
Les requins tuent quelques personnes par an. Les humains en tuent des dizaines de millions.
Cette comparaison est connue, et elle est juste sur le fond. Mais les chiffres placés de part et d’autre n’ont pas du tout la même valeur de preuve.
Le premier chiffre : mesurable et ciblé
Combien de personnes les requins tuent-ils ?
L’International Shark Attack File (Florida Museum of Natural History) recense avec précision ces événements. Pour l’année 2023, le bilan officiel fait état de 69 attaques non provoquées confirmées, et 10 décès.1
Ce chiffre est exploitable : il est daté, sa source est identifiable et sa méthodologie explicite (attaques non provoquées uniquement, dûment vérifiées).
Le second chiffre : une fourchette d’estimations
Combien de requins sont tués par les humains ?
Le chiffre véhiculé dans le débat public est 100 millions par an.
Un nombre aussi rond signale d’emblée une estimation globale qu’il convient de décomposer. La littérature scientifique présente en réalité un spectre étendu :2
- 20 à 100 millions
- 30 à 70 millions
- 63 à 273 millions
- ~97 millions (pour l’année 2010, avec 100 millions pour l’an 2000, dans la même étude)
Un facteur supérieur à 8 sépare l’estimation la plus basse de la plus haute.
Ces écarts ne traduisent pas une invention, mais une difficulté méthodologique : la mortalité halieutique en haute mer s’évalue via des modèles complexes, non par un comptage exhaustif. Le chiffre de 100 millions constitue une estimation parmi d’autres, non un décompte absolu.
Un décompte publié en 2024, fondé sur le suivi de plus d’un milliard de requins capturés, donne 80 millions de requins tués en 2019, dont environ 25 millions d’espèces menacées — et jusqu’à 101 millions si l’on y ajoute les prises non identifiées par espèce. Il livre surtout un résultat inattendu : entre 2012 et 2019, malgré la multiplication des lois interdisant le prélèvement des ailerons, la mortalité totale n’a pas baissé. Elle a reculé de 7 % en haute mer, mais augmenté de 4 % le long des côtes, où se concentre l’essentiel des captures. Interdire une pratique gaspilleuse n’a pas réduit le nombre de requins tués.3
Les auteurs avancent même une hypothèse dérangeante. Une fois obligés de rapporter le requin entier plutôt que seulement ses ailerons, les pêcheurs ont trouvé à vendre la chair — et l’interdiction a peut-être elle-même nourri un nouveau marché.4
Une règle ne produit pas l’effet qu’on attend d’elle, mais l’effet que les gens en font.
L’indicateur clé : le taux de renouvellement
L’étude de référence publiée en 2013 (Marine Policy) n’avançait pas seulement une estimation globale : elle établissait un taux de mortalité annuel.
Chaque année, entre 6,4 % et 7,9 % des requins sont tués par l’activité humaine.5
Ce taux prend tout son sens une fois comparé à la capacité de renouvellement des populations, évaluée par la même étude à 4,9 % par an en moyenne toutes espèces confondues. Les requins ont une maturité sexuelle tardive et une fécondité faible ; tout prélèvement supérieur à 5 % entraîne un déclin structurel.6
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Taux de mortalité constaté | 6,4 % – 7,9 % / an |
| Seuil maximum soutenable | < 5,0 % / an |
- Le total absolu impressionne, mais manque de contexte sans l’effectif global.
- Le taux de mortalité rapporté au seuil biologique explique la mécanique du déclin.
Le périmètre change tout
Des chiffres très différents circulent sur le déclin des requins — 40 %, 71 %, d’autres encore. Avant d’en retenir un, il faut vérifier de quoi il parle.
L’étude de référence, parue dans Nature en 2021, fait état d’un déclin de 71 %, et il concerne spécifiquement les requins et raies de haute mer depuis 1970. Sur cette même période, la pression de pêche sur ces espèces a été multipliée par 18.7
Une précision utile, car les deux nombres ne mesurent pas la même chose : les prises de requins de haute mer ont, elles, triplé depuis 1970. Si la pression a été multipliée par dix-huit, c’est parce qu’elle rapporte les prises à ce qui reste d’animaux. On pêche trois fois plus dans un océan bien plus vide.8
- Incorrect : « 71 % des requins ont disparu. »
- Exact : « Les populations de requins et de raies de haute mer ont décliné de 71 % depuis 1970. »9
L’ajout des termes « de haute mer » est déterminant : il isole les espèces directement exposées à la pêche hauturière. Sans la précision du périmètre, une donnée statistique perd sa valeur scientifique.
Robustesse des données
L’évaluation repose sur la convergence de deux méthodologies indépendantes :
- Un indice d’abondance, calculé à partir de 57 séries de mesures portant sur 18 espèces de requins et de raies de haute mer.
