Birds », Nature Ecology & Evolution, 2022

Voir la note complète ↓

Note 13

in many of which corvids perform on par with primates […] different corvid and parrot species indeed perform similarly in a range of cognitive tasks

dans beaucoup d’entre elles

Lambert, Megan L., Jacobs, Ivo, Osvath, Mathias et von Bayern, Auguste M. P., « Birds of a Feather? Parrot and Corvid Cognition Compared », Behaviour, vol. 156, n° 5-8, 2019, p. 505-594

Voir la note complète ↓

Note 14

Here we provide experimental evidence that New Caledonian crows can spontaneously solve a demanding metatool task in which a short tool is used to extract a longer tool that can then be used to obtain meat.

Nous apportons ici la preuve expérimentale que les corneilles de Nouvelle-Calédonie peuvent résoudre spontanément une tâche exigeante d’usage de méta-outil, où un outil court sert à extraire un outil plus long qui permet ensuite d’obtenir de la viande.

Taylor, Alex H. et al., « Spontaneous Metatool Use by New Caledonian Crows », Current Biology, vol. 17, 2007, p. 1504-1507

Voir la note complète ↓

Note 15

We found that neural tissue in the pigeon consumes […] in an awake state, which translates into a surprisingly low neuronal energy budget of 1.86 x 10(-9) +/- 0.2 x 10(-9) μmol glucose per neuron per minute. This is approximately 3 times lower than the rate in the average mammalian neuron.

Nous avons constaté que le tissu nerveux du pigeon consomme […] à l’état éveillé, ce qui correspond à un budget énergétique neuronal étonnamment bas de 1,86 × 10⁻⁹ ± 0,2 × 10⁻⁹ μmol de glucose par neurone et par minute. C’est environ 3 fois moins que dans le neurone moyen d’un mammifère.

von Eugen, Kaya et al., « Avian Neurons Consume Three Times Less Glucose than Mammalian Neurons », Current Biology, vol. 32, n° 19, 2022, p. 4306-4313.e4

Voir la note complète ↓

Note 16

Superficially, the architecture of the avian brain appears very different from that of mammals, but recent work demonstrates that, despite a lack of layered neocortex, large areas of the avian forebrain are homologous to mammalian cortex […] the nuclear architecture of the avian brain appears to exhibit more efficient packing of neurons and their interconnections than the layered architecture of the mammalian neocortex.

En apparence, l’architecture du cerveau des oiseaux semble très différente de celle des mammifères, mais des travaux récents montrent que, malgré l’absence de néocortex en couches, de grandes zones du cerveau antérieur des oiseaux sont homologues du cortex des mammifères […] l’architecture en noyaux du cerveau des oiseaux semble permettre un empilement des neurones et de leurs connexions plus efficace que l’architecture en couches du néocortex des mammifères.

Olkowicz, Seweryn et al., « Birds Have Primate-like Numbers of Neurons in the Forebrain », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 113, n° 26, 2016, p. 7255-7260

Voir la note complète ↓

Note 17

a 10-fold increase in the number of neurons results in a 16.9- and 14.0-fold larger brain in songbirds and parrots, respectively

multiplier par 10 le nombre de neurones donne un cerveau 16,9 fois plus gros chez les oiseaux chanteurs et 14,0 fois plus gros chez les perroquets

Olkowicz, Seweryn et al., « Birds Have Primate-like Numbers of Neurons in the Forebrain », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 113, n° 26, 2016, p. 7255-7260

Voir la note complète ↓

Note 18

Thus, there is current debate about whether dromaeosaurids and troodontids form their own clade of close bird relatives, or whether one of them is more closely related to birds than the other [2,5,24]. […] These debates will likely continue […] Whether these wings were capable of flight, or perhaps used for other functions, such as egg brooding or display [60], is difficult to answer at present, although there is some emerging evidence for multiple uses.

