Univers et astronomie 1.12

L’exploration spatiale et les satellites

Le saviez-vous ?

Lorsqu’un téléphone affiche sa position sur une carte, il fait confiance à deux théories écrites en 1905 et en 1915.1

Un satellite doré et argenté, avec de grands panneaux solaires dépliés de chaque côté, suspendu dans une salle de musée.
Un satellite GPS du modèle II-A, jamais lancé, exposé au musée de l’Air et de l’Espace de San Diego. Scott Ehardt, Domaine public, source

Lorsqu’un téléphone affiche sa position sur une carte, il fait confiance à deux théories écrites en 1905 et en 1915.1

Ce n’est pas une figure de style. C’est le fonctionnement même de l’appareil.

Deux effets qui tirent en sens contraire

Le système GPS repose sur vingt-quatre satellites porteurs d’horloges atomiques, répartis par quatre sur six plans d’orbite inclinés, de façon que quatre satellites au moins soient presque toujours au-dessus de l’horizon, en tout point du globe.2

Deux phénomènes affectent simultanément ces horloges.

Parce qu’ils vont vite, leurs horloges retardent : c’est un effet prévu par la relativité restreinte.3

Parce qu’ils sont haut, là où la gravité terrestre est plus faible, leurs horloges avancent : c’est un effet prévu par la relativité générale.

Les deux ne s’annulent pas. Pour un satellite GPS, c’est l’avance qui l’emporte : l’horloge en orbite bat trop vite.4

Un décalage minuscule, est-ce grave ?

L’écart se compte en milliardièmes de seconde. On pourrait le croire négligeable.

Il ne l’est pas.

Le GPS calcule la position d’un récepteur à partir du temps que met un signal pour lui parvenir. Une erreur d’un milliardième de seconde donne une erreur de trente centimètres sur la position.5

Un décalage qui s’accumule jour après jour rendrait donc le système rapidement inutilisable. Neil Ashby, le physicien auteur de la synthèse de référence sur le sujet, le dit sans détour : ces décalages sont si grands que, sans en tenir compte soigneusement, le système ne fonctionnerait pas.6

Comment on corrige

C’est la partie que nous trouvons la plus belle, et elle est très simple.

On règle l’horloge pour qu’elle retarde — avant le lancement, dans l’atelier.

L’horloge devrait battre à 10,23 millions de fois par seconde. On la règle en réalité sur 10,229 999 995 43 — un tout petit peu moins vite. Une fois en orbite, la relativité fait le reste, et l’horloge bat juste. Ce réglage est effectué au sol, avant que l’horloge ne parte dans l’espace.7

Le reste — de petits écarts dus aux orbites qui ne sont pas parfaitement circulaires — est calculé par le récepteur lui-même, à chaque instant.8

Ce qui s’est passé au premier essai

Cette histoire mérite d’être racontée.

Quand on a lancé, le 23 juin 1977, le satellite NTS-2 qui emportait la première horloge atomique au césium mise en orbite, on savait qu’une correction relativiste serait nécessaire — mais on n’était sûr ni de sa taille, ni même de son signe. Et certains doutaient que ces effets soient réels.9

Une précaution fut donc prise : le réglage ne serait pas appliqué d’emblée. Un dispositif embarqué permettait de l’activer plus tard, si la mesure confirmait la prédiction.10

On a donc laissé l’horloge tourner une vingtaine de jours, sans correction, et on a mesuré sa dérive.11

La relativité générale prédisait 446,5 parties par mille milliards. On a mesuré 442,5.12

Le dispositif a alors été activé.

Pourquoi cette page compte

Les autres pages de ce domaine sont surtout consacrées à des erreurs.

Un mot mal traduit qui fabrique des canaux sur Mars. « Zéro gravité », qui fait croire que la gravité disparaît. « Big Bang », qui évoque à tort une explosion. Des images prises pour des photographies. Des astronomes qui voient ce qu’ils s’attendent à voir.