- Un indice de risque d’extinction, calculé sur la totalité des 31 espèces océaniques connues.10
Les deux indicateurs sont établis de longue date et servent à suivre les engagements internationaux sur la biodiversité. Ils convergent : trois espèces sur quatre sont menacées d’extinction.11
Un détail que relève l’étude et qui vaut d’être noté : la courbe présente une rupture nette autour de 1990. Les auteurs font l’hypothèse qu’elle correspond au moment où l’on s’est mis à garder les requins capturés, au lieu de les rejeter, pour répondre à une nouvelle demande du marché.12
La variabilité de la gestion halieutique
La situation des espèces marines varie selon les cadres réglementaires appliqués. Là où des quotas sont instaurés et contrôlés, le renouvellement des stocks est documenté :
- Pacifique Nord-Est : 92,7 % des stocks gérés de façon soutenable.
- Thonidés (mondial) : 87 % des stocks exploités de façon soutenable, et 99 % des captures provenant de stocks sains — le résultat d’une gestion par organisations régionales et de quotas fondés sur l’avis scientifique.13
Ce chiffre doit pourtant être lu jusqu’au bout, car il concerne directement le sujet de cette page. Les requins grands migrateurs sont souvent capturés comme prises accessoires dans ces mêmes pêcheries thonières. Eux ne suivent pas : 57 % de leurs stocks évalués sont exploités durablement, contre 87 % pour les thons pêchés dans les mêmes filets. La FAO en donne la raison — l’absence de gestion internationale cohérente pour ces espèces.14
Autrement dit, la réussite est réelle, mais ciblée : on a bien géré ce qu’on voulait pêcher, pas ce qu’on attrapait en même temps.
- Océan Austral (Antarctique) : 100 % des stocks sous gestion soutenable.
La mise en place de mesures contraignantes conditionne directement la stabilisation ou le rétablissement des populations.
Note sur la taxonomie : le groupe des « poissons »
Le terme « poisson » répond à un usage courant mais ne correspond à aucune catégorie taxonomique valide dans la classification phylogénétique moderne.
Les requins (chondrichthyens, ou poissons cartilagineux) sont biologiquement plus éloignés des thons ou truites (ostéichthyens, ou poissons osseux) que ces derniers ne le sont des tétrapodes (incluant les mammifères et les oiseaux).15
Note 1
The University of Florida’s International Shark Attack File (ISAF), a scientific database of global shark attacks, confirmed 69 unprovoked bites in 2023. […] Ten of the past year’s unprovoked attacks were fatal, up from five the year before, […] While ISAF documents and investigates all bites on humans by sharks, the annual report focuses primarily on unprovoked attacks.
L’International Shark Attack File (ISAF) de l’université de Floride, base de données scientifique des attaques de requins dans le monde, a confirmé 69 morsures non provoquées en 2023. […] Dix des attaques non provoquées de l’année écoulée ont été mortelles, contre cinq l’année précédente, […] Si l’ISAF recense et étudie toutes les morsures de requins sur des humains, le rapport annuel porte surtout sur les attaques non provoquées.
Liang, Jiayu, « Shark bites consistent with recent trends, with small spike in fatalities », Florida Museum of Natural History, 5 février 2024
Note 2
Based on an analysis of average shark weights, this translates into a total annual mortality estimate of about 100 million sharks in 2000, and about 97 million sharks in 2010, with a total range of possible values between 63 and 273 million sharks per year.
Sur la base d’une analyse du poids moyen des requins, cela correspond à une mortalité annuelle totale estimée à environ 100 millions de requins en 2000 et environ 97 millions en 2010, avec une fourchette de valeurs possibles comprise entre 63 et 273 millions de requins par an.
Worm, Boris et al., « Global Catches, Exploitation Rates, and Rebuilding Options for Sharks », Marine Policy, vol. 40, 2013, p. 194-204
Note 3
Here we estimate that total fishing mortality increased from at least 76 to 80 million sharks between 2012 and 2019, ~25 million of which were threatened species.
Nous estimons ici que la mortalité totale due à la pêche est passée d’au moins 76 à 80 millions de requins entre 2012 et 2019, dont environ 25 millions appartenaient à des espèces menacées.
Worm, Boris et al., « Global Shark Fishing Mortality Still Rising despite Widespread Regulatory Change », Science, vol. 383, 2024, p. 225-230
Here we estimate that total fishing mortality increased from at least 76 to 80 million sharks between 2012 and 2019, ~25 million of which were threatened species. Mortality increased by 4% in coastal waters but decreased by 7% in pelagic fisheries, especially across the Atlantic and Western Pacific. By linking fishing mortality data to the global regulatory landscape, we show that widespread legislation designed to prevent shark finning did not reduce mortality but that regional shark fishing or retention bans had some success.
Nous estimons ici que la mortalité totale due à la pêche est passée d’au moins 76 à 80 millions de requins entre 2012 et 2019, dont environ 25 millions appartenant à des espèces menacées. La mortalité a augmenté de 4 % dans les eaux côtières mais a diminué de 7 % dans les pêcheries pélagiques, surtout dans l’Atlantique et le Pacifique occidental. En reliant les données de mortalité par pêche au paysage réglementaire mondial, nous montrons que la législation largement répandue destinée à empêcher le prélèvement des ailerons n’a pas réduit la mortalité, mais que les interdictions régionales de pêche ou de conservation à bord des requins ont eu un certain succès.
Worm, Boris et al., « Global Shark Fishing Mortality Still Rising despite Widespread Regulatory Change », Science, vol. 383, 2024, p. 225-230
Here we estimate that total fishing mortality increased from at least 76 to 80 million sharks between 2012 and 2019, ~25 million of which were threatened species.