Il y a donc un débat actuel pour savoir si les dromaéosauridés et les troodontidés forment ensemble leur propre clade de proches parents des oiseaux, ou si l’un d’eux est plus étroitement apparenté aux oiseaux que l’autre [2,5,24]. […] Ces débats vont probablement se poursuivre […] Ces ailes permettaient-elles de voler, ou servaient-elles peut-être à d’autres fonctions, comme couver les œufs ou parader [60] ? Il est difficile de le dire à présent, même si des indices d’usages multiples commencent à apparaître.

Brusatte, Stephen L., O’Connor, Jingmai K. et Jarvis, Erich D., « The Origin and Diversification of Birds », Current Biology, vol. 25, 2015, p. R888-R898

Voir la note complète ↓

Notes et sources

  1. ↑

    Passage Si les oiseaux descendent des dinosaures théropodes, alors ils sont dans le groupe des dinosaures.

    Using proper terminology, birds are avian dinosaurs; other dinosaurs are non-avian dinosaurs, and (strange as it may sound) birds are technically considered reptiles. […] In fact, the evidence is overwhelmingly in favor of birds being the descendants of a maniraptoran dinosaur, probably something similar (but not identical) to a small dromaeosaur.

    Traduction de la rédaction En termes exacts, les oiseaux sont des dinosaures aviens ; les autres dinosaures sont des dinosaures non aviens, et (aussi étrange que cela puisse paraître) les oiseaux sont techniquement considérés comme des reptiles. […] En fait, les indices plaident massivement pour que les oiseaux soient les descendants d’un dinosaure maniraptorien, probablement quelque chose de semblable (mais pas identique) à un petit droméosaure.

    Source University of California Museum of Paleontology, « Are Birds Really Dinosaurs? », page consultée le 28 octobre 2026, 1er paragraphe (« Ask your average paleontologist who… »).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  2. ↑

    Passage en 1860, on trouve une plume fossile dans un calcaire d’Allemagne ; en 1861, on décrit Archaeopteryx

    Archaeopteryx lithographica (Vogel-Feder) und Pterodactylus von Solnhofen

    Traduction de la rédaction Archaeopteryx lithographica (plume d’oiseau) et Pterodactylus de Solnhofen

    Source Meyer, Hermann von, notice sur Archaeopteryx, Neues Jahrbuch für Mineralogie, 1861, notice de 1861.

    Domaine public ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  3. ↑

    Passage des fossiles chinois trouvés à la fin des années 1990 dans la province du Liaoning […] des dinosaures comme Sinosauropteryx, dont la peau portait des structures qui pourraient renseigner sur l’origine des plumes

    Two spectacular fossilized dinosaur skeletons were recently discovered in Liaoning in northeastern China. […] Both specimens have interesting integumentary structures that could provide information about the origin of feathers.

    Traduction de la rédaction Deux spectaculaires squelettes fossiles de dinosaures ont été découverts récemment au Liaoning, dans le nord-est de la Chine. […] Les deux spécimens présentent d’intéressantes structures tégumentaires qui pourraient renseigner sur l’origine des plumes.

    Source Chen, Pei-ji, Dong, Zhi-ming et Zhen, Shuo-nan, « An Exceptionally Well-Preserved Theropod Dinosaur from the Yixian Formation of China », Nature, vol. 391, 1998, p. 147-152, résumé (paragraphe d’ouverture), p. 147.

    Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026

  4. ↑

    Passage Les fossiles nouveaux s’y insèrent.