On pourrait finir par croire que la science est surtout une longue suite de bévues corrigées.

Il existe pourtant une autre face, tout aussi présente.

Une prédiction bizarre, contraire au bon sens. Mise à l’épreuve avec méfiance. Confirmée. Puis appliquée à l’échelle industrielle, et vérifiée chaque jour depuis, dans l’appareil que chacun porte dans sa poche.

Les deux choses sont vraies en même temps : on se trompe beaucoup, et on parvient parfois à des résultats stupéfiants. Le second n’est possible que parce que le premier est pris au sérieux.

Un mot sur les mots

On parle souvent de « conquête spatiale », et de « coloniser » Mars.

Ce site n’emploie pas ces mots.

Non qu’ils soient interdits, mais parce qu’ils viennent d’une histoire terrestre précise, où « conquérir » et « coloniser » signifiaient prendre des terres à des gens qui les habitaient. Nous avons consacré une page entière à montrer ce que ce vocabulaire masque.

Pour l’espace, ces mots ne décrivent d’ailleurs même pas ce qui se passe, pour l’essentiel : on envoie des machines, on pose des instruments, on ramène des mesures. C’est déjà assez remarquable sans qu’il faille recourir à un vocabulaire guerrier.

Ce qu’il y a là-haut, et ce qu’on en sait

Il y a là-haut beaucoup plus d’objets qu’on n’en voit.

Les réseaux de surveillance en suivent des dizaines de milliers : ceux-là sont vus, catalogués, et leur trajectoire est connue. Mais les modèles en estiment bien davantage — plus d’un million de fragments de 1 à 10 cm, que les réseaux ne suivent pas tous.13

Aucun des deux chiffres n’est faux. Ils ne répondent pas à la même question : combien en voit-on, ou combien y en a-t-il ?

Devant un chiffre, il faut toujours se demander lequel des deux est donné.

Note 1

On 25 November 1915, as devastating war raged throughout Europe, Albert Einstein presented the paper Die Feldgleichungen der Gravitation (“The field equations of gravitation”) to the Prussian Academy of Sciences. This paper, the last in a series of four, marked the first consistent formulation of his general theory of relativity, a task that had challenged Einstein for almost a decade. […] In his 1905 theory of relativity (later named the “special theory”), Einstein’s insistence that the laws of physics must appear identical to observers in uniform relative motion led to the prediction that space and time are neither independent nor absolute.

Le 25 novembre 1915, alors qu’une guerre dévastatrice faisait rage dans toute l’Europe, Albert Einstein présenta l’article Die Feldgleichungen der Gravitation (« Les équations du champ de la gravitation ») à l’Académie prussienne des sciences. Cet article, le dernier d’une série de quatre, marqua la première formulation cohérente de sa théorie de la relativité générale, une tâche qui avait occupé Einstein pendant près de dix ans. […] Dans sa théorie de la relativité de 1905 (plus tard appelée « théorie restreinte »), l’exigence d’Einstein que les lois de la physique soient identiques pour des observateurs en mouvement relatif uniforme conduisit à prédire que l’espace et le temps ne sont ni indépendants ni absolus.

Physics World, « A Very Brief History of Relativity », compte rendu (non signé) du livre de John Gribbin Einstein’s Masterwork: 1915 and the General Theory of Relativity, numéro d’août 2015, mis en ligne le 20 août 2015, en accès libre

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Note 2

The Space Segment consists essentially of 24 satellites carrying atomic clocks […] There are four satellites in each of six orbital planes inclined at 55° with respect to earth's equatorial plane, distributed so that from any point on the earth, four or more satellites are almost always above the local horizon.

Le segment spatial se compose essentiellement de 24 satellites portant des horloges atomiques […] Il y a quatre satellites dans chacun des six plans orbitaux inclinés à 55° par rapport au plan de l’équateur terrestre, répartis de sorte que, de n’importe quel point de la Terre, quatre satellites ou plus soient presque toujours au-dessus de l’horizon.

Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003

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Note 3

Gravitational frequency shifts and second-order Doppler shifts must be taken into account together. […] For a low earth orbiter such as the Space Shuttle, the velocity is so great that slowing due to time dilation is the dominant effect, while for a GPS satellite clock, the gravitational blueshift is greater.

Les décalages de fréquence gravitationnels et les décalages Doppler du second ordre doivent être pris en compte ensemble. […] Pour un satellite en orbite basse comme la navette spatiale, la vitesse est si grande que le ralentissement dû à la dilatation du temps est l’effet dominant, tandis que pour une horloge de satellite GPS, le décalage gravitationnel vers le bleu est plus grand.

Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003

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Note 4

The negative sign in this result means that the standard clock in orbit is beating too fast, primarily because its frequency is gravitationally blueshifted.

Le signe négatif de ce résultat signifie que l’horloge étalon en orbite bat trop vite, surtout parce que sa fréquence est décalée vers le bleu par la gravitation.

Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003

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Note 5

Timing errors of one ns will lead to positioning errors of the order of 30 cm.

Une erreur d’une nanoseconde sur le temps entraîne une erreur de position de l’ordre de 30 cm.

Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003

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Note 6

These clocks have gravitational and motional frequency shifts which are so large that, without carefully accounting for numerous relativistic effects, the system would not work.

Ces horloges subissent des décalages de fréquence, dus à la gravitation et au mouvement, si grands que sans une prise en compte minutieuse de nombreux effets relativistes, le système ne fonctionnerait pas.

Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003

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Note 7

In order for the satellite clock to appear to an observer on the geoid to beat at the chosen frequency of 10.23 MHz, the satellite clocks are adjusted lower in frequency so that the proper frequency is: […] 10.229 999 995 43 MHz

Pour que l’horloge du satellite paraisse, à un observateur situé sur le géoïde, battre à la fréquence choisie de 10,23 MHz, on règle les horloges des satellites sur une fréquence plus basse, de sorte que la fréquence propre soit : […] 10,229 999 995 43 MHz

Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003

This adjustment is accomplished on the ground before the clock is placed in orbit.

Ce réglage est fait au sol, avant la mise en orbite de l’horloge.

Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003

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Note 8

This correction must be made by the receiver

Cette correction doit être faite par le récepteur

Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003

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Note 9

At the time of launch of the NTS-2 satellite (23 June 1977), which contained the first Cesium atomic clock to be placed in orbit

Au moment du lancement du satellite NTS-2 (23 juin 1977), qui portait la première horloge atomique au césium mise en orbite

Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003

it was recognized that orbiting clocks would require a relativistic correction, but there was uncertainty as to its magnitude as well as its sign. Indeed, there were some who doubted that relativistic effects were truths that would need to be incorporated!

on savait que les horloges en orbite demanderaient une correction relativiste, mais on n’était sûr ni de sa grandeur ni de son signe. Certains doutaient même que les effets relativistes soient des vérités dont il faudrait tenir compte !

Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003

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Note 10

A frequency synthesizer was built into the satellite clock system so that after launch, if in fact the rate of the clock in its final orbit was that predicted by general relativity, then the synthesizer could be turned on

Un synthétiseur de fréquence fut intégré au système d’horloge du satellite afin que, après le lancement, si la marche de l’horloge sur son orbite finale était bien celle que prédisait la relativité générale, on puisse mettre le synthétiseur en marche

Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003

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Note 11

After the Cesium clock was turned on in NTS-2, it was operated for about 20 days to measure its clock rate before turning on the synthesizer [11].

Après la mise en marche de l’horloge au césium à bord de NTS-2, on l’a fait fonctionner environ 20 jours pour mesurer sa marche avant d’allumer le synthétiseur [11].

Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003

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Note 12

The frequency measured during that interval was +442.5 parts in 10^12 compared to clocks on the ground, while general relativity predicted +446.5 parts in 10^12.