Nous estimons ici que la mortalité totale due à la pêche est passée d’au moins 76 à 80 millions de requins entre 2012 et 2019, dont environ 25 millions appartenaient à des espèces menacées.
Worm, Boris et al., « Global Shark Fishing Mortality Still Rising despite Widespread Regulatory Change », Science, vol. 383, 2024, p. 225-230
When also accounting for sharks not properly identified by species, the global mortality estimate rose to 101 million sharks in 2019.
En comptant aussi les requins dont l’espèce n’a pas été correctement identifiée, l’estimation de la mortalité mondiale s’élève à 101 millions de requins en 2019.
Tasoff, Harrison, « Unsustainable Fishing of Sharks Is a Global Problem », UC Santa Barbara, Marine Science Institute, 11 janvier 2024
Mortality increased by 4% in coastal waters but decreased by 7% in pelagic fisheries, especially across the Atlantic and Western Pacific.
La mortalité a augmenté de 4 % dans les eaux côtières mais diminué de 7 % dans les pêcheries pélagiques, surtout dans l’Atlantique et le Pacifique occidental.
Worm, Boris et al., « Global Shark Fishing Mortality Still Rising despite Widespread Regulatory Change », Science, vol. 383, 2024, p. 225-230
Note 4
While the researchers found that finning prohibitions likely reduced shark finning at sea, these regulations had little effect on mortality overall. In fact, they may have even increased catches, possibly by incentivising the full use of sharks and creating additional markets for shark meat and other products.
Si les chercheurs ont constaté que les interdictions du prélèvement des ailerons avaient probablement réduit cette pratique en mer, ces règles ont eu peu d’effet sur la mortalité globale. En fait, elles ont peut-être même accru les captures, possiblement en incitant à utiliser le requin entier et en créant de nouveaux marchés pour la chair de requin et d’autres produits.
Tasoff, Harrison, « Unsustainable Fishing of Sharks Is a Global Problem », UC Santa Barbara, Marine Science Institute, 11 janvier 2024
Note 5
The resulting three independent estimates of the average exploitation rate ranged between 6.4% and 7.9% of sharks killed per year.
Les trois estimations indépendantes du taux d’exploitation moyen qui en résultent sont comprises entre 6,4 % et 7,9 % des requins tués par an.
Worm, Boris et al., « Global Catches, Exploitation Rates, and Rebuilding Options for Sharks », Marine Policy, vol. 40, 2013, p. 194-204
Note 6
This exceeds the average rebound rate for many shark populations, estimated from the life history information on 62 shark species (rebound rates averaged 4.9% per year), and explains the ongoing declines in most populations for which data exist.
Cela dépasse le taux de renouvellement moyen de nombreuses populations de requins, estimé à partir des traits d’histoire de vie de 62 espèces (taux de renouvellement moyen de 4,9 % par an), et explique les déclins en cours dans la plupart des populations pour lesquelles on dispose de données.
Worm, Boris et al., « Global Catches, Exploitation Rates, and Rebuilding Options for Sharks », Marine Policy, vol. 40, 2013, p. 194-204
Note 7
since 1970, the global abundance of oceanic sharks and rays has declined by 71%
depuis 1970, l’abondance mondiale des requins et raies océaniques a baissé de 71 %
Pacoureau, Nathan et al., « Half a Century of Global Decline in Oceanic Sharks and Rays », Nature, vol. 589, 2021, p. 567-571
owing to an 18-fold increase in relative fishing pressure
en raison d’une multiplication par 18 de la pression de pêche relative
Pacoureau, Nathan et al., « Half a Century of Global Decline in Oceanic Sharks and Rays », Nature, vol. 589, 2021, p. 567-571
Note 8
(1) increasing relative fishing pressure (RFP) over time (measured as changes in catch rates relative to the changes in the LPI) […] Concomitantly, oceanic shark catch rates have increased threefold since 1970 (Fig. 4a), resulting in an 18-fold increase in RFP (Fig. 4b).
(1) l’augmentation de la pression de pêche relative (RFP) au fil du temps (mesurée comme l’évolution des taux de capture rapportée à l’évolution du LPI) […] Parallèlement, les taux de capture des requins océaniques ont triplé depuis 1970 (fig. 4a), ce qui donne une multiplication par 18 de la RFP (fig. 4b).
Pacoureau, Nathan et al., « Half a Century of Global Decline in Oceanic Sharks and Rays », Nature, vol. 589, 2021, p. 567-571
Note 9
We present the first global reassessment of 1,199 species in Class Chondrichthyes—sharks, rays, and chimeras. […] When this percentage of threat is applied to Data Deficient species, more than one-third (37.5%) of chondrichthyans are estimated to be threatened, with much of this change resulting from new information.
Nous présentons la première réévaluation mondiale de 1 199 espèces de la classe des Chondrichthyens — requins, raies et chimères. […] Si l’on applique ce taux de menace aux espèces « données insuffisantes », plus d’un tiers (37,5 %) des chondrichthyens seraient menacés, ce changement venant surtout d’informations nouvelles.
