Matière et énergie 4.1

Les états de la matière

Le saviez-vous ?

Combien y a-t-il d’états de la matière ?

Un homme se tient à côté d'un entonnoir rempli de poix noire, posé sous une cloche de verre.
L’expérience de la goutte de poix de l’université du Queensland avec son ancien gardien, John Mainstone, photographiée en 1990, alors que la 8e goutte se formait depuis deux ans. John Mainstone, University of Queensland, CC BY-SA 3.0, source

Combien y a-t-il d’états de la matière ?

À l’école, la réponse enseignée est trois : solide, liquide, gaz.

On trouve aussi quatre. Cinq. Sept. Ou « beaucoup plus ».

Toutes ces réponses sont justes. Reste à comprendre pourquoi.

Les réponses qui circulent

Trois. Solide, liquide, gaz. Ce sont les états que l’on observe tous les jours : la glace, l’eau, la vapeur.

Quatre. On ajoute le plasma : un gaz dont les atomes ont perdu des électrons, et qui conduit l’électricité. C’est la réponse la plus courante chez les scientifiques, parce que ce sont les quatre états qui existent naturellement en abondance dans l’univers — les étoiles sont faites de plasma.1

Cinq. On ajoute le condensat de Bose-Einstein, prédit dans les années 1920 et obtenu en laboratoire en 1995, en refroidissant des atomes à un cheveu du zéro absolu. Ils cessent alors de se comporter comme des atomes séparés et se mettent à agir comme un seul.2

Sept. On ajoute encore le plasma de quarks et de gluons, obtenu à très haute énergie, où même les particules du noyau se défont ; et le condensat fermionique.3

Ce dernier a été obtenu au début des années 2000 dans le laboratoire de la physicienne américaine Deborah Jin. La méthode mérite d’être décrite, parce qu’elle est étonnante : on refroidit d’abord un gaz d’atomes de potassium par évaporation — exactement comme une tasse de thé refroidit parce que les molécules les plus rapides s’échappent, sauf qu’ici on pousse le procédé jusqu’aux confins du froid. Puis on ajuste un champ magnétique pour régler, à volonté, la façon dont les atomes s’attirent ou se repoussent.4

Un bouton qui règle la force entre les atomes : voilà l’outil. C’est ce réglage fin qui fait apparaître l’état nouveau.

Beaucoup plus. Si l’on compte tout ce que la matière sait faire d’autre : les cristaux liquides, dont il sera de nouveau question plus bas ; la matière des étoiles à neutrons, si comprimée qu’une cuillerée à café en pèserait environ un milliard de tonnes. Cette liste n’est pas close.5

Il n’y a pas de décompte officiel

C’est là le point important.

Ces réponses ne se contredisent pas. Elles répondent à des questions différentes, qu’on ne prend jamais la peine de poser.

  • Ce que l’on rencontre dans la vie courante ? Trois ou quatre.
  • Ce qui existe naturellement, en abondance, dans l’univers ? Quatre.
  • Ce qu’on sait fabriquer en laboratoire ? Sept, ou plus.
  • Toute forme distincte que la matière peut prendre ? Personne ne sait, et la liste s’allonge.

Il n’existe aucune autorité qui tranche. Le mot « planète », lui, a été défini par un vote d’astronomes en 2006. Notre page sur le Système solaire (1.5) le raconte. Personne n’a jamais voté sur le nombre d’états de la matière.6

Ce qui devrait surprendre

Ce mécanisme se retrouve partout sur ce site.

  • Combien de langues dans le monde ? La réponse va du simple au double, selon ce qu’on appelle une langue (2.4).
  • Combien de gens vivent en ville ? Cela dépend du seuil à partir duquel chaque pays appelle « ville » un groupe de maisons (2.6).
  • Combien de pays ? Combien de foyers d’agriculture ? Combien d’écritures inventées séparément ? Combien de planètes ? Chaque fois, plusieurs réponses, et chaque fois pour la même raison.

On aurait pu croire que ce flou était le propre des choses humaines — les langues, les villes, les frontières —, et que la physique, elle, donnerait des réponses nettes.

Elle n’en donne pas.

Ce n’est pas parce que les physiciens sont brouillons. C’est parce que compter suppose toujours de décider ce qui compte. Cette décision, quelqu’un doit la prendre — en physique comme ailleurs.

La bonne réponse à « combien y a-t-il d’états de la matière ? » n’est donc pas un nombre.