    The ever-growing fossil record of early birds and their closest dinosaurian relatives, which can be placed in a well-resolved family tree (Figure 1), allow unprecedented insight […]

    Traduction de la rédaction Le registre fossile sans cesse plus riche des premiers oiseaux et de leurs plus proches parents dinosauriens, qui peut être placé dans un arbre généalogique bien résolu (figure 1), offre un éclairage sans précédent […]

    Source Brusatte, Stephen L., O’Connor, Jingmai K. et Jarvis, Erich D., « The Origin and Diversification of Birds », Current Biology, vol. 25, 2015, p. R888-R898, p. R891, § « The Assembly of the Bird Body Plan and Classic Avian Behaviors », 1er paragraphe, 1re phrase.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  5. ↑

    Passage ils héritent leur bipédie des théropodes : leurs pattes arrière étaient déjà occupées à marcher

    Birds evolved from and are phylogenetically recognized as members of the theropod dinosaurs; […] The ancestors of birds were bipedal, terrestrial, agile, cursorial and carnivorous or omnivorous.

    Traduction de la rédaction Les oiseaux sont issus des dinosaures théropodes et sont reconnus, en phylogénie, comme en faisant partie ; […] Les ancêtres des oiseaux étaient bipèdes, terrestres, agiles, coureurs, et carnivores ou omnivores.

    Source Padian, Kevin et Chiappe, Luis M., « The Origin and Early Evolution of Birds », Biological Reviews, vol. 73, 1998, p. 1-42, résumé (abstract), première et troisième phrases.

    Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026

  6. ↑

    Passage compter les neurones, chez vingt-huit espèces d’oiseaux

    We investigated the cellular composition of the brains of 28 avian species

    Traduction de la rédaction Nous avons étudié la composition cellulaire du cerveau de 28 espèces d’oiseaux

    Source Olkowicz, Seweryn et al., « Birds Have Primate-like Numbers of Neurons in the Forebrain », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 113, n° 26, 2016, p. 7255-7260, encadré « Significance ».

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  7. ↑

    Passage de petits cerveaux devraient traiter moins d’information […] Or certains oiseaux atteignent des performances de primates.

    Some birds achieve primate-like levels of cognition, even though their brains tend to be much smaller in absolute size. This poses a fundamental problem […] because small brains are expected to have a lower information-processing capacity.

    Traduction de la rédaction Certains oiseaux atteignent des niveaux de cognition comparables à ceux des primates, alors que leur cerveau tend à être beaucoup plus petit en taille absolue. Cela pose un problème fondamental […] car on s’attend à ce que de petits cerveaux aient une moindre capacité de traitement de l’information.

    Source Olkowicz, Seweryn et al., « Birds Have Primate-like Numbers of Neurons in the Forebrain », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 113, n° 26, 2016, p. 7255-7260, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  8. ↑

    Passage les cerveaux des perroquets et des oiseaux chanteurs contiennent en moyenne deux fois plus de neurones que ceux de primates de même masse

    the brains of parrots and songbirds contain on average twice as many neurons as primate brains of the same mass

    Traduction de la rédaction le cerveau des perroquets et des oiseaux chanteurs contient en moyenne deux fois plus de neurones que celui des primates de même masse

    Source Olkowicz, Seweryn et al., « Birds Have Primate-like Numbers of Neurons in the Forebrain », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 113, n° 26, 2016, p. 7255-7260, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  9. ↑

    Passage Les neurones aviaires sont simplement plus petits et plus serrés.

    indicating that avian brains have higher neuron packing densities than mammalian brains […] Avian brains seem to consist of small, tightly packed neurons

    Traduction de la rédaction ce qui indique que les cerveaux d’oiseaux ont des densités de neurones plus élevées que ceux des mammifères […] Les cerveaux d’oiseaux semblent constitués de neurones petits et serrés

    Source Olkowicz, Seweryn et al., « Birds Have Primate-like Numbers of Neurons in the Forebrain », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 113, n° 26, 2016, p. 7255-7260, résumé ; introduction.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  10. ↑

    Passage chez les corvidés et les perroquets, une part bien plus grande de ces neurones se trouve dans la partie avant du cerveau […] que chez les primates ou les autres mammifères

    corvids and parrots have much higher proportions of brain neurons located in the pallial telencephalon compared with primates or other mammals and birds