Dulvy, Nicholas K. et al., « Overfishing Drives Over One-Third of All Sharks and Rays toward a Global Extinction Crisis », Current Biology, vol. 31, 2021, p. 4773-4787
Note 10
the Living Planet Index (a measure of changes in abundance aggregated from 57 abundance time-series datasets for 18 oceanic shark and ray species)
l’Indice Planète Vivante (une mesure des variations d’abondance agrégée à partir de 57 séries temporelles d’abondance pour 18 espèces de requins et de raies océaniques)
Pacoureau, Nathan et al., « Half a Century of Global Decline in Oceanic Sharks and Rays », Nature, vol. 589, 2021, p. 567-571
the Red List Index (a measure of change in extinction risk calculated for all 31 oceanic species of sharks and rays)
l’Indice Liste rouge (une mesure de l’évolution du risque d’extinction, calculée pour les 31 espèces océaniques de requins et de raies)
Pacoureau, Nathan et al., « Half a Century of Global Decline in Oceanic Sharks and Rays », Nature, vol. 589, 2021, p. 567-571
Note 11
three-quarters of the species comprising this functionally important assemblage are threatened with extinction
les trois quarts des espèces qui composent cet ensemble, important pour le fonctionnement des écosystèmes, sont menacés d’extinction
Pacoureau, Nathan et al., « Half a Century of Global Decline in Oceanic Sharks and Rays », Nature, vol. 589, 2021, p. 567-571
Note 12
This correlation suggests that fishing drove declines in the abundances of sharks with a notable breakpoint in 1990 that we hypothesize coincides with the increasing retention of sharks to meet new market demands (specifically for fins)
Cette corrélation suggère que la pêche a entraîné le déclin de l’abondance des requins, avec une rupture notable en 1990 qui, selon notre hypothèse, coïncide avec la conservation croissante des requins capturés pour répondre à de nouvelles demandes du marché (en particulier pour les ailerons)
Pacoureau, Nathan et al., « Half a Century of Global Decline in Oceanic Sharks and Rays », Nature, vol. 589, 2021, p. 567-571
Note 13
Globally, 87 percent of tuna stocks are sustainably fished, and 13 percent are considered overfished. Regarding tuna catch, 99 percent of the total catch comes from healthy tuna stocks in terms of abundance […] Globally, the tuna RFMOs have been making a concerted effort to use management strategy evaluations to provide advice for rebuilding and keeping stocks at biomass levels above the maximum sustainable yield, with positive results.
À l’échelle mondiale, 87 % des stocks de thonidés sont exploités de façon durable et 13 % sont considérés comme surexploités. Quant aux captures de thonidés, 99 % proviennent de stocks en bon état d’abondance […] À l’échelle mondiale, les organisations régionales de gestion des pêches thonières s’efforcent de recourir à des évaluations de stratégies de gestion pour fournir des avis permettant de reconstituer les stocks et de les maintenir au-dessus du rendement maximal durable, avec des résultats positifs.
FAO, La Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture 2024, Rome
Note 14
The report also flags concern over highly migratory sharks, often caught as bycatch in tuna fisheries. While 57 percent of stocks assessed are sustainable, lack of consistent international management continues to hinder recovery efforts.
Le rapport signale aussi une inquiétude au sujet des requins grands migrateurs, souvent capturés comme prises accessoires dans les pêcheries thonières. Si 57 % des stocks évalués sont durables, l’absence de gestion internationale cohérente continue de freiner leur rétablissement.
FAO, « FAO releases the most detailed global assessment of marine fish stocks to date », communiqué de presse, Rome/Nice, 11 juin 2025
Note 15
Note also that humans are more closely related to bony fishes than either is to sharks. Phylogenetically speaking, “fish” is an invalid category resulting from different rates of morphological change among lineages and does not reflect real relationships.
Notez aussi que les humains sont plus proches parents des poissons osseux que les uns et les autres ne le sont des requins. Du point de vue phylogénétique, « poisson » est une catégorie non valide, qui résulte de rythmes de changement morphologique différents selon les lignées et ne reflète pas les parentés réelles.
Gregory, T. Ryan, « Understanding Evolutionary Trees », Evolution: Education and Outreach, vol. 1, n° 2, 2008, p. 121-137
Notes et sources
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Passage L’International Shark Attack File (Florida Museum of Natural History) recense avec précision ces événements. Pour l’année 2023, le bilan officiel fait état de 69 attaques non provoquées confirmées, et 10 décès
The University of Florida’s International Shark Attack File (ISAF), a scientific database of global shark attacks, confirmed 69 unprovoked bites in 2023. […] Ten of the past year’s unprovoked attacks were fatal, up from five the year before, […] While ISAF documents and investigates all bites on humans by sharks, the annual report focuses primarily on unprovoked attacks.
Traduction de la rédaction L’International Shark Attack File (ISAF) de l’université de Floride, base de données scientifique des attaques de requins dans le monde, a confirmé 69 morsures non provoquées en 2023. […] Dix des attaques non provoquées de l’année écoulée ont été mortelles, contre cinq l’année précédente, […] Si l’ISAF recense et étudie toutes les morsures de requins sur des humains, le rapport annuel porte surtout sur les attaques non provoquées.