C’est une question : jusqu’où veut-on aller ?

Une matière qui refuse la case

Il y en a peut-être une juste sous nos yeux.

Les cristaux liquides ne sont ni tout à fait liquides ni tout à fait solides. Ce sont des liquides — ils coulent — mais leurs molécules, longues et fines, gardent une orientation commune, comme des allumettes rangées dans le même sens. Cet alignement leur donne certaines propriétés de la lumière qu’ont les cristaux. Leur nom dit exactement leur problème : ils ont un peu des deux, et ils n’entrent dans aucune des deux cases.7

Ils sont dans beaucoup d’écrans — d’ordinateurs, de télévisions, de téléphones. Le sigle qu’on lit parfois sur les appareils, « LCD », veut dire « affichage à cristaux liquides ». Tous les écrans n’en contiennent pas : d’autres techniques existent, et ces lignes sont peut-être lues sur l’une d’elles. Mais il s’en trouve sûrement un dans la plupart des foyers.8

Ce n’est donc pas un objet de laboratoire lointain. C’est un objet du quotidien qui a forcé les physiciens à admettre que leurs cases avaient des bords flous.

Note 1

Much of this is astrophysical plasma […] and that is contained within stars including the Sun. In plasma, some of the electrons separate and become free from neutral atoms […]. […] For one, unlike gas, plasma can conduct electricity.

Une grande part en est du plasma astrophysique […] et celui que contiennent les étoiles, dont le Soleil. Dans le plasma, une partie des électrons se séparent des atomes neutres et deviennent libres […]. […] D’abord, contrairement au gaz, le plasma peut conduire l’électricité.

U.S. Department of Energy, Office of Science, « DOE Explains...Plasma », 18 mars 2024

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Note 2

Ich behaupte, daß in diesem Falle eine mit der Gesamtdichte stets wachsende Zahl von Molekülen in den 1. Quantenzustand (Zustand ohne kinetische Energie) übergeht, während die übrigen Moleküle sich gemäß dem Parameterwert λ = 1 verteilen. Die Behauptung geht also dahin, daß etwas Ähnliches eintritt wie beim isothermen Komprimieren eines Dampfes über das Sättigungsvolumen. Es tritt eine Scheidung ein; ein Teil »kondensiert«, der Rest bleibt ein »gesättigtes ideales Gas« […].

J’affirme que, dans ce cas, un nombre de molécules toujours croissant avec la densité totale passe dans le premier état quantique (état sans énergie cinétique), tandis que les autres molécules se répartissent selon la valeur du paramètre λ = 1. L’affirmation revient donc à dire qu’il se produit quelque chose de semblable à ce qui arrive quand on comprime de façon isotherme une vapeur au-delà du volume de saturation. Il se produit une séparation ; une partie « se condense », le reste demeure un « gaz parfait saturé » […].

Bose, Satyendra Nath, « Plancks Gesetz und Lichtquantenhypothese », Zeitschrift für Physik, vol. 26, 1924 ; Einstein, Albert, « Quantentheorie des einatomigen idealen Gases », Académie prussienne des sciences, 1924-1925

A Bose-Einstein condensate was produced in a vapor of rubidium-87 atoms that was confined by magnetic fields and evaporatively cooled. The condensate fraction first appeared near a temperature of 170 nanokelvin and a number density of 2.5 x 10(12) per cubic centimeter and could be preserved for more than 15 seconds.

Un condensat de Bose-Einstein a été produit dans une vapeur d’atomes de rubidium 87 confinée par des champs magnétiques et refroidie par évaporation. La fraction condensée est apparue vers une température de 170 nanokelvins et une densité de 2,5 × 10¹² par centimètre cube, et a pu être conservée plus de 15 secondes.

Anderson, Mike H. et al., « Observation of Bose-Einstein Condensation in a Dilute Atomic Vapor », Science, vol. 269, 1995, p. 198-201

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Note 3

We conclude from the available empirical evidence that an equilibrated, but strongly coupled Quark Gluon Plasma has been made in such collisions. […] Concurrently, Collins and Perry and others[4] realized that the asymptotic freedom property of Quantum Chromodynamics (QCD) implies the existence of an ultra-dense form of matter with deconfined quarks and gluons, called later the Quark-Gluon Plasma (QGP)[5].