La fréquence mesurée pendant cette période était de +442,5 parties pour 10^12 par rapport aux horloges au sol, alors que la relativité générale prédisait +446,5 parties pour 10^12.

Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003

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Note 13

Number of space objects regularly tracked by Space Surveillance Networks and maintained in their catalogue […] About 47220 […] Not all objects are tracked and catalogued. The number of objects estimated based on statistical models to be in orbit […] 1.5 million space debris objects from greater than 1 cm to 10 cm

Nombre d’objets spatiaux suivis régulièrement par les réseaux de surveillance de l’espace et tenus dans leur catalogue […] Environ 47220 […] Tous les objets ne sont pas suivis et catalogués. Nombre d’objets estimés en orbite d’après des modèles statistiques […] 1,5 million de débris spatiaux de plus de 1 cm à 10 cm

Agence spatiale européenne, « Space debris by the numbers », page de statistiques

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Notes et sources

  1. ↑

    Passage il fait confiance à deux théories écrites en 1905 et en 1915

    On 25 November 1915, as devastating war raged throughout Europe, Albert Einstein presented the paper Die Feldgleichungen der Gravitation (“The field equations of gravitation”) to the Prussian Academy of Sciences. This paper, the last in a series of four, marked the first consistent formulation of his general theory of relativity, a task that had challenged Einstein for almost a decade. […] In his 1905 theory of relativity (later named the “special theory”), Einstein’s insistence that the laws of physics must appear identical to observers in uniform relative motion led to the prediction that space and time are neither independent nor absolute.

    Traduction de la rédaction Le 25 novembre 1915, alors qu’une guerre dévastatrice faisait rage dans toute l’Europe, Albert Einstein présenta l’article Die Feldgleichungen der Gravitation (« Les équations du champ de la gravitation ») à l’Académie prussienne des sciences. Cet article, le dernier d’une série de quatre, marqua la première formulation cohérente de sa théorie de la relativité générale, une tâche qui avait occupé Einstein pendant près de dix ans. […] Dans sa théorie de la relativité de 1905 (plus tard appelée « théorie restreinte »), l’exigence d’Einstein que les lois de la physique soient identiques pour des observateurs en mouvement relatif uniforme conduisit à prédire que l’espace et le temps ne sont ni indépendants ni absolus.

    Source Physics World, « A Very Brief History of Relativity », compte rendu (non signé) du livre de John Gribbin Einstein’s Masterwork: 1915 and the General Theory of Relativity, numéro d’août 2015, mis en ligne le 20 août 2015, en accès libre, paragraphes 1 et 3 du corps de l’article.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 25 octobre 2026

  2. ↑

    Passage Le système GPS repose sur vingt-quatre satellites porteurs d’horloges atomiques, répartis par quatre sur six plans d’orbite inclinés, de façon que quatre satellites au moins soient presque toujours au-dessus de l’horizon

    The Space Segment consists essentially of 24 satellites carrying atomic clocks […] There are four satellites in each of six orbital planes inclined at 55° with respect to earth's equatorial plane, distributed so that from any point on the earth, four or more satellites are almost always above the local horizon.

    Traduction de la rédaction Le segment spatial se compose essentiellement de 24 satellites portant des horloges atomiques […] Il y a quatre satellites dans chacun des six plans orbitaux inclinés à 55° par rapport au plan de l’équateur terrestre, répartis de sorte que, de n’importe quel point de la Terre, quatre satellites ou plus soient presque toujours au-dessus de l’horizon.

    Source Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003, § 1, p. 5.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  3. ↑

    Passage Parce qu’ils vont vite, leurs horloges retardent […] Parce qu’ils sont haut […] leurs horloges avancent

    Gravitational frequency shifts and second-order Doppler shifts must be taken into account together. […] For a low earth orbiter such as the Space Shuttle, the velocity is so great that slowing due to time dilation is the dominant effect, while for a GPS satellite clock, the gravitational blueshift is greater.