Source Liang, Jiayu, « Shark bites consistent with recent trends, with small spike in fatalities », Florida Museum of Natural History, 5 février 2024, article, paragraphes 1 et 2, puis partie sur les attaques non provoquées.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage La littérature scientifique présente en réalité un spectre étendu : […] 63 à 273 millions
Based on an analysis of average shark weights, this translates into a total annual mortality estimate of about 100 million sharks in 2000, and about 97 million sharks in 2010, with a total range of possible values between 63 and 273 million sharks per year.
Traduction de la rédaction Sur la base d’une analyse du poids moyen des requins, cela correspond à une mortalité annuelle totale estimée à environ 100 millions de requins en 2000 et environ 97 millions en 2010, avec une fourchette de valeurs possibles comprise entre 63 et 273 millions de requins par an.
Source Worm, Boris et al., « Global Catches, Exploitation Rates, and Rebuilding Options for Sharks », Marine Policy, vol. 40, 2013, p. 194-204, résumé.
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage Un décompte publié en 2024 […] donne 80 millions de requins tués en 2019, dont environ 25 millions d’espèces menacées
Here we estimate that total fishing mortality increased from at least 76 to 80 million sharks between 2012 and 2019, ~25 million of which were threatened species.
Traduction de la rédaction Nous estimons ici que la mortalité totale due à la pêche est passée d’au moins 76 à 80 millions de requins entre 2012 et 2019, dont environ 25 millions appartenaient à des espèces menacées.
Source Worm, Boris et al., « Global Shark Fishing Mortality Still Rising despite Widespread Regulatory Change », Science, vol. 383, 2024, p. 225-230, résumé.
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
Passage entre 2012 et 2019, malgré la multiplication des lois interdisant le prélèvement des ailerons, la mortalité totale n’a pas baissé […] reculé de 7 % en haute mer, mais augmenté de 4 % le long des côtes
Here we estimate that total fishing mortality increased from at least 76 to 80 million sharks between 2012 and 2019, ~25 million of which were threatened species. Mortality increased by 4% in coastal waters but decreased by 7% in pelagic fisheries, especially across the Atlantic and Western Pacific. By linking fishing mortality data to the global regulatory landscape, we show that widespread legislation designed to prevent shark finning did not reduce mortality but that regional shark fishing or retention bans had some success.
Traduction de la rédaction Nous estimons ici que la mortalité totale due à la pêche est passée d’au moins 76 à 80 millions de requins entre 2012 et 2019, dont environ 25 millions appartenant à des espèces menacées. La mortalité a augmenté de 4 % dans les eaux côtières mais a diminué de 7 % dans les pêcheries pélagiques, surtout dans l’Atlantique et le Pacifique occidental. En reliant les données de mortalité par pêche au paysage réglementaire mondial, nous montrons que la législation largement répandue destinée à empêcher le prélèvement des ailerons n’a pas réduit la mortalité, mais que les interdictions régionales de pêche ou de conservation à bord des requins ont eu un certain succès.
Source Worm, Boris et al., « Global Shark Fishing Mortality Still Rising despite Widespread Regulatory Change », Science, vol. 383, 2024, p. 225-230, résumé.
Accès payant · vérifié le 9 septembre 2026
Passage 80 millions de requins tués en 2019, dont environ 25 millions d’espèces menacées
Here we estimate that total fishing mortality increased from at least 76 to 80 million sharks between 2012 and 2019, ~25 million of which were threatened species.
Traduction de la rédaction Nous estimons ici que la mortalité totale due à la pêche est passée d’au moins 76 à 80 millions de requins entre 2012 et 2019, dont environ 25 millions appartenaient à des espèces menacées.
Source Worm, Boris et al., « Global Shark Fishing Mortality Still Rising despite Widespread Regulatory Change », Science, vol. 383, 2024, p. 225-230, résumé.
Accès payant · vérifié le 9 septembre 2026
Passage jusqu’à 101 millions si l’on y ajoute les prises non identifiées par espèce
When also accounting for sharks not properly identified by species, the global mortality estimate rose to 101 million sharks in 2019.
Traduction de la rédaction En comptant aussi les requins dont l’espèce n’a pas été correctement identifiée, l’estimation de la mortalité mondiale s’élève à 101 millions de requins en 2019.
Source Tasoff, Harrison, « Unsustainable Fishing of Sharks Is a Global Problem », UC Santa Barbara, Marine Science Institute, 11 janvier 2024, article d’actualité, corps du texte.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage Elle a reculé de 7 % en haute mer, mais augmenté de 4 % le long des côtes
Mortality increased by 4% in coastal waters but decreased by 7% in pelagic fisheries, especially across the Atlantic and Western Pacific.
Traduction de la rédaction La mortalité a augmenté de 4 % dans les eaux côtières mais diminué de 7 % dans les pêcheries pélagiques, surtout dans l’Atlantique et le Pacifique occidental.
Source Worm, Boris et al., « Global Shark Fishing Mortality Still Rising despite Widespread Regulatory Change », Science, vol. 383, 2024, p. 225-230, résumé.