Nous concluons des données expérimentales disponibles qu’un plasma de quarks et de gluons à l’équilibre, mais fortement couplé, a été produit dans de telles collisions [d’ions lourds à RHIC]. […] Au même moment, Collins, Perry et d’autres ont compris que la propriété de liberté asymptotique de la chromodynamique quantique (QCD) implique l’existence d’une forme de matière ultra-dense où quarks et gluons sont déconfinés, appelée plus tard plasma de quarks et de gluons (QGP).

Gyulassy, Miklos et McLerran, Larry, « New Forms of QCD Matter Discovered at RHIC », Nuclear Physics A, vol. 750, 2005, p. 30-63

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Note 4

We have observed condensation of fermionic atom pairs in the BCS-BEC crossover regime.

Nous avons observé la condensation de paires d’atomes fermioniques dans le régime de transition BCS-BEC.

Regal, Cindy A., Greiner, Markus et Jin, Deborah S., « Observation of Resonance Condensation of Fermionic Atom Pairs », Physical Review Letters, vol. 92, 040403, 2004

A trapped gas of fermionic 40K atoms is evaporatively cooled to quantum degeneracy

Un gaz piégé d’atomes fermioniques de 40K est refroidi par évaporation jusqu’à la dégénérescence quantique

Regal, Cindy A., Greiner, Markus et Jin, Deborah S., « Observation of Resonance Condensation of Fermionic Atom Pairs », Physical Review Letters, vol. 92, 040403, 2004

a magnetic-field Feshbach resonance is used to control the atom-atom interactions

une résonance de Feshbach, réglée par un champ magnétique, sert à contrôler les interactions entre atomes

Regal, Cindy A., Greiner, Markus et Jin, Deborah S., « Observation of Resonance Condensation of Fermionic Atom Pairs », Physical Review Letters, vol. 92, 040403, 2004

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Note 5

Matter within a neutron star is so dense that a teaspoonful would weigh about a billion tons on Earth.

La matière d’une étoile à neutrons est si dense qu’une cuillerée à café pèserait environ un milliard de tonnes sur Terre.

NASA, Goddard Space Flight Center (Francis Reddy, texte), « NASA’s Swift Catches an Anti-glitch from a Neutron Star », Scientific Visualization Studio, 29 mai 2013

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Note 6

The first half of the Closing Ceremony of the 2006 International Astronomical Union (IAU) General Assembly has just concluded. The results of the Resolution votes are outlined here. […] Resolution 5A: "Definition of Planet" was not counted but was passed with a great majority.

La première partie de la cérémonie de clôture de l’Assemblée générale 2006 de l’Union astronomique internationale (UAI) vient de s’achever. Les résultats des votes sur les résolutions sont présentés ici. […] Résolution 5A : « Définition de planète » : les voix n’ont pas été comptées, mais elle a été adoptée à une large majorité.

Union astronomique internationale, « IAU 2006 General Assembly: Result of the IAU Resolution Votes », communiqué de presse iau0603, Prague, 24 août 2006

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Note 7

Nematic liquid crystals formed by organic substances show a strong optical anisotropy. The anisotropy is due to a partial parallel orientation of the elongated molecules. Optically the liquids behave like uniaxial crystals with the axis parallel to the preferred orientation.

Les cristaux liquides nématiques formés de substances organiques présentent une forte anisotropie optique. Cette anisotropie est due à une orientation parallèle partielle des molécules allongées. Du point de vue optique, ces liquides se comportent comme des cristaux uniaxes dont l’axe est parallèle à l’orientation privilégiée.

Brown, Glenn H. (dir.), Basic Studies of Liquid Crystals as Related to Electro-Optical and Other Devices, rapport final pour l’Air Force Office of Scientific Research, Liquid Crystal Institute, Kent State University, janvier 1972

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Note 8

In the beginning, liquid-crystal displays (LCDs) were limited to niche applications such as small-size displays for digital watches, pocket calculators, and small handheld devices. That all changed with the development of the notebook computer industry.

Au début, les écrans à cristaux liquides (LCD) étaient cantonnés à des usages de niche, comme les petits afficheurs des montres numériques, des calculatrices de poche et de petits appareils portatifs. Tout a changé avec l’essor de l’industrie des ordinateurs portables.

Kawamoto, Hirohisa, « The History of Liquid-Crystal Displays », Proceedings of the IEEE, vol. 90, n° 4, 2002, p. 460-500

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Notes et sources

  1. ↑

    Passage le plasma : un gaz dont les atomes ont perdu des électrons, et qui conduit l’électricité […] les étoiles sont faites de plasma

    Much of this is astrophysical plasma […] and that is contained within stars including the Sun. In plasma, some of the electrons separate and become free from neutral atoms […]. […] For one, unlike gas, plasma can conduct electricity.

