Étymologie Dérivé de plomb, avec le suffixe -ière.
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PlomberieMétier Ouvrière chargée des travaux de plomberie, comme les canalisations d’eau, particulièrement à domicile.
On ne s’étonnera donc pas d’apprendre que, pour la fourniture et l’établissement de la canalisation des fontaines de Paris, la municipalité parisienne avait fait marché avec une femme, Barbe Lequeux, qui était qualifiée plombière de la ville. Il est vrai que, dans cette grosse entreprise, elle avait succédé à son mari, mais il faut croire qu’elle s’y était montrée digne de la confiance accordée à celui-ci puisqu’elle en était restée chargée.Gustave Fagniez, « La Femme et la Société française dans la première moitié du xviiiᵉ siècle », dans Revue des Deux Mondes, 1911, pages 562 https://fr.wikisource.org/wiki/La_Femme_et_la_Soci%C3%A9t%C3%A9_fran%C3%A7aise_dans_la_premi%C3%A8re_moiti%C3%A9_du_XVIIIe_si%C3%A8cle/03 texte intégral
Plombière au centre hospitalier de Moulins-Yzeure, Carole-Anne Terranova détonne dans une profession très majoritairement exercée par des hommes.Ariane Bouhours, « Au centre hospitalier de Moulins-Yzeure (Allier), le plombier peut aussi être une plombière », dans La Montagne, 8 mars 2021 https://www.lamontagne.fr/moulins-03000/actualites/au-centre-hospitalier-de-moulins-yzeure-allier-le-plombier-peut-aussi-etre-une-plombiere_13922659/ texte intégral
Vieilli, Industrie minière Mine d’où on extrait du minerai de plomb.
Henri de Gueldre, élu de Liège, renonce au droit qu’il peut avoir à une plombière récemment découverte dans le bois, […].Actes des princes-évèques de Liège: Hugues de Pierrepont, 1200-1229, éd. Palais des académies, 1941
La crème plombière a tiré son nom de l’ustensile où l’on frappe, appelé aujourd’hui sorbetière, autrefois l’on disait une plombière, vu que l’ustensile est en plomb et étain.Pierre Lacam, Antoine Charabot, glacier classique et artistique en France et en Italie, Paris, 1893, page 3
plombière
Nom commun 2Féminin
Étymologie
Par ellipse de la locution crème à la Plombières (première attestation en 1822) puis crème plombière, avec antonomase du toponyme, Plombières-les-Bains étant un lieu de villégiature chic aux xviiiᵉ et xixᵉ siècles. La locution à la Chantilly, qui a donné la chantilly, est construite et a évolué de la même façon. D’autres explications ont pu être avancées pour le nom de la crème glacée, comme le nom du récipient, une sorte de sorbetière dans laquelle elle était fabriquée à l’origine (mais d’autres glaces l’étaient tout autant, qui n’ont pas pris ce nom) ou un rapport avec l’entrevue de Plombières en 1858, mais les premières attestations sont plus anciennes.
Préparez une crème plombière aux amandes d’après les prescriptions données plus haut. Quand la chantilly est incorporée, additionnez-lui un salpicon composé d’amandes vertes et ananas confits que vous aurez fait macérer une bonne heure avec un peu de marasquin, mêlez aussi le liquide à la plombière, et travaillez-la encore quelques minutes ;Urbain Dubois, cuisine classique : études pratiques, raisonnées, et démonstratives de l’école française appliquée au service à la russe, 1864, page 377
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Cuisine Crème glacée contenant de la macédoine de fruits confits marinée dans un alcool (probablement originellement du marasquin, puis du kirsch, ou du cognac, de l’armagnac…).
À la fin du souper on servit des glaces, dites plombières.Honoré de Balzac, et misères des courtisanes, A. Houssiaux, Paris, 1855 (1ʳᵉ édition 1838-1847), page 568