Accès payant · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Une fois obligés de rapporter le requin entier plutôt que seulement ses ailerons, les pêcheurs ont trouvé à vendre la chair — et l’interdiction a peut-être elle-même nourri un nouveau marché.
While the researchers found that finning prohibitions likely reduced shark finning at sea, these regulations had little effect on mortality overall. In fact, they may have even increased catches, possibly by incentivising the full use of sharks and creating additional markets for shark meat and other products.
Traduction de la rédaction Si les chercheurs ont constaté que les interdictions du prélèvement des ailerons avaient probablement réduit cette pratique en mer, ces règles ont eu peu d’effet sur la mortalité globale. En fait, elles ont peut-être même accru les captures, possiblement en incitant à utiliser le requin entier et en créant de nouveaux marchés pour la chair de requin et d’autres produits.
Source Tasoff, Harrison, « Unsustainable Fishing of Sharks Is a Global Problem », UC Santa Barbara, Marine Science Institute, 11 janvier 2024, article d’actualité, corps du texte.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage Chaque année, entre 6,4 % et 7,9 % des requins sont tués par l’activité humaine.
The resulting three independent estimates of the average exploitation rate ranged between 6.4% and 7.9% of sharks killed per year.
Traduction de la rédaction Les trois estimations indépendantes du taux d’exploitation moyen qui en résultent sont comprises entre 6,4 % et 7,9 % des requins tués par an.
Source Worm, Boris et al., « Global Catches, Exploitation Rates, and Rebuilding Options for Sharks », Marine Policy, vol. 40, 2013, p. 194-204, résumé.
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage la capacité de renouvellement des populations, évaluée par la même étude à 4,9 % par an en moyenne
This exceeds the average rebound rate for many shark populations, estimated from the life history information on 62 shark species (rebound rates averaged 4.9% per year), and explains the ongoing declines in most populations for which data exist.
Traduction de la rédaction Cela dépasse le taux de renouvellement moyen de nombreuses populations de requins, estimé à partir des traits d’histoire de vie de 62 espèces (taux de renouvellement moyen de 4,9 % par an), et explique les déclins en cours dans la plupart des populations pour lesquelles on dispose de données.
Source Worm, Boris et al., « Global Catches, Exploitation Rates, and Rebuilding Options for Sharks », Marine Policy, vol. 40, 2013, p. 194-204, résumé.
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage un déclin de 71 % […] concerne spécifiquement les requins et raies de haute mer depuis 1970
since 1970, the global abundance of oceanic sharks and rays has declined by 71%
Traduction de la rédaction depuis 1970, l’abondance mondiale des requins et raies océaniques a baissé de 71 %
Source Pacoureau, Nathan et al., « Half a Century of Global Decline in Oceanic Sharks and Rays », Nature, vol. 589, 2021, p. 567-571, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
Passage la pression de pêche sur ces espèces a été multipliée par 18
owing to an 18-fold increase in relative fishing pressure
Traduction de la rédaction en raison d’une multiplication par 18 de la pression de pêche relative
Source Pacoureau, Nathan et al., « Half a Century of Global Decline in Oceanic Sharks and Rays », Nature, vol. 589, 2021, p. 567-571, résumé.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage les prises de requins de haute mer ont, elles, triplé depuis 1970 […] elle rapporte les prises à ce qui reste d’animaux
(1) increasing relative fishing pressure (RFP) over time (measured as changes in catch rates relative to the changes in the LPI) […] Concomitantly, oceanic shark catch rates have increased threefold since 1970 (Fig. 4a), resulting in an 18-fold increase in RFP (Fig. 4b).
Traduction de la rédaction (1) l’augmentation de la pression de pêche relative (RFP) au fil du temps (mesurée comme l’évolution des taux de capture rapportée à l’évolution du LPI) […] Parallèlement, les taux de capture des requins océaniques ont triplé depuis 1970 (fig. 4a), ce qui donne une multiplication par 18 de la RFP (fig. 4b).
Source Pacoureau, Nathan et al., « Half a Century of Global Decline in Oceanic Sharks and Rays », Nature, vol. 589, 2021, p. 567-571, p. 569-570.
Accès payant ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026
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Passage l’évaluation de l’ensemble des requins et raies
We present the first global reassessment of 1,199 species in Class Chondrichthyes—sharks, rays, and chimeras. […] When this percentage of threat is applied to Data Deficient species, more than one-third (37.5%) of chondrichthyans are estimated to be threatened, with much of this change resulting from new information.
Traduction de la rédaction Nous présentons la première réévaluation mondiale de 1 199 espèces de la classe des Chondrichthyens — requins, raies et chimères. […] Si l’on applique ce taux de menace aux espèces « données insuffisantes », plus d’un tiers (37,5 %) des chondrichthyens seraient menacés, ce changement venant surtout d’informations nouvelles.
Source Dulvy, Nicholas K. et al., « Overfishing Drives Over One-Third of All Sharks and Rays toward a Global Extinction Crisis », Current Biology, vol. 31, 2021, p. 4773-4787, Summary (résumé), p. 1.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 24 octobre 2026
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Passage un indice d’abondance, calculé à partir de 57 séries de mesures portant sur 18 espèces
the Living Planet Index (a measure of changes in abundance aggregated from 57 abundance time-series datasets for 18 oceanic shark and ray species)
Traduction de la rédaction l’Indice Planète Vivante (une mesure des variations d’abondance agrégée à partir de 57 séries temporelles d’abondance pour 18 espèces de requins et de raies océaniques)
Source Pacoureau, Nathan et al., « Half a Century of Global Decline in Oceanic Sharks and Rays », Nature, vol. 589, 2021, p. 567-571, résumé.