    Traduction de la rédaction Une grande part en est du plasma astrophysique […] et celui que contiennent les étoiles, dont le Soleil. Dans le plasma, une partie des électrons se séparent des atomes neutres et deviennent libres […]. […] D’abord, contrairement au gaz, le plasma peut conduire l’électricité.

    Source U.S. Department of Energy, Office of Science, « DOE Explains...Plasma », 18 mars 2024, 1er paragraphe (plasma des étoiles), 2ᵉ paragraphe (électrons libérés) et paragraphe sur l’analogie gaz-plasma (conductivité).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  2. ↑

    Passage le condensat de Bose-Einstein, prédit dans les années 1920

    Ich behaupte, daß in diesem Falle eine mit der Gesamtdichte stets wachsende Zahl von Molekülen in den 1. Quantenzustand (Zustand ohne kinetische Energie) übergeht, während die übrigen Moleküle sich gemäß dem Parameterwert λ = 1 verteilen. Die Behauptung geht also dahin, daß etwas Ähnliches eintritt wie beim isothermen Komprimieren eines Dampfes über das Sättigungsvolumen. Es tritt eine Scheidung ein; ein Teil »kondensiert«, der Rest bleibt ein »gesättigtes ideales Gas« […].

    Traduction de la rédaction J’affirme que, dans ce cas, un nombre de molécules toujours croissant avec la densité totale passe dans le premier état quantique (état sans énergie cinétique), tandis que les autres molécules se répartissent selon la valeur du paramètre λ = 1. L’affirmation revient donc à dire qu’il se produit quelque chose de semblable à ce qui arrive quand on comprime de façon isotherme une vapeur au-delà du volume de saturation. Il se produit une séparation ; une partie « se condense », le reste demeure un « gaz parfait saturé » […].

    Source Bose, Satyendra Nath, « Plancks Gesetz und Lichtquantenhypothese », Zeitschrift für Physik, vol. 26, 1924 ; Einstein, Albert, « Quantentheorie des einatomigen idealen Gases », Académie prussienne des sciences, 1924-1925, « Zweite Abhandlung », séance du 8 janvier 1925, § 6 (« Das gesättigte ideale Gas »), p. 4 des Sitzungsberichte de 1925.

    Domaine public ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

    Passage obtenu en laboratoire en 1995, en refroidissant des atomes à un cheveu du zéro absolu

    A Bose-Einstein condensate was produced in a vapor of rubidium-87 atoms that was confined by magnetic fields and evaporatively cooled. The condensate fraction first appeared near a temperature of 170 nanokelvin and a number density of 2.5 x 10(12) per cubic centimeter and could be preserved for more than 15 seconds.

    Traduction de la rédaction Un condensat de Bose-Einstein a été produit dans une vapeur d’atomes de rubidium 87 confinée par des champs magnétiques et refroidie par évaporation. La fraction condensée est apparue vers une température de 170 nanokelvins et une densité de 2,5 × 10¹² par centimètre cube, et a pu être conservée plus de 15 secondes.

    Source Anderson, Mike H. et al., « Observation of Bose-Einstein Condensation in a Dilute Atomic Vapor », Science, vol. 269, 1995, p. 198-201, résumé.

    Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026

  3. ↑

    Passage le plasma de quarks et de gluons, obtenu à très haute énergie, où même les particules du noyau se défont

    We conclude from the available empirical evidence that an equilibrated, but strongly coupled Quark Gluon Plasma has been made in such collisions. […] Concurrently, Collins and Perry and others[4] realized that the asymptotic freedom property of Quantum Chromodynamics (QCD) implies the existence of an ultra-dense form of matter with deconfined quarks and gluons, called later the Quark-Gluon Plasma (QGP)[5].

    Traduction de la rédaction Nous concluons des données expérimentales disponibles qu’un plasma de quarks et de gluons à l’équilibre, mais fortement couplé, a été produit dans de telles collisions [d’ions lourds à RHIC]. […] Au même moment, Collins, Perry et d’autres ont compris que la propriété de liberté asymptotique de la chromodynamique quantique (QCD) implique l’existence d’une forme de matière ultra-dense où quarks et gluons sont déconfinés, appelée plus tard plasma de quarks et de gluons (QGP).