    Traduction de la rédaction les corvidés et les perroquets ont une part bien plus grande de leurs neurones située dans le télencéphale palléal que les primates ou les autres mammifères et oiseaux

    Source Olkowicz, Seweryn et al., « Birds Have Primate-like Numbers of Neurons in the Forebrain », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 113, n° 26, 2016, p. 7255-7260, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  11. ↑

    Passage les grands perroquets et les corvidés ont, dans cette partie du cerveau, autant ou plus de neurones que des singes dont le cerveau est bien plus gros

    large-brained parrots and corvids have forebrain neuron counts equal to or greater than primates with much larger brains

    Traduction de la rédaction les perroquets et corvidés à gros cerveau ont autant ou plus de neurones dans le cerveau antérieur que des primates au cerveau bien plus gros

    Source Olkowicz, Seweryn et al., « Birds Have Primate-like Numbers of Neurons in the Forebrain », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 113, n° 26, 2016, p. 7255-7260, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  12. ↑

    Passage Une étude de 2022 a estimé le nombre de neurones chez cent onze espèces réparties en vingt-quatre familles, et a relié ces nombres à la capacité d’inventer des comportements nouveaux.

    Using estimation data on neuron numbers in 111 bird species across 24 families, the authors show that number of neurons is positively associated with innovation propensity and encephalization. […] On the basis of estimations of neuron numbers for 111 bird species, we show here that the number of neurons in the pallial telencephalon is positively associated with a major expression of intelligence: innovation propensity.

    Traduction de la rédaction À partir d’estimations du nombre de neurones chez 111 espèces d’oiseaux de 24 familles, les auteurs montrent que le nombre de neurones est positivement associé à la propension à innover et à l’encéphalisation. […] À partir d’estimations du nombre de neurones pour 111 espèces d’oiseaux, nous montrons ici que le nombre de neurones du télencéphale pallial est positivement associé à une expression majeure de l’intelligence : la propension à innover.

    Source Sol, Daniel et al., « Neuron Numbers Link Innovativeness with Both Absolute and Relative Brain Size in Birds », Nature Ecology & Evolution, 2022, chapeau de l’éditeur (description de la page) ; résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  13. ↑

    Passage les corvidés font souvent jeu égal avec les primates, et que corvidés et perroquets réussissent de façon comparable

    in many of which corvids perform on par with primates […] different corvid and parrot species indeed perform similarly in a range of cognitive tasks

    Traduction de la rédaction dans beaucoup d’entre elles

    Source Lambert, Megan L., Jacobs, Ivo, Osvath, Mathias et von Bayern, Auguste M. P., « Birds of a Feather? Parrot and Corvid Cognition Compared », Behaviour, vol. 156, n° 5-8, 2019, p. 505-594, résumé.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026

  14. ↑

    Passage Une corneille de Nouvelle-Calédonie sait résoudre des problèmes où il faut utiliser un outil pour obtenir un autre outil

    Here we provide experimental evidence that New Caledonian crows can spontaneously solve a demanding metatool task in which a short tool is used to extract a longer tool that can then be used to obtain meat.

    Traduction de la rédaction Nous apportons ici la preuve expérimentale que les corneilles de Nouvelle-Calédonie peuvent résoudre spontanément une tâche exigeante d’usage de méta-outil, où un outil court sert à extraire un outil plus long qui permet ensuite d’obtenir de la viande.

    Source Taylor, Alex H. et al., « Spontaneous Metatool Use by New Caledonian Crows », Current Biology, vol. 17, 2007, p. 1504-1507, résumé (summary).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  15. ↑

    Passage Les neurones d’oiseaux consomment environ trois fois moins de sucre que ceux des mammifères

    We found that neural tissue in the pigeon consumes […] in an awake state, which translates into a surprisingly low neuronal energy budget of 1.86 x 10(-9) +/- 0.2 x 10(-9) μmol glucose per neuron per minute. This is approximately 3 times lower than the rate in the average mammalian neuron.