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Passage un indice de risque d’extinction, calculé sur la totalité des 31 espèces océaniques connues
the Red List Index (a measure of change in extinction risk calculated for all 31 oceanic species of sharks and rays)
Traduction de la rédaction l’Indice Liste rouge (une mesure de l’évolution du risque d’extinction, calculée pour les 31 espèces océaniques de requins et de raies)
Source Pacoureau, Nathan et al., « Half a Century of Global Decline in Oceanic Sharks and Rays », Nature, vol. 589, 2021, p. 567-571, résumé.
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Passage trois espèces sur quatre sont menacées d’extinction
three-quarters of the species comprising this functionally important assemblage are threatened with extinction
Traduction de la rédaction les trois quarts des espèces qui composent cet ensemble, important pour le fonctionnement des écosystèmes, sont menacés d’extinction
Source Pacoureau, Nathan et al., « Half a Century of Global Decline in Oceanic Sharks and Rays », Nature, vol. 589, 2021, p. 567-571, résumé.
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Passage la courbe présente une rupture nette autour de 1990. […] au moment où l’on s’est mis à garder les requins capturés […] pour répondre à une nouvelle demande du marché.
This correlation suggests that fishing drove declines in the abundances of sharks with a notable breakpoint in 1990 that we hypothesize coincides with the increasing retention of sharks to meet new market demands (specifically for fins)
Traduction de la rédaction Cette corrélation suggère que la pêche a entraîné le déclin de l’abondance des requins, avec une rupture notable en 1990 qui, selon notre hypothèse, coïncide avec la conservation croissante des requins capturés pour répondre à de nouvelles demandes du marché (en particulier pour les ailerons)
Source Pacoureau, Nathan et al., « Half a Century of Global Decline in Oceanic Sharks and Rays », Nature, vol. 589, 2021, p. 567-571, p. 570.
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Passage Là où des quotas sont instaurés et contrôlés, le renouvellement des stocks est documenté […] Thonidés (mondial) : 87 % des stocks exploités de façon soutenable, et 99 % des captures provenant de stocks sains — le résultat d’une gestion par organisations régionales et de quotas fondés sur l’avis scientifique.
Globally, 87 percent of tuna stocks are sustainably fished, and 13 percent are considered overfished. Regarding tuna catch, 99 percent of the total catch comes from healthy tuna stocks in terms of abundance […] Globally, the tuna RFMOs have been making a concerted effort to use management strategy evaluations to provide advice for rebuilding and keeping stocks at biomass levels above the maximum sustainable yield, with positive results.
Traduction de la rédaction À l’échelle mondiale, 87 % des stocks de thonidés sont exploités de façon durable et 13 % sont considérés comme surexploités. Quant aux captures de thonidés, 99 % proviennent de stocks en bon état d’abondance […] À l’échelle mondiale, les organisations régionales de gestion des pêches thonières s’efforcent de recourir à des évaluations de stratégies de gestion pour fournir des avis permettant de reconstituer les stocks et de les maintenir au-dessus du rendement maximal durable, avec des résultats positifs.
Source FAO, La Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture 2024, Rome, section « Status of fishery resources », sous-partie « Status and trends by major species » (thonidés).
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Passage Les requins grands migrateurs sont souvent capturés comme prises accessoires dans ces mêmes pêcheries thonières. Eux ne suivent pas : 57 % de leurs stocks évalués sont exploités durablement […] l’absence de gestion internationale cohérente
The report also flags concern over highly migratory sharks, often caught as bycatch in tuna fisheries. While 57 percent of stocks assessed are sustainable, lack of consistent international management continues to hinder recovery efforts.
Traduction de la rédaction Le rapport signale aussi une inquiétude au sujet des requins grands migrateurs, souvent capturés comme prises accessoires dans les pêcheries thonières. Si 57 % des stocks évalués sont durables, l’absence de gestion internationale cohérente continue de freiner leur rétablissement.
Source FAO, « FAO releases the most detailed global assessment of marine fish stocks to date », communiqué de presse, Rome/Nice, 11 juin 2025, corps du communiqué.
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026
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Passage Le terme « poisson » répond à un usage courant mais ne correspond à aucune catégorie taxonomique valide dans la classification phylogénétique moderne. […] Les requins (chondrichthyens, ou poissons cartilagineux) sont biologiquement plus éloignés des thons ou truites (ostéichthyens, ou poissons osseux) que ces derniers ne le sont des tétrapodes
Note also that humans are more closely related to bony fishes than either is to sharks. Phylogenetically speaking, “fish” is an invalid category resulting from different rates of morphological change among lineages and does not reflect real relationships.
Traduction de la rédaction Notez aussi que les humains sont plus proches parents des poissons osseux que les uns et les autres ne le sont des requins. Du point de vue phylogénétique, « poisson » est une catégorie non valide, qui résulte de rythmes de changement morphologique différents selon les lignées et ne reflète pas les parentés réelles.