    Source Gyulassy, Miklos et McLerran, Larry, « New Forms of QCD Matter Discovered at RHIC », Nuclear Physics A, vol. 750, 2005, p. 30-63, résumé, puis section 1 « Introduction », premier paragraphe.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026

  4. ↑

    Passage Ce dernier a été obtenu au début des années 2000 dans le laboratoire de la physicienne américaine Deborah Jin.

    We have observed condensation of fermionic atom pairs in the BCS-BEC crossover regime.

    Traduction de la rédaction Nous avons observé la condensation de paires d’atomes fermioniques dans le régime de transition BCS-BEC.

    Source Regal, Cindy A., Greiner, Markus et Jin, Deborah S., « Observation of Resonance Condensation of Fermionic Atom Pairs », Physical Review Letters, vol. 92, 040403, 2004, résumé de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage on refroidit d’abord un gaz d’atomes de potassium par évaporation

    A trapped gas of fermionic 40K atoms is evaporatively cooled to quantum degeneracy

    Traduction de la rédaction Un gaz piégé d’atomes fermioniques de 40K est refroidi par évaporation jusqu’à la dégénérescence quantique

    Source Regal, Cindy A., Greiner, Markus et Jin, Deborah S., « Observation of Resonance Condensation of Fermionic Atom Pairs », Physical Review Letters, vol. 92, 040403, 2004, résumé de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage Puis on ajuste un champ magnétique pour régler, à volonté, la façon dont les atomes s’attirent ou se repoussent.

    a magnetic-field Feshbach resonance is used to control the atom-atom interactions

    Traduction de la rédaction une résonance de Feshbach, réglée par un champ magnétique, sert à contrôler les interactions entre atomes

    Source Regal, Cindy A., Greiner, Markus et Jin, Deborah S., « Observation of Resonance Condensation of Fermionic Atom Pairs », Physical Review Letters, vol. 92, 040403, 2004, résumé de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  5. ↑

    Passage la matière des étoiles à neutrons, si comprimée qu’une cuillerée à café en pèserait environ un milliard de tonnes

    Matter within a neutron star is so dense that a teaspoonful would weigh about a billion tons on Earth.

    Traduction de la rédaction La matière d’une étoile à neutrons est si dense qu’une cuillerée à café pèserait environ un milliard de tonnes sur Terre.

    Source NASA, Goddard Space Flight Center (Francis Reddy, texte), « NASA’s Swift Catches an Anti-glitch from a Neutron Star », Scientific Visualization Studio, 29 mai 2013, texte de présentation de la visualisation.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026

  6. ↑

    Passage Le mot « planète », lui, a été défini par un vote d’astronomes en 2006.

    The first half of the Closing Ceremony of the 2006 International Astronomical Union (IAU) General Assembly has just concluded. The results of the Resolution votes are outlined here. […] Resolution 5A: "Definition of Planet" was not counted but was passed with a great majority.

    Traduction de la rédaction La première partie de la cérémonie de clôture de l’Assemblée générale 2006 de l’Union astronomique internationale (UAI) vient de s’achever. Les résultats des votes sur les résolutions sont présentés ici. […] Résolution 5A : « Définition de planète » : les voix n’ont pas été comptées, mais elle a été adoptée à une large majorité.

    Source Union astronomique internationale, « IAU 2006 General Assembly: Result of the IAU Resolution Votes », communiqué de presse iau0603, Prague, 24 août 2006, communiqué officiel de l’UAI iau0603 (Prague, 24 août 2006) : chapeau, puis résultat du vote sur la Résolution 5A (devenue B5).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026

  7. ↑

    Passage Ce sont des liquides — ils coulent — mais leurs molécules, longues et fines, gardent une orientation commune […] Cet alignement leur donne certaines propriétés de la lumière qu’ont les cristaux.

    Nematic liquid crystals formed by organic substances show a strong optical anisotropy. The anisotropy is due to a partial parallel orientation of the elongated molecules. Optically the liquids behave like uniaxial crystals with the axis parallel to the preferred orientation.

    Traduction de la rédaction Les cristaux liquides nématiques formés de substances organiques présentent une forte anisotropie optique. Cette anisotropie est due à une orientation parallèle partielle des molécules allongées. Du point de vue optique, ces liquides se comportent comme des cristaux uniaxes dont l’axe est parallèle à l’orientation privilégiée.