    Traduction de la rédaction Nous avons constaté que le tissu nerveux du pigeon consomme […] à l’état éveillé, ce qui correspond à un budget énergétique neuronal étonnamment bas de 1,86 × 10⁻⁹ ± 0,2 × 10⁻⁹ μmol de glucose par neurone et par minute. C’est environ 3 fois moins que dans le neurone moyen d’un mammifère.

    Source von Eugen, Kaya et al., « Avian Neurons Consume Three Times Less Glucose than Mammalian Neurons », Current Biology, vol. 32, n° 19, 2022, p. 4306-4313.e4, résumé (Summary).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026

  16. ↑

    Passage ces structures ont une origine commune, mais elles ne sont pas organisées de la même façon

    Superficially, the architecture of the avian brain appears very different from that of mammals, but recent work demonstrates that, despite a lack of layered neocortex, large areas of the avian forebrain are homologous to mammalian cortex […] the nuclear architecture of the avian brain appears to exhibit more efficient packing of neurons and their interconnections than the layered architecture of the mammalian neocortex.

    Traduction de la rédaction En apparence, l’architecture du cerveau des oiseaux semble très différente de celle des mammifères, mais des travaux récents montrent que, malgré l’absence de néocortex en couches, de grandes zones du cerveau antérieur des oiseaux sont homologues du cortex des mammifères […] l’architecture en noyaux du cerveau des oiseaux semble permettre un empilement des neurones et de leurs connexions plus efficace que l’architecture en couches du néocortex des mammifères.

    Source Olkowicz, Seweryn et al., « Birds Have Primate-like Numbers of Neurons in the Forebrain », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 113, n° 26, 2016, p. 7255-7260, introduction, deuxième paragraphe ; discussion, deuxième paragraphe.

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026

  17. ↑

    Passage gagner des neurones coûte cher en volume. Multiplier par dix le nombre de neurones multiplie la masse du cerveau par quatorze ou dix-sept, selon les groupes.

    a 10-fold increase in the number of neurons results in a 16.9- and 14.0-fold larger brain in songbirds and parrots, respectively

    Traduction de la rédaction multiplier par 10 le nombre de neurones donne un cerveau 16,9 fois plus gros chez les oiseaux chanteurs et 14,0 fois plus gros chez les perroquets

    Source Olkowicz, Seweryn et al., « Birds Have Primate-like Numbers of Neurons in the Forebrain », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 113, n° 26, 2016, p. 7255-7260, résultats, section « Total Numbers of Neurons ».

    Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  18. ↑

    Passage De quel groupe précis les oiseaux sortent-ils ? Comment le vol a-t-il commencé

    Thus, there is current debate about whether dromaeosaurids and troodontids form their own clade of close bird relatives, or whether one of them is more closely related to birds than the other [2,5,24]. […] These debates will likely continue […] Whether these wings were capable of flight, or perhaps used for other functions, such as egg brooding or display [60], is difficult to answer at present, although there is some emerging evidence for multiple uses.

    Traduction de la rédaction Il y a donc un débat actuel pour savoir si les dromaéosauridés et les troodontidés forment ensemble leur propre clade de proches parents des oiseaux, ou si l’un d’eux est plus étroitement apparenté aux oiseaux que l’autre [2,5,24]. […] Ces débats vont probablement se poursuivre […] Ces ailes permettaient-elles de voler, ou servaient-elles peut-être à d’autres fonctions, comme couver les œufs ou parader [60] ? Il est difficile de le dire à présent, même si des indices d’usages multiples commencent à apparaître.

    Source Brusatte, Stephen L., O’Connor, Jingmai K. et Jarvis, Erich D., « The Origin and Diversification of Birds », Current Biology, vol. 25, 2015, p. R888-R898, p. R889, § « Where Birds Nest in the Dinosaur Family Tree », 3ᵉ et 4ᵉ paragraphes ; p. R891, § « The Assembly of the Bird Body Plan and Classic Avian Behaviors », paragraphe « In many derived non-bird dinosaurs… ».