Source Gregory, T. Ryan, « Understanding Evolutionary Trees », Evolution: Education and Outreach, vol. 1, n° 2, 2008, p. 121-137, légende de la fig. 10 (section « Misconception #2: Main Line and Side Tracks »).
Accès libre ouvrir la source · vérifié le 27 octobre 2026
Pour l’ensemble de la fiche
Passage une estimation fondée sur les registres commerciaux
We applied Bayesian statistical methods to trade data in combination with genetic identification to estimate by species, the annual number of globally traded shark fins, the most commercially valuable product from a group of species often unrecorded in harvest statistics.
Traduction de la rédaction Nous avons appliqué des méthodes statistiques bayésiennes aux données commerciales, combinées à une identification génétique, pour estimer par espèce le nombre annuel d’ailerons de requins échangés dans le monde, le produit le plus précieux commercialement d’un groupe d’espèces souvent absent des statistiques de capture.
Source Clarke, Shelley C. et al., « Global Estimates of Shark Catches Using Trade Records from Commercial Markets », Ecology Letters, vol. 9, 2006, p. 1115-1126, résumé.
Accès payant · vérifié le 25 octobre 2026
Références bibliographiques
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- Clarke, Shelley C. et al., « Global Estimates of Shark Catches Using Trade Records from Commercial Markets », Ecology Letters, vol. 9, 2006, p. 1115-1126, accès payant (une estimation fondée sur les registres commerciaux).
- Dulvy, Nicholas K. et al., « Overfishing Drives Over One-Third of All Sharks and Rays toward a Global Extinction Crisis », Current Biology, vol. 31, 2021, p. 4773-4787, en accès libre (l’évaluation de l’ensemble des requins et raies).
- FAO, La Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture 2024, Rome, en accès libre (les écarts entre zones, la part des grands stocks de thons, et la situation des requins grands migrateurs ; voir l’entrée 2.9). https://www.fao.org/3/cd0683en/online/sofia/2024/status-of-fishery-resources.html
- FAO, « FAO releases the most detailed global assessment of marine fish stocks to date », communiqué de presse, Rome/Nice, 11 juin 2025, en accès libre (présentation de la Review of the State of World Marine Fishery Resources 2025 : les requins grands migrateurs, souvent pris accidentellement dans les pêcheries thonières, 57 % de stocks durables, faute d’une gestion internationale cohérente ; 87 % pour les thons). https://www.fao.org/newsroom/detail/fao-releases-the-most-detailed-global-assessment-of-marine-fish-stocks-to-date/en
- Gregory, T. Ryan, « Understanding Evolutionary Trees », Evolution: Education and Outreach, vol. 1, n° 2, 2008, p. 121-137, en accès libre (« poisson », catégorie non valide en phylogénétique ; les humains plus proches des poissons osseux que les uns et les autres des requins). https://doi.org/10.1007/s12052-008-0035-x
- Liang, Jiayu, « Shark bites consistent with recent trends, with small spike in fatalities », Florida Museum of Natural History, 5 février 2024, en accès libre (le bilan 2023 de l’International Shark Attack File : attaques non provoquées confirmées et décès ; ce qu’est une attaque non provoquée). https://www.floridamuseum.ufl.edu/science/shark-bites-consistent-with-recent-trends-with-small-spike-in-fatalities/
- Nelson, Joseph S., Grande, Terry C. et Wilson, Mark V. H., Fishes of the World, Wiley, 2016, en bibliothèque (pourquoi « poisson » n’est pas un groupe naturel ; poissons cartilagineux et poissons osseux).
- Pacoureau, Nathan et al., « Half a Century of Global Decline in Oceanic Sharks and Rays », Nature, vol. 589, 2021, p. 567-571, accès payant (le déclin de 71 % depuis 1970 ; la pression de pêche multipliée par dix-huit et les prises triplées ; les 57 séries de mesures sur 18 espèces ; les 31 espèces océaniques et les trois quarts menacées ; la rupture de 1990). https://doi.org/10.1038/s41586-020-03173-9
- Tasoff, Harrison, « Unsustainable Fishing of Sharks Is a Global Problem », UC Santa Barbara, Marine Science Institute, 11 janvier 2024, en accès libre (présentation de l’étude de 2024 : 101 millions de requins tués en 2019 en comptant les prises non identifiées par espèce ; l’hypothèse que les interdictions aient créé de nouveaux marchés pour la chair de requin). https://msi.ucsb.edu/news/unsustainable-fishing-sharks-global-problem
- Worm, Boris et al., « Global Catches, Exploitation Rates, and Rebuilding Options for Sharks », Marine Policy, vol. 40, 2013, p. 194-204, accès payant (les fourchettes d’estimation ; le taux d’exploitation comparé au taux de renouvellement).
- Worm, Boris et al., « Global Shark Fishing Mortality Still Rising despite Widespread Regulatory Change », Science, vol. 383, 2024, p. 225-230, accès payant (le décompte pour 2019 ; l’échec des interdictions de prélèvement des ailerons ; la hausse côtière et la baisse hauturière).
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