    Source Brown, Glenn H. (dir.), Basic Studies of Liquid Crystals as Related to Electro-Optical and Other Devices, rapport final pour l’Air Force Office of Scientific Research, Liquid Crystal Institute, Kent State University, janvier 1972, section III (« Theoretical Studies », par A. Saupe), sous-partie I (« Deformation of Nematic Liquid Crystals by Polarized Light »), début du texte rédigé par A. Saupe, 1re phrase et suivantes.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026

  8. ↑

    Passage Ils sont dans beaucoup d’écrans […] Le sigle qu’on lit parfois sur les appareils, « LCD », veut dire « affichage à cristaux liquides ».

    In the beginning, liquid-crystal displays (LCDs) were limited to niche applications such as small-size displays for digital watches, pocket calculators, and small handheld devices. That all changed with the development of the notebook computer industry.

    Traduction de la rédaction Au début, les écrans à cristaux liquides (LCD) étaient cantonnés à des usages de niche, comme les petits afficheurs des montres numériques, des calculatrices de poche et de petits appareils portatifs. Tout a changé avec l’essor de l’industrie des ordinateurs portables.

    Source Kawamoto, Hirohisa, « The History of Liquid-Crystal Displays », Proceedings of the IEEE, vol. 90, n° 4, 2002, p. 460-500, résumé (abstract), cinquième et sixième phrases.

    Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026

Références bibliographiques

11
  • Anderson, Mike H. et al., « Observation of Bose-Einstein Condensation in a Dilute Atomic Vapor », Science, vol. 269, 1995, p. 198-201, accès payant (le premier condensat de Bose-Einstein obtenu en laboratoire).
  • Bose, Satyendra Nath, « Plancks Gesetz und Lichtquantenhypothese », Zeitschrift für Physik, vol. 26, 1924 ; Einstein, Albert, « Quantentheorie des einatomigen idealen Gases », Académie prussienne des sciences, 1924-1925, domaine public (la prédiction théorique).
  • Brown, Glenn H. (dir.), Basic Studies of Liquid Crystals as Related to Electro-Optical and Other Devices, rapport final pour l’Air Force Office of Scientific Research, Liquid Crystal Institute, Kent State University, janvier 1972, en accès libre. https://apps.dtic.mil/sti/pdfs/AD0736882.pdf
  • Chen, Francis F., Introduction to Plasma Physics and Controlled Fusion, Springer, 2016, chap. 1, en bibliothèque (le plasma comme état le plus abondant de l’univers visible).
  • de Gennes, Pierre-Gilles et Prost, Jacques, The Physics of Liquid Crystals, Oxford University Press, 1993, en bibliothèque (les cristaux liquides, ni solides ni liquides ; l’orientation commune des molécules).
  • Gyulassy, Miklos et McLerran, Larry, « New Forms of QCD Matter Discovered at RHIC », Nuclear Physics A, vol. 750, 2005, p. 30-63, en accès libre (le plasma de quarks et de gluons). https://doi.org/10.1016/j.nuclphysa.2004.10.034
  • Kawamoto, Hirohisa, « The History of Liquid-Crystal Displays », Proceedings of the IEEE, vol. 90, n° 4, 2002, p. 460-500, accès payant (les écrans à cristaux liquides).
  • NASA, Goddard Space Flight Center (Francis Reddy, texte), « NASA’s Swift Catches an Anti-glitch from a Neutron Star », Scientific Visualization Studio, 29 mai 2013, en accès libre (la densité de la matière des étoiles à neutrons : une cuillerée à café pèserait environ un milliard de tonnes). https://svs.gsfc.nasa.gov/11260/
  • Regal, Cindy A., Greiner, Markus et Jin, Deborah S., « Observation of Resonance Condensation of Fermionic Atom Pairs », Physical Review Letters, vol. 92, 040403, 2004, en accès libre (le premier condensat fermionique : refroidissement par évaporation d’un gaz de potassium, puis réglage des interactions par résonance magnétique). https://doi.org/10.1103/PhysRevLett.92.040403
  • U.S. Department of Energy, Office of Science, « DOE Explains...Plasma », 18 mars 2024, en accès libre. https://www.energy.gov/science/doe-explainsplasma
  • Union astronomique internationale, « IAU 2006 General Assembly: Result of the IAU Resolution Votes », communiqué de presse iau0603, Prague, 24 août 2006, en accès libre (le vote sur le mot « planète » ; voir l’entrée 1.5). https://www.iau.org/news/pressreleases/detail/iau0603/

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