    Traduction de la rédaction Les décalages de fréquence gravitationnels et les décalages Doppler du second ordre doivent être pris en compte ensemble. […] Pour un satellite en orbite basse comme la navette spatiale, la vitesse est si grande que le ralentissement dû à la dilatation du temps est l’effet dominant, tandis que pour une horloge de satellite GPS, le décalage gravitationnel vers le bleu est plus grand.

    Source Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003, § 5, p. 15-16.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  4. ↑

    Passage Pour un satellite GPS, c’est l’avance qui l’emporte : l’horloge en orbite bat trop vite.

    The negative sign in this result means that the standard clock in orbit is beating too fast, primarily because its frequency is gravitationally blueshifted.

    Traduction de la rédaction Le signe négatif de ce résultat signifie que l’horloge étalon en orbite bat trop vite, surtout parce que sa fréquence est décalée vers le bleu par la gravitation.

    Source Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003, § 5, p. 16.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  5. ↑

    Passage Une erreur d’un milliardième de seconde donne une erreur de trente centimètres sur la position.

    Timing errors of one ns will lead to positioning errors of the order of 30 cm.

    Traduction de la rédaction Une erreur d’une nanoseconde sur le temps entraîne une erreur de position de l’ordre de 30 cm.

    Source Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003, § 1, p. 6.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  6. ↑

    Passage ces décalages sont si grands que, sans en tenir compte soigneusement, le système ne fonctionnerait pas

    These clocks have gravitational and motional frequency shifts which are so large that, without carefully accounting for numerous relativistic effects, the system would not work.

    Traduction de la rédaction Ces horloges subissent des décalages de fréquence, dus à la gravitation et au mouvement, si grands que sans une prise en compte minutieuse de nombreux effets relativistes, le système ne fonctionnerait pas.

    Source Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003, résumé.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  7. ↑

    Passage L’horloge devrait battre à 10,23 millions de fois par seconde. On la règle en réalité sur 10,229 999 995 43

    In order for the satellite clock to appear to an observer on the geoid to beat at the chosen frequency of 10.23 MHz, the satellite clocks are adjusted lower in frequency so that the proper frequency is: […] 10.229 999 995 43 MHz

    Traduction de la rédaction Pour que l’horloge du satellite paraisse, à un observateur situé sur le géoïde, battre à la fréquence choisie de 10,23 MHz, on règle les horloges des satellites sur une fréquence plus basse, de sorte que la fréquence propre soit : […] 10,229 999 995 43 MHz

    Source Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003, § 5, p. 16 (éq. 36).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage Ce réglage est effectué au sol, avant que l’horloge ne parte dans l’espace.

    This adjustment is accomplished on the ground before the clock is placed in orbit.

    Traduction de la rédaction Ce réglage est fait au sol, avant la mise en orbite de l’horloge.

    Source Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003, § 5, p. 16.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  8. ↑

    Passage Le reste […] est calculé par le récepteur lui-même

    This correction must be made by the receiver

    Traduction de la rédaction Cette correction doit être faite par le récepteur

    Source Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003, § 5, p. 17.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  9. ↑

    Passage le 23 juin 1977, le satellite NTS-2 qui emportait la première horloge atomique au césium mise en orbite

    At the time of launch of the NTS-2 satellite (23 June 1977), which contained the first Cesium atomic clock to be placed in orbit

    Traduction de la rédaction Au moment du lancement du satellite NTS-2 (23 juin 1977), qui portait la première horloge atomique au césium mise en orbite

    Source Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003, § 5, p. 16.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

    Passage on n’était sûr ni de sa taille, ni même de son signe. Et certains doutaient que ces effets soient réels.

    it was recognized that orbiting clocks would require a relativistic correction, but there was uncertainty as to its magnitude as well as its sign. Indeed, there were some who doubted that relativistic effects were truths that would need to be incorporated!

    Traduction de la rédaction on savait que les horloges en orbite demanderaient une correction relativiste, mais on n’était sûr ni de sa grandeur ni de son signe. Certains doutaient même que les effets relativistes soient des vérités dont il faudrait tenir compte !