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

Références bibliographiques

12
  • Brusatte, Stephen L., O’Connor, Jingmai K. et Jarvis, Erich D., « The Origin and Diversification of Birds », Current Biology, vol. 25, 2015, p. R888-R898, en accès libre (le consensus, ce qui reste discuté, les fossiles du Liaoning).
  • Chen, Pei-ji, Dong, Zhi-ming et Zhen, Shuo-nan, « An Exceptionally Well-Preserved Theropod Dinosaur from the Yixian Formation of China », Nature, vol. 391, 1998, p. 147-152, accès payant (le premier dinosaure à plumes décrit).
  • Emery, Nathan J. et Clayton, Nicola S., « The Mentality of Crows: Convergent Evolution of Intelligence in Corvids and Apes », Science, vol. 306, 2004, p. 1903-1907, accès payant (corvidés et grands singes : des capacités complexes apparues plusieurs fois).
  • Gauthier, Jacques, « Saurischian Monophyly and the Origin of Birds », Memoirs of the California Academy of Sciences, vol. 8, 1986, p. 1-55, en bibliothèque (l’analyse qui place les oiseaux dans les théropodes).
  • Lambert, Megan L., Jacobs, Ivo, Osvath, Mathias et von Bayern, Auguste M. P., « Birds of a Feather? Parrot and Corvid Cognition Compared », Behaviour, vol. 156, n° 5-8, 2019, p. 505-594, accès payant (corvidés et perroquets comparés épreuve par épreuve, et aux primates).
  • Meyer, Hermann von, notice sur Archaeopteryx, Neues Jahrbuch für Mineralogie, 1861, domaine public (la plume fossile et le nom donné à l’animal).
  • Olkowicz, Seweryn et al., « Birds Have Primate-like Numbers of Neurons in the Forebrain », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 113, n° 26, 2016, p. 7255-7260, accès payant (vingt-huit espèces ; deux fois plus de neurones que les primates de même masse ; la densité plus élevée ; la concentration dans le cerveau antérieur ; le coût en volume ; les limites de la comparaison). https://doi.org/10.1073/pnas.1517131113
  • Padian, Kevin et Chiappe, Luis M., « The Origin and Early Evolution of Birds », Biological Reviews, vol. 73, 1998, p. 1-42, accès payant (l’héritage de la bipédie et le vol par les membres antérieurs).
  • Sol, Daniel et al., « Neuron Numbers Link Innovativeness with Both Absolute and Relative Brain Size in Birds », Nature Ecology & Evolution, 2022, accès payant (les estimations pour 111 espèces réparties en 24 familles, et leur lien avec l’invention de comportements nouveaux). https://doi.org/10.1038/s41559-022-01815-x
  • Taylor, Alex H. et al., « Spontaneous Metatool Use by New Caledonian Crows », Current Biology, vol. 17, 2007, p. 1504-1507, en accès libre (l’usage d’un outil pour obtenir un autre outil).
  • University of California Museum of Paleontology, « Are Birds Really Dinosaurs? », page consultée le 28 octobre 2026, en accès libre (les oiseaux, dinosaures aviens, descendants d’un dinosaure maniraptorien ; l’appui des analyses cladistiques de Gauthier). https://ucmp.berkeley.edu/diapsids/avians.html
  • von Eugen, Kaya et al., « Avian Neurons Consume Three Times Less Glucose than Mammalian Neurons », Current Biology, vol. 32, n° 19, 2022, p. 4306-4313.e4, en accès libre (la mesure de consommation énergétique chez le pigeon). https://doi.org/10.1016/j.cub.2022.07.070

Une erreur, un doute ? Écrivez-nous.

← Toutes les fiches