    Source Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003, § 5, p. 16.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  10. ↑

    Passage Un dispositif embarqué permettait de l’activer plus tard, si la mesure confirmait la prédiction.

    A frequency synthesizer was built into the satellite clock system so that after launch, if in fact the rate of the clock in its final orbit was that predicted by general relativity, then the synthesizer could be turned on

    Traduction de la rédaction Un synthétiseur de fréquence fut intégré au système d’horloge du satellite afin que, après le lancement, si la marche de l’horloge sur son orbite finale était bien celle que prédisait la relativité générale, on puisse mettre le synthétiseur en marche

    Source Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003, § 5, p. 16.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  11. ↑

    Passage On a donc laissé l’horloge tourner une vingtaine de jours, sans correction, et on a mesuré sa dérive

    After the Cesium clock was turned on in NTS-2, it was operated for about 20 days to measure its clock rate before turning on the synthesizer [11].

    Traduction de la rédaction Après la mise en marche de l’horloge au césium à bord de NTS-2, on l’a fait fonctionner environ 20 jours pour mesurer sa marche avant d’allumer le synthétiseur [11].

    Source Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003, § 5, p. 16.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  12. ↑

    Passage La relativité générale prédisait 446,5 parties par mille milliards. On a mesuré 442,5.

    The frequency measured during that interval was +442.5 parts in 10^12 compared to clocks on the ground, while general relativity predicted +446.5 parts in 10^12.

    Traduction de la rédaction La fréquence mesurée pendant cette période était de +442,5 parties pour 10^12 par rapport aux horloges au sol, alors que la relativité générale prédisait +446,5 parties pour 10^12.

    Source Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003, § 5, p. 17.

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

  13. ↑

    Passage Les réseaux de surveillance en suivent des dizaines de milliers […] Mais les modèles en estiment bien davantage — plus d’un million de fragments de 1 à 10 cm, que les réseaux ne suivent pas tous

    Number of space objects regularly tracked by Space Surveillance Networks and maintained in their catalogue […] About 47220 […] Not all objects are tracked and catalogued. The number of objects estimated based on statistical models to be in orbit […] 1.5 million space debris objects from greater than 1 cm to 10 cm

    Traduction de la rédaction Nombre d’objets spatiaux suivis régulièrement par les réseaux de surveillance de l’espace et tenus dans leur catalogue […] Environ 47220 […] Tous les objets ne sont pas suivis et catalogués. Nombre d’objets estimés en orbite d’après des modèles statistiques […] 1,5 million de débris spatiaux de plus de 1 cm à 10 cm

    Source Agence spatiale européenne, « Space debris by the numbers », page de statistiques, section « Space debris by the numbers » (statistiques mises à jour le 23 octobre 2026 ; estimations MASTER-8, population de référence 02/2026).

    Accès libre ouvrir la source · vérifié le 9 septembre 2026

Références bibliographiques

3
  • Agence spatiale européenne, « Space debris by the numbers », page de statistiques, en accès libre (objets suivis et débris estimés en orbite). https://sdup.esoc.esa.int/discosweb/statistics/
  • Ashby, Neil, « Relativity in the Global Positioning System », Living Reviews in Relativity, vol. 6, 1, 2003, en accès libre (les vingt-quatre satellites et leurs plans d’orbite, l’ampleur des effets relativistes, une nanoseconde pour trente centimètres, la fréquence réglée à 10,229 999 995 43 MHz avant lancement, l’essai de NTS-2 en 1977). https://doi.org/10.12942/lrr-2003-1
  • Physics World, « A Very Brief History of Relativity », compte rendu (non signé) du livre de John Gribbin Einstein’s Masterwork: 1915 and the General Theory of Relativity, numéro d’août 2015, mis en ligne le 20 août 2015, en accès libre (la relativité restreinte de 1905 ; la relativité générale présentée le 25 novembre 1915). https://physicsworld.com/a/a-very-brief-history-of-relativity/

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